Cholestérol, traitements anti-cholestérol et cancers

L’association entre cholestérol abaissé et cancers est-elle due au hasard ?

CHOLESTEROL, TRAITEMENTS ANTI-CHOLESTEROL ET CANCERS
INTRODUCTION
Au cours des deux dernières années, de nouvelles et sombres « affaires » à propos du cholestérol et des traitements anti-cholestérol, témoignant de nouveaux dérapages scientifiques et éthiques des industriels et leurs alliés, indiquent que, malgré des tentatives d’étouffement, la situation ne s’améliore pas et que le public et les patients sont victimes d’une véritable mascarade scientifique et médicale. En vérité, je ne pensais pas qu’en si peu de temps autant de données nouvelles viendraient effectivement confirmer qu’il ne sert à rien de diminuer son cholestérol pour protéger son cœur et ses artères et que les médicaments anti-cholestérol aient autant d’effets collatéraux pernicieux. On peut dire aujourd’hui, par exemple, que les statines réellement empoisonnent les muscles, favorisent les cancers et altèrent les tests d’intelligence.
Le plus étonnant c’est que toutes ces données horribles remontent maintenant à la surface, c’est-à-dire que ceux qui les détiennent (et qui pourraient les cacher) les laissent passer. Certes, nous voyons encore de calamiteuses tentatives de désinformation du public et des médecins mais, par rapport à la décade précédente, il est clair que certains prennent peur, que les langues se dénouent et que de plus en plus de données réelles nous parviennent, nous permettant une analyse partiellement indépendante.
Ceci dit, les enjeux économiques et financiers sont tellement énormes qu’il fait peu de doutes à mon avis que les prochains épisodes de la « saga des statines » seront beaucoup plus difficiles à interpréter. La dernière affaire concerne les médicaments anti-cholestérol et le risque de cancers. Elle fait l’objet de la suite de ce texte.
Qu’est-ce que l’étude SEAS ?
L’essai SEAS a été conduit chez des patients porteurs de pathologie de la valve aortique. On espérait en diminuant leur cholestérol ralentir l’évolution de la pathologie valvulaire.
Sans discuter la base physiopathologique de l’implication très hypothétique des taux sanguins de cholestérol dans ces pathologies, il faut noter que les patients inclus dans SEAS sont en général relativement âgés (une moyenne d’âge de plus de 67 ans) et c’est précisément dans ces classes d’âge que les essais antérieurs avec les statines avaient déjà montré une augmentation des cancers.
Qu’a montré SEAS ?
De façon indiscutable, l’essai n’a pas montré d’effet favorable sur les pathologies valvulaires, et pas non plus sur les pathologies artérielles et cardiaques. La diminution du cholestérol dans le groupe traité par une combinaison de statine et d’ézétimibe atteignait pourtant plus de 60% par rapport au groupe recevant le placebo. Comme cet essai, bien que destiné prioritairement à l’étude des pathologies valvulaires aortiques, impliquaient des patients à risque élevé d’infarctus, il peut être assimilé à un essai de prévention de l’infarctus et du décès cardiaque. Comme tel, il constitue un échec majeur pour les traitements anti-cholestérol et pour la théorie du cholestérol en général, d’autant plus qu’autant essai antérieur n’avait obtenu une diminution aussi importante du cholestérol sur près de 5 ans.
Peu de commentateurs et éditorialistes se sont arrêtés sur cet aspect crucial de l’essai SEAS, tout préoccupés qu’ils étaient par un autre résultat de l’essai : une augmentation de 50% des cancers dans le groupe traité.
Pourquoi cette augmentation des cancers n’était pas inattendue ?
Parce que la saga du cholestérol, dans les aspects épidémiologiques (observation des populations) comme dans les essais cliniques, a toujours été associée à la question des cancers.
De nombreuses études épidémiologiques ont en effet montré que les sujets avec un cholestérol bas avaient une espérance de vie inférieure à ceux qui avaient un cholestérol élevé ou modérément élevé (c’est la fameuse courbe en J ou en U des épidémiologistes) ; et cela était dû en général à un surcroît de cancers.
Les lipidologistes attribuaient cette observation à l’existence de cancers souterrains et silencieux qui étaient la cause du cholestérol abaissé tandis que d’autres prétendaient que la diminution du cholestérol, quelque soit le mécanisme, était un des facteurs favorisant les cancers.
Quoique d’un point de vue clinique, la seconde hypothèse ait été la plus probable, les experts n’ont jamais pu se mettre d’accord ! Il était pourtant clair depuis longtemps que lorsque l’on administre un médicament anti-cholestérol, y compris une statine, à des animaux, on augmente la prévalence des cancers chez ces animaux !
De plus, dès les premiers essais cliniques chez les humains avec des diététiques ou des médicaments anti-cholestérol, on avait effectivement observé plus de cancers dans les groupes dont le cholestérol était diminué. L’Etude de Los Angeles ou les essais avec les fibrates (une classe de médicaments anti-cholestérol aujourd’hui peu utilisés) sont à cet égard exemplaires.
Mais les essais avec les statines ont donné aussi des résultats très inquiétants, et ceci à chaque vague d’assaut des statines, parfois avec des temps d’exposition très brefs comme dans l’essai PROSPER.
Les résultats de SEAS concernant les cancers ne peuvent donc étonner que ceux qui ne connaissaient pas, ou voulaient oublier, les résultats très inquiétants des études et essais antérieurs.
L’augmentation des cancers ne serait donc pas due simplement au hasard comme le laissent entendre les auteurs ?
Dans le cadre d’un essai avec tirage au sort, une procédure destinée à maîtriser l’effet du hasard, il est incongru de prétexter un effet du hasard pour s’abstenir de prendre au sérieux une complication survenant de façon plus fréquente dans le groupe recevant le médicament.
Pire que cela, l’essai n’ayant pas été conçu pour détecter un effet du médicament sur les cancers, il manque fondamentalement de puissance statistique pour montrer une différence en termes de cancers. En conséquence, la mise en évidence de cet excès de cancers est extrêmement inquiétante. Les commentaires des auteurs sont à cet égard d’une terrible légèreté, probablement influencés par le sponsor.
Un article d’analyse sur la question des cancers et des traitements anti-cholestérol a été publié dans le même numéro du New England Journal of Medicine décrivant SEAS et banalisait aussi ces données sur le cancer.
Cela confirme, s’il en était besoin, qu’il existe une collusion entre les industriels et certains experts. Il faut savoir que l’auteur de l’article (un épidémiologiste qui dirige un Laboratoire de l’Université d’Oxford) a passé des faramineux contrats avec l’industrie (représentant des centaines de millions de Livres sterling) pour étudier les médicaments anti-cholestérol mis en cause par l’essai SEAS. Il est donc essentiel pour lui de minimiser ces données sur les cancers car ils mettent en danger la pérennité des essais en cours et donc ces contrats.
Le conflit d’intérêt est évident.

Continuer des essais cliniques avec ces médicaments alors que les effets cardiovasculaires sont insignifiants et que les données sur les cancers sont très inquiétantes me paraît éthiquement scandaleux car les patients deviennent des cobayes. Ils n’ont en effet aucun bénéfice à attendre de leur participation à ces essais. Notre grand épidémiologiste le sait (quoiqu’il ne soit pas médecin) et sa seule échappatoire est d’essayer de minimiser les données sur les cancers.
Nous devons alerter l’opinion pu
blique sur des pratiques qui déshonorent les scientifiques et les médecins.
Face à de tels résultats, les personnes qui prennent Inegy* (le médicament testé dans SEAS) ont de quoi être inquiètes. Que peut-on leur conseiller ?
De sortir immédiatement de tous les essais testant ce médicament (si ils participent à un de ces essais) ou d’aller immédiatement discuter avec leur médecin pour envisager l’arrêt de leur traitement. Mais le problème est plus large car Inegy* est une association de deux molécules dont une statine. Or, dans les essais précédents, c’est avec des statines qu’on avait vues plus de cancers. La problématique du cancer ne concerne donc pas seulement Inegy*, mais tous les médicaments anti-cholestérol. Des expériences sur l’animal avaient d’ailleurs montré que TOUS les médicaments anti-cholestérol favorisent la survenue de cancers.
Pourtant dans l’étude SEAS, la baisse du taux de cholestérol a été spectaculaire : 61% ! Le cholestérol est considéré comme un facteur majeur de risque cardiovasculaire, comment expliquer qu’il n’y ait eu aucun bénéfice sur la santé cardiovasculaire justement ?
En même temps que sortaient les résultats négatifs de SEAS (en termes de santé cardiovasculaire), un autre essai testant la rosuvastatine dans l’insuffisance cardiaque (dont la cause était un infarctus dans une forte proportion de cas) était publié (GISSI-HF) et s’avérait également totalement négatif.
Autrement dit, deux essais que je n’avais pas pu commenter dans mon livre cholestérol, mensonges et propagande puisqu’ils n’étaient pas encore divulgués au moment où le livre était à l’imprimerie sont venus confirmer que diminuer le cholestérol ne servait à rien pour protéger son cœur.
C’est toute la théorie du cholestérol qui s’effondre sous nos yeux !
Ceci dit, ces deux essais ont été conduits par des équipes relativement marginales dans le grand concert (et mascarade) du cholestérol et il serait étonnant que les grands groupes abandonnent aussi vite la partie, comme l’a montré la tentative ridicule de l’épidémiologiste d’Oxford de faire croire que les données sur les cancers n’étaient pas en prendre au sérieux.
Le prochain épisode s’appelle JUPITER, j’en reparlerai au moment de sa publication. Nul doute que des miracles vont nous être annoncés.
Toutes les statines sont donc à mettre dans le même panier ?
Et aussi tous les autres traitements et diététiques anti-cholestérol car si on peut sans doute identifier des médicaments anti-cholestérol plus cancérigènes que les autres, c’est aussi et surtout le fait d’avoir un cholestérol bas qui favorise les cancers, quelque soit la façon dont ce cholestérol a été abaissé. Jusqu’à preuve du contraire, et conformément au Principe de précaution, je pense qu’il faut admettre que tous les traitements anti-cholestérol favorisent les cancers, et d’autant plus que l’on s’acharne plus à diminuer le cholestérol.
Il faut bien comprendre que les excès de cancers dans les essais cliniques surviennent après moins de 5 ans de traitement (moins de 3 ans dans l’essai PROSPER) ce qui est extrêmement bref. En effet, à titre d’exemple, il faut 10, 15 ou même 20 ans d’exposition à des puissants agents cancérigènes comme le tabac ou l’amiante pour voir cliniquement leurs effets. En données cliniques brutes et en caricaturant ces résultats, on peut donc dire que les traitements anti-cholestérol sont 3 à 5 fois plus cancérigènes que le tabac ou l’amiante.
Il faut enfin savoir que l’on meurt des cancers dans nos pays beaucoup plus jeune que quand on meurt d’une attaque cardiaque. Autrement dit, en espérant se protéger avec les statines d’un infarctus à 70 ans, ce que l’on fait vraiment c’est précipiter son risque de cancer à 50 ou 55 ans ! Il faut expliquer cela clairement au public et aux citoyens !
Comment a-t-on pu se tromper à ce point sur le cholestérol ?
C’est une longue histoire et c’est précisément ce que j’ai voulu raconter dans mon nouveau livre cholestérol, mensonges et propagande.
Dans mon livre précédent Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, je m’adressais plutôt aux patients et à leurs médecins et je voulais rester médical et scientifique de façon presque exclusive. Mais cette question touche en fait aux fondements du fonctionnement économique et social de nos sociétés ! Mon nouveau livre veut donc s’adresser à tous les citoyens pour qu’ils comprennent les tenants et aboutissants sociétaux de la question du cholestérol.
Aujourd’hui que peut-on conseiller à quelqu’un qui a un cholestérol élevé ou qui a eu un infarctus ? Plus nous travaillons ces questions, plus nous avons des données récentes et propres (du fait des lamentables affaires de fraudes et falsifications médicales et scientifiques et qui incitent les investigateurs et rapporteurs des données des essais à la plus grande prudence aujourd’hui), et plus nous prenons conscience que nous avons été victimes avec le cholestérol de la plus rocambolesque arnaque médicale et scientifique jamais perpétrée dans des sociétés post-modernes.
Tous les dogmes, et recommandations dites officielles, sur lesquels sont basées les pratiques médicales actuelles (avec environ 7 millions de consommateurs plus ou moins réguliers de statines en France) doivent être rediscutées EN URGENCE par de vrais experts libres de tout conflit d’intérêt et indépendants de l’industrie pharmaceutique et de l’agrobusiness.
Actuellement les données scientifiques justifiant de diminuer son cholestérol ou de prescrire des statines après un infarctus (ou chez des diabétiques par exemple) sont de la plus extrême fragilité et, pour le dire vraiment, pas crédibles du tout !
Inversement, nous avons parfaitement ce qu’il faut faire pour protéger son cœur. Et la protection obtenue, sans être totale évidemment, est extraordinairement forte.
Je m’en explique dans mes différents livres, mais la trame de cette stratégie repose sur le mode de vie :
– pas de tabac et essayer de minimiser toutes les formes de pollution atmosphérique
– exercice physique et musculaire optimal
– adoption d’une diète dite “méditerranéenne” dont le concept recouvre en fait tous les grands aspects d’une diète cardioprotectrice.

34 Replies to “Cholestérol, traitements anti-cholestérol et cancers”

  1. @Coco :

    Je suis vraiment désolé et j’espère que tout se passera bien pour vous !

    Surtout ne vous découragez pas !

    Ceci dit, malgré les dénégations des pseudo-spécialistes à la solde de l’industrie des statines, il est clair que les statines augmentent le risque (ou bien accélèrent l’émergence clinique) de multiples cancers …

    Est-ce le cas chez vous ?

    Qui peut le dire sachant qu’une femme sur 7 ou 8 aujourd’hui a, ou va, souffrir d’un cancer du sein …

    Tant que nous n’aurons pas des données cliniques claires, nous ne pourrons être précis. Votre médecin a t-il déclaré à la pharmacovigilance  ce cancer comme potentiellement lié au traitement par statines ?

    Probablement pas ! Alors comment avancer si on ne fait un minimum d’enquête rétrospective ?

    Je vous souhaite malgré tout des agréables, sinon joyeuses, fêtes de Noêl !

  2. Bonsoir Docteur,
    Je prenais depuis plusieurs années Elisor, et j’ai décidé d’arrêter il y a quelques mois.
    En novembre dernier, j’ai passé une mammographie et l’on m’a découvert un cancer des seins.
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci de votre réponse.

  3. @Hergé :

    Je n’ai pas lu cette "livraison" comme vous dites, et comme on dirait à propos de "bonne boucherie" …

    Je ne sais pas ce que cette journaliste (que j’ai jugée totalement incompétente, mais je peux me tromper) a fini par me faire dire mais je me souviens qu’elle m’a fait perdre beaucoup de temps, le processus étant d’essayer de me faire dire ce qu’elle voulait que je dise plutôt que d’écouter ce que j’avais à dire …

    Ce fut un dialogue délicieux !
    J’ignore donc le résultat final mais je vous serais reconnaissant (sans vous faire perdre du temps) de me le transmettre sous une forme ou l’autre, par exemple par une citation sur ce Blog pour que tout le monde en profite !

    Elle m’ aussi parlé (un peu trop) de prestigieux chercheurs de l’INSERM qui prétendent que le cholestérol augmente les cancers et que donc il faut le diminuer …
    Je me suis aussi amusé (mais mon souvenir devient "vague" ici …) à vérifier comment ces biologistes utilisaient les données épidémiologiques pour satisfaire leurs besoins de justifications et, hélas, j’avais constaté que le biais de sélection était manifeste, mais j’aurais pu y perdre plus de temps, c’est vrai …

    Tout ça rappelle follement comment les Autorités (actuelles) traitent notre ami "anti-OGM" et la façon dont il a travaillé, le mieux parmi tous et pourtant le plus critiqué …

    C’est ça la Société du Spectacle ! L’horreur !

    Bon vent, matelot !

  4. Docteur,

    Avez-vous lu la dernière livraison de Sciences et Vie qui vous cite, mais qui cite aussi d’autres chercheurs internationaux.
    La thèse mise en avant est le rôle du cholestérol dans l’apparition de certains cancers (notamment prostate et sein).

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement.

  5. @cot76 :

    Finissez votre lecture et alors vous aurez compris qu"un taux de cholestérol x n’a aucune importance ! Puisque le cholestérol est innocent !

  6. Je ne pense pas vous faire perdre votre temps docteur puisque votre combat est, si j’ ai bien compris, de faire comprendre aux gens le désastre médical des statines et vous m ‘avez convaincu !
    je suis en train de lire un de vos ouvrages, je ne suis pas encore arrivée au chapitre sur le taux de cholestérol, c ‘est pourquoi je vous pose la question via ce blog…
    Comment faire autrement puisque la distance m ’empêche un rdv avec vous !!!!
    Mais bon puisque vous avez eu l ‘impression de perdre vôtre temps, encore désolé !

  7. @cot76 :

    Si vous voulez vraiment savoir ce que je pense, c’est que vous être un peu paresseux !
    Je ne vais pas vous ré-écrire mes livres sur ce Blog !
    Ce n’est pas une consultation et vous me prenez mon temps, alors que vous pourriez (devriez) lire mes livres et répondre tout seul, comme un grand, aux questions que vous vous posez.
    Allez, courage !
    Et bonne lecture !

  8. DE NOUVEAU MOI !!!

    Je vois que vous n’ avez pas eu le temps de venir sur cette partie de votre blog, j ‘en profite pour poser ma question perso même si je sais qu ‘il n ‘y a pas de consultation à distance !!!
    Avec mon taux à 2.83 de mémoire vous avez les chiffres exacts et séparés ci dessus, j’ ai bien compris que vous conseillez de ne pas baisser le taux de cholestérol enfin si c’est cela que j’ ai compris … mais doit on le baisser à un certain niveau ou taux plutôt ?
    Dois je baisser mon taux à la limite indiquée par les médecins et après le stabiliser
    j’ ai lu que la levure de riz rouge était bonne pour stabiliser les taux de cholestérol ou la lécithine de soja ??
    Qu ‘en pensez vous docteur ? merci…

  9. Vous êtes sévère !!!
    je ne vous connaissez pas avant de tomber sur ce blog au hasard en faisant des recherches sur l Inegy que mon doc me donne depuis 2 mois, maintenant que j ‘ai lu tout vos commentaires vous avez quelque peu mis le "bazar" dans ma vie si je puis dire, car à 38 ans avec un taux hdl de 0.63 g/l et ldl à 2.11 g/l mon médecin ma diététicienne s ‘évertuent à me dire que c’est très dangereux pour ma santé et que je dois faire quelque chose !!!
    Bête et disciplinée c’est ce que j’ ai fais en prenant la prescription qu ‘est Inégy 20 si nous ne pouvons faire confiance à nos médecins à qui alors ??
    Aujourd’hui je dois perdre du poids c’est un fait, inégy ce n ‘est qu ‘un mot pour moi désormais et je vais prendre le temps "qui me manque" pour aller lire vos ouvrages…il est fort dommage que vous soyez si loin j’ aurais aimé prendre un rdv avec vous afin de pouvoir vous parler autrement qu ‘au travers d ‘un blog !!! mais c ‘est déjà mieux que rien ..;
    Alors un grand merci docteur

  10. @cot76 :   

    Les "nouvelles" à propos des médicaments ne sont pas "annuelles" comme la mode ou les vins.

    Le propriétaire d’Inegy* ne laisse plus rien passer ; nous ne saurons rien de plus que les fuites "radioactives" des années passées !

    Concernant la relation "cholestérol-cancers", les dernières nouvelles sont très mauvaises ; et malgré les efforts désespérés des médias pour cacher la vérité, il est toujours plus évident qu’avoir un cholestérol bas [ou "abaissé" par un médicament] augmente le risque de cancer …
    Concernant un cholestérol "génétiquement" haut et votre question (que faire ?), il vous reste à lire mes livres [notamment le dernier "Prévenir l’infarctus …"] et quelques billets sur ce blog !
    Courage !
    Pour être libre, il faut être conscient, ça ne vient pas en fréquentant un blog 5 minutes !

    La liberté consciente requiert quelques efforts, je ne peux le faire à votre place !

  11. Que donne en cette année 2012 les résultats pour Inegy 20 ??
    Est il toujours en facteur de risque pour le cancer ?
    Mon médecin m ‘a prescrit ce médicament depuis 2 mois et je tombe par hasard sur ce blog et je pense arrêter ce traitement de suite si ma vie est en danger ;
    d ‘un autre côté que faire contre un choléstérol génétique ?

  12. @dominique :

    Désolé !
    Les données partielles qui nous sont accessibles (les vraies données sont détenues par les investigateurs des essais cliniques et l’industrie pharmaceutique et sont inaccessibles ) ne permettent pas d’être précis en termes statistiques.
    La pharmacovigilance est totalement inefficace ici car les médecins ne font pas la relation entre cholestérol ou statines et cancers et donc ne déclarent rien.
    Crime parfait !
    Nous pouvons entrevoir la vérité par des informations qui nous sont délivrées "par erreur" par certains investigateurs qui sont rapidement "corrigés" par leurs autorités "compétentes" … 
    Je n’ai pas le temps en ce moment d’écrire le rapport nécessaire à l’ouverture d’enquête approfondies sur cette question !
    De toute façon, l’industrie a allumé de multiples contre-feux pour se prémunir, et ce sera difficile !
    Il y aura beaucoup de victimes avant que la vérité n’éclate.
    Désolé, profondément désolé, et impuissant !

  13. Bonjour Docteur.
    Savez-vous quelles sortes de cancers seraient plus fréquents chez des personnes ayant pris des statines durant plusieurs années?
    Félicitations pour votre site.
    Dominique

  14. Dear David,

    Your artery(ies) was (were) certainly not blocked by cholesterol which is certainly innocent in your case. A very possible cause of fatigue in your case is the statin. The cause of the very rapid blockade of your right coronary artery is probably thrombosis. You need a good diagnosis and the appropriate treatment, not 33 glasses of wine per day … However, I am sorry I cannot make a consultation through a blog. Good luck!

  15. Excusez-moi si je vous ecris en Anglais. In April, this year, I was given a stent in my left coronary artery which had become 95% blocked with cholesterol, inspite of a mediterranean diet, lots of exercise and only 33 maximum glasses of red wine per day ( I was 72 at the time). Seven weeks later the symptoms returned and I had four stents in my right coronary artery which had a 100% blockage from plaque. All my arteries are now clear. Since then I have been on a diet of pills which consist now of Clopidogrel hydrochloride 75, Lipitor, aspirin and Candesartan. I feel terribly tired and weak a lot of the time and the candesartan – Amias- was changed three times for other like products but the tiredeness remained and the blood pressure went up so I am back on Candesartan. If you have any advice I would be most grateful; I found your article fascinating as I have always hated taking pills, especially statins.
    David Walser

  16. chère séverine,

    Je suis loin du bureau et je n’ai aucun document avec moi. Ceci dit, ne vous concentrez pas trop sur le degré de prévention obtenue dans l’Etude de Lyon où le nombre de cancers était petit. D’un point de vue épidémiologique (au-delà de la simple signification statistique), on peut dire que la possibilité que cet effet soit dû au hasard est très faible. D’autres études ont confirmé nos résultats et, en général, plus l’adhésion à la diète méditerranéenne est bonne et plus l’effet sur le cancer est élevé, jusqu’à 80% de réduction de risque par rapport à des gens qui n’adhèrent pas du tout ! Bonnes vacances !

  17. Bonjour Docteur,

    l’étude de Lyon a montré une diminution de la mortalité par cancer (graphique page 69 de votre livre "Le pouvoir des oméga 3"). Quel était le pourcentage exact de cette diminution de mortalité par cancer ? (je n’ai pas trouvé ce chiffre dans vos livres, ni sur internet).

    Cordialement

  18. Cher jpo,

    L’homocystéine reste un problème que nous avons du mal démêler, je veux dire “à comprendre entièrement. Beaucoup de données contradictoires, et médiocres. Nous avons beaucoup travaillé cette question. A titre d’exemple c’est nous qui avons “sorti” que le fénofibrate (Lipanthyl* pour les intimes) augmente l’homocystéine de 50% (Lancet 1998, sauf erreur). Dans la récente étude FIELD testant le fénofibrate chez les diabétiques, il y avait plus de thromboses veineuses et d’embolies pulmonaires chez les patients recevant le Lypanthyl*. CQFD. Mieux vaut avoir une homocystéine basse, mais si elle est haute, c’est probablement (mais pas seulement) la cause de l’élévation qui est la plus dangereuse … Vous voyez, c’est compliqué. Très personnellement, et par précaution, je me fais des cures intermittentes de vitamines du groupe B sous forme de comprimé [Mix3B* des laboratoires Synergia]. Cela fait baisser l’homocystéine que j’avais un peu haute il y a quelques années (en même temps qu’un déficit “léger” en B12, c’est à vous de voir ! Amitiés

  19. Bonjour Dr,

    Je viens de lire votre ouvrage" Dites à votre médecin…." et j’ai commandé les autres dans la foulée. Merci pour votre pugnacité. A mon niveau (non prof. médical), je relaie autour de moi ces alertes médicales "non politiquement correctes" depuis des années.

    Concernant les liens Graisses saturées/ Cholesterol/ Athérosclérose, j’ai lu plusieurs articles médicaux (Américains) expliquant l’éventuelle implication de l’Homocystéine dans les processus d’athérosclérose. Est-ce une piste sérieuse ?

  20. Cher michel,

    merci de vos encouragements. Surtout ne prenez pas de l’INEGY ! Amicalement

  21. Merci Docteur! Je suis intimement persuadé que vous êtes dans la vérité ;à 63 ans, voici depuis plusieurs dizaines d’années que je suis entre 1,5 et 1,9 de LDL et maxi 2,8 à 3g de cholestérol ; je fais du sport , je n’ai qu’un facteur de risque ( mon âge ) et pourtant mon docteur insiste très lourdement pour me faire prendre de l’INEGY.
    Je suis très déçu par le manque de rigueur scientifique de nombreux médecins, voir de bon sens. Les médecins devraient par exemple disposer d’un logiciel intégrant nos antécédants pour les guider sur leurs prescriptions et diagnostics…beaucoup à dire

  22. Chère Luciole,

    Je comprends votre anxiété et je vais essayer de répondre à votre attente de façon très générale car il n’est pas question de faire une consultation par blog interposé. Tout d’abord, pas de panique : pour le moment vous n’êtes pas malade, il y a seulement une image, et les images ne sont pas des maladies notamment dans ce cas précis où les erreurs sont fréquentes ! Prenons le cas qui vous inquiète (à juste raison) : il y a une plaque ! Toutes les plaques ne sont pas dangereuses, certaines sont banales. Prenons à nouveau le cas qui vous inquiète le plus : ce serait une plaque dangereuse ! D’une certaine façon, vous êtes chanceuse puisqu’elle a été “détectée” avant d’être une maladie, c’est-à-dire qu’elle provoque des symptômes. Donc, tous les espoirs sont permis, rien n’est inéluctable. Il faut agir immédiatement sur les facteurs qui peuvent rendre cette plaque dangereuse; ce serait une grave erreur de penser qu’on serait efficace en baissant le cholestérol, vous l’avez compris pour votre cas particulier. Soyons sincères, et au-delà de toute polémique, nous ne savons pas ce qu’il faut faire exactement, il n’y a pas de science pour nous guider à propos de cette question particulière. Il faut faire, en conséquence, et de façon très stricte, ce que je recommande dans mes livres. Vous avez peut-être l’impression de manger “méditerranéen”, mais vous avez une plaque. Donc ce n’était pas adéquate : si souvent nous voyons des personnes qui pensaient bien faire mais se trompaient. Un exemple ? Cette personne qui avait quitté le beurre pour une huile végétale sans comprendre que toutes les huiles végétales ne sont pas égales, et que c’est un point crucial ! Vous avez donc compris maintenant, il faut passer aux actes ! Il faut aussi essayer de faire baisser cette pression artérielle dont l’élévation est très souvent due au mode de vie aussi ! Concernant un cardiologue dans votre région, je pense qu’il n’est pas absurde de faire confiance au votre actuel (qui visiblement a agi de façon conventionnelle) tout en lui expliquant ce que vous pensez du cholestérol et de l’importance du mode de vie pour votre avenir ! Vous verrez bien sa réaction et il sera temps d’agir ! Pour le moment, c’est à vous de vous prendre en mains, rien n’est perdu ! Amicalement

  23. Bonjour Docteur,
    Je suis absolument convaincue du bien-fondé de vos allégations contre les statines et de vos écrits sur l’innocence du cholestérol dans les pathologies cardio-vasculaires, et je me retrouve donc désespérée pour résoudre mon cas :
    une echographie trans-oesophagienne prescrite pour un prolapsus d’une valve mitrale vient de révéler un athérome aortique. Le cardiologue me prescrit donc de la Simvastatine et du Kardégic. J’ai insisté sur le fait que mes taux de cholestérol sont bas: total 1,84g/l HDL 0,63 et LDL 1.09. Je suis donc inquiète de faire baisser davantage ces taux. Mon alimentation est plutôt de style méditerranéen et je crains que suivre ce régime de façon encore plus stricte ne suffise pas à résorber les plaques d’athérome !
    Vieillissement des artères (j’ai 67 ans), stress fréquent, tension 14-9 sont-ils des raisons suffisantes pour expliquer l’athérosclérose ?
    Que faire pour ne pas prendre le risque d’un AVC ?
    Je vous serais reconnaissante de m’indiquer également l’adresse d’un cardiologue autour du Lot (Brive, Cahors, Toulouse, Bordeaux, Limoges..). Merci

  24. Cher Jean-Luc,

    Votre cardiologue peut très bien faire l’affaire pour les affaires courantes. Rien ne vous oblige à prendre la statine (qu’il vous prescrit automatiquement et peut-être sans conviction, juste pour être tranquille sur le plan médico-légal), et surtout tout doit vous pousser à prendre votre santé en main (ce que le cardiologue ne peut faire à votre place). CQFD : vous devez adopter le mode de vie qui vous protègera définitivement d’une récidive d’infarctus qui cette fois-ci pourrait vous tuer. Je ne fais pas de consultation par blog mais vous pouvez me demander l’adresse d’un confrère via mon e-mail. Amicalement

  25. bonjour,
    Après un infarctus en decembre dernier je ne peux me soumettre au consensus médical de la FF de cardiologie sans explications que j’ai solicitées (mais que je n’ai pas eu). J’ai donc acheté le blanc et le jaune. J’habite à Arcachon ( 50 km de Bordeaux ) pouvez vous m’indiquer un cardio dans ma région. Je suis émerveillé par votre pugnacité.
    Cordialement
    Jean-luc.

  26. Cher Marios,

    Merci de vos voeux ! C’est évidemment réciproque, et concerne tous ceux qui visitent ce blog : BONNE ANNEE 2010 A TOUS !

  27. Cher Fernando,

    Vous êtes tout pardonné pour votre français, et je serais trop heureux qu’on me pardonne aussi quand je me hasarde à parler une langue qui m’est étrangère. Vous me demandez ce que je pense du programme ATP III du National Heart Blood Institute américain. Il y aurait tellement à dire, page par page, ligne par ligne, que je préfère ici résumer en quelques mots au risque de me voir reproché d’être simpliste ou caricatural. Je prends ce risque : globalement, ATP III ne sert à rien pour un médecin qui a un peu d’expérience clinique et un minimum de culture scientifique. C’est un résumé navrant d’une idéologie propagée dans l’intérêt (et avec les subsides) de l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire. Rien d’autres ! Amicalement

  28. Comme vous savez, les pratique clinique sont aconseilher a suivre se qui s’apelle les guides des beaux pratique. A ce propos, comment vous analiser les principes determiné pou l’ ATPIII?
    (PS. Pardonez mon pouvre francés)

  29. Thank you very much for these comments. I totally agree with your comments. Please see my own comments in French and on line since December 1. Again and as expected, we are facing “mensonges and propagande” Best wishes

  30. Allez voir mon commentaire sur JUPITER en ligne le 12 décembre 2008. Bien à vous

  31. je me permets de renvoyer les lecteurs vers mon site, dont le but est de compulser un maximum d’articles
    et références scientifiques concernant la Grande Arnaque du Cholestérol
    phil

    phill443.unblog.fr/

  32. Bon,j’ai lu un peu cette étude et voilà mes premières impressions provisoires.
    Comme je les ai écrites en anglais pour ailleurs, et que j’ai la flemme, voilà mes premières impressions.

    How come the authors do not mention ABSOLUTE risk reduction ?
    Did you notice they are less than 1% ?
    You do notice death reduction is significant (18000 patients makes it easier) but is it relevant (0.5%)?

    The early stoppage has no justification even pre-planned, since the placebo group patients were not harmed by treatment and it is hardly justified to decide they should all be statin treated based on just one study. It is a short time to detect potential more relevant benefits (beyond 1% in absolute risk) or late side effets (mental status deterioration and cancer require a little more time to appear).

    One point makes me feel uncomfortable:
    The way the authors naively try and conceal the fact there is no difference in fatal strokes or myocardial infarction in table 3 : this is ridiculous , anyone can make the maths. This is lousy data presentation spinning. Why should they do that?

    Another point:
    More diabetes cases, but the authors try and minimise this, stating
    "minimal difference in the median glycated hemoglobin value (5.9% and 5.8%, respectively;P = 0.001)." So when that does not suit you , a significant result is tagged "minimal" ; And indeed it is minimal. They say mean glucose was not difference. But this and the glycated hemoglobin level are irrelevant to the matter of diabets. Diabetes is a qualitative diagnosis, you are or you are not diabetic. The elevated glyc. haemoglobin or glucose levels from the diabetes diagnoses are very unlikely to impact on the average values for the group. I also call this a dishonest presentation.

    Hence I see in this paper where a lot of money (incentives) are at stake, some indications of a biased presentation.

    Now I acknowledge there are some significant results, but :

    1- When I calculate the absolute risks (that they don’t indicate, why ? ) I see nothing impressive , less than 1% reductions if i’m not mistaken (absolute risk is real life, relative risk is well known and shamefully accepted in great journals as a way to enhance a result’s appearance). Someone is trying to impress us. If they don’t give the absolute risk then they are not satisfied with it, this is the logical conclusion.

    2- When I read there aren’t more muscle complaints with the statin, I am amazed. Really ? Is this consistant with what is previously known?

    3 -When I compare this with the benefits of a healthy way of life (real Cretan diet or equivalent, not just olive oil, physical activity, not smoking) well I don’t exactly remember the figures but (I don’t have the figures to hand, so I hope I’m not wrong) if I remember well the order of magnitude of the benefits is much higher for no or little cost and extended benefits (bones, cancer , weight, glucose tolerance). This should have been mentionned in the discussion.

    4- My opinion on the early interim analysis is that it was unwarranted as stated above, and it feels lik a gambler who leaves the table early after a lucky hand. With more time, the results could have been more convincing with better improvements in absolute risk . With less time there is a lesser risk side effects such as cancer od cognitive decline may be detected.

    It is a pity and in my opinion, unethical, that this study was not carried out longer.
    This and the aforementionned reasons make me feel someone is trying to manipulate me. This casts doubts on the study.

  33. Bonjour,
    Bon , voilà, Jupiter vient de lancer ses éclairs. Les résultats sont miraculeux. La mortalité toutes causes est améliorée par la statine. Il y a une astuce ?

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Merci d'avance, pour le 34 +1 eme commentaire.