STATINES ET CHOLESTEROL : ILLUSIONS SCIENTIFIQUES ET MEDICALES

Les statines sont des médicaments qui abaissent le cholestérol du sang. Sont-ils utiles pour empêcher l’infarctus et diminuer la mortalité cardiovasculaire ? Ce texte vise à éclairer les lecteurs pressés sur ces deux points. Rien ne peut remplacer toutefois la lecture attentive de mes deux livres sur “l’innocence du cholestérol” et sur “cholestérol, mensonges et propagande”.

INTRODUCTION

Les statines sont des médicaments qui abaissent le cholestérol du sang.
Ce sont des médicaments très efficaces, très supérieurs à tout ce que l’on a connu auparavant comme régimes ou médicaments anti-cholestérol.
Ils représentent désormais un des plus gros chiffres d’affaire de l’industrie pharmaceutique avec près de 7 millions d’utilisateurs plus ou moins réguliers rien qu’en France. Plus prosaïquement, ils sont responsables à eux seuls d’un déficit d’environ un milliard d’euros par an de l’Assurance Maladie.
Ces médicaments anti-cholestérol soulèvent deux importantes questions:
premièrement, est-ce que leur puissance anti-cholestérol se traduit effectivement par une diminution du risque de mourir d’une crise cardiaque ou de faire un infarctus du myocarde ?
Deuxièmement, y a-t-il un prix à payer sous forme d’effet toxique, en parallèle à cette diminution du cholestérol ?
En d’autres termes, les statines sont-elles bien tolérées ?
Ce texte vise, après quelques généralités, à répondre simplement et brièvement à ces deux questions.

GENERALITES
Les statines agissent sur le cholestérol par un mécanisme biologique clairement identifié : blocage partiel du système enzymatique qui gouverne la synthèse du cholestérol dans nos cellules, notamment au niveau du foie.
Il y a en effet deux sources de cholestérol : le cholestérol de l’alimentation – qui ne joue aucun rôle sur le niveau de cholestérol dans le sang – et le cholestérol que nos cellules fabriquent elles-mêmes en fonction de leurs besoins.
Toutes nos cellules sont capables de synthétiser le cholestérol car elles ont toutes besoin de cholestérol pour structurer leurs membranes, et avoir une fonctionnalité optimale.
Mais certaines cellules ont besoin de plus de cholestérol que leurs besoins propres car, à partir du cholestérol, elles fabriquent des substances très importantes pour notre physiologie générale.
Elles exportent ensuite ces substances vers d’autres cellules. Par exemple, les ovaires et les testicules fabriquent les hormones sexuelles – indispensables à la reproduction, donc à la survie de l’espèce – à partir du cholestérol. Aussi à partir du cholestérol, les glandes surrénales fabriquent les stéroïdes, ou hormones du stress, indispensables, par exemple, pour échapper aux prédateurs ou bien pour chasser le gibier et se nourrir (et encore survivre).
Pour ces raisons, le cholestérol fait l’objet d’un transport permanent dans le sang des organes producteurs de cholestérol – notamment le foie – vers les organes gros utilisateurs du cholestérol, par exemple les glandes sexuelles.

Le cholestérol mesuré lors de la prise de sang ne renseigne donc que sur le transport sanguin du cholestérol, et pas du tout sur son rôle physiologique.

Ce sont des lipoprotéines – des complexes moléculaires – qui assurent ce trafic sanguin du cholestérol. La principale lipoprotéine est appelée LDL, de l’anglais Low Density Lipoprotein.
Le cholestérol est livré aux organes qui en ont besoin via un système de récepteurs appelés LDL-récepteur.
Les statines diminuent la synthèse du cholestérol essentiellement dans le foie, le principal organe producteur.

Information cruciale donc : le cholestérol est une molécule indispensable à la vie de nos cellules et aussi indispensable à notre santé.

Vouloir à tous prix, ou espérer inconsidérément, avoir un cholestérol bas ou très bas – ou le plus bas possible comme disent certains médecins inconscients ou victimes du marketing de l’industrie pharmaceutique – ne relève d’aucune rationalité scientifique.
De plus, comme je l’explique longuement dans mes livres, le cholestérol est innocent de tous les maux qui lui sont attribués – ce qui fait l’objet de la deuxième partie de ce texte.
Manquer de cholestérol, y compris de façon relative, peut avoir de graves conséquences pour notre santé et c’est l’objet de la troisième partie de ce texte.
Auparavant, il faut rappeler ce qu’est un déficit sévère et spontané en cholestérol, c’est-à-dire en l’absence de tout médicament ou régime anti-cholestérol.
Le plus fréquent de ces syndromes héréditaires est le Syndrome de Smith-Lemli-Opitz.
Ce syndrome nous apprend beaucoup et montre, en dehors de toute toxicité médicamenteuse, quelles sont les conséquences d’un cholestérol bas ou très bas. Ce syndrome est relativement fréquent, environ 1 cas pour 5000 naissances, en ne tenant compte que des cas très sévères détectés à la naissance du fait d’anomalies morphologiques. Les cas “bénins” sont probablement beaucoup plus fréquents. Dans ce cas, les manifestations infectieuses (faiblesse du système immunitaire) et psychiatriques – autisme, suicide, délinquance – sont au premier plan.
Ce tableau clinique rappelle les données épidémiologiques concernant la relation entre le cholestérol et l’espérance de vie à l’âge adulte : en bref, les sujets avec un cholestérol bas ont une espérance de vie diminuée par rapport à ceux qui ont un cholestérol dit normal ou modérément élevé (selon les nouvelles normes).
Les causes des décès associés à un cholestérol bas sont essentiellement des morts violentes (accidents et suicides) et des cancers.
Il nous reste certes beaucoup à apprendre sur ce syndrome mais il est urgent que les médecins et le public soient informés de ces notions médicales cruciales afin que l’actuel délire concernant l’absolue nécessité de diminuer le cholestérol cesse rapidement.

ABAISSER SON CHOLESTEROL EST-IL BON POUR LA SANTE ?

Cette question fait l’objet de nombreuses discussions et polémiques parmi les experts depuis environ 50 ans, comme raconté dans deux livres récents (ci-dessous) en français.
Michel de Lorgeril. “Cholestérol, mensonges et propagande” Editions Souccar, 2008.
Michel de Lorgeril. “Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent ” Editions Souccar, 2007.
L’idée qu’il faille avoir un cholestérol bas pour être en bonne santé est basée sur la théorie du cholestérol qui dit de façon schématique : plus on diminue le cholestérol et plus on diminue le risque d’avoir un infarctus.
Et aussi : plus le risque d’avoir un infarctus est élevé et plus la diminution du cholestérol est efficace pour l’empêcher.
Un examen lucide de cette théorie montre qu’elle ne tient pas debout scientifiquement, tout simplement.
En fait, la seule manière de montrer sans ambigüité que diminuer le cholestérol est bon pour notre santé, c’est de faire des essais cliniques avec un tirage au sort et constitution d’un groupe expérimental. Les patients dans ce groupe reçoivent le médicament et sont comparés à un groupe témoin qui reçoit un placebo.
Les autres études – chez l’animal, dans des tubes à essai ou chez l’homme mais sans tirage au sort – ne permettent pas de conclusions.
En particulier, les études épidémiologiques montrant une relation entre cholestérol et risque d’infarctus du myocarde ont une très faible validité scientifique (voir les livres cités ci-dessus).

Cette évidence a été parfaitement comprise par l’industrie pharmaceutique et ses alliés qui depuis quelques années basent l’intégralité de leur marketing sur les essais cliniques.

Malheureusement, il est devenu clair que des essais cliniques conduits par des sponsors souhaitant que – c’est la notion de conflit d’intérêt
– les résultats soient favorables au produit n’ont pas de valeur scientifique car ils sont contaminés par des biais méthodologiques.
Ceux-ci sont souvent manifestes pour des investigateurs expérimentés mais difficiles à détecter par les médecins, y compris les universitaires, qui tombent souvent dans ces pièges grossiers du marketing.
Aujourd’hui, de plus en plus de voix se font entendre pour dire que la majorité des essais cliniques testant les statines, notamment ceux présentant des résultats spectaculaires en faveur des statines, sont massivement biaisés.
Comme raconté dans les livres cités ci-dessus, il y a eu environ 25 essais cliniques testant une des statines commercialisées. Quand les essais publiés sont favorables au produit testé, tout observateur impartial ne peut manquer de constater que : 1) ils font l’objet d’un marketing intensif auprès des médecins ; 2) ils présentent très souvent des défauts techniques rendant extrêmement douteux leur validité; 3) ces défauts techniques sont plus ou moins masqués rendant leur identification difficile par des médecins peu experts en statistiques.

Parmi les mises en scènes les plus caricaturales, on notera celles concernant les effets des statines dans :
1) l’insuffisance cardiaque,
2) l’insuffisance rénale,
3) le diabète,
4) la prévention des accidents vasculaires cérébraux,
5) la protection des patients avec une pathologie aortique.

Certains experts remettent également en cause l’efficacité des statines dans diverses autres circonstances, notamment chez les seniors (les plus de 70 ans pour faire simple), les femmes (quelque soit l’âge et la pathologie sous-jacente) et les enfants.
Comme il est impossible de faire un bilan des essais avec des statines dans un court texte, on va décrire, à titre d’illustration, un exemple récent : l’étude JUPITER.
JUPITER est le nom d’un essai testant la rosuvastatine chez des personnes indemnes de toute maladie justifiant un traitement et qui n’avaient même pas un cholestérol élevé dans le sang.
Les investigateurs et le sponsor posaient l’hypothèse que même en l’absence de cholestérol élevé et de maladies artérielles, il pouvait être très utile de prendre cette statine (probablement à vie) pour se protéger de l’infarctus et de l’accident vasculaire cérébral.
Avant JUPITER, aucun essai n’avait montré que la rosuvastatine pouvait sauver des vies ou diminuer le risque d’infarctus.
Au contraire, deux essais conduits chez des patients très malades (insuffisance rénale ou dysfonction cardiaque) – et chez lesquels il était initialement prétendu que, parce qu’ils étaient gravement malades, ils profiteraient d’autant plus d’une diminution sévère de leur cholestérol – s’étaient avérés totalement négatifs.
Autrement dit, des diminutions drastiques du cholestérol n’avaient eu aucun effet bénéfique, en contradiction totale avec la théorie du cholestérol.
Le plan d’analyse initial de JUPITER était que les patients devaient être suivis au moins 4 ans pour espérer voir un effet bénéfique du traitement.
Mais au bout de moins de deux ans, JUPITER a été arrêté par le sponsor et les investigateurs sous prétexte que les effets bénéfiques étaient extraordinaires.

C’était un peu comme si dans une course de chevaux prévus sur 4 tours d’hippodrome, les organisateurs (qui avaient eux-mêmes engagé un cheval et parié très gros sur lui) décident d’arrêter la course après moins de 2 tours sous prétexte que leur favori a une si grande avance qu’il ne peut plus être rattrapé !

Les investigateurs et le sponsor ont prétendu que les sujets recevant la statine bénéficient d’une “diminution importante de la morbidité et de la mortalité cardiaque”.
En fait, un examen attentif des chiffres, et quelques petits calculs, montrent sans ambigüité que le nombre de décès d’origine cardiovasculaire est identique dans les deux groupes.
Pire, si on admet qu’il y a eu réellement moins de complications non mortelles, cela signifierait il y aurait eu dans JUPITER une diminution des infarctus sans diminution de la mortalité par infarctus !
Pour un épidémiologiste, ceci est impossible car la mortalité de l’infarctus est d’environ 50% quelque soit la population étudiée. Un calcul rapide montre que cette mortalité de l’infarctus est inférieure à 10% dans le groupe non traité, ce qui est à nouveau impossible.
Ces incohérences cliniques, observées dans le contexte d’un essai arrêté prématurément sans raison, indiquent que les résultats de JUPITER sont sévèrement biaisés et peu crédibles.

Il faudrait une enquête quasi policière pour déterminer si ces biais ont été construits intentionnellement, ou s’ils ont été involontaires.

Ceci dit, les résultats de JUPITER sont sans intérêt pour les médecins.
Pourtant, ils ont fait l’objet d’un concert médiatique particulièrement bruyant, faisant même la Une de quotidiens d’information générale comme Le Figaro.
Tous les grands médias spécialisés ont repris les résultats de JUPITER sans aucune critique.
Très peu de voix se sont fait entendre pour émettre des doutes.
Mais il y a pire : trois mois plus tard, deux nouveaux articles publiés dans des revues prestigieuses rapportaient à nouveau des résultats de JUPITER, soit disant originaux, mais utilisant la même base de données biaisées. On fait comme si une nouvelle étude JUPITER a été réalisée. Cette répétition de résultats est utilisée systématiquement par le marketing industriel selon les techniques de la propagande.
Si JUPITER était un cas unique, ce pourrait être anecdotique. Mais presque tous les essais des statines présentent les mêmes défauts rédhibitoires.
L’inspection objective des essais testant les statines nous conduit à conclure qu’il n’y a pas de démonstration scientifique convaincante que diminuer le cholestérol avec une statine a des conséquences favorables pour la santé.
Y a-t-il des inconvénients des statines ?

LES EFFETS DELETERES DES STATINES

Beaucoup de médecins ont des doutes concernant les effets protecteurs des statines.
C’est leur pratique qui a suscité ce scepticisme : ils n’ont pas l’impression que les patients traités sont protégés par rapport à ceux qui ne sont pas traités.
Mais ces impressions sont subjectives et par prudence ils continuent de prescrire en espérant que si ces médicaments ne font pas de bien au moins ils ne font pas de mal.
C’est une grave erreur !
Mais nul ne saurait le leur reprocher car tout est fait aujourd’hui pour leur donner l’illusion que les statines sont parfaitement tolérées. En effet, on peut lire sous la plume de scientifiques renommés que les effets secondaires des statines sont rarissimes.
Par exemple, selon ces drôles d’experts, moins d’un patient sur 1000 présenterait des symptômes musculaires ou ligamentaires sous statine.
Cette information est répétée ad nauseam dans les congrès et journaux médicaux.
A l’autre extrême, pour certains experts examinant cette question non pas dans des essais cliniques sponsorisés par l’industrie mais dans des consultations de patients non sélectionnés (bref, dans la vraie vie), près d’un patient sur deux se plaindraient de troubles musculaires sous l’effet des statines.
Le contraste est saisissant !
La question de savoir qui il faut croire ne se pose même pas.
D’un côté, des investigateurs désintéressés qui n’ont aucune raison de noircir le tableau, de l’autre, des employés de l’ind
ustrie avec des conflits d’intérêt si énormes qu’il n’est même pas utile de les commenter !
Cette toxicité musculaire a de graves conséquences car elle dissuade de pratiquer un exercice musculaire significatif qui pourrait être crucial voire salvateur dans certains conditions cliniques notamment dans le diabète, l’insuffisance cardiaque et après un infarctus du myocarde.
Outre les symptômes musculaires, ligamentaires, hépatiques ou digestifs qui peuvent empoisonner la vie quotidienne des patients, ou de sujets en très bonne santé par ailleurs s’ils ne consommaient pas ces médicaments, il y a aussi des effets sournois des statines – et des traitements anti-cholestérol en général – qui sont beaucoup plus inquiétants.
En bref, ces effets secondaires restent longtemps silencieux cliniquement.

Ils sont mal documentés car on n’a jamais vu des industriels se faire de la contre-publicité à moins d’y être contraints.
Cette absence de documentation – d’autant plus alarmante que rien n’est fait pour la corriger – doit nous inciter à la plus grande prudence. Un scientifique doit s’abstenir de déclarations intempestives en l’absence de documentation étayée. Inversement, la gravité des soupçons en l’absence de bénéfices de ces traitements, le Principe de Précaution et finalement le devoir d’informer les patients traités nous incitent à ne pas rester silencieux.

De fait, des données convergentes font penser que diminuer le cholestérol – notamment avec des médicaments – augmente le risque de cancers de façon substantielle dans certaines circonstances.

Quoique nous nous refusions à tout alarmisme, il semble que dans certaines catégories d’âge – au-delà de 60 ans– l’augmentation du risque puisse être importante (>50%) et sur une période de traitement brève, moins de 5 ans.
Il serait urgent que des experts indépendants de l’industrie se penchent attentivement sur cette question. Une incitation administrative y contribuerait.
D’autres effets secondaires, également difficiles à diagnostiquer et très mal documentés, concernent la toxicité neurologique des statines. Des données scientifiques solides et des témoignages multiples nous semblent très inquiétants.
Comme pour le cancer, les connaissances actuelles sur les effets des statines sur le déclin cognitif sont décrites et discutés dans le livre “cholestérol, mensonges et propagande”.

CONCLUSIONS

Les statines sont d’excellents médicaments pour diminuer le cholestérol. Les données scientifiques nous indiquent toutefois que diminuer le cholestérol ne sert à rien car il est dans la très grande majorité des cas totalement innocent de tous les vices qu’on lui attribue.
Un cholestérol élevé peut certes être révélateur d’un mode de vie délétère, mais le cholestérol est un témoin innocent.

Diminuer le cholestérol avec un médicament sans modifier le mode de vie ne réduit pas le risque d’infarctus et n’augmente pas l’espérance de vie.

Pire, les traitements anti-cholestérol, y compris les statines, ont des effets secondaires sévères et souvent torpides et un cholestérol bas est associé à une diminution de l’espérance de vie.

349 Replies to “STATINES ET CHOLESTEROL : ILLUSIONS SCIENTIFIQUES ET MEDICALES”

  1. Bonjour j ai 48 ans je me suis fait opere d une carotide bouchee 90 % depuis j ai perdu 10 kg j’ai arrete de fumer je cours 30 minutes 4 fois par semaine et je mange bq de salades legumes et de fruits
    Je suis sous anticoagulants et statines j ai arrete ces derniers myalgie et mal etre
    Mais mon ldl reste a 2 fois la normale et le cholesterol total est limite sup
    J ai de nombreux anteccedants familiaux
    Que faire merci
    Que

  2. @khalil A :  MERCI de vos encouragements et BRAVO pour vos décisions, vous avez tout compris !

  3. cher docteur,
    ((après une analyse du cholesterol en oct 2012 (ct=282, ldl=205,hdl=061)mon medecin me prescrit Crestor 20mg et aprés un debut de traitement de 10 jours j’ai commencé à avoir des douleurs au niveau des articulations de mes bras et lors d’une opération de cueillette des olives je fis une chute qui eut pour conséquences une luxation de l’épaule gauche avec un traumatisme au niveau du col de fémur.
    Alors sans en aviser mon medecin j’ai dcidé d’arrêter le crestor et apres 3 mois je m’aperçois que je developpe une hernie inguinale gauche cad du coté de la chute ? je m’en allai donc reconsulter mon med et lui fis part de mes mesaventures avec le crestor; il me presciva alors le Nocol 20mg et me conseilla vivement de poursuivre le traitement même au cours de l’operation de la hernie qui eut lieu le debut du mois d’avril dernier, j’ai suivi ses instructions mais en prenant juste la moitié du comprimé par jour soit 10mg, mais au bout de 2mois cad le 7 juin 2012 j’ai du aller voir un traumato car je ne pouvais plus soulever quoique ce soit avec mes bras à cause des douleurs au niveau des articulations entre les épaules et les avant-bras;celui-ci diagnostiqua une ostéoporose et des inflammations des tendons et me prescrivit des medicaments dont l’un a failli me tuer (calcidia).
    Le 10 juin, et aprés avoir réflechi sur ma situation: je suis âgé de 68 ans, grand marcheur (la chasse) je ne fume pas je ne bois pas et je fais des travaux de jardinage à grande echelle à la campagne avec des ECG presque normaux(HBAG), je décidai d’arrêter la prise de tous médicaments en attendant le RV avec le cardio qui était prévu pour le 5 juillet courant.
    En ce jour je lui fis part de ma décision en lui presentant une copie de votre article sur les mefaits de la statine en lui demandant de consulter votre blog et de se procurer vos deux livres . En ce moment je suis en train de récupérer mes forces et je voudrais tant remercier le BON DIEU qui m’a guidé sur la voie de la découverte de votre blog et aussi vous remercier beaucoup pour votre précieux travail ainsi que vos genereux conseils qui ont du sauver beaucoup de gens sains de l’emprise diabolique de l’industrie phamaceutique?
    merci encore et à bientot

  4. @Romain Kugener :  

    Voilà, Romain luxembourgeois de 62 ans, ça vous apprendra à lire LE FIGARO …
    Je ne crois pas qu’un quotidien national francophone (les autres ne sont pas innocents !) ait fait autant de publicité pour les statines que celui-là !
    Est-ce pure bêtise du (des) rédacteur(s) ?
    Ou bien est-ce "intéressé" ?
    Difficile question : pour répondre il faudrait une enquête policière pour identifier les conflits d’intérêt et éventuellement des échanges …
    Moi je m’en fous, je ne suis pas policier, ni croisé, ni combattant d’une cause perdue, ni "médiateux", je m’intéresse aux sciences médicales !
    Bon vent, matelot luxembourgeois, vous voilà libéré ! C’est bon ça, hein?

  5. Docteur, je viens de lire avec enthousiasme 3 de vos livres (prévenir l’infarctus/le cholestérol est innocent/mensonges et propagande sur le chol.)
    Dans une édition du FIGARO (juin 21 )je viens de lire un article sur les statines.
    Cette étude recommande une prise de ces médicaments dès l’adolescence.
    J’espère que certains d’entre vous vont réagir à ces mensonges….
    Merci
    Romain (Luxembourgeois de 62 ans en retraite)

  6. @peurdesAVC : 

    La toxicité musculaire peut être importante sans élévation de CPK, et c’est une question différente de celle du risque de rhabdomyolyse …
    Votre raisonnement concernant l’équivalence de risque entre tabac et cholestérol est "à oublier" très vite !

    Je ne puis que vous recommander de mes livres en urgence !

    Ce n’est pas de la promotion, c’est la seule possibilité que j’ai de vous aider !

    Bon courage

  7. @Missbeya :

    fénofibrate (ou Lipanthyl) : voyez mon commentaire du 4 Avril sur "les autres médicaments anti-cholestérol" !

    Et lisez bien svp ! Bon vent, matelot !

  8. Bonjour, et que pensez-vous des phénofibrates ? Merci d’avance

  9. je suis sous statines depuis 4 semaines

    j’ai souvent des courbatures après mes 2 séances hebdomadaires de gymnastique au bras et au mollets quand je fais du vélo ; cependant mon taux de CPK est normal: y a t il atteinte musculaire sans rhadomyolyse ? dois continuer le traitement car mon taux de choléstérol correspond à fumer un paquet de cigarettes par jour.

    merci

  10. @MC :

    C’est sûr qu’en prenant de l’âge, il n’y a pas grand chose qui s’améliore …
    Sauf une, mais seulement parfois : on deviendrait moins con, mais c’est Georges qui le disait et en chantant … pas très scientifique … et pas très audible pour les plus jeunes … mais faut bien se rassurer !

  11. @Yeam :

    A propos de l’huile de colza, je voulais dire que ce n’était pas une bonne idée d’en consommer sous forme de cuillère à soupe, ça doit accompagner un plat, la vinaigrette, quoi  !

    Bon vent, matelot !

  12. Bonjour Mr de Lorgeril,

    J’accompagne un ami chez son cardiologue.
    Mon ami ,3 semaines après le début de sa prise de statines , ètait tellement fatigué qu’il s’endormait dès qu’il s’arrêtait de bouger.
    C’est ainsi qu’il s’est endormi chez lui alors qu’il avait une casserole sur le feu. Je ne sais pas ce qui serait arrivé si une personne n’était pas intervenue, sentant l’odeur de brûlé… Risque d’incendie?
    Il a arrêté les statines , la fatigue a disparu ainsi que le risque d’accident domestique.
    Le cardiologue n’a pas estimé qu’une déclaration de pharmacovigilance était nécessaire.

    Ce cardiologue, qui a entendu parler de vos travaux, alors que je lui faisais part de mes doutes concernant l’utilité de faire baisser le taux de cholestérol, m’a incendié (je ne trouve pas de mot plus parlant) en me citant les cas d’ enfants atteints d’hypercholestérolémie familiale et des lésions de leurs artères.
    J’ai ensuite été comparée à une candidate aux élections qui vivrait dans une bulle d"après ce docteur.
    Il m’a aussi parlé des essais thérapeutiques démontrant l’effet bénéfique de la diminution du cholestérol , j’ai suggéré que l’interprétation des résultats de ces essais pouvaient être sujet à caution, là il fut vraiment interloqué puis j’ai appris que je le faisais beaucoup rire.
    La relation patient-médecin (bien que je ne sois pas sa patiente) est vraiment mise à mal dès que le patient sort du rôle qu’il est obligé d’adopter pour permettre au médecin d’exercer son art.

    Par contre, j’ai pu voir deux cardiologues ne pas s’insurger quand leur patiente leur a annoncé qu’elles arrêtaient les statines, alors qu’elles avaient beaucoup plus de "risques " d’avoir un accident cardiovasculaire que mon ami.

    On n’en est pas encore à pouvoir aborder avec certains médecins les bienfaits de la diète méditerranéenne et de l’exercice physique en place de la baisse du cholestérol !!!

    A propos de l’huile de colza , doit-on comprendre qu’il y a une dose maximale à ne pas dépasser, je n’ai pas compris votre réponse à la personne qui en consomme 2 cas/jour.

    Grand merci pour votre patience et votre constance dans votre entreprise.

  13. bonjour,

    les 1° symptômes avant que ma neuropathie axonale périphérique soit diagnostiquée étaient des douleurs derrière les mollets
    voir ici :
    https://michel.delorgeril.info/index

    mon généraliste m’a envoyé faire un doopler
    le médecin m’a dit vous avez 20% bouché au mollet gauche et 20% bouché au cou droit

    il m’a demandé ce que j’avais fait de mes 55 ans

    Beaucoup fumé pendant 35 ans mais arrêt depuis 2 ans

    Alors il m’a dit vu cela et votre age ce n’est pas affolant

    A votre age si on prend des gens dans la rue on trouvera chez tous quelques petites anomalies

    Vrai ou faux ?

  14. @Alain :  

    Cher Alain,
    J’ai beaucoup apprécié la lecture de votre témoignage. Très vivant, on s’y croirait !
    Merci beaucoup, au nom de tous les visiteurs de ce Blog !
    Je crains toutefois de vous décevoir un peu : je n’accorde aucune confiance au "Doppler des carotides"  comme examen prédictif ou "vitrine de vos artères" !
    Ce que ces marchands d’image (d’autres vendent des médicaments) font, c’est du business !
    Quand à l’huile de colza à la cuillère, même si vous avez apprécié le témoignage de Serge Renaud, je ne vous le recommande pas non plus !

    S’il-vous-plaît, faites ce qui est recommandé dans notre dernier livre "Prévenir l’infarctus" !

    Et bon vent, matelot !

  15. Docteur
    Votre site est indispensable.
    Je ne peux m’empêcher de vous relater cette récente anecdote personnelle, vraie au mot près: je suis diabétique hypertendu traité depuis 8 ans.
    J’ai 60 ans.
    Mon médecin que je respecte infiniment me dit que dans ce contexte, il faudrait quand même bien un jour, réduire mon cholesterol sanguin à 2,40 g par litre, beaucoup trop élevé dans ce contexte d’antécédents personnels, et que je risque des problèmes d’athérosclérose si ce n’est déjà pas le cas.
    Avant le traitement par statine, il m’envoie donc faire un Doppler des vaisseaux du cou.
    Je tombe sur un médecin qui d’emblée, me dit, goguenard : "Bon, bon ,bon, alors vous avez donc du diabète, de l’hypertension et… du surpoids…
    Et je suis sûr que vous ne faites aucune activité sportive ?
    Bon, installez vous.
    Et, se frottant les mains (de plaisir anticipé ?), voyons les "catastrophes" (il a prononcé ce mot devant moi) que nous allons trouver dans vos artères …
    Car, savez vous, cher monsieur, que l’état des artères carotides c’est la vitrine, le reflet de l’état de santé vasculaire d’une personne ?
    Pendant l’examen, d’un seul coup, il me dit :"Là, je ne comprends pas …"
    Il n’y a quasiment aucune plaque…
    Vous avez environ 5% de sténose! C’est sûrement d’origine génétique !"
    Je m’enhardis à lui dire : "je suis étonné car quand je vois les maladies cardiaques et métaboliques de ma mère, mon père et mon frère …",
    et d’ajouter : "Alors Docteur, je n’ai pas besoin de prendre des statines ?"
    et là, il s’écrie : "Mais alors vous n’avez donc rien compris !"
    et en me pointant de l’index sur la table d’examen : " Mais alors, vous ne voulez pas vivre vieux, vous ne voulez pas vivre vieux ?"
    J’ai répondu calmement : "Si,docteur, si bien sûr."
    Puis, il me dit : "Rhabillez vous, je vous rejoins pour signer le compte rendu".
    Bizarre, il m’avait accueilli avec un large sourire, mais à la sortie, ni au revoir ni sourire.
    Comme si je n’étais jamais venu !
    Mais qu’avais-je donc bien pu lui faire pour mériter cela ?
    Quelques jours plus tard, mon médecin traitant sagement me dit : "il n’y a donc pas urgence. Ce traitement attendra. Pour le moment ,voyons si on ne peut pas résoudre le problème du poids."
    Et de finir d’ajouter "pas de chance quand même, vous êtes tombé sur quelqu’un de sadique !"
    Pour finir, je réalise que sans un Doppler au préalable, si j’avais pris une statine, et qu’un an plus tard j’avais passé un doppler pour vérifier, j’imagine les conclusions réjouies…
    Au fait, savez vous, docteur, ce que j’avale tous les jours sans exception, depuis la sortie du livre du Docteur Serge Renaud en 2002 ?
    2 c.à s. d’huile de colza, achetée en … grandes surfaces ! et de temps à autre, de l’huile de noix.
    Aucune autre huile. J’avais découvert le docteur Renaud à la télévision, interrogé sur le régime crêtois (et ce fameux pourpier aussi que l’on trouve sur certains marchés …).

  16. Bonjour et merci, tardivement, pour votre réponse.

    Je sais bien que vous ne pouvez offrir de consultation via un site web…
    Pour information, les douleurs musculaires se sont beaucoup estompées avec le temps…
    Pour ce qui est de l’invraisemblable liste de médicaments de ma mère, pas moyen de m’y atteler…
    Un souci, petit ou gros = un médoc étant la logique dans laquelle ma mère s’est (a été ?) enfermée… Je n’ai aucune connaissance médicale mais le bon sens me laisse plus que perplexe devant l’imposante trousse de médicaments.
    Sans compter qu’il est parfois difficile de se rappeler si on a pris certain comprimé au petit déjeuner, à la collation… Oui, non ?
    Et pour les statines, si c’était si miraculeux (le médecin généraliste de mon mari a même dit que cela faisait diminuer les plaques d’athérome déjà formées !), comment cela se fait-il que mon père qui en a pris 10 ans a vu l’état de ses artères s’aggraver entre deux coronarographies, une coronaire bouchée à 50% devenant bouchée à 97% ?
    Comment les médecins devant ce constat ne peuvent-ils pas, au moins, émettre des réserves sur la dite potion magique ??? Pffffff…

    Cordialement,

    TelleChris

  17. @Lupin : 

    Effectivement, les statines augmentent le risque de dépression !
    Inutile de vous dire ce que je pense des dénommés "Rambo et Giral" !
    Question : pourquoi perdez-vous votre temps à lire de tels journaux ?
    Fait beau dehors !

  18. Ce jour 27 mars dans le figaro un article signé Anne Rambaud selon lequel les statines pourraient avoir un effet sur la dépression.
    Tempéré en conclusion par le docteur Philippe Giral de la pitié salpêtrière critiquant la méthode utilisée (Absence de tirage au sort du panel test)
    Tout-de-même le message est passé, ce médicament miraculeux est indispensable.
    Que faire pour contrer ces marchands de mort ?

  19. @Michel :

    Cher Michel,
    URGENT de lire (au moins) mon dernier livre ; vous trouverez réponses à vos questions !
    Car si vos médicaments sont inutiles, les arrêter ne vous protège pas pour autant de l’infarctus et de l’AVC, sauf des complications de ces médicaments … Bon courage !

  20. Bonjour Docteur de Lorgeril,

    J’ai 53 ans et je suis un traitement contre le cholestérol depuis plus de 30 ans. Je suis asiatique et mon taux de cholestérol très élevé aurait une origine héréditaire (hypercholestérolémie familiale).

    Tous les jours, je prends du Crestor 10 mg en combinaison avec Ezetrol 10 mg et j’ai eu un choc en découvrant hier que prendre des statines ne sert à rien et dangereux.

    J’ai donc décidé d’arrêter immédiatement ces médicaments en attendant d’y voir plus clair. J’arrête également toutes les analyses de sang à faire tous les 3 mois.

    – N’y a t-il pas de risques à arrêter brutalement un traitement sans prévenir mon médecin ?
    – Que me suggérez-vous de dire à mon médecin quand je retournerai le voir, avec votre livre, dans 3 mois ?

    Merci d’avance pour votre réponse.
    Cordialement.

  21. @mymyjoly : 

    Chère Mireille,
    Faut pas se décourager ! Votre cardiologue pense faire de son mieux !
    Il faut l’aider !
    Certains des médicaments sont probablement indispensables, je dis "probablement" car je n’ai pas votre dossier sous les yeux.
    Une certitude toutefois, le Tahor est inutile et toxique ! Vous devez retourner voir ce médecin (avec mon dernier livre) et lui dire que vous ne voulez pas du Tahor ni d’aucun médicament qui modifie le cholestérol … Et que votre décision est définitive !

    Par contre, pour le rassurer, il faut lui dire que vous avez aussi décidé de modifier votre mode de vie conformément aux conseils du Dr de Lorgeril (c’est dans mon dernier livre, urgent de le lire !) … Enfin, vous devez lui dire que vous ne souhaitez que des médicaments absolument indispensables, mais là il va falloir lui faire un peu confiance …
    Personnellement, je n’utilise pas l’Efient, et si je peux éviter l’aspirine (Kardegic) je l’élimine aussi. Mais là, seul votre médecin, en fonction de votre histoire et de votre dossier peut prendre la bonne décision !

    Bonne chance, Mireille ! Et courage, vous êtes presque tirée d’affaire puisque vous avez désormais la carte pour sortir du labyrinthe …

  22. 1er janvier 2012, à 65 ans : infarctus.
    Cholesterol normal.
    Depuis traitement Efient, Kerlone 20, Kardegic 15 et Tahor.
    Effets secondaires : plus du tout de punch, envie de m’assoupir constante, difficulté à inspirer, muscles cuisse et jambe qui "défaillent", toux sèche, cœur oppressé et petit moral !!
    Que faire quand c’est le cardiologue qui impose "l’arsenal" médical à l’origine de ces dérangements ? J’ai beau lire, m’informer, et me rebeller, je ne vois pas comment me prendre en main toute seule …

  23. Bonjour docteur,

    récemment (fin novembre) j’ai fait une prise de sang devant vérifier ma formule sanguine, mon cholestérol, triglycéride, formule minérale (magnésium), taux de fer et les enzymes hépatiques. la prise de sang classique en gros.

    Etant depuis 2001 sous contraceptif oral (risque d’hypercholesterolemie probable), arrêté en novembre dernier pour cause de ras le bol de prendre un cachet tous les matins avec le café.
    Aux résultats de la prise de sang, je me retrouve avec un taux de cholestérol à pres de 9 (désolée pour les unités de mesure et les différents types de cholestérol mais là n’est pas le souci). direct, le bon docteur qui me suit me prescrit un traitement anticholestérol (fractal 40). pris pendant une semaine et demie puis arret pour cause d’effet indésirable : raideur dans les membres inférieurs, douleurs au niveau du foie, crise d’angoisse, démangeaisons, manque d’appetit et état nauséeux. 3 semaines plus tard, quel bonheur de voir que j’avais pris une jolie couleur jaune en me regardant dans le miroir à la sortie de la douche. du coup je me retrouve à devoir faire une analyse des enzymes hépatiques, je ne peux manger correctement sinon j’ai mal et je consomme plus de camomille qu’une abeille.
    je n’ai que 30 ans, certes j’aime beaucoup le chocolat et ne rechigne pas à manger de bons fromages, beaucoup de café et du tabac (bien que décider à arrêter parce que ça devient gênant de fumer, non pas à cause de stigmatisation du fumeur mais parce que ça me fait mal). sauf que j’ai peur que ce traitement m’ait foutu mon foie en l’air alors que j’ai tant de belles années devant moi…
    Comment cela se fait il que les statines ne soient pas retirés du marché quand on sait les atteintes hépatiques qu’ils produisent?

  24. @TelleChris :

    CECI N’EST PAS UNE CONSULTATION ! Je ne peux m’empêcher quelques remarques devant une telle accumulation (apparemment) de fautes médicales …

    75 ans et en relative bonne santé apparemment !
    Hypothyroïdie !
    Peut-être sous-dosé en hormones thyroïdiennes ?
    Tahor !
    10 ans !
    Et enfin cortisone !

    C’est sûr que ses muscles ont "trinqué" [comme on dit dans les bistrots !]

    La belle médecine que voilà !

    Pas eu son Mediator ?

    Je n’ai pas de réponse précise à votre question, la pente risque d’être dure à remonter … Espérons qu’elle n’ait pas d’atteinte des nerfs …

    J’essaierai d’enlever tous les médicaments inutiles, j’augmenterai un peu les hormones thyroïdiennes (prudemment et progressivement) un peu de coenzyme Q10 [voir avec le pharmacien à condition que son QI dépasse un peu celui du médecin sus-cité], une rééducation avec renforcement musculaire (la marche ne suffira pas !), un régime plutôt riche en protéines (sur une base méditerranéenne), et quelques bonnes paroles … Bon vent !

  25. Bonjour.
    Ma mère, âgée de 75 ans, parmi de nombreux traitements (hypotenseurs, anticoagulants, levothyrox pour n’en citer que quelques-uns) prenait depuis 10 ans du Tahor pour un taux de cholestérol légèrement élevé.
    Cet automne, se sont développées des douleurs musculaires de plus en plus invalidantes (elle avait de la peine à sortir du lit, n’arrivait plus à passer la balai…).
    "Prenez du Doliprane", lui disaient les médecins, qui ne voyaient pas d’explications.
    Je lui ai fait lire la notice du Tahor, lui ai expliqué qu’elle devrait soulever la question avec son médecin. Il lui a demandé d’arrêter le traitement et de prendre un mois plus tard une autre statine. Qu’elle a décidé de ne pas prendre ayant lu sur la notice les mêmes effets secondaires.
    Pour calmer ses douleurs musculaires, le médecin lui a prescrit de la Cortisone pendant une dizaine de jours.
    Depuis l’arrêt de ce dernier traitement, les douleurs sont revenues, même si elles sont moins fortes et moins invalidantes que précédemment.
    Savez-vous combien de temps les effets négatifs des statines peuvent se faire sentir sur les muscles ?
    Y a-t-il récupération complète des muscles (ma mère se force à faire tous les jours le tour du pâté de maison à pied, elle a l’impression de ne plus avoir de muscles ?

    Avec tous mes remerciements.

    TelleChris

  26. @Zitol :

    Bravo ! Tout compris !
    Pour avoir une idée de l’arnaque, le "Dites à votre médecin …", c’est bien ; et pour vraiment se protéger "Prévenir l’infarctus …" c’est mieux !

    Et encore : bien vérifiez si cette thyroïde est bien "ré-équilibrée" car le sous-dosage thyroïdien augmente le cholestérol (ça on s’en fout) mais aussi affaiblit le coeur … façon de parler ! Bon vent, matelot, elle est belle la mer là-bas, mais y a pas de neige …

  27. Bonjour,
    je suis tombé par hasard sur votre site, lors de recherches sur le Inegy, qui vient d’être prescrit à ma compagne par notre généraliste, je voulais en savoir plus sur cette pilule, ayant de plus en plus de méfiance à gober n’importe quoi sans trop savoir ce qu’il y a derrière une prescription, et depuis 1 semaine, je suis proprement halluciné par ce que je peux lire sur les Statine, par vous ainsi que par quelques autres spécialistes indépendants.
    Je viens de commander votre livre "Dites à votre médecin…", premier pas vers un peu plus de connaissance de ce scandale.
    Donc pour revenir à ma compagne, elle à 46 ans, se porte comme un charme (mis à part une hypothyroïdie traitée et stabilisée depuis 20 ans), tension normale (12/7), pas de diabète, nous vivons au Portugal donc nourriture très orienté Méditerranée (poissons, huile d’olive, légume, poulet… très rarement de la charcuterie ou fromage, peu de viande rouge, très rarement des plats préparés, pas de friture…), elle n’est pas en surpoids (1.50/39Kg), mais a un taux de cholestérol élevé (total : 263 mg/dL – HDL : 39 mg/dL – LDL : 205 mg/dL), notre généraliste semblait plus qu’inquiet du LDL et prévoit une prescription au long/court avec ce cocktail de statine.
    Si je vous suis bien, on arrête l’Inegy et j’offre un exemplaire de votre livre à notre médecin, c’est bien ça l’histoire ?

    Merci du temps que vous consacrez à mieux nous transmettre les résultats de vos recherches.

    Cordialement
    Olivier

  28. @MC :

    La chroniqueuse du Point est une idéologue confirmée qui, à ma connaissance, n’a jamais déclaré ses conflits d’intérêt …
    Elle vaut bien celles du Figaro !
    C’est pour rire !

  29. Vu dans Challenges de cette semaine un article sur le lipitor de Pfizer qui tombe dans le domaine public après avoir généré 131 milliards de dollars de business.
    Soucieux de préserver cette rente, le laboratoire se lance dans un marketing effréné (Lipitor for you) et aussi dans un combat pour la délivrance de ce poison sans ordonnance.
    A quand l’introduction des statines dans la margarine ?

  30. Vu le 25 novembre 2011 dans un grand quotidien de l’économie un article intitulé : "Les labos des temps modernes" évoquant la tombée de l’atorvastatine dans le domaine public et auquel j’ai répondu de la manière suivante :
    "La seule chose qui importe aux labos, c’est leur rentabilité. Peut leur importe que leurs produits soient aussi inutiles que dangereux, ainsi en est-il des statines, dont le rôle préventif n’est attesté que par des études entièrement financées par leurs promoteurs. Leurs effets secondaires, eux sont en revanche bien plus nocifs et prouvés en matière musculaire, neurologique….pour ne citer que les plus sympathiques. La communauté scientifique s’honorerait à ajouter ce poison à la longue liste des médicaments interdits (Viox, celebrex, acomplia…) pour avoir provoqué plus de décès que guérit leurs malheureux consommateurs".

    A lire pour réactions complémentaires.

  31. Du nouveau sur le front du cholestérol: d’après une étude décrite dans l’édition 10 (octobre 2011) du volume 59 du Journal of American Geriatrics Society, le cholestérol aurait dans certains cas des effets bénéfiques:
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30e
    Combien d’années les vendeurs de statines vont-ils encore nous raconter des bobards ?

  32. @MSTP :

    Merci de l’info, Capitaine !
    Personnellement, le calcium dans les coronaires me laisse assez indifférent, ce qui n’est évidemment pas le cas des marchands de machines à faire des images …
    Bonne route !

  33. J’ai lu vos deux livres, et dans l’un d’eux, vous émettiez un doute sur les effets possiblement bénéfiques des statines sur l’endothélium.

    Or, ce matin dans le bulletin électronique de PHARMACORAMA.COM, on citait les résultats d’une recherche dans la revue INTERNATIONAL JOURNAL OF CARDIOLOGY et on y révélait que les statines n’avaient aucun effet bénéfique sur l’endothélium et que l’artériosclérose était due à d’autres facteurs.

    Je cite : Une publication parue dans l’International Journal of Cardiology du 15 juillet 2011 conclut que ni la concentration de cholestérol dans le sang, ni son abaissement par traitement hypolipémiant par statine ou fibrate, ne change la progression des calcifications coronaires. La calcification évoluerait indépendamment du cholestérol.

    Les auteurs soulignent la complexité des choses : divers types de calcifications coronaires existent et elles n’ont sans doute pas la même nocivité, par ailleurs la calcification se ferait essentiellement par des mécanismes actifs et non passifs (dépôt).

    Il n’y a pas de médicaments s’opposant spécifiquement à la calcification des vaisseaux. Des essais de chélateurs ont été faits dans le passé mais ont été abandonnés.

    Voilà un autre résultat d’analyse scientifique qui vous donne raison et qui apporte un fondement supplémentaire à votre démonstration sur les statines.

  34. @khurnous :

    Vous posez deux questions, que je recopie :

    "1°N’avait-il pas été question aux USA dans les années 1950/1960 d’introduire les statines dans la chaine de production alimentaire ? "
    Réponse : non, ces médicaments n’avaient pas encore été découverts à ces dates !
    "2°Que faut-il penser des fibrates ?"
    Réponse
    : Ces médicaments ont été commercialisés pendant des dizaines d’années sans qu’aucune étude scientifique n’ait jamais montré leur utilité pour la prévention de l’infarctus.
    C’étaient des Médiator*, pour faire simple !
    Quand des essais cliniques ont été conduits sérieusement, ils ont été totalement négatifs !
    Ces produits, en toute logique, devraient donc être retirés du marché, sans scrupule ni hésitation … pour le plus grand bien des patients traités et des comptes de l’Assurance-Maladie …
    Amen

  35. Bonjour Monsieur,

    Merci pour vos articles et votre site.

    Je tiens à apporter mon modeste témoignage et réflexions :

    Je suis sous ezetrol + lypanthil (avec un très ancien et gravissime syndrome néphrotique) car j’ai un cholestérol un peu élevé (comme tout les membres de ma famille).

    Depuis que je prends ces produits (plusieurs années), j’ai des vagues de crampes des pieds aux genoux durant la nuit ainsi qu’une sensation de fatigue musculaire permanente.

    Hors curieusement je suis resté 3 semaines en vacances (cet été) sans ces produits (mémoire de poisson rouge !) et j’ai vu ces crampes disparaitre totalement. Je nageais 2 à 3 heures par jour en pleine mer, et j’avais bannis toute charcuterie et viande rouge.

    J’ai déjà abordé l’abandon de ces produits (la baisse étant non significative pour un inconfort maximal) et mon médecin m’a quasiment "engueulé".
    Donc j’ai continué.
    D’ici 1 semaine je vais avoir une visite de contrôle dans un très grand hôpital parisien et je vais ré-abordé
    le sujet.

    Deux questions pour finir :

    1°N’avait-il pas été question aux USA dans les années 1950/1960 d’introduire les statines dans la chaine de production alimentaire ?

    2°Que faut-il penser des fibrates ?

  36. @sylvainS :

    Cher Sylvain,
    Vous posez beaucoup de questions et il faudrait beaucoup de lignes (et de temps) pour vous répondre et vous satisfaire.
    Désolé, mais un Blog n’est pas une consultation.
    Toutefois, vous trouverez des réponses dans mes livres …
    Un seul point important : contrairement aux affirmations des faux experts et faux prophètes, aucun essai clinique n’a jamais montré que les statines protégeaient les diabétiques.
    Ceux qui le disent ne comprennent pas la recherche clinique ou bien ont été payés pour faire croire à ces mensonges !
    Bon vent, matelot, vous allez vous libérer et revivre …
    Courage !

  37. Bonjour,
    J’arrive ici grâce à une émission radio ou télé qui citait Marc Girard qui vous cite .
    Je prends des statines depuis 16 ans (>1993) et c’est le pravadual 40/81 depuis 5 ans au moins, c’est que j’ai un diabète de type 1 avec Hba1c à 7.7%. le cholestérol total est à 1.90 avec le bon à 1.05.
    Mes toubibs disent que le bénéfice est supérieur aux risques.
    J’ai des crampes et des atteintes tendinopathiques et pas trop la "pêche".
    Dois-je abandonner ce médoc ? Faut-il réduire avant de cesser ?
    merci

  38. @Laurent :

    C’est la dernière fois que je réponds à mes détracteurs proches de vous …
    J’ai assez d’ennemis du fait de dire des évidences pour ne plus perdre de temps à ça …
    Bonjour à vos amis !

  39. Bonsoir,

    Merci.

    Je suis très heureux (c’est donc très bon pour mon coeur) de pouvoir vous amuser mais je souhaite simplement pouvoir répondre avec des arguments solides à vos détracteurs proche de moi…

    Prenez tout cela comme une véritable marque d’intérêt.

    Pour les impôts, ça ne m’intéresse absolument pas !

    Bonne soirée.
    Sherlock H.

  40. @Laurent :

    Vous trouverez ce qui peut vous intéresser dans chacune de mes publications internationales.
    De façon adaptée au sujet traité !
    Généralement, je n’ai pas de conflit d’intérêt en relation avec mes recherches ou mes prises de position.
    J’espère beaucoup en avoir dans un proche avenir du fait de nos découvertes récentes (voir ma bibliographie).
    Finalement, ne me pavanant dans aucun Comité spécialisé, je n’ai jusqu’à présent jamais eu l’obligation de déclarer mes conflits d’intérêt anciens à une quelconque Institution qui aurait pu en avoir besoin.
    Continuez votre enquête, Sherlock, vous m’amusez !
    Vous pouvez aussi consulter mon inspecteur des impôts …

  41. Merci.

    Où peut-on consulter vos conflits d’intérêts y compris dans l’agro-alimentaire ?

    Merci encore par avance.
    Laurent.

  42. @Laurent :

    Mon cher Laurent,
    Vous n’avez aucune chance de faire changer d’avis un prescripteur de statine ou de Médiator (ce sont les mêmes : même inculture profonde, même ignorance de la démarche scientifique, même arrogance imperturbable, même mépris de l’éthique la plus élémentaire …)
    C’est pourquoi, après de nombreuses et vaines tentatives, j’ai décidé de m’adresser directement aux patients et victimes !
    D’où le titre de mon premier livre sur le cholestérol : "Dites à votre médecin que …"
    Ces médecins sont incapables de servir de médiateurs entre les patients et les scientifiques qui sont eux-mêmes, d’ailleurs, de plus en plus corrompus, hélas !
    Car les industriels ont compris qu’il fallait aussi "acheter" ceux-là.
    Il suffit de passer un court moment dans un meeting de biologistes ou physiologistes pour comprendre à quel point ceux-là aussi sont demandeurs …
    Mais ne sont-ils pas finalement tous à l’image de la Société contemporaine ?
    Pas de quoi s’étonner ou s’offusquer : dans une société en pleine déréliction, les individus ne sont pas différents de l’essaim. Ouvrons les yeux !

  43. @de Lorgeril Michel :

    Mieux vous situer me permettrait de mieux faire valoir vos constatations auprès de mon interlocuteur, voire mes interlocuteurs.

    Je suis traité aux statines depuis 1996, après un infarctus, et averti de vos travaux je cherche simplement à mieux me soigner !
    Ma démarche et mes questions sont celles d’un patient, simplement, inquiet.

    Merci encore !

  44. @Laurent :

    Ma réponse précédente suffira !
    Pas de temps à perdre avec des cardiologues aussi arrogants, et irrécupérables, bien que souvent assez jeunes …

  45. Merci pour votre réponse mais je n’ai jamais pu prendre connaissance de votre réponse au sujet du Conseil de l’Ordre car le lien ne fonctionnait pas et se soldait par une erreur systématique. Sans vous importuner pouvez vous me rendre votre réponse à ce sujet ?

    Merci beaucoup par avance de votre obligeance.

    Laurent

  46. @Laurent :

    Cher ami,
    Je vous ai déjà répondu à propos de mon inscription au Conseil de l’Ordre; et je ne souhaite pas perdre plus de temps avec "l’un de vos cardiologues" qui visiblement n’a pas l’intention (de la hauteur où il situe son grand savoir, directement inspiré des rapports de l’industrie) de réfléchir ; ou simplement de lire autre chose que de la propagande !
    Chacun  a ses sources comme disent les services secrets !
    Il a aussi probablement tiré son grand savoir à propos du Médiator des rapports de l’industriel concerné ! Pas de problème : 2 + 2 = 4 !
    Pas besoin de "comploter" pour faire des additions !
    Je répète concernant ma "carrière" de cardiologue (que personne ne me conteste d’ailleurs) : après de longues années passées hors de France à pratiquer la cardiologie, je ne suis pas revenu en France pour faire de la cardiologie clinique (métier très honorable d’ailleurs, mais dont j’ai fait le tour intellectuellement pour rester simple), mais pour faire de la recherche exclusivement !
    Nul besoin de côtoyer votre brillant cardiologue pour ce faire !
    Si je devais à nouveau faire de la médecine quotidienne, ce serait de la médecine générale, pour de nombreuses raisons que vous comprendrez en lisant mon prochain livre sur le rôle du mode de vie sur les maladies cardiovasculaires !
    Bonne lecture !

  47. Bonjour Docteur de Lorgeril,
    Je vous avez déjà posé la question mais le lien vers votre réponse n’a jamais fonctionné.
    Ma question était pourquoi n’êtes vous pas inscrit en tant que cardiologue sur le site de l’Ordre de Médecins ?
    Je vous livre en copie un réponse (anonymisée) de l’un de mes cardiologues alors que je tente de communiquer avec lui sur vos constatations sur les statines.
    Merci par avance.
    Citation :
    “Je n’avais jamais entendu parler de ce “médecin”, mais c’est sans doute parce que le lobby de l’industrie pharmaceutique l’empêche de s’exprimer… Je crois comprendre que ce “cardiologue réputé” surfe sur une théorie du complot ; l’industrie gagnant beaucoup d’argent avec les statines a évidemment les moyens de fausser toutes les données scientifiques, d’acheter le jury du Nobel, et même de nous faire croire que 2 et 2 font 4 !
    Bien sûr, seul le Dr de Lorgeril est désintéressé : je suis sûr qu’il cède tous ses droits d’auteur à des œuvres humanitaires…
    Bref,… continuez à prendre vos médicaments !!!
    A bientôt,
    Dr masqué
    PS : petit détail : une recherche rapide sur le site web du conseil de l’ordre m’apprend qu’il n’est pas cardiologue, mais généraliste (ce qui d’ailleurs ne l’autorise pas plus à écrire n’importe quoi !)

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