LE JOURNAL "LE MONDE" NOUS INFORME A PROPOS DES MEDICAMENTS !

Après le coup de feu du duo “Even-Debré”, on pouvait s’attendre à une réaction de l’adversaire, fort offensé en principe d’une telle outrecuidance …

Comme d’habitude dans les coups durs, l’industrie pharmaceutique et ses représentants font “profil bas”, ils laissent passer l’orage … avant de retourner voir les médecins pour en remettre une petite couche dès fois que “ces niais se seraient laissés convaincre, ou se seraient mis à réfléchir …”

Rien d’étonnant à cela, c’est du “cousu main”.

Plus amusantes sont les réactions des “faiseurs d’opinion” et des médias qui travaillent avec …

Le weekend du 22-23 septembre nous a offert un florilège de ce que l’on fait de mieux en la matière, chacun a pu apprécier.

Je ne vais certes pas commenter l’article du Figaro, le nec plus ultra en matière de désinformation de leur public très averti, et le délicieux interview d’un professeur toulousain rappelant les bienfaits des statines au moment de l’infarctus …

Oh Bon Dieu ! Et on leur confie nos étudiants !

Plus intéressants (façon de parler) sont les articles publiés dans le journal “LE MONDE” du 22 septembre titrant leur article d’une page entière (pas moins, zont rien à dire d’autres …) à propos de Even-Debré : “Les tontons flingueurs de la pharmacie

En apparence, ça pourrait être sympa, référence au comique policier franchouillard des années 1960s, Gabin, Belmondo …

Je ne vais pas répéter ici les “réactions” de divers “experts” rapportées par le fringant duo de “journalistes spécialisés” ; et qui n’ont jamais raté une occasion de célébrer les bienfaits des médicaments qui abaissent le cholestérol : du “pur Figaro” dans un journal du soir très sérieux …

Mais en fait nous avons affaire là à de vrais pros de la désinformation et de la propagande : on ridiculise “gentiment” les tontons flingueurs l’air de rien, mais on fait glisser le message subliminal que tout ça n’est pas bien sérieux et que l’on peut continuer tout comme avant et comme si de rien n’était ; et que eux les “bons” journalistes ont toujours dit LA vérité ; et que c’est eux qu’il faut croire et pas ces “gentils” tontons flingueurs

Retour aux choses sérieuses dans un prochain numéro du MONDE !

Avec nous, journalistes, qui savons pour nos lecteurs “sérieux” du journal traduire la “bonne science” produites par des “vrais scientifiques” que nous interrogeons tout au long de l’année grâce au prodigieux travail de “veille scientifique” que nous, prestigieux journalistes du journal du soir très sérieux,  produisons tandis que les deux “papys du Muppet Show” (citation première colonne de l’article) sont certes drôles mais doivent rester à leur place d’amuseurs publics …

J’arrête, je m’énerve, c’est pas bon au moment du repas …

Qu’aurait dû faire de bons journalistes ?
Analyser les faits, bien sûr, et pas imprimer des racontades de couloirs !

Laisser l’anecdotique de côté, oublier l’âge (insulte bassement mesquine) des impétrants, questionner d’autres experts (le Dr de Lorgeril, par exemple) et s’essayer à une forme de synthèse distanciée …

Dix lignes sur les statines (la controverse la plus “lourde” soulevée par Even-debré, 7 millions de consommateurs plus ou moins chroniques) et juste pour faire dire, et pour la centième fois, par des éminents professeurs parisiens de cardiologie “qu’il ne fait aucun doute que les statines .. bla bla … “

Bon, on n’est pas prêt de s’ennuyer avec de tels artistes !


29 Replies to “LE JOURNAL "LE MONDE" NOUS INFORME A PROPOS DES MEDICAMENTS !”

  1. @Al1schx :

    Vous soulevez des problèmes majeurs effectivement mais, à mon avis, le lieu réel du pouvoir sur l’activité des cantines scolaires, ce sont les mairies !

    En outre, les Associations de parents d’élèves peuvent ici jouer un rôle crucial pour influencer les responsables municipaux, notamment lorsque les échéances électorales approchent, c’est le moment de frapper fort sur "ceux qui ne veulent rien entendre" !

    Là est le pouvoir populaire, ou citoyen, comme on veut : j’en ai déjà vu sombrer sous les coups des alternatifs …

    Aux armes, citoyens !

  2. @de Lorgeril Michel :

    Bonjour Docteur,

    "A chacun de prendre les dispositions qui s’imposent, le plus vite possible, le plus jeune possible, protégeons les prochaines générations !"

    C’est ce que j’essaie de faire mais malheureusement bien maladroitement. Le modèle optimal de graisses alimentaires que vous rappelez dans la publication "New insights into the health effects of dietary saturated and omega-6 and omega-3 polyunsaturated fatty acids" est maintenant bien connu et est pris en compte par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).
    (Pour les acides gras indispensables l’Afssa établit l’ANC de l’acide linoléique (C18:2 n-6) à 4% de l’AE ; l’ANC de l’acide alpha-linolénique (C18:3 n-3) à 1% de l’AE et l’ANC de l’acide docosahexaénoïque (DHA ; C22 :6 n-3) à 250mg (0,1% de l’AE).
    Pour les acides gras non indispensables : acides gras saturés totaux ANC < 12%
    avec une restriction pour le sous groupe des "acides laurique, myristique et palmique" < 8% qui est athérogène en cas d’excès,
    et pour l’acide oléique <15-20% ).

    La jeune génération a dans de nombreux cas des parents qui ont une activité professionnelle ce qui fait que les enfants mangent tous les midis à la cantine de l’école.
    Les menus des cantines sont élaborés par des diététiciens-nutritionistes formés dans les écoles privées de l’industrie agroalimentaire. Les repas sont confectionnés par les sociétés de restauration filiales de l’industrie agroalimentaire.
    L’information "scientifique" des diététiciens et nutritionistes est effectuée par les départements santés, R&D et nutrition de l’industrie agroalimentaire (j’ai essayé de montrer dans mon précédent post par des exemples que cette information est tendancieuse, mensongère et insultante, mais de manière maladroite et certainement incompréhensible)

    L’arrêté ministériel du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire ne fait pas référence et ne prend même pas en compte l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) sur les acides gras : saisine AFSSA No 2006-SA-0359 du 1er mars 2010. Les seules recommandations relatives à la nutrition prise en compte dans cet arrêté ministériel sont celles du Groupe d’étude des marchés de restauration collective et de nutrition (GEMRCN) en date du 4 mai 2007.
    Par cet arrêté ministériel le gouvernement français impose à tous les enfants qui mangent à la cantine de l’école de consommer des produits laitiers à chaque repas et des aliments préparés nommément désignés dans cet arrêté:

    ENTRÉES DE PRÉPARATIONS PÂTISSIÈRES SALÉES
    Crêpes, nems, beignets
    Friand, feuilleté
    Pizza, tarte salée

    VIANDES (sans sauce)
    Fingers, beignets, nuggets de volailles
    Merguez, chipolatas, saucisses de Francfort, de Strasbourg, de Toulouse, de volaille, autres saucisses variées
    Boulettes de bœuf, d’agneau, de mouton, ou de mélanges variés
    Paupiette de veau, de volaille, de lapin, cordon bleu, escalope panée de volaille ou d’autres viandes
    Steak haché de bœuf, hamburger de bœuf
    Viande hachée pour bolognaise, steak haché de veau, hamburger de veau,
    rissolette de veau

    POISSONS (sans sauce)
    Beignets, poissons panés ou enrobés (croquettes, paupiettes, …)

    PLATS COMPOSÉS
    PRODUITS LIVRÉS PRÊTS À CONSOMMER
    Poids minimum de denrée protidique du plat composé (choucroute, paëlla, hachis parmentier, brandade, légumes farcis, raviolis, cannellonis, lasagnes, autres plats composés)
    Poids de la portion de plat, comprenant denrée protidique, garniture et sauce (choucroute, paëlla, hachis parmentier, brandade, légumes farcis, raviolis, cannellonis, lasagnes, autres plats composés)
    Préparations pâtissières (crêpes, pizzas, croque-monsieur, friands, quiches et autres) servies en plat principal
    Quenelle

    DESSERTS
    Pâtisseries fraîches ou surgelées, à base de pâte à choux
    Pâtisseries fraîches, surgelées ou déshydratées,
    Pâtisseries sèches emballées (tout type de biscuits et gâteaux se conservant
    à température ambiante), servies en repas principaux
    Glaces
    Mousse

    De très nombreuses préparations industrielles et presque la totalité sont à base d’huile de palme qui est l’huile la moins chère du marché.
    La seule indication concernant les graisses alimentaires dans cet arrêté : produits gras : produits à teneur en matières grasses supérieure à 15 % ;

    En consommant des produits laitiers et des aliments préparés avec des produits laitiers en quantité significative il est IMPOSSIBLE d’avoir un apport de graisses alimentaires qui s’approcherait tant soit peu du modèle que vous avez mis en évidence il y a déjà quelques temps et qui est pris en compte dans les recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

    Un litre de lait de vache entier contient en moyenne 39g de matières grasses comprenant 32g d’acides gras dont 20,2g d’acides gras saturés
    Les principaux acides gras présents dans le lait sont (en % des acides gras)
    acide palmitique : 23%
    acide myristique : 10%
    acide laurique : 3%
    (athérogène en cas d’excès)

    les autres acides gras :
    acides gras saturés :
    acide oléique : 23%
    acide stéarique : 12%
    acide butyrique 9%
    les autres en teneur <5%

    polyinsaturés :
    acide oléique : 2%
    acides linoléique: 1% et donc en quantité très faible avec une prédominance de l’acide oléique et une présence en excès des acides gras saturés.

    Or le gouvernement français IMPOSE par arrêté ministériel à tous les enfants qui mangent à la cantine de leur école de consommer un produit laitier à chaque repas auquel s’ajoute les aliments préparés avec des produits laitiers et des aliments à base d’huile de palme.

    Seul un député qui représente le peuple dont je fait partie, sur l’avis de personnes scientifiques connues et dont la compétence ne peut pas être mise en doute peut agir pour "prendre les dispositions qui s’imposent, le plus vite possible"

    Je vous remercie infiniment pour votre patience et votre obligeance à répondre à mes posts.

    Cordialement,

    Alain

  3. @Al1schx :

    MERCI de se reporter à mon billet du 29 Juin où je cite une de nos publications récentes dans BMC med (et accessibles gratuitement) qui fait le point sur ces questions !

  4. @phil443 :

    Bonjour phil443,

    Pourquoi incriminer les graisses dites "saturées" alors qu’elles ont aussi un effet bénéfique ?

    Vous avez raison. La diététicienne chargée d’élaborer les menus diététiques pour les pensionnaires qui suivent un régime ou pour lesquels le menu ordinaire ne convient pas m’en a parlé. On commence à s’apercevoir que toutes les graisses saturées ne sont pas mauvaises et qu’il y a des graisses saturées qui peuvent être bénéfiques pour la santé.
    Elle m’a aussi dit qu’elle est inondée de publicités et d’informations sur la nutrition. Elle reçoit les présentations toutes faites, ce qui lui évite de prendre parti dans toutes ces polémiques. Elle peut ainsi donner les bonnes informations lors des conférences qu’elle tient auprès des pensionnaires.

    Ses principales sources d’informations sont Le Cerin et le SNIV.

    Le CERIN, centre de recherche et d’information nutritionnelles, est le département santé de l’interprofession des produits laitiers. Le CERIN a pour mission de délivrer aux professionnels de santé et de santé publique, ainsi qu’aux journalistes une information nutritionnelle complète et validée, sur le lait et les produits laitiers, mais aussi sur l’ensemble des grandes thématiques de la nutrition et de la santé, les besoins nutritionnels des groupes de population et la prévention nutritionnelle des pathologies.(1)

    le SNIV est le syndicat des entreprises françaises des viandes
    Le SNIV-SNCP (résultant de la fusion du syndicat national de l′industrie des viandes avec le syndicat national du commerce du porc) regroupe les principales entreprises industrielles du secteur de la viande bovine, ovine et porcine en France.
    Le SNIV-SNCP exerce la mission de représentant et de porte-parole de ces industries tout en intervenant comme force de propositions. Il a pour vocation de regrouper les industriels de la viande, de promouvoir leurs métiers et leurs produits et de concourir au développement de l′industrie des viandes dans les domaines suivants : Economie; Relations interprofessionnelles; Politique sociale et formation; Qualité, sécurité alimentaire; Marketing, communication; Exportations; R&D et nutrition; Environnement et développement durable (2)

    Le diététicien-nutritionniste a besoin de rester informé des positions et des recommandations officielles, de la réglementation et de l’évolution des connaissances en nutrition.(3)

    Deux exemples : (une recherche sur Le Cerin sur Google donne environ 27200 résultats, je ne les ai pas tous lus)

    1) LE CERIN : ACTUALITES SCIENTIFIQUES
    Acides gras saturés et maladie cardiovasculaire : une relation à revoir
    La consommation d’acides gras saturés (AGS) n’augmenterait pas le risque de maladie cardiovasculaire. En revanche, remplacer les AGS par des acides gras mono-insaturés ou des glucides pourrait augmenter le risque cardiovasculaire.
    (Kuipers RS, de Graaf DJ, Luxwolda MF et col. (2011) Saturated fat, carbohydrates and cardiovascular disease, the Netherlands Journal of Medicine ; 69(9):372-378.)

    Cette revue de la littérature analyse la relation entre le risque de maladie cardiovasculaire et la consommation d’acides gras saturés (AGS), ou leur remplacement partiel (environ 1/3) par des glucides, des acides gras mono insaturés ou des acides gras polyinsaturés (AGPI). Pour les auteurs :
    . Il n’y a pas de lien entre la consommation d’AGS et le risque de maladie cardiovasculaire (une légère augmentation du cholestérol LDL mais pas des évènements cardiovasculaires). La consommation de lait et de produits laitiers n’y est pas liée non plus, certaines études montreraient même une diminution du risque.
    . Remplacer les AGS par des glucides augmente le risque d’évènement coronarien de 7% et le risque d’infarctus du myocarde augmente de 33% si ce sont des glucides à IG élevé.
    . Remplacer les AGS par des acides gras mono insaturés augmente également le risque de maladie cardiovasculaire de 19% ce qui remet en question la réputation du « régime méditerranéen ». La mortalité n’est cependant pas augmentée.
    . Remplacer les AGS par des oméga 6 ne montre pas de bénéfice. Seul le remplacement des AGS exclusivement par des oméga 3 réduit le risque.
    Les AGS se voient donc réhabilités et on ne gagne pas à les diminuer surtout si la baisse se fait au profit des glucides. Dans le cadre d’une alimentation variée, incluant suffisamment d’oméga 3 (poissons gras et huile de colza), la consommation d’acides gras saturés (beurre, lait, etc…) n’a pas d’effet délétère sur le risque cardiovasculaire. (4)

    2) Le SNIV-SNCP : Dossiers et Communiqués de presse
    Extraits du Communiqué de Presse du 5 avril 2012
    Lutter contre les idées fausses sur la viande devient un impératif : Trop c’est TROP !

    . NON, la viande n’est pas « imposée » dans les cantines. L’Education nationale tente de remédier à la forte évolution des modes de consommation en apportant un repas structuré aux enfants. C’est une question de santé publique.
    A noter : il n’y a jamais eu de viande « tous les jours » à la cantine. Pour cette raison, en appeler à un jour « sans viande » n’a pas de sens ;

    . OUI, la viande est une composante nutritionnelle importante, source de protéines riches en oligo-éléments (notamment vitamine B12, zinc et fer héminique), essentielles à la construction et à l’équilibre quotidien ;
    si le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande la consommation de 5 fruits et légumes par jour, il recommande aussi 1 à 2 rations de protéines (viande, poisson, œuf) quotidienne ; (note : quotidien = qui a lieu tous les jours)

    . NON, les résultats des études américaines ne peuvent pas servir de références ici.

    . OUI, la viande est un plaisir des sens. Quand laissera-ton la liberté gustative comme on défend la liberté d’expression ? La ration de viande contribue aux équilibres nutritionnels.
    Pour toutes ces raisons, parce que trop c’est trop, parce que les propos mensongers et diffamatoires relayés sans cesse ne sont pas tolérables au regard du droit à l’information, les entreprises françaises des viandes (SNIV-SNCP) adoptent une nouvelle stratégie offensive qui permettra de rétablir, y compris par voie contentieuse, une juste vérité sur la production et la consommation des viandes en France, ainsi que leur rôle irremplaçable dans notre modèle alimentaire équilibré, notre gastronomie diversifiée et notre culture ouverte et tolérante. (5)

    Tout cela est clair. Mais alors pourquoi tous ces "propos mensongers et diffamatoires relayés sans cesse" ?

    L’AVIS DE L’AGENCE FRANÇAISE DE SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS (AFSSA) :

    L’ Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) s’est autosaisie le 27 octobre 2005 pour actualiser les apports nutritionnels conseillés (ANC) pour les acides gras.
    L’expertise collective a été réalisée par le groupe de travail «Actualisation des Apports Nutritionnels Conseillés en acides gras» dont l’avis a été adopté par le CES «Nutrition Humaine» réuni les 25 juin et 29 octobre 2009.
    Le groupe de travail a considéré les principaux AG, y compris ceux que l’homme peut synthétiser, car tous ont une fonction biologique.

    Extraits de la saisine AFSSA No 2006-SA-0359 du 1er mars 2010 :

    L’ANC est une valeur de référence qui couvre les besoins physiologiques de la quasi-totalité de la population. Les valeurs concernent les individus en bonne santé et incluent l’objectif du maintien de cette bonne santé, ce qui correspond aux limites de la prévention primaire.
    La prise en charge nutritionnelle du sujet malade ou présentant une pathologie est par nature individuelle et se situe au-delà de la prévention primaire ; elle ne relève donc pas du champ des ANC.

    Pour les AG indispensables et « conditionnellement indispensables », les besoins physiologiques correspondent à un apport nécessaire pour :
    . éviter tout déficit alimentaire en AG indispensables et assurer un bon fonctionnement de l’ensemble de l’organisme, notamment le développement et fonctionnement cérébral ;
    . assurer des rôles préventifs sur le plan physio-pathologique ; il s’agit des besoins physiologiques optimaux (prévention primaire). Les pathologies suivantes seront considérées : syndrome métabolique, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires,
    cancers (notamment sein et côlon) et autres pathologies telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

    Pour les AG non indispensables, en l’absence de données suffisantes, le besoin physiologique minimal n’a pu être défini. Les ANC ont donc été établis en tenant compte des considérations physiopathologiques, de la nécessité d’équilibre entre les différents AG, et ceci dans la limite des besoins en lipides totaux.
    Champ bibliographique : Considérant que beaucoup de données en nutrition ont été et sont encore majoritairement acquises chez l’animal, le groupe de travail a intégré des études allant des modèles in vitro aux modèles animaux et aux études épidémiologiques d’intervention chez l’homme, permettant de fournir le support le plus complet pour l’établissement des ANC pour les AG.

    (Que dit ROYALCANIN à propos des acides gras saturés :
    Les acides gras : rôles dans l’organisme
    Les acides gras saturés sont uniquement des sources d’énergie, on parle de calories “vides” puisqu’aucun autre rôle n’existe. (6)

    Les acides gras saturés courts (6 à 10 atomes de carbone) sont très intéressants pour la fourniture rapide d’énergie chez le chien de sport, ainsi que pour l’animal diabétique et le chiot ou chaton nouveau-né.)(7)

    Aujourd’hui, il est possible de formuler des aliments en fonction de besoins bien identifiés, de carences bien répertoriées contre lesquelles il faut lutter, de spécificités raciales découvertes au fur et à mesure du progrès des recherches.
    Les scientifiques et les professionnels des animaux reconnaissent maintenant que les chiens ne doivent pas être nourris de la même manière selon qu’ils sont chiots, adultes ou matures, et selon qu’ils sont petits, moyens, grands ou géants.
    Pour les chats, on sait aussi faire la différence des besoins nutritionnels selon l’âge, mais également selon le mode de vie, les sensibilités, le statut sexuel et même la race (Persans, Maine Coon, Siamois…) (8)

    Donc si je comprend bien pour les chiens et les chats les besoins en acides gras saturés sont inutiles, sauf pour le chien de sport, les diabétiques et les nouveaux nés.)

    Au vu des données récentes, la classification biochimique des AG «polyinsaturés, monoinsaturés et saturés» ne correspond plus à la diversité des AG, à la précision des études, à la spécificité des fonctions et effets et présente peu d’intérêt pour la santé publique.
    Ainsi, dans cet avis, on distingue les AG indispensables et AG non indispensables (tableau 1). Les ANC, présentés dans le tableau 1, sont établis pour le sujet adulte (homme ou femme) pour un apport énergétique de 2000 kcal.

    1. Acides gras indispensables

    Compte tenu des données scientifiques disponibles, l’évaluation des besoins physiologiques chez l’homme et la femme adultes se limite à trois AG indispensables : l’acide linoléique (C18 :2n-6), l’acide alpha-linolénique (C18 :3 n-3) et un de ses dérivés, le DHA (acide docosahexaénoique, C22 :6 n-3).
    (Dans le tableau 2 ces trois acides gras figurent dans les apports nutritionnels conseillés en acides gras polyinsaturés précurseurs et à longues chaînes).
    Tableau 1 : l’Afssa établit l’ANC de l’acide linoléique (C18:2 n-6) à 4% de l’AE ; l’ANC de l’acide alpha-linolénique (C18:3 n-3) à 1% de l’AE et l’ANC de l’acide docosahexaénoïque (DHA ; C22 :6 n-3) à 250mg (0,1% de l’AE)

    1. Acides gras non indispensables

    Les AG saturés ne peuvent plus être considérés comme un ensemble car ils diffèrent par leur structure, leur métabolisme, leurs fonctions cellulaires et même leurs effets délétères en cas d’excès.
    Il convient désormais de distinguer le sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» qui est athérogène en cas d’excès.
    Sur la base d’études d’observation et non d’intervention formelles, l’Afssa établit pour ce sous-groupe un apport maximal de 8% de l’AE.

    Les autres AG saturés, en particulier les chaînes courtes et moyennes n’ont pas d’effet délétère connu et plutôt même des effets favorables (lesquels ?) pour certains d’entre eux (lesquels ?). Toutefois, à l’heure actuelle, il n’est pas possible de fixer pour eux des recommandations et l’Afssa considère prudent de maintenir un apport en AG saturés totaux inférieur à 12 % de l’AE.

    etc
    ……………………….

    EN RESUMER :

    L’Afssa établit pour le sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» qui est athérogène en cas d’excès (9), un apport maximal de 8% de l’apport énergétique pour un sujet adulte = 18 grammes soit une cuillère à soupe rase + une cuillère à café rase maximum par jour pour tous les repas, goûters, sandwichs et grignotage inclus.

    Pour les autres acides gras non indispensables il n’y a pas de données suffisantes et il n’est pas possible de fixer pour eux des recommandations. L’Afssa considère prudent de maintenir un apport en AG saturés totaux inférieur à 12 % de l’AE pour un sujet adulte (homme ou femme) pour un apport énergétique de 2000kcal.
    Le sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» qui est athérogène en cas d’excès est constitués exclusivement d’acides gras saturés, il reste donc un apport maximal de 3% de l’AE pour les acides gras saturés qui n’appartiennent pas au sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» = 7 grammes soit une cuillère et demi à café rase maximum par jour.

    ROYALCANIN considère que les acides gras saturés sont des calories vides et sont inutiles pour les chiens et les chats, sauf cas particulier des chiens de sport, des diabétiques et des nouveaux nés.

    ………………………

    LES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT FRANCAIS
    MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ALIMENTATION, DE LA PÊCHE, DE LA RURALITÉ ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

    Extraits de l’arrêté du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire.

    Vu la directive 98/34/CE modifiée du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information, ensemble la notification no 2010/0758/F du 6 décembre 2010 adressée à la Commission des Communautés européennes ;

    Vu les recommandations relatives à la nutrition du Groupe d’étude des marchés de restauration collective et de nutrition (GEMRCN) en date du 4 mai 2007 ;

    Arrêtent : Art. 1er
    . Les déjeuners et dîners servis dans le cadre de la restauration scolaire comprennent nécessairement un plat principal, une garniture, un produit laitier et, au choix, une entrée et/ou un dessert.

    Art. 2. −L’eau est à disposition sans restriction.
    Le pain doit être disponible en libre accès.

    ANNEXE I

    . produits gras : produits à teneur en matières grasses supérieure à 15 % ;

    Les fréquences figurant ci-dessous sont définies sur la base de 20 repas successifs.

    Pour garantir les apports en calcium, il convient de servir :
    . au moins 8 repas avec, en entrée ou en produit laitier, des fromages contenant au moins 150 mg de calcium par portion ;
    . au moins 4 repas avec, en entrée ou en produit laitier, des fromages dont la teneur en calcium est comprise entre 100 mg et 150 mg par portion ;
    . au moins 6 repas avec des produits laitiers ou des desserts lactés contenant plus de 100 mg de calcium et moins de 5 g de matières grasses par portion

    Pour garantir les apports en fer et en oligoéléments, il convient de servir :
    . au moins 4 repas avec, en plat protidique, des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau ou des abats de boucherie ;
    . moins de 4 repas avec, en plat protidique, une préparation à base de viande, de poisson ou d’œuf contenant moins de 70 % de ces produits.

    DÉJEUNER OU DÎNER des enfants en classe maternelle, des enfants en classe élémentaire, des adolescents en collège ou lycée

    ENTRÉES DE PRÉPARATIONS PÂTISSIÈRES SALÉES
    Crêpes, nems, beignets
    Friand, feuilleté
    Pizza, tarte salée

    VIANDES (sans sauce)
    Fingers, beignets, nuggets de volailles
    Merguez, chipolatas, saucisses de Francfort, de Strasbourg, de Toulouse, de volaille, autres saucisses variées
    Boulettes de bœuf, d’agneau, de mouton, ou de mélanges variés
    Paupiette de veau, de volaille, de lapin, cordon bleu, escalope panée de volaille ou d’autres viandes
    Steak haché de bœuf, hamburger de bœuf
    Viande hachée pour bolognaise, steak haché de veau, hamburger de veau,
    rissolette de veau

    POISSONS (sans sauce)
    Beignets, poissons panés ou enrobés (croquettes, paupiettes, …)

    PLATS COMPOSÉS
    PRODUITS LIVRÉS PRÊTS À CONSOMMER
    Poids minimum de denrée protidique du plat composé (choucroute, paëlla, hachis parmentier, brandade, légumes farcis, raviolis, cannellonis, lasagnes, autres plats composés)
    Poids de la portion de plat, comprenant denrée protidique, garniture et sauce (choucroute, paëlla, hachis parmentier, brandade, légumes farcis, raviolis, cannellonis, lasagnes, autres plats composés)
    Préparations pâtissières (crêpes, pizzas, croque-monsieur, friands, quiches et autres) servies en plat principal
    Quenelle

    DESSERTS
    Pâtisseries fraîches ou surgelées, à base de pâte à choux
    Pâtisseries fraîches, surgelées ou déshydratées,
    Pâtisseries sèches emballées (tout type de biscuits et gâteaux se conservant
    à température ambiante), servies en repas principaux
    Glaces
    Mousse

    …………………………………………

    COMMENTAIRES

    L’arrêté du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire ne fait pas référence et prend pas en compte l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) sur les acides gras : saisine AFSSA No 2006-SA-0359 du 1er mars 2010.
    Les seules recommandations relatives à la nutrition sont celles du Groupe d’étude des marchés de restauration collective et de nutrition (GEMRCN) en date du 4 mai 2007.

    L’Afssa considère prudent de maintenir un apport en acides gras saturés totaux inférieur à 12 % de l’AE pour un sujet adulte (homme ou femme) pour un apport énergétique de 2000kcal = 27 grammes.
    L’Afssa établit pour le sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» qui est athérogène en cas d’excès un apport maximal de 8% de l’apport énergétique pour un sujet adulte = 18 grammes

    Le gouvernement français impose par arrêté ministériel à tous les enfants de 2 ans et demi et plus qui mangent à la cantine de leur école de consommer un produit laitier à chaque repas auquel s’ajoute des plats préparés contenant des produits laitiers.

    Le lait de vache est un aliment naturellement sucré (49gr/litre), salé (9gr/litre), gras (39gr/litre) et riche en cholestérol (150mg/litre).
    La matière grasse du lait de vache varie en fonction des conditions d’élevage. Un litre de lait de vache entier contient en moyenne 39g de matières grasses comprenant 32g d’acides gras dont 20,2g d’acides gras saturés, 9,6g d’acides gras monoinsaturés et 1,3g d’acides polyinsaturés
    Les acides gras saturés comprennent 0,7g d’acide laurique, 2,1g d’acide myristique et 5,6g d’acide palmitique, soit 8,4g d’acides gras saturés du sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique».
    Les acides gras trans constituent 2 à 8 % des matières grasses, soit 1 à 3 g.

    Avec un litre et un tiers de lait ou moins de 130g de fromage on atteint l’apport en acides gras saturés maximal de 12% de l’apport énergétique de 2000 kcal établi par l’Afssa pour le sujet adulte (homme ou femme).

    Avec deux litres de lait ou moins de 200g de fromage on atteint l’apport maximal de 8% de l’apport énergétique de 2000 kcal établi pour le sujet adulte (homme ou femme) par l’Afssa pour le sous-groupe «acides laurique, myristique et palmitique» qui est athérogène en cas d’excès,

    Le lait contient du cholestérol. Avec deux litres de lait ou moins de 200g de fromage on atteint l’apport journalier maximum en cholestérol apporté par l’alimentation toléré pour un sujet adulte (300mg de cholestérol).

    Ce sont les matières grasses des produits laitiers et des viandes ainsi que celles introduites dans les produits de panification industrielle et les viennoiseries qui apportent le plus d’acides gras saturés et de cholestérol :

    . Les produits laitiers contiennent généralement entre 60 et 65 % d’acides gras saturés ; 100 g de lait de vache entier contiennent typiquement 3,25 g de matières grasses comprenant 2,87 g d’acides gras dont 1,865 g d’acides gras saturés (dont environ 0,79 g d’acide palmitique, 0,31 g d’acide myristique et 0,29 g d’acide stéarique), soit 65 % du total. (cholestérol pour 100gr : lait de vache 15 mg, beurre 260 mg, crème 125 mg, fromage 50 à 100 mg)
    . La fraction d’acides gras saturés des biscuits, pâtisseries, viennoiseries, barres chocolatées, pizzas et autres est de l’ordre de 50 à 60 % du total des acides gras.
    . La fraction d’acides gras saturés des viandes de porc et de bœuf se situe entre 30 et 45 % tandis que celle des viandes de volaille et des poissons se situe typiquement entre 20 et 35 %. (cholestérol pour 100gr : veau 84 mg, boeuf 67 mg, porc 80 mg, poulet 80 à 100 mg, poisson 60 à 70 mg, foie de veau 314 mg, cervelle de veau 2200 mg)
    Une tablette de chocolat noir contient typiquement un tiers de matières grasses comprenant environ 65 % d’acides gras saturés (acide stéarique, acide oléique, acide palmitique, acide linoléique)

    Les produits laitiers et les aliments préparés contenant des produits laitiers sont les aliments dont la matière grasse contient le plus d’acides gras saturés et ce sont également les aliments les plus consommés à tous les repas tous les jours pendant des dizaines d’années.

    Le docteur Michel de Lorgeril pourra donner un avis autorisé sur le caractère méditerranéen des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire et faire savoir aux enfants des écoles maternelles qui n’auraient pas encore lu son dernier livre sur l’Infarctus quelles seront les conséquences sur leur santé lorsqu’il auront dépassé l’age adulte.

    Cordialement,

    Alain

    (1) http://www.cerin.org/outils/le-ceri
    (2) http://www.sniv.fr/index.php?repert
    (3) http://www.cerin.org/publication/nu
    (4) http://www.cerin.org/actualite-scie
    (5) http://www.sniv.fr/presse/Cq_SNIV_S
    (6) Calories vides _ Empty calories or unnecessary calories _ On appelle calories vides, les calories (énergie) apportées par certaines catégories d’aliments sans que cette énergie soit accompagnée d’apports de nutriments (proteines ou glucides ou lipides ou vitamines ou minéraux ou oilgo-éléments). En quelque sorte, cela revient à absorber "inutilement" ces calories. Ceci peut concerner par exemple : apéritifs, alcools, certaines barres chocolatées, goûters gras et/ou sucrés
    (7) http://www.royalcanin.fr/La%20Nutri
    (8) http://www.royalcanin.fr/La%20Nutri
    (9) Définition athérogene en agroalimentaire : qui accélère le processus d’altération dégénérative de la paroi interne du vaisseau avec formation d’une plaque jaunâtre de dépôts lipidiques, et secondairement par la libération de cristaux lipoïdiques et de cholestérine, puis par une sclérose de la zone touchée, qui peut éventuellement se calcifier ou s’ulcérer.

  5. Mais si !! Et ma généraliste tombait de sa chaise en lisant mon taux de cholestérol!!!!

  6. @Al1schx :
    bonjour Al1schx, bonjour Dr de Lorgeril, bonjour M. Souccar (on ne sait jamais:)

    Et si l’on se compliquait la vie inutilement ? Et si le facteur essentiel de protection CV d’Okinawa et de la Crète était avant tout un mode de vie "à l’ancienne", coupé du monde et de son stress ?

    Car les alimentations crètoises et okinawaiennes ne sont pas des modèles du genre, ce sont celles de sociétés pauvres et repliées sur elles-mêmes, pas de viandes ou trop de poisson, est-ce vraiment un bon exemple ?

    Par contre, vivre au ralenti dans un contexte convivial (sur une île c’est assez naturel), et entouré d’une mer apaisante, n’est-ce pas ici – indépendamment de toute alimentation – le meilleur remède pour le coeur, mais pas seulement le coeur étant donné la longévité à Okinawa.

    Pourquoi incriminer les graisses dîtes "saturées" alors qu’elles ont aussi un effet bénéfique ?

    Gérer le stress est sûrement plus important, les artères sont sensibles à l’anxiété (elles durcissent) et ainsi deviennent sans doute plus fragiles, le stress mécanique les blesse et elles se réparent sans cesse jusqu’au jour où elles n’y arrivent plus…

    Le sport intensif et le stress (j’en suis le témoin) auront été sans doute les 2 grands ennemis de mes artères, car pour le reste: excellente tension, pas de tabac, pas de diabète, et bien sûr pas de sédentarité. Et pourtant…

    Voici ma modeste contribution de néophyte, oui mais voilà: gérer le stress c’est une phrase, mais arriver à le faire c’est une toute autre histoire !

    Je fais en ce moment mes délices ( en quelque sorte ) du dernier livre de Michel de Lorgeril sur l’Infarctus, vraiment passionnante…

    phil

  7. Pour avoir fait plusieurs fois le tour du monde je peux vous dire par exemple qu’en Australie dans les années 80s, PERSONNE ne vous demandait votre taux de cholestérol !!!

  8. @Ron :

    Dans TOUS les pays, il y a des controverses, et les plus bruyants défenseurs des statines sont ceux qui sont massivement financés par l’industrie …

    Les Autorités Sanitaires dans TOUS les pays sont gérées par des fonctionnaires proches de l’industrie et incapables scientifiquement de critiquer les rapports proposés par l’industrie et ses amis et qui vantent les grands mérites de ces médicaments …

    Aucune vérification, nulle part, de ces rapports fabriqués par les experts de l’industrie et qui sont approuvé les yeux fermés par les Autorités Sanitaires comme s’ils étaient 100% vrais ! On croit rêver !

    LAXISME omniprésent + incroyable faiblesse de "l’expertise scientifique" + corruption généralisée = situation universelle !

    Les seules choses qui varient d’un pays à l’autre sont les taux de remboursement des divers médicaments ; et ça freine un peu la consommation …

    Aucun critère médical ou scientifique ne supporte les grandes variation d’un pays à l’autre ! C’est désolant mais c’est comme ça !

    Il y faudrait une vraie révolution ; que personne ne souhaite dans les "hautes sphères" des gouvernants ! Désolé c’est comme ça !

  9. Bonjour,

    Est-ce que, à votre connaissance, tous les pays sont sur la même ligne concernant la "nécessité" de prendre des médicaments anti cholestérol ?

    Où bien y a-t-il des pays plus réservés voire hostiles?

    Merci d’avance pour cette précision et bien cordialement.

  10. @phil443 :

    Bonjour phil443,

    Vous ne tuerez personne avec un verre de lait, il y a des médicaments avec des molécules chimiques brevetables bien plus efficaces pour cela. Néanmoins l’industrie agro-alimentaire avait essayé d’écouler ses stocks de lait en poudre auprès des organismes humanitaires pour sauver les enfants africains de la famine. Les résultats ont été catastrophiques puisque les enfants africains comme des millions de personnes ne peuvent pas digérer le lait de vache. Même le veau après le sevrage ne peut plus digérer le lait de vache. Le lait de vache a une valeur nutritionnelle presque nulle pour les humains et c’est l’aliment dont les graisses contiennent la plus grande proportion d’acides gras saturés.

    Le lait de vache est un aliment naturellement sucré (49gr/litre), salé (9gr/litre), gras (39gr/litre) et riche en cholestérol (150mg/litre).
    Ce sont des valeurs moyennes car la composition du lait est variable selon ses origines.
    La matière grasse présente dans le lait est majoritairement sous la forme de triglycérides.
    Un litre de lait de vache entier contiennent typiquement 35 g de matières grasses comprenant 30 g d’acides gras dont 20 g d’acides gras saturés (dont environ 8 g d’acide palmitique, 3,1 g d’acide myristique et 2,9 g d’acide stéarique)

    Il est recommandé de ne pas absorber plus de 11 % de ses besoins énergétiques sous formes d’acides gras saturés, soit PAS PLUS DE 20 g d’acides gras saturés par jour pour une femme et 30 g par jour pour un homme (deux cuillères à soupe rase).
    Ces besoins énergétiques correspondent à une activité physique "normale". La sédentarité diminue ces besoins et contribue à augmenter la suralimentation. Une activité physique normale ne permet pas de réduire l’apport en acides gras saturés par l’alimentation.

    Avec un litre de lait ou son équivalent en matières grasses saturées on atteint la quantité maximale recommandée en acides gras par jour pour la totalité des repas, petit déjeuner, gouter et grignotage inclus.

    Que se passe-t-il si on dépasse tous les jours ces 20 à 30 grammes d’acides gras saturés ?

    On a une élévation du cholestérol total dans l’organisme et des lipoprotéines présentes dans le sang.

    Une élévation du cholestérol total et du CLDL (Low Density Lipoprotein Cholesterol) est dépendante de l’alimentation en graisses saturées.
    La digestion des acides gras fait intervenir les acides biliaires qui sont synthétisés par le foie à partir de molécules de cholestérol. Les acides gras ne sont pas solubles dans l’eau. Les acides biliaires permettent de fragmenter les gros globules de graisses alimentaires en micro gouttelettes. Cette émulsion permet la digestion des lipides provenant de l’alimentation au niveau de l’intestin grêle par une enzyme la lipase pancréatique.
    La lipase pancréatique est soluble dans l’eau et n’est active que sur des substrats émulsionné (des micro gouttelettes de graisse dans de l’eau). à savoir les triglycérides.
    La consommation des aliments contenant des graisses saturées augmente le recyclage par les intestins du cholestérol des sels biliaires nécessaire à la digestion des lipides.

    Les triglycérides alimentaires sont transportés vers les tissus utilisateurs et le tissu adipeux sous la forme de chylomicrons synthétisés dans les entérocytes (intestin). Les chylomicrons sont les plus grosses lipoprotéines.
    Les VLDL (Very Low Density Lipoprotein plus petites que les chylomicrons) sont transformés en LDL (Low Density Lipoprotein encore plus petites) dans les tissus. Ces dernières sont abondantes dans la circulation. Elles constituent une source de cholestérol exogène aux tissus.(1)

    Or l’organisme fabrique tout le cholestérol nécessaire à son bon fonctionnement. L’organisme n’a besoin que d’une très petite quantité de cholestérol pour assurer la plupart de ses fonctions. Les besoins en cholestérol sont de 1,2 à 1,5 gramme par jour = moins de la moitié d’une cuillère à café.
    La synthèse endogène est normalement suffisante pour couvrir les besoins de l’organisme, mais il s’y ajoute le recyclage par les intestins du cholestérol des sels biliaires et du cholestérol apporté par l’alimentation.

    La consommation des aliments contenant des acides gras saturés et des acides gras trans augmente les quantités de lipoprotéines LDL dans le sang et le cholestérol total.

    L’EXCÈS DE CHOLESTÉROL LIBRE DANS LES CELLULES

    L’excès de cholestérol libre dans les cellules induit par la consommation excessive des aliments contenant des acides gras saturés et des acides gras trans entraine :

    1 _ d’une part l’arrêt de la synthèse de nouveau récepteurs des LDL et notamment des récepteurs hépatiques des LDL. Les récepteur des LDL à la périphérie des cellules captent les lipoprotéines LDL.

    • Lorsque ce système est dérégulé de nombreuses molécules LDL apparaissent dans le sang sans récepteurs sur les tissus périphériques. Les lipoprotéines LDL qui ne sont plus reconnues par les cellules s’accumulent dans le sang.
    • Ces molécules LDL sont oxydées et repris par les macrophages. Ceci conduit à une absorption excessive de cholestérol dans les macrophages.
    • Il y a alors formation de cellules spumeuses (foam cells). Ces cellules sont souvent piégés dans les parois des vaisseaux sanguins et contribuent à la formation de la plaque d’athérome. (2)
    • Lorsque ces plaques deviennent trop importantes elles augmentent le risque de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et autres problèmes médicaux graves,

    Et "la lipoprotéine a (Lpa) favorise la formation de caillot solide et obstructif en interférant avec le système de la fibrinolyse et diminue son activité"."Les acides gras saturés sont prothrombotiques" = favorisent la formation de caillots (3)

    – d’autre part l’activation de l’acyl-cholestérol-acyl-trans-férase assurant la ré-estérification du cholestérol libre intracellulaire qui est incorporé dans les membranes cellulaires.
    Lorsque la quantité de cholestérol libre que renferment les cellules dépasse un seuil critique, le cholestérol est estérifié et déplacé vers la membrane cellulaire. (2)

    2 _ L’afflux du cholestérol libre dans la cellule inhibe la synthèse cellulaire du cholestérol.

    En effet, l’HMG CoA réductase cellulaire qui contrôle cette synthèse est inhibée par le cholestérol lui-même.
    L’hydroxy-méthyl-glutaryl-CoA (HMGCoA) réductase est l’enzyme qui assure la transformation du HMG-CoA en mévalonate. Cette synthèse est irréversible. L’organisme ne peut pas détruire la molécule de cholestérol qu’il a synthétisé.

    Les statines inhibent la biosynthèse du cholestérol de la même façon que le cholestérol libre en inhibant l’enzyme HMG CoA réductase.

    Un excès de cholestérol libre dans les cellules inhibe la synthèse cellulaire du cholestérol et perturbe toutes les synthèses qui prolongent la synthèse du cholestérol :
    . synthèse des membranes biologiques de toutes les cellules dont celles des muscles (le cœur est un muscle),
    . synthèse du cholecalciférol (vitamine D3) qui assure une minéralisation optimale des os, cartilage et dent.
    . synthèse des hormones stéroïdes sexuels qui contrôlent le développement osseux
    . synthèse des glucocorticoïdes : métabolisme des protides, des glucides et des lipides; système immunitaire; inflammation
    . synthèse des minéralocorticoïdes, hormones qui permettent de maintenir l’équilibre entre les entrées et les sorties d’eau dans l’organisme
    . synthèse des sels biliaires qui outre la digestion des graisses ont également pour rôle d’inhiber (par effet antiseptique voire antibiotique) la prolifération des bactéries de la flore intestinale dans la partie haute de l’appareil digestif. Certaines bactéries pathogènes (tel que Salmonella enterica) ont développé des résistances aux sels biliaires.

    L’AUGMENTATION DU CHOLESTÉROL PAR L’ALIMENTATION

    Quels sont les aliments qui contiennent des acides gras saturés et du cholestérol ?

    Dans l’alimentation occidentale, ce sont les matières grasses des produits laitiers et des viandes ainsi que celles introduites dans les produits de panification industrielle et les viennoiseries qui apportent le plus d’acides gras saturés :

    . Les produits laitiers contiennent généralement entre 60 et 65 % d’acides gras saturés ; 100 g de lait de vache entier contiennent typiquement 3,25 g de matières grasses comprenant 2,87 g d’acides gras dont 1,865 g d’acides gras saturés (dont environ 0,79 g d’acide palmitique, 0,31 g d’acide myristique et 0,29 g d’acide stéarique), soit 65 % du total. (cholestérol pour 100gr : lait de vache 15 mg, beurre 260 mg, crème 125 mg, fromage 50 à 100 mg)
    . La fraction d’acides gras saturés des biscuits, pâtisseries, viennoiseries, barres chocolatées, pizzas et autres est de l’ordre de 50 à 60 % du total des acides gras.
    . La fraction d’acides gras saturés des viandes de porc et de bœuf se situe entre 30 et 45 % tandis que celle des viandes de volaille et des poissons se situe typiquement entre 20 et 35 %. (cholestérol pour 100gr : veau 84 mg, boeuf 67 mg, porc 80 mg, poulet 80 à 100 mg, poisson 60 à 70 mg, foie de veau 314 mg, cervelle de veau 2200 mg)
    . Les huiles végétales alimentaires contiennent une fraction d’acides gras saturés relativement faible : un peu plus de 10 % des acides gras totaux pour l’huile de tournesol, 13 % pour l’huile de maïs et pour l’huile d’olive, 15 % pour l’huile de soja, mais 92 % pour l’huile de coco (ou de coprah), (mais pas de cholestérol);

    Une tablette de chocolat noir contient typiquement un tiers de matières grasses comprenant environ 65 % d’acides gras saturés (acide stéarique, acide oléique, acide palmitique, acide linoléique)

    Les produits laitiers et les aliments préparés contenant des produits laitiers sont les aliments dont la matière grasse contient le plus d’acides gras saturés et ce sont également les aliments les plus consommés à tous les repas tous les jours pendant des dizaines d’années. Les viandes ne sont pas consommées en général à tous les repas et le sont en quantités moindre.

    LES CONSÉQUENCES :

    La consommation en excès des aliments contenant des acides gras saturés entraine un excès de cholestérol libre dans les cellules.

    L’excès de cholestérol libre dans les cellules entraine l’arrêt de la synthèse de nouveau récepteur des lipoprotéines LDL à la périphérie des cellules.
    Les lipoprotéines LDL en excès dans le sang sont absorbées par des macrophages. Les macrophages qui absorbent trop de cholestérol contenu dans les lipoprotéines LDL forment des cellules spumeuses qui sont piégées dans les parois des vaisseaux sanguins et contribuent à la formation de la plaque d’athérome.
    > Ces plaques d’athérome augmentent le risque de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et autres problèmes médicaux graves,

    L’excès de cholestérol libre dans les cellules inhibe la synthèse cellulaire du cholestérol et perturbe toutes les synthèses qui prolongent la synthèse du cholestérol :
    – synthèse des membranes biologiques de toutes les cellules
    – synthèse des hormones stéroïdes
    – synthèse des sels biliaires qui permettent la digestion des graisses

    Or avec un litre de lait on atteint la quantité maximale recommandée en acides gras par jour pour la totalité des repas, petit déjeuner, gouter et grignotage inclus. En consommant des produits laitiers tous les jours à tous les repas on a la certitude de dépasser largement la quantité maximale recommandée en acides gras saturés par jour qui est de 20 à 30 gr d’acides gras saturés et de favoriser la formation de plaques d’athérome qui augmentent le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux .

    LA RELATION ENTRE LES HABITUDES ALIMENTAIRES ET LA MORTALITÉ PAR MALADIES GRAVES ET NOTAMMENT CARDIO-VASCULAIRES

    Un nutritionniste américain, Ancel Keys décida en 1956 de réaliser une enquête en comparant la mortalité coronarienne de sept pays occidentaux et du japon : la Finlande, les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Italie, la Yougoslavie, la Grèce, le Japon et la Crête.
    Pas moins de mille personnes par pays âgées de 40 à 60 ans furent suivis pendant plusieurs années afin d’optimiser les résultats sur un long terme,
    Il établi des relations entre les habitudes alimentaires et la mortalités par maladies graves et notamment cardio-vasculaires.
    Toutes les personnes suivies étaient nées avant la première guerre mondiale. L’étude a eu lieu 15 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

    Le tableau de résultats :

    (1)Mortalité toutes causes pour 10000 habitants suivis en 10 ans
    (2)Mortalité par maladies cardio-vasculaires
    (3)Pourcentage de mortalité par maladies cardio- vasculaires par rapport à la mortalité totale
    =============(1)=============(2)============(3)
    Finlande===1390==16,8%====466==26,3%====33,5%++
    Etats-Unis===961==11,6%====424==23,9%====44,1%+++
    Pays-Bas===1134==13,7%====317==17,9%====28,0%
    Italie======1092==13,2%=====200==11,3%====18,3%
    Yougoslavie=1021==12,3%====145==8,2%=====14,2%
    Grèce=======847==10,2%====149==8,4%=====17,6%
    Japon======1200==14,5%=====61==3,4%=====5,1%–
    Crête=======627===7,6%======9===0,5%=====1,4%—
    ====================================moy: 21,4%

    Le pourcentage de mortalité par maladies cardio- vasculaires le plus élevé par rapport à la mortalité totale était celui des Etats-Unis 44%, suivit par la Finlande 34% et les Pays-Bas 28%
    Les pays méditerranéens se situaient légèrement sous la moyenne avec 14 à 18%
    Les témoignages sur ce blog sont unanimes : modifier son régime alimentaire et son mode de vie à l’américaine pour une alimentation et un mode de vie méditerranéen constitue un énorme progrès et d’après les statistiques d’Ancel Keys diminue par deux le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire.
    Mais également ne plus prendre de médicaments chimiques inutiles avec des effets secondaires catastrophiques constitue une grande amélioration.

    Cependant deux pays font beaucoup mieux : le Japon avec un taux de 5% et la Crête 2% soit une diminution du risque par dix par rapport à l’alimentation à l’américaine.

    Et quel est la principale différence entre l’alimentation à l’américaine et celle du Japon et de la Crête.
    Quels sont les aliments que ni les japonais, ni les crétois ne consommaient pas du tout jusque dans les années 50 ?

    Le Japon est un archipel d’îles volcaniques. La Crête est une île montagneuse avec un climat méditerranéen, avec des étés chauds et secs.
    Il n’y a pas de pâturages ni sur les iles japonaises, ni sur l’ile de Crête.
    Il n’y avait pas d’électricité et les produits laitiers ne supportent pas la chaleur.

    Les japonais et les crétois ne consommaient strictement aucun laitage, aucun produits laitiers (lait, yaourt, crème, beurre, fromages) et tous les aliments préparés avec des produits laitiers (pâtisseries, viennoiseries, glaces, …) qui contiennent des matières grasses saturées, du cholestérol, du sucre et du sel.
    Ils ne consommaient strictement aucune viande de ruminant. Il n’y avait ni boucherie, ni charcuterie.
    Ils ne consommaient pas d’huiles et ni de margarines industrielles puisqu’il n’y en avait pas.
    Ils ne consommaient strictement pas de pain blanc industriel ni de viennoiseries. Il n’y avait pas de boulangeries.
    Ils ne consommaient pas de médicaments avec des molécules chimiques puisqu’il n’y en avait pas.

    Les surfaces cultivables sont très réduites sur ces îles. Il n’y a pas de culture de céréales ou de riz en abondance. Les japonais consommaient du riz complet (il est impossible d’en manger beaucoup comme on peut le faire avec le riz blanc) et des patates douces.

    La mortalité infantile était beaucoup plus élevée et seuls les enfants suffisamment résistants pour vivre dans un environnement rustique atteignaient l’age adulte.

    L’étude récente du Dr Michel de Lorgeril L’EXEMPLE D’OKINAWA est très intéressante car elle permet de différencier l’incidence de la consommation des aliments dérivés du blé et du riz blanc, de la consommation des produits laitiers.

    Le Japon importe du riz, notamment californien et du blé australien et américain : il est le premier importateur de céréales du monde, avec 26 millions de tonnes par an en moyenne.
    Le changement dans le régime alimentaire du Japon qui a été de passer de la patate douce et du riz complet qui était la base de l’alimentation, au riz blanc et à la farine de blé a eu pour conséquence une augmentation notable de l’incidence des principales maladies métaboliques liées à la nutrition comme l’obésité et le diabète.

    Il n’y a pas de pâturages au Japon et les japonais ne sont pas de grands amateurs de fromages ni de viandes de ruminants. Les japonais sont moins touchés par les maladies cardio-vasculaires que les populations anglo-saxonnes.
    Dans L’EXEMPLE D’OKINAWA les maladies cardio-vasculaires ne figurent pas dans les maladies métaboliques liées à la nutrition.

    CONCLUSION

    La consommation quotidienne pendant des dizaines d’années d’aliments contenant des acides gras saturés entraine un excès de cholestérol libre dans les cellules et une augmentation des lipoprotéines LDL dans le sang qui induisent toutes sortes de désordres dans l’organisme et principalement les maladies cardiovasculaires et l’ostéoporose.

    Dans l’alimentation occidentale, les aliments qui sont consommés en abondance quotidiennement pendant des dizaines d’années sont les produits laitiers et ce sont les produits laitiers qui contiennent le plus d’acides gras saturés (entre 60 et 65 % d’acides gras saturés).

    La consommation quotidienne pendant des dizaines d’années des aliments dérivés du blé et du riz blanc a pour conséquence une augmentation notable de l’incidence des principales maladies métaboliques liées à la nutrition comme l’obésité et le diabète.

    Cordialement,

    Alain

    (1) Cours de métabolisme _ chapitre 11 _ Pr C. ZINSOU
    (2) Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada_ PHARMATERM _ Bulletin terminologique de l’industrie pharmaceutique _ Volume 13, n°1, 2002 _ Le transport du cholestérol dans la cellule.
    (3) Dr Michel de Lorgeril que vous connaissez bien _ PREVENIR l’INFRACTUS et l’accident vasculaire cérébral.

  11. oui il faut accepter de vieillir…et de mourir un jour(je n’ai pas l’intention de finir centenaire dans …une maison de retraite ou mouroir!!!)quand on voit les monstres que fabriquent les chirurgiens dits esthétiques ça fait froid dans le dos!!!

  12. @Al1schx : 3 infos intéressantes dans ce commentaire (c’est déjà bien non ?:)

    1) les gens n’ont pas envie de faire un régime méditerranéen (et oui, de même qu’ils ne feront jamais d’exercice – leur vie fut-elle en danger – s’ils n’aiment pas l’exercice).
    Tenir compte de ces "petits détails" pratiques fait partie de la psychologie du médecin, ou de sa pédagogie, une discipline qu’on n’apprendra jamais à l’école !

    2) Even sait aussi bien que M. de Lorgeril que le cholestérol, à n’importe quel taux, n’a pas d’incidence sur la maladie CV. Mais il ne peut pas se permettre de le dire à la télé, le Monsieur sait très bien ce qu’il risque…

    enfin 3) les produits laitiers sont mortifères pour le cœur: j’ai acheté le livre du spécialiste de la question et ami de M. de Lorgeril Thierry Souccar, mais je ne suis pas arrivé à trouver de réponse !
    Alors dans le doute je suis passé au lait de chèvre, mais si nos chèvres sont polluées, ça ne nous avance guère !

    bien amicalement
    phil

  13. @Cris. : 

    Je ne trouve pas que les données publiées soient "enthousiasmantes" et je me méfie des traitements hormonaux !

    Je trouve qu’il faut accepter de vieillir, ça fait parti de ce que j’appelle dans mon dernier livre "Prévenir l’infarctus", "la gestion du stress" …

    Bon vent, matelot

  14. Bonjour docteur et merci pour ce que vous faites.
    Que pensez-vous néanmoins de la DHEA, réputé pour ses effets antivieillissement ?
    Merci par avance de votre réponse
    Cris.

  15. Bonjour Docteur,

    Interview du Pr Philippe EVEN : "les statines : le cholestérol est une molécule noble, importante, vitale qui joue un rôle essentiel dans plusieurs fonctions de notre organisme, qu’elle n’est en aucune façon dangereuse, ça n’est pas un déchet. Qu’il soit à 1,6gr, 2,0gr ou à 2,7gr ça n’a rigoureusement aucune importance or les statines ont été mises sur le marché en agitant le spectre de cholestérol : le cholestérol va vous tuer. Le cholestérol n’a aucun rôle dans aucune pathologie."

    Qu’il soit à 1,6gr, 2,0gr ou à 2,7gr ça n’a rigoureusement aucune importance, oui, mais :

    "Une élévation du cholestérol total et du CLDL est dépendante de l’alimentation en graisses saturées. Cependant tous les acides gras saturés ne sont pas responsables d’une hypercholestérolémie.
    L’acide myristique (C14;0) et à un degré moindre, l’acide laurique (c12;0) sont hypercholestérolémiants lorsqu’ils sont prépondérants et que l’apport en acide linoléique est inférieur à 3% de l’apport calorique global.
    L’excès de ces deux acides gras diminue l’activité des récepteurs hépatiques des LDL. Il en résulte une diminution de l’épuration du cholestérol et un excès de synthèse endogène qui augmente le pool circulant. Le cholestérol alimentaire en lui-même est peu hypercholestérolémiant en l’absence de graisses saturées associées."( Ancel Keys, 1985)

    Tous les produits laitiers contiennent du cholestérol ET des acides gras saturées.
    Les produits laitiers contiennent généralement entre 60 et 65 % d’acides gras saturés ; 100 g de lait de vache entier contiennent typiquement 3,25 g de matières grasses comprenant 2,87 g d’acides gras dont 1,865 g d’acides gras saturés (dont environ 0,79 g d’acide palmitique, 0,31 g d’acide myristique et 0,29 g d’acide stéarique), soit 65 % du total.
    Il s’y ajoute tous les aliments préparés avec des produits laitiers.

    "Un veau double son poids de naissance en 2 mois alors qu’un jeune enfant le double entre 5 et 6 mois. Le veau a donc besoin de 3 fois plus d’éléments plastiques, protides et sels minéraux que l’enfant; mais le cerveau de l’enfant croît 2 fois plus vite par rapport à son poids que le cerveau du veau, imposant un apport de certaines substances, galactose et acides gras d’un type particulier, 2 fois plus important chez l’enfant. On constate que les deux laits sont exactement adaptés, dans chaque espèce, à la croissance du bébé ou du veau"(H. Lestradet, "Quel lait faut-il donner aux enfants?", Cahier Medical, 6, 1981, p.1239.)

    Si vous voulez doubler votre poids en deux mois et devenir une grosse vache, buvez du lait et mangez des produits laitiers.

    Cordialement,

    Alain

  16. Bonjour,

     Je suis tombé sur un article ,que je trouve interessant, du docteur cardiologue Mikael Rabaeus
    sur "le plus du nouvel observateur" pour ceux que cela interesse voici le lien
    [http://leplus.nouvelobs.com/contribution/625251-medicaments-dangereux-quand-j-ai-cesse-de-prescrire-des-statines-contre-le-cholesterol.html]

    Bonne journée à tous

  17. Interview du Pr Philippe EVEN
    "Les statines : Le cholestérol est une molécule noble, importante, vitale qui joue un rôle essentiel dans plusieurs fonctions de notre organisme, qu’elle n’est en aucune façon dangereuse, ça n’est pas un déchet. Qu’il soit à 1,6gr, 2,0gr ou à 2,7gr ça n’a rigoureusement aucune importance or les statines ont été mises sur le marché en agitant le spectre de cholestérol : le cholestérol va vous tuer. Le cholestérol n’a aucun rôle dans aucune pathologie."

    Qu’il soit à1,6gr, 2,0gr ou à 2,7gr ça n’a rigoureusement aucune importance est un raccourci, une affirmation inexacte, car cela traduit un déséquilibre important dans l’organisme. Un taux excessif de cholestérol (0,3gr = 10 gouttes de cholestérol) indique que l’organisme est dépassé par les événements. L’organisme fabrique la molécule de cholestérol indispensable à son fonctionnement dans toutes les cellules nucléées : muscles, peau, organes et principalement le foie lorsque l’organisme est au repos pendant le sommeil la nuit et donc même avec une synthèse du cholestérol au minimum (vital) l’organisme n’arrive plus à maintenir un taux optimum de cholestérol dans le sang. L’organisme est capable de synthétiser la molécule de cholestérol mais ne peut pas la détruire et le cholestérol présent dans les sel biliaires est recyclé par la digestion des graisses. Et lorsqu’on consomme des aliments contenant du cholestérol les intestins absorbent de manière très sélective une fraction du cholestérol (environ 50%) contenu dans les aliments.
    Un taux élevé de cholestérol veut dire qu’on a dans le sang trop de boules de graisses remplies de pépins de cholestérol et avec une peau de protéines (les alipoprotéines). Les cellules qui se nourrissent de ces boules de graisse et de protéines ont trop à manger et ces boules de graisse finissent par s’accumuler dans les vaisseaux sanguins. La suite est connue.

    Un taux très élevé de cholestérol provoque des migraines très fortes (la cause des migraines n’est pas bien connue) et même si le cholestérol n’est pas directement en cause il faut faire quelque chose car ces migraines répétées ne sont pas supportables.
    O.K. je sais, mais essayez de prescrire une diète méditerranéenne à un patient et notez son regard.

    Le vieil adage "Vous êtes ce que vous mangez» ("You are what you eat"), serait encore plus vrai que ce que nous avons déjà réalisé – en particulier lorsqu’il s’agit de maladies cardiaques. En fait, quatre des facteurs de risque pour les maladies cardio-vasculaires sont liés à notre régime alimentaire : l’hypertension artérielle, le taux élevé de cholestérol sanguin, le diabète et l’obésité. Effectuer des changements dans la nourriture que nous mangeons peut grandement améliorer notre santé.(1)

    Si on roule en voiture avec une vitesse trop élevée, on peut appuyer sur la pédale de frein et la vitesse diminuera. Mais si on ne lève pas le pied de l’accélérateur et qu’on continue à freiner ainsi tous les jours pendant des années, on fini par avoir de sérieux problèmes mécanique sur la voiture et la voiture a toutes les chances de finir en tas de ferraille prématurément.

    Tant qu’on est suralimenté, la prise de médicaments n’a qu’un effet très limité et a des conséquences désastreuses sur la santé.

    Le lait est un aliment naturellement sucré (50gr/litre), salé (9gr/litre), riche en cholestérol (150mg/litre) et gras (45gr/litre). La matière grasse du lait est composée à plus de 95% d’acides gras saturés. Le lait peut contenir (contient) des hormones, des antibiotiques, des pesticides, de la dioxine, des métaux lourds, plomb…
    Tous les produits laitiers (lait, yaourt, crème, beurre, fromages) et tous les aliments préparés avec des produits laitiers (pâtisseries, viennoiseries, glaces, …) contiennent du cholestérol, du sucre, du sel et des matières grasses saturées.

    Que d’interrogations suscitées aujourd’hui par la consommation de lait de vache au cours de l’enfance et à l’âge adulte ! Questions pertinentes face à l’opposition entre connaissances scientifiques sur l’intérêt des apports lactés pour la santé et constat des troubles et maladies liés à cette consommation. Réponses souvent insatisfaisantes, car les recherches biologiques ne progressent guère dans le domaine de l’intolérance aux produits lactés.(2)

    LES MODES ALIMENTAIRES :

    Un nutritionniste américain, Ancel Keys décida en 1956 de réaliser une enquête en comparant la mortalité coronarienne de sept pays occidentaux et du japon : la Finlande, les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Italie, la Yougoslavie, la Grèce, le Japon et la Crête.
    Pas moins de mille personnes par pays âgées de 40 à 60 ans furent suivis pendant plusieurs années afin d’optimiser les résultats sur un long terme,
    Il établi des relations entre les habitudes alimentaires et la mortalités par maladies graves et notamment cardio-vasculaires.
    Toutes les personnes suivies étaient nées avant la première guerre mondiale. L’étude a eu lieu 15 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

    Le tableau de résultats :

    (1)Mortalité toutes causes pour 10000 habitants suivis en 10 ans
    (2)Mortalité par maladies cardio-vasculaires
    (3)Pourcentage de mortalité par maladies cardio- vasculaires par rapport à la mortalité totale
    =============(1)=============(2)=========(3)
    Finlande==1390==16,8%=====466==26,3%====33,5%++
    Etats-Unis==961==11,6%=====424==23,9%====44,1%+++
    Pays-Bas==1134==13,7%=====317==17,9%====28,0%
    Italie=====1092==13,2%=====200==11,3%====18,3%
    Yougoslavie=1021==12,3%====145==8,2%====14,2%
    Grèce======847==10,2%=====149==8,4%====17,6%
    Japon=====1200==14,5%======61==3,4%=====5,1%–
    Crête======627===7,6%=======9==0,5%=====1,4%—
    ====================================moy: 21,4%

    La Finlande détenait le record de mortalité toutes causes, suivit de près par le Japon avec une différence notable qui est la mortalité par maladies cardio-vasculaires.
    15 ans après la seconde guerre mondiale les 40-60 ans mourraient autant au Japon qu’en Finlande mais pas pour les même causes.
    C’est une étude américaine : le Japon n’a pas vraiment été mis en lumière, d’autant plus que les Etats-Unis étaient en tête pour la mortalité par maladies cardio-vasculaires et que le Japon avec la Crête avaient les taux de mortalité par maladies cardio-vasculaires les plus faibles.

    Cependant l’actualité du régime crétois n’est guère réjouissante. Les crétois délaissent leur mode de vie traditionnel et leurs habitudes alimentaires s’en ressentent. La malbouffe a fait son apparition en Crète et les conséquences sur la santé publique ne se font pas attendre :
    "La Crète détient aujourd’hui un triste record : c’est le pays d’Europe le plus touché par l’obésité infantile. Plus de 30% des jeunes Crétois de 13 à 17 ans souffrent d’obésité, soit un taux supérieur à celui des Etats-Unis. Quand on connait les conséquences de l’obésité infantile, il y a de quoi se faire du souci. L’obésité est un facteur déterminant dans l’apparition de problèmes cardio-vasculaires. L’hypertension artérielle, par exemple, est plus fréquente chez les enfants obèses. D’autre part, la probabilité de conserver à l’âge adulte une obésité ou un surpoids acquis durant l’enfance est considérable : 20% à 50% des enfants obèses avant leur puberté le resteront à l’âge adulte, et 50 à 70 % des adolescents obèses conserveront cette obésité à l’âge adulte.
    De nos jours les jeunes Crétois quittent en masse les villages de montagne pour rejoindre les villes côtières plus urbanisées et touristiques, ils quittent ainsi un mode de vie rural pour une vie plus moderne et plus attractive. De ce fait le mode d’alimentation évolue, les Crétois consomment de plus en plus de produits issus de l’industrie agro-alimentaire pour délaisser les produits de l’agriculture traditionnelle. Ainsi leur alimentation est désormais similaire à celle des pays d’Europe du Nord."

    Il faut trois années d’études (et 15 000€ de frais de scolarité) pour obtenir un bachelor de nutritionniste. Tous ces régimes c’est plutôt compliqués.

    Alors pour faire simple : quels sont les aliments que ni les japonais, ni les crétois ne consommaient pas (pas du tout de manière stricte) jusque dans les années 60 ?

    Il n’y avait pas de vaches au Japon, ni sur l’ile de Crête.

    Les japonais et les crétois ne consommaient strictement aucun laitage, aucun produits laitiers (lait, yaourt, crème, beurre, fromages) et tous les aliments préparés avec des produits laitiers (pâtisseries, viennoiseries, glaces, …) qui contiennent du cholestérol, du sucre, du sel et des matières grasses saturées.
    Ils ne consommaient strictement aucune viande de ruminant. Il n’y avait ni boucherie, ni charcuterie.
    Ils ne consommaient pas d’huiles et ni de margarines industrielles puisqu’il n’y en avait pas.
    Ils ne consommaient strictement pas de pain blanc industriel. Il n’y avait pas de boulangeries au Japon.

    Un mot sur le pain blanc : "le pain blanc de qualité industrielle n’est plus un sucre lent, mais un sucre rapide, avec un index glycémique élevé, qui provoque une forte décharge d’insuline et une hypoglycémie réactionnelle.
    La baguette ordinaire vendue dans les boulangeries françaises peut contenir jusqu’à 14 additifs : acide acétique et ses sels (E260, E261, E262, E263), acide lactique et ses sels (E270, E325, E326, E327), acide ascorbique, ses sels et ses esters (E300, E301, E302, E304), lécithine (E322), mono- et diglycérides d’acides gras (E471)
    La farine provient principalement de céréales panifiables : blé et seigle.
    Les céréales panifiables se caractérisent par la présence de gluten, ensemble de protéines aux propriétés élastiques qui permettent d’emprisonner les bulles de dioxyde de carbone dégagées par la fermentation qui permet la montée de la pâte, dite « pâte levée», et crée la mie.
    Intolérance au gluten (Maladie coeliaque)
    La maladie coeliaque est une maladie auto-immune induite par l’ingestion de gluten.
    La maladie se manifeste principalement par des symptômes digestifs (diarrhée, douleurs, ballonnements…).
    L’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, qui crée une inflammation et endommage les villosités de la paroi intestinale (les villosités de la paroi intestinale sont de petites structures en forme de vague qui constituent les «replis» de l’intestin et qui permettent l’absorption de la majeure partie des nutriments, des vitamines et des minéraux).
    Si l’inflammation persiste, l’intestin abîmé devient incapable d’absorber certains nutriments, vitamines et minéraux. Il peut s’ensuivre une malnutrition malgré une alimentation normale."

    Jusque dans les années 50 il n’y avait pas de pharmacie ni de service de santé sur l’ile japonaise d’Okinawa ni en Crête. Ni les Japonais, ni les Crétois ne prenaient de statines.

    donc : aucun laitage ni produit laitier, ni aliment préparé avec des produits laitiers, ni viande rouge, ni pain blanc (ni sucreries, sandwichs, biscuits apéritifs, pâtes chocolatées et barres chocolatées …). 235.000 tonnes de Nutella sont consommées annuellement avec un chiffre d’affaire de 6 milliards d’euro.

    La seule boisson indispensable est l’eau. La digestion des aliments se fait avec de l’eau et des enzymes pour couper les longues molécules hydrocarbonées en petits fragments.

    Par contre il manque des éléments essentiels que l’on trouvent dans le menu crétois traditionnel : des petits escargots, des noix, de l’huile d’olive et dans le menu traditionnel de l’ile Japonaise d’Okinawa des anguilles. Tous ces aliments ont une haute valeur nutritive et contiennent des graisses insaturées, riches en acides gras oméga 3 indispensables à l’organisme et qui sont absentes des aliments provenant des ruminants. Un mélange huile d’olive et d’huile de colza biologique consommé cru contient ces graisses insaturées.

    Le PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTE (PNNS)

    Arrêté ministériel du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire.
    Art. 1er. – Les déjeuners et dîners servis dans le cadre de la restauration scolaire comprennent nécessairement …un produit laitier…
    Art. 2. – …
    Le pain doit être disponible en libre accès.

    Les enfants de 3 ans qui mangent à la cantine de l’école maternelle ont maintenant par arrêté ministériel du gouvernement français un fromage ou un yaourt à chaque repas et du pain blanc en grande quantité.
    La France rattrapera bientôt son retard de mortalité par maladies cardio-vasculaires sur les pays anglo-saxons.
    L’industrie agro-alimentaire est bien plus puissante que les laboratoires pharmaceutiques.

    Cordialement,

    Alain

    (1)Cleveland Clinic http://my.clevelandclinic.org/heart
    (2)Dr Michel Massol _ Professeur à l’Université de Toulouse III _ (Extrait de la Revue Aesculape n°10 jan-févr. 1998) _ ALLAITEMENT MATERNEL ET LAIT DE VACHE

  18. Difficile de cracher sur ses sponsors, sur un forum médical que je ne citerai pas (pour ne pas lui nuire) et qui commence par docti et finit par ssimo, il est impossible d’envoyer un message sur la rubrique cholestérol sans être immédiatement assailli par une pub pour le yaourt machincol et la margarine tartanpion.

    Dans ces circonstances, quelle liberté pour la presse d’attaquer la théorie du cholestérol ?

    Ce serait tout simplement suicidaire, on peut donc considérer la presse comme allié objectif, non pas des patients, mais de Cies Pharma, or chacun sait que la presse fait l’opinion…

  19. Ce week-end débute la campagne 2011 / 2012 de vaccination contre la grippe !

    La nouvelle est reprise en cœur par les médias, notamment par Le Figaro : 1 français sur 3 a prévu de se faire vacciner paraît-il… avec une telle unanimité, il ne peut y avoir que les ringards qui refusent de se faire vacciner.

    http://www.google.com/hostednews/af

    Le vaccin contre la grippe, à faire tous les ans, ne serait-il pas une fantastique machine à cash, cautionné par les pouvoirs publics ? Quels sont les conflits d’intérêt des experts responsables d’une telle opération ?

  20. @de Lorgeril Michel :
    En effet il pouvoir lire l’anglais, sinon en résumé (très grossier de cet article qui est un extrait d’un bouquin donc TRES résumé) :
    les études portant sur les médicaments financées par les compagnies pharmaceutiques (que j’appelle Big Pharma) sont presque toujours positives pour les médicaments en question alors que les études indépendantes (en tout cas étatiques) ne le sont qu’un fois sur deux. Pourquoi ? UNE des explications est que les études défavorables financées par Big Pharma …ne sont pas publiées, tout simplement. Plus grave, nombre d’effets indésirables (et là-dedans on a des morts hein) sont publiés par Big Pharma avec un certain retard voire pas du tout. S’agit pas de casser le marché…Petit test auprès de votre médecin : à la question "que font les compagnies pharmaceutiques ?", s’il vous répond "elles font des médicaments pour soigner les gens" méfiance; la bonne réponse étant "Elles font des médicaments pour en tirer un revenu" bien sûr, et soigner éventuellement, si tout va bien, on croise les doigts.

  21. @Caution :

    MERCI pour l’info !

    Très utile pour ceux qui veulent comprendre le "Monde" dans lequel nous vivons et qui peuvent comprendre l’anglais !

  22. oui oh hein le Monde n’est plus ce qu’il était depuis bien longtemps (sans jeu de mot) ! Libération et le Figaro pareil. En revanche il y a parait-il quelques journaux respectables à l’étranger. Dans le Guardian : "The drugs don’t work: a modern medical scandal. The doctors prescribing the drugs don’t know they don’t do what they’re meant to. Nor do their patients. The manufacturers know full well, but they’re not telling." lien http://www.guardian.co.uk/business/

  23. @Jean Luc : 

    Que de bonnes question !

    Réponses, et bien d’autres à pleins d’autres questions dans mon livre "Prévenir l’infarctus et l’AVC" …  URGENT de vous y mettre !

    Deux réponses vite fait quand même : 1) je préfère les capsules avec un mix d’oméga-3 végétaux et marins, donc pas omacor … M’enfin … 2) le DU d’interprétation thérapeutique est sans doute "intéressant" (moi pas participant) mais serait plus crédible si les intervenants faisaient preuve d’un peu plus de"volontarisme" critique, bref on ne les entend pas beaucoup !

    Bon vent, matelot !

  24. Bonjour,

    1) j’ai une patiente chez qui ont vient de découvrir une myopathie à batonnets sur le tard après 50 ans quelques mois après l’arrêt du Tahor 40 ; il s’agit d’une atteinte mitochondriale. hors, les statines sont connues, entre autre, pour perturber la synthèse du Coenzyme Q10. Il semble de plus qu’il y est une surincidence de myopathie parmi les gens prenant des statines…
    2) la patiente qui avait une hypercholéstérolémie familiale et qui a développé une polyarthrite rhumatoide après 74 ans voit sa PR en régression depuis l’arrêt de la statine il y a plusieurs mois…

    A suivre…

  25. Bravo pour votre blog et les réponses que vous fournissez à vos lecteurs. Bravo pour vos ouvrages.

    L’industrie sait inviter les médecins au restaurant (a minima) parfois autours d’une bonne bouteille pour leur expliquer tout l’intérêt d’une statine ! Les "niais" auront vite fait d’oublier l’intérêt de l’esprit critique !
    Les journalistes sont probablement dans une posture pas bien différente…

    De façon plus constructive, j’ai envie de vous poser deux questions:

    1- si la diéte méditerranéenne est à enseigner et les changements de mode de vie déterminant, vous préconisez comme éventualité en attendant les changements nutritionnels la supplémentation en oméga 3 par exemple en association avec le CLOPIDOGREL. Pensez-vous à l’OMACOR notamment? Vous citez MIXALPHA me semble-t-il.
    Que pensez-vous de cette communication de l’INSERM sur le sur risque de cancer chez les femmes supplémentées dans leur étude SU.FOL.OM3 ?:
    http://www.inserm.fr/espace-journal

    N’est-il pas risqué de prendre le tournant de la facilité des compléments alimentaires qui ont l’inconvénient d’être moins subtiles que les modifications nutritionnelles que vous préconisez?

    2- Que pensez-vous du DU d’interprétation des essais thérapeutiques proposé par la faculté de médecine de Lyon comme mesure anti-niais pour les médecins?

    Bien cordialement.

  26. Revenons sur les conflits d’intérêts qui caractérisent le fonctionnement des grands laboratoires et de leurs "experts".

    Il y a aussi une chaine sociétale qui fait se perpétrer ce type de comportement. Par exemple, Les amis des amis des scribouilleurs du Figaro sont des gens qui ont du fric placé dans ces opérations juteuses.

    De plus les gains (des empoisonneurs) vont en Suisse pour ne pas payer leur part d’impôt.

    En résumé :

    1/ j’empoisonne
    2/ je prends l’argent (la sécu)
    3/ je détourne l’impôt

    Mais il y a aussi le bon peuple qui aime les dogmes.

    Dans tous les domaines, le dogme fait office de raisonnement. Le système en place tient à conserver tout cela. Il suffit de faire pression pour excommunier les dissidents ou les hérétiques.

    Voyez la "masse des publications qui confirment". Oui la masse est grande, l’inertie aussi, quant à la lourdeur ….

    Les chaires sont chères et convoitées. La science ne peut se concilier avec cela. Vieille utopie que vouloir faire ouvrir les yeux.

  27. Les loups sortent du bois …
    Belle occasion de plus de reconnaître qui est dans quel camp, car, désormais, on en est là.

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