Médications pendant la grossesse et autisme de l’enfant à naître
Il est devenu très rare que l’épidémiologie d’observation apporte des informations fortes et crédibles.
Des idées nouvelles et des hypothèses, bien sûr mais à prendre toujours avec précaution.
Pourquoi ?
Pour de nombreuses raisons – surtout le manque d’intégrité (et de crédibilité) des investigateurs ; problématique devenue terriblement prépondérante dans nos sociétés – ces études sont généralement biaisées et servent surtout à conforter des messages officiels ou « conventionnels » ou encore réactionnaires, c’est-à-dire s’opposant à toute critique ou innovation.
Les bons professionnels ne peuvent se laisser prendre à ces petits jeux indélicats.
Mais parfois – et généralement les médias conventionnels comme les (supposés) complotistes ne les voient pas – des informations fondamentales surgissent de ces études de façon impromptue. Il faut être un bon professionnel pour les identifier…
Et il ne faut pas les rater car c’est à partir de ces données épidémiologiques que nous pouvons construire des théories explicatives solides. Certes, des confirmations ultérieures seront bienvenues.
Dans l’immédiat, de quoi veux-je parler ?
De la prescription de médicaments (et de vaccins) chez la femme enceinte. Est-ce prudent ? Est-ce légitime sur le plan scientifique ?
Pendant longtemps, ce fut déconseillé.
Mais depuis une ou deux décennies, parallèlement à l’effondrement de la médecine scientifique, de l’éthique médicale et à l’explosion d’un business médical décomplexé, de nombreuses voix se font entendre (et de nombreux médecins passent à la pratique) pour changer l’idéologie prévalente et clamer qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter : on peut, et pour certains il faut, médicamenter et vacciner les femmes enceintes !
Il y a eu plusieurs alertes appelant à la prudence (j’y reviendrai) mais comme d’habitude pour la pharmacovigilance (et la vaccinovigilance), les experts et les industriels ont clamé qu’il n’y avait pas de preuve et qu’on avait tort de s’inquiéter.
J’ai maintes fois expliqué (notamment dans mes livres sur les vaccins et les médicaments anticholestérol) qu’en matière de vigilance, il n’y avait JAMAIS de preuves de causalité, de façon semblables à la démonstration de l’efficacité d’un produit de santé.
En bref, pour l’efficacité, l’essai clinique permet de l’affirmer ; pour la toxicité, l’observation (rétrospective en général) ne permet pas de démontrer la causalité.
Parfois, toutefois, de belles études d’observation apportent des arguments puissants qui permettent de transformer le doute en quasi certitude.
C’est le cas avec l’étude publiée le 9 Avril 2026 dans Molecular Psychiatry (ci-dessous).

J’encourage chacun à lire attentivement cette étude.
Ce n’est pas parfait, certes (l’épidémiologie d’observation est toujours critiquable), mais c’est excellent.
Les auteurs (américains) sont très prudents (à juste raison) mais on soupçonne qu’ils ne veulent surtout pas déplaire. Surtout pas déplaire aux industriels bien sûr ; et aussi aux gouvernants (et aux autorités sanitaires) qui permettent les carrières et assurent une partie des budgets, donc des moyens. On comprend leur prudence dans l’interprétation mais, peu importe, nous avons des données accessibles interprétables à notre façon. C’est l’essentiel !
Dans l’étude (ci-dessus) publiée dans Molecular Psychiatry, les auteurs se sont intéressés aux médicaments qui perturbent (avantageusement pour les experts qui clament que le cholestérol bouche les artères) le métabolisme des stérols et donc celui du cholestérol.
Il n’y a pas que les statines mais ce sont surtout les statines qui sont prescrites par les médecins. Ainsi en 2022 (ci-dessous), des experts prétendaient qu’il n’y avait aucune crainte à prescrire des statines pendant la grossesse. Dans cette publication, ils prétendaient protéger la femme enceinte d’éventuelles complications cardiovasculaires du fait de son cholestérol trop élevé. C’était stupide mais cela plaisait.

D’autres (grands experts reconnus du cholestérol et des statines) prétendaient protéger les artères des fœtus des femmes enceinte dont le cholestérol était trop élevé. C’est l’Étude FELIC (ci-dessous). Je reproduis le titre et la conclusion de l’Abstract.

On encourageait ainsi la prescription de statines chez la femme enceinte et on a vu les prescriptions s’envoler.
Certains pourtant s’inquiétaient (timidement) de cette dérive allant à l’encontre de décennies de pratiques médicales disant qu’il ne fallait jamais (si possible) donner de médicaments aux femmes enceintes.

Mais le business étant roi dans nos sociétés, les appels à la prudence ont été ignorés de longue date et de plus en plus souvent les médecins prescrivent des médicaments variés aux femmes enceintes ; pas seulement les statines mais aussi d’autres médicaments qui « inhibent » la synthèse de stérols, donc du cholestérol..
Jusqu’au moment où des investigateurs indépendants (pas sûrs) se risquent à poser une bonne question : nous observons une épidémie d’autisme dans nos sociétés sans explication claire (et acceptée par les conventionnels). Est-il possible que certains médicaments prescrits pendant la grossesse soient une explication ?
C’était le but de l’étude publiées dans Molecular Psychiatry citée plus haut. C’est rétrospectif mais l’échantillon recrutée entre 2014 et 2023 est considérable : plus de 6 millions d’enfants dont on connait le dossier médical maternel notamment pendant la grossesse. On sait si ces femmes ont reçu pendant la grossesse des médicaments qui perturbent le métabolisme du cholestérol. Et on sait que parmi les enfants nés vivants et suivis pendant quelques années, environ 235,000 ont été diagnostiqués « autistes ». Je laisse chacun aller examiner les données publiées en détails.
On peut ainsi établir une corrélation entre la prise de médicaments abaissant le cholestérol (il n’y a pas que les statines) et le risque d’autisme.
Résultats (en simplifiant et sans connaître le niveau d’abaissement du cholestérol chez la mère et le fœtus) : ces médicaments augmentent tous le risque d’autisme par rapport aux duos mère/enfant ne recevant pas ces médicaments. L’augmentation du risque d’autisme va de 30% jusqu’à 2 à 3 fois. C’est considérable !
Rappel : contre l’avis des experts en autisme, le nouveau ministre de la santé US a demandé de nouvelles enquêtes pour essayer d’expliquer l’épidémie d’autisme aux USA.
Cette étude est ainsi une contribution majeure ! Contre l’avis des experts, l’initiative du ministre était légitime.
C’est une première étape. Que va-t-il se passer avec les vaccins ?
Pour le moment, on comprend qu’il ne faut pas perturber le métabolisme des stérols (donc du cholestérol) pendant la vie intra-utérine !
Nous savons depuis longtemps que ces médicaments anticholestérol sont toxiques pour les neurones des adultes ; mais les experts des statines (et leurs complices siégeant au cœur des autorités sanitaires) veulent l’ignorer…
Chaque lecteur de ce blog désormais le sait ! Que vous soyez adulte (enceinte ou pas) ou enfant, laissez votre cholestérol tranquille. Il ne vous menace en rien, il ne vous veut que du bien !
Prochaine étape : la médecine des vaccins et le risque d’autisme !
Une autre étude du même genre, mais avec les antidépresseurs: https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(26)00089-1/abstract?
Valable?
Bof…
Toute médication doit être évitée pendant la grossesse.
Qu’ils aient analysé la prise d’antidépresseurs par le géniteur (supposé) est bizarre…
Existe t’il une étude similaire pour la prise d’insuline chez les femmes enceintes ?
Nous avons surtout des études analysant la relation entre diabète gestationnel (ou diabète insulino-dépendant pré-existant à la grossesse) et le risque d’autisme chez l’enfant à naître. Les investigateurs trouvent une association positive en général. Très difficile dès lors de savoir si l’insuline joue un rôle protecteur ou pas. Il faudrait une longue analyse des études publiées mais sans garantie de certitude faute d’essai clinique.
Peut-être un visiteur du blog a-t-il une référence ?
Je reviens sur la question de l’augmentation des diagnostics de TSA ces 20 dernières années. Une neurologue m’a expliqué qu’en neurologie, le problème est assez similaire : il y a 30 ans, certains symptômes neurologiques liés à l’inflammation étaient présentés par les médecins à leurs patients comme « probablement d’origine virale » alors que l’on dispose maintenant de moyens techniques (et thérapeutiques) pour faire plus rapidement, par exemple, le diagnostic de sclérose en plaque dans des situations similaires. L’augmentation des maladies neuro dégénératives ne pourrait elle pas être liée aussi à cela ?
Effectivement ces données sont impressionnantes. Pour le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec (ou sans) hyperactivité, l’hypothèse de facteurs environnementaux (exposition à des toxiques comme le plomb, mais également les médicaments comme le paracétamol ou le Valproate (traitement utilisé dans l’épilepsie), et encore l’exposition aux phtalates (emballages), les pesticides organophosphorés, et les polluants liés à la circulation automobile comme l’oxyde nitrique…) semble bien étayée… En ajoutant les 11 vaccins obligatoires, on imagine qu’il doit bien se passer quelque chose de problématique dans le cerveau ces enfants en plein développement !
Évidemment !
Mais, chut ! Il ne faut pas le dire…
Quelle époque !
Et si par hasard, comme nous le faisons ici, nous ouvrons des portes et fenêtres, nous serons taxés de « complotistes »…
Quelle époque !
@Jean merci de signaler ces causes environnementales pour le TDAH. Spécifiquement pour cette maladie le risque de survenue pour un jumeau est de 75% (chiffre que j’ai le plus vu) si l’autre est concerné. Si je comprends bien ça fait environ 75 % de facteurs génétiques et 25 % de facteurs environnementaux donc relativement limités.
Pour ces facteurs environnementaux, en cherchant j’imagine que vos données sont tirées du chapitre 7.2 : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S014976342100049X#sec0035 ?
Dans la même étude un chapitre cite les relations entre maladies de la mère pendant la grossesse et la survenue du Tdah mais les études qu’ils résument ne semblent pas mentionner les médications associés à ces maladies comme causes recherchées, j’espère que des chercheurs investigueront ça aussi.
Le scandale de la surconsommation d opioides est probablement aussi un facteur non négligeable dans ce triste bilan.
En effet !
Vous noterez que des investigateurs suédois ont été tentés de tester cette hypothèse : Cleary EN, Sujan AC, Rickert ME, Fischer F, Lagerberg T, Chang Z, et al. (2025) Prescribed opioid analgesic use in pregnancy and risk of neurodevelopmental disorders in children: A retrospective study in Sweden. PLoS Med 22(9): e1004721
Vous noterez aussi que ces auteurs observent (c’est du rétrospectif observationnel) une possible association (avec un effet-dose) mais qu’ils s’empressent d’en nier la réalité sous divers prétextes : « Conclusions: While increased risks with high amounts of POA exposure cannot be ruled out, the results suggest that confounding may largely explain the increased risks of ASD and ADHD associated with prenatal POA exposure at the levels observed in this cohort. »
Dit autrement, leurs données suggèrent que les opioïdes pendant la grossesse pourraient jouer un rôle dans l’autisme mais ils nous demandent de ne pas y croire…
Faut le faire !
235.000 sur 6 millions c’est presque 4% d’enfants atteints…
NB : l’article cité précédemment, n’est pas le seul publié par le Dr de Lorgeril :
https://michel.delorgeril.info/category/autisme/ vous donnera toute la liste !
Merci de ces rappels
Excellent ! je rajoute cet article https://michel.delorgeril.info/autisme/une-tragedie-neurologique-chez-les-enfants-aux-usa-les-troubles-autistiques/ qui présente un rapport USA sur l’évolution préoccupante aux USA, autism spectrum disorder (ASD) multiplié par trois sur 20 ans (de 1/150 en 2000, à 1/44 en 2018).