Les sciences médicales en France… J’ai honte !

La crise du COVID 19 (dont certains vont jusqu’à nier l’existence ou la sévérité…) a révélé ce que les politiciens et administrateurs responsables appellent eux-mêmes, et toute honte bue, l’impréparation du système de Santé français.

La formule est jolie et ferait croire que c’est seulement face à ce virus que ce système de santé serait mal préparé.

En fait, pour les professionnels indépendants (qui ne sont pas des sangsues du système de santé et des caisses de remboursement), et malgré quelques belles prestations, il s’avère que le virus n’est que le révélateur d’un système en ruine.

Certains pourraient croire que cette défaillance systémique serait le résultat du manque de moyens matériels et financiers ou encore d’une coupable desorganisation.

Et les mêmes plaident pour plus de moyens et une meilleure organisation, évidemment.

Ceux-là sont généralement bien informés car ils sont aux commandes du système depuis longtemps ; ou ils ont été aux commandes du système et rêvent d’y revenir…

C’est humain. Tous les grands fonctionnaires de l’état et tous les académiciens et universitaires se pensent meilleurs que ceux qui sont en responsabilité à un moment donné…

Hélas, si ce diagnostic était le bon, le traitement à appliquer serait évident et immédiat.

Pour qui connaît un peu l’Histoire de nos sociétés, les mêmes causes ont généralement les mêmes effets ; et il est douteux que ceux qui sont aux commandes aujourd’hui (et qui l’étaient hier) puissent appliquer un bon traitement quand ils ont été incapables d’assurer un diagnostic et un pronostic au moment où la crise survient.

Ce qui conduit à une autre façon de voir les choses : le système de santé est en ruine du fait d’une défaillance intellectuelle et culturelle des élites du pays.
Ces élites (autoproclamées “élites“) ne comprennent pas le monde dans lequel elles vivent !

Mais, me dira-t-on, qui êtes-vous pour prétendre ainsi détenir la Vérité qui échappe aux autres ?

C’est une bonne question ; et certes chacun d’entre nous, à son poste, a une vision étroite des réalités.

Parfois, une lucarne s’ouvre et tout-à-coup nous voyons à la fois le ciel et la terre et les réalités s’imposent ! C’est un peu littéraire mais j’insiste : la crise du COVID 19 nous offre un nouveau panorama et une nouvelle façon de voir et d’examiner comment le petit monde des sciences médicales s’est exposé et comporté pendant cette crise.

La bataille n’est pas finie, Waterloo n’est pas encore une “morne plaine”, mais le spectacle qui nous a été donné jusqu’à maintenant est calamiteux.

Pour parler vrai, comme professionnel des sciences médicales depuis plusieurs décennies, j’ai honte ! Tellement honte !

Ce que les universitaires, académiciens et chercheurs ont montré pendant ces semaines me fait tellement honte !

De Marseille à Paris, en passant par Lyon et Bordeaux, et au-delà des frontières, les experts de l’OMS à Genève et New-York ou de la Communauté Européenne à Bruxelles, le spectacle donné à voir est simplement pitoyable…

Ayant été pris à parti à maintes reprises par ces mêmes élites (jusqu’aux Chambres Disciplinaires du Conseil de l’Ordre des médecins), je savais ce qu’elles étaient et j’avais certes peu d’illusions.

Mais, naïveté de vieil adolescent, je pensais que face à un grand danger (ou face à un défi scientifique passionnant), ces élites sauraient redresser la tête et réveiller leurs neurones ou au moins cesser de faire la courte-échelle à des industriels revendicatifs…

Les derniers rebondissements des recherches menées pour identifier un traitement ou élaborer un vaccin contre le COVI 19 me laissent sans voix ! Les révélations concernant les différents protocoles en cours (Discovery, Recovery et une multitude d’autres protocoles concernant des traitements variés) ne peuvent que susciter la honte !

Comment peut-on oser sans rougir afficher de telles incapacités, de telles incompétences, une telle acculturation des bases de la médecine scientifique ?

Je le savais mais, face à l’urgence d’analyser et réfléchir, j’avais un peu oublié que ceux qui font aujourd’hui la médecine scientifique dans les catégories “maladies infectieuses”, “virologie”, “épidémiologie des maladie virales respiratoires” ou encore “médecine des vaccins” se sont depuis longtemps affranchis des règles fondamentales de la médecine scientifique.

D’autres simplement ignorent ces règles mais sont “aux manettes” et doivent, pour au moins faire semblant de remplir leur contrat, faire appel à des sociétés privées (généralement aux ordres de l’industrie du médicament) pour élaborer des protocoles et mettre en place les études; ou faire semblant.

Le défaut ici c’est que ces sociétés privées sont très gourmandes et que l’essai clinique présenté initialement comme “compassionnel” devient une affaire très juteuse

J’ai tellement honte !

De quel droit font-ils n’importe quoi ? De quel droit s’estiment-ils au-dessus de l’éthique scientifique et médicale qui est supposée régenter nos activités de recherche ?

Pourquoi dans ces mondes-là (en particulier la médecine des vaccins), on ne respecte pas les règles basiques élaborées depuis plusieurs décennies ?

La faillite de la médecine scientifique au cours de cette crise est sans doute un autre révélateur, encore plus cruel, de la crise sociétale que l’impréparation du système de santé laissait entrevoir !

C’est grave, docteur ?

Hélas !