CHOLESTEROL, STATINES ET DIABETE

Faut-il prescrire une statine ou un autre médicament anticholestérol aux diabétiques ? Certains répondent oui sans hésitation. D’autres sont un peu plus nuancés : ils disent oui mais seulement après 50 ans, d’autres sont plus agressifs et disent oui mais après 40 ans. Tous sont à peu près d’accord pour dire que les seuls médicaments efficaces pour protéger les diabétiques sont les statines. Ont-ils de solides arguments scientifiques ? La réponse est NON ! Suivez le guide.

On peut être d’accord avec un seul point à propos de ce qui précède : les seules données scientifiques existantes en faveur d’un traitement anticholestérol chez les diabétiques concernent les statines.
Pour les autres traitements (y compris des médicaments, des alicaments, margarines aux phytostérols ou autres), il n’ y a rien de sérieux, ou bien c’est négatif, donc on peut laisser de côté.

Ceci ne veut pas dire que la démonstration concernant les statines soit acceptable.
On peut même dire qu’avec la question “diabète-statines”, on a une des plus belles démonstrations de la faillite des sciences cliniques.
Pour la plus grande honte des défenseurs de ces prescriptions.

INTRODUCTION
La médecine scientifique repose sur des essais cliniques.
Encore faut-il que les règles basiques de ces essais soient respectées.
Il faut rappeler l’impérieuse nécessité :
1) du tirage au sort ;
2) du double aveugle quand on teste un médicament ;
3) du respect du protocole (l’hypothèse a priori), taille de l’échantillon et durée de suivi calculées pour tester l’hypothèse primaire.

Aucune infraction à ces règles ne devrait être tolérée.

Certains considèrent qu’il y a encore mieux que l’essai clinique : la méta-analyse ; c’est-à-dire la synthèse de plusieurs essais cliniques.
Plusieurs essais, fondus en un seul, sont en théorie plus puissants (nombre de patients plus important) qu’un seul essai ou deux essais analysés séparément.
En réalité, avec la méta-analyse on se prive de trois des aspects techniques qui font la force et la sécurité de l’essai clinique :
– le tirage au sort,
– le double aveugle
– et l’énoncé d’une hypothèse a priori, avec calcul de la taille de l’échantillon et de la durée de suivi nécessaire.

En effet, les données utilisées dans les méta-analyses sont (de façon générale) extraites d’essais cliniques déjà terminés, sous forme de sous-groupes de patients qui ne résultaient ni d’un tirage au sort ni d’une hypothèse a priori.
Ces grandes faiblesses des méta-analyses sont à l’origine de biais. Pour illustrer cette question, deux exemples récents de méta-analyses biaisées méritent d’être cités.
Cela concerne aussi les statines mais dans l’insuffisance cardiaque et dans l’insuffisance rénale.
Dans les deux cas, le risque de complications cardiovasculaires est élevé, comme dans le diabète. Selon les experts de la théorie du cholestérol, plus le risque est élevé et plus le bénéfice attendu de la réduction du cholestérol est important
.
Les statines ne pouvaient donc avoir, selon ces experts, que des effets bénéfiques chez ces patients à risque élevé.
Des méta-analyses — utilisant des sous-groupes de patients porteurs de ces pathologies et extraits d’essais antérieurs parfois anciens — semblaient avoir confirmé cette efficacité (1,2).
Hélas, lorsque les statines ont été testées de façon conventionnelle par des essais cliniques dans lesquels le tirage au sort était réalisé sur des populations d’insuffisants cardiaques (3,4) ou rénaux (5,6) exclusivement, les statines se sont avérées totalement inefficaces !

La leçon à tirer de ces deux pathologies est qu’une méta-analyse basée sur des sous-groupes de patients est source de biais majeurs et rédhibitoires.

La deuxième leçon est qu’il faut scrupuleusement respecter les règles basiques de la recherche clinique (ce que ne permettent pas les méta-analyses), sous peine de s’exposer à de douloureuses et humiliantes rétractations.
De quoi ont l’air aujourd’hui ces pseudo-experts de la méta-analyse qui édictaient doctement des recommandations concernant la prescription obligatoire de statines chez les insuffisants cardiaques et les insuffisants rénaux ?
C’est à la lumière de ces considérations que nous devons examiner la question des statines chez les diabétiques.

Trois essais cliniques conduits spécifiquement chez des diabétiques ont été publiés à ce jour : 4D, CARDS et ASPEN (6-8), pas un de plus.
Mais auparavant, il nous faut analyser la dernière des méta-analyses décrivant les effets des statines chez les diabétiques (9) car elle est devenue le principal argument de ceux qui prétendent que les statines sont bénéfiques chez ces patients.

LA META-ANALYSE D’OXFORD
Pourquoi analyser seulement la dernière des méta-analyses ?
Parce que la dernière méta-analyse doit inclure, en principe, TOUS les essais publiés, y compris les plus récents.
En procédant ainsi, on se garde d’un autre biais majeur des méta-analyses, le biais dit de sélection, qui consiste à ne considérer que les essais favorables à l’hypothèse testée et à oublier (volontairement ou pas) les essais négatifs.
Jusqu’en 2004-2006 (c’est-à-dire la survenue du scandale du Vioxx et les nouvelles règlementations concernant les essais cliniques), beaucoup d’investigateurs et leurs sponsors ne publiaient que des résultats favorables aux médicaments testés.
Les essais négatifs n’étaient pas publiés ou étaient interrompus avant leur terme calculé selon les termes de l’hypothèse a priori.
C’est la prise de conscience de ce biais majeur en recherche médicale qui a conduit les gouvernements à produire une nouvelle règlementation (10).
Tout investigateur a maintenant l’obligation de déclarer à une autorité compétente l’essai clinique qu’il met en place.
Il doit aussi publier les résultats dans des délais raisonnables (10).
Autrement dit, les méta-analyses publiées sur la base de compilation d’essais publiés avant 2005-2006 sont fortement suspectes de biais de sélection car elles méconnaissent un nombre indéterminé d’essais négatifs et oubliés.
En 2009, un méta-analyste consciencieux ne devrait travailler que sur des essais publiés après 2005-2006 car c’est seulement depuis cette période que tout essai initié est déclaré et que les résultats sont publiés.

Il est stupéfiant que si peu de médecins et de scientifiques soient conscients de ces problèmes, et puissent ainsi en tenir compte dans leurs pratiques, médicales et investigatrices !

La méta-analyse d’Oxford a été publiée en janvier 2008 (9). L’essai 4D a été publié en 2005 (6) et l’essai ASPEN en 2006 (8).

Question : pourquoi 4D et ASPEN ne figurent-ils pas dans la méta-analyse d’Oxford (9) ?

Parce qu’ils sont négatifs ?

Elle regroupe pourtant 14 autres essais parmi lesquels un seul, l’essai CARDS (7), a donné lieu à un tirage au sort parmi des diabétiques.
Les patients regroupés dans la méta-analyse d’Oxford qui n’appartiennent pas à CARDS sont des sous-groupes extraits d’essais antérieurs dans lesquels les diabétiques ne représentaient qu’une minorité (entre 1% et 35%) des patients (9).
Pour dire les choses poliment, on voit immédiatement que la méta-analyse d’Oxford cumule les erreurs et les malfaçons.
Sa crédibilité est nulle et ce serait perdre son temps que de continuer à en analyser les résultats.
Pourquoi les éditeurs du Lancet ont-ils publié cette méta-analyse ?
Bizarre !

LES ESSAIS TESTANT UNE STATINE CHEZ LES DIABETIQUES
Parmi les trois connus (4D, CARDS et ASPEN), aucun n’a été conduit indépendamment d’un sponsor (6-8).

Ce n’est pas un détail. Dans CARDS et ASPEN, ce sponsor est omniprésent (7,8).
Sachant désormais que tout essai organisé et conduit dans une perspective commerciale doit être analysé avec le plus grand scepticisme (11,12), que nous apprennent ces essais ?

Les résultats de CARDS sont publiés en 2004 (7), donc avant le scandale du Vioxx, la grande vague de suspicion qui a submergé la recherche clinique commerciale (11,12) et les nouvelles règlementations mises en place pour restaurer la confiance (10).
Il faut donc être indulgent et ne pas se moquer de la naïveté des investigateurs qui à l’époque écrivaient (page 688, 2ème paragraphe, traduction de l’auteur) : « la gestion des centres de recrutement, la collection des données et la constitution de la base de données sont réalisées par les employés de Pfizer UK » (7).
Autrement dit, l’essai est réalisé concrètement sur le terrain par les employés du sponsor.
Les investigateurs officiels (qui signent les articles) n’ont en fait aucun contrôle sur l’essai.
Quel crédit pouvons-nous accorder, après le scandale du Vioxx et d’autres lugubres affaires, à ce genre de recherche ?
La mise en place de règlementations contraignantes était en fait la réponse à cette question ; avec en plus l’espoir de redonner quelque crédit à ce type de recherche commerciale.
Plus personne n’est dupe !

Les auteurs présumés de l’article CARDS présentent les résultats comme étant en faveur de la statine avec une diminution moyenne de 40% du LDL-cholestérol et une réduction de 37% (p=0.001) d’un ensemble de complications incluant des infarctus mortels et non mortels, des accidents vasculaires cérébraux, des angors instables et des procédures de revascularisation (7).
Cela peut paraître spectaculaire en effet quoique certaines de ces complications n’en soient pas vraiment, comme les revascularisations qui sont en fait des décisions médicales, et donc fort suspectes dans le contexte d’omniprésence du sponsor.
De plus, on constate qu’il y a seulement 24 décès cardiaques dans le groupe placebo contre 18 dans le groupe statine.
Faisons semblant de croire à ces chiffres qui, vu le contexte, ont une faible crédibilité.
Comme le décès cardiaque reste la complication la plus fiable (toute autorité sanitaire peut vérifier en effet ces chiffres en comparant la liste de randomisation et les registres nationaux de décès), et donc le plus solide des critères pour évaluer un nouveau traitement, on est stupéfait qu’une si faible différence ait pu conduire à l’interruption prématurée — deux ans à l’avance — de l’essai (7).
Comme la mortalité totale n’est pas non plus différente, il est évident qu’il n’y avait aucune urgence à arrêter si précipitamment cet essai.
Il s’agit en fait d’une violation inexcusable du protocole de l’essai dont les résultats deviennent dès lors (et encore une fois) très suspects.
Inutile d’aller plus avant dans l’analyse des résultats de CARDS (7).

Au pire cet essai devrait être rejeté, au mieux (c’est-à-dire avec beaucoup d’indulgence) on ne peut rien conclure
et on doit attendre qu’un nouvel essai vienne confirmer ces résultats ou bien définitivement montrer que cet essai a été (volontairement ou non) biaisé.

Deux autres essais randomisés chez des diabétiques — 4D et ASPEN (6,8) — ont été publiés après CARDS.
Tous les deux sont totalement négatifs aussi bien en termes d’objectif primaire que de mortalité.
L’essai CARDS était donc effectivement biaisé.
Seuls de grands naïfs peuvent être étonnés !
Vu la négativité de 4D et ASPEN, ce que personne ne conteste, il est de peu d’intérêt d’en décrire les résultats en détail.
Ils ont toutefois le grand mérite d’être complémentaires : dans 4D (diabétiques avec insuffisance rénale), les patients ont un très haut niveau de risque de complications (6) tandis que dans ASPEN ils ont un risque plutôt faible (8).
Dans les deux cas, des diminutions drastiques du cholestérol et la prescription de statines titulaires du fabuleux diplôme de pléiotropie (effet protecteur indépendant de la diminution du cholestérol) n’ont eu le moindre effet protecteur.

Il n’y a donc aucune raison, sur une base scientifique, de diminuer le cholestérol d’un diabétique, et aucune raison de lui prescrire une statine, y compris si il a déjà fait une complication ischémique puisque cette possibilité a été examinée dans 4D et ASPEN.

Il y a beaucoup mieux à faire pour les protéger les diabétiques, notamment les encourager à pratiquer une activité musculaire optimale ; ce qui est souvent contradictoire avec la prescription d’une statine qui est toxique pour les muscles et donc fortement dissuasive d’une activité physique.
Prescrire une statine dans la perspective de prévenir les complications du diabète pourrait même constituer une erreur médicale puisque certaines statines ont été accusées d’augmenter la résistance à l’insuline et même, de façon très significative, le risque de développer un diabète franc (13).

Une question s’impose à l’issue de cette analyse : comment, face à la négativité des données scientifiques, peut-on faire croire à la communauté médicale (et aux patients) exactement le contraire de ce que les faits montrent ?

BIBLIOGRAPHIE
1- Strippoli GF, Navaneethan SD, Johnson DW, et al. Effects of statins in patients with chronic kidney disease: meta-analysis and meta-regression of randomized controlled trials. BMJ 2008;336 :645-51.
2- Go AS, Lee WY, Yang J, et al. Statin therapy and risks for death and hospitalization in chronic heart failure. JAMA 2006;296:2105-11.
3- Kjekshus J, Apetrei E, Barrios V, et al. Rosuvastatin in older patients with systolic heart failure. N Engl J Med 2007;357:2248-61.
4- Gissi-HF Investigators, Tavazzi L, Maggioni AP, Marchioli R, et al. Effect of rosuvastatin in patients with chronic heart failure (the GISSI-HF trial): a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet 2008;372:1231-9.
5- Fellström BC, Jardine AG, Schmieder ME, et al for the AURORA study group. Rosuvastatin and cardiovascular events in patients undergoing hemodialysis. N Engl J Med 2009;360:1395-407.
6- Wanner C, Krane V, März W, et al. Atorvastatin in patients with type 2 diabetes mellitus undergoing hemodialysis. N Engl J Med 2005;353:238-48.
7- Colhoun HM, Betteridge DJ, Durrington PN, et al. primary prevention of cardiovascular disease with atorvastatin in type 2 diabetes in the Collaborative Atorvastatin Diabtes Study (CARDS): multicentre randomized placebo-controlled trial. Lancet 2004,364:685-96.
8- Knopp RH, d’Emden M, Smilde JG, Pocock SJ. Efficacy and safety of atorvastatin in the prevention of cardiovascular end points in subjects with type 2 diabetes: the Atorvastatin Study for Prevention of Coronary Heart Disease Endpoints in non-insulin-dependent diabetes mellitus (ASPEN). Diabetes Care 2006;29:1478-85.
9- Cholesterol Treatment Trialists’ Collaborators. Efficacy of cholesterol-lowering therapy in 18,686 people with diabetes in 14 randomised trials of statins. Lancet 2008;371:117-25.
10- Bollapragada S, Norrie J, Norman J. Review of new regulations for the conduct of clinical trials of investigational medicinal products. BJOG 2007;114:917-21.
11- Angell M. Industry-sponsored clinical research. A broken system. JAMA 2008;300:1069-71.
12- Chan A-W. Bias, spin, and misreporting: time for full access to trial protocols and results. PLoS Medicine 2008;5(11):e230.doi:10.1371/journal.pmed
.0050230.
13- Ridker PM, Danielson E, Fonseca FA, et al, for the JUPITER Study Group. Rosuvastatin to prevent vascular events in men and women with elevated C-Reactive protein. N Engl J Med 2008;359:2195-207.

31 Replies to “CHOLESTEROL, STATINES ET DIABETE”

  1. @klick59 :

    Tout ça mériterait une consultation chez un médecin qui "comprend" les muscles et les articulations … ça existe !
    Moi, je suis un peu loin ! Dommage pour vous !

    Si j’étais vous, j’irai boire un coup au café des sports (ou à celui du commerce), et je me renseignerais discrètement (vous voyez ce que je veux dire … sinon, regardez un épisode de Derick) sur l’existence d’un ostéopathe compétent dans votre environnement, c’est fou les services que ces gens-là peuvent rendre aux bons citoyens (que vous semblez être malgré ces années de statines qui attaquent les neurones …) …

    Bon vent, matelot !

  2. Bonsoir,
    Ayant des problemes au niveau dorsale, toujours pas résolu
    j ai arrété crestor depuis 1 mois , mais pas d amélioration. Par contre tous mes articulations craquent depuis l’arret .
    Auriez une réponse à m’apporter (statines depuis 20 ans, j ai 43 ans)

                                          cordialement
  3. @guybac54 :

    Cette question de la micro-albuminurie (je n’en ferais pas une "maladie") est assez compliquée et du ressort de votre médecin généraliste.
    Je n’en dirais rien de plus "à distance"  …
    Pas de quoi s’en faire des cheveux blancs quand même … Y a pire ! B
    on vent, matelot !

  4. Bonsoir,

    Suite à mon billet du 20 novembre 2011, je n’ai pas reçu de commentaire concernant mon taux de micro albuminurie. Je suis conscient que vous ne faites pas de consultation via un blog, je souhaitais juste savoir si le faite d’être hypertendu à force de souffrir peux éventuellement expliquer ce taux.
    Par ailleurs j’ai arrêté comme prévu le 21 novembre le crestor et ezétrol, je commence a ressentir les bienfaits de cet arrêt.
    Merci à vous

  5. @embellie :

    Concernant les médicaments antihypertenseurs, les choses sont différentes (car on peut avoir des symptômes, et là ça devient une maladie) mais aussi pareilles au même car on a tellement descendu les chiffres d’une pression dite "normale" que des millions de gens sont traités sur la base d’un chiffre (comme le cholestérol) en l’absence de tout symptôme …
    Qui faut-il traiter ? Pour moi, ce n’est pas clair et les abus sont évidents !
    Drôle de médecine !

    Je parle de tout ça dans mon nouveau livre. Dites moi ce que vous en pensez, moi-aussi j’apprends tous les jours !

  6. Bonjour docteur,

    Je suis sous pompe depuis exactement 10 ans, + ou – 8% de hg, hypertension sous contrôle avec bipreterax, les reins OK aussi ( dixit les examens ).
    Bonne hygiène de vie, pas de tabac, quasiment la diète méditerranéenne, pas de complications à part cette hernie hiatale et cette pseudo dépression latente qui m’a complétement anéanti cet automne.
    L’arrêt des statines à été une véritable révélation, le mopral peut effectivement être pris à la demande suivant les douleurs qui reviennent généralement très vite ( mais comment faire sans !!!! ),  ma question était plutot portée sur les interactions médicamenteuses ?
    J’ais bien compris que le cholestérol n’étais pas un problème mais la tension ? Peut on arreter les médicaments de la même manière que les satines ? Votre livre "crime sexuel" m’a profondément marqué et "foutu la trouille", maintenant je pense que tous mes problèmes découlent de ce foutu médicament.
    Avec 55 ans au compteur dont 35 de diabète, c’est très difficile de garder le moral mais vous m’avez bien aidé, les 1ers résultats sont la, je commence à trotter comme un lapin en montagne en seulement 1 mois … Patience pour le reste comme vous le dite dans vos blogs et espoir d’amélioration avec le temps !!!!! Le temps de sevrage des statines à l’air très variable.

    Bon vent capitaine

  7. @embellie :

    ATTENTION !
    Arrêter la statine vous prive de tous les effets adverses mais ne vous protège pas pour autant …
    Ce qui veut dire qu’il faut maintenant commencer les choses sérieuses : si ça vous paraît obscure, relisez mes livres et surtout le prochain où j’ai résumé et simplifié !
    je ne puis faire une consultation à distance, vous le comprendrez, mais j’ai deux questions : 1) pourquoi pas une pompe à insuline ? 2) êtes-vous sûr d’avoir besoin du Mopral (qui augmente le risque d’infarctus) et du bipreterax ?
    je soupçonne des prescriptions automatiques …

    Bonjour chez vous !

  8. Bonjour docteur,
    Me plaignant de douleurs au jambes à mon kiné, et lui parlant de possible interactions de médicaments, (diabétique did depuis 35 ans, cholestérol, hypertension, hernie hiatale, troubles libido et érectiles, dépression latente, la totale quoi !!!!!!!! ) il me donne les réfs de vos livres. 1 lu puis 2 j’arrête immédiatement les statines consommées sans modération depuis au moins 10 ans et peut être plus, je n’arrive pas à remmoter mon historique pharmaceutique à part l’insuline bien sûr.
    Que du bonheur ou au moins du mieux, les douleurs ont quasi disparues, je me suis mis à la marche en montagne (que j’habite ) et j’espère le ski que je ne pratiquais plus, les douleurs étant trop fortes.
    Mes questions arrivent enfin : ne me reste-t’il plus que l’église pour retrouver mes facultés cognitives ( notamment en orthographe ) , mes capacités sexuelles, ma joie de vivre ( et de faire du bateau ) , où avez-vous un autre conseil miracle, notamment voir les effets des autres traitements que je prend quotidiennement, bipreterax + mopral + lexo à l’occasion ?
    J’ai fondé peut être un peu trop d’espoirs de guérisons de beaucoup de mes maux à la lecture de vos livres qui m’ont emballé ( grosse pub depuis) mais je reste confiant dans la suite de ma convalescence, depuis 35 ans que dure la lutte. . . ( en attendant, quelles m. . . . ces statines et en plus retour à la case divan depuis qqs mois : fatigué de tous ça  . . . .)

    Encore merci "le marin" et que la montagne est belle avec cet anticyclone en ce moment ! ! ! ! !

    embellie, le nom de mon bateau que j’espère retrouver au printemps

  9. Hier soir, fatigué de souffrir depuis des années (j’ai 52 ans), je suis tombé sur votre site très intéressant et qui me rassure dans mes choix, sur l’arrêt des statines.
    Depuis 1989 je suis traité pour le cholestérol, ancien militaire de carrière, depuis cette année-là je me suis retrouvé inapte sport dû à de violentes douleurs dans les mollets qui me paralysés sur place. J’ai subi divers examens dans de nombreux hôpitaux civils et militaires. Entre les suspicions d’artères bouchées, j’ai tout entendu, vouloir me faire une biopsie des muscles des mollets, voir même m’opérer pour enlever les gaines musculaires pour laisser libre place à mes muscles. Je suis très sérieux en vous disant cela. Naturellement je n’ai pas accepté. J’ai pris mon mal en patience puisque personne ne trouver la cause de ces douleurs terribles à l’effort.
    En 2005, un infarctus malgré ce fameux traitement, Stent actif, la cardiologue à mon écoute, me prescrit une nouvelle soi-disant statine le Crestor moins agressif. Il est vrai que je ne souffrais plus mais j’avais mal.
    Je sais pourquoi j’ai fait cet infarctus : surpoids, tabac, stressé, hypertension, sédentarisation sur plusieurs mois. Et une terrible colère un certain soir.
    Chaque année je vais faire mon bilan sanguin et à l’issue visite au CHU le 07 novembre dernier, chez le diabétologue (diabète type 2 bien stabilisé avec metformine 850 2 fois par jour) le cardiologue pour mon suivi suite à l’infarctus m’a rajouté ezetrol il y a quelques années. Félicitations des deux spécialistes ma prise de sang est exemplaire : Hémoglobine glyquée hba1c à 6,2, triglycérides à 0,86 g/l, cholesterol total 1,32 g8l, hdl 0,42 g/l, ldl 0.73.
    Par contre ma micro albuminurie et à 101,0 mg/l et l’année dernière à 75. Je suis très inquiet car ils ne trouvent pas le pourquoi. Je dois mesurer ma tension régulièrement mais elle ne dépasse pas les 13,8 au repos. La question que je me pose si avoir ce résultat viens d’être hyper tendu, cette situation douloureuse n’en serait-elle pas la cause car depuis ce magnifique cocktail je souffre le martyr dans tout mon corps douleurs aux 4 membres et quasiment toutes les articulations. Tout mon tronc n’est que douleurs, contractures, crises ressemblant à de la polyarthrite (justifiant une injection de morphine en février suite à une crise insoutenable). Deux ans de kiné avec une séance par semaine pour me détendre, ostéopathe, micro kiné, sophro, shiatsu nonindo, j’en passe et des meilleurs. Je ne peux pas faire aucun mouvement répétés sans déclenché des douleurs, même tenir la souris de mon ordinateur.
    Je trouve malgré tout le courage de faire plus de 1000 km de randonnée annuelle pour que mon corps soit actif à raison de plusieurs séances hebdomadaires.
    J’ai donc signalé cet état de souffrance aux deux spécialistes, ils sont d’accords sur le fait que je ne dois pas souffrir. Il me demande de passer au crestor 5 au lieu de 10 pendant trois semaines si les douleurs persistent d’arrêter pendant trois semaines. Pour ma part je vois mon médecin généraliste lundi 21 novembre, je vais lui dire que j’arrête immédiatement le crestor et l’ezetrol. Pour ma part demain je vais acheter vos livres pour bien comprendre et améliorer ce régime méditerranéen que j’essaye de pratiquer depuis pas mal d’années.
    Merci à vous, car vous me confortez dans ma décision, je me dis un cardiologue de surcroît chercheur ne peux pas raconter des idioties au risque de causer des accidents. Je n’arrive même pas à comprendre comment je n’ai pas craqué avant. Dès que je vais me sentir mieux je ne manquerais pas de le mettre sur votre blog. Encore merci.

  10. @Olive verte :

    Bravo !
    L’élève dépasse le maître … si je me permets …
    Vos calculs me semblent corrects.
    j’ai fait la même chose avec l’article de David Preiss dans le JAMA du 29 Juin dernier examinant le nombre de nouveaux diabètes chez des patients indemnes de diabète au début de l’étude et traités soit avec des doses modérées soit avec des fortes doses de statines.  Le surplus est de 2 pour 1000, donnant à l’échelle française : 1750 nouveaux diabètes par an ! Par rapport à un placebo, cela revient à vos propres chiffres ….
    Grâce à ces merveilleux traitements qui ne servent à rien !

    No comment !

  11. Bonjour docteur, peut être avez vous déjà traité cette question chiffrée ailleurs, renvoyez moi vers ces écrits le cas échéant.
    L’effet secondaire statine : augmentation de risque du diabète a été reconnu. + 9 % dans une métanalyse qui inclue Jupiter, ou plus 11 % pour le seul essai jupiter.
    Les auteurs concluent à un risque modéré, les commentaires qui l’accompagnent sont : 1 cas supplémentaire de diabète pour 225 personnes traitées pendant 4 ans.
    Ce chiffre m’inquiète, puisqu’il y a en France grosso modo 7 millions de personnes traitées par statines. En ordre de grandeur, à la louche, ça ferait, par an : 7 millions / 225 /4 = 7 777 nouveaux diabétiques.
    Certains l’étaient déjà avant le traitement, mais je n’ai pas trouvé ce chiffre. Si environ la moitié des prescriptions de statines concernent des diabétiques, ça ne ferait “plus que” 3800 et quelques nouveaux diabétiques chaque année. A l’échelle de la France, et des engorgements de services de diabétologie – endocrinologie, c’est énorme.
    J’en déduis que je me trompe quelque part, je ne sais pas à quel niveau. Avez vous des chiffres ou des calculs plus rigoureux et précis que les miens ?
    J’ai pris les infos de départ sur ce lien : http://www.theheart.org/article/104
    où le commentaire final est étonnant !
    Cordialement,

  12. @Prof. Bruno Scherrer :

    Cher ami,
    Je vous remercie de prendre la peine de donner votre point de vue, avec votre signature, et votre témoignage va sans doute intéresser les visiteurs de ce blog.
    Je vous félicite pour votre brillante carrière universitaire, doublée de collaborations passionnantes (et sans doute bénévoles) avec de prestigieux groupes pharmaceutiques.
    Je ne peux en dire autant, je l’avoue, n’étant qu’un prolétaire sous-payée et méprisé de la Nomenklatura qui fait les beaux jours des systèmes médicaux contemporains à la plus grande satisfaction de tous les intervenants du système comme vous le savez : "tout baigne" comme disent les jeunes …
    Je ne pense pas que je serais capable de vous faire changer d’avis, vu votre satisfaction du système telle que vous l’ exprimez dans ces quelques lignes.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du Mediator* (retiré du marché) trouvent le système que vous célébrez aussi satisfaisant que vous.
    Exception qui confirme la règle allez-vous dire !
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du Vioxx* (retiré du marché) partage votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du Cerebrex* (retiré du marché) partagent votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes de l’Accomplia* (retiré du marché) partagent votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes de l’Avandia* (retiré du marché) partagent votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du Cholstat* (retiré du marché) partagent votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du Fonzylanet* (retiré du marché) partagent votre point de vue.
    Je ne suis pas sûr toutefois que les victimes du  …
    Je ne suis pas sûr toutefois que …
    Je ne suis pas sûr …

    Ce que ces médicaments commercialisés pendant de longues années ont en commun c’est qu’ils ont tous passé les tests d’efficacité et d’innocuité dont vous vantez les mérites, au niveau des audits internes aux industriels et des audits externes officiels et gouvernementaux !
    Même la pharmacovigilance ne voyait rien ! 

    Comme c’est bizarre !
    Tout va bien Madame la marquise ! 

    Cher ami, vous qui souhaitez de la science, je me permets de vous recommander mes publications scientifiques (en autres à propos de JUPITER) et aussi mes livres sur l’innocence du cholestérol … 

    Je crains, hélas, que si vous n’avez pas compris l’argumentaire développé dans notre article sur JUPITER, vous ayez pu "être roulé dans la farine" et "en toute bonne foi " du temps de votre splendeur universitaire et industrielle.

    Il n’est jamais trop tard pour secourir les victimes innocentes !

    Bon entendeur, Salut !

  13. Cher Monsieur

    J’ai été 17 ans professeur d’Université. J’ai été également employé dans l’industrie pharmaceutique pendant 16 ans (incluant Senior Director and Head of the Biostatistics and Reporting division at Pfizer, PGRD, Ann Arbor, Michigan). La qualité méthodologique et statistique des travaux que j’ai vu dans le milieu académique et industriel est extrêmement variable et je ne pense pas que l’un ou l’autre puisse donner des leçons en la matière. Je reste profondément convaincu que les études menées à des fins régulatoires (en vue d’un enregistrement) par les laboratoires et qui sont souvent soumises avant l’enregistrement à un "FDA advisory committee meeting" qui regroupe les meilleurs spécialistes mondiaux (indépendants) de l’aire thérapeutique, font l’objet d’un examen méthodologique critique bien supérieur (beaucoup plus approfondi et non anonyme)à celui des grandes revues internationales avec arbitres. Lorsque vous écrivez "Il faut donc être indulgent et ne pas se moquer de la naïveté des investigateurs qui à l’époque écrivaient (page 688, 2ème paragraphe, traduction de l’auteur) : « la gestion des centres de recrutement, la collection des données et la constitution de la base de données sont réalisées par les employés de Pfizer UK » (7)" j’y perçois un dédain certain mais aucun argument méthodologique. La qualité du travail des gestionnaires de données de mes ex-collègues de Sandwich (PGRD, UK)est quant à moi irréprochable. Les audits internes et de la FDA existent dans les laboratoires. Les audits d’investigateurs impliqués dans une étude sont aussi présents et fréquents. Les audits de base de données d’universitaires non impliqués dans une étude à des fins règlementaires ne me semblent pas aussi fréquents et rigoureux.

    S’il vous plait prenez chaque étude ou méta-analyse et avancez des arguments statistiques et méthodologiques pour en évaluer la validité. A mon avis le reste nuit à la critique objective.

    Cordialement

  14. @vidal :Cher Jackie, Je ne fais pas de consultation via un Blog.
    Deux conseils, si vous permettez : 1) guérissez-vous de votre obsession du cholestérol; cessez de le mesurer ! 2) si vous avez peur de faire un infarctus, adoptez un mode de vie protecteur plutôt que de prendre des médicaments inutiles et toxiques.
    Pour vous éclairer, lisez mes livres, je ne peux rien dire de plus …   Amicalement

  15. J’ai arrêté la prise de vasten , remplaçé par de l’inegy . Depuis Mars 2010 jusqu’à septembre 2010 je n’ ai plus rien pris. Mon cholestérol était à 2.95. Depuis sept 2010 je prends une gélule de levure de riz ,aujourd’hui je suis à 2.34 .Je ne sais pas si je dois continuer ou tout arrêter . Que me conseillez-vous ?

  16. Chère Oriane,

    Je vous remercie de votre confiance, mais je ne saurais faire une consultation via un blog. Ceci dit, oubliez vite votre cholestérol et les médicaments qui vous ont été prescrits pour le diminuer, n’écoutez pas non plus votre pharmacien et réduisez au maximum les médicaments … Je ne puis en dire plus, vous en conviendrez, et surtout parce que pour votre âge, et étant donné votre culture nutritionnelle, vous pouvez difficilement faire plus ! Bonne route !

  17. Bonjour,
    J’ai 76 ans, de nombreux problèmes de santé : spondylolise, listhésis vertébral et cervical, plus de vésicule, etc et surpoids important depuis l’enfance. A la suite d’une chute en 2006, je marche relativement difficilement et m’aide d’une canne.
    Je prends des médicaments pour le coeur (fuite valvule mitrale et aortique) un beta-bloquant, du Nexiam pour hernie hiatale avec metaplasie….
    Depuis quelque temps, le médecin m’a prescrit du Zocor et tout le monde se réjouit de voir le cholestérol qui baisse ! oui, mais cela fait augmenter la glycémie alors que je ne consomme pas de sucre et que je limite les féculents ! récemment la dernière analyse de sang donne un bon taux de cholestérol total mais le HDL cholestérol a diminué ! de plus autre conséquence : les plaquettes diminuent aussi… J’ai stoppé le zocor de ma propre initiative et le pharmacien me conseille de prendre arterin car c’est une statine naturelle !
    Ne pourrais-je tout simplement prendre un complexe vitaminique (dont B3) ?
    J’aimerais avoir votre avis, les médecins prescrivent n’importe quoi parce que c’est la coutume sans doute, n’écoutent pas ou écoutent à moitié.
    Je mange bio, je privilégie les cuissons faibles, je consomme de l’huile d’olive extra vierge, 1e pression à froid, je consomme du poisson, obligée de manger de la viande car je suis limite en vitamine B12. Le médecin veut me faire des piqûres mais j’ai une allergie croisée chrome/nickel/cobalt.
    A la longue le bêta bloquant a créé une insuffisance rénale et je ne sais plus trop quoi faire.
    Merci de votre réponse et de donner des informations que personne n’ose donner.

  18. Chère Olive verte,

    Comme d’habitude votre question est très intéressante, mais je n’ai pas de réponse ! Désolé ! Il n’y a pas de science (sérieuse) concernant les atteintes vasculaires des maladies auto-immunes et les statines. Ceci dit, ce médecin n’est pas un charlatan pour autant, la protection des vaisseaux par les statines est défendue par les médecins qui s’occupent de transplantation d’organe, une situation paradoxale où l’on a à la fois une stimulation immunitaire (due à la présence du greffon) et une dépression immunitaire due aux médicaments immunosuppresseurs …La prescription de statine dans ces cas n’est pas justifiée à mon avis par des données scientifiques sérieuses … Il y a certes des données, mais étant donné les mensonges et la propagande caractéristiques de la question des statines, elles sont de peu d’intérêt. Conformément au principe (surtout ne pas nuire), je ne donnerais pas de statines dans ces indications “immunitaires”, mais si un médecin en donne, il peut toujours dire que faute de données scientifiques sérieuses et en son âme et conscience, bla bla … Amicalement

  19. Bonjour,
    ne sachant pas trop où poser cette question, je la met ici par défaut.
    J’ai rencontré récemment une amie atteinte d’une maladie auto-immune progressive avec au début des atteintes (heureusement modérées) de plusieurs organes, (yeux, peau au soleil) mais surtout les reins. Elle reçoit plusieurs traitements qui ont l’air de bien marcher pour sa maladie auto-immune, associés de sa part à un reprise en main drastique de son alimentation : type seignalet pendant 2 années au départ (elle y attribue l’arrêt de ses symptômes et l’arrêt de la progression de valeurs cliniques qui devenaient inquiétantes), et ensuite plus souple, assez proche du régime méditerranéen, sans alcool.
    Parmi tous les médicaments pris, figurent des statines (pravastatine, à doses modérées mais quotidiennes), pour un cholestérol à l’origine de l’ordre de 3 g., et qui a baissé depuis. Le but affiché est visiblement, outre les prescriptions que font beaucoup de médecins pour tout un chacun avec ce taux, de préserver les petits vaisseaux sanguins du rein.
    Je ne me rappelle pas avoir vu dans vos livres traiter de ce genre de prescription. Il me semble que c’est un bancal comme raisonnement, pour la préservation des reins, par analogie avec les autres cas que vous citez.
    Puis-je lui suggérer de se renseigner à ce sujet, et d’en rediscuter avec son médecin, et le cas échéant, y’a t’il des informations précises quelque part sur ce type de cas précis ? Etudes cliniques, autres, …

    Cordialement,

  20. Cher nuage dansant,

    Merci de votre témoignage, il est tout à fait pertinent (traduit la réalité) et se passe de commentaires. Pour des visiteurs de ce blog qui sont encore dans l’illusion, cela ne “parle” peut-être pas encore assez, mais en parcourant les billets et les commentaires à ces billets (notamment ceux comparables au votre), ils devraient ouvrir les yeux … Espérons-le ! Doit-on pour autant accabler les médecins souvent généralistes qui prescrivent ces médicaments dans le plus grand déraisonnable ? Pas sûr ! Ils sont eux-mêmes soumis aux avis des experts et universitaires qui sont aussi ignorants qu’eux, mais beaucoup plus arrogants, hélas … Et les premiers ont souvent peur des deuxièmes comme le citoyen a peur du policier, deux fois hélas ! Amicalement

  21. Bonjour M. DE LORGERIL,

    J’espère que vous allez bien.

    Je voudrais que vous publiez sur votre site web le vécu de ma mère. Je pense que son histoire va vous intéresser et ce sera un vrai témoignage de la réalité.

    Ma mère a 60 ans. Elle prend plein de médicaments pour combattre son hypertension, son diabète, et beaucoup trop de cholestérol et de triglycérides selon son généraliste. Et elle a commencé son traitement à 55 ans.
    Je vais à présent faire un zoom sur le traitement donné pour réduire le mauvais cholestérol et les triglycérides.
    Donc au début de ce traitement, elle s’est plainte de douleurs très gênantes au foie, et elle les avait tous les matins (malheureusement je n’ai pas le nom du médicament, mais ça doit être des statines…)… Ensuite après de nombreux mois de souffrances, son médecin décide enfin de changer ce médicament et lui donne SIMVASTATINE qu’elle prend depuis 4 ans et qu’elle continue à prendre.
    Il faut bien préciser que le médecin est super content à chaque fois que ma mère lui montre ses résultats d’analyses et qu’il voit le taux de cholestérol LDL chuté… Pour lui les douleurs sont pas graves, l’important c’est de faire chuter le cholestérol à tout prix !
    En Déc. 2008 : LDL 0.74 et HDL 0.73
    En Oct. 2009 : LDL 0.78 et HDL 0.64
    Il est donc très satisfait quand il a vu ça !
    (Et vous, qu’en pensez-vous ?)

    Et les mois ont passé… et ma mère a continué à suivre et suit toujours son traitement et un régime.

    Malheureusement elle est devenue plus fatiguée, et même si les douleurs au foie ont fortement diminué, elle a de fortes douleurs musculaires aux bras.
    Quelques fois, son bras ou sa main s’endord la nuit et devient totalement insensible… Elle a du mal à dormir. Elle a aussi des douleurs aux articulations des genous qui l’empêchent de monter les escaliers et aux coudes quelques fois. En plus de tout ça, elle a eu une cataracte (peut-être précoce ?) à 59 ans… J’ai vu que vous parliez aussi de "déclin cognitif".. justement ma mère m’a dit qu’elle commence à perdre la mémoire et elle commence à avoir peur. Il y a 1 mois, elle a eu un gros vertige et elle a pris sa glycémie et sa tension mais les 2 étaient normales… Puis actuellement, elle a des nodules à la thyroide et l’un d’eux a fortement grossi en quelques mois…
    Cela fait quand même beaucoup de problèmes de santé !!!
    A présent, suite à la visite de votre site web, je sais maintenant qui est le coupable, ce sont les statines !
    J’ai donc dit à ma mère de stopper SIMVASTATINE… un sacré poison qui tue lentement…

    Dire que cela fait 5 ans qu’elle prend des statines, et comme résultat une superbe chute du cholestérol LDL et un médecin ravi, mais un cauchemar pour ma mère qui a vu sa santé se détruire. Un grand merci à son médecin ! Donc tout ça pour réduire le LDL. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ??? Etait-ce si mauvais que ça d’avoir un "fort" taux de LDL ?
    NON !
    Les médecins devraient goûter aux traitements qu’ils donnent à leurs patients.

    Je suis choqué de voir que les médecins généralistes donnent de tels poisons à leurs patients. Ne prennent-ils pas le temps de se renseigner sur les effets néfastes de certaines molécules ???
    Ils jouent avec la vie des gens !
    Ils ont fait de longues études mais malgré cela pas le sens de la critique, ni de la remise en question, ni du libre arbitre… même pas la curiosité de se renseigner ni de se mettre à jour sur les dernières études faites, ni sur la pertinence des essais réalisés et des résultats !!! C’est effrayant !
    Cela me fait froid dans le dos de savoir que l’on met nos vies entre les mains d’"ignorants".
    Ils se font passer pour des sachants et des guérisseurs, ils pensent tout savoir et maîtriser mais ils ne savent rien…

    Merci M. DE LORGERIL pour avoir eu la gentillesse de diffuser tout votre savoir sur votre site web. Vous, Vous faîtes avancer les choses !

    Cordialement.

  22. Cher cro,

    Vous avez raison, la médecine et les médecins (pas tous heureusement, mais trop) dérapent ! Je n’en dirais pas plus à ce sujet maintenant. Je ne ferais pas non plus une consultation par blog interposé pour analyser votre cas que l’on peut qualifier de “classique”. Un mot concernant les “normes européennes” citées par votre médecin, elles n’ont pas de base scientifique sérieuse, c’est du marketing déguisé ! A oublier ! La levure de riz rouge est sans intérêt car il s’agit de statine (naturelle) à très faible dose. Ou bien on adhère à la théorie-délire qui dit qu’il faut, pour se protéger, avoir le cholestérol le plus bas possible et on prend du crestor (bien qu’aucune étude n’ait jamais montré un effet bénéfique de ce médicament par rapport à un placebo) soit on n’adhère pas (on a compris !) et on ne prend ni crestor ni levure. Par contre, on prend sérieusement sa santé en main, ce qui veut dire : exercice physique (surtout pour les diabétiques), pas de tabac (évidemment) et diète méditerranéenne. Dans votre cas, il est urgent de prendre les dispositions qui s’imposent si vous ne voulez pas devenir une charge pour votre famille (et la société). A vous lire, je comprends que vous méritez mieux : vous avez visiblement compris l’essentiel, reste à agir, je sais que ce n’est pas évident, j’ai écrit des livres pour vous aider. Bon vent, matelot !

  23. bjr
    suis diabetique type 2 depuis une dizaine d’annee (J’ai une neuropathie diabetique) j’ai 58ans et viens de subir 4 pontages ,suite à controle ds cadre diabete, operation bien passé ,exellente recuperation ,salle de gym 3 fois par semaine ,je fais attention a mon alimentation (bcp de legumes et fruits)
    je viens de voir mon cardio pour test d’effort tt est OK : à 225 watts en 10mn ; compte rendu tt est ok
    je prends comme traitement : compectac, kardegik, j’ai arrete le crestor car douleurs ds les membres insuportables ,et j’ai remplacé le crestor par ARTERIN (levure de riz rouge)mes analyses de sang avec ce produit sont bonnes LDL calculé = 1,15 G/L tryglicerides dans la norme
    j’ai expliqué à mon cardio ma demarche et la suppression du crestor
    reponse du cardio : je ne connais pas ce produit, avec votre intervention vs devriez etre a 0,75 G/L DE LDL calculé selon la nouvelle norme europeenne ………..dc reprenez du crestor,
    analyse avec crestor : tryglicerides ont exploses : 2.65 G/L
    LDL calculé : 0,57 g/l

    pas tellement medoc ,je prefere me soigner au" naturel" que pensez vs de cette levure de riz rouge? qui ne me pose pas de probleme en effet secondaire, et a priori ne me bouzille pas le foie (taux de trygliceride)comparativement au crestor
    qu’en est il a votre avis du taux de LDL "ideal " compte tenu de mon intervention (4 pontages)
    j’ai supprimé egalement le coversyl car je n’ai pas de tension
    je prends simplement 1/4 de TEMERIT
    j’aimerais avoir votre avis sur cela , car dans la conversation avec mon cardio ce dernier m’a glissé je cite : "vs comprenez mr cro si je ne vs prescris pas les recommandations "tartmuche" ……….. VS POUVEZ ME FAIRE UN PROCES………
    AVEC CA DEMERDE TOI …
    quel monde de con ……….
    a vs lire j’espere

  24. Cher ccmiens,

    Vous avez raison mais attention il ne faut pas confondre prévention du diabète et traitement du diabète (par exemple par la metformine). Ce sont deux questions très différentes, mais dans tous les cas, la question nutritionnelle est fondamentale. Hélas, considérablement négligée par les diabétologues qui pensent trop souvent que contrôler la glycémie et prescrire une statine constituent une panacée ! Amicalement

  25. Bonjour Docteur,
    Pour une fois une étude – "10-year follow-up of diabetes incidence weight loss in the Diabetes Prevention Program Outcomes Study" (The Lancet 29/10/09) – semble abonder dans votre sens. La prévention pour le diabète de type 2 avec un régime alimentaire et demi-heure d’exercice cinq jours sur sept est préférable à la prise d’un antidiabétique (metformine).
    Reste un interrogation sur la nature du régime alimentaire dans cette étude.
    Source : Que Choisir 12/09.
    Amicalement

  26. Chère Olive verte,

    Vous avez raison, c’est étrange cette inertie; mais au moins personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Ceci dit, vu l’exubérance médiatique à propos de n’importe quoi, il faut toujours un peu de temps pour que les esprits s’éclairent. Ne pas oublier non plus que les statines sont toxiques pour les neurones et que les utilisateurs ne sont pas les mieux placés pour comprendre l’arnaque dont ils sont victimes, hélas ! JOYEUX NOEL !

  27. Je ne lis à ce jour que deux commentaires sur cet article, 2 mois après sa parution. C’est très étonnant : en tant que diabétique insulino-dépendant, j’ai croisé beaucoup beaucoup de patients, en salles d’attente et dans les services, surtout ceux atteints de diabète de type 2 et lourdement traités pour diminuer le choléstérol (et l’hypertension).

    J’aurai imaginé ici un débat plus vif avec des diabétiques et des diabétologues sur le sujet que vous développez, et plus de questions, vu le nombre de personnes concernées, et entre autres les douleurs multiples dont se plaignaient certaines (liées aux statines ou aux complications du diabète, ou aux deux ? je ne sais pas).

    Je suis un peu désabusé par l’inertie médicale, et aussi par celle de beaucoup de patients. Qui attendent la parole du spécialiste comme celle du messie. Le spécialiste attend le résultat des études cliniques comme parole d’évangile. Et évidemment, celui qui critique des passages de l’évangile, est soit traité d’hérétique soit ignoré.

    J’espère que vous êtes blindé !

  28. Chère olive verte,

    Toutes les populations protégées cuisent peu leurs aliments ! Donc, cuisons peu ! Amicalement

  29. Cher Dominique,

    Merci de vos encouragements. Vous me demandez ce que je peux faire pour que cessent ces délires et scandales ? Communiquer, c’est à dire écrire et parler, le plus possible ! INFORMER les citoyens ! Sinon, je ne vois pas quoi faire de plus de mon côté ! Amicalement

  30. Bonjour, dommage que les diabètes type 1 et type 2 ne soient pas distingués dans cet article.
    Je suis diabétique de type 1 depuis quasiment 30 ans, pas de complication décelée (malgré des investigations très poussées), sous pompe à insuline depuis peu, et recherche d’un bon équilibre glycémique (parfois difficile) et d’une Hb autour de 7 (ça j’y arrive).
    J’ai bientôt 40 ans, vos articles permettent de faire la part des choses et de disposer d’arguments pour les discussions à venir sur les médicaments quand j’aurai passé la quarantaine. On me parle depuis peu du Plavix, sans me l’avoir formellement prescrit à ce jour.

    Je me permet une question sur les facteurs de risque que vous énoncez dans vos ouvrages : j’ai une activité physique régulière, une alimentation très équilibrée en omégas 6 (apports limités) et omégas 3 (noix, poissons, huile de colza, diverses petites salades sauvages), utilisation d’huile d’Olive, un ou deux verres de vin assez régulièrement pendant les repas, …

    Plus précisément, par rapport aux complications du diabète, et d’autres maladies, concernant les petits vaisseaux sanguins, avez vous un avis sur les recherches menées par le Dr Helen Vlassara, et plus généralement, l’impact des cuissons très fortes ? Les arguments que j’ai pu voir me font penser que c’est important aussi, en accompagnement des autres mesures, pour la prévention des complications à long terme. Je serai heureux de recueillir votre avis.

  31. Mon propos s’adresse au Docteur Michel de LORGERIL.
    Cher Docteur,
    J’ai lu avec attention et beaucoup d’intérêt vos différents écrits sur le cholesérol et les statines. Il est sur que j’abonde dans votre sens car j’ai eu durant ma vie (j’ai 72 ans) plusieurs exemples où le cholestérol s’est résorbé sans statines, simplement en modifiant son mode de vie. Une de mes connaissances est morte après plus de 50 ans de taux très élevé de cholestérol d’un accident à l’age de 94 ans !!!
    Dès lors comment peut-on laisser une chaîne comme Antenne 2 à l’émission de William LEYMERGIE ce jour 20 octobre à 6h45 présenter le cholestérol comme le responsable des maladies cardio-vasculaires et un médecin vanter à outrance l’efficacité des statines. Il s’agit là d’une désinformation grave pour les millions de télespectateurs qui ont vu cette émission. Je vais d’ailleurs en faire part à William LEYMERGIE, mais vous même, ne pouvez-vous rien faire pour bloquer ce système de pompe à fric qui tue plutôt qu’il ne soigne.
    Votre réponse me serait infiniment agréable et vous assurant de mon soutien inconditionnel, je vous prie d’agréer, Cher Docteur, mes respectueuses et reconnaissantes salutations.
    Dominique MERCURI CP 428 CH-1815 – Clarens-Montreux

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