La « nouvelle » prise en charge des dyslipidémies vue par les « Autorités »

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.

C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr

Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.

L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.

Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.

Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.

Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.

Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.

Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.

Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de « responsabilité morale » et là-bas (si loin), ce n’est pas un « gros mot »…

Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).

Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.

Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.

Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.

Rêvons !

 

 

 

 

 

126 réflexions au sujet de « La « nouvelle » prise en charge des dyslipidémies vue par les « Autorités » »

  1. MARCEL

    Quand on pense avoir tout ou presque tout vu on découvre toujours une nouvelle qui pique la curiosité.
    Les médias nous rebattent les oreilles avec le cholestérol qui serait la cause de tous les maux. Nous avons tous en tête les mérites supposés d’un LDL bas. Et bien voilà t’y pas que, selon des québecquois, il faut absolument avoir un cholestérol bas et la vitamine D élevée faute de quoi on perd ses implants.

    http://www.santedentairelarose.com/fr/dentisterie-holistique/implants-de-zircone/

    Elle est pas belle celle là !!!!!!!

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  2. Orbes

    Bonjour
    Peut on dire que les conseils dietetiques pour avoir un bon microbiote confirment à posteriori la diéte mediterraneenne?
    A+

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Orbes

      En théorie oui.
      Mais je raisonnerais de façon différente : 1) est-ce que la diète méditerranéenne induit un microbiote favorable ? 2) quel est finalement le microbiote favorable ?

      Nous sommes en train d’étudier le microbiote méditerranéen par comparaison avec le « western »… Très compliqué !
      Résultats préliminaires enthousiasmants.
      Ne pas répéter surtout ! Laissons les experts en biologie du microbiote travailler sereinement… Chuuuuuut !

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      1. Orbes
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Si l’on suit Darwin, la pression de selection se fait par les conditions de vie existant dans un lieu donné: le microbiote évolue avec les conditions de ce milieu.

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      2. Jabeau
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Il y a au plusieurs points communs entre les micro-organismes cachés dans le sol (exemple streptomyces) et notre microbiote caché dans notre intestin :
        - ils vivent à l’abri des regards, de la lumière et de l’oxygène (vivons heureux, vivons cachés). ce qui explique pourquoi on les a découverts si tard alors qu’ils synthétisent tant de molécules bio-actives remarquables voire indispensables.
        - ils vivent en société de plusieurs milliards d’individus appartenant à des centaines de milliers d’espèces, mais parfaitement organisées entre elles. Elles constituent une banque de savoir-faire (ADN) gigantesque et aussi riche que nos propres chromosomes.
        - ils vivent en symbiose avec les êtres vivants qui les entourent, les arbres ont besoin des antibiotiques synthétisés par streptomyces, et nous avons besoin des acides gras volatils ou de la vitamine K fabriqués par notre flore intestinale dont les actinomycètes ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan du microbiote.
        - les actinomycètes sont des organismes étonnants, capables de transmettre de l’information (par voie chimique, génétique, ou électrique le long de filaments), capable de réagir comme des bactéries (avec les plasmides) ou comme des champignons (avec mycèlium et spores) d’ou leur nom de mycobactéries.
        -Les micro-organismes qu’une idée, le bien-être de leur hôte, ils se mettent en quatre pour lui être agréable. Une fois sur un million un microbe peut générer une pathologie, mais tous les autres ne vivent que pour notre santé physique et morale. Eh oui ! Notre moral est tributaire de la santé de notre microbiote : en attendant le résultat des recherches en cours très prometteuses, considérons le récepteur cérébral du canal chlore, celui qui stabilise la polarisation de nos neurone, indispensable à notre sérénité, il fonctionne avec le GABA, or qui est notre premier fournisseur d’acide butyrique ? Notre microbiote !

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  3. Derocles

    Bonjour, voilà, je comprends mieux cette recrudescence de prescription de statines!!! Dans mon travail à domicile en tant que infirmière cela fait 2 patients qui reviennent de l hôpital avec prescription de statines chez une femme de 70 ans, diabétique insulinee, hypertendue, IRC,dépressive, cholestérol normal (je ne veux plus lire les résultats !.!!mais j’ y suis obligée pour expliquer aux patients) et une femme de 79 ans, dégénèrence cérébrale, hypertendue, légère sténose carotide gauche qui est revenue avec 40 mg d avostatine!!!! Voilà donc je refuse de leur donner les statines, je leur,explique,le,pourquoi du comment, et demande leur accord, quand on explique tout le monde comprend ! Je ne comprend toujours pas cette acharnement à empoisonner les patients … Restons bienvaillants et occupons nous des vrais problèmes !!! Encore merci à vous tous

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Derocles

      Au cas où vous auriez besoin de documents pour justifier votre attitude (humainement indiscutable), je vous recommande notre livre « L’horrible vérité sur… »
      Bon vent, matelote, et au nom de l’humanité bienveillante, je vous remercie ; vous pouvez dormir avec la conscience tranquille, n’est-ce pas l’essentiel du métier ?

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      1. aminevite
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bravo MdL pour le topo à Saumur. Je comprends la difficulté de faire passer un message scientifique dès lors que celui-ci est commercialement pénalisant pour l’Industrie pharmaceutique.
        Ça serait si simple si on pouvait mettre 100% de la responsabilité de l’infarctus sur le dos du cholestérol et tellement plus lucratif pour les marchands de statines!
        Le gros problème c’est que les Sociétés savantes sont toutes aux mains de Big Pharma et que les médecins font du copier-coller avec tout ce que ces organismes officiels publient.
        Les Facs de médecine produisent des médecins à partir de « moules » formatés par l’Industrie pharmaceutique. Il est difficile pour nous, les électrons libres, de les dé-programmer , aussi difficile que de sevrer un fumeur.
        Beaucoup de patience et de courage il faut !
        N’est-ce pas Maître Yoda?

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    2. MARCEL
      En réponse à : Derocles

      J’ai beaucoup d’admiration envers les infirmières, et infirmiers, qui, tant à domicile qu’à l’hôpital, sont en contact direct, souvent constant, avec les malades auxquels elles prodiguent leurs soins et dont elles sont également les confidents compatissants. J’en ai l’expérience personnelle .
      Q u’elles, et ils, en soient remerciés.

      Vous dîtes ne pas comprendre l’acharnement à empoisonner les patients. Mais chère Madame c’est qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Des sommes COLOSSALES. Alors si on y rajoute un peu de cupidité et beaucoup de lâcheté, à moins que ce ne soit l’inverse, on débouche sur la situation actuelle. La Santé est devenu un gigantesque négoce. Les patients, ignorants de ce qui se trame dans les arrière-boutiques. font une confiance aveugle dans les prescripteurs. D’ailleurs pour beaucoup, souvent âgés, il ne leur passe pas un instant par l’imagination qu’il puisse exister une réalité terrifiante susceptible de mettre à mal leur intégrité physique, voire leur vie. Ce n’est pas moi qui ai dit qu’un taux de cholestérol bas est annonciateur d’une réduction significative de notre espérance de vie. Ce sont de grands et vrais experts qui sont l’honneur de la Médecine.

      Ah! si tout le monde faisait preuve d’un minimum de curiosité on n’en serait sans doute pas là.

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  4. heiliger

    en tant que rescapé des statines . quand je voie cet acharnement a vouloir faire ingurgiter cette
    merde , je me dis que mengele était un bricoleur .

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  5. pascale

    Mouais, faut quand-même pas exagérer ! la plupart de nos MT (car ce sont eux qui nous abreuvent de statines ) ne sont que des produits de notre société et non des « frankenstein » qui auraient inventé la créature maléfique pour enfanter le mal à l’état pur. Faire des années d’études ne donnent pas la science infuse et encore moins, apparemment, l’intelligence de continuer son instruction. Ici, mon voisin, un pauvre bougre qui a, à 2 jours près mon âge (63 ans) est gavé de statines par son MT (qui était la mienne il y a 2 ans ), j’ai vu son état se dégrader au jour le jour (il sera bientôt incapable de se mouvoir) et bien que j’ai tenté de le prévenir il me regarde et me répond que son médecin sait ce qu’il fait. Il me dit avec presque de la fierté qu’il prend 9 médicaments par jour : pour son cholestérol, sa tension, son nouveau diabète, ses douleurs musculaires !!! 2 fois il est tombé dans son jardin en passant la tondeuse (sur un terrain plat comme la paume de ma main !), mon mari et moi étions pas loin heureusement pour le relever car il n’y arrivait pas tout seul. C’est lamentable, révoltant, que puis-je faire, il ne veut pas me croire, il ne lit jamais de livre, il n’a pas internet, il ne croit que son MEDECIN !

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : pascale

      Bravo pour votre abnégation.
      Heureux ceux qui croient à tout ; et aussi à tout le contraire !
      Ayez pitié de votre voisin !
      Moi-aussi j’ai des cas comme ça, en pire même : je leur annonçais un cancer, ils me riaient au nez et le jour où… ni eux ni moi n’avions envie de rire…
      Ayons pitié, doux jésus, disait ma mamie…

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    2. Stéphane
      En réponse à : pascale

      Avez-vous vu la Une de l’Express sur le diabète, avec Jean Reno ? Vrai ou faux diabète ? J’ai 1,10 de glycémie à jeun, pour mon médecin traitant c’est normal, pour le laboratoire, qui se fie à l’American Diabetes Association, c’est un pré-diabète. Selon eux, le pré-diabète commence à 1 de glycémie.

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        1. Stéphane
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Dans un encart du dossier :
          « Après la découverte d’un diabète de type 2, maigrir et reprendre une activité physique peut suffire à réguler la glycémie.
          Mais pas toujours. Il faut parfois recourir à des médicaments, voire à des injections d’insuline.
          En première intention, tous les experts recommandent la metformine, un traitement ancien, à l’efficacité et à la tolérance avérées, parfois combinée à des sulfamides ou à des statines en cas de risques cardio-vasculaires. »

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          1. akira
            En réponse à : Stéphane

            Tres franchement, la premiere recommendation qui peut tres bien suffire (j’en connais plusieurs dans ce cas la), c est effectivement l activite physique mais aussi un changement dans l alimentation.
            Ce’st pas forcement les regimes extremes comme le low Carb (que j’ai teste) mais simplement une diete plus proche de la diete med (qui emtre autre a une repartition un peu differente des nutriments glucide-lipide) mais aussi une variation des apport de glucides sous des formes plus complexes qui font moins monter la glycemie.

      1. akira
        En réponse à : Stéphane

        1.1 peut etre un peu haut en effet. Mais de toute facon, la recommendation dans ces cas la est une adaptation de la diete et de l activite physique. Ce qui ne peut pas faire de mal de toute facon selon la diete que vous choisirez.
        Et si vous croyez en notre Amiral, une diete med serait tout a fait indiquee.
        Donc vous pouvez suivre votre medecin sans medocs … :-)

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        1. Stéphane
          En réponse à : akira

          Je ne crois pas au « low carb », ni à un autre régime, à part la diète méditerranéenne, qui n’en est pas un. Je ne crois pas non plus aux taux officiels de glycémie édictés par les sociétés savantes, et ce sucre sanguin qu’il faudrait faire baisser à tout prix comme le cholestérol, à coup de régimes « low carb » et/ou de médicaments. Je m’assurerai simplement que ma glycémie ne monte pas vers les 1,20 ou plus.

          Répondre
  6. Reliquet

    Bonjour Maître,

    Pourquoi dites-vous ça? C’est pourtant très classique le coup du taux qui baisse pour faire rentrer plus de consommateurs dans les magasins de cochonneries…

    Le diabète qui frappe à 1g, l’hypertension artérielle au-dessus de 120/70 mmHg, l’ostéoporose si un T-score 0,70…

    Ce qui peut doublement rassurer Stéphane sur son statut glucidique c’est que naturellement la définition américaine empeste le conflit d’intérêt et d’un, et que de deux je parie une caisse de Côtes-Rôties avec vous que Stéphane n’a pas réalisé sa mesure dans les règles, en effet ce dosage doit se réaliser après 12H de jeûne strict et régulièrement les candidats sortent de table à 21H pour se précipiter à 7H prélever leurs petits tubes afin de pouvoir petit-déjeuner tranquille.

    10h c’est pas 12h, et voilà comment Stéphane et tant d’autres que lui, sur la foi d’une double méprise, se prennent à penser que la rédaction de leurs testaments devient chose urgente…

    Répondre
    1. Stéphane
      En réponse à : Reliquet

      Pour mon médecin traitant, 1,1 c’est normal. Mesure prise à 11h du matin, dernier « repas », deux verres de limonade à 21h la veille.

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        1. Stéphane
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Extrait du « Régime crétois » de Serge Renaud :
          « A la fin de sa journée de travail, il [l'homme qui vit sur l'île de Crète] se repose et discute avec ses compères à la terrasse d’un café devant une limonade, fumant sa cigarette roulée à la main. »
          Le texte est une citation de l’épidémiologiste Henri Blackburn, 1986.

          La limonade est sûrement le plus ancien des sodas (XVIIe siècle en France), à l’origine non gazeux, et typique des pays méditerranéens. Cela dit, vous avez raison, d’ailleurs je n’en bois plus. Je ne fume pas non plus.

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          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Stéphane

            Je pense qu’il vaut mieux, aujourd’hui, oublier Henri Blackburn et Serge Renaud : autres temps, autres mœurs…

            Si vous tenez à suivre un « régime méditerranéen » aujourd’hui, je vous invite à consulter notre ouvrage « Le nouveau régime méditerranéen » ; ce n’est pas une question d’ego ; si nous l’avons écrit, c’est que nous avons compris qu’il fallait une version « modernisée » du régime méditerranéen ; et aujourd’hui – dans le contexte moderne – je vous demande d’éviter toutes les limonades…

          2. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            J’ai lu entièrement, et je feuillette souvent, votre livre « Le nouveau régime méditerranéen ». J’ai acheté aussi par la suite celui de Serge Renaud, parce que je voulais en savoir un peu plus sur la genèse de l’Etude de Lyon. Le chapitre que vous consacrez à l’historique de cette fameuse étude avait éveillé ma curiosité.

            J’avoue aussi que j’espérais en apprendre un peu plus sur les Méditerranéens d’autrefois, et sur ces fameux Crétois (certes peut-être un peu folkloriques), mais malheureusement, Serge Renaud n’en parle pas beaucoup plus que vous. Cela manque un peu je trouve dans votre livre, le côté historique et culturel, les traditions culinaires. Bon, je sais aussi que ce n’est pas un livre de cuisine.

            Cela dit, internet me permet de trouver des recettes et des façons de faire des Méditerranéens traditionnels. Car pour arriver à cuisiner comme les mammas, c’est tout un art ! Et si ce « régime » qui n’en est pas un, à base de plantes essentiellement, est facile à tenir, c’est surtout, en plus de se sentir en meilleure forme, parce que c’est une des meilleures gastronomies au monde. Il faut vraiment se mettre à cuisiner, ce qui n’est pas évident !

          3. Akira
            En réponse à : Stéphane

            Par curiosité, quelle en serait la raison ? C est un sucre trop simple et trop rapidement metabolise ?
            C est probablement un gros biais du à mon expérience perso mais c est ce que j imagine.
            J aime bien essayer de comprendre …

      1. akira
        En réponse à : Stéphane

        1.1 c est en tout cas assez eloigne de la moyenne. Dans ce sens, on peut dire que c’est eloigne de la norme et donc peu normal.
        Apres, est ce pathologique, c est toute la question …

        On peut aussi dire que courrir le 100m en moins de 11s n’est pas normal … mais pas vraiment pathologique :-)

        Répondre
        1. Stéphane
          En réponse à : akira

          S’il faut être au bas de la courbe en U dont parle MdL dans ses conférences, c’est-à-dire, d’après les feuilles de résultats des labos, entre 0,6 et 1,10, je n’y suis pas. Cela dit, je ne suis pas non plus hors de la norme.

          Je pense quand même qu’il faudrait, comme le dit Reliquet, faire et refaire cette analyse pour être sûr. Est-ce qu’on a vraiment épuisé ses réserves de sucre après 12h de jeûne ? Le repas du soir et les deux verres de limonade ont-ils vraiment été brûlés par le corps au cours du sommeil ? Un sportif mange des glucides la veille d’une compétition, c’est donc bien qu’il doit en rester le lendemain matin. Alors peut-être qu’ils sont stockés dans les muscles et le foie, et pas en circulation dans le sang, ça je ne sais pas.

          Cela dit, ça ne me tracasse pas plus que ça ! On verra si un jour j’arrive au fameux 1,26 (26 et pas 25 :-)).

          Répondre
          1. tremblay
            En réponse à : Stéphane

            bonsoir, je pense qu’il faut dédramatiser les paramétrés un peu au dessus de la norme (qu’il s ‘agisse d ‘une glycémie à 1,1 g/l, d une tension à 14/9 etc) ,tant qu’ils ne reflètent pas une hygiène de vie délétére
            Approuvez vous cette idée cher docteur?

            la question que l’on peut se poser est de définir des seuils à partir desquels l’on peut réellement envisager une pathologie instalée et nécessitant au moins pendant une période donnée un traitement médicamenteux

            bonne soirée

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : tremblay

            J’approuve ; mais à condition que le médicament choisi soit très adapté à la personne et pas prescrit en fonction de circonstances commerciales…
            J’approuve sauf pour le cholestérol, car les anti-cholestérol sont trop toxiques !

          3. papynou34
            En réponse à : Stéphane

            Un sportif mange des glucides complexes qui ont besoin d’etre métabolisé pour etre utilisé. Ca n’a pas du tout le meme effet dans le temps que du sucre simple. C’est pour cela qu’on les appelle lents. Pour le low carb, je ne suis pas trop d’accord avec vous. J’ai fait un régime low carb-high fat pour maigrir (régime que j’ai rapproché le plus possible de la diete mediterrannéeene) et dans le groupe ou j’etais sur Facebook, il y avait pas mal de Type 2 qui avaient reussi à stabiliser leur glycemie et en etaient tres content (ainsi que leur medecins). Ils avaient en moyenne une glycemie superieure à la votre. Il y avait même plusieurs type 1 qui avait réussi à baisser leur injection d’Insuline.

            Ceci n’est pas un conseil, juste un apport d’une exeprience.
            Par contre pour maigrir c’est top.

          4. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            Pour la prise de poids, il me semble que tous les glucides ont le même effet, la digestion retarde juste un peu leur assimilation. 1 litre de limonade ou un gros plat de pâtes, même complètes, vous fera grossir de la même manière. On peut sans doute éviter un pic d’insuline en supprimant les sucres raffinés, encore que le pain complet par exemple ait un IG assez élevé.

            Cela dit, la diète méditerranéenne ne nous permet pas de trop baisser les glucides, car 50% des calories sont sous cette forme (sauf l’eau sucrée ;-) ). Comme c’est un régime à base de plantes, on n’a pas trop le choix, en fait, sinon on la déséquilibre au profit des graisses ou des protéines.

            Si je ne suis pas intéressé par le Low Carb, c’est parce que j’ai perdu beaucoup de poids (+ de 10 kg, de 80 à 70 kg environ pour 1,85m) avec la diète méditerranéenne, tout en mangeant beaucoup de céréales. Donc, je pense que cette question des glucides est plus compliquée que ce qu’on en dit, sans trop savoir comment ça marche réellement dans le corps. Mais ce que je sais à présent, c’est que je peux manger des céréales en bonne quantité sans grossir, toujours dans des plats méditerranéens typiques. Il ne me semble pas d’ailleurs que les Méditerranéens traditionnels aient été réputés pour leur obésité, ils auraient plutôt même été sous-alimentés, d’après MdL.

            Voilà pour mon expérience, qui reste personnelle, bien sûr.

          5. tremblay
            En réponse à : Stéphane

            ok merci pour les précisions docteur par rapport aux médicaments
            hors conflit d ‘interet, à partir de quel seuil peut on réellement parler d ‘hypertension et de diabète d ‘ailleurs? (tout en ayant conscience de la limite de ces chiffres pour déterminer un état pathologique)?
            cordialement

          6. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : tremblay

            A partir de quels chiffres on est hypertendu ou diabétique ?
            C’est toute la médecine moderne dans cette question : soigne t-on des chiffres ou des gens avec des symptômes ?
            Soigne t-on obligatoirement avec des médicaments ?

            Certains peuvent être symptomatiques (ou simplement indisposés) avec des chiffres qui n’inquiètent pas le docteur. Vous changez leur mode de vie (et de penser leur vie) et ils sont guéris de tous leurs symptômes et indispositions…
            D’autres ont des chiffres épouvantables (selon leur docteur) et n’ont aucun symptôme !

            Avec ces deux exemples, je viens de vous résumer l’idée simple que la médecine est un art ! Les techniciens et les ingénieurs (tout le respect qu’ils méritent étant reconnu) ne font pas des bons médecins car ils raisonnent avec des chiffres et des techniques.
            La médecine c’est autre chose ! Les chiffres (et toutes les données scientifiques solides) peuvent aider certes, mais l’essentiel est dans la relation humaine (je fais quoi avec ce patient-là ? Que veut-il vraiment ?) et l’appréciation réelle de son état présent et de son futur prévisible (que puis-je faire vraiment sans lui nuire ?)

            Bon, j’arrête là ; vous avez compris j’espère !

          7. akira
            En réponse à : Stéphane

            Pour stephane :
            Je ne suis pas certain que les sucres lents et rapides aient un effet identique … Ce qui fait grossir c est egalement (et meme peut etre principalement) le fait que l insuline bloque la metabolisation du gras. Si on ajoute a ca l effet de saturation de l insuline, on obtient la chose suivante.
            Les sucres lents occasionnent un montee lente et longue de la gly qui est contreblancee par une production d insuline moyenne et continue sur une periode longue. A l inverse en cas de pic de sucre rapide, on a une production massive d insuline qui est d autant plus importante que son effet sature.
            Par consequent, la quantite totale d insuline produite pour metaboliser 100g de glucide est plus importante pour 100g de sucre rapide que 100g de sucre lent. Et c est une cause de prise de poids.

          8. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            @Akira
            J’ai déjà vu cette théorie de l’insuline, mais dans le cadre des régimes « intermittent fasting », soit une période de jeûne prolongée, où le corps ne produit plus du tout d’insuline. Là je comprends que ça puisse marcher, même si ça n’a pas été efficace chez moi.

            Mais imaginons un repas méditerranéen classique avec sa pasta et son dessert aux fruits : il est évident qu’il va être suivi d’une montée élevée de la glycémie. Et rebelote le soir. C’est pourquoi, quand j’ai vu que le régime méditerranéen recommandait 50% des calories sous forme de glucides, je me suis inquiété.

            J’ai néanmoins fait confiance à notre Amiral, et j’ai été surpris de constater une perte de poids plus efficace qu’en me limitant sur les glucides. Je suivais alors les conseils de ceux qui disaient de baisser fortement les glucides, « surtout pas de glucides à tous les repas ».

          9. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Stéphane

            Pasta (al dente), patates avec ses accompagnements de légumes ou riz blanc avec ses légumes et légumineuses riches en fibres, tout ça c’est bon pour les diabétiques !
            Combien de fois faudra le dire !
            Oubliez votre glycémie un peu, les amis !

          10. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            @MdL : Puisse Jean Reno vous entendre ! Il a renoncé aux pâtes à cause de son diabète. Bon, pas grave, il est d’origine espagnole, mais il a sûrement dû renoncer aussi aux patatas. Cela m’étonnait aussi qu’un diabétique ne puisse pas manger de pâtes. Tant pis pour lui s’il écoute ses médecins !

            Tout cela va dans le sens des résultats que j’ai obtenus avec la cuisine méditerranéenne. J’ai déstocké du gras, donc l’insuline n’a pas dû avoir d’influence. Encore avant-hier, j’avais pourtant mangé un bon plat de pâtes complètes (avec légumes), et j’ai constaté le lendemain 1 cm de moins de tour de taille. Je continue à perdre même ce qu’on appelle la « graisse résistante », j’en suis à la dernière couche, comme on dit.

            Aujourd’hui, dernier jour de la semaine nationale de prévention du diabète, par la Fédération française des diabétiques, « des patients solidaires contre le diabète ». Je me demande s’il n’y a vraiment que des patients dans cette fédération ? J’ai fait leur test, j’aurais selon eux 1% de chances de devenir diabétique.

          11. akira
            En réponse à : Stéphane

            Correler un repas avec un tour de taille le landemain … really ??
            Sinon un diabetique de type 2 peut manger des pates … mais pas des pates archicuites avec du ketchup en tube.
            Comme le dit l amiral, un plat de pate al dente avec petits legumes, c est beaucoup moins penible pour le metabolisme d un diabetique.

          12. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            J’ai remarqué sur moi-même que le stockage/déstockage de graisse se faisait d’un coup, la nuit bien souvent, mais pas seulement. Cela me semble tout à fait explicable par l’action de l’insuline, « l’hormone du stockage », d’ailleurs, dans le jeûne intermittent, on perdrait facilement 1 à 2 kg par semaine en jouant sur ce mécanisme, et le ventre dégonfle tout aussi vite.

          13. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Stéphane

            Le « dégonflage » et « regonflage » du ventre n’ a rien à voir, j’ai bien peur, avec le stockage des graisses.
            Vous feriez bien d’oublier vos graisses et votre glycémie. Mangez méditerranéen, faites le maximum (acceptable par vos muscles et tendons) en exercice physique et tout ira bien…

          14. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            C’est ce que je fais et ça marche. Mais j’ai vraiment perdu beaucoup de graisse abdominale, celle qu’on dit mauvaise, avec de la musculation (le footing n’a jamais rien donné de ce côte-là) et la cuisine méditerranéenne. Mon tour de taille est passé de 100 cm à 85 cm. Les céréales n’ont donc pas été stockées sous forme de graisses, comme annoncé par les tenants du « low carb ». Les falafels et autres petits plaisirs méditerranéens sous forme de friture (à l’huile d’olive) ne m’ont pas non plus empêché de perdre du poids.

            Ça reste un peu magique, mais après tout, les bords de la Méditerranée sont la terre des Dieux. :-)

          15. akira
            En réponse à : Stéphane

            Ah ben c est sur que si vous considerez les falafels comme du low carb, ca ne va pas du tout fonctionner. Le low carb suppose une reduction un peu plus drastique des glucides. Les falafels contiennent un gros paquet de glucide et des lipides. Le cetose de jeun n est pas du tout accessible avec ce genre d aliment.
            Mais l essentiel reste que vous ayez trouve quelque chose qui vous satisfasse.

          16. Stéphane
            En réponse à : Stéphane

            J’ai obtenu un bon résultat, en tout cas par rapport à ce qui se fait dans le commerce. Je ne connais pas les falafels originaux. L’intérêt des falafels, en plus de leur goût, est de pouvoir consommer des pois chiches sans avoir à les faire cuire 2h. Un trempage de 24 h et 5 minutes de friture suffisent.

            Sinon, oui, ce n’est pas du low carb, mais du moment que je ne prends pas de poids, et que j’en perds même, aucun problème. Et puis, c’est pile dans le régime méditerranéen, donc je ne me fais pas de souci. Mais d’après les docteurs de Predimed, il y en a un avec la quantité des portions. Certains feraient deux régimes méditerranéens à la fois, disent-ils avec humour.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Orbes

      Bien sûr, et les auteurs sont de amis…
      J’ai revu l’article avant soumission.
      Vous noterez que les « vieux » dans cette étude ont 60 ans et plus (ce sont donc des jeunes gens de mon point de vue) ; et ce qui couvre la majorité des consommateurs de statines dans nos sociétés !

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : Orbes

        PREDIMED est grand essai clinique testant les effets d’une diète méditerranéenne et publié en 2013 dans le New England Journal of Medicine.
        Confirmation de ce que nous décrivions déjà en 1994 puis en 1999…
        Nous fûmes à l’époque très félicités, vous ne vous en souvenez pas ? TF1 et tout le tintouin ridicule des médias conventionnels.
        Mais ici et là en 2013 (puis après…), on s’extasia sur PREDIMED ; dont les auteurs d’ailleurs (des amis) rendirent hommage aux précurseurs de 1994…

        Répondre
        1. Stéphane
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          J’ai lu le dossier Sciences et Avenir. Quelque chose m’interpelle cependant. Le docteur espagnol en charge de Predimed dit avoir obtenu 30% de réduction sur le risque cardio-vasculaire. Or, Serge Renaud annonçait échouer s’il obtenait 50% de réduction dans l’Etude de Lyon, ce qui était déjà considérable. Au final, ce fut 70%. Les deux études ne sont toutefois pas similaires, puisque d’un côté, il y a des personnes à risques, de l’autre, des gens qui avaient déjà fait un infarctus. Mais, même si 30% est mieux que ce qu’on obtient avec des médicaments, et toujours très encourageant, ça reste bien moins élevé (et spectaculaire) que les 70% de l’Etude de Lyon.

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Stéphane

            Il faut oublier les commentaires variés faits par S Renaud qui n’était pas un « professionnel » des essais cliniques et pas médecin non plus ; et qui n’a jamais bien compris nos résultats.
            Oubliez aussi les commentaires de PREDIMED…

  7. Reliquet

    Tiens, encore un truc que je connaissais pas,

    Le « Freedom of information Act » a priori anglais comme américain, qui permettrait de déclassifier certains documents sur simple demande de citoyen.

    Attention, emporté par son élan notre rédacteur et courroucé Monsieur Lerebelle se laisse aller à écrire des franches c….

    Mais c’est instructif, encore une dénonciation sans concession du rôle globalement mafieux du CDC dans la gestion des questions de santé…

    http://lesmoutonsrebelles.com/30-ans-de-camouflage-et-mensonges-sur-les-vaccins-viennent-detre-mis-au-grand-jour/

    Répondre
  8. aminevite

    Oh que oui, la médecine est un art et un art vivant qui évolue avec le temps et qui ne reste pas scotché sur des idées fausses : le dogme du cholestérol qui bouche les artères !
    J’aimerais connaitre le montant des remboursements de la Sécu pour le dosage du cholestérol depuis 20 ans.Où puis-je trouver la réponse?
    Merci.

    Répondre
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