Adresse aux médecins de France à propos du cholestérol, de l’hypertension et des médicaments qui les abaissent

Un vent de folie souffle sur le monde de la cardiologie, des lipides et de l’hypertension artérielle. Le feu au lac !

Que se passe-t-il ?

De nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires viennent (décembre 2013) d’être publiées par les grandes corporations Nord-américaines de cardiologie. Elles contredisent les anciennes.

Le “traitement“ des maladies (réelles ou inventées) liées au cholestérol et à l’hypertension artérielle (HTA, pour simplifier encore) représentent un coût astronomique pour la santé publique (3 ou 4 milliards par an en France) et une source de profits non moins considérables pour l’industrie du médicament. Bref, les enjeux économiques sont monstrueux et on a vu des gens s’entretuer pour bien moins que ça.

D’abord le cholestérol. Jusqu’à récemment, il était assez bien établi (!!) que pour protéger son patient il fallait, de gré ou de force, abaisser son cholestérol jusqu’à des niveaux – ou des cibles dans le jargon – précis. Les plus puissantes statines (le Crestor* par exemple) devaient être prescrites à doses optimales pour atteindre les cibles, et étaient éventuellement associées à d’autres médicaments anti-cholestérol (Ezetrol*, par exemple) pour atteindre la cible bien que l’utilité clinique (réduction du risque cardiovasculaire) du Crestor* et de l’Ezetrol* n’ait jamais été démontrée.

Et voilà qu’en ce beau mois de décembre 2013, des nouveaux experts disent qu’atteindre des cibles de cholestérol n’est plus le dogme ; mais qu’il faut prescrire les statines en fonction d’un risque global calculé à l’aide de subtiles équations.

Avant on prescrivait des statines pour diminuer un cholestérol qu’on prétendait pathologique et maintenant on doit prescrire les mêmes médicaments anticholestérol mais sans rapport avec le cholestérol : à titre d’exemple, vous êtes un homme, vous avez 65 ans et vous fumez, vous devez absolument prendre une statine sur la base de votre risque (calculé) d’infarctus dans les 10 années qui viennent. Sur le plan économique, c’est une superbe trouvaille car des dizaines de millions d’américains (et des millions de français) devraient se voir prescrire une statine si les médecins appliquaient ces nouvelles recommandations.

Les anciens experts, très offensés, demandent des explications aux nouveaux experts très sûrs d’eux. La définition des anciennes cibles ne reposait pas, selon les nouveaux, sur des bases scientifiques solides. Ceux qui nous ont lu le savaient déjà ! Mais les experts anciens et offensés (d’ailleurs et d’ici) découvrent stupéfaits cette évidence. Mais alors, rétorquent-ils, quelles sont les preuves scientifiques qui servent de base aux nouvelles recommandations ?

Très bonne question !

Mais de preuves, ils n’en ont pas plus pour les nouvelles que pour les anciennes, disent-ils. Ils ont toutefois fait des calculs et se sont mis d’accord … entre eux !

Évidemment les anciens, toujours très offensés mais toutefois très courtois “comme il plait aux âmes bien nées”, ne sont pas d’accord … Cacophonie !

Pour ceux qui savent vivre avec les yeux ouverts, il est clair qu’au-delà de quelques querelles d’Ego, ces disputes cachent des intérêts commerciaux considérables qu’on peut résumer en une formule : comment récupérer le fabuleux magot des statines qui d’ici peu seront toutes génériquées ?

Chers confrères, si vous respectez le code de déontologie, c’est-à-dire si vous pratiquez une médecine qui s’aligne sur les données scientifiques existantes [et donc offrez à vos patients le meilleur de la médecine contemporaine], vous ne pouvez pas faire confiance à ces gens-là, d’ailleurs ou d’ici !

Maintenant, et plus vite,  l’HTA. De façon très surprenante, la tendance est inverse : les nouvelles recommandations conduisent à ne plus traiter avec des médicaments antihypertenseurs des millions de gens.

Autrement dit, de nouveaux experts ont décidé de nouvelles normes pour la pression artérielle. Un coup de baguette magique : hier vous étiez malade et nécessitiez un (ou deux, voire trois) médicament(s), aujourd’hui vous êtes guéri sans médicament !

Si ça n’était tragique pour des millions de gens qui se sont consciencieusement intoxiqués avec des médicaments pendant des décennies, ce serait amusant car ce bouleversement thérapeutique ne repose que sur un changement de chiffres sans aucune signification clinique.

Selon la nouvelle Bible, les gens de 60 ans et plus ne doivent être traités que si leur pression artérielle atteint 15 et non plus 14 (comme auparavant) qui sont les nouvelles et anciennes cibles à respecter.

Beaucoup de bruit pour rien, 14 ou 15 ?

Si on regarde les relations statistiques entre les chiffres de pression artérielle et le risque de complications cardiovasculaires, ou mieux avec l’espérance de vie, on voit immédiatement en tenant compte des variabilités (des possibilités d’erreur) des chiffres, qu’il est absurde cliniquement de faire la différence entre 14 et 15 !

Pourquoi ces nouvelles recommandations ?

Des millions de patients devraient abandonner leur traitement médicamenteux antihypertenseur, perte nette pour le business de l’HTA. A qui profite le crime ?

Les anciens experts, très offensés, ne sont pas d’accord évidemment : avoir prêché pendant des décennies un évangile et se voir du jour au lendemain traités d’apostat est dur à avaler !

Ils annoncent une catastrophe sanitaire, des millions d’infarctus et d’accidents cérébraux si par malheur les prescripteurs changeaient leurs habitudes et respectaient ces nouvelles  recommandations. Vraiment ?

Nous n’avons pas de réponse ; mais un commentaire : tout ce charivari est infantile et ne repose pas sur de la bonne science …

Pourtant, en mon nom personnel, je vais vous donner mon opinion : il devient de plus en plus visible que les personnes traitées pour une supposée HTA succombent plus souvent de chutes (dues à des pressions trop basses ou à des hypoglycémies, les deux provoquées par les médicaments) qu’à des accidents cardiovasculaires avérés … sans parler des cancers que nos experts n’osent pas encore attribuer à leurs médicaments antihypertenseurs, malgré des données convergentes …

Certains barbares d’ici et d’ailleurs commencent à le dire à voix haute ; il vaut mieux  réduire la voilure, des grains violents s’approchent, il devient difficile de garder le même cap, en plus !

Leçon du jour : on ne doit écouter que des vrais experts libres et indépendants de tout lien d’intérêt avec l’industrie du médicament.

100 réflexions au sujet de « Adresse aux médecins de France à propos du cholestérol, de l’hypertension et des médicaments qui les abaissent »

  1. Vandenbroucke

    Bonjour Dr,

    Comme les statines  »bloquent » la synthèse du cholestérol par l’organisme mais  »bloquent » aussi beaucoup d’autres molécules synthétisées elles aussi par notre corps, serait-il possible qu’elles jouent un rôle dans les anomalies chromosomiques des spermatozoïdes?

    Car comme on le sait, la femme a besoin de cholestérol pour que le foetus se développe correctement et que la prise de statines est contre-indiquée chez les femmes enceintes, pourquoi chez l’homme, la prise de statines n’aurait pas d’impact sur sa capacité à procréer?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Vandenbroucke

      Bonnes questions que nous traitons un peu dans notre livre « Cholestérol, mensonges … » et surtout dans « Un crime sexuel presque parfait … » qui n’est pas disponible actuellement, changement d’éditeur, bientôt j’espère !

  2. Olive verte

    Bonsoir Dr, et aux autres médecins qui écrivent régulièrement :
    Je ne demande pas une consultation, puisque le plus gros de l’histoire est déjà passé. Juste des avis sur ce qui a pu se passer.

    Mon père s’est trainé une méga hernie inguinale pendant très longtemps avant de la faire opérer, il n’avait pas du tout envie de passer sur le billard, malgré la taille du truc. Ce qui a surpris et peut être ravi le chirurgien, content de voir une hernie « historique ».
    Mais avant l’opération, il y a du avoir des examens médicaux : et là, une hypertension à 20 avait été trouvée. Tombée en 4 jours dans les normes, suite à une médication (sur le moment, béta bloquants et je crois Inhibiteurs calciques). Et depuis (avant l’opération, qui s’est passée il y a qq mois, à 78 ans et aussi suite à l’opération), la tension est toujours restée dans les normes du moment.

    Mes questions sont les suivantes :

    Dr de Lorgeril, vous avez écrit je crois que le stress de la blouse blanche pour l’hypertension était une exagération ou une invention. Est ce que ça ne peut pas s’observer exceptionnellement dans qq cas très précis ? mon père bloquait vraiment des 4 fers pour aller se faire opérer et voir un médecin. Du coup je me pose des questions sur son hypertension.

    Sinon, une telle disposition anatomique (la boule formée par l’hernie se voyait de loin sous les habits) peut elle favoriser une hypertension aussi nette ? je n’ai rien trouvé de tel, mais peut être que vous ou d’autres médecins ont déjà vu ce genre de cas.

    j’aimerais comprendre, et pouvoir argumenter auprès du médecin pour baisser les anti-hypertenseurs (bon, avec ma mère ils l’ont déjà fait d’eux même en découpant les médicaments, la tension est toujours bonne … je ne sais pas trop quoi en penser, j’imagine que d’autres patients font pareil … votre métier ne doit pas être toujours simple ! Et les résultats d’études cliniques sur des médicaments pas toujours d’une fiabilité à toute épreuve non plus de ce seul point de vue).

    Bon, sinon l’opération s’est bien passée, toujours randonnées pour lui, dizaines de tractions à la barre pour s’amuser de temps à autre, avec abdos maintenant que c’est ré autorisé, jeux de raquettes sur la plage, etc. etc. (alimentation quasi – identique à la diète méditerranéenne pronée ici, plus libérale pour les desserts), jamais de tabac.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Olive verte

      Je n’ai pas écrit que l’ »HTA de stress à la blouse blanche » n’existait pas ; mais seulement que c’était un mauvais prétexte pour prescrire des médicaments ; il faut soigner le stress évidemment …

      Ceci n’est pas une consultation mais un point de vue.

      Il était sans doute préférable temporairement (pour la chirurgie) de baisser artificiellement cette pression avec des médicaments.

      Mais maintenant, il faut passer aux choses sérieuses : 1) chercher une cause anatomique (sténose de l’artère rénale par exemple ou autre chose même s’il n’est pas certain que l’on décide de corriger) ; 2) essayer de se passer de médicaments sachant qu’à 78 ans on peut tolérer des chiffres assez élevés sans inconvénient : les artères sont moins souples (irréversible) et donc les chiffres eux-mêmes n’ont pas le même sens clinique.
      16 de systolique est acceptable. Un enregistrement sur 24 heures permet de mieux apprécier la pression moyenne, c’est celle qui compte !
      Un bon généraliste fera l’affaire s’il a compris que ces médicaments « anti-HTA » sont source de complications multiples et variées.

      Il n’est pas impossible qu’une très grosse hernie puisse avoir un effet sur la pression artérielle soit en « taquinant » une artère de son environnement soit via un effet sur le système neurovégétatif comme disent les savants …

      1. M. Barajh
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        HTA ?
        Cela depend de combien de fois on a mesuré cette TA dans des bonnes conditions de repos.
        Traiter à vie sur un chiffre isolé c’est pas dans les recommandations nulle part sauf en cas de retentissement sur un organe « noble »: situation rarissime.

        DOnc si cette « HTA » repose sur une ou 2 mesures, on ne peut parler d’HTA.

        Il est amateur de réglisse, zan anté&site, pastis sans alcool ? Ca donne de l’HTA en prise forte chronique.

        La hernie éatnt en dehors du ventre normalement elle n’agit pas « dans » le ventre pour donner de l’HTA, (comment ? ) en dehors des cas d’ »etranglement », ce qui est une situation très « criante », donc hors de question , et rare avec les grosses hernies, de plus.

        1. Olive verte
          En réponse à : M. Barajh

          Ok, j’avais lu trop vite pour la relation stress / hypertension.

          Pour les causes éventuelles : merci de vos points de vue éclairés, je vais voir et tenter à distance qu’ils aient une discussion avec les médecins, pour aller dans ce sens : enregistrement de 24 h, et le cas échéant, recherche de causes anatomiques, puis réévaluation du traitement.

          Le traitement, qui a été diminué est peut être maintenu pour d’autres raisons. Ce diagnostic initial avait aussi révélé une FA. Le médecin veut peut être aussi prémunir mon père contre toute atteinte supplémentaire, en multipliant les « précautions ». Ou pas, j’interprète peut être trop.

          Pour la FA : je me pose aussi des questions très très basiques. J’ai bien compris que le traitement était nécessaire (antivitamines K, après avoir abandonné l’autre traitement décrié il y a quelques mois). Il est d’ailleurs suivi sans problème. Ceci dit, la FA a été trouvée par hasard lors de la consultation, sans ressentis particuliers au préalable. Le ressenti préalable est il un critère de degré de dangerosité ? C’est juste pour comprendre, je ne lui ferai pas du tout stopper celui ci.

          Pour les produits cités par M. Barajh : seulement de l’antésite, mais très très ponctuellement.

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Olive verte

            Le « ressenti préalable » ne peut prédire le risque d’AVC !
            Dans un certain nombre d’AVC sans cause, c’est en enregistrant l’ECG pendant une semaine qu’on a découvert des FA paroxystiques mais suffisamment longues pour probablement provoquer une embolie.
            A mon avis, ça reste un critère insuffisant : il y a sans doute chez ces personnes avec de brefs épisodes de FA un terrain biologique qui favorise les thromboses dans l’oreillette …

  3. Marco

    Bonjour Docteur,
    sur des anciennes analyses de sang on faisait des dosages des Apolipoproteine A1 et B qui etait respectivement de 1.1 g/l et 1.21 g/l en ce qui me concerne. Ces valeurs sont-elles elevees ou n’ont-elles comme pour le HDL et le LDL aucune importance pour evaluer le risque CV ?
    Aussi, ma tension se balade en 125/80 et 155/90, j’ai 46 ans , je fais du sport regulierement et je suis les recommandations de votre dernier livre , pensez-vous qu’il faille commencer a songer a prendre des medicaments contre l’HTA ? Mon cardiologue me dit qu’il y a un risque a long terme de creer une hypertrophie et/ou une dilatation du VG ?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Marco

      Ceci n’est pas une consultation.

      Les dosages des apoprotéines ne servent à rien ; business …
      Une tension qui se ballade n’est pas très inquiétante tant qu’elle se ballade dans le périmètre que vous donnez et à condition que votre mode de vie soit vraiment protecteur …
      Lisez-nous bien, et relisez-nous à propos de la pression artérielle, c’est crucial pour évaluer le degré d’inquiétude que vous pouvez développer à propos de votre pression artérielle.

      1. Marco
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        merci Docteur,
        le nombre des APO-B sont pourtant lie au nombre de LDL-P qui sont pathogenes contrairement au LDL-C. Le fait de ne pas faire la distinction entre les 2 (LDL-P et LDP-C) pourrait peut-etre expliquer pourquoi on arrive pas a montrer statistiquement de lien de causalite entre CHOT et artherosclerose. Une grande partie de personnes avec uniquement LDL-C eleve n’etant pas a risque ? Ne tient pas la une explication qui pourrait mettre tout le monde d’accord , y compris vous car les recommandations concernant le mode de vie ne ferait finalement qu’equilibrer la ratio LDL-P et LDL-P, chose que les statines ne ferraient que tres grossierement d’ou les resultats mediocres voir nuls. Les sucres semble jouer un role tres important contrairement aux graisses. Que pensez-vous de tout cela ?

        voir ci-dessous extrait blog Peter Attia

        1.Cholesterol is “just” another fancy organic molecule in our body but with an interesting distinction: we eat it, we make it, we store it, and we excrete it – all in different amounts.
        2.The pool of cholesterol in our body is essential for life. No cholesterol = no life.
        3.Cholesterol exists in 2 forms – unesterified or “free” (UC) and esterified (CE) – and the form determines if we can absorb it or not, or store it or not (among other things).
        4.Much of the cholesterol we eat is in the form of CE. It is not absorbed and is excreted by our gut (i.e., leaves our body in stool). The reason this occurs is that CE not only has to be de-esterified, but it competes for absorption with the vastly larger amounts of UC supplied by the biliary route.
        5.Re-absorption of the cholesterol we synthesize in our body (i.e., endogenous produced cholesterol) is the dominant source of the cholesterol in our body. That is, most of the cholesterol in our body was made by our body.
        6.The process of regulating cholesterol is very complex and multifaceted with multiple layers of control. I’ve only touched on the absorption side, but the synthesis side is also complex and highly regulated. You will discover that synthesis and absorption are very interrelated.
        7.Eating cholesterol has very little impact on the cholesterol levels in your body. This is a fact, not my opinion. Anyone who tells you different is, at best, ignorant of this topic. At worst, they are a deliberate charlatan. Years ago the Canadian Guidelines removed the limitation of dietary cholesterol. The rest of the world, especially the United States, needs to catch up. To see an important reference on this topic, please look here.
        8.Cholesterol and triglycerides are not soluble in plasma (i.e., they can’t dissolve in water) and are therefore said to be hydrophobic.
        9.To be carried anywhere in our body, say from your liver to your coronary artery, they need to be carried by a special protein-wrapped transport vessel called a lipoprotein.
        10.As these “ships” called lipoproteins leave the liver they undergo a process of maturation where they shed much of their triglyceride “cargo” in the form of free fatty acid, and doing so makes them smaller and richer in cholesterol.
        11.Special proteins, apoproteins, play an important role in moving lipoproteins around the body and facilitating their interactions with other cells. The most important of these are the apoB class, residing on VLDL, IDL, and LDL particles, and the apoA-I class, residing for the most part on the HDL particles.
        12.Cholesterol transport in plasma occurs in both directions, from the liver and small intestine towards the periphery and back to the liver and small intestine (the “gut”).
        13.The major function of the apoB-containing particles is to traffic energy (triglycerides) to muscles and phospholipids to all cells. Their cholesterol is trafficked back to the liver. The apoA-I containing particles traffic cholesterol to steroidogenic tissues, adipocytes (a storage organ for cholesterol ester) and ultimately back to the liver, gut, or steroidogenic tissue.
        14.All lipoproteins are part of the human lipid transportation system and work harmoniously together to efficiently traffic lipids. As you are probably starting to appreciate, the trafficking pattern is highly complex and the lipoproteins constantly exchange their core and surface lipids.
        15.The measurement of cholesterol has undergone a dramatic evolution over the past 70 years with technology at the heart of the advance.
        16.Currently, most people in the United States (and the world for that matter) undergo a “standard” lipid panel, which only directly measures TC, TG, and HDL-C. LDL-C is measured or most often estimated.
        17.More advanced cholesterol measuring tests do exist to directly measure LDL-C (though none are standardized), along with the cholesterol content of other lipoproteins (e.g., VLDL, IDL) or lipoprotein subparticles.
        18.The most frequently used and guideline-recommended test that can count the number of LDL particles is either apolipoprotein B or LDL-P NMR, which is part of the NMR LipoProfile. NMR can also measure the size of LDL and other lipoprotein particles, which is valuable for predicting insulin resistance in drug naïve patients, before changes are noted in glucose or insulin levels.
        19.The progression from a completely normal artery to a “clogged” or atherosclerotic one follows a very clear path: an apoB containing particle gets past the endothelial layer into the subendothelial space, the particle and its cholesterol content is retained, immune cells arrive, an inflammatory response ensues “fixing” the apoB containing particles in place AND making more space for more of them.
        20.While inflammation plays a key role in this process, it’s the penetration of the endothelium and retention within the endothelium that drive the process.
        21.The most common apoB containing lipoprotein in this process is certainly the LDL particle. However, Lp(a) and apoB containing lipoproteins play a role also, especially in the insulin resistant person.
        22.If you want to stop atherosclerosis, you must lower the LDL particle number. Period.
        23.At first glance it would seem that patients with smaller LDL particles are at greater risk for atherosclerosis than patients with large LDL particles, all things equal.
        24.“A particle is a particle is a particle.” If you don’t know the number, you don’t know the risk.
        25.With respect to laboratory medicine, two markers that have a high correlation with a given outcome are concordant – they equally predict the same outcome. However, when the two tests do not correlate with each other they are said to be discordant.
        26.LDL-P (or apoB) is the best predictor of adverse cardiac events, which has been documented repeatedly in every major cardiovascular risk study.
        27.LDL-C is only a good predictor of adverse cardiac events when it is concordant with LDL-P; otherwise it is a poor predictor of risk.
        28.There is no way of determining which individual patient may have discordant LDL-C and LDL-P without measuring both markers.
        29.Discordance between LDL-C and LDL-P is even greater in populations with metabolic syndrome, including patients with diabetes. Given the ubiquity of these conditions in the U.S. population, and the special risk such patients carry for cardiovascular disease, it is difficult to justify use of LDL-C, HDL-C, and TG alone for risk stratification in all but the most select patients.
        30.To address this question, however, one must look at changes in cardiovascular events or direct markers of atherosclerosis (e.g., IMT) while holding LDL-P constant and then again holding LDL size constant. Only when you do this can you see that the relationship between size and event vanishes. The only thing that matters is the number of LDL particles – large, small, or mixed.
        31.HDL-C and HDL-P are not measuring the same thing, just as LDL-C and LDL-P are not.
        32.Secondary to the total HDL-P, all things equal it seems smaller HDL particles are more protective than large ones.
        33.As HDL-C levels rise, most often it is driven by a disproportionate rise in HDL size, not HDL-P.
        34.In the trials which were designed to prove that a drug that raised HDL-C would provide a reduction in cardiovascular events, no benefit occurred: estrogen studies (HERS, WHI), fibrate studies (FIELD, ACCORD), niacin studies, and CETP inhibition studies (dalcetrapib and torcetrapib). But, this says nothing of what happens when you raise HDL-P.
        35.Don’t believe the hype: HDL is important, and more HDL particles are better than few. But, raising HDL-C with a drug isn’t going to fix the problem. Making this even more complex is that HDL functionality is likely as important, or even more important, than HDL-P, but no such tests exist to “measure” this.

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Marco

          Well, il est sympa notre Attia : very low carb-diet, ketogenic diet and so on …

          Mais tout cela n’a pas de « fondation scientifique » sérieuse …

          Les LDL-P et HDL-P, hélas, ne sont que des concepts puériles vidant à essayer de sauver la théorie du cholestérol via les protéines des lipoprotéines (les apo) plutôt que par le cholestérol lui-même, essayer encore et toujours de faire croire que des lipides infiltrent la paroi artérielle …

          Well, si vous m’avez lu sérieusement, vous savez qu’on n’a pas besoin de ça pour comprendre et traiter les maladies cardiovasculaires …

          Bon vent, matelot !

          1. Marco
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            il est quand malheureux et regretable que bientot 50 ans apres avoir un homme sur la lune on ne soit pas capable de degager un consensus autour de cette question de la formation des plaques, on entend tout et son contraire a ce sujet. Le site de Peter Attia qui semble avoir tout autant de succes que le votre alors que sa diete est completement a l’oppose de vos recommandations. Vous me direz , les Americains font tout en exces, un jour c’est les graisses, ensuite c’est le sucre, alors que la nutrition est un subtil equilibre. J’ai lu votre dernier livre que j’ai trouve tres interessant mais le probleme c’est que c’est un peu un saut dans vide. Je veux dire par la que l’on a pas de parametre auquel on peut se raccrocher pour savoir si on est sur la bonne voie et si notre risque CV est ALARP (As Low As Reasonably Practicable).

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Marco

            Je vous remercie de votre commentaire qui est quasiment une insulte !

            Je suis prêt à écouter (et respecter éventuellement) les avis des uns et des autres, à condition qu’ils soient « indépendants » de toute pression marketing et un minimum lucides !

            Que vous compariez mes propos à celui du bon Dr Attia (je ne me souviens plus s’il est médecin), c’est un peu comparer Copernic avec un prêtre de son temps à propos de la rondeur de la terre.
            Non pas que je me prenne pour un nouveau Copernic, mais parce que ce que je dis est scientifiquement fondé [et pas uniquement sur nos propres travaux, quoique ça fasse déjà beaucoup !], ce qui n’est pas le cas de Attia qui n’est à mon sens qu’un gentil perroquet répétant ce qu’il a entendu ici ou là et mis à une sauce qu’il espère original ; ce n’est pas de la science.

            Il vous reste à apprendre ce qu’est la science en médecine ; je vous renvoie à mon premier livre « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent » ; allez, encore un peu de courage, vous avez fait le plus gros !

            Ceci dit, nous ne devons pas pour autant nous incliner systématiquement devant les scientifiques : citez m’en un seul sur ce sujet qui :
            1) diffère de mes thèses ;
            2) soit réellement expert du sujet ;
            3) totalement indépendant du business du cholestérol.

            Si vous en trouvez un, merci de me l’envoyer « en express » !
            Attia, hélas …

            Bon vent, matelot !

          3. Marco
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            une insulte, desole mais ce n’etait absolument pas mon intention, je suis un fervent defenseur de vos theses, je suis religieusement les recommandations de votre dernier et je repend la bonne parole avec conviction autour de moi. Je ne suis pas pret a remplacer l’huile d’olive et les omegas 3 par du bacon et des saucisses…Par contre ayant un pied au US de par mon travail et notamment a SanDiego ou reside Attia, je suis amener a etre souvent confronte a d’autres opinions et theories dont certaines (voir la plupart peuvent etre farfelues). Un blog vivant est un blog dans lequel on peut exprimer ses doutes , il serait suspect que tous les commentaires aille dans le meme. Puisqu’il semble que vous aimez les citations en voici une qui pourrait s’appliquer ici « sans liberter de blamer , il n’est point d’eloge flatteur ».

      2. Marco
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Et les apo E surtout allèle 4 (8% population française) ne sont elles pas un risque cv supplémentaire au même titre que le diabète ou l’HTA ?

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Marco

          Apo E4 pourrait effectivement favoriser quelques vilaines maladies, notamment les maladies des coronaires et surtout l’Alzheimer précoce, on attend confirmation.
          Dans les analyses génétiques des coronariens, curieusement l’apo E4 ne sort pas …

  4. Marco

    j’ai relu plusieurs fois le chapitre sur la tension mais je ne suis pas pour autant rassure, y-a-t-il un seuil de tension a ne jamais depasser par exemple. Je ne pense pas avoir deja eu des valeurs systole > 16 par contre il m’arrive parfois d’avoir un chiffre de diastole qui fleurte avec les 100. Le sport (jogging, velo) me permet de faire descendre la tension , alors que j’ai fini ma sceance et que mon pouls est encore a 120 , ma tension n’est plus que de 120/80 alors qu’elle est souvent plus haute au repos avant de commencer, il y a un reel effet benefique mais il ne semble pas durer tres longtemps. J’ai peur d’etre border line avec ma tension , autant pour le cholesterol a 2.5 g/l je ne m’inquite plus (merci a vous ), je ne voudrais pas betement ajouter un facteur de risque alors qu’il existe des medicaments qui fonctionnent tres bien et que recommandez dans votre livre comme les diuretiques.
    Avez-vous un bon cardiologue a recommander dans la region Aix, Marseille, Nice bien evidemment en dehors de ce blog ?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Marco

      Ceci n’est pas une consultation.
      Comme je vous l’ai dit, dans un contexte de mode de vie protecteur, les chiffres que vous me citez sont anodins …
      Je ne vois pas ce que vous iriez faire chez un cardiologue qui risquerez, pour vous rassurer, de vous prescrire un médicament inutile …
      Ceci étant dit, vous êtes peut-être un cas très particulier [déjà par le seul fait que vous vous mesuriez si souvent la pression] ; et votre médecin traitant devrait vous rassurer si vous le consultez …

      Ce n’était pas une consultation.

  5. klughertz

    que peut-on faire pour une tension trop élevée à 35 ans déjà?
    160 sur 09

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : klughertz

      Ceci n’est pas une consultation.
      Vous voulez dire 160/90 sans doute.

      On est là à la limite de ce que l’on peut considérer comme « trop haut » …
      Tout dépend du contexte, et surtout du mode de vie …

      Surtout pas de médicament ! Vous aurez tous les ennuis et aucun bénéfice à espérer !

      Première chose à faire : comprendre la situation. Donc, désolé il n’y a pas le choix, s’instruire un peu.
      Je vous conseille, désolé c’est ce que je connais de mieux, notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC« .
      Une fois ça fait, revenez vers moi avec des questions précises si vous en avez.

      Bon vent, matelot !

  6. JEANNOT

    BONJOUR DOCTEUR

    JUSQUE LA J.AVAIS RESISTE A LA PRISE DE STATINE APRES PLUSIEURS ESSAIS NEFASTES DE 2002 A 2006 ENVIRON COMPTE TENU DES EFFETS INDESIRABLES .
    TENSION 13/8 CHOLESTEROL TOTAL 2.41G/L TRIGLICERIDES 1.28G/L HDL 0.56G/L LDL1.59G/L PSA TOTAL 4.730 LIBRE 0.67NG/ML RAPPORT PSA LIBRE/TOTAL14%. 3 STENTSDEPUIS 2002 JAMAIS DE SYMPTOMES NI AVANT NI APRES LA POSE DES STENTS PAR  » PRECAUTION « . J.AI ARRETE LA PRISE DE LEVURE DE RIZ ROUGE DEPUIS 3 MOIS CAR LE RESULTAT D.ANALYSE ETAIT SENSIBLEMENT LE MEME
    JE DOIS REPASSER UNE VISITE MEDICALE AERONAUTIQUE ET JE SAIS QU.IL FAUT UN TAUX DE CHOLESTEROL LDL DE 1 COMPTE TENU DU FACTEUR DE RISQUE.
    EN VOL JE N.AI JAMAIS EU AUCUN PROBLEME NI AVANT NI APRES LES STENTS
    AU VU DES RESULTATS MON GENERALISTE M.A PRESCRIT EZETROL J.AI ACCEPTE DEPUIS 4 JOURS POUR ESSAYER MAIS DES LE DEUXIEME JOUR DIARREE DOULEUR MUSCULAIRES FATIGUE ABATTEMENT
    N.ETANT PAS UNE STATINE EST CE QU.IL EST LUI AUSSI INUTILE
    BIEN A VOUS

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : JEANNOT

      Pire qu’une statine, c’est toxique et totalement inefficace sur le risque d’infarctus …
      Personne ne peut dire le contraire.
      Pour avoir un cholestérol « aligné » le jour x, vous savez très bien comment faire …

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