Pourquoi la rougeole fait la « une » de l’actualité ?

 

On meurt en France 500 fois plus de la tuberculose et cent mille fois plus du cancer ou de maladie cardiovasculaire que de la rougeole.

La rougeole est donc une maladie relativement bénigne d’un point de vue sociétal ou de santé publique, c’est-à-dire par rapport à d’autres pathologies.

Pas d’autre urgence ou priorité vraiment que la rougeole ?

Pourtant, pas un jour sans une nouvelle alarmante avec des « une » et des images qui frisent la tragicomédie. Exemple récent ci-dessous.

Le 15 Février 2018.

20180227_A

Heureusement, personne n’a bougé une oreille.

Cet appel du 15 février ne fut donc pas celui du18 Juin depuis Londres.

Ce coupable manque de réactivité de la population est une information majeure : les français n’entendent pas ce que les experts et Ministres leur hurlent dans les oreilles !

Urgent de les appareiller !

Pourtant ici et là dans les médias des images (ci-dessous) supposées les faire réagir…

20180227_B

Les français ne voient pas non plus. Urgent de changer leurs lunettes !

Cette indifférence est troublante et s’oppose à la frénésie médiatique et institutionnelle à propos de la rougeole.

Pourquoi un tel contraste ?

Réponse : dans la Société Spectaculaire et Marchande, la frénésie spectaculaire est toujours une diversion ; qui veut afficher le contraire de ce que la réalité montre.

En parlant beaucoup et bruyamment de la rougeole, on veut cacher (étouffer) ce que la rougeole nous dit effrontément. Car la rougeole a quelque chose à nous dire en 2018.

Taisons-nous et écoutons la rougeole !

Ce bébé rougeoleux sur la photo (ci-dessus) est une complication de la vaccination anti-rougeoleuse. Avant la vaccination massive, les bébés étaient protégés par l’immunité transmise par leurs mamans. La médecine moderne a créé une maladie qui n’existait pas.

Merci de ne pas ébruiter cette sorte d’évidence.

Ainsi s’explique la cacophonie actuelle. Elle sert à masquer la réalité.

De la même façon, les rougeoles adultes étaient rarissimes. Ce sont devenues des complications de la vaccination car, chez l’adulte fragile, l’immunodéficience induite par le virus de la rougeole peut créer des complications, notamment bronchopulmonaires, nécessitant parfois les soins intensifs. Je répète : ce sont des conséquences de la vaccination, et pas l’inverse!

Les institutions nationales et internationales disent aujourd’hui que c’est le défaut (ou l’insuffisance) de vaccination qui est le problème. C’est l’exact opposé.

La stratégie vaccinale contre la rougeole proposée, notamment par l’OMS, il y a 30 ans aurait (peut-être, pas sûr) pu être utile si les vaccins eux-mêmes avaient été efficaces. Ainsi les mamans vaccinées protègeraient leurs bébés et les adultes vaccinés seraient immunisés à vie.

Ce n’est pas le cas, les vaccins actuels (on les appelle des ROR) ne sont pas (ou pas assez) efficaces. Les flambées de rougeole, ici et ailleurs, disent l’échec des politique vaccinales. Des populations vaccinées à 99% ne sont pas épargnées. Des personnes travaillant en milieu hospitalier et qui ont reçu les deux doses standards du vaccin font des rougeoles cliniques et sont contagieuses ; mettant en danger ceux qui ne sont pas encore immunisés (bébé de moins de 12 mois par exemple), ceux qui ont perdu leur immunité vaccinale (adultes, séniors et parfois adolescents) et ceux dont le système immunitaire ne répond pas (immunodéficients sévères ou modérés).

Non seulement les vaccins ROR sont peu (ou pas assez) efficaces contre la rougeole clinique mais ils sont potentiellement toxiques ; quoique tout soit fait pour minimiser ou dissimuler les faits : innocuité parfaite, dit-on.

Pourtant, les alertes se multiplient dans tous les pays et il devient de plus en plus difficile de faire croire que ces lanceurs d’alerte sont tous des obscurantistes ou des complotistes.

Ces évidences sont perçues (quoique souvent mal comprises) par des proportions de plus en plus larges de la population. Les autorités soupçonnent qu’on ne les croit plus et s’affolent.

D’où l’urgence du brouhaha médiatique, d’une part, et de nouvelles règlementations et Lois obligationnistes, d’autre part.

Pourquoi des discussions sérieuses et sereines pour trouver une solution sont aujourd’hui impossibles ?

Parce que la triplette responsable de cet état de fait [(1) industrie du vaccin ; (2) institutions nationales (corporations médicales) et internationales (OMS); (3) les gouvernements] ne peut pas reculer et admettre ces erreurs ; ou encore renoncer aux perspectives (industrielles, commerciales et politiques) qu’offrent les stratégies vaccinalistes maximalistes.

En plus, leur vision de la médecine et du monde s’oppose frontalement aux tenants d’une nouvelle société écologique (au sens large) et aux nouvelles médecines basées (au sens large) sur le « moins on en fait et mieux c’est » quand c’est possible…

Pour la triplette qui détient aujourd’hui tous les pouvoirs, la seule solution est la fuite en avant : c’est-à-dire vacciner plus !

Avec cette prétention et illusion qu’en vaccinant plus, on parviendra à éradiquer les virus, l’éradication étant devenue la seule façon de protéger.

Aux USA et au Canada, pays qui prétendent avoir éradiquer la rougeole depuis 20 ans, les flambées sont fréquentes, y compris dans des communautés vaccinées, et les autorités désemparées, plutôt que d’admettre leur échec, accusent un ennemi extérieur…

Dans les temps très anciens où la Société Spectaculaire et Marchande était encore peu développée, on avait su admettre les erreurs commises avec la vaccination et changer de stratégie pour vaincre la variole, une maladie autrement plus menaçante que la rougeole.

Qui va réussir à faire bouger la triplette ?

Quand va-t-on réfléchir et chercher une vraie solution ?

412 réflexions au sujet de « Pourquoi la rougeole fait la « une » de l’actualité ? »

  1. Jean-Marc REHBY

    Ouaip !!
    Nous avons exactement la situation prédite par certains infectiologues dont mon prof à Lille ( le Pr FOURRIER) et même l’OMS qui disaient à la fin des années 60 début 70 qu’il ne fallait pratiquer une vaccination de masse contre la rougeole car on transformerait une maladie bénigne de la petite ‘enfance en maladie potentiellement grave des nourrissons adolescents et adultes jeunes.
    On y est !!! YOUPI !!

  2. Jabeau

    Bonjour,
    Je propose pour faire bouger les décideurs, de leur montrer que le taux de létalité de la rougeole a augmenté depuis la généralisation du vaccin. Il y a en effet 20 fois moins de décès par rougeole mais comme il y a 1000 fois moins de rougeole, le nombre de décès pour 100 cas de rougeole a augmenté.

      1. hutin marie noelle
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Ce bébé rougeoleux ,ce fut le mien il y a 32 ans , trois jours après le vaccin ROR avec en plus angine et 40° de température! j’avais écouté les arguments d’un ami pédiatre.
        Juste une question : Le frére de mon « rougeoleux « , 28ans ,vient d’être diagnostiqué « sclérose en plaques RR. Quelqu’un peut-il témoigner de l’efficacité du TRT GILENYA ? Je suis très inquiète des effets secondaires. J’étudie le livre du dr Wahls et son protocole qui semble sérieux. Merci de votre intérêt!

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : hutin marie noelle

          Merci de votre témoignage.
          Concernant la sclérose en plaque de votre jeune fils, je sortirais de mon domaine de compétence en vous donnant un avis ; mais le rapide tour dans les archives scientifiques m’indiquent que les données publiées sont de faible qualité en général qu’il s’agisse d’efficacité ou d’innocuité, par rapport à un placebo ou par rapport à un interféron.
          Je pense que « bien entourer » le patient est crucial afin que lui au moins croit à un possible effet magique de son médicament…

        2. President de la ligue antivaccinale
          En réponse à : hutin marie noelle

          L’efficacité des traitements contre la SEP est très discutable
          On prescrit du Fumarate dimethyl qui est un vulgaire produit antimoisissure,coutant quelques euros le kilo,ayant une ASMR inexistante ,à des prix scandaleux

          TECFIDERA 240 mg, boîte de 56, prix public TTC = 1 017,68 euros
          240 mg 2 fois par jour.

    1. pascale
      En réponse à : Jabeau

      Et comment faire ? car il y a une sacrée contradiction : à l’heure des réseaux sociaux où tout le monde parle à tout le monde tous azimuts et souvent pour n’importe quoi, il n’y a pas moyen de se faire entendre sur des sujets sérieux, il n’y a pas moyen d’atteindre les bonnes personnes et surtout ( car peut-être elles vous lisent ????) pas moyen d’obtenir un échange ou ne serait-ce que l’espoir d’un échange ! cela veut dire que l’on prêche dans le désert, que les responsables continuent à faire comme si …ils s’en foutent ! madame la ministre s’en fout !
      c’est bien cela non ?

      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : pascale

        La triplette s’en fout de vous, de moi, des bébés et du Curé d’Ars.
        Ce qui compte, c’est le business, ici comme ailleurs, ici avec un peu de retard sur certains ailleurs.
        Mais ailleurs, les choses tournent mal : l’industrie de la santé représente 18% du PIB aux USA (plus que l’armement) et l’espérance de vie diminue

        En démocratie, le temps d’un Ministre est celui au mieux d’un intervalle électoral…
        Nouvelle assemblée, nouvelle Loi.
        En attendant, il faut durer sans aller en prison…
        En attendant, il faut convaincre les électeurs pour que la prochaine fois…
        Ça commence aux élections Européennes ; faudra pas se plaindre si nos élus nous déplaisent.

    2. Francoise 2cb
      En réponse à : Jabeau

      @Jabeau
      Mais en quoi ce serait probant de parler en ‘taux’ (puisque la maladie s’est propagée plus fréquemment sur des personnes plus fragiles : nourrissons et adultes non immunisés ; donc maladie plus grave dans ces cas-là) , si le nombre de décès, en valeur absolue, a quand même diminué (ce qui est le cas, n’est-ce-pas?).
      En quoi est-ce convaincant,… SI on ne parle que de la létalité de la rougeole entre aujourd’hui et comparé à avant vaccination?
      Je ne comprends pas d’argument utile, ici?

      1. Jabeau
        En réponse à : Francoise 2cb

        En démographie, on calcule le taux de létalité : nombre de personnes qui, ayant contracté une maladie, meurent de cette maladie pour 1000 personnes, pour une année donnée. Ce taux mesure la virulence d’une maladie.(source INED).
        Certes, le bénéfice en nombre absolu de décès peut paraître un critère suffisant aujourd’hui, mais aujourd’hui seulement. Car l’immunité anti-morbilleuse de la population dépend de deux choses 1°) de la primo infection (par la rougeole ou par vaccin peu importe) 2°) de la répétition des contacts avec le virus pour que le taux d’Ac reste efficace . Or la virulence de la rougeole augmente pendant que l’immunité de la population diminue (faute de virus circulant)… de quoi s’inquiéter pour demain. Ceux qui doutent de la diminution de l’immunité malgré la vaccination, doivent considérer la proportion de sujets vaccinés parmi les rougeoles actuelles chiffrées à 30% dans plusieurs études dont une chez les militaires (source BEH).

  3. reliquet

    Sans compter que le ROR est interdit au Japon depuis 1993 après qu’une avalanche de méningites et de pathologies cérébro-spinales sévères ait déferlé sur leurs bébés. Le lien entre autisme et ROR paraît moins clair (*)

    Dans le reste du monde on s’en fout, on a réglé le problème en jetant Wakefield aux ordures… Et en escamotant tous les monovalents pour ne laisser aucune possibilité de choix ni aux parents, ni aux médecins…

    Bon c’est pas tout ça je crois qu’il y a deux grands docteurs qui sont attendus en salle d’accouchement pour la naissance d’un bel article à naître intitulé  » lettre ouverte du Comité Médical à la Présidente de la Société Française de Cardiologie », faudrait pas qu’il naisse en post terme, nos praticiens pourraient toujours écouter Glenn Gould en forçant un peu sur les spatules?

    (*) https://www.newscientist.com/article/dn7076-autism-rises-despite-mmr-ban-in-japan/

    1. akira
      En réponse à : reliquet

      Moins clair … c’est le moins qu’on puisse dire. C’est meme toute la theorie du lien entre ROR et autisme qui s’effondre ! Autant les graphiques de correlation entre le taux de vaccination et le nombre de cas d autisme etaient peu concluants mais pointaient dans la direction du lien, autant cette non-correlation claire au Japon va resolument dans l’autre sens …
      Comme le dit l’Amiral, c’est le cygne noir qui met toute la theorie par terre (celle du ROR->autisme, pour les interaction des autres vaccins, c’est autre chose).

      Merci Vincent d’avoir un regard un peu critique sur ces questions et de ne pas occulter les « evidences » qui vont dans la direction contraire a la pensee majoritaire des intervenants de cet espace.

      Bon, vous avez besoin de reviewers pour vos algos de conseils en matiere de vaccins ? Parce que je sais toujours pas quoi faire de mon cote …

      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : akira

        Désolé, je ne trouve pas ces courbes japonaises réellement démonstratives.
        La courbe japonaise est plus intéressante que la californienne mais c’est bof !
        Il peut y voir eu un « délai entre l’arrêt du MMR » et l’effet sur la diagnostic d’autisme…
        Pour un médecin épidémiologiste, une multitude de facteurs de confusion peuvent venir « troubler » cette analyse…
        Je ne vois pas de « cygne noir » dans cet article ; je vois au loin un oiseau qui est peut-être noir mais qui ne ressemble pas à un cygne… apparemment ; mais je vais me procurer des jumelles…

        1. akira
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Ah bon ? Il y aurait un delai entre l’arrêt du MMR et l’effet sur la diagnostic d’autisme mais par contre aucun delai entre le demarrage de la vaccination ROR et l’explosion des cas d autisme ?

          Est ce que la theorie du lien entre autisme et vaccination ROR satisfait au critere de falsifiabilite de Popper ? Parce que sinon, je ne vois pas trop l’interet de continuer a en causer. Pour que la theorie soit solide, il faudrait vraiment imaginer une methode de refutation et la confronter aux donnees. Sinon on cherche et ne regarde que les preuves qui vont dans un seul sens. On critique les adeptes de la vaccination totale de ne regarder qu’un cote de la realite … attention a ne pas faire de meme a l’envers.
          Je m’exprime mal, mais je pense que tu as bien compris ce que je voulais dire (meme si tu ne le partage pas forcement).

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : akira

            Non, c’est bien dit !
            Le problème c’est que les problèmes neuropsychologiques post-vaccinaux ne se résument pas à l’autisme ou aux ASD dont les critères diagnostiques ont changé…
            Un autre problème est le multifactoriel et les « residual confoundings » ; ce qui fait que des preuves en épidémiologie d’observation, on les cherche longtemps…

            Pour le médecin, c’est autre chose : ça sert à quoi ce vaccin si ça ne sert à rien et qu’en plus je suspecte de effets adverses ?

        2. Bice
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Je pense que l’augmentation de cas d’autisme (notamment aux Etats-Unis) doit plutôt avoir un lien avec la pollution des sols et eaux par les pesticides.
          Cette étude de 2010 sur un pesticide (Dieldrin) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19812363 montre une action sur deux récepteurs : NMDA receptor et mGLUR5 receptor.
          Il se trouve que l’interaction entre ces deux récepteurs serait vitale pour la cognition et la plasticité synaptique comme cela est mentionné dans ce résumé : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29205377
          Le glyphosate est aussi concerné : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28627408
          Des études sur la schizophrénie impliquent également ces récepteurs : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29481317
          Dans cette étude : https://www.nature.com/articles/s41467-018-03222-y il est montré que l’activation du mGluR5 récepteur est essentielle pour la maturation du cerveau via une action sur une protéine de liaison FMRP, protéine impliquée dans le syndrome de l’X fragile, qui est une cause de l’autisme.

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Bice

            Vous avez raison, c’est multifactoriel !
            Mais les alertes multiples et répétées concernant l’association vaccins/autisme sont très préoccupantes.
            Ces familles qui décrivent des cas impressionnants ne sont pas des foldingues.

            Mais tout est fait pour enterrer leurs témoignages par tous ceux qui sont responsables, la triplette en gros…

            Un scientifique ouvert et bienveillant ne peut attribuer ces alertes qu’à des obscurantistes complotistes.
            Autrefois le tabac et l’amiante donnèrent lieu aux mêmes types de discussion…

      2. Jengi
        En réponse à : akira

        Ne regarde-t-on pas au mauvais endroit ?

        Dans tous les posts qui suivent celui-ci :

        http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/rougeole-en-aquitaine-un-deces-et-une-indecente-recuperation-de-propagande-vaccinale/comment-page-3#comment-38169

        Il apparaît qu’il est possible que l’autisme soit lié à l’empêchement de la réaction inflammatoire liée au vaccin (et à la rougeole elle-même, si j’en crois certains posts précédents), surtout pas des composés phénoliques (paracétamol, amoxicilline, …, mais aussi par exemple les perturbateurs endocriniens qui sont, à ma connaissance, essentiellement des phénols).

        Ne faut-il pas laisser évoluer la fièvre sans antipyrétique ? Attention, certaines huiles essentielles contiennent également des phénols… On peut mieux comprendre les travaux du Pr André Lwoff, prix Nobel de médecine, qui préconisait de ne pas faire baisser la fièvre…

        1. Jengi
          En réponse à : Jengi

          Il apparaît qu’il est possible que l’autisme soit lié à l’empêchement de la réaction inflammatoire liée au vaccin (et à la rougeole elle-même, si j’en crois certains posts précédents), surtout par des composés phénoliques (paracétamol, amoxicilline, …, mais aussi par exemple les perturbateurs endocriniens qui sont, à ma connaissance, essentiellement des phénols).

    2. phil
      En réponse à : reliquet

      je vois que certains scientifiques sont presque aussi intelligents que moi, arf

      [ So if the vaccine is not responsible for the rising rates of autism, what is ? "Clearly some environmental factors are causing the increases" says Irva Hertz-Picciotto of the University of California at Davis, US. Other experts disagree, saying the apparent rise could be the result of changing diagnostic criteria and the rising profile of the disorder (New Scientist print edition, 17 February 2001). ]

  4. President de la ligue antivaccinale

    Dr Suzanne Humphries : L’illusion de la vaccination, le vaccin contre la rougeole…

  5. reliquet

    Arrière, Akira!

    Remballe ton cygne noir et tes certitudes de non lien autisme-ROR, tu permets que je te donne mon avis complet sur la question?

    On peut admettre que les complications méningitiques post ROR soient nettement plus fréquentes au Japon qu’ailleurs raison pour laquelle ils ont peut -être un signal que nous n’aurions pas chez nous, si nos statistiques ne sont pas bidonnées ce qui n’est pas du tout sûr.

    Alors ça pourrait vouloir dire que « le HLA japonais », insulaire, s’accommode plus mal du ROR que les autres sur ce point, la méningite, et possiblement s’accommoderait mieux vis-à-vis de l’autisme, tu me suis?

    On pourrait presque oser dire que s’agissant des Japonais leurs bébés seraient « bon répondeurs  » aux méningites post vaccinales ROR et « mauvais répondeur » à l’autisme…

    C’est comme pour le « HLA irlandais », insulaire aussi, il semble que le taux d’accident post vaccinal après vaccination anti-HPV soit record chez eux (*) comme chez les japonais d’ailleurs (**) qui ont décidé de ne plus recommander non plus cette vaccination à partir de 2013 tant les accidents neurologiques ont été nombreux chez eux aussi. (En France on a Fisher qui veut vacciner les deux sexes au plus vite, on a les élites qu’on peut)

    Si tu veux du lourd, vaccination et autisme, regarde l’étude du CDC sur les Amish de Pennsylvanie jamais exposés au Thimerosal.

    Et puis si tu veux de l’archi-pesant, vaccination et autisme, va écouter les confessions du Dr Thompson ex-CDC sur le taux de pénétration de la maladie chez les petits afro-américains masculins, son étude qui ne montre rien il l’a trafiqué lui-même sur ordre, il l’a avoué et c’est d’ailleurs le pitch du film Vaxxed… qui est interdit partout aujourd’hui.

    Alors ton pauvre cygne noir japonais par rapport à la volée de Ptérodactyles américains…

    (*) http://www.regret.ie
    (**) http://www.slate.fr/life/74167/vaccin-japon-hpv

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : reliquet

      Si vous y allez aussi brutalement, arakiri va à nouveau rentrer dans sa coquille, comme un vieil escargot tout asséché en attente de sa spongieuse limace…
      Il faut traiter arakiri (et nos ôtres hôtes), je vous prie, avec tout le respect qui lui est dû, à lui comme à nos êtres joyeux tontons. Vive la France !

      1. reliquet
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Le cygne, le ptérodactyle et maintenant l’escargot on va pas faire tout le bestiaire jusqu’au tréponème pâle…

        Mais je l’aime Akira, il le sait, il me doit un article en plus je ne vais pas me fâcher avec lui avant, ce serait contre-productif.

        Vous avez vu, Jengi a parlé du Pr André Lwoff, Nobel de Médecine 1965, la classe ultime. A ce propos quand vous serez Ministre de la Santé ça vous dérangerait pas trop de me refiler la direction du CNRS ou de l’INSERM j’ai des recherches personnelles à mener sur Quinton, Tissot, Béchamp, Vincent, Lwoff, Salmanov, Solomides, Priore, Gernez, Benveniste et deux-trois autres perdus de vue?

        1. akira
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Ah non, tu vas pas jeter de l’huile sur le feu (joke).
          J’ai dis dans mon message que je n’etais pas du tout certain de bien m’exprimer … et je m’apercois qu’effectivement je me fait mal comprendre. Je ne dis pas du tout que le Dr Reliquet soit coince. On part de points de vue assez differents et c’est pas evident de se faire comprendre. J’en prends ma part de responsabilite et je n’incrimine personne.

    2. F.Rocher
      En réponse à : reliquet

      Donc la , on prend la conclusion decidée d’avance ( et on sait pas trop non plus sur quelle base ) et on invoque des hypotheses non verifiées pour la demontrer sans preuves .
      C’ est vraiment une drole de demarche , que vous proposez là .

      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : F.Rocher

        Le docteur-abbé Reliquet est un drôle de type qui a l’art de déterrer des reliques qui nous passionnent ; un peu comme si on re-découvrait la tombe de toutenmoncon…

    3. phil
      En réponse à : reliquet

      et voilà, il est énervé, ah la la. Mais il existe des spécialistes pour tout et je sens bien que personne ne sait vraiment de quoi il parle. Il existe donc une « fondation autisme », des gens qui ne font que ça et qui ne pensent qu’à ça… Pas sûr qu’ils pensent bien évidemment, mais au moins ils connaissent la définition de la maladie, et son étiologie comme disent les gens calés Volà en quelques mots simples ce qu’ils en disent :

      [ Si ce trouble est encore mal connu, "un consensus international toujours plus large attribue les causes de l’autisme à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux", note par ailleurs la Fondation Autisme. ]

      Bien sûr le vaccin peut être considéré comme 1 « facteur environnemental », mais je ne pense pas que ce soit le cas

      1. Diététicienne
        En réponse à : phil

        ils connaissent la définition de la maladie

        Tiens la définition que vous citez ne parle pas de maladie, mais de « trouble »…
        Quelle est la définition d’une maladie ?

        Certaines particularités furent un temps considérées comme des « maladies » et ne sont plus considérées comme telles aujourd’hui…

          1. Minoque
            En réponse à : Diététicienne

            Merci bcp Sevdiet ! Liens intéressants apportant un peu plus de clarté sur l’autisme ! Dans mon entourage un syndrome d’Asperger vient d’être déclaré chez un jeune homme de 30 ans après l’errance des parents depuis son plus jeune âge ! Diagnostic posé une forme de soulagement de part et d’autre s’est imposé afin d’avancer enfin !
            Le Distilbene a été évoqué clairement lors du diagnostic… Ce médicament qui peut faire des ravages sur 3 générations …

        1. phil
          En réponse à : Diététicienne

          J’ai lu, mais il existe quand même des distinguo qui puent la mauvaise foi, ainsi la mode (démagogie est le meilleur mot) étant de ne faire de peine à personne, on ne parlera jamais plus d’aveugles mais de non-voyants, de sourds mais de non-entendants, de clochards mais de SDF, de balayeurs mais de techniciens de surface, la liste est longue…

          Arrêtons-nous seulement sur la différence entre trouble et maladie : bien fort est celui qui définira la barrière, sauf qu’un trouble est censé être superficiel sinon curable, alors que l’autisme est profond et incurable (sinon ça n’entre pas dans la définition.)

          J’ai bien aimé aussi le livre « Le psychanalyste est un parfait connard », pour dire à quel niveau de tolérance intellectuelle (obscurantisme) ici nous avons affaire… Bon enfin ça plaira à Inox (salut Inox:)

          1. Diététicienne
            En réponse à : phil

            « l’autisme est profond et incurable (sinon ça n’entre pas dans la définition.) »

            On pourrait s’amuser à faire une liste de choses incurables (le fait d’être gaucher – c’est pas faute d’avoir essayé de les soigner de leur anomalie ! -, celui d’être homosexuel, la dysphorie de genre, le syndrome de Gilles de La Tourette*…)

            Heureusement qu’il existe des spécialistes ayant un point de vue différent de celui majoritaire en France tel que le Professeur Laurent Mottron, auteur (en 2004 !) de l’ouvrage « L’autisme : une autre intelligence ».
            Mais ce n’est pas en les mettant les enfants autistes dans des hôpitaux psychiatriques qu’on leur donne des chances de progresser !
            En France, les enfants autistes sont une faible minorité à être scolarisés, alors qu’en Italie ils sont une large majorité à être scolarisés… Pourquoi une telle différence ?

            Le témoignage d’Hugo Horiot (autiste devenu comédien) est très éloquent sur ce qu’a fait sa mère pour lui éviter un tragique destin si elle avait écouté les médecins : https://www.youtube.com/watch?v=AWOVGkiXL6k
            Et sa dernière vidéo « L’autisme, une chance pour la société » : https://www.youtube.com/watch?v=PUdZJVde7lw

            * Dans son passionnant livre « Un anthropologue sur Mars. », l’éminent neurologue Oliver Sacks nous raconte l’histoire d’un chirurgien atteint du syndrome de la Tourette (oui oui il opère !) et surtout de ses aptitudes particulières en lien avec son syndrome…

            L’information ne manque pas pour qui désire actualiser ses connaissances sur le sujet de la neurodiversité :-)

          2. Inoxydable
            En réponse à : phil

            Ah Phil. Je ne sais pas si le psychanalyste est un parfait connard, mais il fait exactement comme les experts en cardiologie qui persistent avec le mensonge sur le cholestérol et les statines : ils ne veulent pas revenir sur leur « Freudisme » alors que la psychanalyse n’est pas une science, elle n’est pas reproductible et n’a jamais guéri personne encore moins le fameux Bruno Betelheim qui a culpabilisé des générations de parents et surtout de mères et qui lorsqu’il s’est rendu compte avec l’amélioration de l’imagerie cervicale que ceux qu’il prenait pour des enfants « torturés ou enfermé volontairement pour se protéger » avaient quelques malformation du cerveau ( pas tous sans doute… mais , petit exemple : relevé sur Wikipédia , en 2014 «  L’Institut de neurosciences de la Timone (Marseille, France) a identifié un marqueur anatomique spécifique de l’autisme, détectable par IRM et présent dès l’âge de deux ans. Ce marqueur consiste en un plissement spécifique du cortex cérébral. Il est appelé « racine du sillon » ))n’a eu d’autre solution que le suicide abec un sac de plastique sur la tête.01/03/2018
            (Salut Phil)

    4. President de la ligue antivaccinale
      En réponse à : reliquet

      En Angleterre 15% des enfants ne sont pas vaccinés et une association de parents y a mené l’enquete revelant qu’un seul sujet etait autiste dans ce groupe de 2 millions d’enfants, alors que chez tous les petits vaccinés 1 sur 150 est autiste soit 70 000 enfants.

      françoise cambayrac – verités sur les maladies emergentes.

      1. President de la ligue antivaccinale

        Rappel historique

        La paternité de l’autisme revient au psychiatre Leo Kanner qui décrivit, en 1943, chez onze enfants « d’intelligence normale », et cela pour la première fois, « les troubles autistiques du contact affectif »
        L »Aluminium vaccinal date de 1927

          1. phil
            En réponse à : phil

            Dsl pour la longueur de l’article, mais il faut développer, sinon on restera dans la vague. En voici un extrait :

            [ Plusieurs dizaines de familles mettent en accusation la vaccination dans l’autisme de leurs enfants. Elles ont décidé de déposer plainte contre quatre laboratoires pharmaceutiques, comme annoncé le 24 juillet dans Le Parisien.
            Leur action laisse entendre qu’il pourrait exister un lien de cause à effet entre les vaccins de la petite enfance et la survenue d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Celui-ci se caractérise par des déficits persistants dans la communication sociale et les interactions sociales, et par des comportements, intérêts et activités restreints et répétitifs. De nombreuses études scientifiques ont été consacrées aux causes de l’autisme à travers le monde. Or elles n’apportent aucun élément permettant d’incriminer les vaccins.
            Par contre, ces travaux permettent de mesurer le poids des différents facteurs ayant une responsabilité avérée, à ce jour, dans l’apparition du trouble. Les scientifiques ont passé en revue ceux liés à l’environnement, au sens large. Ils ont étudié l’environnement biochimique dès le stade du foetus, par exemple la composition du liquide amniotique - dont ils ont démontré l'influence ; ils ont étudié aussi l’environnement social, par exemple l’éducation reçue pendant l’enfance - un facteur aujourd'hui écarté. Cependant, l’hérédité et plus largement les gènes restent le facteur prépondérant, expliquant au moins 60 % de l’autisme.
            La composante génétique, connue depuis longtemps
            L’autisme touche environ 1 % de la population. Il est la conséquence d’un ensemble de facteurs, variables selon les individus. Si beaucoup de ces facteurs restent ignorés ou controversés, la composante génétique, elle, est connue depuis longtemps. Et de nouvelles études, rendues possibles par le décryptage du génome humain, sont venues préciser le rôle des gènes dans ce trouble.
            Les chercheurs parlent « d’héritabilité », désignant ainsi la part du trouble liée à la génétique. Une héritabilité de 50 %, par exemple, signifie que les prédispositions génétiques joueront à 50 % dans l’autisme d’un individu, d’autres facteurs liés à l’environnement dans lequel il évolue venant compléter ce déclencheur. Parmi les facteurs génétiques qui participent à cette héritabilité, certains sont hérités des parents, alors que d’autres sont des mutations survenues seulement chez l’enfant porteur du trouble.
            Historiquement, les premiers indices du facteur héréditaire dans l’autisme sont venus de l’observation d’une récurrence accrue de ce trouble chez les apparentés à une personne autiste. La probabilité d’être autiste est en effet multipliée par 3 chez les demi-frères et sœurs, par 10 chez les frères et sœurs, par 150 chez les jumeaux monozygotes, également appelés vrais jumeaux.
            … ]

          2. Inoxydable
            En réponse à : phil

            @ Phil : Je ne suis pas scientifique mais j’ai l’ impression que vous comme d’autres confondent  » l’hérédité » et la « génétique » : Un grand nez, un menton en galoche , les yeux bleus, des jambes courtes, la ressemblance entre parents et enfants etc… sont héréditaires même si ça procède du gène , une malformation provoquée par un virus au niveau des gènes dans les sein de la mère par exemple est génétique. En ce sens là, un virus, même atténué, qui se balade dans le matériel génétique de la mère ou peut-être même du père grâce à un vaccin peut être responsable d’une malformation ou d’une anomalie conduisant ultérieurement à l’autisme.
            c’est ce que je pense et quelques études qui ont été ici indiquées par les liens d’études semblent bien le démontrer.

        1. Akira

          Ce qui ne signifie en rien que cela n existait pas avant. Ca n est pas parce qu on appelait pas un cancer un cancer que c est apparu au 19e siècle …
          Les idiots du village et autres simples d esprit ont toujours existé. Et cela avec des troubles mentaux qui peuvent très bien être rangés dans les catégories actuelles de l autisme.
          Popper, au secours !

          1. Diététicienne
            En réponse à : Akira

            Certaines personnes se sont d’ailleurs penchées sur les caractéristiques autistiques de certaines figures historiques…
            http://www.editions-salvator.com/A-19134-ces-autistes-qui-changent-le-monde.aspx

            Voir rassemblés Thomas Jefferson et Albert Einstein, Marie Curie
            et Orson Welles, Wolfgang Amadeus Mozart et Gregor Mendel, Béla
            Bartók et Glenn Gould peut surprendre, mais ce sont les noms
            d’hommes et de femmes qui ont énormément enrichi nos vies et
            qui peuvent servir de modèles pour les jeunes générations. Pour la
            plupart, cependant, les rapports sociaux qui semblent naturels à tous
            n’allaient pas de soi.

            Norm Ledgin nous invite à porter un regard nouveau sur des
            personnages historiques qui, tous, ont accompli de grandes choses
            et ont marqué leur temps de façon remarquable. Ils partagent la
            réussite mais aussi des traits de caractères que l’on diagnostique
            aujourd’hui comme ceux du syndrome d’Asperger, encore appelé
            autisme léger.

  6. MT

    En réaction à votre billet, une réaction trouvée sur le site d’Hippocrate et Pindare:
    http://hippocrate-et-pindare.fr/2018/02/18/questionnement-sur-lepidemie-francaise-de-rougeole/#comment-11074

    Je cite Julie s’adressant à l’administrateur:

    « Cela n’entretient sûrement pas votre capacité d’analyse.

    Par exemple, il est dit que « Ce bébé rougeoleux sur la photo (ci-dessus) est une complication de la vaccination anti-rougeoleuse. Avant la vaccination massive, les bébés étaient protégés par l’immunité transmise par leurs mamans. La médecine moderne a créé une maladie qui n’existait pas. »

    Or, dans l’article que j’ai invité à lire il y a un ou deux jours (analyse de données début années 60 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1815949/pdf/brmedj02558-0019.pdf), il est observé qu’avant l’introduction de la vaccination, environ 4 % des cas de rougeole concernaient bien les enfants de moins de 1 an. Si on n’avait pas introduit la vaccination, on aurait environ 800 000 cas de rougeole par an en France (avant de me contredire, pensez aux 700 000 – 800 000 cas annuel de varicelle), dont environ 30 000 cas chez les moins de 1 an. En 2011, pire année récente de l’ « ère de la médecine moderne vaccinale » en France, il y a eu environ 20 000 cas déclarés tous ages confondus. Je vous laisser retrouver le nombre d’enfants de moins de 1 ans concernés, et comparer ce nombre aux 30 000 cas calculé plus haut. »

    Vous auriez quelque chose à lui répondre docteur???????

    Attention, Julie aime les consensus scientifiques et défend bec et ongle le vaccin contre la rougeole!
    J’ai déjà échangé avec elle, c’était consternant.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : MT

      Répondre à cet argumentaire nécessiterait une analyse rétrospective longue et pénible. Il faudrait éduquer votre interlocutrice à la physiologie de l’immunité et aux principes de l’épidémiologie dont elle a visiblement une culture très livresque… Je fais court ; et pour vous plaire, chère consœur. Mais je n’y reviendrai pas.

      Qu’en 1963, environ 3-4% des rougeoles au Royaume-Uni soient observées chez des bébés de <12 mois est intéressant et pose le problème des conditions du diagnostic. En France aujourd'hui, environ 60% des rougeoles sont confirmées par un diagnostic biologique. Qu'en était-il au RU en 1963 au moment où le vaccin a été introduit et où les médecins se querellaient vertement à ce propos. C'était essentiellement des diagnostics cliniques, un biais majeur. Une enquête postale (essentiellement des médecins convertis risquent d'avoir répondu) est aussi ouverte à de multiples biais. Un classique de l'épidémiologie préhistorique. Le tableau montre aussi que les <6 mois ne représentaient que 0.4%. C'est intéressant : 99,6% des bébés de <6 mois étaient protégés par leur maman. Entre 6 et 12 mois, ils perdent progressivement leur immunité et la renouvellent par contact avec le virus sauvage. Ils ne sont pas forcément malades.
      Quels sont les chiffres actuels en France ?
      Les bébés de moins de 12 mois représentaient en 2017 12% de toutes les rougeoles diagnostiquées, donc 3 à 4 fois plus qu'au RU en 1963. Mais ces comparaisons sont dangereuses pour les raisons évoquées ci-dessus.
      Pour les <6 mois je ne sais pas.

      En fait, ce chiffre en % sous-estime la réalité des faits car nous avons aujourd'hui en France une majorité de rougeoles survenant chez les plus de 20 ans alors qu'au RU en 1963, ils ne représentaient que 0.4% selon le tableau fourni par votre interlocutrice.
      Dit autrement, en termes de proportions, le vaccin a effectivement créé des maladies qui n'existaient pas chez les bébés et chez les adultes de plus de 20 ans. Faites passer le message à votre amie.

      D'autre part, affirmer qu'en l’absence de vaccin, on aurait 800 000 rougeoles par an en France est très spéculatif (peu scientifique). Il est dangereux de ré-écrire une histoire qui n’a pas eu lieu. C’est un peu ré-écrire le « Désert des tartares » si vous suivez mon regard !
      On aurait certes des centaines de milliers d’enfants qui, une fois progressivement libérés de l’immunité maternelle, s’immuniseraient progressivement (renouvèleraient leur immunité) par des contacts répétés et discrets avec le virus sauvages. Vu les progrès considérables (quoique exagérés) de nos capacités immunitaires depuis les années 1960′s, il est probable que cette immunisation renouvelée serait asymptomatique dans la majorité des cas. Que sait-on aujourd’hui des rappels par le virus sauvages de l’immunité vaccinale ?

      Quant aux comparaisons avec la varicelle, je m’abstiens, le raisonnement est un peu cucul la praline…

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        « en l’absence de vaccin, on aurait 800 000 rougeoles par an en France est très spéculatif (peu scientifique)  » en fait 800000 rougeoles en France par an est exactement le chiffre des doses vaccinales envisagées en France par an et qui représente une manne pour à laquelle Bigpharma ne renoncera jamais!!!

      2. Bice
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Cette étude d’épidémie de rougeole dans une population Amish et voisine de cette communauté apporte des éléments intéressants : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1602295
        Les Amish âgés n’ont pas développé la rougeole car ils ont été exposés dans le passé au virus sauvage. Ce sont surtout les jeunes Amish non vaccinés qui n’ont jamais eu l’occasion d’être exposés au virus sauvage qui ont développé la rougeole.

    2. Isa
      En réponse à : MT

      @MT : Julie intervient souvent dans les blogs au sujet des vaccinations.
      C’est sans doute de la personne dont il s’agit dans le lien suivant : https://www.vaccinestoday.eu/stories/author/julie_boulier/
      Jetez juste un coup d’oeil dans la rubrique « about us » et examinez les sponsors : vous verrez d’où vient sa science….si bien sûr, c’est bien elle. Ce dont je suis persuadée (je crois que Marc Girard parle d’elle dans l’un de ses articles…Pas le courage de rechercher)

      1. F.Rocher
        En réponse à : Isa

        Mais la science de tous ces gens vient des publications scientifiques ;
        c’est très clair que Julie elabore ses arguments de maniere très detaillée et utile avec des references publiees .
        Si tout ça ne vaut rien du tout : comment on peut trier , alors ?
        Cela signifie qu’on est obligés de decider de ce qui est valide ou non en fonction du resultat des etudes ? Ca revient a dire ça … comme le propose reliquet .

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : F.Rocher

          Vous ne vivez pas dans le monde scientifique, apparemment. Ce n’est ps un reproche, chacun son métier.
          Deux mots d’explication.
          Dans tous les métiers (cordonnier, menuisier, coiffeur, dentiste), certains sont meilleurs que d’autres.
          Vous avez l’habitude de chercher celui qui vous rendra le service attendu, tout en n’exagérant pas sa rétribution…
          Même chose en science. Tout dépend du service attendu : vous voulez être conforté dans vos certitudes ou vous voulez (vous préférez) une enquête minutieuse sans a priori sur le résultat final ?

          1. Emilio
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Mais ce n’est pas la faute à Rougeole Épidémiologie si l’obligation vaccinale a été élargie à 11 valences, si celle-ci est évolutive au travers d’une loi de financement de la sécurité sociale qui est votée chaque année, si cette obligation va être complétée par un carnet de vaccination électronique voir des campagnes de vaccination scolaire.

            Je ne suis pas sûr que les gens soient nombreux à avoir pris la pleine mesure de ce la contrainte vaccinale qui a été instituée au 1er janvier 2018.

            Je ne veux pas que des « experts independants » réexamine l’utilité de chaque vaccin. Je veux que la population prenne conscience du type de contrainte que le ministère a autorisé, et qui donne un immense pouvoir à quelques experts du « CTV de la HAS » sur les droits fondamentaux de la TOTALITÉ des familles françaises, incluant même les propres familles de ces mêmes experts.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Emilio

            Cher ami, je vous approuve.
            Vous avez raison : la triplette dont je parle dans mon dernier billet, c’est bien plus que les « quelques experts du CTV de la HAS » qui ne sont, comme les Ministres, que des marionnettes incolores et inodores.
            Les enjeux sont bien ailleurs.
            Cela dit et au-delà de la problématique sociétale, chacun d’entre nous se demande quand même si tel ou tel vaccin peut être utile ou pas.
            Le combat (si vous voulez voir ça comme un affrontement) se situe à deux niveaux : 1) celui des obligations ; 2) celui de l’utilité médicale des vaccins ; ce dernier avec ou sans obligation persistera et si vous parvenez à le traiter intelligemment, vous videz l’argument obligationniste d’une partie de sa substance, même si le politicien obligationniste s’en contrefout de l’utilité médical des vaccins. Pour attirer à vous une armée de résistants, il faut les convaincre que l’obligation n’a pas de légitimité médicale et scientifique !

  7. Inoxydable

    Bonjour docteurs. Quelques liens qui n’ont sans doute rien à voir avec les causes de l’autisme mais plutôt avec leur diagnostic :
    Early brain development in infants at high risk … – …
    Traduire cette page
    http://www.nature.com/articles/nature21369.epdf
    L’IRM cérébrale peut dépister l’Autisme – Chercheur
    http://www.chercheur.tn › Médecine › Neurologie
    et
    Advanced glycation endproducts, dityrosine and …
    https://molecularautism.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13229
    Ces études semblent montrer que l’autisme qui peut être dépistée par ces moyens mais je n’y vois aucune origine « psy » comme certains paraissent y croire encore.
    Est-ce que ce trouble est inscrit dans les gènes ou se déclare t-il lentement dès après la naissance à cause de divers facteurs parmi lesquels les vaccins ne peuvent être écartés en raison du désordre immunitaire qu’ils créent…? En tous cas le dernier lien montre bien une pagaille biologique chez ces enfants qui pour la plupart ne sont dépistés que vers 4 ans.

  8. MT

    @isa

    Super! Merci!!!!

    Je l’avais déjà retrouvée sur son site
    http://rougeole-epidemiologie.overblog.com/

    Mais je n’avais pas été chercher plus loin.
    Je me doutais qu’elle était missionnée, je pense qu’ils sont de plus en plus nombreux…
    Du coup, j’ai été poster l’info sur le site d’Hippocrate et Pindare. Y a pas de raisons après tout!

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : MT

      Je ne sais pas si elle est missionnée ; mais elle est plus intéressante que les lapins-crétins bureaucrates des Ministères et des académies… Elle argumente un peu ; ça stimule !

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