Archives de l’auteur : Michel de Lorgeril

Début de guerre civile au Royaume-Uni à cause des statines

 

Les britanniques sont des gens raisonnables et pragmatiques, dit-on.

Aurait-on tort ?

Je ne parle pas du Brexit ; mais des statines ; vous savez, ces médicaments qui sauvent des vies et n’ont aucun effet secondaire digne d’être « retenu » par des médecins intelligents…

Nos amis britanniques semblent vouloir s’entretuer à la suite de la publication dans le Lancet [la revue internationale et très "british" qui dit tout ce que l'industrie aime entendre sauf ce qu'elle ne veut pas entendre dire...].

J’en ai parlé dans un billet précédent de cette revue de 30 pages et tous les imbéciles de service s’en sont emparés comme d’une nouvelle Bible qui enfin disait toute la vérité…

Ça a rendu fou furieux les éditeurs du British Medical Journal [BMJ pour les intimes], une revue aussi très British mais indépendante [plutôt plus que moins] de l’industrie ; on les comprend : les thèses « réchauffées » et les auteurs du Lancet sont à la fois très arrogants [c'est nous qu'on dit vrai, les autres sont des incapables ce qui inclut nombre d'auteurs et les éditeurs du BMJ] et fort suspects…

Je renvoie les visiteurs de ce Blog à mes ouvrages pour « visualiser » soit en anglais pour les aspects scientifiques ; soit en français pour une interprétation « rigide » des faits connus !

Quel spectacle !

Partout où on peut s’exprimer, y compris sur les ondes de la très glorieuse et respectable BBC, les deux camps s’étripent…

La controverse sur les statines n’a donc pas fini de provoquer des tempêtes médiatiques… inaudibles chez nous jusqu’au prochain épisode… que j’entends venir…

Mon point de vue de chercheur et médecin un peu psychorigide, c’est que tout cela frise étrangement le ridicule !

Les anglais sont-ils devenus fous ?

Il suffirait, ce que demande d’ailleurs les éditeurs du BMJ, de réunir un Comité d’experts, des vrais experts vraiment indépendants évidemment, pas des porte-manteaux de l’industrie des statines, et le point serait vite fait : que savons-nous ? qu’ignorons-nous ?

Bon, faut pas rêver !

Cela dit, chacun peut contribuer en signant (et en faisant signer) la pétition ci-dessous : http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/index.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous les 1er et 2 Octobre au Congrès de l’IPSN à Paris

Ça se passe au Parc Floral à Vincennes.

Informations ici : http://www.ipsn.eu/actualites/cisn2016/

Nous nous y retrouverons, avec aussi nos amis de l’AIMSIB :

http://aimsib.org/presentation-de-laimsib/

On parlera de beaucoup de choses, le programme est vaste, et j’en profiterai pour donner les dernières nouvelles du front des statines ; ça bouge ; ça s’agite ; c’est assez drôle et ça confirme ce que nous disons en général depuis plus de 10 ans ; il faut se préparer à de nouvelles batailles ; aux armes citoyens !

 

 

 

 

Vive agitation dans le monde des statines … qu’ils doivent désormais défendre…

 

C’est le monde à l’envers en ce mois de Septembre 2016 !

Les défenseurs (parfois fanatisés) des statines doivent maintenant défendre ces médicaments plutôt que de simplement et sereinement décrire leurs effets : avons-nous besoin de grands discours pour justifier la pénicilline ?

Pas moins de 30 pages dans la dernière livraison de la revue médicale anglaise le Lancet pour affirmer encore que les statines sauvent des vies et que leur toxicité est très faible.

Serait-ce que certains douteraient ; et qu’il faille un tel armada pour convaincre les sceptiques ?

Certes le Lancet est une sorte d’organe « officieux » de l’industrie pharmaceutique, comme on disait du temps de la « guerre froide » ; et il faut prendre ce qu’on y lit avec beaucoup de prudence…

Et ne pas avoir l’illusion que le le Lancet pourrait proposer 30 pages à quiconque présenterait un argumentaire plus équilibré ou contradictoire ; dans le petit monde des statines, on ne parle que d’une voix… L’exact opposé de la démarche scientifique !

Et cette voix est celle de notre ami Sir Rory Collins dont nous avions un peu parlé en Mars 2015 [relisez le billet publié sur ce blog à cette époque, s'il-vous-plait ; c'est facile à retrouver] lorsqu’il confessa ses odieux mensonges à propos des statines. Le revoilà, notre Rory, frais et dispos comme si de rien n’était ; nous savons que c’est la spécialité des faux « spécialistes » de notre triste époque et dans toutes les disciplines : avoir généralement tort mais toujours renaître nouveau « expert et spécialiste »…

Pour plus d’information sur notre ami Sir Rory Collins, je renvoie les visiteurs de ce blog au 1er chapitre de mon livre L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol.

Impossible d’enterrer Sir Rory qui nous revient donc en Septembre 2016 pour ressasser ce qu’il a déjà écrit tant de fois ; seuls les naïfs et les incultes pourront découvrir quelque chose d’original dans ces 30 pages péremptoires ; sauf un rapide détour vers la dernière étude publiée sur les statines et appelée HOPE 3.

Je la cite car en Avril 2016, j’avais écrit un billet pour expliquer pourquoi l’étude HOPE 3 (testant la rosuvastatine contre un placebo) est  risible. Le titre du billet : Rosuvastatine (Crestor*) dans HOPE 3. Je vous laisse le relire tranquillement.

Que Sir Rory puisse s’inspirer de cette étude pour vanter les statines laisse penser que : soit il n’a pas vu les biais majeurs dont elle est coupable ; soit (plus probable) il est commissionné pour en dire du bien… Pas de commentaire supplémentaire !

Les auteurs (pas seulement Sir Rory, leur leader) de ce dithyrambique article de 30 pages [visant à nous expliquer - c'est un comble quand même - comment nous devrions (ou aurions dû) interpréter les données dites scientifiques qu'ils ont eux-mêmes produites au cours des 20 dernières années] ont TOUS un autre problème de crédibilité : ils sont liés de façon étroite, voire intime, avec l’industrie des statines.

Dit autrement, pour nous scientifiques, médecins et patients, ces auteurs sont les dernières personnes que nous devons écouter pour essayer d’éclairer la question des statines.

Seuls des vrais experts vraiment indépendants sont habilités à aider d’autres à « interpréter », c’est-à-dire à comprendre au-delà de ce que les faits disent par eux-mêmes, ce qui en principe devrait suffire.

Dit encore autrement, « interpréter », nous savons faire, merci, et peut-être mieux que ces experts rémunérés.

Comme les billets d’un blog doivent être brefs, je vais m’interrompre ici ; en finissant par une dernière petite remarque : Sir Rory et ses amis se moquent de ceux qui soupçonnent (très fortement) les statines de provoquer ou favoriser les cancers. Son argumentaire est simple : dans les essais cliniques qu’ils ont conduit, et dont la durée variait en moyenne de 3 à 5 ans, ils n’ont pas mis en évidence de franches augmentations des cancers dans les groupes sous statine…

J’encourage les visiteurs de ce blog à lire en urgence le chapitre que j’ai consacré aux cancers dans mon livre sur les médicaments anticholestérol [L'horrible vérité sur...] ; ils pourront mesurer l’inénarrable naïveté (ou bêtise) de Sir Rory et ses collègues.

Vite, les cancers sont des maladies pénibles ; et les éviter pourrait vous sauver la vie !

 

 

 

 

 

Le cholestérol des enfants, objet d’une nouvelle controverse…

Il ne leur suffisait pas de « harceler » nos vieux et très vieux.

Ils ne peuvent même pas laisser les « petits » tranquilles !

Cela dit, comme désormais plus rien de ce qu’ils disent n’est crédible, à chaque fois qu’ils disent quelque chose, il y a une voix (ou plusieurs) pour dire que ce qui est dit ne devrait pas être dit ; et être fait encore moins.

Quel est l’objet de ce nouveau grief interdisciplinaire ?

Je l’expose sous forme de question : faut-il mesurer le cholestérol des enfants, des adolescents et celui des moins de 35-40 ans ?

Pourquoi se poser la question ?

Parce que, en toute logique, si on le mesure, c’est pour ensuite agir !

Pour quoi faire ?

Pour faire baisser le cholestérol évidemment, sinon pourquoi le mesurer.

Comment le faire baisser ? Avec des médicaments bien sûr !

Pourquoi ? Parce que, selon ces grands théoriciens, le cholestérol élevé des enfants a une origine essentiellement génétique (transmission familiale) et que dans ces cas-là, seuls les médicaments sont efficaces. Et efficaces, il faut l’être ; au vu le l’ampleur du risque encouru, selon ces mêmes grands théoriciens…

Problème : qui peut dire quel est un cholestérol normal ou bas chez ces populations jeunes ?

On a définit, historiquement, un cholestérol trop haut chez les adultes d’âge moyen ou âgés en corrélant les niveaux de cholestérol avec le risque de maladies cardiovasculaires.

Outre que dans ces populations âgées « à risque », on nous a effrontément menti sur le niveau de risque associé à chaque niveau de cholestérol, il est clair que nous n’avons aujourd’hui aucune étude sérieuse montrant une corrélation entre le cholestérol mesuré chez l’enfant et son risque ultérieur, 10 ans, 20 ans ou 50 ans plus tard…

Ce que nous avons encore moins ce sont des études montrant qu’en diminuant le cholestérol supposé trop élevé de certains enfants, on diminue leur risque ultérieur ; qui nous est d’ailleurs inconnu…

On voit tout de suite que la bataille risque de durer ; car la faiblesse des combattants et leur manque de munitions sont affligeants !

Conseil d’ami : laissez causer et passez votre chemin…

Je vois une exception : l’Hyperlipoprotéinémie Familiale (HF) de type homozygote dont la fréquence est estimée (grossière estimation certes) à une naissance pour 1,000,000.

J’en parle assez longuement dans mes livres mais le résumé le plus simple est dans « L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol » ; vous y trouverez un exposé objectif de la problématique ; j’en reste là ici.

Question : faut-il mesurer le cholestérol d’un million d’enfants pour identifier (et traiter par plasmaphérèse) un cas d’HF homozygote ?

Quand aux HF hétérozygotes, faute de documents solides, on appliquera les règles hippocratiques habituelles : 1) surtout ne pas nuire ; 2) dans le doute, abstiens-toi !

Bons vents à tous les matelots estivaux !

 

 

 

 

Astucieux calculs à propos des effets de l’arrêt des statines : effet boomerang typique !

Que nous sert-on en ce mois de juillet 2016 sous le titre « Impact d’un évènement médiatique public sur l’utilisation des statines dans la population française » ?

C’est publié dans un médiocre journal (Archives of Cardiovascular Disease) que personne ne lit ; sauf quelques journalistes encore plus médiocres et sans doute alertés par les auteurs afin d’en faire la promotion ; citons un Vincent Richeux [pour une Agence de Presse Médicale]  et un Damien Mascret pour le Figaro, connus (le journaliste et le journal) pour leurs positions très « indépendantes et super-expertes » sur la question des statines. On ne rit pas, c’est du sérieux ; prenons 5 minutes ; plus, ce serait perdre son temps…

Ce titre ne dit pas le vrai message que veulent transmettre les auteurs de cette analyse et que les médias complices (suscités) vont, eux, diffuser avec force : l’arrêt des statines en France suite au livre de Philippe Even publié en Janvier 2013 aurait provoqué une dizaine de milliers de décès.

Ils veulent affoler la population ; et ainsi dissuader tout individu qui s’est vu prescrire une statine de stopper son traitement.

En fait, c’est curieux mais c’est ainsi, leur analyse montre exactement le contraire de ce qu’ils veulent prétendre.

Je ne vais pas reprendre leur calamiteuse analyse évidemment mais retenir simplement que si leurs calculs étaient exacts, il y aurait eu environ 10,000 décès supplémentaires (dus à l’arrêt des statines) entre février 2013 et octobre 2013 en France. C’est eux qui le disent, ou le laissent déduire sur la base leurs calculs et observations.

Les statines ayant avant tout (et en théorie) un effet sur le risque cardiovasculaire, cette surmortalité cardiovasculaire aurait dû être identifiée par les unités de cardiologie. En effet, les statines n’ayant pas d’effet sur les arythmies malignes fatales et pas non plus sur la mortalité due à l’insuffisance cardiaque, cette catastrophique surmortalité cardiovasculaire n’aurait pu être due (si elle était survenue) qu’à des infarctus et des AVC mortels

Sachant comment la moindre oscillation de la mortalité mensuelle sur les routes (pour un total annuel d’environ 2500) est rapidement identifiée et commentée par les Autorités sanitaires, il est clair qu’une augmentation de 10,000 décès en moins d’une année aurait été assez immédiatement identifiée sinon par les Autorités sanitaires – surtout après un délai de 3 ans, nous sommes quand même en Juillet 2016 ; ça donne du temps pour s’adapter – au moins par les Pompes Funèbres…

On peut suggérer (sans grand risque de se tromper) que ces 10,000 décès supplémentaires n’ont pas été détectés ; et ne sont probablement pas survenus… laissant penser que l’ensemble de cette analyse est probablement erronée.

D’où peut venir l’erreur ?

Quoique nous ayons une confiance limitée dans ces valeureux investigateurs (voir plus bas la liste des conflits d’intérêt), nous pouvons admettre que leurs chiffres concernant les arrêts des statines pendant ces 9 mois de suivi sont à peu près exacts. Ce sont donc probablement les chiffres de mortalité qui sont erronés.

Effectivement, nous avons hélas sous les yeux un festival d’idioties (je pèse mes mots) et d’inculture médicale et scientifique. Je vais prendre un ou deux exemples comme illustrations.

Comment nos amis définissent l’arrêt de la prise de statines ? Par un défaut d’exposition à une statine – qu’ils expriment par un manque de possession d’une statine par le patient selon leur base de données – d’au moins deux mois ; mais sans préciser si ce défaut d’exposition observé au cours des 9 mois de suivi est survenu lors du premier mois (en février 2013) ou lors de la dernière période du suivi (entre septembre et octobre 2013) ; et donc sans préciser si le défaut d’exposition a duré 9 mois ou 2 mois. Cet aspect est important quand on veut corréler ce défaut d’exposition – qui, selon ces brillants auteurs et leurs interprètes médiatiques, serait un défaut de protection – avec un évènement clinique aussi important qu’un décès.

Est-il raisonnable de penser qu’avec un défaut d’exposition (ou de protection) de 2 à 9 mois on puisse enregistrer un effet sur la mortalité ?

Examinons la courbe des effets d’une statine – extraite de l’étude LIPID publiée en 1998, présentée comme référence princeps par les auteurs eux-mêmes – sur la mortalité.

Même si la crédibilité des résultats de l’étude LIPID (testant la pravastatine contre un placebo) est très faible, du fait des énormes problèmes méthodologiques observé dans cet essai commercial, on voit immédiatement qu’il ne se passe presque rien en termes de mortalité pendant au moins deux ans (24 mois) dans cette étude ! Dans d’autres études du même type (et aussi peu crédibles), il ne se passe rien de visible pendant les 3 premières années…

Il n’y a donc aucun espoir de voir dans une calamiteuse étude d’observation un quelconque effet sur la mortalité lors d’un arrêt de prise de statine de 2 à 9 mois. Soyez raisonnables, chers collègues ! S’il a fallu de longues années à vos collègues sponsorisés de l’essai LIPID pour observer une supposée – je n’en crois pas un mot évidemment – réduction de 22% de la mortalité sur environ 5 ans en 1998 grâce à une statine, comment pouvez-vous clamer qu’en quelques mois une augmentation de 17% serait survenue en France en 2013 suite à l’arrêt des statines ?

D’autant plus que (comme souligné ci-dessus) si un effet des statines sur la mortalité peut être espéré, ce serait avant tout sur la mortalité cardiovasculaire. Pouvez-vous nous donner une idée de l’augmentation de la mortalité cardiovasculaire entre février 2013 et octobre 2013 dans votre cohorte ? Vous n’avez pas les chiffres ou vous ne voulez pas les fournir ?

Car c’est un point crucial : qu’est-ce qui a réellement motivé l’arrêt de la statine prescrite dans cette cohorte ? Le livre de Philippe Even et sa couverture médiatique ont peut-être joué un rôle. Mais la vraie cause ne serait-elle pas autre ? Par exemple que les patients se soient vus diagnostiqués une maladie grave (possiblement fatale) et que, l’argumentaire de Philippe Even aidant, le médecin traitant et le patient aient conjointement décidé d’alléger des traitements possiblement (certainement dans certains cas) générateurs d’effets délétères ou toxiques. Bref, la relation de causalité serait inversée : c’est parce qu’il est très malade que le patient stoppe le traitement et pas l’inverse !

Je conclue par deux remarques désagréables.

La première concerne les liens d’intérêt des auteurs de cette analyse. Nos joyeux lurons ne déclarent aucun conflit d’intérêt à titre individuel. Mais leur laboratoire INSERM a bénéficié de multiples cadeaux et contrats de l’Industrie (ci-dessous). C’est un peu comme si les célèbres Pieds Nickelés déclaraient face à leurs juges qu’à titre individuel ils étaient parfaitement innocents et qu’ils n’étaient en rien concernés par les méfaits commis par leur collectif… Naïfs ou cyniques ?

La deuxième remarque est un constat : le niveau scientifique (et éthique) des chercheurs français semble s’être dégradé de façon dramatique au cours des dernières années, quel que soit leur appartenance institutionnelle. Il n’y aurait donc personne dans leur environnement intellectuel pour les conseiller, ou au moins calmer leurs ardeurs ?

Conclusion finale : où serait l’effet boomerang évoqué dans le titre ? C’est simple. Ces auteurs (et les médias connivents) ont voulu montrer que les arrêts des statines (suite au livre de Philippe Even) auraient provoqué environ 10,000 décès cardiovasculaires en France en 2013.

Admettons que les chiffres d’arrêt des statines soient à peu près réalistes. Étant donné que la surmortalité cardiovasculaire prédite par nos collègues n’est pas survenue en 2013 (et sans doute pas en 2014), nous concluons que l’arrêt des statines n’a aucun effet délétère, au moins à court terme…

C’est une information (bien peu originale) que n’importe quel expert des pathologies cardiovasculaires aurait pu affirmer sans avoir besoin de la médiocre analyse que je viens de perdre mon temps à commenter.

En d’autres termes et sur la base des données connues (quoique douteuses) sur les effets (supposés) protecteurs des statines, il était illusoire de voir un quelconque effet délétère sur un suivi de quelques mois.

 

 

 

Nouveaux médicaments antidiabétiques : profonde confusion et inéluctables controverses

 

Les « petits mondes » de la diabétologie et de la cardiologie sont très agités ces jours-ci.

Et ça n’est pas pour rien, à mon humble avis. Gros business en jeu !

Et ça pourrait durer ; on ne va pas s’ennuyer, à considérer le « début des débats » ; et le niveau des débatteurs… Oups !

Pourquoi ?

Parce qu’après des décennies de médiocre stagnation du traitement du diabète, plusieurs nouvelles classes de médicaments antidiabétiques viennent de bruyamment faire leur entrée sur la scène des « petits mondes » sus-cités.

Mais de façon très paradoxale. C’est assez complexe.

Je résume et simplifie.

Sur la base de la théorie actuelle, il a été longtemps postulé que le diabète est dangereux pour notre santé (et avant un état diabétique avéré et installé, les états dits pré-diabétiques, syndromes métaboliques, résistance à l’insuline, et autres syndromes proches) via ses effets sur le glucose sanguin et l’insuline.

De même et je simplifie encore : plus un traitement (un médicament, surtout) diminue le glucose et l’insuline et mieux ce sera pour notre santé avec notamment des effets bénéfiques supposés sur le risque cardiovasculaire et l’espérance de vie. Bon ! C’est une théorie qu’on peut qualifier de « résistante » à ce jour. Ce n’est pas vraiment mon avis mais cette question mériterait une très longue discussion, donc ce n’est pas pour maintenant…

Depuis quelques années (je simplifie), nous avons vu apparaître plusieurs nouvelles classes de médicaments antidiabétiques. Je simplifie encore.

Les thiazolidinediones (ou glitazones ou activateurs des PPAR gamma), les dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4) inhibitors, les GLP-1 receptor agonists, les SGLT-2 inhibitors  et même des α-Glucosidase inhibitors ont été testés dans différents essais cliniques avec des résultats ambivalents sur différents paramètres biologiques et (pour certains) sur le risque de complications cardiovasculaires.

Impossible à résumer ici tant les circonstances de ces essais et les méthodes utilisées dans ces essais sont équivoques ou critiquables pour un scientifique et un médecin acharné (oui, ça existe) à faire émerger des données utiles aux patients et, de façon générale, à la santé publique.

On attendra donc pour s’enthousiasmer !

Car c’est un festival de biais et erreurs méthodologiques. L’étonnant est que beaucoup le disent déjà (donc ambiance très différente de celle qui vit naître les statines) et que ça discute et se dispute ferme notamment sur les réseaux américains ; un festival d’idioties et de controverses naïves certes ; mais enfin, ne nous plaignons pas, cette fois-ci, ça conteste ; pas besoin de s’en mêler pour le moment… Laissons retomber la poussière !

L’idéal serait, on ne saurait trop le répéter, que nous ayons enfin accès aux données brutes de chaque essai important, même ceux qui rapportent des résultats négatifs…

Le plaisant, voire l’amusant, est ailleurs : les bénéfices cliniques supposés ne sont pas parallèles aux effets biologiques de ces nouveaux médicaments miraculeux.

Autrement dit, et en simplifiant toujours, ce ne sont pas ceux qui sont les plus efficaces sur le glucose sanguin et l’insuline qui sont les plus bénéfiques sur le plan cardiovasculaire.

Ce qui remet en cause, on l’a compris, la belle théorie énoncée au début de cet article…

Pas si résistante que ça la théorie officielle, semble t-il !

D’où la « grosse » controverse entre les tenants de cette belle théorie et ceux qui veulent la renverser, histoire de renouveler les hiérarchies !

Normal, la Terre tourne, les organigrammes aussi !

Beau spectacle à dire vrai, mais peu rationnel puisque les résultats des essais cliniques (en termes cardiovasculaires) sont contestables ; et contestés.

Les « contestataires » sont évidemment ceux qui (progressistes pour une fois) remettent en question ces médiocres essais cliniques ; ce qu’ils font non point à cause de cette évidente médiocrité (qu’ils ne voient pas en général) ; mais pour sauver leur théorie favorite !

Pour avoir une idée de l’ambiance (désolé c’est en anglais ; il faudra du temps pour avoir un équivalent en français car c’est assez compliqué tout ça…), je vous propose ce site :

http://www.medpagetoday.com/Endocrinology/Diabetes/59182?xid=nl_mpt_DHE_2016-07-20&eun=g362928d0r&pos=0

On reste calmes et patients et, en attendant du nouveau, on ne change rien, c’est préférable.

Autrement dit, on lit attentivement « Prévenir l’infarctus et l’AVC »… pour se protéger des complications cardiovasculaires !

 

 

 

 

 

 

Question des vaccins : halte au feu !

 

La question vaccinale prend des allures caricaturales.

Hélas !

La pensée Blockhaus est au premier plan : on s’enferme, plus rien ne rentre, plus rien ne sort et depuis l’intérieur, on mitraille tout ce qui bouge à l’extérieur !

Et ainsi (à titre d’exemple), le Pr Joyeux se voit condamner pour des délits peu compréhensibles pour un bien-portant de bonne foi…

Halte au feu !

Place à une discussion sereine et intelligente où tous les aspects du problème vaccinal seront évoqués et analysés par de vrais experts vraiment indépendants.

Il ne sert à rien de condamner des contestataires, on ne fera pas taire le peuple pour autant ; c’est une leçon de l’Histoire à rappeler d’urgence… les « martyrs » font naître toujours plus de résistants et de maquis…

Les milices ne servent à rien dans les sociétés démocratiques.

Autre leçon de l’Histoire !

Mais la discussion prendra du temps ; surtout avec des blockhaus…

Pour calmer les esprits, et se donner du temps, une sorte de moratoire est indispensable.

Que faire ?

Propositions préliminaires, et ouvertes à la discussion que j’écris en petit, même si ça devrait fâcher personne, en principe…

1- supprimer les vaccinations obligatoires ;   au moins suspendre l’obligation vaccinale ;
2- et supprimer (suspendre) les obligations indirectes (accès aux crèches, écoles, etc…) ;
3- suspendre le calendrier vaccinal et…
4- recommander de ne pas vacciner les femmes enceintes ni les enfants de moins de deux ans, même s’ils ne sont pas au sein ;
5- recommander (encore) l’allaitement au sein durant 6 mois au moins ;
6- veiller (de façon prioritaire) à l’état sanitaire des « migrants », mais sans imposer les vaccinations ;
7- exiger d’exclure l’aluminium, le mercure, etc., des produits injectables ; en attendant qu’une discussion sereine et intelligente (pas la « pensée Blockhaus » par pitié !) soit conduite…
Halte aux caricatures et parodies !
Parlons  !

 

 

 

 

Crise à l’Agence du Médicament en Juin 2016

 

Selon des Médias très opportunistes [nos amis très pro-statines du Figaro...], il y aurait crise à l’Agence du Médicament, ladite ANSM… Tiens donc !

J’écris « opportunistes » parce que je n’ai aucune illusion sur ce média et sa section santé et médecine. S’ils se plaignent aujourd’hui de l’Agence en question, c’est probablement que quelques requins du même bord politique vise un ou plusieurs postes enviables pour lui-même et ses meilleurs amis.

Ça sent la fin de règne ; la droite tabasse la gauche via Le Figaro comme si ce fut mieux du temps de la droite, et vous connaissez la suite ; les successeurs ne seront pas meilleurs [c'est le système qui est gravement malade] et ensuite la gauche tabassera joyeusement la droite.

Sans entrer dans une discussion politique « oiseuse », il fait peu de doute que la désespérance actuelle de la population française (en moyenne car certains y trouvent leur compte) trouve sa source principale dans l’absence d’alternative crédible dans un contexte politique et économique normé : on a vu la droite et on a su qu’en penser ; on voit la gauche et désormais on sait qu’en penser…

Retour aux symptômes, l’Agence du Médicament et sa crise.

Le plus amusant c’est que les « tabasseurs » d’aujourd’hui et ceux de demain ont (et auront) fortement raison de tabasser… Car ce système est effectivement gravement malade, du moins en apparence. Que veux-je dire ? Simplement que la maladie n’est qu’apparente ; ce n’est pas une vraie maladie. Ce système fait ce qu’on lui demande de faire : protéger les intérêts de l’industrie [ou selon le discours ambiant : aider la recherche thérapeutique qui coûte très cher] et les profits du business du médicament ; tout en disant (proclamant) qu’il protège les patients et les familles.

La société spectaculaire et marchande dirait Tonton Guy.

Et, en parallèle, une médecine spectaculaire et marchande, dirait Tonton moi-même : on fait semblant de soigner à grand frais des maladies qui n’existent même pas… oups !

En attendant, nous pauvres bougres, nous regardons ce ring avec étonnement.

Pour quelques infos récentes (se boucher le nez), voir là par exemple :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/14/25097-crise-majeure-lagence-medicament

Nous apprenons donc que les rats quittent le bateau, l’organigramme est décimé selon la journaliste. Certains rejoindraient directement (pas même une petite halte « sabbatique ») l’industrie du médicament laissant penser (mais c’est trop compliqué pour la journaliste) que des relations intimes existaient depuis longtemps entre ces fonctionnaires au-dessus de tout soupçon et le secteur privé. Oups !

Caricature !

On apprend aussi que de brillants scientifiques se plaindraient d’un certain manque de respect à leur égard au sein de cette chaude institution et que ces brillantissimes sujets auraient songé à démissionner… Ah ! Bon sang ! Quelle perte ! L’institution ne s’en remettra pas, sans eux le navire va sombrer ! Retenez-les, ils ont déjà empoigné la bouée-canard et vont sauter…

On apprend enfin [attaque typiquement politicienne] que la ministre de la Santé ne contrôle plus rien en matière de politique du médicament en France. Ah Bon !

Parce que un ministre un jour (ou quelqu’un d’autre peut-être) aurait contrôlé quelque chose à propos des médicaments ?

C’est grave, docteur ? J’abrège.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, je précise que tout ça c’est de la littérature, QUE de la littérature et qu’il se trouve que Tonton moi-même aime bien la littérature… Donc, j’en fais !

C’est grave, Monsieur le Président ?