Artériopathies périphériques: adopter la diète méditerranéenne !

Connaissons-nous une approche préventive efficace des artériopathies périphériques ?

Cette maladie des artères des cuisses et des jambes n’est pas rare ; elle se manifeste (dans les cas typiques) par des douleurs dans les membres inférieurs au moment de la marche, notamment lors des accélérations ; et cessent quand cesse l’effort !

Elle est la conséquence d’une obstruction des artères soit par des plaques d’athérosclérose typique [la sclérose rigide est généralement très prédominante ; très peu de lipides] soit par des embolies (des morceaux de caillots de sang) parties du cœur ou (souvent) d’une masse coagulée dans un anévrysme de l’aorte abdominale.

C’est souvent une athérosclérose typique ; fumer est le facteur de risque majeur.

Le cholestérol mesuré dans le sang est peu ou pas prédictif (c’est-à-dire indicatif du risque de développer cette maladie) et les médicaments anticholestérol ne sont pas efficaces ; ou plutôt, soyons précis aucun essai clinique n’a été publié démontrant que les statines protègent contre cette maladie athérosclérotique typique.

Question : pourquoi il n’y a pas de données publiées  avec les statines ?

C’est curieux, Capitaine !

Réponse 1 : aucun essai clinique n’a jamais été conduit pour tester les statines avec cet objectif !

Réponse 2 : des essais cliniques ont été conduits mais n’ont pas été publiés !

Si vous cochez la deuxième réponse, il faut répondre à la question suivante : pourquoi les essais testant les statines n’ont pas été publiés ?

Réponse 1 : les investigateurs se sont foulés le poignet;

Réponse 2 : le sponsor a mal au coude;

Réponse 3 : les investigateurs rémunérés pour recruter les patients ont été frappés d’amnésie;

Réponse 4 : tout le monde s’en fout !

La bonne réponse est la numéro 5; tout le monde l’a deviné ; mais l’article XXL du code des Flagrants Délires nous interdit de la formuler car cela pourrait paraitre comme un dénigrement de la profession …

Si, par contre, vous craignez d’être atteint de cette pathologie fort gênante, il vous reste à adopter la diète méditerranéenne.

Dans un essai clinique récent dont les résultats ont été publiés le 21 Janvier 2014 dans le prestigieux JAMA (journal de l’Association des médecins Américains) la diminution du risque oscillait entre 70 et 50%.

C’est de l’assez bonne science ; on aurait pu mieux faire !

Mais c’est quand même ce qu’il y a de mieux pour le moment.

Faites-le, aucun effet nocif à craindre.

Surtout arrêtez de fumer et sortez le chien, mais laissez le chat tranquille !

111 réflexions au sujet de « Artériopathies périphériques: adopter la diète méditerranéenne ! »

    1. Inoxydable
      En réponse à : Sylvain Duval

      Ça y est , c’est fait. Mais je vous signale que j’avais déjà posté un commentaire un peu dans ce sens : Je parlais du matraquage d’émission T.V du genre Master Chef, Le meilleur Boulanger ou Pâtissier de France et j’en oublie! Mais aucune émission mettant l’accent sur la Diète méditerranéenne et en tous cas sur une cuisine plus diététique que celles présentées. Sans doute que ce n’est pas porteur… et les Maîtres de la « Grande Bouffe » et de l’Agro alimentaire sont tout puissants.
      En tous cas je vous remercie, Sylvain Duval pour liens forts intéressants mais je suis assez documenté sur le sujet. Je me permet donc de vous répondre sur ainsi qu’ à JP Merlaud. Pour ma part je suis en grande partie d’accord avec vous sur le problème des surdiagostics. Mais il n’en reste pas moins qu’au moins pour mon épouse cela a été utile même si cela paraît anecdotique. En effet, ce cancer, bien que bloqué dans un canal d’une glande mammaire, s’était signalé, sans que nous le sachions, à l’occasion d’un choc accidentel contre ce sein un an auparavant…Restait une douleur résiduelle qui a dû mettre la puce à l’oreille de notre Médecin, d’où le dépistage « salvateur ». Mais d’entre vous, médecin ou non, serait suffisamment affirmatif pour convaincre mon épouse de ne plus faire toutes les ANS une mammographie de contrôle et les examens qui s’en suivent ? Qui prendrait la responsabilité ? Qui serait assez sûr de lui affirmer que c’est inutile ou dangereux ?
      Pour ce qui est de l’Hémocult et de l l’ablation, par deux fois d’un Polype, fusse t’ il bénin. Je préfère prendre le risque tous les cinq ans d’un examen désagréable, un peu invasif plutôt que de me retrouver dans mes vieux jour avec une poche ou un anus artificiel et d’en mourir quand même dans d’horribles souffrances. Le Pr Béraud à bon dos de dire que ceux qui sont sauvés de certains cancers mourrons d’autre chose … Forcement mais je préfère à tout prendre, mourir paisiblement dans mon lit ou par accident ou encore d’un infarctus ( à un âge avance si possible) que de tomber dans la déchéance physique de ce genre de maladies qui s’ajoute au déclin dû à l’âge.
      Ah, joubliais (encore une anecdote) mon Beau-Père est décédé à 92 ans, vaincu par u cancer « traité » durant plus de vingt ans alors qu’il était jusqu’à cet âge respectable, une force de la nature et le fluctuations de son P.S.A toujours très haut, allaient de pair avec son traitement… Je m’estime heureux, suivant ce cas précis, d’avoir un P.S.A très bas bien que cela ne mette pas à l’abri d’un cancer de la Prostate, j’en conviens.
      Alors, dépistage utile or not, that is the question my dear !!!
      Enfin, pour en finir avec l’étalage de ma vie, je remercie le Dr De Lorgeril qui lui a su me convaincre de la justesse de ses recommandations. Alors s’il s’est trompé ( je ne le crois pas) de toutes façons je prends le risque et le pari d’une meilleure vie SANS statines et autres médocs tout aussi dangereux ou délétères. Merci en tous cas pour vos conseils.

      1. Sylvain Duval
        En réponse à : Inoxydable

        Je ne pense pas que ça soit à un médecin de dire s’il faut faire ou pas un dépistage.

        C’est le patient qui doit choisir, après avoir reçu des informations non biaisées.

        Le problème de la propagande autour de la mammographie est qu’elle ne communique que sur des éléments positifs, « qui sauvent des vies ».
        Les données contraires sont dissimulées, pour favoriser le business coûteux de l’imagerie omniprésente.

        Si le patient n’a pas envie de choisir (ça arrive), alors OK.
        Qu’il laisse alors le médecin faire son choix, en priant pour qu’un intérêt financier ne guide pas la décision…

        1. Inoxydable
          En réponse à : Sylvain Duval

          Bon. Si on ne peut plus demander à son médecin ce qu’il faut faire en cas de problème de santé ou de simple anomalie…Alors à qui s’adresser, à un Marabout, un Shamane, un Sorcier dans une campagne reculée (y a qui y croient encore…) , une diseuse de bonne aventure ???
          Encore une fois, si je suis d’accord avec vous sur l’absurdité d’un dépistage automatique et généralisé et le danger que cela entraîne parfois, je ne le suis plus en cas de doute; Comment voulez vous qu’un particulier MEME INFORME, ayant une culture intellectuelle convenable fasse la distinction entre les informations biaisées et celles qui ne le sont pas? Il y a des gens qui ne voient que rarement un médecin, combien devront ils en consulter pour en trouver un qui soit objectif? faut il devenir parano pour conserver ou retrouver sa santé?
          « Les données contraires sont dissimulées ». Mais bien sûr. Mais qui montera au créneaux, fera le siège des média pour marteler la vérité contre les pontes de toutes sortes ayant l’oreille attentive et la complicité des T.V pour ne citer qu’elles?

        2. nora
          En réponse à : Sylvain Duval

          Je suis horrifiée par vos propos irresponsables sur le dépistage de maladies graves !
          Vous êtes qui pour donner ses informations à la population dans ses termes? je vous rappelle que sur le site de Formindep.org vous êtes biologiste étudiant en nutrition, vous n’êtes même pas médecin et vous avez l’arrogance de mètre en cause le dépistage qu’est du domaine médicale, et vous n’êtes pas médecin!!! alors taisez -vous!
          Je remercie à mon médecin, un vrai celui-là , pour m’ avoir sauvée d’un cancer du sein et du colon grâce au dépistage précoce de ses terribles maladies!!
          A bon entendeur!

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : nora

            Halte au feu !
            Tout le monde peut s’exprimer sans pour autant être insulté ; chacun peut faire « résonner » des informations généralement occultées par un corporatisme malsain …
            Ceux qui remettent en question l’usage « irraisonné » de quelques techniques de dépistage, de glorieux professeurs et pas seulement des étudiants [même s'il se trouve que ce soit les étudiants qui sachent se faire entendre ; peut-être parce que l'esprit corporatiste consiste justement à protéger les intérêts et contradictions de ladite corporation plutôt que ceux du peuple ...] le font à juste « raison » à mon avis, mammographie et PSA par exemple, non pas que ces techniques soient mauvaises mais parce que l’usage qui en fait est problématique !

          2. Pedrinha
            En réponse à : nora

            Nora, vous faites une erreur de jugement très répandue sur le dépistage et notamment par les survivants que l’on dit sauvés parle dépistage.

            D’abord il faut accepter que en science on puisse discuter calmement d’idées ou hypothèses contraires.

            Au fait, une institution professionnelle médicale suisse déconseille en 2014 ou fin de 2013, le dépistage mammographique. Rien de moins.

            C’est une question complexe , le dépistage, assez pour nécessiter quelques centaines de pages d’explication aussi, si vous êtes intéressée, je vous incite à lire:

            Le Surdiagnostic. de Gilbert Welch
            http://www.amazon.fr/Le-surdiagnostic-Rendre-malades-poursuite/dp/2763796591/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1394320320&sr=8-1&keywords=surdiagnostic
            traduction du meilleur marché :
            Overdiagnosed:
            http://www.amazon.fr/Overdiagnosed-H-Gilbert-Welch-ebook/dp/B004C43EW6/ref=la_B001IXS9L0_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1394320131&sr=1-1

            Tranquillement.

            Et les auteurs sont de véritables médecins diplômés et universitaires.

            De toute façon sur l’étudiant Duval que vous dénigrez pour être étudiant donc jeune, je pense qu’on apprend dans les écoles françaises que « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années ».

          3. nora
            En réponse à : nora

            en réponse à Dr MDL:
            Ce-ci n’est pas un insulte! dans mon bled ca s’appelle « mettre l’église au milieu du village sans prendre de pincettes! »
            Je n’ai traite personne de ,je cite,  » imbécile, con, stupide ou autres fleurs, comme vous le faites en parlant de vos collègues cardiologues!

          4. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : nora

            Ah, mais nous re-voilà ! J’avions pas fait attention …
            Preuve, s’il en était besoin, que je n’exerce aucune censure. Qu’en ferais-je ?
            Ceci dit, je ne me souviens pas d’avoir, mon cher Chris, utilisé le vocabulaire que vous me prêtez : « imbécile, con, stupide » …
            Quoique j’en pense … face à la tragédie que vous vivons
            Merci aussi de nous avoir donné l’opportunité d’un petit commentaire sur le mésusage de certains examens complémentaires par certains …
            Inutile de revenir, je ne vous donnerai pas la parole, à moins que vous ne fassiez des excuses à nos étudiants …

      2. Inoxydable
        En réponse à : Inoxydable

        J’ajoute qu’une mammographie n’a rien d’agréable surtout avec une agrafe et une induration cicatricielle dans le sein…Imaginez, Messieurs le Médecins qu’on vous « presse » les testicules entre deux plaques, toute les années, pour détecter une anomalie. Pas très agréable non ? Et surtout douloureux. A cela s’ajoute le stress, je dirai même la terreur, toutes années à la même époque, d’effectuer cette panoplie d’examen dont elle ( mon épouse et toutes les autres « survivantes »aussi) redoute les résultats. Elle s’en passerait bien et, inconsciemment, elle recule d’année en année, le dates d’examen s’agissant pour elle d’une sorte de sursis, Et si quelqu’un pouvait lui affirmer avec certitude qu’elle n’avait plus de risque, elle cesserait et tout au moins espacerait d’avantage ces examen, au lieu de s’entendre dire par sa « chirurgien gynécologue » « Vous êtes guérie, revenez l’année prochaine, je vous fais les ordonnances… » !
        Cela ferait également des économies pour la « sécu », mais là, il y en a avant tout bien d’autres à faire avec d’autres sujets et surtout des fraudes dont beaucoup de « patients » avec la complicité de médecins sont responsables…et les pouvoir publics ferment les yeux. Mais cela est un sujet qui n’a sans doute pas sa place ici, mais je peux les préciser au besoin…

        1. JP Merlaud
          En réponse à : Inoxydable

          Le problème c’est que l’incertitude effraie et c’est normal. Ainsi l’incertitude sur l’utilité de dépistage mammographique.
          Mais on préfèrera une bonne certitude même fausse à une incertitude scientifique.

          1. Sylvain Duval
            En réponse à : JP Merlaud

            Bel article de Nicole DELÉPINE, spécialiste du cancer :

            http://www.atlantico.fr/decryptage/et-au-lieu-cancer-c-etait-au-traitement-que-aviez-survecu-nicole-delepine-821337.html?page=0,0

            Nicole Delépine est responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches.
            Fille de l’un des fondateurs de la Sécurité Sociale et thérapeute engagée, elle a récemment publié « « La face cachée des médicaments » et « Le cancer, un fléau qui rapporte ».

          2. Inoxydable
            En réponse à : JP Merlaud

            Peut-être, mais on ne joue pas avec la vie des autres dans ce cas de figure : Mourir n’est rien, c’est la souffrance et la déchéance qui sont terribles…
            Pour finir avec ce sujet, une petite touche d’humour : « La mort c’est juste une absence de savoir vivre »(Pierre Dac)

  1. cpascal

    Bonjour

    Ce n’est pas la rubrique idéal pour ce post mais « commentaire fermer »
    J’essaie de suivre vos conseilles en espérant ne pas commettre d’erreur (diète méditerranéenne pas évidant)

    Je prend uniquement du plavix 75mg depuis trois mois environs, problème depuis maintenant une semaine j’ai des douleurs infernale a la nuque (raide) et tête, depuis hier sa c’est calmer un peut toujours la nuque un peut raide, mal aux tempes et quand je me penche en avant pour écrire ou autre sa me lance notamment dans le nez mais tête aussi, avec des douleurs gencives (nerfs) c’est vraiment handicapant.

    J’ai pris rendez-vous avec ma cardio, mais ce ne sera pas avant avril, j’espère seulement que ce n’est pas une hémorragie intra-crânienne, vous qui connaissait bien ce médicament pensez-vous que ces effets indésirable vont disparaître et ne plus ré-apparaitre ?
    ma cardio va certainement me remettre au kardegic avec le sourire puisque elle est plus pour kardegic que plavix, moi je ne suis vraiment pas chaud conte tenu de la toxicité, du faite que je serait obliger de prendre oméprazole avec.

    Effets indésirable sous kardégic 160mg: vertige, tête lourde, douleurs nuque
    sous kardégic 75mg je ne sais pas puisque passer de kardégic 160mg a plavix 75mg.

    Je viens de prendre pour la première fois mix alpha 3 comme vous le conseiller, en étudiant la composition pour essayer de déterminé la dose idéale journalière j’ai vu qu’il y avait aussi de la vitamine E naturel et mon petit cerveau c’est mis a fonctionner (rare)
    Puisque la vitamine E est un anti plaquettaire naturel pourquoi ne pas prendre 75mg de vitamine E a la place de 75mg de plavix ? y ‘a t’il un risque que ce maudit stent se bouche ?

    d’après votre expérience et connaissances actuel en suivant au mieux vos recommandations au bout de combien de temps peut ont espérer arrêté de prendre plavix ou similaire ? je ne sais pas il y a t’il une sorte de tableau avec pourcentage de risque par exemple:
    - arrêt anti plaquettaire au bout de deux ans risque que le stent se bouche de 40 pourcent
    - arrêt anti plaquettaire au bout de trois ans risque que le stent se bouche de 30 pourcent etc..

    et enfin dernière question (désolé vraiment, j’essaie de trouver mes réponses tout seul mais c’est difficile de faire le tri et de bien interpréter )
    Je crois avoir lu sur ce blog que vous étiez sur un projet de livre sur la diète méditerranéenne recettes, ai je bien lu ? si oui quand pensez-vous sortir ce livre ? (sans pression évidement)

    Merci de vos conseilles

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : cpascal

      Ceci n’est pas une consultation.
      Vos symptômes actuels ont peu de probabilité de relever du Plavix* et donc du cardiologue, éventuellement. On peut y voir un syndrome grippal.
      S’il-vous-plait, veuillez consulter votre médecin traitant.
      Il y a toujours un peu de vitamine E dans les capsules contenant des acides gras, c’est pour les protéger de l’oxydation dans la capsule.
      La vitamine E n’est pas un antiplaquettaire.
      Notre livre sur la nutrition sortira, espérons-le, à la fin de l’été …
      Bon vent, matelot !

  2. Michel

    Bonjour Dr de Lorgeril,
    Me rendant sur Amazon pour commander votre dernier livre sur les oméga-3, je suis perplexe en voyant deux livres sur le sujet portant des titres différents :
    - Oméga-3 mode d’emploi, une nouvelle médecine nutritionnelle
    - Le pouvoir des oméga-3

    Sur votre site, vous ne faites la promotion que du dernier
    S’agit-il de deux livres différents ? Merci de m’éclairer
    Michel

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Michel

      C’est la même chose à peu de différence près, l’Éditeur s’occupe à relancer ses ventes !
      Vous apprendrez beaucoup dans ce livre !

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : nora

      Bon, je vous laisse encore ce message, à titre d’illustration de votre mauvaise foi.

      Je recopie la phrase en gras de la fin du texte de nos amis helvètes : « La Ligue contre le cancer invite chaque femme à réfléchir à son risque personnel de cancer du sein pour qu’elle puisse décider en toute connaissance de cause quels examens de dépistage elle souhaite effectuer, quand et où. »

      Je ne suis évidemment pas d’accord du tout avec ce type d’approche où on laisserait nos chères compagnes décider « en toute connaissance de cause » disent-ils (quelle hypocrisie !) de ce qui par ailleurs fait question chez les médecins … Si eux ne sont pas d’accord entre eux, elles par contre pourraient décider …

      1. Sylvain Duval
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Ce qui me parait iportant, c’est le consentement éclairé.

        Prenons un médecin qui veut prescrire des statines par exemple. La ROSP (Rémunération sur Objectif de Santé Publique) lui propose de le rémunérer pour cela.
        Un médecin devrait avertir son patient sur la toxicité des statines et lui décrire le faible bénéfice que certaines études ont trouvé et qui pourrait peut-être s’appliquer à lui, si le patient y croit (l’effet placebo est si puissant…).

        Mais le médecin devrait aussi l’informer qu’il existe des moyens non médicamenteux qui font aussi bien et sans effet secondaire.
        Après, si le patient est rassuré par sa « statine » (gri-gri moderne), alors qu’il fasse ce qu’il veut !

        A condition que le médecin ne lui prescrive pas du CRESTOR (la plus chère, la plus récente, la plus dangereuse et celle pour laquelle on n’a vraiment aucune étude concluante) ou de l’ézétimibe, on pourrait dire que le patient a reçu une information plus ou moins impartiale et que son consentement sera « éclairé ».

        http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-caisse-haut-rhin/en-ce-moment/remuneration-sur-objectif-de-sante-publique_haut-rhin.php

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Sylvain Duval

          OK sur le fond !
          Mais pourquoi écrivez-vous : « qu’il existe des moyens non médicamenteux qui font aussi bien … » … que les statines tout en disant à la ligne suivante que le plus puissante (le Crestor*) est inefficace …
          Penseriez-vous que le Crestor* serait aussi efficace que les autres mais qu’il n’y aurait « aucune étude concluante » ?
          Et que donc, à la moindre étude concluante, vous concluriez que le Crestor* est finalement aussi actif que les autres ?

          De mon point de vue de scientifique, nous avons définitivement la démonstration scientifique que le Crestor* est inefficace ! Pourquoi en douter ?

          Et comme une grande étude française vient de nous dire que la simvastatine (Zocor*) n’est pas meilleure que le Crestor* chez des patients français en France, j’en conclue « tout de go » et sans scrupule que le Zocor* est aussi inefficace que le Crestor* ; et que donc tous les essais précédents, très suspects comme vous le savez, et invérifiables (car propriété du sponsor) qui me disaient que le Zocor* est formidable, ne valent pas grand chose, à moins que j’aie accès aux données brutes et que je puisse les vérifier !
          Chiche, Mister Zocor* ?

          1. Sylvain Duval
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Je crois effectivement que le seul et unique combat qui devrait agiter les citoyens est celui de l’accès aux données des essais cliniques.

            Pour le reste, votre question est rhétorique, car vous connaissez mes positions.

            Seulement, dans ce monde médiatique, ce n’est pas la justesse scientifique qui l’emporte mais le degré de corruption et de célébrité des « experts ».

            Ainsi, un monsieur honorable comme Gabriel STEG peut continuer à raconter ce qu’il veut, quand il veut, avec un site entier, MEDSCAPE, pour diffuser son marketing.
            Et aucun journaliste ne veut divulguer le montant de ses nombreux contrats de consultance ou sur ses honoraires reçues des industries Pharma.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Sylvain Duval

            Le problème n’est pas d’avoir un site « à sa disposition », c’est d’avoir le courage d’organiser des débats ouverts et publics pour discuter en toute sérénité de ces questions difficiles …

          3. Pedrinha
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Sylvain,
            Avoir accès aux données n’aiderait hélas guère.
            POur l »examen des données cachées sur je crois l’oseltamivir, il a fallu 2 chercheurs à temps pleinpendant un ou 2 ans. Je n’ai plus la reference en tête.
            Pas assez de bons samaritains pour examiner les masses de données.
            Foutu !

          4. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Pedrinha

            Ce n’est pas faux !
            Mais, il suffit que ce soit permis !

            Dès lors que tout peut être examiné ou ré-examiné, il faudrait être fou pour gravement falsifier les données brutes …

            Et donc, en principe, ils ne le feraient plus de façon systématique comme on le constate aujourd’hui de façon indirecte, ce qui n’empêcherait pas quelques délinquances bien sûr « Errare humanum est » … Les gros industriels (cours en Bourse obligent) ne s’y risqueraient plus ; et ce sont eux les gros poissons !

            Mais en cas de miracle annoncé, il n’y aurait pas que des bons samaritains pour être curieux !

    2. Pedrinha
      En réponse à : nora

      Je suis au courant merci . Evidemment. Juste pour dire qu’il y a des gens a priori compétents qui peuvent diverger.
      D’ailleurs, en matière de dépistage systématique des cancers du sein , la balance scientifique penche maintenant contre le dépistage mal informé.

      Comme du fait que toutes les autorités de reference sont pour le dépistage.
      Comme on me l’a appris à l’université.

      J’aurais du préciser que c’était un exemple de « rari nantes in gurgite vasto ».

      Mais comme dit MDL en citant je ne sais plus qui : quand tous s’enfuient , ceux qui vont à contre courant passent pour les fugitifs.

      JE réitère mon invitation à la reflexion scientifique:
      (Faced with the choice between changing one’s mind and proving that there is no need to do so, almost everyone gets busy on the proof.    –John Kenneth Galbraith )

      Le Surdiagnostic. de Gilbert Welch
      http://www.amazon.fr/Le-surdiagnostic-Rendre-malades-poursuite/dp/2763796591/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1394320320&sr=8-1&keywords=surdiagnostic

      traduction de , à meilleur marché :
      Overdiagnosed:
      http://www.amazon.fr/Overdiagnosed-H-Gilbert-Welch-ebook/dp/B004C43EW6/ref=la_B001IXS9L0_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1394320131&sr=1-1

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