AVC, cholestérol, statines : dernières et lugubres nouvelles des Universitaires français experts en cholestérol

Les controverses médicales et scientifiques sont fréquentes et souvent pénibles parce qu’on se renvoie des arguments contradictoires que chacun des deux camps estime définitifs.

Et il arrive qu’on désespère de convaincre les autres avec des arguments rationnels basés sur des faits réels et vérifiables ou sur des données supposées scientifiques construites avec des méthodologies indiscutables, c’est-à-dire conformes aux grands principes élaborés par plusieurs générations de scientifiques.

L’époque veut que ce soit devenu très difficile, comme si les camps adverses campaient sur des terrains si différents qu’aucun dialogue n’était possible. C’est curieux !

Mais parfois l’un des camps, croyant assener un coup définitif à l’adversaire, lui fait au contraire un superbe cadeau, par exemple démonstration d’erreurs statistiques ou fautes méthodologiques majeures témoignant d’une totale incompréhension de l’objet de la controverse ou d’une inculture scientifique qui laisse pantois l’observateur. Dans ces derniers cas, il est difficile de savoir si on a affaire à des stupides, des naïfs ou des cyniques menteurs. Seul le Bon Dieu reconnaîtra le siens !

Je me réfère en fait à cette extraordinaire et récente publication du 18 Novembre 2019 sur les effets protecteurs de fortes doses de médicaments anticholestérol chez des patients qui ont survécu à un AVC.

Cette publication rapporte les résultats de l’étude TST (ci-dessus).

En la lisant, je n’en croyais pas mes yeux tant les erreurs méthodologiques étaient grotesques et certifiaient la nullité scientifique des auteurs. Ainsi s’explique en grande partie, l’impossibilité du dialogue entre les deux camps sus-décrits. Ils ne parlent pas la même langue !

Et, dès lors on devine le gouffre qui sépare les deux camps : les universitaires parisiens qui ont conduit l’étude TST sont pris en flagrant délire : ils ne comprennent même pas qu’ils ne comprennent pas…

Comme on peut lire sur le site de l’AIMSIB une analyse critique assez détaillée (quoique incomplète à mon avis) des déboires des investigateurs de TST, je ne vais pas en rajouter ici ; je laisse les visiteurs du Blog aller eux-mêmes arpenter ces terres stupéfiantes.

Des fortes doses de statines en prévention de l’infarctus et de l’AVC?

Une telle accumulation de dysfonctions dans la conduite d’un essai clinique devrait servir de contre-modèle dans les Facultés de Médecine avec comme sous-titre : “Tout ce qu’il ne faut pas faire en recherche médicale pour espérer être pris au sérieux”.

Cette publication est donc révélatrice de plusieurs évidences que les dernières années de controverse tardaient à faire apparaître :

1) Les investigateurs de cette pitoyable aventure sont des analphabètes des sciences médicales ;

2) Fait curieux : aucune voix à ma connaissance ne s’est élevée en France (ou ailleurs) venant d’une Société savante (ou d’une Autorité sanitaire nationale ou internationale) pour s’offusquer d’un tels amas de sottises et incongruités…

3) Ce qui peut témoigner : soit d’une méconnaissance générale des principes basiques des science médicales dans ces curieuses communautés ; soit d’une complicité avouée avec les auteurs de TST qui se manifesterait par une forme de Loi du silence (à la sicilienne) ; soit d’un grand désintérêt pour l’actualité médicale (susceptible hélas d’entraîner des abus thérapeutiques pouvant mettre en danger la santé des patients), traduction d’une totale désillusion vis-à-vis de ce que racontent les universitaires missionnés par l’industrie et les ministères.

Mais pour un scientifique avide de connaissances et pour un médecin dont le principal objectif est d’aider les patients, l’étude TST apporte (avec une multitude d’études antérieures) des informations indirectes mais cruciales :

1) Ceux qui défendent la théorie disant que le cholestérol est la cause de l’infarctus et de l’AVC ne sont ni sérieux ni crédibles ;

2) La théorie disant qu’il faut un cholestérol bas ou le plus bas possible pour se protéger de l’infarctus et de l’AVC doit être rejetée ;

3) Si on veut se protéger de l’AVC et de l’infarctus, il faut adopter un mode de vie protecteur tel que décrit dans mes livres et publications ;

4) Si on fait parti des rares patients avec une prédisposition familiale avérée, il faut savoir identifier ce risque héréditaire (indépendant du niveau de cholestérol) et le neutraliser avec le traitement adapté (qui ne consiste pas à diminuer le cholestérol avec un médicament).

Le moment est venu d’un profond réexamen des grands principes de la prévention des maladies cardiovasculaires.

Et c’est aussi le moment d’un profond réexamen de la médecine des vaccins ! Peu importe !

Je crains qu’il n’y ait rien à espérer des Autorités Sanitaires, du Ministère et des Société dites Savantes. Ici et ailleurs !

Il y a des moments dans l’histoire de l’Humanité où les peuples, parfois de façon violente hélas, doivent reprendre leur destin en mains.

Nous approchons d’un de ces moments-là : nous allons le vivre et en raconterons l’histoire pour nos petits enfants…