STATINES ET CHOLESTEROL : ILLUSIONS SCIENTIFIQUES ET MEDICALES

Les statines sont des médicaments qui abaissent le cholestérol du sang. Sont-ils utiles pour empêcher l’infarctus et diminuer la mortalité cardiovasculaire ? Ce texte vise à éclairer les lecteurs pressés sur ces deux points. Rien ne peut remplacer toutefois la lecture attentive de mes deux livres sur « l’innocence du cholestérol » et sur « cholestérol, mensonges et propagande ».

INTRODUCTION

Les statines sont des médicaments qui abaissent le cholestérol du sang.
Ce sont des médicaments très efficaces, très supérieurs à tout ce que l’on a connu auparavant comme régimes ou médicaments anti-cholestérol.
Ils représentent désormais un des plus gros chiffres d’affaire de l’industrie pharmaceutique avec près de 7 millions d’utilisateurs plus ou moins réguliers rien qu’en France. Plus prosaïquement, ils sont responsables à eux seuls d’un déficit d’environ un milliard d’euros par an de l’Assurance Maladie.
Ces médicaments anti-cholestérol soulèvent deux importantes questions:
premièrement, est-ce que leur puissance anti-cholestérol se traduit effectivement par une diminution du risque de mourir d’une crise cardiaque ou de faire un infarctus du myocarde ?
Deuxièmement, y a-t-il un prix à payer sous forme d’effet toxique, en parallèle à cette diminution du cholestérol ?
En d’autres termes, les statines sont-elles bien tolérées ?
Ce texte vise, après quelques généralités, à répondre simplement et brièvement à ces deux questions.

GENERALITES
Les statines agissent sur le cholestérol par un mécanisme biologique clairement identifié : blocage partiel du système enzymatique qui gouverne la synthèse du cholestérol dans nos cellules, notamment au niveau du foie.
Il y a en effet deux sources de cholestérol : le cholestérol de l’alimentation – qui ne joue aucun rôle sur le niveau de cholestérol dans le sang – et le cholestérol que nos cellules fabriquent elles-mêmes en fonction de leurs besoins.
Toutes nos cellules sont capables de synthétiser le cholestérol car elles ont toutes besoin de cholestérol pour structurer leurs membranes, et avoir une fonctionnalité optimale.
Mais certaines cellules ont besoin de plus de cholestérol que leurs besoins propres car, à partir du cholestérol, elles fabriquent des substances très importantes pour notre physiologie générale.
Elles exportent ensuite ces substances vers d’autres cellules. Par exemple, les ovaires et les testicules fabriquent les hormones sexuelles – indispensables à la reproduction, donc à la survie de l’espèce – à partir du cholestérol. Aussi à partir du cholestérol, les glandes surrénales fabriquent les stéroïdes, ou hormones du stress, indispensables, par exemple, pour échapper aux prédateurs ou bien pour chasser le gibier et se nourrir (et encore survivre).
Pour ces raisons, le cholestérol fait l’objet d’un transport permanent dans le sang des organes producteurs de cholestérol – notamment le foie – vers les organes gros utilisateurs du cholestérol, par exemple les glandes sexuelles.

Le cholestérol mesuré lors de la prise de sang ne renseigne donc que sur le transport sanguin du cholestérol, et pas du tout sur son rôle physiologique.

Ce sont des lipoprotéines – des complexes moléculaires – qui assurent ce trafic sanguin du cholestérol. La principale lipoprotéine est appelée LDL, de l’anglais Low Density Lipoprotein.
Le cholestérol est livré aux organes qui en ont besoin via un système de récepteurs appelés LDL-récepteur.
Les statines diminuent la synthèse du cholestérol essentiellement dans le foie, le principal organe producteur.

Information cruciale donc : le cholestérol est une molécule indispensable à la vie de nos cellules et aussi indispensable à notre santé.

Vouloir à tous prix, ou espérer inconsidérément, avoir un cholestérol bas ou très bas – ou le plus bas possible comme disent certains médecins inconscients ou victimes du marketing de l’industrie pharmaceutique – ne relève d’aucune rationalité scientifique.
De plus, comme je l’explique longuement dans mes livres, le cholestérol est innocent de tous les maux qui lui sont attribués – ce qui fait l’objet de la deuxième partie de ce texte.
Manquer de cholestérol, y compris de façon relative, peut avoir de graves conséquences pour notre santé et c’est l’objet de la troisième partie de ce texte.
Auparavant, il faut rappeler ce qu’est un déficit sévère et spontané en cholestérol, c’est-à-dire en l’absence de tout médicament ou régime anti-cholestérol.
Le plus fréquent de ces syndromes héréditaires est le Syndrome de Smith-Lemli-Opitz.
Ce syndrome nous apprend beaucoup et montre, en dehors de toute toxicité médicamenteuse, quelles sont les conséquences d’un cholestérol bas ou très bas. Ce syndrome est relativement fréquent, environ 1 cas pour 5000 naissances, en ne tenant compte que des cas très sévères détectés à la naissance du fait d’anomalies morphologiques. Les cas “bénins” sont probablement beaucoup plus fréquents. Dans ce cas, les manifestations infectieuses (faiblesse du système immunitaire) et psychiatriques – autisme, suicide, délinquance – sont au premier plan.
Ce tableau clinique rappelle les données épidémiologiques concernant la relation entre le cholestérol et l’espérance de vie à l’âge adulte : en bref, les sujets avec un cholestérol bas ont une espérance de vie diminuée par rapport à ceux qui ont un cholestérol dit normal ou modérément élevé (selon les nouvelles normes).
Les causes des décès associés à un cholestérol bas sont essentiellement des morts violentes (accidents et suicides) et des cancers.
Il nous reste certes beaucoup à apprendre sur ce syndrome mais il est urgent que les médecins et le public soient informés de ces notions médicales cruciales afin que l’actuel délire concernant l’absolue nécessité de diminuer le cholestérol cesse rapidement.

ABAISSER SON CHOLESTEROL EST-IL BON POUR LA SANTE ?

Cette question fait l’objet de nombreuses discussions et polémiques parmi les experts depuis environ 50 ans, comme raconté dans deux livres récents (ci-dessous) en français.
Michel de Lorgeril. “Cholestérol, mensonges et propagande” Editions Souccar, 2008.
Michel de Lorgeril. “Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent ” Editions Souccar, 2007.
L’idée qu’il faille avoir un cholestérol bas pour être en bonne santé est basée sur la théorie du cholestérol qui dit de façon schématique : plus on diminue le cholestérol et plus on diminue le risque d’avoir un infarctus.
Et aussi : plus le risque d’avoir un infarctus est élevé et plus la diminution du cholestérol est efficace pour l’empêcher.
Un examen lucide de cette théorie montre qu’elle ne tient pas debout scientifiquement, tout simplement.
En fait, la seule manière de montrer sans ambigüité que diminuer le cholestérol est bon pour notre santé, c’est de faire des essais cliniques avec un tirage au sort et constitution d’un groupe expérimental. Les patients dans ce groupe reçoivent le médicament et sont comparés à un groupe témoin qui reçoit un placebo.
Les autres études – chez l’animal, dans des tubes à essai ou chez l’homme mais sans tirage au sort – ne permettent pas de conclusions.
En particulier, les études épidémiologiques montrant une relation entre cholestérol et risque d’infarctus du myocarde ont une très faible validité scientifique (voir les livres cités ci-dessus).

Cette évidence a été parfaitement comprise par l’industrie pharmaceutique et ses alliés qui depuis quelques années basent l’intégralité de leur marketing sur les essais cliniques.

Malheureusement, il est devenu clair que des essais cliniques conduits par des sponsors souhaitant que – c’est la notion de conflit d’intérêt – les résultats soient favorables au produit n’ont pas de valeur scientifique car ils sont contaminés par des biais méthodologiques.
Ceux-ci sont souvent manifestes pour des investigateurs expérimentés mais difficiles à détecter par les médecins, y compris les universitaires, qui tombent souvent dans ces pièges grossiers du marketing.
Aujourd’hui, de plus en plus de voix se font entendre pour dire que la majorité des essais cliniques testant les statines, notamment ceux présentant des résultats spectaculaires en faveur des statines, sont massivement biaisés.
Comme raconté dans les livres cités ci-dessus, il y a eu environ 25 essais cliniques testant une des statines commercialisées. Quand les essais publiés sont favorables au produit testé, tout observateur impartial ne peut manquer de constater que : 1) ils font l’objet d’un marketing intensif auprès des médecins ; 2) ils présentent très souvent des défauts techniques rendant extrêmement douteux leur validité; 3) ces défauts techniques sont plus ou moins masqués rendant leur identification difficile par des médecins peu experts en statistiques.

Parmi les mises en scènes les plus caricaturales, on notera celles concernant les effets des statines dans :
1) l’insuffisance cardiaque,
2) l’insuffisance rénale,
3) le diabète,
4) la prévention des accidents vasculaires cérébraux,
5) la protection des patients avec une pathologie aortique.

Certains experts remettent également en cause l’efficacité des statines dans diverses autres circonstances, notamment chez les seniors (les plus de 70 ans pour faire simple), les femmes (quelque soit l’âge et la pathologie sous-jacente) et les enfants.
Comme il est impossible de faire un bilan des essais avec des statines dans un court texte, on va décrire, à titre d’illustration, un exemple récent : l’étude JUPITER.
JUPITER est le nom d’un essai testant la rosuvastatine chez des personnes indemnes de toute maladie justifiant un traitement et qui n’avaient même pas un cholestérol élevé dans le sang.
Les investigateurs et le sponsor posaient l’hypothèse que même en l’absence de cholestérol élevé et de maladies artérielles, il pouvait être très utile de prendre cette statine (probablement à vie) pour se protéger de l’infarctus et de l’accident vasculaire cérébral.
Avant JUPITER, aucun essai n’avait montré que la rosuvastatine pouvait sauver des vies ou diminuer le risque d’infarctus.
Au contraire, deux essais conduits chez des patients très malades (insuffisance rénale ou dysfonction cardiaque) – et chez lesquels il était initialement prétendu que, parce qu’ils étaient gravement malades, ils profiteraient d’autant plus d’une diminution sévère de leur cholestérol – s’étaient avérés totalement négatifs.
Autrement dit, des diminutions drastiques du cholestérol n’avaient eu aucun effet bénéfique, en contradiction totale avec la théorie du cholestérol.
Le plan d’analyse initial de JUPITER était que les patients devaient être suivis au moins 4 ans pour espérer voir un effet bénéfique du traitement.
Mais au bout de moins de deux ans, JUPITER a été arrêté par le sponsor et les investigateurs sous prétexte que les effets bénéfiques étaient extraordinaires.

C’était un peu comme si dans une course de chevaux prévus sur 4 tours d’hippodrome, les organisateurs (qui avaient eux-mêmes engagé un cheval et parié très gros sur lui) décident d’arrêter la course après moins de 2 tours sous prétexte que leur favori a une si grande avance qu’il ne peut plus être rattrapé !

Les investigateurs et le sponsor ont prétendu que les sujets recevant la statine bénéficient d’une “diminution importante de la morbidité et de la mortalité cardiaque”.
En fait, un examen attentif des chiffres, et quelques petits calculs, montrent sans ambigüité que le nombre de décès d’origine cardiovasculaire est identique dans les deux groupes.
Pire, si on admet qu’il y a eu réellement moins de complications non mortelles, cela signifierait il y aurait eu dans JUPITER une diminution des infarctus sans diminution de la mortalité par infarctus !
Pour un épidémiologiste, ceci est impossible car la mortalité de l’infarctus est d’environ 50% quelque soit la population étudiée. Un calcul rapide montre que cette mortalité de l’infarctus est inférieure à 10% dans le groupe non traité, ce qui est à nouveau impossible.
Ces incohérences cliniques, observées dans le contexte d’un essai arrêté prématurément sans raison, indiquent que les résultats de JUPITER sont sévèrement biaisés et peu crédibles.

Il faudrait une enquête quasi policière pour déterminer si ces biais ont été construits intentionnellement, ou s’ils ont été involontaires.

Ceci dit, les résultats de JUPITER sont sans intérêt pour les médecins.
Pourtant, ils ont fait l’objet d’un concert médiatique particulièrement bruyant, faisant même la Une de quotidiens d’information générale comme Le Figaro.
Tous les grands médias spécialisés ont repris les résultats de JUPITER sans aucune critique.
Très peu de voix se sont fait entendre pour émettre des doutes.
Mais il y a pire : trois mois plus tard, deux nouveaux articles publiés dans des revues prestigieuses rapportaient à nouveau des résultats de JUPITER, soit disant originaux, mais utilisant la même base de données biaisées. On fait comme si une nouvelle étude JUPITER a été réalisée. Cette répétition de résultats est utilisée systématiquement par le marketing industriel selon les techniques de la propagande.
Si JUPITER était un cas unique, ce pourrait être anecdotique. Mais presque tous les essais des statines présentent les mêmes défauts rédhibitoires.
L’inspection objective des essais testant les statines nous conduit à conclure qu’il n’y a pas de démonstration scientifique convaincante que diminuer le cholestérol avec une statine a des conséquences favorables pour la santé.
Y a-t-il des inconvénients des statines ?

LES EFFETS DELETERES DES STATINES

Beaucoup de médecins ont des doutes concernant les effets protecteurs des statines.
C’est leur pratique qui a suscité ce scepticisme : ils n’ont pas l’impression que les patients traités sont protégés par rapport à ceux qui ne sont pas traités.
Mais ces impressions sont subjectives et par prudence ils continuent de prescrire en espérant que si ces médicaments ne font pas de bien au moins ils ne font pas de mal.
C’est une grave erreur !
Mais nul ne saurait le leur reprocher car tout est fait aujourd’hui pour leur donner l’illusion que les statines sont parfaitement tolérées. En effet, on peut lire sous la plume de scientifiques renommés que les effets secondaires des statines sont rarissimes.
Par exemple, selon ces drôles d’experts, moins d’un patient sur 1000 présenterait des symptômes musculaires ou ligamentaires sous statine.
Cette information est répétée ad nauseam dans les congrès et journaux médicaux.
A l’autre extrême, pour certains experts examinant cette question non pas dans des essais cliniques sponsorisés par l’industrie mais dans des consultations de patients non sélectionnés (bref, dans la vraie vie), près d’un patient sur deux se plaindraient de troubles musculaires sous l’effet des statines.
Le contraste est saisissant !
La question de savoir qui il faut croire ne se pose même pas.
D’un côté, des investigateurs désintéressés qui n’ont aucune raison de noircir le tableau, de l’autre, des employés de l’industrie avec des conflits d’intérêt si énormes qu’il n’est même pas utile de les commenter !
Cette toxicité musculaire a de graves conséquences car elle dissuade de pratiquer un exercice musculaire significatif qui pourrait être crucial voire salvateur dans certains conditions cliniques notamment dans le diabète, l’insuffisance cardiaque et après un infarctus du myocarde.
Outre les symptômes musculaires, ligamentaires, hépatiques ou digestifs qui peuvent empoisonner la vie quotidienne des patients, ou de sujets en très bonne santé par ailleurs s’ils ne consommaient pas ces médicaments, il y a aussi des effets sournois des statines – et des traitements anti-cholestérol en général – qui sont beaucoup plus inquiétants.
En bref, ces effets secondaires restent longtemps silencieux cliniquement.

Ils sont mal documentés car on n’a jamais vu des industriels se faire de la contre-publicité à moins d’y être contraints.
Cette absence de documentation – d’autant plus alarmante que rien n’est fait pour la corriger – doit nous inciter à la plus grande prudence. Un scientifique doit s’abstenir de déclarations intempestives en l’absence de documentation étayée. Inversement, la gravité des soupçons en l’absence de bénéfices de ces traitements, le Principe de Précaution et finalement le devoir d’informer les patients traités nous incitent à ne pas rester silencieux.

De fait, des données convergentes font penser que diminuer le cholestérol – notamment avec des médicaments – augmente le risque de cancers de façon substantielle dans certaines circonstances.

Quoique nous nous refusions à tout alarmisme, il semble que dans certaines catégories d’âge – au-delà de 60 ans– l’augmentation du risque puisse être importante (>50%) et sur une période de traitement brève, moins de 5 ans.
Il serait urgent que des experts indépendants de l’industrie se penchent attentivement sur cette question. Une incitation administrative y contribuerait.
D’autres effets secondaires, également difficiles à diagnostiquer et très mal documentés, concernent la toxicité neurologique des statines. Des données scientifiques solides et des témoignages multiples nous semblent très inquiétants.
Comme pour le cancer, les connaissances actuelles sur les effets des statines sur le déclin cognitif sont décrites et discutés dans le livre “cholestérol, mensonges et propagande”.

CONCLUSIONS

Les statines sont d’excellents médicaments pour diminuer le cholestérol. Les données scientifiques nous indiquent toutefois que diminuer le cholestérol ne sert à rien car il est dans la très grande majorité des cas totalement innocent de tous les vices qu’on lui attribue.
Un cholestérol élevé peut certes être révélateur d’un mode de vie délétère, mais le cholestérol est un témoin innocent.

Diminuer le cholestérol avec un médicament sans modifier le mode de vie ne réduit pas le risque d’infarctus et n’augmente pas l’espérance de vie.

Pire, les traitements anti-cholestérol, y compris les statines, ont des effets secondaires sévères et souvent torpides et un cholestérol bas est associé à une diminution de l’espérance de vie.

349 réflexions au sujet de « STATINES ET CHOLESTEROL : ILLUSIONS SCIENTIFIQUES ET MEDICALES »

  1. bonn

    pourrait-on m’expliquer les raisons de l’effet toxique des statines sur les muscles et quels type de muscle (le coeur?); les effets toxiques se retrouvent-ils avec des anti cholesterol naturels (phytosterols?) ?

  2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    Cher Bernard, Les mécanismes supposés des multiples toxicités des statines sont mal connus parce que, de nos jours « on » n’a pas intérêt à en parler et encore moins à les étudier. Ou bien, pour beaucoup, « on » n’a pas les moyens techniques ou financiers de le faire. Ceux qui pourraient le faire indépendamment de l’industrie (d’un financement industriel) ne le font pas pour toutes sortes de raisons qu’il serait trop long d’énumérer. Ma raison à moi est simple : ces médicaments n’ayant aucun intérêt thérapeutique, je ne vois pas pourquoi je perdrais du temps à en étudier les effets toxiques. J’ai mieux à faire. Concernant la toxicité musculaire, y compris à court terme, elle concerne apparemment la mitochondrie, le poumon de la cellule (notamment musculaire) via un déficit de synthèse du Coenzyme Q qui est liée (pour faire simple) à celle du cholestérol. Pour le coeur, c’est moins clair, on n’a pas d’explication ! Je dirais même que je ne suis pas certain que les statines soient réellement toxiques pour le muscle cardiaque, aux dosages classiques et à court terme au moins. Les phytostérols sont des substances « naturelles » mais ce ne sont pas des « anticholestérols naturels », ça n’existe pas. Ils agissent par inhibition de l’absorption digestive du cholestérol et leur toxicité (importante également) s’exerce par un mécanisme différent de celui des statines. Au récent meeting de Lille (Institut Pasteur), il y avait unanimité pour dire que ces substances ne devraient pas être commercialisées … Tout simplement. Vous pouvez demander les actes de la conférence au Service de Nutrition de l’Institut pasteur de Lille. Je vous encourage fortement, si vous avez le courage de lire des livres, à lire les miens, cela vous éclairera sur la désinformation ambiante. Avec mes amitiés

  3. celine

    Bonjour , je viens de lire votre livre intitule "Dites a votre medecin que le cholesterolest innocent il vous soignera sans medicament" qui est tres interessant
    cela dit mon ami a un cholesterol familiale (apparement heterozygote comme vous le decrivez) et je n’arrive pas a savoir si pour ce cas il est imortant de faire baisser son taux ou comme vous le dite le plus important se sont les regles hygieno-dietetiques a qu’a ce moment la prise de statine n’est pas necessaire car je ne souhaite pas qu’il prenne un medicament (statine) qui lui provoque plus d’effets secondaires que de benefice
    merci pour votre temps et votre comprehention
    cordialement
    Celine

  4. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    Chère Céline, Le terme « règles hygiéno-diététiques » m’indique que vous m’avez mal lu. Je n’utilise jamais ces termes dignes d’une médecine archaïque ou d’une conférence d’internat des années 1970. Dans le livre que vous citez, il y a deux chapitres concernant les hypercholestérolémies familiales. Les bénignes et les malignes. Et j’explique comment faire la différence ! Relisez attentivement ! Ceci dit, je ne pourrais évidemment pas faire une consultation par blog interposé, vous le comprenez ! Bonne route ! Amitiés

  5. martine

    Bonjour, j’en pleure de rire, je viens de lire sur E-sante quelques chapitres sur les statines, " effets bénéfiques " sur Alzheimer, AVC, sclérose en plaque, cancers : poumon, prostate, sein, colon, pancréas et j’en passe.
    c’est comme Cillit bang , un seul produit pour tout nettoyer! De là à prescrire en prévention…
    cela dit,je viens d’avoir un cancer du sein( mais aussi prise d’ hormones de tous poils pendant 40 ans,) un cholestérol un peu élevé? total3.40 et hdl 0.73 ldl 2.17( et alors, laissons le temps au foie de se désintoxiquer.
    J’ai refusé les statines, le pharmacien m’a dit que je jouais avec ma vie.
    Je suis en train de lire Cholestérol , mensonges … et je vais mettre en pratique et à 68 ans ne pas céder au chantage du généraliste.
    Merci
    " dites à votre médecin … est-il différent de " mensonges et propagande..comme il faut les commander impossible de se faire une idée.

    Quant aux effets secondaires " c’est dans la têe " parait-il.
    J’ai lu votre livre " Cholestérol , mensonge …

  6. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    chère Martine, Je suis désolé de ce qui vous arrive, mais je vous supplie de ne pas vous décourager, vous allez voir, vous allez vous en tirer ! Vous avez le punch qu’il faut ! Concernant le cancer et le cholestérol, ce que l’on vous dit est désastreux évidemment, et vous l’avez compris, bravo ! Mon premier livre est très différent du second qui n’est qu’un pamphlet ! Vous trouverez beaucoup plus d’informations pratiques dans le premier, qui vous renverra vers d’autres références. La lutte contre les cancers et la prévention des récidives passent par une bonne nutrition ! Lisez vite et vous comprendrez. Bon courage !

  7. Jean-Marc

    Bonjour,je suis Quebecois,j’ai eu l’occasion de parcourir votre livre  »Dites a votre medecin que le cholesterol est innocent… ».j’ai 51 ans et il y a 2 mois j’ai fait un infractus.j’ai subit une intervention et on a du me poser 3 stents car j’avais 2 arteres bloqués.on m’a prescrit différent médicaments dont le  »lipitor » alors que mon taux de cholesterol etait tout a fait normal.si j’ai bien compris ce médicament serait totalement inutile dans mon cas ? pourriez vous me suggerer le nom d’un médecin au Québec ayant la meme optique que vous?
    Merci

  8. chodez

    vous etes content de surfer sur la théorie du grand complot: on nous ment , on nous manipule, on nous enfume.Un de mes patients pontés vient donc sur vos bons conseils de décider d ‘arreter son traitement.Depuis combien de temps n ‘avez vous pas soigné ? Et l ‘avez vous jamais fait?
    vous en voulez plus, m’a t il dit , à l ‘industrie qu’à vos confrères ( etes vous médecin ?), au motif que le pauvre médecin n ‘ y comprend goutte .Je trouve cet argument insultant .

    mais comme il doit etre euphorisant d ‘avoir raison contre tous!
    et d ‘entrer dans l ‘histoire ! et pourtant elle tourne , quoi, en toute modestie !

    veuillez agréer monsieur , mes salutations bien contrariées

  9. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    Cher Jean-Marc du Québec, Vous ne devriez pas parcourir, mais lire sérieusement, mes ouvrages. Vous auriez ainsi compris que TOUS les médecins, ou presque tous, vous prescriront une statine parce que ils ont peur que ultérieurement il leur soit reproché de ne pas l’avoir fait. En effet, toutes les recommandations dites « officielles » disent qu’il faut donner une statine après un infarctus. Si vous m’avez bien lu, vous avez compris que scientifiquement ça n’était fondé. Mais en cas de problème juridique quelconque, le plaignant ferait citer quelques experts (officieux ou officiels de Bigpharma, c’est à dire pratiquement TOUS les universitaires), et le médecin non prescripteur serait condamné. Les médecins le savent et par prudence, plus que par conviction (car dans leur pratique, les plus éveillés ont bien vu que ça ne servait à rien sauf à provoquer des effets secondaires parfois très pénibles), ils se conforment aux recommandations. Comment faire ? C’est simple : 1) offrir mes livres à votre médecin qui comprendra que, comme moi, il a droit à avoir un avis divergent des avis officiels. En plus, il trouvera un argumentaire scientifique solide pour défendre sa position, et le juge pourra constater que face à des avis divergents dont il a pris connaissance il a fait de son mieux, c’est à dire ce que la Loi exige des médecins ! 2) lui annoncer que VOUS ne voulez pas de son médicament. Ainsi libéré de son obligation (il pourra dire au plaignant que VOUS ne vouliez pas de son médicament), il vous soignera de son mieux en collaboration avec vous ! Bonne route camarade, et ne perdez pas courage, car en modifiant votre mode de vie (et notamment vos habitudes alimentaires), vous pouvez simplement guérir ! C’est aussi raconté dans mes livres, et ça peut servir à votre médecin ! Amicalement

  10. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    Cher Dr Chodez, Vous avez la langue bien déliée, et l’insulte facile, mais la vue un peu basse ! Feriez mieux de lire mes livres avant de m’écrire de cette façon. Faites-le donc, si vous avez le courage de lire des choses dérangeantes et j’attends humblement vos excuses ! Je ne suis pas « surfeur » désolé ! Encore moins sur un grand complot, comme vous dites, mais si vous pensez vivre dans un monde où le marketing n’est pas roi et où chaque semaine un nouveau scandale (ou une nouvelle affaire) n’éclate pas à la face des industriels, c’est que voius regardez trop la télévision. Tous ceux qui me connaissent savent que j’ai longtemps pratiqué dans des hôpitaux universitaires français, suisses et canadiens et la dernière chose qu’oserait me reprocher la « nomenklatura universitaire » (et donc, elle se garde bien de le faire !), c’est de ne pas connaître mon métier et ses pratiques. Mais vous Chodez, vous le faites, en bon « surfeur » mais sur l’ignorance cette fois-ci ! Allez sans rancune, lisez moi et je vous pardonne à l’avance ! Félicitez votre patient, il est plus lucide que vous, mais lui évidemment, il n’a pas subit le bourrage de crâne que vous nous exposez ici !

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