Pour les diabétiques aussi, le pronostic dépend beaucoup du mode de vie

 

Dans un article publié le 26 Juin 2018 dans le JOURNAL OF THE AMERICAN COLLEGE OF CARDIOLOGY, des épidémiologistes américains (Université Harvard) rapportent les résultats d’une grande étude visant à évaluer les relations entre mode de vie et mortalité cardiovasculaire spécifiquement chez les diabétiques.

lifestyle & diabetes 1

 

 

 

 

 

C’est une très belle étude :  plus de 11500 diabétiques (type 2) suivis pendant plus de 13 ans. Il y a eu 2311 accidents cardiovasculaires (infarctus et AVC) et 858 décès de cause cardiaque.

Je passe les détails et j’insiste sur l’évaluation du mode de vie. Quatre facteurs de mode de vie (lifestyle en anglais) étaient soigneusement quantifiés :

1- les habitudes alimentaires : plus on est proche du modèle méditerranéen et mieux c’est, en simplifiant…

2- le tabac : moins on fume et mieux c’est, en simplifiant…

3- l’activité physique : plus on en a et mieux c’est, en simplifiant…

4- la consommation d’alcool : si elle est modérée, c’est OK…

Ils ont construit un score (de zéro à 4) avec les zéros ayant le plus mauvais score de mode de vie : régime alimentaire médiocre + tabac + sédentarité + trop d’alcool (ou pas du tout). Puis ils ont analysé les associations entre le score de mode de vie et les accidents ou la mortalité cardiovasculaires.

Je représente leurs résultats sous forme de graphique, c’est plus joli et plus parlant à mon avis.

lifestyle 2

Je pense que tout le monde comprend « incidence » et « mortality » ; « CVD » veut dire « cardiovascular disease » ou maladie cardiovasculaire.

Le groupe zéro facteur protecteur (low-risk lifestyle factors, en horizontal) sert de groupe de référence avec un HR (Hazard Ratio en anglais) de 1 en vertical.

Plus on a des facteurs protecteurs et plus le HR diminue que ce soit pour l’incidence ou pour la mortalité. La relation est presque linéaire : le 0.32 pour plus de 3 facteurs  protecteurs dans le cadran mortalité à droite signifie que le risque de décès de cause cardiaque est réduit de 70%.

Si vous êtes diabétique [et aussi si vous ne l'êtes pas] et que les choses ne sont pas assez claires, je vous recommande la lecture urgente de notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC » ; ça pourrait vous sauver la vie… même pendant les vacances !

Faut-il préciser qu’aucun médicament ne peut produire le dixième de cet effet protecteur !

Toute affaire cessante, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

 

 

 

 

 

87 réflexions au sujet de « Pour les diabétiques aussi, le pronostic dépend beaucoup du mode de vie »

  1. Akira

    Je connais la reponse mais aurais tu la meme etude pour les diabetiques de type 1 ?
    Est ce qu’ils correllent un peu aussi avec l equilibre glycemique et l’observance du traitement ? Ou au moins est ce qu’ils corrigent de ce biais eventuel (par ex : les personnes avec un regime alimentaire med et de l exercice physique sont plus souvent ceux qui suivent le mieux leur traitement medicamenteux) ?

    Bon, de toute facon, tu m’avais deja bien convaincu. Je m’en vais chausser mes baskets !

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Akira

      L’épidémiologie d’observation est une science faible. Faut pas lui demander plus qu’elle ne peut offrir.
      Pour les types 1, il n’y a pas de données solides, désolé…

      Répondre
  2. Charles

    Deja lu !!! (Prevenir infarctus avc…)

    Sujet intéressant et même primordial tant les publications sans analyse des facteurs de risque sont anxiogènes !

    Répondre
  3. Charles

    A lire le nom des auteurs cela semble. Une etude chinoise…

    Dans des zones de forte incidence, l’effet doit être encore plus élevé… a quand une etude chez les anglo americain?

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Charles

      Votre remarque est intéressante.
      C’est une étude américaine (Harvard) et concerne des patients américains.
      Mais effectivement tous les premiers auteurs sont d’origine asiatique. pourquoi ?

      Parce que les jeunes américains ont déserté la recherche médicale. Les postes de postdoc sont pris par des « étrangers » boursiers de leur pays d’origine.
      C’est tout gagnant pour le universités américaines. Un travail de fourmi est accompli par des investigateurs-esclaves qu’elles ne rémunèrent pas…
      Pas beau ça ?
      Que font les jeunes américains qui ont encore un cerveau ? Banque, business, etc…
      Pas connes, les nouvelles générations ont compris que le milieu était non seulement pourri mais peu rémunérateur…

      Les cerveaux français eux-aussi ont compris ; voyez le niveau intellectuel des universitaires ! Statines et vaccins !

      Il va falloir attendre une nouvelle génération ! Pas de panique, elle arrive et les crétins d’aujourd’hui vont passer un mauvais quart d’heure : chaussez vos lunettes, et faites confiance à la jeunesse ! Même si elle a les yeux bridés et le teint foncé ! Surtout peut-être ! Mais ne désespérez pas des blonds de chez nous !

      Répondre
  4. julien

    docteur ok mais ils n’ont pas corrélée le diabète au surpoids?

    http://wholehealthsource.blogspot.com/2012/07/what-causes-type-2-diabetes-and-how-can.html

    par ailleurs concernant le régimé méditerranéen arrêtez… ya pas qu’une seule façon de manger pour ne pas être diabetique… les petits gars d’okinawa ne se gavaient pas d’huile d’olive.

    Note: je ne conteste absolument pas les effets spectaculaires du régime med sur les maladies cardio et le diabète.

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : julien

      Le surpoids fait parti du syndrome métabolique qui est un pré-diabète…
      Le surpoids est « un peu » comme le cholestérol : c’est un indicateur !
      Ce qui importe c’est ce qui précède : le mode de vie qui conduit au surpoids !

      Si vous corrigez le surpoids (ou le cholestérol) sans modifier le mode de vie, vous ne gagnez rien et vous risquez de perdre beaucoup !

      Répondre
      1. julien
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        « Si vous corrigez le surpoids (ou le cholestérol) sans modifier le mode de vie, vous ne gagnez rien et vous risquez de perdre beaucoup ! »

        pour le cholesterol ok.
        pour le surpoids, je ne suis pas sûr. évidemment si vous clopez ou si vous devenez cocoaïnoman dans la plupart des cas, vous perdrez du poids en étant un moins bonne santé.

        Mais je reste persuadé que si vous mangez des aliments sains (ultra low fat ou ultra low carb) vous dégagez le syndrome métabolique de toutes façons car le surpoids est lui même un très important facteur d’inflammation.
        que vous vous gaviez de quinoa ou de bacon le resultat sur le syndrome méta est le même

        ex:
        https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/2673150

        Répondre
      2. cardiomindfullness
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        YES. C’est ce que je me tue à répéter à mes patients… et à mes confrères. Le surpoids est un symptôme traduisant un mode de vie « malsain » (unhealthy). Inutile de vouloir maigrir pour maigrir, sauf pour faire carrière dans la mode ou le cinéma.
        Des études chez le non diabétique avaient déjà souligné l’importance du mode de vie sur le risque cardiovasculaire (ex Nurses’ Health Study ou étude suédoise d’Akeson ; je parle sous le contrôle du Boss). John Abramson de Harvard résume cela par la formule « 80 % des infarctus sont dus au mode de vie ». Le bénéfice potentiel d’une amélioration même modeste du mode de vie est évidemment colossal. Ce qui est consternant c’est le manque d’investissement (financier mais aussi politique, culturel, sociologique …etc) sur ce point alors qu’on dépense des milliards pour médicaments à l’efficacité souvent modeste et parfois discutable (je reste soft)

        Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : julien

            Bon !
            Le message qui vous est délivré est le suivant : ce n’est pas la perte de poids qui importe c’est la manière dont cette perte de poids est obtenue…

    1. Inoxydable
      En réponse à : papynou34

      @ papynou34 . Pour moi , je confirme, je suis au plus près une D.M mâtinée de LCK, ça fonctionne très bien, j’ai juste un peu de mal à me passer de mon « pain matinal quotidien » , ou de quelques pâtes à midi, mais je réduis petit à petit les portions. Résultat, baisse notable de ma glycémie matinale ( je fais maintenant à l’heure d’été un jeûne « 16/8, je saute le repas du soir) et je peux vous garantir que mes performances physiques dans mon entraînement quotidien se sont améliorées, j’ai retrouvé tout doucement ma force avant mon accident de tendon d’Achille qui m’a perturbé fortement, le tout SANS médicament et avec une perte de poids progressive graisseuse notable ( rassurez vous, je fais encore 123 kgs…) et ça se voit : Mon M.T généraliste que je suis allé voir hier pour renouveler l’ ordonnance de bandelette de contrôle m’a dit tout surpris en me voyant assis dans sa salle d’attente  » oh, vous avez minci », il m’a repris plusieurs fois aux deux bras la tension ne parvenant pas à croire le résultat , (12/7) et, peut-être sceptique à propos des mes explication au sujet de mon jeûne, a demandé, en plus de mes analyses médicales pour ma prochaine visite chez le cardiologue ( que je n’ai pas vu depuis 2 ans…) une supplémentaire pour la thyroïde (!). En tous cas, il reste toujours étonné de ma santé apparente et de mon physique « Inoxydable » et, finalement , je le remercie d’ être si vigilant ayant pris acte que je ne prends aucun médicament.
      Bonne santé méditerranéenne.

      Répondre
        1. Inoxydable
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Du complotisme contre vous ? Jamais de la vie. Je voulais juste faire part de mon expérience en matière de lutte contre MON diabète que j’arrive à maîtriser en « ajustant » la D.M. Supprimer au maximum les glucides cachés ou non en conservant quand même la possibilité de manger un peu de pain de seigle ou du pain complet bio ne me paraît pas déraisonnable d’autant que les graisses – acides gras – que je consomme sont recommandés dans la D.M. Mais bon , je ne suis qu’un cas particulier qui n’intéressera jamais aucun chercheur.

          Répondre
        2. aminevite
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Bravo Capitaine!
          Voilà ce que vous disiez il y a 5 ans à propos des anti-hypertenseurs et du risque de cancer…:
          « Bref, une fois ce sont les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, une autre fois les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA- II ) ou sartans, une autre fois encore les bloqueurs calciques.

          Ces rapports sont immédiatement suivis de commentaires « outrés » de la part de nos habituels défenseurs des intérêts de l’industrie pharmaceutique … et puis, et puis, faute de consensus (évidemment !), le débat s’épuise, et on oublie, et les patients continuent de prendre leurs médicaments et les médecins de les prescrire, imperturbables, répondant aux questions de leurs patients par le traditionnel « c’est pas clair, surtout ne changez rien ! »
          Aujourd’hui l’ANSM rappelle les médicaments à base de sartans.Motif?
          Il y a un défaut de fabrication: une molécule cancérogène probable est produite lors de la fabrication de la substance active !..Et on enquête actuellement pour savoir pourquoi!
          Mais soyez rassurez patients, l’ANSM précise qu’il n’y a aucun danger… immédiat !
          Pour demain , on verra plus tard…

          Répondre
  5. Ricom’Art

    Je lisais récemment ceci :

    https://www.ipsn.eu/se-cache-derriere-complot-anti-vaccin/

    … et me disais, curieux, curieux ce besoin de complots ! Non ?
    La réalité étant devenue à ce point falsifiée, l’époque essaie, bien souvent désespérément, de la remettre à l’endroit. Nombre de théories s’en disputent la légitimité sans jamais parvenir à convaincre qui que ce soit. Le faux aurait-il triomphé de toute réalité ? On serait tenté de le croire et de dire avec le vieux de la montagne, ce théoricien et activiste politique qui fit l’envie de nos barbares croisés, que rien n’est vrai et donc que tout est permis.
    Alors, quand tout est faux, il n’y a plus d’arguments, de raison, de logique ; celui qui saura parler le plus fort, convaincre le plus grand nombre, contraindre la majorité, acheter la plus grosse part de l’opinion… celui-là seul sera entendu. Ce n’est plus alors le domaine de la raison mais celui de la force, du pouvoir. Et tous ceux qui s’opposent deviennent comploteurs parce que partisans de la chute des puissants. Le recours à la force de l’autorité devenant légitime, face à tant de danger, le discours du pouvoir se fait féroce. Mais n’est-ce pas trop de nous faire comploteurs ? Nous qui ne sommes que quelques esprits critiques à comprendre, dans les raisons du prince, que le mensonge n’est jamais qu’un argument stratégique pour contenir toute réelle opposition dont on sait qu’elle pourrait avoir raison des plus hautes murailles et des meilleures polices. C’est que nous sommes dangereux, comme l’étaient nos ancêtres prolétaires, autre classe dangereuse, qui s’étaient mis en tête de contraindre nos zélés industriels à partager le fruit de leurs si juteux investissements et, probablement, ce que le grand-père théorisait n’était autre qu’une théorie du complot, visant à mettre à bas la société marchande qui, de mémoire, s’en sortit plutôt bien.
    Certes, nous devons l’avouer et vous le confesser monsieur l’agent, nous complotons contre la société spectaculaire et marchande !
    Mais alors pourquoi, à défaut d’un vocabulaire plus riche, nos leaders d’opinions ont-ils créé un néologisme, qui les qualifie singulièrement, pour parler de tout ce qui les contrarie sous le vocable de « complotisme » ? Pour nommer cette idée qui voit des complots partout ! Mais les complots existent, de la même manière que ceux qui en voient partout. Nier les complots et n’en faire que l’affaire des obsessionnels, c’est comme nier la réalité en la confiant aux experts de l’expertise.
    Nous pourrions, en inversant une fameuse proposition de tonton Guy, dire que les idées s’affaiblissent et que le sens des mots y participe. Ainsi appeler un comploteur un complotiste serait comme appeler un entrepreneur un entrepreniste, quelqu’un qui ne verrait dans le monde que des entreprises, ou encore un décideur deviendrait un décidiste, quelqu’un qui affirmerait que nous sommes tous des décideurs, je vous laisse imaginer le bordel !
    Allons, donc pourquoi un complotiste n’est-il pas un conspirateur ? Ce dernier est pourtant un dingue des complots ! Peut-être parce qu’en n’appelant pas ce qui est par les mots qui conviennent on le vide de sa substance. Le complotiste de la novlangue est le champion de la fausse opposition et en réduisant toutes oppositions à de fausses oppositions on les supprime en apparence en les ridiculisant. C’est ce monde qui ne veut aucune opposition, aucune contrainte à son développement, à sa philosophie thanatophile, à son infernal devenir… Les mots ne sont jamais que les outils d’une pensée et celle-ci est très probablement mortifère. En rangeant la critique dans le domaine des délires obsessionnels, de fanatiques en tous genres, on espère se débarrasser du véritable danger que représente l’intelligence critique. Cette intelligence qui, toujours, a fait vaciller les pouvoirs et parfois fait tomber quelques têtes couronnées. Cette pensée qui a toujours décidé de ne pas laisser dormir paisiblement les puissants sur ce qu’ils pourraient croire éternel.
    Le temps revient nous disait Laurent le Magnifique et avec le temps va tout s’en va disait le poète.

    Santé et complot méditerranéens

    Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Exact ! @ Ricomart, je me perds parfois dans vos analyses mais là et votre prose, j’ai tout compris et je suis d’accord avec vous à 200/%.
        Signé : un fier « complotiste »… critiqueur. A votre santé méditerranéene.

        Répondre
      1. Francoise
        En réponse à : Akira

        Aaaah, Akira kiledi (tout en disant qu’il le dit pas :-) ) qu’on est bien ici !
        Trop bien : j’adore+++ Ca double mon plaisir d’être là.
        Merci Akira ! Et merci Rico, aussi !

        Répondre
    1. Jabeau
      En réponse à : Inoxydable

      Le premier motif d’appel des centres anti-poison aux USA est l’intoxication au paracétamol (appelé la-bas acetaminophen). La dose efficace est 250 mg, la dose par prise, recommandée par la FDA est 325 mg au maximum. Les prescripteurs français banalisent les doses de 1000 mg, dangereuses pour les personnes malades du foie. La Revue Prescrire, octobre 2014, page 791.

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : Jabeau

        Certains pédiatre,s notamment aux USA, donnent systématiquement du paracétamol au moment de vacciner des bébés…
        D’autres pédiatres américains (encore) disent que cette association vaccin/paracétamol est pernicieuse…
        Je vous laisse à vos profondes pensées…

        Répondre
        1. Akira
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Et pour les creches, ils demandent aux parents l’autorisation de donner du paracetamol aux bebes d’un an. J’ai donne mon accord mais je me demande si je vais pas revenir dessus.
          Je devrais au minimum demander quelle dose ils donnent …

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            C’est le moins possible et ça dépend des circonstances cliniques.
            Administrer par n’importe qui à n’importe quel moment pour n’importe quoi, c’est pas une bonne idée !

          2. MT
            En réponse à : Akira

            Dès que votre enfant aura son « 38 de fièvre », il aura droit à son shoot de paracétamol.
            Je me suis battue avec la nounou oh combien formidable de mon enfant pour qu’elle ne lui donne pas de paracétamol quand il avait de la fièvre puisque je respecte toujours la fièvre.
            Ils veulent bien faire mais ils se trompent!

          3. Akira
            En réponse à : Akira

            En gros a la creche c’est des que la temperature depasse 38.5 sans autre diagnostic. C’est vrai que c’est assez leger comme diag.

        2. Francoise
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          … et en France aussi, c’est très très courant semble-t-il, de prendre du paracétamol préventivement. Je me fais régulièrement engueuler (et comme je ne suis pas médecin :-( je me ridiculise, évidemment :-/ ) parce que j’ose dire qu’il ne faut pas donner en préventif.
          Il y a même des parents qui donnent la veille au soir (!!) et c’est très difficile de les dissuader : ils veulent absolument éviter que leur bébé ait le moindre risque de douleur ou de fièvre. Triste.

          Répondre
      2. dreamer
        En réponse à : Jabeau

        Pourquoi nous vend on alors des cachetons de 500 mg ? Parce que la biodispo est de 50% ? On parle de 250 mg en dose ingérée ou en dose réellement assimilée ?

        Répondre
    2. Jean-Marc REHBY
      En réponse à : Inoxydable

      8 à 12000 morts par an en France liées aux effets secondaires des médicaments !! d’après les statistiques soit 2 fois et demie les morts sur les routes! qui en parle? à quand les limitations à 80 .
      Quand formera-t-on les médecins sans aucune influence de Big Pharma, une vraie formation sur le médicaments, ses effets secondaires et ses interactions.
      Il n’est que de lire les monographies du VIDAL pourtant rédigées par les labo pour être édifié mais qui le fait , quand on les lit un tant soit peu on ne prescrit plus grand chose et surtout on se méfie comme la peste des associations.
      Pendant mes gardes de médecins régulateur je suis épouvanté très souvent de la quantité de produits que les personnes âgées prennent et en plus TOUS statinés jusqu’à l’os !!!
      Pauvre France !!!!

      Répondre
        1. M. Barahj
          En réponse à : dreamer

          Les excipients c’est nourrissant. Comme le vieux ne mange pas assez , c’est bon pour eyux.
          Bon faudrait trouver des excipients méditerranéens…
          C’est pas Coluche qui disait « Je vis d’excipients » ?

          Répondre
      1. Emilio
        En réponse à : Jean-Marc REHBY

        La « pauvre France » va se payer le luxe d’avoir le titre de champion du monde de foot (sauf si la France perd évidemment) ET de champions du monde des obligations vaccinales … je ne vois pas ce qui empêcherait nos médias de trouver un lien entre les deux.

        L’Italie va se payer le luxe de ne pas avoir participé à la coupe du monde de foot et d’être (peut-être je l’espère pour eux) débarrassé des obligations vaccinales.

        Buzyn et ses collaborateurs vont pouvoir expliquer à quel point en France on est des génies par rapport à ces cons d’italiens à cause desquels il y a tout plein de maladies qui vont revenir…

        Oui je suis cynique …

        Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Ces américains qui n’y connaissent rien sur le sujet vont-ils nous en faire un fromage ?
        Et puis, une étude sur des sujet de plus de 65 ans pendant 22 ans, ils fallait bien qu’ à l’âge avancé qu’ils pouvaient avoir en arrivant au bout de l’étude, à supposer qu’ils arrivent tous à 87 ans, ils décèdent de quelque chose non ?
        Quoi qu’il en soit, moi j’aime le fromage bien fait et de préférence ceux à pâte dure.

        Répondre
  6. aubepine

    Ce dimanche se tient la finale de la Coupe du monde de football 2018. La France peut ainsi décrocher sa seconde étoile et provoquer une énorme vague d’émotion dans l’Hexagone. Mais plusieurs études alertent sur ce trop plein de sensations et de son impact sur le cœur !

    Pour la seconde fois de son histoire, la France peut, ce dimanche, devenir championne du monde de football. L’émotion sera telle durant et après le match que les urgences devraient se préparer à connaître une activité accrue. En tout cas si l’on en croit différents travaux cherchant un lien entre la survenue d’accidents cardiovasculaires et la Coupe du monde.

    Commençons par une étude conduite en 2017 par des chercheurs de l’Institut de cardiologie de Montréal (Canada). Ils avaient observé que « ceux qui regardent le match à la maison voient leur fréquence cardiaque augmenter de 75%. Quant à ceux qui sont dans les tribunes, leur fréquence est multipliée par 2. Soit l’équivalent d’un exercice physique intense ». Selon eux, « assister à une rencontre sportive engendre un stress émotionnel important. Ce qui peut conduire à la survenue d’accidents cardiovasculaires. Surtout chez des personnes prédisposées ».

    Pas trop d’excitants pendant le match

    Remontons un peu plus le temps et revenons en 2006, lors du Mondial en Allemagne. Des scientifiques de l’Université de Munich avaient montré que lors des matchs de la Mannschaft – autrement dit l’équipe allemande – les taux d’admission pour urgence cardiaque étaient multipliés en moyenne par 2,66 (par 3,26 chez les hommes et 1,82 pour les femmes)! Encore une fois, cette observation était surtout valable pour ceux présentant des antécédents médicaux.

    Dernier bon en arrière, en 1998, lors de la Coupe du monde en France. Cette fois-ci, ce sont des chercheurs britanniques qui ont observé l’impact des performances des Three lions (l’équipe anglaise) sur leurs compatriotes. Et plus précisément le 30 juin 2018, lors du 8e de finale opposant l’Angleterre à l’Argentine et où les Anglais ont été éliminés aux tirs aux buts. Eh bien une augmentation de 25% des admissions pour infarctus du myocarde à été constatée ce soir là et les deux jours suivants.

    Côté prévention, les scientifiques appellent à ne pas abuser de l’alcool, du tabac et autres drogues. Et si vous souffrez d’une maladie cardiovasculaire, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin avant le match de dimanche.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : aubepine

      Vous écrivez : « Côté prévention, les scientifiques appellent à ne pas abuser de l’alcool… »
      Cet aspect émotionnel du sport est une caractéristique assez navrante de l’époque ; mais ça occupe entre les repas…
      Côté alcool, c’est le côté « abuser » qui nécessite explication…
      Surtout c’est l’association stupide « alcool, tabac et autres drogues » qui témoigne d’une incompréhension globale du risque…

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Et à propos du match de ce Dimanche, 5 scientifiques de la faculté de Rennes ont inventé un algorithme prédisant la victoire de l’équipe de France à 70 % de chance, celle des Croates à 30 %. Pour eux et les médias, c’est une certitude. … Mais il semble qu’ils ont oublié quelque chose en matière de sport de compétition : Le facteur humain ! Ca ne doit pas entrer dans un algorithme.

        Répondre
    2. M. Barahj
      En réponse à : aubepine

      Moi avant de regarder le match de demain je me bouffe une simvastatine, un propanolol et un ramipril. Faut pas déconner avec le coeur hein.

      Répondre
  7. Orbes

    academic.oup.com/ajcn/advance-article/doi/10.1093/ajcn/nqy117/5052139?guestAccessKey=c18b1acf-2778-42b9-8d72-878c0e86cdbf#118685082

    Bonsoir
    Auriez vous un avis svp?
    Merci

    Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : dreamer

          Je l’ai déjà discuté, cette étude ; pour dire que ce type d’association avec des marqueurs biologiques mal validés me laissent dubitatifs.
          Mais il faudrait que je vérifie tout dans les détails et je n’ai pas le temps en ce moment, désolé !

          Répondre
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