Short English version of [ET LE "BON" CHOLESTEROL SOMBRA ...]

Traduction assurée par un de mes aimables visiteurs, mais aussi vérifiée « by myself » …


What is wrong with ARBITER-6 HALTS?

The first essential rule in medicine clinical tests – besides lot drawing (or randomisation) – is that they must be led double blind, i.e. neither the investigators nor the patients know who takes the medicine and who is present as a witness (and takes the placebo).

This is not the case for ARBITER-6 HALTS and there’s no excuse for not doing it.

The second essential rule is to respect the terms of the procedure carefully: sample size and test duration.
If this is not done, we do not respect the principle of a priori assumption and all sorts of false ways are therefore possible.
The investigators of ARBITER-6 HALTS interrupted their test sharply with no particular reason.

They cut its head off.

These two violations of the clinical tests principles make the ARBITER-6 HALTS trial totally open to many bias.
Although the authors report a decrease of LDL (« bad » cholesterol) and an important increase of HDL (« good » cholesterol) due to the tested medicine (nicotinic acid), these results cannot be recognized as being protective for the heart unless playing dumb!
It seems important to specify that the technique used (measuring the thickness of the inner surface of the carotid artery through ultrasound) to estimate the artery disease that was supposed to be stopped in this test was severely criticized in recent surveys (particularly the ENHANCE test I described in a previous note) and a lot of experts had sworn they would never trust this technique to test a medicine.

8 réflexions au sujet de « Short English version of [ET LE "BON" CHOLESTEROL SOMBRA ...] »

  1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    @corc7 :Merci d’être plus précis afin que tout le monde puisse comprendre.
    Amicalement

  2. corc7

    Bonjour Docteur,
    @de Lorgeril Michel :
    Je cite : " L’athérosclérose est presque toujours à l’origine des accidents vasculaires les plus graves, tels que l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral. La maladie est déclenchée par l’entrée de mauvais cholestérol dans la paroi des vaisseaux. Le système immunitaire tente alors de nettoyer cette paroi, ce qui induit une réaction inflammatoire à l’origine de la formation des plaques d’athérome. Les plaques peuvent se rompre à tout moment, provoquant l’obstruction d’une artère coronaire ou d’un vaisseau cérébral. Avec le soutien de la Fondation pour la Recherche Médicale, l’équipe de Ziad MALLAT mène depuis plusieurs années des recherches sur les mécanismes de formation des plaques d’athérome. Les chercheurs ont ainsi découvert que la sur-expression d’une enzyme sécrétée par l’organisme, la PLA2s (la phospholipase A2 sécrétée) augmente le risque de développer une maladie cardio-vasculaire. De quoi permettre dorénavant de mieux prédire les risques d’accidents vasculaires."
    Le dr. Ziad Mallat, Directeur de recherche à l’INSERM et professeur à l’Université de Cambridge explique la découverte de la PLA2s et donne l’espoir d’un vaccin dans quelques années.
    Ensuite il faut écouter l’entretien.
    Bien cordialement

  3. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    @corc7 :  Cher corc7, Merci de votre information. 
    Mais je ne comprends pas votre question (s’il y en a une) ou votre remarque, ni pourquoi vous parlez d’un entretien avec Ziad Mallat.
    Si vous souhaitez un commentaire à propos de la vaccination anti-infarctus, je suis sûr que vous devinez mon point de vue la-dessus …
    Ces types sont fous !
    Un copain de Ziad, un certain Tedgui, faisait le beau récemment à propos d’un vaccin anticholestérol …
    Les apprenti-sorciers se déplacent en meute, paraît-il …  Pauvre de nous !
    Ceci dit, je vous rassure, personne n’écoute ces braves types qui depuis trois décennies monopolisent pourtant les subsides de l’INSERM (destinées à la recherche cardiovasculaire) sans avoir jamais rien fait qui puisse servir à quelque chose en médecine. Les hautes autorités des bords de Seine qui sont si généreuses et si peu critiques (on est entre amis) vous diront que ce sont les meilleurs qu’ils aient !
    Une bonne façon de vérifier cette médiocrité (c’est un truc entre scientifiques, ne le dites à personne) est d’aller voir sur Google Scholar quels sont les articles qui sont cités (par d’autres équipes) à leurs propos : pas ou peu de cardiovasculaire et un ratio (rapporté à l’argent investi) de citations plutôt faible à mon avis quoique très supérieur à la moyenne nationale … ça donne une idée du reste et …  explique (en partie) la tragédie du Mediator* !
    Facile à comprendre ! Pauvre France !
    Si vous voulez en plus quelques commentaires sur la PLA2, dites-le moi, c’est un sujet intéressant et qui en dit long sur ce qui précède !
    Amicalement

  4. corc7

    @de Lorgeril Michel :
    Cher Docteur,
    C’est exactement ce que je pressentais. Vos commentaires sur la PLA2 seront certainement très intéressants.
    Je viens de découvrir qu’il y a derrière cette "théorie" une "start up". Pompe à finances certainement.
    Bien amicalement

  5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    @corc7 :OK, on fait un marché, vous nous parlez, même à demi-mot, de la start-up et moi je vous fais un paragraphe sur la Phospholipase A2.
    Faut rire un peu ! Et s’indigner noblement, comme dit le sympathique vieillard !
    Amicalement

  6. corc7

    @de Lorgeril Michel :
    C’est ici :
    http://www.parisdeveloppement.com/l…

    Aterovax, une start-up contre l’athérosclérose!

    Le premier projet vise à développer un test de dosage d’un biomarqueur de prédiction du risque de rupture de la plaque d’athérome ; le second, de plus long terme, tentera de mettre au point un traitement immunothérapeutique capable de prévenir ou de stopper la formation des plaques d’athérosclérose.

    « La stratégie de l’entreprise a été pensée pour que les revenus de sortie du premier projet permettent d’autofinancer partiellement le second », explique Mme Dominique Surun, directrice générale d’Aterovax, un médecin ayant un long parcours dans l’industrie pharmaceutique (Rhône-Poulenc Rorer, 3M Pharmaceuticals, Johnson & Johnson, etc.). Pour compléter cette part autofinancée, Dominique Surun compte nouer des partenariats industriels. « Nous pensons que des industriels seront intéressés par le caractère extrêmement innovant, voire révolutionnaire, de notre projet d’immunothérapie, d’autant que nous aurons démontré la crédibilité d’Aterovax avec le projet biomarqueur, précise-t-elle. Différentes études et plusieurs contacts montrent en effet que les pharmas veulent investir désormais de plus en plus tôt, en fin de phase de preuve de concept ou en préclinique, et non plus en phases cliniques. Avec la fin des brevets sur les blockbusters, les industriels raisonnent maintenant pour retrouver une capacité d’innovation, et ils la cherchent dans les biotechs. »

    "

    Savoureux, non?
    Je croyais naïvement que la recherche consistait d’abord à faire l’état de l’art et de la science pour ensuite explorer une piste. Dans votre domaine, à part vous et quelques autres sans doute, tout le monde s’ignore volontairement ou non. On trouve sans chercher en quelque sorte. Vos travaux ne sont jamais évoqués, donc jamais contestés scientifiquement. Auriez-vous raison?
    Amicalement

  7. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

    @corc7 :

    Merci beaucoup pour les infos. Vraiment très intéressantes, et terribles !
    Où va t-on ?
    La question principale, à mon avis, c’est comment des gens sérieux (je veux parler d’investisseurs, financiers, banquiers) peuvent prendre ce genre de choses au sérieux …
    Mais c’est une très mauvaise façon de questionner l’époque !
    La bonne question est : comment vont-ils faire pour leur faire gober (à eux et à pleins d’autres) un tel truc ?
    C’est ici que les sciences médicales partent à la dérive.
    On ne fait plus de la recherche pour découvrir, mais pour justifier un business profitable.
    Ces gens-la sont las de faire des "découvertes" sans intérêt, alors ils vont construire une belle histoire.
    C’est le processus du "storytelling désormais bien décrit par les sociologues (ex Salmon).
    Ne vous inquiétez pas, comme avec les statines ou le Mediator*, ils vont donc nous en faire pleins des études bidons …
    Ensuite, ils réuniront des Comités (c’est une spécialité de l’INSERM et de l’AFSSAPS) qui (collégialement) valideront tout ça et ceux qui ne seront pas d’accord seront des idiots marginaux … jusqu’au jour où le pétard explose (Mediator*) … Et chacun de s’étonner …
    Bon appétit

    NB Il me reste à vous parler de la phospholipase, mais j’ai pas le temps maintenant …  Promis bientôt !


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