Rougeole en Aquitaine : un décès et une indécente « récupération » de propagande vaccinale

 

Une jeune femme sévèrement handicapée par son obésité morbide (elle ne sortait plus de chez elle) serait décédée des complications de la rougeole au CHU de Poitiers en Février 2018.

Peu d’informations ont filtré ; le dossier médical est probablement complexe.

Respectons la victime et sa famille ! Merci !

Comme cette jeune femme n’était pas vaccinée, les lapins crétins en profitent pour déverser des tonnes de « bonne conscience » vaccinaliste et antiscientifique.

Vous n’aurez pas de commentaires superflus et indécents de ma part !

Je ne suis en effet ni ministre, ni journaliste ; mais un peu nauséeux quand même face à ce déferlement d’idioties…

Restons factuels :

1- la rougeole mortelle avait quasiment disparu du territoire avant la vaccination de masse.

2- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont apparues depuis la vaccination de masse.

3- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont plus dangereuses que celle de l’enfant.

4- la rougeole adulte mortelle est une conséquence de la vaccination de masse.

5- outre les complications individuelles de la vaccination, il serait urgent de tenir compte des complications communautaires de la vaccination, par exemple le phénomène de déplacement.

6- ce phénomène de déplacement  correspond aux déplacements de l’âge des victimes de la rougeole. Autrefois, la rougeole se vivait à l’école primaire : maladie bénigne de l’enfance ; mortalité faible (ou nulle) en relation avec des cas d’immunodéficience primitive ou secondaire qui nécessitaient des traitements avec des immunoglobulines.

L’hystérie vaccinaliste qui suit ce décès à Poitiers est prototypique de la Société du Spectacle : l’inversion cynique de la réalité des faits.

On accuse l’absence de vaccin alors qu’il faut questionner la vaccination de masse, les concepts de couverture optimale et de vaccins altruiste. Comme discuté dans mon billet précédent.

La dramatisation indécente de ce cas fait oublier la réalité des faits :

- nombre décès par rougeole par an en France : 1

- nombre décès par tuberculose par an en France : plus de 500

- nombre décès par maladies cardiovasculaires par an en France : plus de 100 000 !

Cela étant dit, on fait quoi ? On réfléchit peut-être ?

Je crains que ce soit beaucoup demander à ceux qui ont la tête dans le sac !

Une priorité absolue : ne pas politiser la Santé Publique !

 

 

 

 

 

 

 

230 réflexions au sujet de « Rougeole en Aquitaine : un décès et une indécente « récupération » de propagande vaccinale »

  1. David

    Bonjour,
    Je suis curieux de savoir quelle est votre source concernant la jeune femme concernant son handicap et son obésité morbide? Avez vous eu accès au dossier médical? ou y a t il des éléments de presse qui aillent dans ce sens? Cela permettrait d’appuyer vos propos car à par votre article, je ne trouve aucune autre source. Merci.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : David

      Votre curiosité vous honore, cher ami, mais vous seriez encore plus honorable si vous cherchiez par vous-même plutôt que de faire penser que j’invente les données…
      Après 40 années de travail en recherche, personne n’a encore pu me prendre en défaut !

      1. David
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci @Bice pour la source. Je remercie la personne qui a posté le lien sur l’article… je n’avais pas réussi à trouver le lien/la source. C’est tout ce que je demandais, une source vérifiable par moi même.
        @Michel de Lorgeril: Ne connaissant vos travaux, ni votre réputation,… avec la prolifération de faux sites sur internet et d’articles d’opinion écrits à la va vite, je me méfie toujours des informations que l’on peut trouver sur internet et donc je prends la démarche de vérifier les sources.

        1. Jean-Marc
          En réponse à : MT

          Notre très chère ministre de la santé voulait rendre Zika obligatoire (véridique !), alors pourquoi pas ?

  2. londoner

    Trouve ds le train un vieux numero du journal daily Telegraph,titre:Pourquoi le retour de la scarlatine.

    par lois rogers

    .Qui cite une etude du Lancet de theresa Lamagni qui travaille pour Public Health England (, de l’annee derniere )
    « Britain is the only country affected by a 7 fold rise in cases in 5 years » indique l’article.
    Ils ne savent pas pourquoi et les docteurs de speculer:

    Beate Kampmann d’Imperial college: « les medecins traitants en angleterre ont pour ordre de ne plus prescrire d’antibios pour un mal de gorge, or la scarlatine commence avec les symptomes d’une angine.
    Les scarlatines ne sont plus enrayees des le debut.Les anglais n’utilisant pas les batonnets de depistage.

    Cependant il y a la piste de la malnutrition : les epidemies des annees 1800 etaient en correlation avec l’augmentation du prix du ble,ce qui entrainait des carences en proteines.
    Aujourd’hui, il y a recrudescence au RU des maladies infantiles dues a la malnutrition / mauvaise nutrition telles que le rachitisme ( depuis les annees 1995) et le scorbut.

    Prof Alan Maryon-Davis de Public Health: « malnutrition is an issue in children »

    (Voici peut etre une autre explication a la regression de l’esperance de vie .Les plus jeunes aussi sont fragilises et meurent peut etre un peu plus.)

    Ce que j’ai trouve d’interessant ds l’article c’est l’anecdote illustrative:
    Une mere de famille de 2 enfants, la premiere atteinte de scarlatine A 4 ans alors que le petit frere de moins d’un an ne l’a pas attrapee bien qu’en contact. (encore protege par l’immunite de sa mere?)
    Par contre il l’attrape a 18 mois, la soeur non.
    Bizarrement, chaque enfant frequentant chacun son ecole maternelle, pourtant ds les 2 cas ils etaient les seuls enfants a etre contamines.aucun/e de leurs camarades n’a ete malade. assez bizarre non?

    P.S. Le medecin stagiaire n’a pas reussi a diagnostiquer la scarlatine du plus jeune et a raconte a la mere tout un tas de balivernes.

  3. bob

    bonjour Dr,votre avis m’obligerait…(extrait de « passion santé)
    bien à vous!

    Statines : utiles même sans trop de « mauvais » cholestérol ?
    DERNIÈRE MISE À JOUR: AVRIL 2018 | 1 RÉACTIONS | 3481 VISITES
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    NEWS Classiquement, les statines sont indiquées pour faire baisser un taux trop élevé de « mauvais » (LDL) cholestérol. Pourtant, elles pourraient être utiles même quand les valeurs sont normales, voire faibles.

    Comme l’explique le Dr Robert Haïat (Journal international de médecine), « il est difficile de savoir si le bénéfice du traitement par statines est la conséquence de leur utilisation ou de l’abaissement du taux de LDL-cholestérol ». En d’autres termes, apportent-elles un bénéfice par elles-mêmes, indépendamment de leur action sur le « mauvais » cholestérol ? Une équipe japonaise s’est penchée sur le sujet.

    Quelque 1500 personnes ont été intégrées dans une étude de suivi d’une dizaine d’années. Toute une série de paramètres ont été analysés : âge, sexe, tabagisme, indice de masse corporelle (IMC), taux de cholestérol (LDL et HDL, le « bon » cholestérol) et de triglycérides, antécédents cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle… Les chercheurs ont retenu les personnes qui présentaient un taux de LDL-cholestérol normal (< 1,20 g/l) et qui présentaient un haut risque cardiovasculaire (tabac, hypertension, antécédent cardiovasculaire, insuffisance rénale, diabète…).

    Que constate-t-on ? Pendant la durée du suivi, « la mortalité toutes causes confondues était significativement plus faible chez les patients traités par statines par rapport à ceux qui ne l’étaient pas », indique le Dr Haïat. Les analyses ont montré des résultats identiques chez les personnes avec des taux de LDL-cholestérol très bas (< 1 g/l). Le Dr Haïat conclut : « Dans cette étude menée chez des patients à haut risque cardiovasculaire, le traitement par statines a réduit efficacement la mortalité toutes causes confondues, et ce même en présence de taux faibles ou très faibles de LDL-cholestérol ».

    Source: The American Journal of Cardiology (www.ajconline.org)
    publié le : 17/04/2018 , mis à jour le 16/04/2018

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : bob

      Ayant écrit plusieurs livres sur le sujet, je vous y renvoie…
      Concernant les commentaires du sublime Dr Robert Haïat, puis-je vous recommander de ne pas les lire ?

    2. F.Rocher
      En réponse à : bob

      @Bob :
      Vous dites que les statines sont une prevention efficace, en cas de cholesterol faible (ou pratiquement nul même, peut-être ?) pour les patients qui ont des comportements à risques pour leur santé cardio-vasculaire . Vous pouvez nous expliquer ce qu’ on comprend du pourquoi de cette observation ; ou pas du tout ? Que fait la mesure du cholesterol, sans doute qu’ il a été mesuré, en parallele ? Jusqu’ où baisse-t-il ? Vous parlez de mortalité . Et pas de morbidité ou de qualité de vie ou d’ effets secondaires ? Quel est l’ evaluation de la balance benefice/risques ? On aimerait beaucoup savoir les details .
      Et d’ autre part , qu’ en concluez-vous ? qu’ il faudrait que tout le monde prenne des statines en prevention , quel que soient les taux de cholesterol mesurés au depart ?
      Compliqué à considerer les benefices , sans regarder aussi les risques , y compris en termes d’ effets secondaires et sur les statines , ils sont aussi lourds que mal repertoriés , au moins dans leur fréquence .

      1. phil
        En réponse à : F.Rocher

        Je réponds à la place du Dr MdL qui n’en peut mais

        « Le traitement par statines a réduit efficacement la mortalité toutes causes confondues, et ce même en présence de taux faibles ou très faibles de LDL-cholestérol »

        « a réduit efficacement »

        C’est flou. Comment un cardiologue peut-il avoir une prose aussi peu rigoureuse, à la limite (voir sans limite) de l’empapaoutage, pour rester poli ?

        Ainsi on a vu (en termes relatifs cela s’entend) des statines « réduire efficacement » la mortalité de 30% pr aux non traités, soit 1 mort sur 1000 au lieu de 1,5 mort

        C’est en effet « statistiquement efficace »

        Mais pour sauver des gens avec ça, c’est une autre affaire;

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