Archives de l’auteur : Michel de Lorgeril

LA CHIRURGIE EST-ELLE UNE SOLUTION POUR MAIGRIR ?

Une solution ?

Une parmi d’autres peut-être, pour certains, très handicapés par leur surpoids, question de qualité de vie !

La solution ?

Ça n’a pas l’air si j’en crois une récente étude (Août 2014) faisant un résumé des connaissances acquises sur ce sujet.

C’est là : http://onlinelibrary.wiley.com.gate2.inist.fr/doi/10.1002/14651858.CD003641.pub4/pdf

Désolé, c’est en anglais ; c’est pourquoi je fais un « petit » résumé de l’étude ; petit donc ; et sachant que je sors de mon domaine d’expertise favori.

Mais parfois les experts « naïfs » sont meilleurs juges que les « vrais » experts très impliqués dans des approches très particulières qui ont fait leur « renommée »  et parfois leur fortune…

Que veut dire « Chirurgie de l’obésité » ?

Pour ceux qui voudraient aller plus loin, un terme désormais très utilisé est celui de chirurgie bariatrique. En simplifiant, ce sont des techniques qui par modification de l’anatomie digestive visent à restreindre les apports caloriques soit par l’induction d’une sensation de satiété accélérée [réduction de la taille de l'estomac, par exemple, le patient arrête de manger après seulement un "petit" repas] soit par diminution de l’absorption digestive des aliments caloriques en court-circuitant les zones d’absorption (une partie de l’estomac et de l’intestin). Évidemment ce n’est pas sans complications (elles ne sont pas rares, apparemment) car les anastomoses (les nouvelles relations estomac-intestin) n’étaient pas dans les plans du Créateur, autrement dit elles ne sont pas physiologiques ; mais les obésités extrêmes ne le sont pas non plus…

Nous ne saurions donner un quelconque « avis technique » sur les techniques chirurgicales mais nous constatons qu’aucune ne semble faire l’unanimité. Et les ré-opérations [pour corriger les effets adverses imprévus d'une première intervention] ne sont pas rares. Un aspect important semble être le suivi minutieux [nutritionnel et métabolique] de ces patients pour corriger toute déficience nutritionnelle ou autre « anomalie » métabolique… Pas facile tout ça !

A quoi compare t-on ces chirurgies ?

A cette deuxième question, il est facile de répondre : soit on compare (en termes de diminution de poids et de complications) une technique chirurgicale avec une méthode dite « conventionnelle » (c’est vaste et « vaseux »…, régime, médicaments, exercice physique, etc…) mais non chirurgicale ; soit on compare deux techniques chirurgicales différentes, plus ou moins agressives.

Les visiteurs astucieux ont déjà compris qu’il ne peut y avoir de bonne science clinique dans de telles conditions ; les bases « basiques » du métier de la recherche clinique ne sont pas applicables ici ; pour autant, faut-il renoncer à toute évaluation objective ?

Sachant enfin qu’un juteux business se développe à ce propos…

Restons dans la pensée positive et imaginons que des « bons chrétiens » [c'est une façon de parler classique ; ceux ayant une autre religion me le pardonneront...] donc au-dessus de tout soupçon sont impliqués et ne cherchent à vendre de la fumée à des personnes qui cherchent désespérément des solutions à leur problème de « gros » qui ne sont pas forcément des « gros » problèmes. C’est au moins ce qui ressort de l’examen des études publiées, si parfois le surpoids des opérés est réellement impressionnant, ce n’est pas toujours le cas, et certains (au vu de complications possibles de la chirurgie) auraient mieux fait de s’abstenir ; à condition que leur motivation soit seulement l’amélioration de leur santé et de leur pronostic.

Il y a en fait des conditions assez restrictives, au moins chez nous en France, pour être candidat à ce type de traitement que nous pouvons résumer de la façon suivante : la personne doit avoir un lourd handicap associé à son surpoids et/ou un risque élevé de pathologies vues comme des complications de ce surpoids ; et cette deuxième condition est déjà plus problématique (mais la discussion de cet aspect sort du cadre de cet article qui se veut simple). Il faut aussi en principe que les autres tentatives (conventionnelles) de perte de poids aient échoué et qu’il n’y ait pas de contre-indication évidente à la chirurgie et à l’anesthésie.

En termes de bénéfices potentiels de la chirurgie bariatrique, on me permettra d’évoquer une étude scandinave ayant montré une réduction significative de la mortalité et morbidité cardiovasculaire sur un suivi d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas si mal ; sauf qu’il n’y a pas eu de tirage au sort, reflétant la faiblesse intrinsèque de l’étude. Mais, soyons optimistes [au royaume des aveugles, les borgnes sont les rois...], c’est au moins une information positive… à prendre avec beaucoup de prudence…

C’est là : http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1103994

Désolé, c’est en anglais, mais j’ai dit l’essentiel ; et d’autres études disent la même chose ; et doivent aussi être prises avec des pincettes… Étonnante la naïveté des commentateurs en général qui sont, certes, des chirurgiens bien souvent…

On ne peut avoir toutes le qualités à la fois !

Nous allons conclure : nous devons tout faire dès le plus jeune âge pour échapper à ces sortes de traitements quelque peu « barbares » ; et nous devons éduquer nos familles pour ça : échapper à la médecine moderne en adoptant un mode de vie protecteur !

Vous savez ce qu’il faut faire si vous êtes un habitué de ce blog !

 

 

 

 

Je serai à Marseille le 1er Avril 2015

 

POUR S’INSCRIRE, DEUX POSSIBILITÉS :

- appeler le 04 91 49 69 98 et laisser leurs noms et prénoms.
- envoyer un mail à jndietetique@orange.fr avec leurs noms et prénoms.
L’inscription est gratuite

 

 

 

Ce n’est pas un poisson d’avril !

J’ai été invité à « faire le point sur le cholestérol » aux 56èmes Journées Nationales de Diététique et de Nutrition.

Où ?

Hôpital La Timone Adultes, Amphithéâtre HA1

Mercredi 01 avril 2015 à 14:00 – (Conférence débat ouverte au grand public sur inscription)

 

 

Rendez-vous le 22 février à Eurexpo-Lyon

 

Nous serons au salon Primevère [Rencontres de l'alter-écologie) ce dimanche 22 février où nous avons été invités à donner une conférence [14:30, Salle jaune] ; ce peut être une occasion pour les rhônalpins de venir nous faire un petit coucou ; nous encourager, échanger et nous apprendre des trucs.

Je donnerai une conférence et je donnerai la parole au public ; on a du temps, c’est toujours bon à prendre ; même si ça n’est pas TF1…

A bientôt !

 

 

Notre « Tête au carré » reportée au 5 Mars ! Et aussi un peu de réflexion sur l’époque…

 

Message à l’équipage : Rien n’est perdu, mille sabords, nous serons là le 5 mars à Radio France et il faudra nous poser des questions !

On peut espérer des questions importantes et stimulantes ; pour essayer de faire barrage au délire ambiant, comme par exemple ce best-seller aux USA :

http://www.thebigfatsurprise.com/

Célébré par la cardiologie universitaire anglo-saxonne ; et ça viendra (la célébration par les mêmes analphabètes) bientôt chez nous quand le livre aura été traduit en français.

En deux mots, cette journaliste d’investigation [ne pas avoir de carrière universitaire est parfois un avantage aux USA vu le scepticisme vis à vis des scientifiques] nous dit que ce qu’on a raconté pendant des décennies à propos des graisses animales était faux et que, donc, nous pouvons (devons) manger de la viande, notamment du bœuf…

La première partie de l’offensive n’est pas fausse ; mais la déduction l’est…

A propos de la diète méditerranéenne, son puissant argument « contre » est que ses protagonistes aux USA ne sont que des vulgaires petits profiteurs qui veulent se faire inviter à des meetings au bord de « Mare Nostrum » comme disait Jules césar…

Personnellement, je préfère effectivement un deux étoiles à Venise ou Barcelone qu’un 5 étoiles à Detroit ou Cincinnati…

Ceci étant dit, nous mesurons ici la profondeur du débat scientifique aux USA et on ne s’étonnera pas que quelques jeunes désœuvrés (au vu de la mauvaise soupe qui leur est servie) aient peu de respect pour nos exploits scientifiques.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur les sommets atteints (ou qui seront atteints) chez nous autres, les jeunes désœuvrés comme les académiciens…

Mais, contrairement aux académiciens américains, ceux de chez nous n’ont aucune excuse : ils peuvent lire « Le nouveau régime méditerranéen. Pour protéger sa santé et la Planète« …

Liront-ils, ces malheureux, nos œuvres complètes ?

 

 

 

 

 

« La tête au carré » une émission de France Inter le mercredi 11 février

Pour ceux qui peuvent écouter la radio en travaillant, ou qui ne travaillent pas (veinards), écoutez-nous mercredi 11 février dans l’émission scientifique « la tête au carré » animée par Mathieu Vidard.

France Inter en direct de 14h à 15h.

J’y serai avec mon ami Sylvain Duval qui vient lui-aussi de publier un livre dont le titre est :

« Le guide des aliments : contre les idées reçues »

Je pense que nos conversations avec l’animateur seront intéressantes ; j’espère …

Vous nous direz vos impressions ?

SORTIE DE NOTRE NOUVEAU LIVRE sur l’alimentation méditerranéenne

Janvier 2015 : nous publions un nouveau livre aux Éditions Terre Vivante (une maison d’édition pionnière dans la catégorie « livres écolos pratiques« ) avec le titre :

LE NOUVEAU RÉGIME MÉDITERRANÉEN   Pour protéger sa santé et la planète

Livre : Le nouveau régime méditerranéen

Ce ne fut pas facile ; car nous avons essayé de concilier plusieurs approches : celle consistant à expliquer qu’il est essentiel pour protéger sa santé d’adopter un « modèle alimentaire » et celle expliquant que les aliments proposés aujourd’hui à la majorité des consommateurs sont de pauvre qualité nutritionnelle et trop souvent « contaminés »…

En d’autres termes, il ne suffit plus de manger « méditerranéen » et il ne suffit pas de manger « bio »… Il faut les deux !

Et on peut faire encore mieux. C’est-à-dire plus que « bio » plus « méditerranéen » ; car dans ce contexte, 1 + 1 fait plus que 2 !

Sur une bonne base scientifique !

Ainsi donc, en plus de décrire le modèle alimentaire méditerranéen traditionnel, nous avons essayé (par l’analyse des groupes alimentaires, chapitre après chapitre) de montrer comment on pouvait adapter le modèle aux consommateurs et conditions d’existence modernes.

Ce faisant, nous espérons répondre à deux exigences : satisfaire les petits budgets et satisfaire nos légitimes questions environnementales !

Dit plus simplement, en protégeant notre santé, nous contribuons à protéger la planète !

Inutile de dire que nous attendons des réactions ; elles sont toutes les bienvenues, y compris les plus hostiles.

Nous pensons en effet que la crise sociétale que nous traversons [et les derniers évènements "Charlie" n'en sont probablement que les prémisses ; ou de petites escarmouches avant la grande bataille qui se prépare] requiert quelques réponses préliminaires et anticipations. Nos lecteurs constaterons qu’avant même les « évènements Charlie », nous parlions d’une nécessaire Révolution.

Ce dont je parle ici (escarmouches) n’a rien à voir avec les espèces de minables « guerre de religion » qui ne sont que des prétextes pour retarder les moments de verdict.

Et quand je parle de Révolution ce n’est pas de celle du type « Grand soir » évidemment ; mais « autre chose » que nous allons devoir inventer, pour sortir de l’ornière où nous sommes ; et tous ensemble ! Mais ça ne se fera pas tout seul, désolé, va falloir bouger ; et donc secouer (un peu) quelques gougeas et nantis qui se satisfont du statu quo.

Debout, jeunesses, sauvez-nous !

TOP SECRET – NAVY Message : l’huile d’olive en crise !

On ne le dit pas ; ou on ne l’entend pas, peu importe !

Ne pas répéter ! C’est un message secret réservé aux habitués de ce blog, urgent de s’approvisionner en huile d’olive avant que les prix n’explosent…

Les oliveraies méditerranéennes subissent une grave crise, notamment en Italie, en France et en Espagne : les arbres sont attaqués par une bactérie ici, par des champignons là ; et ailleurs encore les fruits succombent à cause de vilaines mouches qui pondent dans les fruits !

La Grèce et la Tunisie semblent épargnées pour le moment.

Ce n’est pas une plaisanterie ; c’est aisément vérifiable via Internet ; quoique personne n’en parle…

La question est la suivante : comment expliquer ce phénomène ? Cette concordance tragique dans 3 pays méditerranéens ?

L’huile d’olive française représente peu sur le marché, certes, par comparaison avec l’espagnole et l’italienne ; mais ce n’est pas ça qui importe.

Trois attaques, dans 3 pays différents, par 3 « parasites » apparemment différents !

Est-ce le hasard ?

On pourrait le croire tant que nous n’avons pas de mécanismes biologiques homogènes et cohérents pour expliquer le tout.

Un fait important : la production d’huile d’olive, du fait de la forte demande [mea culpa, nous n'y somme pas pour rien, tant nous avons vanté cette huile et le modèle nutritionnel qui va avec...] et le modèle agricole traditionnel a dû s’adapter.

Les mêmes oliveraies produisent plus qu’auparavant, et ce n’est pas du bio !

Inutile donc de se plaindre des écologistes qui auraient favorisé ces épidémies ou ces invasions. Au contraire, c’est probablement la surproduction (sur des terres peu adéquates) et donc l’abus d’intrants variés, y compris de pesticides, qui pourraient être en cause en sélectionnant des parasites dont l’arbre ne sait pas se défendre !

On peut aussi penser que le changement climatique joue un rôle, subrepticement mais sûrement !

Ainsi, comme nous l’expliquons dans notre livre, le mode de production de nos aliments et les questions environnementales sont étroitement liés.

Ici à propos de l’huile d’olive. Plus de 20 pages écrites serrées à propos des produits de la mer dans notre dernier livre récemment paru.

Il ne suffit pas de protéger notre santé, il faut aussi protéger notre environnement, les deux problématiques sont étroitement liées !

Faut-il l’envelopper ?

DIABETE ET HEREDITE, DIABETE ET CONJOINTS

Certains sont résistants à l’idée que notre « mode de vie » soit (en termes de santé à long terme) un paramètre prépondérant.

Pour le diabète, par exemple [le dit Type 2, dit aussi de la maturité ; et qui est le plus fréquent], on tend à penser qu’il nous tombe dessus un peu (beaucoup) par hasard ou, alternativement, qu’il nous viendra inéluctablement du fait de sa fréquence dans notre lignée, comme si c’était « inscrit ».

J’ai beaucoup écrit qu’il n’y avait aucun argument scientifique solide (au moins jusqu’à maintenant) pour défendre ces deux thèses ; probabilité qu’elles soient erronées (indéfendables) très élevée mais l’antithèse est difficile à documenter, surtout à propos de l’hérédité puisqu’on a l’impression que des familles sont atteintes et donc « prédisposées ».

Concernant l’effet du hasard, laissons de côté, cela peut jouer certes (on ne peut exclure) mais l’ampleur de l’épidémie mondiale et l’importance des facteurs multiples et des interactions (en dehors du facteur héréditaire) est telle qu’on ne peut que conclure qu’il (le facteur hasard) ne peut qu’être négligeable.

Concernant le facteur génétique [ou facteur familial], outre l’absence de gène ou de trait génétique clairement identifié et l’importance bien démontrée des facteurs du mode de vie (nutrition et exercice physique, pour faire simple), une étude amusante vient d’apporter une information importante : les conjoints des diabétiques [dans nos sociétés, les conjoints sont rarement consanguins...] ont un risque significatif de devenir eux-mêmes diabétiques.

C’est là : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-12.pdf

Désolé, c’est en anglais… Faut s’habituer ; ou pas, car dans 10 ans, ce sera en chinois ! Mieux vaut apprendre le chinois que de se mettre à l’anglais…

La méthodologie utilisée par nos collègues canadiens (+25% d’augmentation du risque chez les conjoints) sous-estime probablement l’ampleur de l’association et ne démontre pas de causalité, certes…

Mais ça nous indique que quand on veut adopter une stratégie préventive, ça doit se faire en couple (hétéro ou homo peu importe, les docteurs s’en foutent) si on a la chance (ou la malchance) de vivre en couple.

Le proverbe le disait : « qui s’assemble, se ressemble » !

C’est comme pour le tabac, si un des deux continue de fumer, celui qui s’abstient ne gagne pas grand chose…

Ça ne veut pas dire que la génétique ne joue aucun rôle, nous expliquons ces choses dans nos livres, mais c’est presque négligeable.

A propos du diabète, les généticiens eux-mêmes reconnaissent que l’hérédité explique moins de 10% du risque de devenir diabétique. C’est là pour les curieux et aussi pour les sceptiques : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3057517/pdf/nihms-248743.pdf

Bref, pour rester en santé, adoptez en urgence le mode de vie (et de se nourrir) du gentil Dr de Lorgeril ; ça pourrait vous sauver la vie !

Sur ce, nous vous disons « à bientôt » et il faudra avoir notre nouveau livre en main pour pouvoir alimenter la discussion à propos de la façon de se nourrir.