La "nouvelle" prise en charge des dyslipidémies vue par les "Autorités"

 
La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.
C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr
Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.
L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.
Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.
Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.
Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.
Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.
Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.
Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de “responsabilité morale” et là-bas (si loin), ce n’est pas un “gros mot”…


Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).


Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.
Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.
Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.
Rêvons !
 
 
 
 
 

164 Replies to “La "nouvelle" prise en charge des dyslipidémies vue par les "Autorités"”

    1. Comme il n’y a jamais eu de démonstration scientifique d’une corrélation entre taux de LDLc et mortalité cardiovasculaire je ne vois pas en quoi cette étude contredirait une donnée qui est fausse!

  1. Bonjour
    la Fédération Française de Cardiologie que j’ai questionnée sur l’intérêt des statines , notamment en prévention secondaire, justifie leurs effets en faisant référence à plusieurs études:
    étude 4S lancet 1994 344:1383-9
    étude WOSCOP NEJM 1995 333:1301-7
    étude LIPID NEJM 1998 339/1949-57
    étude HPS 2002 lancet 360:7-22
    étude MEGA lancet 2006 368:1155-63
    Je trouve que ces travaux sont bien ancien mais s’agissant de la Fédération de cardiologie, je ne peux me permettre de lui adresser mes réserves sur ces justificatifs
    Qu’en pensez vous? Avez_vous pu déjà en parler avec la Fédération?
    Existe-t-il d’autres travaux plus récents?
    Merci de votre réponse

    1. La Fédération Française de Cardiologie (FFC) est une émanation de l’industrie pharmaceutique.
      D’où viennent leurs fonds ? Questionnez-les !
      Pourquoi n’adressez-vous pas vos réserves ? Vous avez peur de quoi ?
      Pensez-vous qu’ils aient lu mes livres ou mes publications scientifiques ? Ou qu’ils aient eu envie d’en parler ?
      Ils sont “aux ordres” pour obtenir leurs financements.
      De toutes les façons, ils ne servent à rien, sauf à organiser la désinformation…
      Il existe de multiples travaux (récents ou pas) qui contredisent les affirmations péremptoires de la FFC.
      Vous les trouverez en lisant mes livres ; certains sont présentés sur la page d’entrée de ce blog.
      Au boulot !

      1. Et si je m’adressais à la Fédération Fraçaise de cyclisme pour connaitre leur avis sur le dopage dans le Tour de France 2017?
        Ce sont des gens “sérieux” non?..
        Ce qui me frappe le plus c’est de voir tant de gens qui continuent de croire au Père Noel .

  2. Bonjour
    Extrait d’Univadis
    “L’hydroxytyrosol est un polyphénol présent dans l’huile d’olive et le vin. Son principal métabolite, l’alcool homovanillique (ou 3-O-méthyl-hydroxytyrosol), est également connu comme un puissant anti-apoptotique et anti-oxydant. Pourrait-il expliquer les bénéfices cardiovasculaires de ces deux aliments, composants à part entière du régime méditerranéen ? Pour le savoir, des chercheurs ont mesuré la concentration respective de ces deux molécules chez des adultes à risque cardiovasculaire.
    Méthodologie
    L’étude a été conduite à partir des données de l’essai PREDIMED, multicentrique, randomisé et contrôlé, qui avait évalué le bénéfice d’un régime méditerranéen en prévention primaire cardiovasculaire. Elle avait inclus 7.447 sujets espagnols de 55-80 ans sans maladie cardiovasculaire à l’inclusion mais présentant un diabète de type 2 ou au moins trois facteurs de risque cardiovasculaire. Les patients avaient été randomisés entre trois groupes (régime méditerranéen traditionnel associé à une consommation d’huile d’olive vierge, régime méditerranéen traditionnel associé à des noix ou régime pauvre en matières grasses) et avaient bénéficié d’un suivi médian de 4,8 années.
    Une partie des participants, choisis aléatoirement parmi la cohorte, a bénéficié de dosages urinaires d’hydroxytyrosol et d’alcool homovanillique à partir des urines collectées sur 24 heures au début du suivi. Le génotype relatif à l’enzyme COMT impliquée dans la formation du métabolite était aussi analysé.
    Le critère principal d’évaluation composite rassemblait la survenue d’infarctus du myocarde, l’AVC et de décès cardiovasculaire. Le critère secondaire était la mortalité toutes causes confondues.
    Résultats
    Au total, les échantillons urinaires de 1.851 participants ont été analysés : ceux-ci avaient un âge moyen de 67 ans et 49,8% étaient des femmes.
    Selon l’analyse univariée, la concentration urinaire d’hydroxytyrosol et d’alcool homovanillique était associée à la consommation d’alcool, de vin, d’huile d’olive et de légumes, ainsi qu’au sexe, à l’IMC et au niveau d’activité physique.
    Durant un suivi de 13.070 personnes-années sur l’ensemble des trois bras de l’étude, 142 évènements cardiovasculaires et 123 décès ont été comptabilisés.
    Après avoir ajusté les données sur les paramètres démographiques, cardiovasculaire, diététiques et d’hygiène de vie, les personnes du quintile le plus élevé en alcool homovanillique avaient un risque de remplir le critère composite d’évaluation diminué de 56% par rapport à celui des patients appartenant au quintile le plus faible (p<0,001). Une tendance similaire, mais non significative a été observée en analysant les chiffres de la mortalité totale. En revanche, les données n’étaient pas aussi robustes lorsque ces analyses étaient conduites avec la concentration urinaire en hydroxytyrosol.
    Pour les personnes de 65 ans et plus, des concentrations élevées en hydroxytyrosol et en alcool homovanillique étaient toutes les deux associées à un gain en année de vie et en année de vie sans maladie cardiovasculaire, mais la plus forte association était observée avec l’alcool homovanillique : ces gains étaient respectivement de 9,5 et de 6,3 ans pour les personnes du plus haut quintile d’alcool homovanillique urinaire, versus celles du plus bas quintile.
    Les sujets présentant l’allèle rs4680GG codant pour l'enzyme COMT avaient des concentrations plus élevés en alcool homovanillique après ajustement sur l’âge, le sexe et les paramètres diététiques.
    Limites
    Les biomarqueurs étudiés ont été uniquement mesurés à l’inclusion et peuvent être sujets à variation.
    Il s’agissait d’une étude observationnelle ne permettant pas de confirmer le lien de causalité.
    Ces résultats ne peuvent être généralisés à une population sans haut risque cardiovasculaire.
    À retenir
    L'hydroxytyrosol et son métabolite, l’alcool homovanillique, sont deux polyphénols décrits comme anti-oxydants. Cette étude met en lumière que le second expliquerait plus particulièrement la baisse des événements cardiovasculaires liée à une alimentation de type méditerranéen et notamment à la consommation modérée en vin et élevée en huile d’olive vierge. De plus, des différences génotypiques ne mettraient pas tout le monde sur un pied d’égalité…"
    Confirmation supplémentaire selon cette étude, de l'interêt du vin et de l'huile d'olive.

    1. Que cette algue ait une composition (biochimie) intéressante n’en fait pas pour autant un aliment…
      Un aliment ça se produit (avec un coût), se transporte, s’échange, se prépare, se consomme… et il faut que le consommateur-gastronome soit content, sinon il n’achète pas !
      Ce n’est pas un comprimé !
      D’autre part, le concept de “oméga-3 (pro-antiinflammatoires)” est un peu “fumeux” !
      Cela dit, je n’ai pas le temps de regarder s’il y a de la science pour “supporter” tout ça !

  3. Merci pour l’explication.
    Par contre vous pouvez vous dispenser de la derniere phrase. Je ne suis pas du metier et j’essaie de construire mes connaissances sur le sujet. Par la peine de m’enfoncer des que je fais un pas de travers.

    1. L’arme de la critique (qui est aussi la critique des armes), ce que ne disait pas Karl votre maître à penser, est un facteur d’élévation, pas d’enfoncement.
      Critiquez-moi, je m’en porterais mieux ; vous le faites très bien quand vous êtes de bonne humeur ; vous serez encore mieux quand vous saurez apprécier l’inimitable “comique napoléonien” qui nous est servi quotidiennement !

  4. Un petit retour sur la cardiologie (sur medscape) :
    Post-infarctus : bientôt un anticorps anti-cytokine en prévention secondaire?
    C’est surtout le sous titre qui m a attire :
    L’essai CANTOS en post-infarctus chez des sujets avec CRP élevée fait la preuve du concept du rôle de l’inflammation dans l’athérosclérose.
    Est ce que le paradigme du tout LDL serait en train de vaciller ? Bon c est encore une etude pour vendre du medoc mais bon … c’est interessant de se pencher sur l’hypothese inflammatoire, non ?

    1. Si vous lisiez les “bons” livres par exemple “Dites à votre médecin que…” par un certain Dr de Lorgeril (un type que je connais bien), vous sauriez que l’hypothèse inflammatoire a plus de 30 ans et qu’elle a été élaborée pour “sauver” la théorie du cholestérol…
      Vous avez aussi la “théorie oxydative” avec le même objectif et le même vieillissement accéléré.
      Le scandale du Vioxx a fait taire ces imbéciles pendant quelques temps puisque ce puissant anti-inflammatoire augmente le risque cardiovasculaire ; comme tous les anti-inflammatoires !
      De même les anti-oxydants n’ont aucun effet bénéfique ; et sont sans doute nocifs chez certains…
      Un des grands principe de la Société Spectaculaire et Marchande c’est le recyclage inlassable des idées mortes mais potentiellement fructueuses ; au rythme des inévitables déceptions successives…
      Actuellement on a aussi une tentative de réhabilitation des anti-CETP…
      Merci d’élever votre niveau critique

      1. Je suis surprise de lire vos propos suivants : “les anti-oxydants n’ont aucun effet bénéfique ; et sont sans doute nocifs chez certains…”
        De quels antioxydants parlez-vous ? De ceux qu’on trouve dans les fruits, légumes, vin rouge… ?

    2. Bonjour
      @ Akira. En complément du précédent.
      L’hématopoièse clonale, un autre intervenant dans la genèse de la maladie coronarienne
      Parmi les facteurs de risque maladie coronarienne (HTA, LDL cholestérol, diabète, tabac…), l’âge ressort comme le facteur le plus important et comme un facteur indépendant dans les analyses multivariées. Une nouvelle approche explicative pourrait être apportée par l’étude de mutations des cellules souches hématopoïétiques conduisant à une hématopoïèse clonale. On sait que des clones porteurs de mutations somatiques acquises des cellules souches hématopoïétiques se développent au cours du temps. Ces clones hématopoïétiques de potentiel indéterminé (CHPI) sont présents chez 10 % des sujets de plus de 70 ans en l’absence d’autre anomalie hématologique et 0,5 à 1 % par an de ces sujets développeront des néoplasies hématologiques myéloïdes. Il a été constaté que les sujets porteurs de CHPI ont un risque accru de décès de cause non néoplasique, et en particulier de cause coronarienne. Cette étude teste l’hypothèse que la présence d’un CHPI contribue à favoriser la maladie cardiovasculaire athéromateuse.
      Les sujets proviennent de 4 études cas-témoins portant sur les maladies cardiovasculaires, ayant enrôlé 4 726 patients atteints de maladie coronarienne et 3 529 témoins. Les patients d’une 1ère cohorte, ayant une maladie coronarienne (infarctus du myocarde ou angioplastie coronarienne) sont appariés avec des témoins sur la base de l’âge, du sexe, de l’existence d’un diabète non insulinodépendant (DNID), du tabagisme. Les patients d’une 2ème cohorte servent à évaluer l’apparition d’un infarctus précoce (< 50ans). L’existence de CHPI est déterminée sur des échantillons sanguins par séquençage de 74 gènes connus pour être mutés dans les hémopathies myéloïdes.
      Risque de maladie coronarienne augmentée en cas de clones hématopoïétiques
      Les mutations somatiques le plus souvent mises en évidence portent sur les gènes DNMT3A, TET2, ASXL1, …
      Approche expérimentale
      Pour étayer la notion de causalité entre CHPI et maladie coronarienne, des souris sujettes à l’athérosclérose (knockout pour le LDL-R) ont été greffées avec …
      Ce travail ouvre une voie originale et innovante dans la genèse de l’athérosclérose mais a cependant des limites : quel est le rôle respectif des différentes mutations autres que TET2, quel seuil du clone muté, quel médiateur de l’inflammation est en cause, quel degré de responsabilité de l’inflammation médiée par les macrophages, quel rôle des autres cellules sanguines, quel effet d’un CHPI sur les autres facteurs connus de risque cardiovasculaires. Manifestement des études complémentaires dans cette voie apparaissent nécessaires.
      Pr Gérard Sébahoun
      RÉFÉRENCES
      JaiswalS et coll. : Clonal Hematopoiesis and Risk of Atherosclerotic Cardiovascular Disease.
      N Engl J Med., 2017; 377: 111-121

      1. Désolé, je vous l’ai “coupé” un peu mais j’ai laissé la référence pour ceux qui voudraient “se taper” tout ce tralala…
        Ça fait 40 ans que je vois passer ce genre d’études sans queue “de souris” ni tête de “chercheurs” sérieux ; au début, j’étais tout excité par…
        Maintenant, je connais la suite avant d’avoir fini de lire…
        Oubliez la génétique dans les maladies CV ; ce sont des maladies du mode de vie !

        1. J’aime bien pas toujours faire comme l’Amiral demande alors je prefere quand meme un peu chercher 😉
          N’est il pas possible de definitivement evaluer/rejeter le caractere genetique avec une etude sur une cohorte de jumeaux homozygotes ?
          J ai bien vu une etude generale sur les jumeaux (GenomEUtwin) mais il ne mesures que le LDL. Pas trouve de stats de mortalite CV …
          Un autre papier ici (pas eu le temps de lire en detail) :
          http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0010865014000745

  5. J’aurai 70 ans début juillet 2017 et, je prends des statines depuis 25 ans. D’abord du Tahor pendant 3 ans mais après des tendinites sévères du Crestor 10 puis au début des années 2000 Crestor 5. vers le 22 avril ( je me rappelle de la date car ma mère était entrée à l’hôpital) j’ai commencé à ressentir des douleurs dans la cheville gauche comme quand on se “croque” le pied douleur qui survenait après un repos de la jambe et qui s’amenuisait après qq pas. Mais la douleur allait crescendo au fur et à mesure que le temps passait pour devenir insupportable et m’obligeait à marcher avec une canne. de plus, si ma cheville et mon mollet et pied n’avaient pas d’oedème le matin au réveil, après qq pas un oedème se développait ( doublement du périmètre au niveau de la cheville). Après le décès et les obsèques de ma maman (96 ans) je suis allé consulter ma médecin traitant le 20 mai. Premier diagnostic : La goutte mais pas de réaction au Colchimax et acide urique proche de la fourchette supérieure. Comme j’avais fait une phlébite en 2016 contrôle par doppler que ce n’est pas une récidive. Deuxième diagnostic : Pseudo-goutte et scanner pour vérifier. Pas de cristaux mais le radiologue croit voir des plaques d’athérome dans une artère. donc Doppler artériel. L’ angiologue voyant ma jambe me dit : c’est le tableau clinique d’une algodystrophie et m’envoie faire une scintigraphie. Résultat pas d’algodystrophie mais une suspicion d’ osthéochondrite. Le chirurgien spécialiste du pied dit non ce n’est pas de mon ressort voyez un rhumatologue qui devant le tableau clinique et les examens déjà faits a des yeux en points d’interrogation.
    Lors d’une conversation téléphonique avec une amie, prof à la fac de pharmacie et experte à l ANSM et à EMA à Bruxelles elle me dit, “oh, j ‘ai déjà vu des dossiers de ce genre passer ça pourrait avoir une relation avec les statines que vous prenez”. Et bien croyez moi, j’ai arrêté de prendre le CRESTOR le mardi 20 juin, le dimanche 25 j’ai remisé ma canne, et chaque jour mes douleurs s’amenuisent. Reste l’œdème qui se développe quand je marche mais qui de jours en jours est moins important ( nous sommes le 30 juin).
    Reste donc à surveiller le cholestérol sans médicament. Mais j’ai confiance, ma maman a vécu vieille avec plus de 3 g /l et sans statines sauf depuis 2011 quand son ancien médecin a pris sa retraite.

    1. Urgent de lire “Prévenir l’infarctus et l’AVC” et “L’horrible vérité sur…” : ça pourrait vous sauver la vie !
      En plus, vous comprendrez que le cholestérol est innocent et que pendant 25 ans, vous avez été empoisonné sans aucun bénéfice !
      Bon vent, matelot !

  6. Un petit retour a la case Cholesterol :
    Medscape publie un article qui semble indiquer un effet protecteur (certes faible et uniquement chez les hommes) du cholesterol chez les personnes agees contre Parkinson.
    http://francais.medscape.com/voirarticle/3603349
    Ce qui serait vraiment interessant serait de savoir si les taux ultra faible de Cholesterol atteints par PCSK9 ont l’effet inverse : une degradation des fonctions neurologiques (comme pourrait l’indiquer le fait que le cholesterol est un precurseur de la myeline si j’ai bien suivi les articles de l’Amiral).

    1. Écrivez vite à la Ministre de la Santé pour qu’elle ordonne au DG de l’Assurance-Maladie d’ordonner à ses services de diligenter une enquête urgente sur ce sujet critique !
      Viiiiiiiiiiiiiiiiite !

      1. Ne pas oublier que dans l’étude Fourrier la toxicité cérébrale des anti-PCSK9 a été soulevée, ils ont tenté de la comparer à … une exposition aux statines, quand même pas un placébo…
        Ils ont conclu qu’il n’existait pas de différence significative donc comme on sait que les statines sont toxiques alors les anti-PCSK9 le sont aussi, logique, ils ont perdu un occase de ne pas dire de connerie!
        IL aurait fallu tricher mieux et dire que ces produits induisent moins d’effets délétères, peut-être n’y ont-ils pas pensé…
        Une autre recherche sécu d’ampleur, facile et qui peut rapporter gros, croiser les fichier au niveau national et voir si les consommateurs de statines sont plus souvent sous anti-dépresseurs, benzo, dopamine, anti-psychotiques, anti-Alzheimer que les autres. En profiter pour étendre la recherche aux antalgiques aussi, mon petit doigt me dit que…
        Là, on pourrait vraiment progresser.

        1. Je viens d’endormir un patient sous Fractal ET Atorvastatine forte dose.
          Est-ce bien suffisant docteur?

    2. @Akira
      En effet. J’ai fait un commentaire négatif sur cet article, mais MEDSCAPE l’a ignoré (pas publié…). Donc on comprend très bien comment ça fonctionne. Personne ne peut les prendre au sérieux…….
      bonne journée
      Romain

      1. Et oui, Medscape ne publie strictement plus aucun commentaire, dès l’instant que nous écrivons des lignes un tant soit peu critiques (même si c’est cordial, même si sous forme de questionnements).
        Un jour viendra, j’espère, où -comme il en va pour les sites d’infos sur l’IVG qui, je l’espère feront jurisprudence- on pourra accuser (devant la justice) des sites tels que Medscape de désinformation…. alors qu’ils prétendent livrer une information objective… et on voit bien qu’ils censurent à mort, et qu’ils sont absolument pas .objectifs…
        Tiens, je vais me renseigner sur comment ça s’est passé pour les sites anti-IVG (accusés de fournir une info objective et finalement culpabilisant les consultant.e.s du site).
        Et après écrire un courrier à tou.te.s les rédacteurs.trices de Medscape, pour les alerter sur ce risque (théoriquement réel, … mais hélas si improbable qu’il se passe quoi que ce soit) qui les guette en censurant de manière si grossière.
        Ca ne va pas leur faire bien peur, à mon avis, mais ça me défoulera … peut-être ?

  7. Oh que oui, la médecine est un art et un art vivant qui évolue avec le temps et qui ne reste pas scotché sur des idées fausses : le dogme du cholestérol qui bouche les artères !
    J’aimerais connaitre le montant des remboursements de la Sécu pour le dosage du cholestérol depuis 20 ans.Où puis-je trouver la réponse?
    Merci.

  8. Tiens, encore un truc que je connaissais pas,
    Le “Freedom of information Act” a priori anglais comme américain, qui permettrait de déclassifier certains documents sur simple demande de citoyen.
    Attention, emporté par son élan notre rédacteur et courroucé Monsieur Lerebelle se laisse aller à écrire des franches c….
    Mais c’est instructif, encore une dénonciation sans concession du rôle globalement mafieux du CDC dans la gestion des questions de santé…
    http://lesmoutonsrebelles.com/30-ans-de-camouflage-et-mensonges-sur-les-vaccins-viennent-detre-mis-au-grand-jour/

    1. Bien sûr, et les auteurs sont de amis…
      J’ai revu l’article avant soumission.
      Vous noterez que les “vieux” dans cette étude ont 60 ans et plus (ce sont donc des jeunes gens de mon point de vue) ; et ce qui couvre la majorité des consommateurs de statines dans nos sociétés !

      1. PREDIMED est grand essai clinique testant les effets d’une diète méditerranéenne et publié en 2013 dans le New England Journal of Medicine.
        Confirmation de ce que nous décrivions déjà en 1994 puis en 1999…
        Nous fûmes à l’époque très félicités, vous ne vous en souvenez pas ? TF1 et tout le tintouin ridicule des médias conventionnels.
        Mais ici et là en 2013 (puis après…), on s’extasia sur PREDIMED ; dont les auteurs d’ailleurs (des amis) rendirent hommage aux précurseurs de 1994…

        1. J’ai lu le dossier Sciences et Avenir. Quelque chose m’interpelle cependant. Le docteur espagnol en charge de Predimed dit avoir obtenu 30% de réduction sur le risque cardio-vasculaire. Or, Serge Renaud annonçait échouer s’il obtenait 50% de réduction dans l’Etude de Lyon, ce qui était déjà considérable. Au final, ce fut 70%. Les deux études ne sont toutefois pas similaires, puisque d’un côté, il y a des personnes à risques, de l’autre, des gens qui avaient déjà fait un infarctus. Mais, même si 30% est mieux que ce qu’on obtient avec des médicaments, et toujours très encourageant, ça reste bien moins élevé (et spectaculaire) que les 70% de l’Etude de Lyon.

          1. Il faut oublier les commentaires variés faits par S Renaud qui n’était pas un “professionnel” des essais cliniques et pas médecin non plus ; et qui n’a jamais bien compris nos résultats.
            Oubliez aussi les commentaires de PREDIMED…

  9. Bonjour Maître,
    Pourquoi dites-vous ça? C’est pourtant très classique le coup du taux qui baisse pour faire rentrer plus de consommateurs dans les magasins de cochonneries…
    Le diabète qui frappe à 1g, l’hypertension artérielle au-dessus de 120/70 mmHg, l’ostéoporose si un T-score 0,70…
    Ce qui peut doublement rassurer Stéphane sur son statut glucidique c’est que naturellement la définition américaine empeste le conflit d’intérêt et d’un, et que de deux je parie une caisse de Côtes-Rôties avec vous que Stéphane n’a pas réalisé sa mesure dans les règles, en effet ce dosage doit se réaliser après 12H de jeûne strict et régulièrement les candidats sortent de table à 21H pour se précipiter à 7H prélever leurs petits tubes afin de pouvoir petit-déjeuner tranquille.
    10h c’est pas 12h, et voilà comment Stéphane et tant d’autres que lui, sur la foi d’une double méprise, se prennent à penser que la rédaction de leurs testaments devient chose urgente…

    1. Pour mon médecin traitant, 1,1 c’est normal. Mesure prise à 11h du matin, dernier “repas”, deux verres de limonade à 21h la veille.

        1. Extrait du “Régime crétois” de Serge Renaud :
          “A la fin de sa journée de travail, il [l’homme qui vit sur l’île de Crète] se repose et discute avec ses compères à la terrasse d’un café devant une limonade, fumant sa cigarette roulée à la main.”
          Le texte est une citation de l’épidémiologiste Henri Blackburn, 1986.
          La limonade est sûrement le plus ancien des sodas (XVIIe siècle en France), à l’origine non gazeux, et typique des pays méditerranéens. Cela dit, vous avez raison, d’ailleurs je n’en bois plus. Je ne fume pas non plus.

          1. Je pense qu’il vaut mieux, aujourd’hui, oublier Henri Blackburn et Serge Renaud : autres temps, autres mœurs…
            Si vous tenez à suivre un “régime méditerranéen” aujourd’hui, je vous invite à consulter notre ouvrage “Le nouveau régime méditerranéen” ; ce n’est pas une question d’ego ; si nous l’avons écrit, c’est que nous avons compris qu’il fallait une version “modernisée” du régime méditerranéen ; et aujourd’hui – dans le contexte moderne – je vous demande d’éviter toutes les limonades…

          2. J’ai lu entièrement, et je feuillette souvent, votre livre “Le nouveau régime méditerranéen”. J’ai acheté aussi par la suite celui de Serge Renaud, parce que je voulais en savoir un peu plus sur la genèse de l’Etude de Lyon. Le chapitre que vous consacrez à l’historique de cette fameuse étude avait éveillé ma curiosité.
            J’avoue aussi que j’espérais en apprendre un peu plus sur les Méditerranéens d’autrefois, et sur ces fameux Crétois (certes peut-être un peu folkloriques), mais malheureusement, Serge Renaud n’en parle pas beaucoup plus que vous. Cela manque un peu je trouve dans votre livre, le côté historique et culturel, les traditions culinaires. Bon, je sais aussi que ce n’est pas un livre de cuisine.
            Cela dit, internet me permet de trouver des recettes et des façons de faire des Méditerranéens traditionnels. Car pour arriver à cuisiner comme les mammas, c’est tout un art ! Et si ce “régime” qui n’en est pas un, à base de plantes essentiellement, est facile à tenir, c’est surtout, en plus de se sentir en meilleure forme, parce que c’est une des meilleures gastronomies au monde. Il faut vraiment se mettre à cuisiner, ce qui n’est pas évident !

          3. Par curiosité, quelle en serait la raison ? C est un sucre trop simple et trop rapidement metabolise ?
            C est probablement un gros biais du à mon expérience perso mais c est ce que j imagine.
            J aime bien essayer de comprendre …

      1. 1.1 c est en tout cas assez eloigne de la moyenne. Dans ce sens, on peut dire que c’est eloigne de la norme et donc peu normal.
        Apres, est ce pathologique, c est toute la question …
        On peut aussi dire que courrir le 100m en moins de 11s n’est pas normal … mais pas vraiment pathologique 🙂

        1. S’il faut être au bas de la courbe en U dont parle MdL dans ses conférences, c’est-à-dire, d’après les feuilles de résultats des labos, entre 0,6 et 1,10, je n’y suis pas. Cela dit, je ne suis pas non plus hors de la norme.
          Je pense quand même qu’il faudrait, comme le dit Reliquet, faire et refaire cette analyse pour être sûr. Est-ce qu’on a vraiment épuisé ses réserves de sucre après 12h de jeûne ? Le repas du soir et les deux verres de limonade ont-ils vraiment été brûlés par le corps au cours du sommeil ? Un sportif mange des glucides la veille d’une compétition, c’est donc bien qu’il doit en rester le lendemain matin. Alors peut-être qu’ils sont stockés dans les muscles et le foie, et pas en circulation dans le sang, ça je ne sais pas.
          Cela dit, ça ne me tracasse pas plus que ça ! On verra si un jour j’arrive au fameux 1,26 (26 et pas 25 :-)).

          1. bonsoir, je pense qu’il faut dédramatiser les paramétrés un peu au dessus de la norme (qu’il s ‘agisse d ‘une glycémie à 1,1 g/l, d une tension à 14/9 etc) ,tant qu’ils ne reflètent pas une hygiène de vie délétére
            Approuvez vous cette idée cher docteur?
            la question que l’on peut se poser est de définir des seuils à partir desquels l’on peut réellement envisager une pathologie instalée et nécessitant au moins pendant une période donnée un traitement médicamenteux
            bonne soirée

          2. J’approuve ; mais à condition que le médicament choisi soit très adapté à la personne et pas prescrit en fonction de circonstances commerciales…
            J’approuve sauf pour le cholestérol, car les anti-cholestérol sont trop toxiques !

          3. Un sportif mange des glucides complexes qui ont besoin d’etre métabolisé pour etre utilisé. Ca n’a pas du tout le meme effet dans le temps que du sucre simple. C’est pour cela qu’on les appelle lents. Pour le low carb, je ne suis pas trop d’accord avec vous. J’ai fait un régime low carb-high fat pour maigrir (régime que j’ai rapproché le plus possible de la diete mediterrannéeene) et dans le groupe ou j’etais sur Facebook, il y avait pas mal de Type 2 qui avaient reussi à stabiliser leur glycemie et en etaient tres content (ainsi que leur medecins). Ils avaient en moyenne une glycemie superieure à la votre. Il y avait même plusieurs type 1 qui avait réussi à baisser leur injection d’Insuline.
            Ceci n’est pas un conseil, juste un apport d’une exeprience.
            Par contre pour maigrir c’est top.

          4. Pour la prise de poids, il me semble que tous les glucides ont le même effet, la digestion retarde juste un peu leur assimilation. 1 litre de limonade ou un gros plat de pâtes, même complètes, vous fera grossir de la même manière. On peut sans doute éviter un pic d’insuline en supprimant les sucres raffinés, encore que le pain complet par exemple ait un IG assez élevé.
            Cela dit, la diète méditerranéenne ne nous permet pas de trop baisser les glucides, car 50% des calories sont sous cette forme (sauf l’eau sucrée 😉 ). Comme c’est un régime à base de plantes, on n’a pas trop le choix, en fait, sinon on la déséquilibre au profit des graisses ou des protéines.
            Si je ne suis pas intéressé par le Low Carb, c’est parce que j’ai perdu beaucoup de poids (+ de 10 kg, de 80 à 70 kg environ pour 1,85m) avec la diète méditerranéenne, tout en mangeant beaucoup de céréales. Donc, je pense que cette question des glucides est plus compliquée que ce qu’on en dit, sans trop savoir comment ça marche réellement dans le corps. Mais ce que je sais à présent, c’est que je peux manger des céréales en bonne quantité sans grossir, toujours dans des plats méditerranéens typiques. Il ne me semble pas d’ailleurs que les Méditerranéens traditionnels aient été réputés pour leur obésité, ils auraient plutôt même été sous-alimentés, d’après MdL.
            Voilà pour mon expérience, qui reste personnelle, bien sûr.

          5. ok merci pour les précisions docteur par rapport aux médicaments
            hors conflit d ‘interet, à partir de quel seuil peut on réellement parler d ‘hypertension et de diabète d ‘ailleurs? (tout en ayant conscience de la limite de ces chiffres pour déterminer un état pathologique)?
            cordialement

          6. A partir de quels chiffres on est hypertendu ou diabétique ?
            C’est toute la médecine moderne dans cette question : soigne t-on des chiffres ou des gens avec des symptômes ?
            Soigne t-on obligatoirement avec des médicaments ?
            Certains peuvent être symptomatiques (ou simplement indisposés) avec des chiffres qui n’inquiètent pas le docteur. Vous changez leur mode de vie (et de penser leur vie) et ils sont guéris de tous leurs symptômes et indispositions…
            D’autres ont des chiffres épouvantables (selon leur docteur) et n’ont aucun symptôme !
            Avec ces deux exemples, je viens de vous résumer l’idée simple que la médecine est un art ! Les techniciens et les ingénieurs (tout le respect qu’ils méritent étant reconnu) ne font pas des bons médecins car ils raisonnent avec des chiffres et des techniques.
            La médecine c’est autre chose ! Les chiffres (et toutes les données scientifiques solides) peuvent aider certes, mais l’essentiel est dans la relation humaine (je fais quoi avec ce patient-là ? Que veut-il vraiment ?) et l’appréciation réelle de son état présent et de son futur prévisible (que puis-je faire vraiment sans lui nuire ?)
            Bon, j’arrête là ; vous avez compris j’espère !

          7. Pour stephane :
            Je ne suis pas certain que les sucres lents et rapides aient un effet identique … Ce qui fait grossir c est egalement (et meme peut etre principalement) le fait que l insuline bloque la metabolisation du gras. Si on ajoute a ca l effet de saturation de l insuline, on obtient la chose suivante.
            Les sucres lents occasionnent un montee lente et longue de la gly qui est contreblancee par une production d insuline moyenne et continue sur une periode longue. A l inverse en cas de pic de sucre rapide, on a une production massive d insuline qui est d autant plus importante que son effet sature.
            Par consequent, la quantite totale d insuline produite pour metaboliser 100g de glucide est plus importante pour 100g de sucre rapide que 100g de sucre lent. Et c est une cause de prise de poids.

          8. @Akira
            J’ai déjà vu cette théorie de l’insuline, mais dans le cadre des régimes “intermittent fasting”, soit une période de jeûne prolongée, où le corps ne produit plus du tout d’insuline. Là je comprends que ça puisse marcher, même si ça n’a pas été efficace chez moi.
            Mais imaginons un repas méditerranéen classique avec sa pasta et son dessert aux fruits : il est évident qu’il va être suivi d’une montée élevée de la glycémie. Et rebelote le soir. C’est pourquoi, quand j’ai vu que le régime méditerranéen recommandait 50% des calories sous forme de glucides, je me suis inquiété.
            J’ai néanmoins fait confiance à notre Amiral, et j’ai été surpris de constater une perte de poids plus efficace qu’en me limitant sur les glucides. Je suivais alors les conseils de ceux qui disaient de baisser fortement les glucides, “surtout pas de glucides à tous les repas”.

          9. Pasta (al dente), patates avec ses accompagnements de légumes ou riz blanc avec ses légumes et légumineuses riches en fibres, tout ça c’est bon pour les diabétiques !
            Combien de fois faudra le dire !
            Oubliez votre glycémie un peu, les amis !

          10. @MdL : Puisse Jean Reno vous entendre ! Il a renoncé aux pâtes à cause de son diabète. Bon, pas grave, il est d’origine espagnole, mais il a sûrement dû renoncer aussi aux patatas. Cela m’étonnait aussi qu’un diabétique ne puisse pas manger de pâtes. Tant pis pour lui s’il écoute ses médecins !
            Tout cela va dans le sens des résultats que j’ai obtenus avec la cuisine méditerranéenne. J’ai déstocké du gras, donc l’insuline n’a pas dû avoir d’influence. Encore avant-hier, j’avais pourtant mangé un bon plat de pâtes complètes (avec légumes), et j’ai constaté le lendemain 1 cm de moins de tour de taille. Je continue à perdre même ce qu’on appelle la “graisse résistante”, j’en suis à la dernière couche, comme on dit.
            Aujourd’hui, dernier jour de la semaine nationale de prévention du diabète, par la Fédération française des diabétiques, “des patients solidaires contre le diabète”. Je me demande s’il n’y a vraiment que des patients dans cette fédération ? J’ai fait leur test, j’aurais selon eux 1% de chances de devenir diabétique.

          11. Correler un repas avec un tour de taille le landemain … really ??
            Sinon un diabetique de type 2 peut manger des pates … mais pas des pates archicuites avec du ketchup en tube.
            Comme le dit l amiral, un plat de pate al dente avec petits legumes, c est beaucoup moins penible pour le metabolisme d un diabetique.

          12. J’ai remarqué sur moi-même que le stockage/déstockage de graisse se faisait d’un coup, la nuit bien souvent, mais pas seulement. Cela me semble tout à fait explicable par l’action de l’insuline, “l’hormone du stockage”, d’ailleurs, dans le jeûne intermittent, on perdrait facilement 1 à 2 kg par semaine en jouant sur ce mécanisme, et le ventre dégonfle tout aussi vite.

          13. Le “dégonflage” et “regonflage” du ventre n’ a rien à voir, j’ai bien peur, avec le stockage des graisses.
            Vous feriez bien d’oublier vos graisses et votre glycémie. Mangez méditerranéen, faites le maximum (acceptable par vos muscles et tendons) en exercice physique et tout ira bien…

          14. C’est ce que je fais et ça marche. Mais j’ai vraiment perdu beaucoup de graisse abdominale, celle qu’on dit mauvaise, avec de la musculation (le footing n’a jamais rien donné de ce côte-là) et la cuisine méditerranéenne. Mon tour de taille est passé de 100 cm à 85 cm. Les céréales n’ont donc pas été stockées sous forme de graisses, comme annoncé par les tenants du “low carb”. Les falafels et autres petits plaisirs méditerranéens sous forme de friture (à l’huile d’olive) ne m’ont pas non plus empêché de perdre du poids.
            Ça reste un peu magique, mais après tout, les bords de la Méditerranée sont la terre des Dieux. 🙂

          15. Ah ben c est sur que si vous considerez les falafels comme du low carb, ca ne va pas du tout fonctionner. Le low carb suppose une reduction un peu plus drastique des glucides. Les falafels contiennent un gros paquet de glucide et des lipides. Le cetose de jeun n est pas du tout accessible avec ce genre d aliment.
            Mais l essentiel reste que vous ayez trouve quelque chose qui vous satisfasse.

          16. J’ai obtenu un bon résultat, en tout cas par rapport à ce qui se fait dans le commerce. Je ne connais pas les falafels originaux. L’intérêt des falafels, en plus de leur goût, est de pouvoir consommer des pois chiches sans avoir à les faire cuire 2h. Un trempage de 24 h et 5 minutes de friture suffisent.
            Sinon, oui, ce n’est pas du low carb, mais du moment que je ne prends pas de poids, et que j’en perds même, aucun problème. Et puis, c’est pile dans le régime méditerranéen, donc je ne me fais pas de souci. Mais d’après les docteurs de Predimed, il y en a un avec la quantité des portions. Certains feraient deux régimes méditerranéens à la fois, disent-ils avec humour.

  10. Mouais, faut quand-même pas exagérer ! la plupart de nos MT (car ce sont eux qui nous abreuvent de statines ) ne sont que des produits de notre société et non des “frankenstein” qui auraient inventé la créature maléfique pour enfanter le mal à l’état pur. Faire des années d’études ne donnent pas la science infuse et encore moins, apparemment, l’intelligence de continuer son instruction. Ici, mon voisin, un pauvre bougre qui a, à 2 jours près mon âge (63 ans) est gavé de statines par son MT (qui était la mienne il y a 2 ans ), j’ai vu son état se dégrader au jour le jour (il sera bientôt incapable de se mouvoir) et bien que j’ai tenté de le prévenir il me regarde et me répond que son médecin sait ce qu’il fait. Il me dit avec presque de la fierté qu’il prend 9 médicaments par jour : pour son cholestérol, sa tension, son nouveau diabète, ses douleurs musculaires !!! 2 fois il est tombé dans son jardin en passant la tondeuse (sur un terrain plat comme la paume de ma main !), mon mari et moi étions pas loin heureusement pour le relever car il n’y arrivait pas tout seul. C’est lamentable, révoltant, que puis-je faire, il ne veut pas me croire, il ne lit jamais de livre, il n’a pas internet, il ne croit que son MEDECIN !

    1. Bravo pour votre abnégation.
      Heureux ceux qui croient à tout ; et aussi à tout le contraire !
      Ayez pitié de votre voisin !
      Moi-aussi j’ai des cas comme ça, en pire même : je leur annonçais un cancer, ils me riaient au nez et le jour où… ni eux ni moi n’avions envie de rire…
      Ayons pitié, doux jésus, disait ma mamie…

    2. Avez-vous vu la Une de l’Express sur le diabète, avec Jean Reno ? Vrai ou faux diabète ? J’ai 1,10 de glycémie à jeun, pour mon médecin traitant c’est normal, pour le laboratoire, qui se fie à l’American Diabetes Association, c’est un pré-diabète. Selon eux, le pré-diabète commence à 1 de glycémie.

        1. Dans un encart du dossier :
          “Après la découverte d’un diabète de type 2, maigrir et reprendre une activité physique peut suffire à réguler la glycémie.
          Mais pas toujours. Il faut parfois recourir à des médicaments, voire à des injections d’insuline.
          En première intention, tous les experts recommandent la metformine, un traitement ancien, à l’efficacité et à la tolérance avérées, parfois combinée à des sulfamides ou à des statines en cas de risques cardio-vasculaires.”

          1. Tres franchement, la premiere recommendation qui peut tres bien suffire (j’en connais plusieurs dans ce cas la), c est effectivement l activite physique mais aussi un changement dans l alimentation.
            Ce’st pas forcement les regimes extremes comme le low Carb (que j’ai teste) mais simplement une diete plus proche de la diete med (qui emtre autre a une repartition un peu differente des nutriments glucide-lipide) mais aussi une variation des apport de glucides sous des formes plus complexes qui font moins monter la glycemie.

      1. 1.1 peut etre un peu haut en effet. Mais de toute facon, la recommendation dans ces cas la est une adaptation de la diete et de l activite physique. Ce qui ne peut pas faire de mal de toute facon selon la diete que vous choisirez.
        Et si vous croyez en notre Amiral, une diete med serait tout a fait indiquee.
        Donc vous pouvez suivre votre medecin sans medocs … 🙂

        1. Je ne crois pas au “low carb”, ni à un autre régime, à part la diète méditerranéenne, qui n’en est pas un. Je ne crois pas non plus aux taux officiels de glycémie édictés par les sociétés savantes, et ce sucre sanguin qu’il faudrait faire baisser à tout prix comme le cholestérol, à coup de régimes “low carb” et/ou de médicaments. Je m’assurerai simplement que ma glycémie ne monte pas vers les 1,20 ou plus.

  11. en tant que rescapé des statines . quand je voie cet acharnement a vouloir faire ingurgiter cette
    merde , je me dis que mengele était un bricoleur .

  12. Bonjour, voilà, je comprends mieux cette recrudescence de prescription de statines!!! Dans mon travail à domicile en tant que infirmière cela fait 2 patients qui reviennent de l hôpital avec prescription de statines chez une femme de 70 ans, diabétique insulinee, hypertendue, IRC,dépressive, cholestérol normal (je ne veux plus lire les résultats !.!!mais j’ y suis obligée pour expliquer aux patients) et une femme de 79 ans, dégénèrence cérébrale, hypertendue, légère sténose carotide gauche qui est revenue avec 40 mg d avostatine!!!! Voilà donc je refuse de leur donner les statines, je leur,explique,le,pourquoi du comment, et demande leur accord, quand on explique tout le monde comprend ! Je ne comprend toujours pas cette acharnement à empoisonner les patients … Restons bienvaillants et occupons nous des vrais problèmes !!! Encore merci à vous tous

    1. Au cas où vous auriez besoin de documents pour justifier votre attitude (humainement indiscutable), je vous recommande notre livre “L’horrible vérité sur…”
      Bon vent, matelote, et au nom de l’humanité bienveillante, je vous remercie ; vous pouvez dormir avec la conscience tranquille, n’est-ce pas l’essentiel du métier ?

      1. Bravo MdL pour le topo à Saumur. Je comprends la difficulté de faire passer un message scientifique dès lors que celui-ci est commercialement pénalisant pour l’Industrie pharmaceutique.
        Ça serait si simple si on pouvait mettre 100% de la responsabilité de l’infarctus sur le dos du cholestérol et tellement plus lucratif pour les marchands de statines!
        Le gros problème c’est que les Sociétés savantes sont toutes aux mains de Big Pharma et que les médecins font du copier-coller avec tout ce que ces organismes officiels publient.
        Les Facs de médecine produisent des médecins à partir de “moules” formatés par l’Industrie pharmaceutique. Il est difficile pour nous, les électrons libres, de les dé-programmer , aussi difficile que de sevrer un fumeur.
        Beaucoup de patience et de courage il faut !
        N’est-ce pas Maître Yoda?

      2. Merci c est vrai que j’ai votre livre et que je vais le laisser dans ma voiture,pour le prendre dans mes tournées, il sera utile à plein de gens !

    2. J’ai beaucoup d’admiration envers les infirmières, et infirmiers, qui, tant à domicile qu’à l’hôpital, sont en contact direct, souvent constant, avec les malades auxquels elles prodiguent leurs soins et dont elles sont également les confidents compatissants. J’en ai l’expérience personnelle .
      Q u’elles, et ils, en soient remerciés.
      Vous dîtes ne pas comprendre l’acharnement à empoisonner les patients. Mais chère Madame c’est qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Des sommes COLOSSALES. Alors si on y rajoute un peu de cupidité et beaucoup de lâcheté, à moins que ce ne soit l’inverse, on débouche sur la situation actuelle. La Santé est devenu un gigantesque négoce. Les patients, ignorants de ce qui se trame dans les arrière-boutiques. font une confiance aveugle dans les prescripteurs. D’ailleurs pour beaucoup, souvent âgés, il ne leur passe pas un instant par l’imagination qu’il puisse exister une réalité terrifiante susceptible de mettre à mal leur intégrité physique, voire leur vie. Ce n’est pas moi qui ai dit qu’un taux de cholestérol bas est annonciateur d’une réduction significative de notre espérance de vie. Ce sont de grands et vrais experts qui sont l’honneur de la Médecine.
      Ah! si tout le monde faisait preuve d’un minimum de curiosité on n’en serait sans doute pas là.

  13. Bonjour
    Peut on dire que les conseils dietetiques pour avoir un bon microbiote confirment à posteriori la diéte mediterraneenne?
    A+

    1. En théorie oui.
      Mais je raisonnerais de façon différente : 1) est-ce que la diète méditerranéenne induit un microbiote favorable ? 2) quel est finalement le microbiote favorable ?
      Nous sommes en train d’étudier le microbiote méditerranéen par comparaison avec le “western”… Très compliqué !
      Résultats préliminaires enthousiasmants.
      Ne pas répéter surtout ! Laissons les experts en biologie du microbiote travailler sereinement… Chuuuuuut !

      1. Si l’on suit Darwin, la pression de selection se fait par les conditions de vie existant dans un lieu donné: le microbiote évolue avec les conditions de ce milieu.

      2. Il y a au plusieurs points communs entre les micro-organismes cachés dans le sol (exemple streptomyces) et notre microbiote caché dans notre intestin :
        – ils vivent à l’abri des regards, de la lumière et de l’oxygène (vivons heureux, vivons cachés). ce qui explique pourquoi on les a découverts si tard alors qu’ils synthétisent tant de molécules bio-actives remarquables voire indispensables.
        – ils vivent en société de plusieurs milliards d’individus appartenant à des centaines de milliers d’espèces, mais parfaitement organisées entre elles. Elles constituent une banque de savoir-faire (ADN) gigantesque et aussi riche que nos propres chromosomes.
        – ils vivent en symbiose avec les êtres vivants qui les entourent, les arbres ont besoin des antibiotiques synthétisés par streptomyces, et nous avons besoin des acides gras volatils ou de la vitamine K fabriqués par notre flore intestinale dont les actinomycètes ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan du microbiote.
        – les actinomycètes sont des organismes étonnants, capables de transmettre de l’information (par voie chimique, génétique, ou électrique le long de filaments), capable de réagir comme des bactéries (avec les plasmides) ou comme des champignons (avec mycèlium et spores) d’ou leur nom de mycobactéries.
        -Les micro-organismes qu’une idée, le bien-être de leur hôte, ils se mettent en quatre pour lui être agréable. Une fois sur un million un microbe peut générer une pathologie, mais tous les autres ne vivent que pour notre santé physique et morale. Eh oui ! Notre moral est tributaire de la santé de notre microbiote : en attendant le résultat des recherches en cours très prometteuses, considérons le récepteur cérébral du canal chlore, celui qui stabilise la polarisation de nos neurone, indispensable à notre sérénité, il fonctionne avec le GABA, or qui est notre premier fournisseur d’acide butyrique ? Notre microbiote !

  14. Quand on pense avoir tout ou presque tout vu on découvre toujours une nouvelle qui pique la curiosité.
    Les médias nous rebattent les oreilles avec le cholestérol qui serait la cause de tous les maux. Nous avons tous en tête les mérites supposés d’un LDL bas. Et bien voilà t’y pas que, selon des québecquois, il faut absolument avoir un cholestérol bas et la vitamine D élevée faute de quoi on perd ses implants.
    http://www.santedentairelarose.com/fr/dentisterie-holistique/implants-de-zircone/
    Elle est pas belle celle là !!!!!!!

  15. bonjour
    quelques questions suite à cet article
    Vous évoquez le role essentiel des antécédents familiaux dans la genèse des maladies cardiovasculaires
    Ce facteur peut il etre annihilé en cas de mode de vie protecteur, ou subsiste il un surplus de risque néanmoins ?
    En ce qui concerne l’impact de l’éthanol,est il indispensable de consommer avec modération l’alcool au cours des repas , ou bien peut on bénéficier de ses “bienfaits”à petite dose y compris en cas d ‘usage hors repas?
    cordialement

    1. Il y a des facteurs familiaux {lipoprotéine (a), fibrinogène, quelques facteurs de la coagulation, etc…] mais les maladies cardiovasculaires sont multifactorielles. Jamais UN facteur ne fera la maladie !
      On peut donc compenser en (grande) partie par un mode de vie protecteur. Si on est parfait (illusoire), en théorie on ne risque rien ou “pas grand chose) ; tout doit être analysé en termes de probabilité + le “bon vouloir” du Bon Dieu, certes…
      L’éthanol doit être consommé comme le méditerranéens le font, vous l’avez compris, mais un petit scotch whisky de temps en temps… ça n’a rien de méditerranéen !

      1. “mais un petit scotch whisky de temps en temps… ça n’a rien de méditerranéen !”
        Mais ça passe bien quand même ! Cela dit, ça brûle toujours la bouche, rien à faire. Peut-être vaut-il mieux boire ce petit whisky (ou rhum) dilué dans un cocktail ? Car les Méditerranéens boivent ainsi leur pastis, et non pur à 40°. Mais ils sont aussi amateurs de grappa, limoncello, etc.

        1. Ouais, mais l’ouzo c’est en mangeant et la grappa c’est après un bon repas et pas tous les jours et juste un doigt…
          J’ai l’impression que vous avez tout compris.
          Le rhum attention méthanol (comme le calva) !

          1. Ce serait un avantage supplémentaire du vin par rapport aux autres alcools, s’il contenait moins de substances indésirables que les spiritueux.

          2. Vin bio bien sûr !
            On m’a servi un verre de Chablis bio dimanche dernier dans un resto parisien (aéroport Roissy). J’ai demandé un verre de vin blanc bio sans regarder la carte et ils m’ont dit : “on a un Chablis bio”
            Une magnificence : Exultate Jubilate !
            En payant à la sortie, j’ai compris : 15€ les 12cL
            Bon ! Ça les valait, certes…

          3. Le vin bio de qualité est néanmoins à un prix accessible (si on boit 2 verres par jour comme les Méditerranéens, il faut qu’il le soit). Je l’achète en BIB, par exemple, je trouve un très bon rouge à 15€ les 5 litres pour mon “ordinaire”, comme on dit. Il est vrai qu’il y a pas mal de vignerons bio dans le 66.

          4. Ayant séjourné à Cuba je m’étonne de votre mise en garde au sujet du rhum.Les cubains non abstinents et non alcooliques ont tout de même une belle espérance de vie,non?

          5. Trop d’acétaldéhyde (et autres substances potentiellement toxiques) dans le rhum comme dans certaines boissons normandes que je ne cite pour ne faire de peine à personne…
            Merci de vérifier par vous-même.

      2. ok merci pour cette réponse très convaincante
        quelles raisons expliquent que l’éthanol perde son effet protecteur lorsqu’il est absorbé hors repas?
        cordialement

        1. Ce n’est pas qu’il perde son effet, c’est qu’il est absorbé trop vite, ne peut être métabolisé correctement et file dans le cerveau… Champagne !

          1. bonsoir, merci pour la précision docteur
            dernières question à ce sujet
            En cas de petite quantité d alcool consommée avec quelques noix,un fruit et un yaourt par exemple( l’équivalent d ‘une collation) , l’éthanol est il métabolisé correctement, ou est il nécessaire de faire un repas complet pour qu’il en soit ainsi?
            Enfin, concernant les bienfaits plus ou moins prononcés d’une faible dose d ‘alcool en mangeant selon le type de boisson consommée (vin vs whisky ou bière par exemple) ,quel est votre point de vue sur le cidre?
            cordialement

          2. Le cidre contient peu d’alcool… vraiment peu.
            Pour la “petite” collation qui accompagne l’apéro, regardez comment les anciens grecs procédaient : une gorgée d’ouzo + 2 olives + un bout de pain + un morceau de fêta + un bout de concombre + 2 gorgées d’eau et on recommence : une gorgée d’ouzo + …

  16. Super conférence hier soir à Saumur, claire, didactique,détendue malgré la gravité du sije, Merci Docteur MdL.
    C’est la première fois que je vois des ‘slides’ mises à jour avec les dernières actualités. Bravo.
    J’ai pu mesurer une certaine perplexité dans l’assistance, soit au niveau personnel (‘Mon docteur m’a trouvé du cholestérol et m’a dit que si je ne prenais pas une statine, j’allais faire un infarctus…’) soit au niveau sociétal (‘tout ce que dit MdL semble tellement vrai, comment se fait-il que les cardiologues ne disent pas pas même chose ?’).
    Croyances et opinions… sont plus costaudes que la rationnelle démonstration. Le Dr Gustave Lebon avait tout compris.

  17. Je profite de l’interactivité de ce blog pour vous poser une autre question, sur l’huile d’olive cette fois-ci. Lors de la conférence de Narbonne, vous avez dit, en réponse à une question dans le public, que certaines huiles d’olive n’étaient pas très bonnes, car trop riches en oméga 6. Mais sur les bouteilles, la quantité d’oméga 6 n’est pas toujours indiquée. Il n’y a souvent que les polyinsaturés. Peut-on en déduire, étant donné que l’huile d’olive est très pauvre en oméga 3, que ces polyinsaturés ne contiennent pratiquement que des oméga 6 ?
    Par exemple, que pensez-vous d’une huile d’olive qui contient 5 g de polyinsaturés, et une autre, 17 g ? A priori, il faudrait le moins possible de polyinsaturés (et de saturés) ? C’est le choix que je ferais. Mais elles sont souvent chères, par exemple, celle de Nyons bio, 22 € les 50 cl. Quelles sont les quantités de ces acides gras à ne pas dépasser pour être sûr d’avoir une bonne huile d’olive sans se ruiner ?
    Dans le cas où rien n’est écrit sur l’étiquette, mais qu’il s’agit quand même d’un bon produit, par exemple, une huile d’olive de Catalogne (vous avez dit préférer l’huile d’olive espagnole) produite dans une seule propriété à partir d’oliviers centenaires, ou bien à partir d’une variété unique, comme l’argudell, peut-on être sûr d’avoir un bon profil lipidique (elles sont à des prix abordables) ?
    Merci.

    1. Votre question : “Peut-on en déduire, étant donné que l’huile d’olive est très pauvre en oméga 3, que ces polyinsaturés ne contiennent pratiquement que des oméga 6 ?
      Ma réponse : oui.
      Une faible proportion de polyinsaturés (<10% du total des acides gras) est préférable.
      Il faut préférer les huiles bio ; il faut préférer les productions classiques des pays qui ont une longue expérience (Grèce, Italie, Espagne) avec des bonnes études montrant les bienfaits chez les consommateurs.

      1. Après investigation dans les commerces bio, j’ai trouvé deux huiles d’olive grecques qui affichent respectivement 5 et 5,5 g de polyinsaturés, une de Crète et l’autre du Péloponnèse. Aucune autre huile d’olive n’affiche un taux aussi bas, quel que soit le pays, et elles sont aussi les plus basses pour les saturés. Pour les avoir goûtées, ces deux huiles sont très douces. La Grèce semble donc être un choix intéressant. L’huile de l’Emporda (Catalogne) dont je parlais plus haut affiche 9 g de polyinsaturés, un peu moins bien, mais à la limite des 10% que vous recommandez. Restent les polyphénols. La douceur de l’huile signifie-t-elle moins de polyphénols ? Dans l’Emporda, beaucoup d’oliviers sont centenaires. Ils produisent donc peu, cela a sans doute une importance pour la saveur de l’huile, et le côté émotionnel (ou marketing si on est cynique), mais pour la quantité de polyphénols ?
        A ce propos, il paraîtrait que le “fruité vert” italien regorge de polyphénols, mais il faut aimer ! “Le fruité vert est obtenu avec des olives ramassées encore assez vertes, contenant peu d’huile mais beaucoup de polyphénols, ces molécules aromatiques apportant longue conservation et bienfaits thérapeutiques.”
        https://www.autonomiaproject.org/l-huile-d-olive-de-paolo
        Le “fruité mûr”, typique de la Provence, obtenu avec des olives noires, devrait signifier moins de polyphénols, si, comme je le suppose, le fruit une fois mûr, n’a plus besoin de se défendre et commence à se dégrader naturellement.

        1. Votre question : “La douceur de l’huile signifie-t-elle moins de polyphénols ?”
          Réponse : oui, les polyphénols de l’olive comme ceux du vin transmettent plutôt de l’amertume…

  18. Bonjour Dr de Lorgeril,
    Je crois avoir vu que vs travaillez actuellement sur les HF. Alors, à tout hasard … j’ai une HF hétérozygote et j’ai la formule génétique de ma mutation sur le gène des récepteurs du LDL , je peux vs scanner le doc, ailleurs, si cela a un intérêt pour vs .
    Bien à vous

    1. Oui avec un groupe de chercheurs indépendants (suédois et américains) nous travaillons d’arrache-pied sur la question des HF et de la cause de l’infarctus (quand il survient tôt dans la vie) chez les porteurs d’une mutation comme vous semblez avoir.
      l’article est écrit et sera soumis prochainement.
      Notre conclusion ? il faut chercher ailleurs qu’avec les LDL (et encore moins avec le cholestérol) la cause de l’infarctus dans les HF.
      PS : merci de m’envoyer votre document ; je suis très intéressé de voir comment c’est présenté et justifié …

      1. Bonjour Dr de Lorgeril,,
        Et concernant un taux élevé de LP(a)?
        Merci.

      2. Où est-ce qu’il sera possible de lire ce travail quand il sera publié ? je suis très intéressée

          1. Bonsoir Monsieur de LORGERIL,
            Je parlais du travail que vous citez un peu au-dessus de ce message et que vous faites “avec un groupe de chercheurs indépendants (suédois et américains) nous travaillons d’arrache-pied sur la question des HF et de la cause de l’infarctus. l’article est écrit et sera soumis prochainement.”
            J’aimerais bien pouvoir le lire, si toutefois cela est possible et que vous me dites où je peux le trouver, quand il sera sorti ???
            En vous remerciant.

          2. Je peux vous garantir que quand il “sortira”, vous en entendrez parler !
            Le message est simple (quoique indigeste) : le cholestérol est innocent dans les HF !

          3. C’est peut-être imparable, mais que veut dire ce mot lorsque l’IMMENSE majorité se lève pour dire le contraire ? Les arguments – si argumentés soient-ils – sont alors noyés sous la masse de la contradiction (souvent sincère d’ailleurs.)
            Une seule chose est sûre : on se fera traiter de criminels, avant toute publication, il est recommandé d’enfiler cote de maille et armure. Je sais, on a l’habitude, mais quand même

          1. [ Dans les cohortes de personnes ayant une hypercholestérolémie familiale, le taux de cholestérol n’est pas associé à l’incidence ou à la prévalence des maladies cardio-vasculaires, et leur durée de vie moyenne est similaire à celle d’autres personnes ]

  19. Val.
    Mon petit Valounet, c’est amusant ton post parce que je suis en train d’écrire quelque chose de précis à un de mes potes Flamands, en Français parce qu’il parle mieux notre langue que toi et moi réunis, et moi le Néerlandais, à part te koop, te huur, asteblief… laisse tomber.
    Il a 60 ans, Jean, il est diabétique insulino-requérant, sportif vu qu’on sort d’en faire ensemble et que maintenant on est au bar, ses paramètres glucidiques sont remarquables, son alimentation irréprochable mais mon con de pote fume comme une centrale à charbon que Donald veut réouvrir.
    Donc avec mon sens de la mesure que tout le monde se plaît à me reconnaître, je lui ai dit qu’il allait quand même mourir bientôt, car RIEN ne peut contrecarrer le tabac, son monoxyde de carbone, ses milliers de composés volatiles inclus dans toutes ses clopes, son goudron, sa nicotine. Et que j’ai un doute aussi sur le fait que tous les diabétiques pourraient bien souffrir d’une hyper-aggrégabilité plaquettaire spontanée, en sus de leurs pathologies endocriniennes.
    Mon copain a vacillé. Il m’a rétorqué qu’il prenait une statine pour contre-balancer l’effet délétère du tabac, du coup moi j’ai contre-balancé les cacahuètes par la fenêtre mais le serveur est habitué, il m’aime bien car ça fait longtemps que lui ai fait arrêter ses statines et que lui aussi va beaucoup mieux.
    “Lettre à mon pote Jean”, ça va s’appeler.
    Et ce sera sur le site de l’AIMSIB. En sus on parlera de René, ancien joueur pro de foot et qui ne peut plus jouer au golf depuis son infarctus tabagique statiné et que j’ai anormalement facilement écrasé hier alors qu’avant il était beaucoup plus fort que moi.,
    Si la vie t’intéresse Val, tu pourrais cotiser chez nous avant de la lire?

  20. Je ne sais pas si c’est le bon endroit, mais comme on parle de graisses… J’ai une question à propos d’un conseil que vous donnez dans votre livre “Prévenir l’infarctus…”. Vous conseillez de ne pas surcharger le corps en acides gras saturés au cours du même repas, par exemple, ne pas manger une portion de viande et de fromage. Est-ce parce qu’un caillot pourrait se former rapidement, dans les heures suivant la consommation excessive d’acides gras saturés, comme à l’inverse, un excès d’alcool peut provoquer un AVC par hémorragie ?
    PS : habitant à Perpignan, je vous signale, après avoir vu votre conférence de Narbonne, qu’on trouvait cette semaine en supermarché du thon de Méditerranée à 40 € le kg (à prix d’or, donc, un chercheur de l’ifremer disait même que c’était devenu du diamant). Je suis responsable, je n’en ai pas acheté. Il devait venir de Port-Vendres. J’y suis passé il y a quelques semaines, et j’ai vu les deux thoniers à quai très affairés, alors que d’habitude, ils sont déserts. Ceci explique sans doute cela…

    1. Les acides gras saturés sont effectivement thrombogènes (ils favorisent les caillots) en partie par une activation des processus d’agrégation plaquettaire ; l’éthanol fait l’inverse…
      Ce n’est pas avec une forte dose “en un repas” qu’on ouvre la porte des complications…
      Pour l’éthanol, il est rare que chez ceux qui abusent, l’expérience soit unique ou isolée ; et en plus avec trop d’éthanol en circulation, on a plus tendance à chuter (à pied ou en vélo) ou à se cogner (contre une porte ou un lampadaire urbain) ou encore à se “faire cogner” par quelque autre ivrogne ; d’où l’augmentation du risque hémorragique avec l’abus d’alcool ; et pas que cérébral…
      Restons raisonnables…
      Plus facile à dire que…

      1. Merci ! C’est l’époque des grillades, et la cuisine catalane n’est pas si méditerranéenne que ça (beaucoup de cochon notamment) !

  21. Meuh non après ce cher Danchin qui voulait mettre des statines dans les biberons il faut statiner les vieux aussi, j’ai vu un papy de 102 ans oui vous avez bien lu CENT DEUX ans sous starine donc c’est pas si mauvais !!
    Certes Alzheimer, grabataire il ne pouvait plus marcher, DMLA, insuffisance rénale, diabète ouaip mais à cet âge là tout ça c’est normal non£??
    NE riez pas herr profesor!!

  22. Bonjour Maître,
    Il est bien beau votre “poulet” du jour dites, Bio sûrement, crête bien drue, on sent qu’il a couru et qu’il est parfaitement solide sur ses pattounes (poulet, 44°, 2e Loi dite de constance thermique, pour les historiens)
    159 pages édité par la HAS pour un risque vasculaire autour duquel “ils” tournent sans faillir en trouvant une solution nouvelle tous les ans depuis au moins 1990, que dis-je une, couillon de moi, au moins trois par an car il y a les consensus Nord-Américains, Européens et les Français. Tous différents, tous les ans, depuis 30 ans, on n’en est plus à une version con près!
    C’est comme l’art de alchimie, à une époque tout le monde y croyait aussi, chaque année dix nouvelles recettes et puis un jour, lassés de leurs échecs, “ils” sont aller se tromper sur autre chose. La forme de la Terre ou le réel propriétaire de la tunique du Christ, par exemple. Bref.
    Vous pointez parfaitement la stupidité sans limite de SCORE, plus vous vieillissez plus vous risquez de mourir et si vous fumez, statinez-vous, etc… et son arrêt-buffet à 70 ans. 70 ans, plus de grille et mieux, à 80, même plus le droit de mesurer le Cholestérol! Impayable. 2017, grand cru.
    On ne sait pas si les statino-experts ont voulu que l’on foute enfin la paix à nos vieux parce qu’ils ont lu ” L’horrible vérité” ou si plus probablement ils souhaitent que soit instauré UNE STATINE SYSTEMATIQUE A L’ANCIENNETE” sans trop faire de vagues quant à des taux de CHO qui se dosent régulièrement de manière très bas, mais quand même…
    Mais j’y pense, la voilà la solution, si on appliquait une hyperthermie contrôlée à 44° aux statino-experts pendant toute une journée de consultation, combien résisteraient après à l’appât du gain mal acquis comme dans l’expérience de Joylet? *
    * https://www.facebook.com/preventionsante/videos/1591234757616888/

    1. Vous avez raison, docteur, vaut mieux en rire et rester “éloigné”… Comme vous l’êtes sur cette vidéo… “Éloigné” et on distingue mal votre bonne humeur… Dommage, d’autant que le ton est agréable ; vous avez une belle voix… Chantez-vous aussi ?
      Le ramage serait-il aussi attractif que le plumage ?

  23. Bonjour Toubib,
    Stenté il y a 5 ans à 45 ans, deux mois après le lis vos livres et me rebelle contre les statines que je n’ai pris que 2 mois…le Kardégic idem.
    Chaque année, prise de sang et tous les chiffres bien dans les clous, bien comme il faut.
    Cette dernière année, gros dérapage: glandouille tous les WE sur le web en mangeant de bons gros donnuts bien gras et sucrés, et toutes sortes d’autres cochonneries. Me disant que c’est pas grave car la semaine mon métier de plombier m’aide à éliminer…ben non, je passe de 85 à 102kgs rapidement, toujours crevé du matin au soir, deux infections bizzaroïdes sur le zboub, et quelques symptômes annexes..
    Toubib, prescription prise de sang et là: diabète!
    Ma toubib (qui croit en moi quand même), me négocie 6 semaines avant la mise sous metformine car je suis vraiment devenu anti médoc.
    Voici donc 15 jours aujourd’hui, qu je suis revenu à vos préceptes (sauf un, le tabac, 2 paquets jour quand même) et depuis une semaine plus de fatigue chronique du tout, le ventre a dégonflé (99kgs) et je pense que les choses vont revenir à la normale.
    Je me suis écarté du droit chemin, et je le paye. Sinon, à part les chiffres des sucres, les autres sont restés au top car la cuisine est restée la même.
    Comme le regretté David Servan Schreiber l’avait écrit dans son livre Anticancer, l’inflammation se nourrit de sucre, je confirme.

    1. Ceci n’est pas une consultation.
      Estimez-vous heureux !
      Pour le moment, vous avez visiblement échappé…
      Votre mode de vie (notamment le tabac ; mais pas seulement…) est catastrophique, voire suicidaire… Stop !
      La discussion sur un quelconque médicament est sans intérêt.
      Lisez d’urgence “Prévenir l’infarctus et l’AVC” et prenez-vous en mains sinon la maladie ne va pas tarder à le faire à votre place !

    2. Le vrai facteur de risque le seul qu’il faille prendre en compte c’est “LE TABAC” car il bouzille la paroi interne des vaisseaux si fragile, la preuve des stents à 45 ans le sale boulot est largement avancé. Le reste est juste un truc en plus!!
      ARRETEZ DE FUMER DOIT ËTRE VOTRE SEUL OBJECTIF DE 2017.
      Apres régime méditerranéen, activité physique, perte de poids certes mais sans arrêt du tabac ce ne sera que coup d’épée dans l’eau. C’est un peu comme prendre des statines ça ne sert à rien mais ça rassure les médecins et ça engraisse Big Pharma.
      Bon vent matelot

  24. Si je lis et comprends bien le rouge n’est pas bien loin …
    Ce n’est pas gaite gaite de vieillir, d’être une femme, d’avoir des antécédents, d’avoir encore envie de faire des “écarts” comme une forme de lâcher-prise pourquoi ce besoin ? d’être stressée à tort ou à raison, de prendre la vie du bon ou du mauvais côté, de se contrôler souvent, de tout planifier pour éviter ce que l’on redoute de vivre si on ne fait pas notre activité physique quotidienne, notre yoga, sophro. ou méditation…
    Bouh ! Suis en villégiature pourtant en ce moment !

    1. Vaut mieux “oublier” ces scores de risque ; ça ne sert à rien…
      Mieux vaut lire en urgence “Le traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations” où l’on peut lire que nous devons “vivre comme des Maitres sans esclaves”…
      Ah ! La “belle époque”…

  25. Bonsoir
    Puis-je me permettre de suggérer à notre bon Maître d’envoyer son gentil poulet à la HAS.
    Poulet au sens journalistique du terme bien sûr.
    L’envoyer à l’AFP et aux principaux organes de presse dont le QDM, peut-être que dans la situation actuelle ça fera un peu de buzz comme disent les djeunes

    1. A defaut de poulet quid de Canard ?
      Les statines? … un emploi fictif. 😉

  26. L’obscure profondeur des recos vient de l’amalgame qui est fait sans le dire, entre deux questions qui n’ont rien à voir : La question 1 est celle de la responsabilité de l’hypercholestérolémie dans la survenue des accidents ischémiques coronariens, et la question 2 est celle de l’utilité des hypocholestérolémiants pour diminuer le risque coronarien quelque soit le taux de cholestérol sanguin.
    A la première question, on est maintenant d’accord pour dire que le cholestérol n’est plus l’ennemi public n° 1 qu’il a été, il a laissé sa place au sucre ajouté https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/jan/11/sugar-is-enemy-number-one-now
    A la question 2, les réponses varient. Les fibrates augmentent la mortalité totale, les anti-PCSK9 ne la modifient pas, et les statines ont donné de faux espoirs avec les premières études antérieures à 2004.Tel est le cas de l’étude 4S qui permettait de conclure qu’en donnant de la simvastatine aux patients coronariens, on diminue leur mortalité de 30 % (RR) alors qu’elle ne permet même pas d’en sauver un par an sur 100 patients traités. Il faut en effet 3 années pour espérer en sauver un, car si le RR de mortalité est de 0,7, le RR de survie n’est que de 1,003, résultat significatif statistiquement, mais insignifiant cliniquement. Et aucune étude n’a fait mieux que l’étude 4S !
    Pour moraliser la vie scientifique, je propose de ne citer le Risque Relatif de survie qu’accompagné du Risque Relatif de mortalité, ça permettra de ‘relativiser’ justement.

    1. Cette réhabilitation des graisses saturées par ce docteur Aseem Malhotra (et bien d’autres, c’est une mode apparemment) est en contradiction avec les 8% seulement du régime méditerranéen. Pour les glucides, je ne serais pas non plus affirmatif sur leur effet néfaste, sauf s’ils sont raffinés. On dit que les féculents font augmenter la glycémie, avec tous les inconvénients que cela entraîne, mais le régime méditerranéen est là encore en contradiction avec cette thèse, puisque les apports en glucides sont de plus de 50%. Il semble que ce soit la façon dont ils sont consommés qui compte, et non leur quantité ou leur type. J’ai perdu 13 kg en suivant la diète méditerranéenne, essentiellement de la graisse, alors que je m’attendais, d’après ces théories sur l’IG, à prendre du poids !

      1. Bravo ! Bien sûr !
        (Presque) tout compris !
        Ce qui compte c’est le modèle global…
        Z’en sont à condamner le pain, le riz et la pomme de terre !
        Quelques fois…
        Ça y est, je m’énerve…

        1. Par contre, je m’efforce de toujours manger ces féculents intégrés dans des préparations méditerranéennes, les pommes de terre en tajines ou les pâtes à la Norma, par exemple.
          Les fruits sont aussi incriminés à l’heure actuelle, ce qui est curieux au regard d’une cuisine aussi raffinée et intelligente (au sens de protectrice) que la sicilienne, où ils sont omniprésents, de l’entrée au dessert, prenons la salade aux oranges avec anchois et olives, qui est assez emblématique.

          1. Si vous voulez eviter les montees rapides de glycemie des feculents, il est effectivement utile de manger les feculents avec d autres aliments a index gly plus bas : avec des legumes, avec du gras. Ca lisse les pics de glycemie (et les pics d insuline).

          2. Et bien comprendre que ce qui importe le plus pour les diabétiques traités ce n’est pas de limiter la glycémie, mais l’insulinémie…
            Bon vent à tous les matelots diabétiques

          3. @Amiral :
            Est ce que c’est vrai pour les T1 ? Parce que si je comprends bien, on a pas de problemes particulier de sensibilite a l insuline. Du coup, si je mange normalement (une diete DeLorgeril 😉 ) et que je me maintient a une glycemie normale, y a pas de raison que mes besoins en insuline soient differents de la normale, si ?
            En raisonnant par l’absurde, si je m injectait trop d insuline, je serais constamment en hypoglycemie. Si je m injectait pas assez, je serais en hyper. Donc si je suis a une gly normale, ca veut dire a la fois que je n’ai pas trop de glucose dans le sang mais aussi que mes doses d insuline sont normale (proche de l insuline circulante d un non diabetique).
            Apres si l’insuline injectee est “plus pathogene” que l’insuline naturelle, on doit alors adopter des regimes speciaux qui minimise les injections d insuline necessaires pour garder une gly normale (et je retourne a mon regime faible glucide/lipide eleves).

          4. Je veux dire que chaque diabétique T1 va avoir tendance à être plutôt un peu bas ou plutôt un peu haut en glycémie ; ce qui au jour le jour n’a probablement pas d’importance ; sinon risquer plus d’hypo…
            Sur le long terme, la somme totale des insulines injectées va avoir son effet nocif ; en d’autres termes, il vaut mieux des hyperglycémies que des hypo…

          5. @Amiral
            Pour compléter, et pour éviter tout énervement intempestif, je précise que malgré la forme affirmative, c est des questions, uniquement des interrogations … Mais l interrogative sur 20 lignes, c est un peu lourd.

          6. J ai toujours pas vraiment compris mais j ai peur que ca nous embarque dans un hors sujet un peu éloigné.
            J essaierai d approfondir par email ou IRL comme disent les djeun’s.

          7. Ok pour le glucose qui déclenche une sécrétion d’insuline.
            Mais quid du fructose qui ne fait pas secréter l’insuline ? Le fructose est aspiré par le foie au premier passage et aussitôt transformé en triglycérides pour rendre notre foie gras. Et je me demande dans quelle mesure le foie gras fait le lit de l’insulino-résistance et de la dysfonction endothéliale. Pour mémoire chaque pierre de sucre jetée dans dans notre circulation sanguine apporte autant de fructose que de glucose : c’est un pavé dans la marre lorsqu’on veut combattre la stéatose hépatique.

      2. La nutrition est une discipline relativement jeune. Elle souffre comme beaucoup d’autres de l’attrait commercial et donc pécunier. Il reste néanmoins qu’il existe des pistes, sur la cetose ou le jeûn, fortement interressantes dans des buts thérapeuthiques. Malheureusement des personnes interressées conclueront à des fins commerciales que le fin du fin est de manger sans glucide…

  27. Il est vrai que de telles recommendations font peur. Certains pourraient en conclure qu’ils peuvent continuer à fumer en prenant une statine, qui les protège !!!
    Cela ouvre un autre débat, pourquoi y a t’il des cures de désintoxication alcoolique et pas tabagique?
    Ceci dit la HAS est toujours aussi lamentable.

    1. La santé vient par les plantes Monsieur, je fume et je bois et j’adore ça.

    2. Vous ne croyez pas si bien dire. Je suis entouré de fumeurs de plus de 60 voire 70 ans qui prennent religieusement leur statine en vous expliquant qu’ils sont protégés contre les accidents cardio vasculaires et pensent SINCEREMENT ce qu’ils disent .Quand vous leur expliquez qu’ils aggravent leur situation ils vous rigolent au nez. Voilà la triste réalité
      . Au fait qui a dit que l’homme est un roseau pensant ?. On constate chez certains un QI effectivement voisin de celui du roseau.

  28. Bonjour Monsieur de Lorgeril
    merci, merci . Grace à vous et à vos livres, diabétique de type 2 (antécédent familial) je vous dois d’avoir évité les statines prescrits par un cardiologue à titre préventif tellement à haute dose que mon généraliste s’en est inquiété …. Certes je suis diabétique mais tout les reste est dans la « norme » même mon poids ! Alors plus de sport et d’équilibre alimentaire avec le minimum de médicaments d’accord mais le reste non. J’ai changé de cardiologue et j’ai expliqué à mon médecin qu’avaler des produits chimiques à titre préventif, cela me paraissait abusif ! Je remercie aussi mon ancienne collègue qui en formation de naturopathe m’a permis de vous connaître.

  29. Vous espérez en la prochaine loi de moralisation alors que notre nouveau président (que vous avez soutenu via ce blog) a nommé une ministre de la santé qui était présidente de la HAS et qui ne voit pas le problème dans les conflits d’intérêts des experts.
    Pour ma part, je n’espère plus rien et je préfère rêver de choses plus agréables.

    1. Rêvons pas trop ! Agissons !
      Le désespoir (que vous exprimez) est la suite logique des illusions qu’on s’est fait à propos de ceux-ci ou ceux-là ! Les courageux ne désespèrent jamais et agissent…

    2. Le professeur Even a dans ses tiroirs une liste d’universitaires sans conflits d’intérêts et de haut niveau scientifique. Si on avait vraiment voulu faire le ménage, on aurait choisi un de ceux-là. Ça n’était pas très compliqué.

      1. Puis-je me permettre d’ajouter que je me suis moi-même proposé comme expert indépendant ?
        On m’a poliment éconduit et sélectionné deux pseudo-experts parfaitement “dépendants”…

    3. Pourtant, la politique en fait rêver beaucoup….
      Le jour où un politicien appliquera plus de 10% de son programme, je mangerai une boite de Tahor pour fêter ça

  30. Bonsoir
    La société française d’hypertension se plaint du FORMINDEP :
    https://jeanyvesnau.com/2017/05/22/calomnies-et-sous-entendus-le-formindep-nuit-il-a-la-sante-des-malades-hypertendus/
    Les conflits d’intérêt sont une plaie que nos autorités tardent à prendre en charge :
    http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2017/05/les-conflits-dint%C3%A9r%C3%AAts-ne-sont-pas-g%C3%A9r%C3%A9s-dans-les-facult%C3%A9s-de-m%C3%A9decine-fran%C3%A7aises.html
    Avec notre nouvelle ministre de la santé qui considère qu’un médecin sans conflit d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique est un médecin sans intérêt; il y a peu de chance que cela évolue dan sle bon sens dans les prochaines années.
    Je suis très pessimiste

    1. La société française d’hypertension est (comme la société Européenne d’athérosclérose et quelques autres) une émanation de l’industrie pharmaceutique qui a honte d’elle-même…
      Il n’est pas interdit d’être “financé” (pourquoi ont-ils honte ?) ; la question est : pourquoi (dans quel but) sont-ils financés ?
      Peut-on croire que l’industrie fasse des cadeaux ?

  31. Merci Amiral.
    Je fais un peu l avocat du diable …
    C est pas tout a fait ce que j ai lu. En fonction du risque, on a un seuil de LDL a partir duquel il est recommande de prendre une statine. On ne peut pas dire que la prescription de statine peut se faire de maniere automatique pour des patients ayant des risques eleves. Il faut quand meme qu il soient au dessus du seuil correspondant a leur risque.
    Bon evidemment, on peut s interroger sur les niveau seuil ridiculeusement bas. Comme diabetique de presque 40 ans, je devrais prendre une statine malgre mon activite physique, mon regime alimentaire pas si eloigne de la diete med et mon LDL de 1.3 …
    En outre le diabete apparait bien dans la definition du risque (modere, eleve et tres eleve).

    1. Akira, tu m’énerves !
      Quand en médecine, on se doit de prescrire à partir d’un “seuil correspondant”, c’est de la médecine automatisée ; et donc pas de la médecine scientifique et humanisée…
      Le diabète n’apparait pas dans dans le score de risque calculé !
      Qu’ils aient ajouté une petite addition “modéré, élevé et très élevé” sans aucune validation scientifique, ne remonte pas le niveau…

      1. Je pensais que tu parlais des definition du risque (modere, eleve, tres eleve) qui sont utilisees pour les prescriptions de statines. En fait tu parlais de l’outil particulier score. Effectivement dans celui ci, il n’est pas question de diabete.
        Seule une petite note en bas de tableau du SCORE original (pas celui de la HAS mais celui de la source : https://www.escardio.org/static_file/Escardio/Subspecialty/EACPR/Documents/score-charts.pdf) indique qu’il n est applicable que pour les T1 qui ne presentent pas d’atteintes aux organes. Pour les autres, on sort du domaine de validite (et on est a haut risque de maniere automatique) :
        Individuals with diabetes : the SCORE charts should only be used in those with type 1 diabetes without target organ damage; other diabetic subjects are already at very high risk.
        D’ailleurs si on suit cet appendice, ma diabeto devrait arreter de m enerver avec ses statines puisque hormis le DID, je suis dans le vert !! Enfin un argument d’une autorite qu elle pourrait accepter pour qu elle me laisse tranquille !
        Comme tu le dis, ce qui est vraiment inquietant est qu il est impossible d etre vieux et d etre dans le vert concernant les statines !!!

        1. Attention, pour le type 1, pas de validation du score de risque, juste de la pifométrie…
          Tout est pifométrique dans cette analyse de la HAS…

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