Vaccination obligatoire contre les méningocoques : légitime ?
Depuis l’année 2025, les autorités sanitaires ont ajouté des vaccins obligatoires à la liste des 11 (pour les nourrissons) bien connue depuis la Loi de 2017.
Je simplifie : au lieu de seulement vacciner contre le méningocoque C (comme auparavant), on doit maintenant (et obligatoirement) injecter une seringue contenant des antigènes correspondant à 4 types de méningocoques, le A, le C, le W et le Y.
En plus, on doit désormais injecter une seringue contenant des antigènes du méningocoque B.
Au lieu d’un seul (le C), vous en avez maintenant pour 5. Ce n’est pas rien !
En simplifiant, pour un scientifique sérieux (je ne suis pas sûr que ça existe encore) et pour un médecin qui tient à son éthique professionnelle, se pose la question immédiate : y a-t-il une légitimité scientifique et éthique à cette avalanche de nouveaux vaccins obligatoires.
C’est en fait (science et éthique médicale) la même question car il n’y a pas, en termes de produit de santé, une éthique privée de rigueur scientifique ; on peut donc encore simplifier : avons-nous une évidence solide que ces nouveaux vaccins sont efficaces cliniquement et donc utiles à nos bébés ?
Pour démontrer l’efficacité clinique d’un produit de santé, il n’y a qu’une seule méthode acceptable (et unanimement acceptée), c’est l’essai clinique randomisé en double aveugle.
En principe, en l’absence d’évidence clinique que ce produit de santé est efficace, il ne doit pas être mis sur le marché ; et évidemment pas injecté à nos bébés, des bons citoyens fragiles qui ne doivent pas être des objets d’expérience !
Pour une revue de ces problématiques complexes, je recommande la lecture attentive du livre du célèbre Dr de Lorgeril dont la couverture est reproduite ci-dessous.

Ne faites pas les difficiles, ce livre n’a pas de concurrent sérieux en langue française.
Dit autrement, si vous voulez comprendre cette problématique [ce que tout médecin sérieux doit faire] cette lecture est indispensable, voire obligatoire !
Avec cet article, j’actualise un peu le contenu du livre qui reste indispensable, je me répète.
Plusieurs industriels proposent des vaccins contre les méningocoques A,C, W, Y et contre le méningocoque B. Les autorisations sont liées aux âges ; il n’y a pas d’explication scientifique solide pour cette variabilité des âges d’injection.
Je vais simplifier en donnant les noms commerciaux :
1) pour les méningocoques A,C, W et Y, on nous propose le Nimenrix de Pfizer (injectable dès 6 mois), le Menquafi de Sanofi (à partir de 12 mois) et le Menveo de GSK (à partir de 24 mois). Aucun grand industriel de la médecine des vaccins n’est oublié… C’est sympa ; en principe, il faut deux doses à 6 et 12 mois ;
2) Pour le méningocoque B, on nous propose le Bexsero de GSK et le Trumenba de Pfizer ; on recommande 3 doses à 3, 5 et 12 mois.
Les médecins et les familles doivent savoir plusieurs choses. Nous n’avons pas d’essai clinique démontrant l’efficacité de ces vaccins.
Nous avons seulement des dosages d’anticorps à la suite des injections. Nous savions depuis longtemps – et encore plus depuis les vaccins antiCovid – que les dosages d’anticorps ne garantissent pas une efficacité clinique.
Deuxième point : les deux types de vaccins (contre ACWY d’un côté et contre le B de l’autre) sont de conception différente. Les antigènes dans le ACWY sont des polysaccharides (on va dire comme ça) de la capsule du méningocoque qui ressemblent aux sucres complexes que nous avons sur nos propres cellules. Inversement les antigènes dans le B sont des protéines de membranes du méningocoque. Les industriels du ACWY n’ont jamais réussi à extraire des protéines membranaires qui puissent servir d’antigènes.
Les industriels du B se vantent d’avoir isolé 4 protéines (associées à de l’aluminium) du méningocoque B et qu’ainsi ils ne risquent pas de produire des anticorps dirigés contre des sucres complexes communs aux méningocoques et à nos propres cellules ; ce qui pourrait [mais à ma connaissance ils ne le disent pas ; faute de données solides] induire une sorte de toxicité contre nos propres cellules, une sorte de maladie auto-immune post-vaccinale…
Je laisse chacun réfléchir à ces aspects troublants…
Certains pourraient dire que, en l’absence d’essai clinique et vue la sévérité potentielle d’une méningite à méningocoque, on peut s’autoriser à vacciner selon le principe « faute de certitude, injectons et on verra bien » ; ce qui n’est acceptable (peut-être) qu’à la condition que ces vaccins ne soient pas trop toxiques.
Je reproduis ci-dessous les avis (on trouvera plus de détails dans le livre suscité) d’un industriel concernant son vaccin dans une classe d’âge (enfant de 2 à 10 ans) où les vaccinés peuvent exprimer leurs symptômes et malaises.

Nous sommes ainsi – quelle que soit la façon édulcorée de présenter les choses par l’industriel – en présence d’un vaccin qui de façon fréquente à très fréquente suscite à l’évidence une forme de neurotoxicité ; sans qu’on ne sache rien de sérieux sur les effets à plus long terme.
On pourrait aisément conclure qu’en l’absence d’évidence concernant l’efficacité, le rapport bénéfice/risque n’est pas favorable !
Ce qui ne veut pas dire [Hum !] qu’il faille retirer ces produits du marché ; mais on peut douter de la légitimité de l’obligation vaccinale.
Peut-on obliger des médecins et des parents à vacciner des bébés (ou des enfants) avec de tels produits de santé ?
Je laisse chacun (médecins et parents) réfléchir… Ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps…
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