Vaccins et autisme : les faits s’imposent…

 

Que certains vaccins favorisent l’autisme fait l’objet d’une controverse interminable et douloureuse.

L’épidémie d’autisme progresse partout, malgré les dénégations de certains, et de façon parallèle à l’inflation vaccinaliste.

Tout est fait pour masquer la réalité des faits ; ce serait une réalité tragique et presque impossible à accepter. Certes, c’est difficile à étudier et beaucoup se découragent, faute d’un accès libre aux données disponibles et aussi faute d’une réelle volonté d’éclaircir cette question cruciale en médecine.

Mais parfois le rideau se déchire et nous apercevons l’envers du décor : ce qui est caché et aussi ceux qui nous cachent les choses !

Une étude récente publiée dans un grand journal américain nous révèle des faits troublants mais très révélateurs. Avec les limites de la science moderne !

Le titre : « Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder » ; et c’est publié dans JAMA Pediatr 2017;171(1):e163609 pour ceux qui veulent aller vérifier.

Les auteurs : Ousseny Zerbo; Yinge Qian; Cathleen Yoshida; Bruce H. Fireman; Nicola P. Klein ; Lisa A. Croen.

Un seul est médecin diplômé (Klein) et universitaire ; c’est le boss ; ce sont ses conflits d’intérêt à lui qu’il faudra vérifier. Les autres sont des simples exécutants.

Pour les non anglophones, je traduis ce titre : Association pendant la grossesse entre survenue de grippe ou vaccination contre la grippe et le risque d’autisme.

Autism Spectrum Disorder (ou ASD) est un équivalent d’autisme en simplifiant.

C’est une étude cruciale pour deux raisons principales :

1- vaut-il mieux avoir la grippe (avec le vrai virus sauvage) ou est-il préférable de se vacciner contre  la grippe ? Certes, le contexte est particulier (la grossesse) et le résultat (un diagnostic d’autisme à 5 ou 10 ans) ne concerne pas la victime de la grippe mais son bébé.

Au-delà de la grippe, de la grossesse et de l’autisme, cette étude enveloppe une multitude de questions sans réponse à propos des causes de l’autisme,  des agents pathogènes et d’autres contextes cliniques.

2- vaccins et autisme est une question très difficile parce que presque tous les vaccins sont suspects.  Si on a beaucoup parlé du rôle possible des vaccins contre la rougeole (ROR), les vaccins contenant du mercure et ceux contenant de l’aluminium sont aussi suspects.

Ce qui veut simplement dire qu’il est presque impossible de trouver des enfants qui n’aient pas été vaccinés par un quelconque de ces vaccins suspects au cours des 40 dernières années. Cette situation est catastrophique pour un épidémiologiste car il n’a pas de groupe témoin (sans aucun des vaccins suspects) pour évaluer l’impact de ces mêmes vaccins sur le risque d’autisme.

Cette étude américaine sur vaccins, autisme et grossesse est donc très originale et très bienvenue pour nous éclairer puisque nous n’avons pas ou peu de facteurs de confusion : il y a celles qui ont la grippe, celles qu’on a vaccinées et celles qui n’ont eu aucun des deux pendant la grossesse, un vrai groupe témoin. J’espère être clair.

Je ne vais pas détailler l’étude, ce serait trop long, mais au moins signaler que ça concerne presque 200,000 enfants américains nés entre 2000 et 2010.

Les conclusions concernant le rôle de la grippe sauvage sur l’autisme sont limpides : pas de signal audible ou visible. Le virus de la grippe chez la maman n’augmente pas le risque d’autisme chez son bébé.

Par contre, les données sur les effets du vaccin contre la grippe pendant la grossesse sont catastrophiques ; mais les investigateurs ne veulent pas le voir : si la maman est vaccinée pendant le 1er trimestre, il y a une augmentation (autour de 25%) du risque d’autisme. Pendant les deux autres trimestres, les données sont moins claires mais vont dans le même sens.

Quand on met les trois trimestres ensemble, l’augmentation du risque persiste et quand on ajuste dans des modèles mathématiques pour tenir compte d’autres facteurs, le risque persiste.

Pour ceux qui aiment les graphiques, je reproduis ci-dessous les courbes montrant l’évolution des diagnostics d’autisme avec le temps. On voit nettement que 5 ans après l’accouchement, les courbes sont très proches, c’est après que ça se dégrade. Attention, ce qui est montré ce n’est pas la maladie réelle telle que vécue par les familles, c’est le diagnostic médical enregistré par l’Administration.

jama ped 4

 

Pour ceux qui préfèrent les chiffres, je reproduis la Table 3 de l’article qui résume assez bien les résultats des analyses (ci-dessous).

Ceux qui comprennent les statistiques médicales constatent que (c’est la dernière ligne du tableau) après des ajustements multiples (dont la légitimité peut être discutée), les intervalles de confiance restent supérieurs à l’unité : l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants de mamans vaccinées au 1er trimestre atteint 20%.

jama ped 5

 

Je résume : il vaut mieux avoir la grippe que le vaccin.

Sur un échantillon aussi grand et aussi peu sélectionné, ces faits sont hautement significatifs sur le plan clinique et encore plus sur le plan sociétal.

Comment se fait-il que personne ne réagisse ?

Les experts vaccinalistes ne veulent pas voir. Explication alternative, ils ne comprennent rien à ces données et « achètent » naïvement les conclusions des auteurs et notamment celles du boss.

Que dit notre universitaire en chef (le Pr Klein) ?

Il conclue que ces données sont probablement dues au hasard et qu’il ne faut surtout rien changer au programme de vaccination actuel ; mais tout de même (pour ne pas trop se ridiculiser) que de nouvelles études semblent nécessaires (ci-dessous copie de la conclusion de l’article).

jama ped 3

 

Pourquoi le Pr Klein refuse d’entendre ce signal fort que le vaccin contre la grippe semble augmenter le risque d’autisme ?

Parce que ses liens d’intérêt le rendent sourd et aveugle ; ci-dessous ses liens d’intérêt.

jama ped 6

Le Pr Klein a donc de bonnes raisons d’essayer d’enterrer ses propres découvertes. Mais les autres ? Les experts vaccinalistes ? Les lanceurs d’alerte antivaccinalistes ?

Pourquoi ce silence tonitruant ?

Je conclus : nous avons ici évidence forte, mais non définitive (comme toujours dans les sciences de la vie), qu’un vaccin parait augmenter le risque d’autisme.

Ces données doivent être prises avec prudence, bien sûr, mais doivent alerter la communauté médicale.

Ce n’est pas une bonne idée – il est très imprudentde vacciner une femme enceinte sauf cas très particuliers que je ne vais pas discuter ici.

Plus personne ne pourra clamer l’innocuité des vaccins de façon générale ; plus personne ne pourra prétendre que les vaccins ne pourraient pas augmenter le risque d’autisme ; plus personne ne pourra clamer que le cerveau des bébés n’est pas fragile et ne doit pas être protégé ; plus personne ne pourra décréter que vacciner une femme enceinte est sans danger !

La parole est désormais aux Tribunaux : il faut écouter les familles qui s’estiment victimes !

 

 

 

 

 

289 réflexions au sujet de « Vaccins et autisme : les faits s’imposent… »

  1. el cosi

    Ce qui est extrêmement révélateur, c’est que dans la plupart des domaines, médecins et chercheurs s’échinent à rendre leurs résultats plus spectaculaires, mais que sur certains sujets de santé publique très sensibles, comme les vaccins par exemple, il font tout pour atténuer leurs conclusions. C’est vraisemblablement le prix à payer pour être publié.

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : el cosi

      Publiés et surtout recontractualisés : dans une économie marchande et spectaculaire, la seule valeur est marchande ; si tu n’es pas achetable, tu ne vaux rien car tu n’as pas de « valeur »…

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  2. reliquet

    Quelle bouffonnerie cette histoire de fièvre autistisante depuis le temps on s’en serait pas aperçu? Dans les années 70 quand le taux d’autiste était de 1/5000 naissances les américaines vivaient sous bulles et plus aujourd’hui? Et la fièvre post vaccinale serait comparable à un train d’hyperthermie lié à la vraie grippe, vraiment?

    Dans un cas rien ou un fébricule isolé, dans l’autre rien ou des fébricules ou un train de fortes hyperthermies sur sept jours, laquelle de ces fièvres seraient vraiment suceptibles de produire le plus de dégâts si ce phénomène était en cause?

    Oh! MT, au fait, tu sais qu’on a une interview exclusive d’Andrew Wakefield à l’aimsib et qu’on sait pas quoi en faire? Que tous les co-redacteurs de son article ont été blanchi du soupçon de fraude sauf lui car s’étant installé au Texas il a été le seul à ne pas faire appel?

    On ne va pas annoncer tout ça à CMT on risquerait de la déstabiliser dans ses psychorigides certitudes! (mais on le fera un jour, sois-en sûr)

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  3. Amber

    Je déclare que j’ai été vaccinné contre la grippe au premier trimestre de ma grossesse, et mon enfant est autiste. Tous les médecins le disent de faire attention à ce que l’ont consomme enceinte, surtout des medicaments. Je ne verrais pas pourquoi ça serait différent pour les vaccins. Ça fait beaucoup de sens pour moi.

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    1. Guillaume
      En réponse à : Amber

      Les vaccins auxquels a été soumis votre enfant ont peut-être aidé également. Je ne pense pas qu’on naisse autiste.

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  4. Pascal

    Cher Dr de Lorgeril, j’aimerais vous poser une question.
    Dans votre billet vous dites : « Cette situation est catastrophique pour un épidémiologiste car il n’a pas de groupe témoin (sans aucun des vaccins suspects) pour évaluer l’impact de ces mêmes vaccins sur le risque d’autisme. »
    Des populations telles que les Amish ne peuvent-elles pas servir de groupes témoins?

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Pascal

      Bravo !
      Vous avez tout compris : les Amish pourraient servir de groupe contrôle ! Ils sont contre tous les vaccins : pas de mercure, pas d’aluminium, pas de ROR !
      Et, comme par hasard, l’autisme chez les Amish c’est inconnu ou très rare…
      Sauf que les Amish, descendants de migrants helvètes, ont des modes de vie particuliers et aussi peut-être une génétique particulière. Comment tenir compte (ajuster) pour ces facteurs de confusion ?
      Le premier pseudo-statisticien cucul-la-praline du Ministère va venir vous dire que les Amish sont protégés de l’autisme parce qu’ils n’utilisent pas l’électricité ou le moteur à explosion…

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : akira

          Les Amish « intéressants » [comme groupe témoin] sont ceux qui sont étudiés et répertoriés… Et chez ceux-là, non seulement on connait la prévalence de l’autisme (pas en 1984) mais aussi le taux de couverture vaccinale : presque nulle !
          Les « autres » Amish (mal répertoriés et non étudiés) sont sans intérêt, certes !

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          1. President de la ligue antivaccinale
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Dr. Eisenstein had over 40,000 un-vaccinated, healthy children in his practice – most delivered at home. The children in his practice had little or no asthma, allergies or any of the chronic illnesses seen in countless children today.
            And they had NO autism!
            Dr. Mayer Eisenstein, célèbre medecin americain

            « We have about 30,000 or 35,000 children that we’ve taken care of over the years, and I don’t think we have a single case of autism in children delivered by us who never received vaccines.

          2. dreamer
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            hé oui. Il faudrait faire des comparatifs à grande échelle entre des populations très vaccinées (disons plus de 10 / 15 injections) avec des populations peu ou pas vaccinées du tout, mais qui ont le même cadre de vie (globalement).

    2. dreamer
      En réponse à : Pascal

      incomparable en terme d’effectifs. (moins de 400 000 personnes), et leur mode de vie ne permettrait pas d’exclure d’autres facteurs.

      Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : akira

      Dans les réunions publiques organisées pour « informer » [c'est-à-dire "désinformer" de façon organisée] le public, si vous émettez un doute, vous êtes vite privé de microphone…
      Dans le monde hypervaccinaliste, le doute et l’humilité n’existent pas. C’est la grosse caisse !
      N’oubliez pas les slogans qui ont stigmatisé deux Ministres :
      - l’une nous a dit : « la vaccination, ça ne se discute pas ! » Boum !
      - l’autre nous a dit : « la récréation est finie ! » Re-Boum !

      Depuis la période insalubre qui précéda Mai 68, je n’ai jamais vécu une telle arrogance stupide abuser de son pouvoir de façon aussi sinistre !

      Répondre
      1. Bernard Guennebaud
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pour ma part je suis ENTIÈREMENT en accord avec les 2 ministres : pour la première la vaccination ça ne se discute pas, ça s’étudie, alors étudions ! Que disent les vraies études ?
        Pour la seconde, il serait temps en effet que les « experts » arrêtent de faire n’importe quoi avec les statistiques. C’est ce que me disait un collègue statisticien vers l’an 2000 « On devrait interdire aux médecins d’utiliser la statistique, ils font n’importe quoi avec ! » Comme par exemple d’utiliser des souris non fécondées pour étudier une durée de gestation !!!

        Oui, oui, sous forme analogique c’est à dire en fait, conserver dans les calculs des cas non vaccinés pour étudier l’éventuelle incubation entre cette vaccination qui n’existe pas et l’apparition de la maladie. Et ce avec des conséquences impressionnantes car c’est ainsi qu’a été obtenu en 2008 un signal statistique qui fit grand bruit, celui sur les « observants au calendrier vaccinal » et qui en réalité n’existe pas ! Voir les détails dans mon article
        http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/02/07/36121962.html
        Sur ce coup là tous sont ridicules : les auteurs bien sûr mais aussi les commentateurs « autorisés » qui n’ont pas vu que le signal n’existait pas pour chercher à le neutraliser en allant chercher le risque de première espèce pour classer le signal comme de nature aléatoire. Pourtant, on ne peut évoquer cette possibilité que si on a renouveler suffisamment les données. 20 renouvellement donnent en moyenne un résultat significatif alors que tout va bien. En médecine il est pratiquement IMPOSSIBLE de renouveler autant de fois les données. Les « experts » confondent avec une exploration des données qui consiste à faire varier l’objet du test parmi les mêmes données. Ce n’est pas du tout la même chose !!!
        J’ai expliqué cela et d’autres choses au congrès Adelf-Sfsp d’Amiens en octobre 2017 devant plus de 100 épidémiologistes, ils étaient sciés à la base. Résumé et diaporama sur adelf-sfsp.fr/?p=15493 Il serait temps de siffler la fin de la récrée, en effet !!!
        A écouter aussi, Roger Salamon (10 ans président du HCSP) qui, il y a une semaine, affirmait sur une radio bordelaise qu’il y a eu des cas de sclérose en plaques liés à la vaccination hépatite B https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk (vers 40′)

        Répondre
  5. Jean-Marc

    Un article disparu a relire avec intérêt et qui place certaines pièces du puzzle :

    « Four clear, replicable, and related discoveries explaining how autism is triggered are forming an undeniably clear picture of autism’s causation, and possibly ways to alleviate the symptoms, too. »

    « What you’re about to read is the product of more than two dozen very recent peer-reviewed published scientific studies » (AoA)

    https://web.archive.org/web/20180313132231/https://healthcareinamerica.us/did-chinese-scientists-find-autisms-missing-puzzle-piece-2d50be5b9122

    On peut se poser la question des raisons de sa disparition.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Jean-Marc

      Merci beaucoup.
      Les articles cités et le principal soulèvent beaucoup de questions ; mais, curieusement, rien ne va à l’encontre de l’étude montrant le rôle important de la vaccination pendant le 1er trimestre ; à moins que ça m’ait échappé ; ce qui n’est pas impossible !

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      1. Souris7
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        L’argument de CMT est: comme on ne peut pas comparer les femmes vaccinées avec les femmes ayant eu la grippe au premier trimestre en raison de l’échantillon trop faible dans le second cas on ne peut rien dire.On peut tout de même comparer les femmes vaccinées au premier trimestre par rapport aux non vaccinées. Le risque est faible d’avoir la grippe sur 3 mois par contre c’est 100% de chance de recevoir les virus et ce qui va avec en étant vacciné. J’espère que vous me suivez. Si l’on compare vaccinées au 1er trimestre/ non vaccinées, c’est encore plus effrayant.
        Je repense aux courbes des SEP et autres maladies apparentées avec une explosion des cas après la campagne du vaccin contre la hépatite B. Là encore c’était un coup du hasard.
        J enrage!.Quand je pense que j’ai acheté ce vaccin durant plusieurs années ! En 2019 il ne sera plus utile d’aller voir son médecin pour recevoir le vaccin anti grippe. Merci beaucoup pour cet article.

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Souris7

          Évidemment !
          Merci !
          Un peu cucul, la CMT ; je n’ai pas eu le courage de répondre ; parfois je désespère de tant de bêtises…
          Mais en fait j’ai tort, depuis jésus Christ, la bêtise a toujours fini par perdre mais il faut du temps…

          Ça fait 40 ans que je vis ça en médecine et je ne suis toujours pas habitué…

          Alors je relis la Bhagavad-Gîtâ et je me remets dans l’esprit que je ne suis qu’une fourmi et que c’est le Grant Tout qui finalement fera le ménage…
          Mais je conclue toujours en me disant qu’à ce moment-là j’aimerais bien tenir la balayette ou la petite pelle…
          « Vilaine » pensée à chasser très vite car (40 ans d’expérience), au moment du « petit » ménage, les idiots d’hier ont depuis longtemps déserté…
          Les désertions se multiplient dans le monde du cholestérol ; voyez le pitoyable « flop » du dernier essai avec un anti-PCSK9 (ODISSEY) !

          Répondre
  6. aubepine

    Une machine qui apprend toute seule ou encore un ordinateur capable de se faire passer pour un humain* ? L’intelligence artificielle (IA) est partout mais sa définition semble encore bien floue. Toutefois, les enjeux éthiques qu’elle soulève doivent être interrogés. Aurélien Dutier, philosophe et chargé d’étude à l’espace Ethique des Pays de la Loire, en évoque les contours, en particulier en matière de médecine et de santé.

    « Il est difficile de définir le terme d’intelligence artificielle, dans la mesure où la définition même de l’intelligence fait l’objet de débats », explique Aurélien Dutier. S’agit-il d’une simple somme de connaissances ? De la capacité à prendre une décision en fonction de plusieurs critères ? Ou encore celle d’interagir avec un environnement ? Comment déterminer qu’une machine possède une forme d’intelligence, qu’elle est davantage qu’une machine surpuissante ?

    Malgré ces questions toujours en suspens, l’intelligence artificielle va entrer de plain-pied dans plusieurs domaines en France. C’est ce qu’a annoncé Cédric Villani, mathématicien et député pour le mouvement La République en marche, sur France Inter ce matin du 28 mars 2018. Avant de rendre public un rapport qu’il a lui-même rédigé sur le sujet. Il a notamment révélé que l’IA avait vocation à être développée dans 4 secteurs : la santé, le transport, la défense et l’environnement.

    La médecine, un secteur sensible ?

    Dans le secteur de la santé donc, l’IA recouvre actuellement de manière concrète plusieurs compétences. Les algorithmes concernés ont notamment pour but de simuler les facultés cognitives humaines afin d’aider à la décision médicale. Exemple, le logiciel informatique Watson, développé par la firme IBM, est capable d’analyser toutes les données d’un patient (ses symptômes, les consultations médicales, ses antécédents familiaux, ses résultats d’examen…) afin de lui appliquer un savoir scientifique pour déterminer le meilleur traitement.

    Selon Aurélien Dutier, la machine dotée d’une forme d’intelligence peut en effet aider à la décision. « Sur des éléments d’arbitrage, la machine peut aider à raisonner de façon plus objective », note Aurélien Dutier. Certains algorithmes pourraient ainsi améliorer la prise de décision, par exemple pour une greffe. En matière de prise en charge du diabète, des scores sont en outre actuellement élaborés pour déterminer quels patients bénéficieraient d’une opération de chirurgie bariatrique en fonction de nombreux facteurs de risque et critères de bénéfices.

    Mais peut-on pour autant envisager de déléguer tous les choix et les diagnostics médicaux à l’IA ?

    Prévention en santé contre liberté ?

    Autre problématique, celle de la liberté individuelle. Dans le but de développer la médecine personnalisée, de nombreuses données de santé vont être et sont déjà compilées par des ordinateurs puissants mais exposés au risque de piratage ou de détournement d’usage. « Si on détient une foule d’infos sur une personne, on a un pouvoir, une toute puissance sur elle », souligne Aurélien Dutier. « La protection du secret médical, le risque d’intrusion dans vie privée, dans l’intimité sont autant de problématiques soulevées par ces big data en santé. » Ainsi la sécurité des données est-elle un enjeu majeur, dans le contexte d’expansion des dispositifs associés à l’intelligence artificielle.

    A ce sujet, Cédric Villani estime la France et l’Europe plus protectrices et plus conscientes des risques que les États-Unis sur le sujet. Pays où ont éclaté des scandales concernant l’exploitation des données personnelles par les géants du web comme Facebook avec la société de communication stratégique Cambridge Analytica. Ce qui n’écarte pour autant pas tout risque à ce sujet.

    Enfin, le totalitarisme guette peut-être là où on ne l’attend pas. Avec à l’esprit un but louable, celui de protéger les personnes âgées des chutes par exemple, la santé connectée pénètre de plus en plus dans leurs maisons. Objectif, le maintien à domicile. Mais « n’est-ce pas aller trop loin dans la surveillance au quotidien, risquant ainsi de remettre en question liberté de la personne de vivre en dehors de normes médicales imposées » ?

    *Le test de Türing (Alan Turing) a pour but de déterminer si une machine est capable d’imiter suffisamment l’intelligence humaine pour se faire passer pour un humain. Ce fut le cas d’ELIZA, un algorithme mis au point dans les années 1960.

    Tiré de « Destination Santé »

    Pardon pour ce énième hors série ! …

    Répondre
    1. londoner
      En réponse à : aubepine

      Detournement d’usage est entrain de se faire ici.Depuis longtemps deja la nhs signale benevolement les etrangers suspectes d’etre sans papier au ministere de l’interieur.
      recemmnet l’accord a ete systematise et rendu public.Pour les noms et adresse, les coordonnees.
      Maintenent le gouvernement veut aller plus loin: s’introduire dans les dossiers confidentiels meme des etrangers, une mesure en preparation qui est contestee au tribunal par l’association Liberty Human rights.

      Cela en plus de la creation d’une enorme banque de donnees sur tout le monde reunissant pour chaque individu tous les registres gouvernementaux y compris photos, videos.
      En parallele, l’etablissement systematique des programmes de reconnaissance faciale qui vont etre generalises par les polices.

      le droit a la vie privee, a l’anonymat sont deja bien loin et brexit qui n’est meme pas encore acheve!

      Répondre
  7. aubepine

    L’article précédent s’intitulait :

     » L’intelligence artificielle en santé : un risque pour la liberté individuelle ??? »

    Répondre
    1. phil
      En réponse à : aubepine

      l’intelligence c’est une réflexion, qui prend en particulier en compte des éléments nouveaux, par définition non répertoriés. C’est la définition qu’on pourrait en donner.

      Un exemple volontairement caricatural entre « algorithmes » (je ne sais pas ce que c’est mais ça sonne bien) et intelligence :

      Avant la guerre et prenant en compte les données depuis 5000 ans, 1 algorithme a décidé de construire la ligne Maginot. Au même moment 1 être doté d’intelligence (de Gaulle) écrivait 1 livre pour expliquer pourquoi ça ne servirait à rien. La différence entre lui et le calculateur ? : il a pris en compte de nlles données subtiles que personne n’avait pensé à faire rentrer dans la machine…

      Voilà pourquoi il n’existe pas d’intelligence artificielle, contrairement à ce que dit Bill Gates, mais pas notre mathématicien à l’araignée. Les ordinateurs seront toujours des cons

      Répondre
      1. Ricomart
        En réponse à : phil

        Mon Filon,
        Les ordinateurs sont des machines et pas « L’origine du monde » et c’est bien comme ça ! Un outil est l’extension de la main et pas la main, l’artifice consistant, comme toujours, à faire de l’objet le sujet et des sujets à un ordre divin, fut-il matérialiste. Le spectacle marche la tête à l’envers, ce que nous comprenons en le remettant à l’endroit. Pour l’origine du monde, j’ai d’autres options plus avenantes…

        Répondre
          1. Ricomart
            En réponse à : phil

            C’est vrai que du « u » au « n » y’a pas loin ! A force de regarder le monde la tête en bas je les confonds. Mon Filou, donc, tu votes comme tu veux et l’origine du monde c’est sûrement ce que l’on peut faire de plus sexy.

          2. Ricomart
            En réponse à : phil

            Comme dit le proverbe chinois : « ne te laisse pas tromper par la forêt qui cache l’arbre » , comprenne qui pourra !

      2. akira
        En réponse à : phil

        Mais il nous mettent deja une pilee au Go …
        Pour travailler assez souvent avec des reseaux d’apprentissage profond, ce postulat theorique pourrait bien etre remis en cause a moyen terme …

        Répondre
    2. aubepine
      En réponse à : aubepine

      La France dévoile son plan pour devenir un leader de l’intelligence artificielle
      Par AFP le 29 mars 2018
      Pour que la France « ne rate pas le train de l’intelligence artificielle » (IA), Emmanuel Macron présente jeudi un plan ambitieux pour développer cette nouvelle technologie en passe de révolutionner l’économie et la société, actuellement dominée par les Etats-Unis et la Chine.

      Attirer les meilleurs chercheurs, créer un centre français de niveau international, développer une politique des données, faire émerger des champions français et engager une réflexion sur l’éthique et la régulation de ces innovations qui inquiètent : voici les grands axes que doit annoncer le chef de l’Etat, accompagnés d’une enveloppe financière conséquente.

      Son programme s’inspire du rapport commandé en septembre au mathématicien et député (LREM) Cédric Villani, qui a piloté plus de 300 auditions auprès d’experts du monde entier.

      L’objectif est de propulser la France parmi les champions de ce domaine où elle dispose d’un savoir théorique indéniable et de cerveaux recherchés, mais manque encore de groupes leaders.

      Coup d’envoi de cette initiative, plusieurs géants internationaux ont annoncé mercredi soir l’implantation en France de grands centres de recherche en intelligence artificielle.

      Le coréen Samsung va installer à Paris son troisième plus grand centre de recherche, fort à terme de plus de cent chercheurs, et le japonais Fujitsu y ouvrira son premier centre de dimension européenne. D’autres grands groupes devraient faire des annonces dans la journée.

      Des décisions liées non pas à des subventions mais à l’attractivité retrouvée de la France, qui profite aussi du Brexit et d’un « effet Trump », explique l’Elysée. L’image améliorée de la France avait déjà été illustrée par le succès du sommet de Versailles « Choose France », opération de séduction organisée cet hiver par Emmanuel Macron pour convaincre les grands groupes d’investir en France, y compris ces Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple) que la France veut taxer davantage.

      Le président a aussi reçu à dîner mercredi à l’Elysée une quinzaine de sommités mondiales du secteur, dont le Français Yann Le Cun (chef de l’IA chez Facebook), la Japonaise Noriko Araï, qui a conçu un robot capable de réussir un examen d’entrée à l’université ou le Britannique Demis Hassabis, fondateur de DeepMind, père du logiciel AlphaGo qui a battu en 2016 le plus grand maître mondial de go.

      - Ethique -

      Jeudi, un sommet de l’intelligence artificielle organisé au Collège de France rassemble les grands noms du secteur avant d’accueillir vers 15H00 le chef de l’Etat.

      L’enjeu est aussi de faire revenir en France ces chercheurs français devenus des stars à l’étranger, comme Luc Julia, l’inventeur de Siri chez Apple passé chez Samsung, qui dirigera le futur centre de recherche parisien du groupe coréen.

      Le chef de l’Etat devrait également annoncer des mesures pour encourager l’utilisation de l’IA par les services publics et soutenir les projets de recherche et les start-ups du secteur, afin de développer un « écosystème français de l’IA ».

      La stratégie française veut s’inscrire dans un cadre européen, pour que l’UE devienne un grand acteur mondial du secteur, explique l’Elysée, d’où la participation au sommet de jeudi de représentants de l’Allemagne et de la Commission européenne.

      L’intelligence artificielle, qui rend possibles des technologies comme la voiture autonome, les commandes vocales, la traduction automatique, la reconnaissance faciale, l’anticipation des comportements ou les robots capables de tâches encore inimaginables, suscite aussi de fortes craintes.

      Beaucoup craignent des atteintes à la vie privée ou une destruction massive d’emplois que des machines intelligentes pourraient occuper.

      Si 70% des managers et dirigeants sont prêts à travailler avec une intelligence artificielle, seuls 44% des salariés y sont favorables, selon un sondage paru mercredi.

      La France a en tout cas beaucoup à faire pour rattraper le peloton de tête. « Les pays les plus en avance sur l’intelligence artificielle, ce sont les Etats-Unis, la Chine, l’Angleterre, le Canada et Israël, et nous n’y sommes pas », a expliqué mercredi Cédric Villani sur France Inter.

      Le rapport préparé par le mathématicien met donc l’accent sur les efforts à faire pour garder en France les cerveaux, avec un doublement des salaires des chercheurs en début de carrière et un environnement de travail favorable.

      Il identifie quatre domaines où la France doit concentrer ses effort: santé, transports, environnement, défense.

      Côté éthique, il recommande la création d’une instance indépendante, « qui puisse être saisie par le gouvernement comme par les citoyens, et qui nous dise +voilà ce qui est acceptable ou non acceptable+ », estime Cédric Villani.

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      1. AMINEVITE
        En réponse à : aubepine

        On peut dire que les médecins qui prescrivent des statines ont une intelligence très artificielle dans le sens défini par le Larousse: « qui n’est pas conforme à la réalité »…

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      2. londoner
        En réponse à : aubepine

        Voiture sans conducteur: ici Jermy clarkson,presentateur veteran d’une emission de tv, a essaye un prototype d’auto entierement dirigee par un robot sur les voies expresses a l’heure de pointe il a declare n’avoir jamais eu aussi peur de sa vie car il a par 3 fois fleure un accident grave.
        Il dement la pub et le tapage opsitifs qui sont faits autour de ces engins.

        Quand a fesseboucque, avec le scandale de cambridge analytica qui vient d’exploser, on verifie bien que les donnees recoltees et analysees vont servir en premier chef a manipuler les populaces, dans ce cas influencer leur vote.

        La reconnaissance faciale….bah une intrusion de plus dans la vie privee a des fins pas forcement d’utilite publique…
        j’ai moi meme servi de cobaye en 2004/5 pour un test de rf qui se tenait a l’institut de neurologie a queens square,ostensiblement pour aider certains malades du cerveau..  » jeunes americains conduisant les tests..apres le test, j’ai demande tout a trac si la recherche n’allait pas plutot servir a creer un software de reconnaissance faciale a des fins autres que d’aider des malades.
        Il y a eu un long silence,ils se sont regardes.

        Bah 13 ans plus tard la police ici essayait leur logiciel tout neuf sur les spectateurs du carnaval de notting hill.Ils n’ont repere aucun criminel recherche parmi des milliers de fetards,mais c’est peut etre parce qu’ils avaient au prealable apprehende a leur domicile des dizaqines de suspects (qui n’avaient encore rien fait) pour les empecher d’assister au carnaval.

        autrement dit une sorte de prevention du crime assez arbitraire.(Ils les relachent apres)

        Le carnaval attire de nombreux touristes du monde entier.

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    3. londoner
      En réponse à : aubepine

      Bah vous pouvez laisser tomber le point d’interrogation je pense.

      article de journal sur (publicite pour?) Oxford Nanopore dirige par le dr Sanghera.
      Createur d’un lecteur de dna super rapide, qu’il projette de commercialiser tout public, avec les donnees transferables sur un tel portable.

      ensuite, connection avec un programme d’IA qui traduira en resultats diagnostiques et suggestion de traitement.

      Un simple echantillon de salive suffira.

      On voit bien les abus posssibles que l’article ne souleve pas du tout.

      Les emplois devoyes par les assureurs, employeurs ,etats, concurrents, ennemis personnels etc.
      L’obligation a des traitements douteux, alors meme pour le gene du cancer du sein, il n’est pas automatique que la femme souffrira du cancer, d’autres facteurs primant.

      C’est deja la, et lwes investisseurs et actionnaires se lechhent les babines car c’est du gros profit.

      de l’arnaque ausssi, je connais une personne qui a paye cher un test d’adn pour tenter de resoudre ses problemes d’allergies, ellle a recu tout une liasse d’infos sans rapport et aucune solution.

      Répondre
  8. M. Barahj

    MAis si on regarde les chiffres bruts, table 3, l’incidence de maladies faisant partie du spectre de l’autisme (c’est plus large que l’autisme comme définition !) :

    - d’une part parait énorme : 1,54% des naissances SANS vaccin vs 1,69% si VACCIN pendant la grossesse
    et 1,91% si VACCIN au 1er trimestre.
    - d’autre part l’augmentation liée statistiquement à la vaccination est peanuts: +0,15% Donc un si petit ∆ c’est minuscule et peut on réellement croire que ce soit mesurable. En plus dans une étude non contrôlée !
    Après comment interpréter le chiffre T1 ; là on a un ∆de 0,37% c’est vraiment difficile avec de si petites différences de croire à une causalité.

    SI ces chiffres dénotaient une efficacité allez au hasard… des statines contre la myxomatose verte, je n’y croirait pas et même en essai controlé. Comme disent les anglos, what’s good for the goose is good for the gander, ou ce qui vaut pour l’un vaut pour l’autre mais l’oie et le jars c’est plus ecolo.

    La statine diminue le risque de myxomatose (verte) de 0,37% : vous en pensez quoi ? Moi je pense que parler de causalité avec une telle différence c’est pas crédible.

    On va me dire « oui mais sur 1 million de naissance un petit pourcentage ça fait un grand nombre.
    Mais on ne sait pas si on représente 1 million de naissances.

    Il y a des sceptiques qui tiquent sur des différences de moins de 2% sur les pourcentages absolus .
    ET regardez les mini chiffres d’incidence chez les enfants de vaccinées : 22 tiens il faudrait faire un test d’indice de fragilité si on a le droit.

    Et en plus ce ne sont pas des enfants autiste (pas tous) mais ayant un « ASD ».

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : M. Barahj

      Vos observations sont à la fois très intelligentes et très naïves ; c’est avec ça qu’on fait les bons chercheurs…
      C’est en cherchant des aiguilles dans les bottes de foin qu’on trouve des trésors !
      Les chiffres d’incidence exprimés de façon relative (en %) ne veulent pas dire grand chose ; mais c’est une façon pratique en épidémiologie…
      On corrige avec des calculs de probabilité pour vérifier si ça a du sens.
      Sachant que 800,000 bébés environ naissent en France chaque année et qu’on veut les vacciner sous obligation, les rares complications peuvent faire des tragédies familiales impliquant 12 ou 20 personnes chacune.
      Il faut donc identifier des signaux qui ne sont que des signaux et pas la réalité du risque !
      Comme repérer un sous-marin lance-torpille dans l’Atlantique… Même un seul peut faire de gros dommages, quoique son volume rapporté au volume de l’Atlantique !
      Comparer les statines et les vaccins pendant la grossesse ma parait incongru…
      Mais vous êtes un sceptique, ce qui vous honore, mais les Ministres détestent les sceptiques ; soyez prudent en sortant de chez vous ; un accident est si vite arrivé !

      Répondre
      1. M. Barahj
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Je ne comprends pas votre réponse, mais j’ai un repas (méditerranéen, quoique sans vin) à digérer.
        Je vais réfléchir … Et j’y reviens éventuellement.
        Ceci dit comparer les vaccins pergravidiques et les sous -marins nucléaires…. est-ce mieux que les statines et les vaccins pergravidiques ? Non mais alors hein ! Je crois qu’il y a des de Lorgeril dans la Marine d’ailleurs ça doit être ça, l’ADN, mitochondrial ou pas ….
        Bon on se marre.
        Je me mets en immersion digestive.

        Répondre
  9. herve_02

    Le soucis n’est même pas de savoir si il y a un pouillième de plus de cas d’autisme (à ce propos CMT doit avoir un trouble su spectre), mais si il y a 10 cas d’autisme en plus sur les 800 000 personnes (un signal qu’ils ne pourront jamais voir, sur aucune étude) est-ce que cela vaut le coup mis en balance avec la vaccination contre la grippe ?

    La question de base est quel intérêt de vacciner les femmes enceintes ? Personne pour répondre à cela, pas même cmt enfermée dans sa pensée magique de la médecine qui sauve le monde et de sa place de médecin, supérieure aux autres.

    Dans un de ses derniers messages, elle poste une citation d’un livre..

    « “As I have elsewhere confessed, I have myself been responsible for ridiculous incantations with burning sulphur, experimentally proved to be quite useless, because poor people are convinced, by the mystical air of the burning and the horrible smell, that it exorcises the demons of smallpox and scarlet fever and makes it safe for them to return to their houses. To assure them that the real secret is sunshine and soap is only to convince them that you do not care whether they live or die, and wish to save money at their expense. So you perform the incantation; and back they go to their houses, satisfied.”

    La morgue de classe dans toute sa splendeur, et elle ne le voit même pas. C’est là son vrai visage.

    Répondre
    1. Emilio
      En réponse à : herve_02

      @Hervé_02, plus remonté que jamais… il semble avoir activement lu Marc Girard depuis la dernière fois. Ça annonce de la confrontation, de la désillusion et un peu d’espoir.

      Répondre
    2. MT
      En réponse à : herve_02

      Un petit bemol quand même.
      Elle a dit, je cite:
      « Cela n’empêche pas que je sois contre la vaccination des femmes enceinte pour des raisons approximatives et futiles. Je trouve qu’on est dans une logique de recul de la limite des risques acceptables chez les individus bien portants et qu’on devrait éviter, pour des raisons évidentes, d’exposer les femmes enceinte à des risques inutiles. »

      Elle dit simplement que d’après cette étude, on ne peut rien dire sur le lien entre autisme et vaccin contre la grippe chez la femme enceinte.

      Après, sa vision de la médecine est très occidentale et la place de l’intuition y est totalement absente.
      Il y a effectivement un certain mépris vis-à-vis des gens qui n’ont pas un raisonnement « scientifique » au sens où elle l’entend (l’EBM et uniquement l’EBM).
      Elle m’avait dit à un moment: « l’allaitement maternel, c’est bien mais ça n’est pas la panacée ».
      C’était pour enfoncer le clou face à ma vision « naturaliste » de la santé.
      Je sais intimement que l’allaitement, quoiqu’elle en dise, c’est la panacée puisque c’est ce qui est prévu pour le nourrisson, c’est quand même pas compliqué, pas besoin d’avoir fait 11 ans d’études.
      Ce qui ne veut pas dire qu’il suffit à lui seul à la bonne santé des bébés et des enfants plus tard, on est d’accord. Et effectivement, des bébés non allaités sont en bonne santé alors que d’autres qui l’ont été pas forcément.
      On en revient au mode de vie global, c’est pour moi une évidence. La santé est un tout.

      Répondre
      1. pascale
        En réponse à : MT

        Que cela fait du bien de vous lire ! l’intelligence liée à l’ouverture d’esprit et l’honnêteté qui est indispensable. Merci MT cela fait du bien et cela fait longtemps que je voulais vous le dire !

        Répondre
        1. MT
          En réponse à : pascale

          Merci Pascale! Vous êtes bien aimable!
          Merci à Inox aussi avec qui je me sens si souvent en résonance même si je ne le dis pas toujours…
          Heureusement qu’on n’est pas seuls…

          Répondre
      2. herve_02
        En réponse à : MT

        Elle n’est pas pour aucun vaccin, mais celui qui ose poser la question de quel vaccin il faut faire est un anti vaccinaliste. avec qui elle ne veut pas discuter. Elle rabâche à chacune de ses interventions que les médecins non mainstream sont des charlatans et que seul la science EBM est valable, mais elle n’est capable de produire AUCUNE étude montrant l’intérêt réel d’un seul produit.
        Son EBM est basé sur sa pratique et englobe les trucs qui n’ont pas encore été désavouée par une étude qui n’a pas pu être réfutée.
        Elle se pose comme dans la citation qu’elle nous livre, comme celle qui sait parce qu’elle est médecin. et que elle, fait de la science. Lorsqu’on lui met sous le nez les scandales qui se suivent et se ressemble, soit elle élude en expliquant que cela n’est pas une preuve pour les charlatans, soit elle admet que certaines études de médicaments sont fausses mais qu’on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. C’est cela la science, des études qui deviennent fausses. Comment croire que celle qui ne sont pas fausses aujourd’hui ne le seront pas demain ? et donc que le produit est dangereux sans qu’on le sache vraiment ?

        À aucun moment elle n’est capable de donner une seule étude prouvant le bénéfice d’un seul vaccin. Elle a du en chier pendant ses études, elle doit probablement en chier si elle est toujours en pmi avec un chef qui … est un chef. et elle se venge en extérieur en se posant sur son piedestal de médecin qui pique tous les bébés qui lui passent sous la main, parce qu’aucune étude ne prouve avec certitude que c’est mauvais. Le fait qu’aucune étude ne prouve avec certitude que c’est bon ne la dérange aucunement. Parce que c’est la science, celle qui tue les gens.

        ps : je connaissais marc girard bien avant ce blog, lorsque je commençais à montrer un dossier pour le défendre devant un tribunal le jour ou je devrais y passer.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : herve_02

          Je préfèrerais qu’on commente les textes de tonton Marco plutôt que ceux de tatie CMT ; vous lui donnez trop d’importance !
          Pourquoi ne pas discuter les profondes pensées ministérielles pendant qu’on y est ?

          Répondre
      3. herve_02
        En réponse à : MT

        Sur la santé des bébés allaités ou pas. Ce que l’on sait c’est que l’allaitement n’est pas que de la nourriture.

        Pour prendre un exemple pas politiquement correcte, c’est comme faire l’amour avec une femme ou avec une poupée gonflable… ce n’est pas parce qu’on fait l’amour avec une poupée gonflable qu’on est en mauvaise santé.

        … seins .. plastique… toussa… patapé

        Répondre
        1. MT
          En réponse à : herve_02

          @ Herve_02, Inox

          Bien sûr que l’allaitement n’est pas que de la nourriture, m’enfin!

          Sinon, pour herve_02, si vous êtes en forme, vous pouvez aller sur ce site d’un jeune confrère anesthésiste (un type plutôt sympathique et mesuré par ailleurs mais qui a signé cette fameuse lettre des fake médecine, mon Dieu!!)
          Vos arguments sont très intéressants je trouve, peut-être que vous pourriez lui en faire part?

          http://www.nfkb0.com/2018/03/28/fakemed/#comments

          Répondre
      4. Inoxydable
        En réponse à : MT

        @ MT :Effectivement, la nature a prévu de multiples et curieuses façons pour protéger par l’ allaitement les « petits » de certaines espèces , voyez plutôt :
        https://www.francetvinfo.fr/sante/decouverte-scientifique/un-espoir-pour-la-recherche-et-si-le-lait-d-ornithorynque-devenait-un-nouvel-antibiotique_2678174.html
        et son lien scientifique :
        http://journals.iucr.org/f/issues/2018/01/00/cb5104/index.html
        donc, l’allaitement ne sert pas seulement à nourrir mais aussi à protéger, certains on tendance à l’oublier.
        Espérons pouvoir profiter de cette découverte … sans exterminer ce pauvre petit mammifère.

        Répondre
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