Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 

Jusqu’à récemment, avoir un « cholestérol haut » était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.

Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un « cholestérol haut ».

Par rapport à quoi ?

Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?

Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.

En conséquence, et avec les années, on a diminué la « moyenne » supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du « cholestérol qui bouche les artères »…

C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un « cholestérol haut »…

TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !

Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.

En anglais, on dit : the lower the better.

Traduction française : plus con tu meurs !

Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.

Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l'expression "ultra-low LDL-C"] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !

C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.

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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est « tombée » un 18 décembre !

C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.

Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril

Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…

Patience !

Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…

Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?

A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !

 

 

 

 

 

 

 

 

105 réflexions au sujet de « Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic… »

  1. THEVENOT

    Bonjour.

    Vos travaux m’ont permis d’échapper aux Statines. Merci !

    Toutefois, j’ai un souci, je suis allée voir cette étude in extenso, et le titre n’en est qu’un raccourci : apparemment même avec un taux bas de cholesterol, on observe de l’atherosclerose. Il faut arriver dans une autre cohorte ( cholesterol à 0.5, très très très bas ) pour en voir moins … Pourquoi ?

    Merci d’éclairer ma lanterne….

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : THEVENOT

      N’écoutez pas ces imbéciles…
      Vous avez lu leurs conclusions ?
      Ils recommandent de baisser encore plus le cholestérol ; jusqu’à zéro sans doute ?
      La seule chose que nous puissions tirer de cet article c’est qu’il n’y a pas de relation entre le cholestérol et les maladies cardiovasculaires !

      1. THEVENOT
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci…neanmoins si on veut aller jusqu’au bout, il y a quand même cette cohorte avec un taux très très bas de cholesterol et qui semble avoir moins d’atherosclérose. Si vraiment le cholesterol est innocent ( ce qui m’arrangerait franchement ), pourquoi y a t’il 740 gus qui n’ont pas de cholesterol quasiment et quasiment pas non plus d’atherosclerose. C’est sur cette partie là qu’is appuient leur proposition de baisser le cholesterol encore plus bas.

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : THEVENOT

          La limitation majeure de cette étude est qu’ils étudient des images et pas une maladie…
          Je veux bien en discuter 5 minutes en prenant leurs propres arguments « à revers » mais l’essentiel de l’argumentaire est ailleurs ; merci de lire mon dernier opus « L’horrible vérité sur… »
          Bon vent, matelote

          1. Thevenot
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Excusez moi d’insister… mais je trouve au contraire que ces images rendent très bien compte de l’évolution de la maladie….j’ai déjà lu votre livre…Prendriez vous 2 mn pour me donner un avis ?

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Thevenot

            Je répète que vous perdez votre temps avec cette étude car « La limitation majeure de cette étude est qu’ils étudient des images et pas une maladie… »
            Des images ne sont pas une maladie ! Merci de me relire plus attentivement !

        2. Dr.Aziz Djalane
          En réponse à : THEVENOT

          combien même de mes patients, terrassés par un infarctus,ou foudroyés par un AVC,alors qu’ils étaient sous Statines,et leurs taux de Cholestérol au plus bas…! Combien même d’insuffisants Cardiaque j’ai vu récupérer de facon spectaculaire et en un temps records,juste en arretant les Statines,et en reaussant leur taux de Cholestérol…! bref,je dirais que dans tout les cas,l’absence de preuve ne doit en aucun cas etre la preuve de l’absence…du moins pas dans la médecine de la Santé que je m’efforce d’apprendre,mais dans la médecine de la maladie que je m’efforce de désapprendre…merci
          Dr.Aziz D

          1. Thevenot
            En réponse à : Dr.Aziz Djalane

            Merci de vos réponses.

            Néanmoins voilà ce qui me chagrine : Mr de Lorgeril, j’ai rapidement fait confiance à votre analyse et je me suis désormais sentie douillettement bien avec mon bon petit taux de cholestérol à 2.85. En fait, les analyses que vous faisiez des études de morbi mortalité cardio vasculaires me semblaient justes. J’ai donc adhéréà votre propos.

            Le souci, c’est que quand je me suis penchée sur cette dernière étude, elle dit exactement l’inverse de ce que vous prônez…Vous dites que cette étude s’occupe d’image et non de maladie. Au contraire, je trouve l’idée de cette étude très pertinente et il y a longtemps que je me demandais si elle allait se faire. En gros, la question est : le taux de cholestérol a t’il a voir avec l’encrassement de la tuyauterie. Apparemment oui ! Donc, moi, je voudrais juste comprendre pourquoi les seuls qui n’ont pas d’atherosclérose, ce sont ceux qui n’ont pas du tout de cholestérol….Voilà… Merci

  2. Corentin

    Oh, j’oubliais:

    Bonne et heureuse année 2018 à vous docteur et à tous les lecteurs et intervenants ici! Et bien sûr, une bonne santé. :))

  3. merlet

    Bonjour Docteur de LORGERIL et tous mes vœux pour 2018
    Merci pour votre réponse du 30/12
    J’ai envie de compléter votre dernière phrase au sujet de l’AMM de l’EZETROL:
    « j’ai l’impression que…. » par  » l’ensemble des médecins prescripteurs généralistes ou spécialistes l’ignorent »
    Bien à vous

  4. aubepine

    L’INTELLIGENCE ET LA CONSCIENCE

    La suprématie de l’homme repose sur son intelligence et sa conscience de soi, qui font sa fierté. L’usage qu’il fait de son intelligence est clair. Mais à quoi sert la conscience ?

    La conscience, c’est le sel de la vie. C’est ce qui met de la subtilité dans notre existence et nous différencie d’une machine biologique. Cette conscience introduit dans nos vies toute une palette de sentiments et d’émotions qui font leur richesse. Elle apporte de la poésie, de l’éthique, de l’esthétique.

    Les aléas de la conscience

    Nous sommes conscients d’aimer ou de haïr, d’être libres ou prisonniers, d’être heureux ou malheureux, joyeux ou tristes. Nous sommes conscients de la beauté et de la laideur, parce que nous sommes conscients d’exister. « Je pense, donc je suis».

    Mais, dans le même temps, nous savons combien la conscience complique nos vies, nous donne des états d’âme difficiles à gérer, génère des émotions qui nous submergent, créent des peurs irrationnelles qui nous tétanisent, suscite des colères excessives qui nous nuisent, engendre des cruautés qui nous dépassent, et surtout fait naitre en nous une lucidité qui nous rend cynique et une peur du néant qui nous terrifie.

    La conscience procure des joies mais complique terriblement nos vies, au point que, d’un certain point de vue, elle peut paraitre superflue, encombrante, contre-productive. Nous avons la nostalgie du passé, parfois de la culpabilité et des regrets. Dans le même temps nous vivons avec la crainte de l’incertitude du futur. Finalement, on se demande si les inconvénients que procurent la conscience ne surpassent pas les bénéfices que l’on en retire !

    Nous pouvons avoir l’impression que notre niveau de conscience devient une entrave au développement de notre intelligence. Avec un niveau de conscience plus faible, serions-nous plus sereins, plus efficaces et plus rationnels dans nos choix ? Serions-nous plus intelligents si nous étions dépourvus de conscience ? Lorsque l’on fait l’inventaire de la somme de nos choix erronés et de nos décisions stupides ou totalement folles, au niveau personnel comme au niveau collectif, nous constatons qu’elles proviennent d’erreurs d’appréciation.

    Le modèle animal

    C’est parce que nous sommes conscients de notre race, de notre culture, de notre religion, et de nos différences, que naissent en nous des haines qui conduisent au meurtre et à la guerre. Nous avons la conscience d’être libres, et c’est sans doute une illusion, mais cette liberté nous coûte cher car elle brouille notre intelligence et nous fait prendre des décisions déraisonnables. Un animal ne fait jamais de telles erreurs : sa vie est peut-être plus fade, mais il ne le sait pas !…

    On se met alors à regarder avec envie la vie simple des animaux dont le niveau de conscience est plus rudimentaire, concentré dans les limites du présent. Ils éprouvent la peur du danger immédiat, le plaisir du repos après le repas, mais ils ignorent l’angoisse du néant après la mort. Ils savent mieux que nous profiter de l’instant et vivent selon le schéma programmé que l’on nomme l’instinct, transmis intégralement de générations en générations, sans état d’âme, sans autre questionnement existentiel.

    La supériorité des algorithmes

    C’est l’émergence de l’intelligence artificielle qui soulève la question cruciale de la conscience. Nous commençons d’expérimenter autour de nous des robots de plus en plus performants, mus par des algorithmes, et capables d’interagir avec l’environnement, capables de prendre des décisions à notre place et mieux que nous le ferions !

    Ces robots intelligents sont déjà capables d’apprendre par eux-mêmes, grâce à leur expérience. D’ici une décennie, peut-être avant, ils auront non seulement un savoir surpassant tout le savoir humain, mais ils auront des capacités intellectuelles supra humaines.

    On se met à imaginer des robots intelligents qui dirigeront des entreprises mieux que le meilleur et le plus clairvoyant des chefs d’entreprise. Nous imaginons déjà un super robot qui nous gouvernera avec rationalité et efficacité. Déjà, des robots médecins sont capables, en un instant, de faire un diagnostic et de rédiger une prescription.

    Ces super-intelligences seront sans émotion aucune, sans conscience. Elles prendront les décisions les plus rationnelles, les plus pertinentes, sans être encombrées par le fatras incohérent de la conscience qui souvent brouille notre esprit. L’humanité ainsi débarrassée de tout pouvoir de décision pourra demain s’adonner à la rêverie, à la poésie ou à la drogue.

    Le bien et le mal

    Tout ceci prouve que l’intelligence peut se suffire à elle-même et n’a pas besoin de la conscience pour entrer en action avec efficacité et pertinence. Dans ces conditions, pourquoi l’homme est-il doté d’un tel niveau de conscience ?

    Suivant le chemin évolutif, la conscience s’est développée au fur et à mesure du développement de l’intelligence chez les mammifères et, de façon encore plus nette, chez l’homme. Si la sélection naturelle a stimulé l’émergence de la conscience, celle-ci doit avoir un rôle essentiel. Mais lequel ? Nous pourrions n’être que des algorithmes biologiques, dépourvus de toute conscience. Pour quelles raisons fondamentales en est-il autrement ?

    Ce qui distingue l’humanité par rapport au monde animal, je dirais que c’est essentiellement la notion du bien et du mal. Un animal ne fait jamais rien de mal, il suit l’instinct de sa race. L’homme a acquis un degré de liberté qui le met face à des responsabilités. C’est le mythe de la pomme cueillie à l’arbre de la connaissance qui rend l’homme responsable vis-à-vis d’une morale transcendante. Adam fut bien le premier homme libre et responsable. N’est-il pas significatif que la liberté de conscience soit associée au mythe du paradis perdu? La conscience est le prix à payer pour être libre du bien ou du mal.

    Cela ne serait pas tant l’intelligence qui caractérise l’homme, mais davantage son sens de la liberté, c’est-à-dire sa capacité à faire le bien et le mal. Le développement de l’intelligence semble s’être fait conjointement avec le besoin de liberté. Or, pour se sentir libre, il faut être conscient. En ce sens, l’homme ne peut être réduit à un algorithme biologique comme le laissent entendre les scientifiques matérialistes. Il a une part en lui de transcendance.

    Suprématie d’Homo sapiens

    Mais la connaissance serait différente du savoir ! La connaissance inclut la morale, l’éthique, le bien et le mal, la liberté et la responsabilité. La connaissance élève l’homme au-dessus de la matière. Le savoir est purement matérialiste, rationnel, prisonnier d’un algorithme. Le savoir n’a pas besoin de transcendance.

    Le processus évolutif pousse les espèces vers l’amélioration de leur survie et de leurs performances. Homo sapiens a compensé sa vulnérabilité physique grâce au développement de son intelligence. Ses capacités intellectuelles lui ont permis d’atteindre un haut niveau technologique et une suprématie vis-à-vis de toutes les espèces.

    Cette suprématie était telle que, sans la conscience du bien et du mal, l’humanité était en mesure de proliférer au point d’exterminer l’ensemble du vivant. Autrement dit, si Homo sapiens n’était qu’un algorithme sans conscience et mû par la poussée évolutive, il aurait tout anéanti, y compris sa propre espèce !

    Par conséquent, l’évolution et la survie de l’humanité ne seront possible qu’avec un plus haut degré de conscience. La conscience sera le garde-fou de son intelligence. Ainsi, l’homme sera en mesure d’inoculer ses repères moraux aux futurs algorithmes électroniques, même si c’est aux dépens de leur efficacité. L’intelligence artificielle ne sera donc jamais capable de prendre le contrôle d’Homo sapiens.

    Les dégâts infligés par l’homme sur l’environnement sont déjà considérables. La prise de conscience est donc nécessaire à notre évolution et à notre survie. Elle est à la source de ce que nous nommons « nos valeurs ». C’est aussi la conscience qui nous permet d’établir des règles et des lois afin de pouvoir vivre en société et de pouvoir choisir entre la trahison et la fidélité. In fine, je pose l’hypothèse que la conscience nous élèverait donc au-dessus de la matière et nous mènerait à la transcendance, sinon l’humanité sombrerait dans la dépression et l’angoisse du néant…

    Pourtant, je m étais jurée de ne plus transmettre cette « chronique » … mais je ne peux y résister, pour cette fois ! même si elle doit générer des divergences … toutes admises …
    Soyez aimables de me pardonner. Merci.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : aubepine

      Vous êtes pardonné, bien sûr.
      Nous allons voir si vous avez beaucoup de lecteurs, car votre texte est long et un peu « obscure » ; j’ai enlevé la signature initiale qui renvoie vers un site commercial…
      Bon vent, matelot

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Lu et approuvé dans son ensemble. Petite remarque : » Déjà, des robots médecins sont capables, en un instant, de faire un diagnostic et de rédiger une prescription. » Ces médecins robots là fonctionnent avec les données qu’on leur « apprend » . Imaginez les diagnostics et les prescriptions qu’ils font ou feront avec les mensonges sur le cholestérol et les statines ou autres médocs aux mêmes effets mais en pire ! Et il y a déjà beaucoup de médecins robots en chair et en os mais sans conscience… Comme disait Rabelais  » science sans conscience n’est que ruine de l’âme » C’est vieux de 5 siècles, mais c’était écrit par un médecin de son époque mais c’est toujours valable

        1. aubepine
          En réponse à : Thevenot

          Oui Thévenot, je suis bien une fille et non une spécialité culinaire !… (LOL)
          Homme ou femme : on dit MATELOT, c’est un mot épicène que dit le dico …

    2. phil
      En réponse à : aubepine

      Je suis depuis berlurette sidéré par la naïveté du concept du « robot + intelligent que nous », notion spectaculaire qui plait et effraie, née sans doute des auteurs de SF des années 50, Ray Bradbury & consorts, confortés par les Stanley Kubrick & Cie…

      Mais tous ces gens qui parlent pompeusement « d’algorithmes » sans avoir la moindre notion de ce que c’est, ont-il intégré le fait qu’un calculateur ne peut exécuter qu’un programme conçu par le programmateur, donc au départ ayant les limites déterminées par ce programmateur ?

      Le contrôle humain est donc total, et le robot « Hale » de Kubrick est une chimère pour enfants de 5 ans, apparemment l’âge d’1 bon nombre d’amateur de SF.

      Et lorsqu’on dit qu’un robot « apprend », il n’apprend que ce qu’on a décidé de lui laissé apprendre (Ex: quelques millions de parties d’échecs), il deviendra alors + performant que n’importe lequel d’entre nous, ce qui ne veut pas dire intelligent… tout est dans la nuance !

      1. phil
        En réponse à : phil

        Idem pour « le bien et le mal », désolé, les humains n’ont pas + que les animaux la notion du bien et du mal, par contre ils connaissent la peur du gendarme.

        Dans des guerres terribles (dont certaines toutes récentes), le pillage et le viol ont été non seulement autorisés mais encouragés. Alors tout le monde s’y met, il n’y a plus d’exceptions puisqu’il n’y a plus de gendarmes ! Sans vouloir rompre nos relations diplomatiques avec nos « amis », on a vu ça à Nankin (les Japonais) et à Berlin (les Russes), et sûrement des centaines de fois ailleurs moins connues : viol et pillage obligatoires, et même une médaille à la clef, alors tout le monde s’y est mis puisqu’il y avait zéro sanction…

        Les animaux réagissent exactement de la même façon : chacun marque son territoire, si un intrus y pénètre il risque se fait tabasser, voire tuer, c’est la « propriété individuelle » animale… Aussi font-ils gaffe et connaissent-ils « le bien et le mal » : le mal c’est rentrer dans le territoire qui n’est pas le sien, le bien c’est de respecter les règles tacites, mais bien établies…

        Bref, mis à part qu’on peut faire pire que les animaux, je ne vois pas où on a pris conscience du bien et du mal ?

        1. Diététicienne
          En réponse à : phil

          Merci Phil de ces précisions que je partage sur les limitations des robots, la différence entre performance et intelligence, ainsi que la notion du bien et du mal chez les animaux…

          Merveilleuse année 2018 à toutes et tous !

        2. aubepine
          En réponse à : phil

          Contrairement à ce qui nous a été enseigné (moi, il y a bien longtemps !) ,
          il est vrai que nos amis les animaux en ont beaucoup dans la tête … ils ne vivent pas seulement le moment présent, mais sont capables d’anticiper, surtout lorsqu’ils sont domestiqués et gâtés de plus …
          Selon Pavlov, ce sont des réflexes conditionnés plus que des « calculs » …
          mais nous sommes sûrement loin d’avoir tout élucidé en ce qui les concerne !

      2. Romain Kugener
        En réponse à : phil

        Cher Phil,
        Petite rectification : Le robot de Kubrick s’appelait HAL et non Hale ce qui prouve l’intelligence humaine :
        Dans l’abc le H est suivi du : I
        ——————-A——————: B
        ——————-L——————: M

        CQFD
        Bonne journée
        Romain

  5. bernard

    bonne année à tous
    un cholesterol bas ( autour de2 , mais cela doit dépendre des individus) induit tous les inconvénients que les lecteurs blog connaissent et souvent attribués aux statines sans autres explications. Ce même cholestérol bas peut etre du au vieillissement du foie ou du cerveau qui le produit,ce qui devrait induire les mêmes désordres; que faire pour remonter « proprement » un cholestérol trop bas? J’avais déja posé la question à MdL qui semblait être surpris d’une telle question , mais je n’ai pas eu connaissance de la réponse qui a du m’échapper.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : bernard

      Votre question : « que faire pour remonter « proprement » un cholestérol trop bas ? »
      Il faut distinguer le cholestérol circulant dans le sang (transporté par des lipoprotéines) qui répond à des régulations multiples et le cholestérol cellulaire qui est utilisé par notre métabolisme pour toutes sortes de choses par différents organes.
      Le cholestérol circulant (qu’il soit d’origine nutritionnelle ou hépatique) sert à alimenter le organes ; mais il fait partie d’un gros paquet avec d’autres substances liposolubles (acides gras, phospholipides, vitamines, etc) transportées aussi par les lipoprotéines. Comment les quantités de ces substances dans les lipoprotéines (d’origine intestinale ou alimentaire et hépatique) sont régulées fait question…
      Je fais simple !
      Vous voulez augmenter la quantité de cholestérol transporté par les lipoprotéines ? Ce n’est pas une bonne idée ! Laissez votre cholestérol tranquille. Adoptez un modèle alimentaire méditerranéen et un mode de vie protecteur et tout ira bien !

  6. Dr.Aziz Djalane

    Cholestérol et Statines :
    toujours aussi indissociables !

    Depuis une vingtaine d’années déjà que les Statines sont sur marché du médicament, le sujet est sensé être totalement épuisé, et les conclusions définitivement acceptées, telle une résolution unanime, a en juger par le nombre d’études publiées l’ayant déjà abordé, et par le nombre hallucinant de prescriptions délivrées de part le monde. Cholestérol et Statines semblent êtres indissociables a jamais !
    Toute la médecine et tous ses adeptes ne doivent s’employer que pour réduire au plus bas ce Cholestérol, quitte a l’éradiquer de la circulation plasmatique. Pour cela, un seul moyen, les Statines. Car finalement, la notion de taux élevé de cholestérol était continuellement revue a la baisse. A croire qu’on ne parle pas du même cholestérol, indispensable à toute forme de vie cellulaire.

    Pourtant ,non sans controverses, il est de toute évidence, toujours sujet a des débats experts ,et sources d’interrogations profondes, même si elles restent souvent inaudibles a l’oreille distraite, et même si le divorce n’est pas du tout a l’ordre du jour…du moins pas encore .

    Pour avoir été initialement un prescripteur convaincu et un consommateur assidu de Statines, de ‘’TAHOR’’ particulièrement, d’abord dans une visé thérapeutique pour réduire ‘’mon hyper-cholestérolémie’’, par extension ensuite dans une visé préventive contre le risque Cardio-vasculaire, il était primordiale dans cette présente démarche, que je prenne entièrement conscience a que mon objectivité légitiment soupçonnée d’être contaminée par un passif aussi riche, ne puisse souffrir d’aucun compromis…
    Cependant, la confrontation violente, entre le vécu du patient que j’étais et le savoir supposé scientifique du médecin que je fus, était révélatrice de tellement de contradictions et de superpositions, et dont la gestion avait nécessité un tout autre apprentissage, dans un tout autre langage, celui des faits. C’est alors que désapprendre devenait impératif. C’est dire, que d’avoir le même vocabulaire, ne suppose pas forcement que d’avoir le même langage. Le Cholestérol en est le meilleur exemple, il pouvait être l’ennemi publique numéro 1 de tout les temps, ce qui s’avère être totalement erroné, mais aussi l’ingrédient indispensable a toute forme de vie cellulaire. Soit, la nuance est de taille…

    Peu importe combien de preuves scientifiques j’ai pu rassemblées prouvant l’extrême contraire de ce que je savais, de ce que je pensais savoir, le même reflexe restait pourtant toujours la, tenace et imperturbable .des habitudes de vingt-trente ans d’âge, ne pouvaient être remplacées du jour au lendemain. Me découvrir si résistant a toute réévaluation, si peu disposé a toute remise en question en la matière, était la preuve d’un enseignement ‘’réussi’’, parfait, qui avait pour vocation d’être sacré et durable. Telle une loi divine ou morale, tenter d’interpréter cette hypothétique théorie du Cholestérol c’était déjà l’enfreindre. Mais, celui qui cherche a déjà trouvé….

    Aussi, avec toutes ces informations apparemment à portée de main de tous, on ne peut que se demander pourquoi y t-il a une aussi large acceptation, une quasi-unanime résignation face a de telles contradictions. Nous priver de toutes ces ressources scientifiques sous prétexte qu’elles soient justement scientifiques, quelles soient écrites avec de grands mots, ne peut être que l’expression d’une déprime intellectuelle sans égale.

    Je suis loin de pouvoir oublier a quel point fus mon incompétence médicale envers mes patients et envers moi-même. A quel point fut impardonnable mon ignorance, mon arrogance, et mon entêtement. Un abus de confiance aussi odieux, aussi sévèrement blâmé, ne pouvait se perpétuer. S’auto justifier semblait être prévisible, chez ce médecin-malade doublement manipulé, qui a choisi de se prend en charge, en usant d’une médecine toute aussi malade que lui, promettant tout ce qu’elle n’avait pas. En usant d’une Statine qui n’a pas plus d’efficacité qu’un placebo. L’avouer constitue un aboutissement certes, mais bien tardif, et au prix de cicatrices bien visibles.
    De voir un jour la médecine prendre sa revanche sur l’ignorance, sur la maladie, et sur le marketing, cet art illusoire et dangereux, triomphant d’elle a tout les coups jusque-ici, n’est alors que le fantasme d’un écrivain tellement frustré par ses contraintes rédactionnelles, qui peine a jargonner sans se préoccuper du sens des mots. Le fantasme d’un malade désabusé par l’incompétence de ceux a qui il s’est livré. Le fantasme d’un médecin trompé, d’avoir l’attention si longtemps détournée de la compréhension véritable de l’essentiel !.
    l’heure est sombre, aussi sombre que celle qui précède l’aurore.

    Dr.Aziz D

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Dr.Aziz Djalane

      Merci de votre témoignage.

      Je comprends votre souffrance. Je l’ai vécu il y a 15 ans… J’avais moi-aussi prescrit autour de moi… mes proches…

      Je vous remercie aussi de votre courage car il faut s’affronter à… nous-mêmes !

      Imaginez une seconde tous ces superbes professeurs et académiciens qu’affleure l’idée qu’ils auraient pu, comme vous et comme moi, se tromper et avoir empoisonner plutôt que protéger.

      L’idée est insoutenable pour la majorité d’entre eux ; ils la rejettent immédiatement, et rejoignent le troupeau pour se rassurer…

      D’autres (peu encore) hésitent, atermoient, font « machine arrière » puis s’arrêtent et reviennent ; puis, dans le silence de la nuit et de leur terrible et humiliante culpabilité, hésitent encore…

      Ne vous faites pas d’illusion : seule la « sortie de secours » sera une sortie digne pour la majorité d’entre eux : en silence, discrètement, oubliez-moi s’il-vous-plaît

      Ayons pitié de ces malheureux !

      Et pendant ce temps, il y a des victimes… qui souvent ne le savent même pas…

      Et pendant ce temps, sous nos yeux et en extemporanée, les mêmes crétins arrogants nous jouent une autre pièce : celle des vaccins dont « l’efficacité et l’innocuité ont été scientifiquement prouvées » comme disent les petits génies de l’INSERM, des médias appointés et de l’OMS ; et justement contre toute évidence scientifique solide… Ah les jolis perroquets !

      1. Jean-Marc REHBY
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bonjour
        Comme vous j’ai prescrit des statines mea culpa mais uniquement en post infarctus et chez les insuffisants cardiaques car pour tout les reste je n’étais pas du tout convaincu et plus que dubitatif devant ces merveilleuses études mais sûrement pas extrapolables aux français et européens du sud et méditerranéens en général qui avaient un risque 3/4/5 fois inférieur à cholestérol égal.
        Mais il est largement démontré que changer de paradigme surtout à contre courant total est très difficile. Moins de 15% des médecins changent de pratique après une formation qui leur a expliqué les modifications à apporter dans cette pratique ! Alors……

        1. papynou34
          En réponse à : Jean-Marc REHBY

          Il y a un autre point clé, c’est la pression que mette les patients sur les médecins. Il est clair que dans l’inconscient collectif, le cholesterol (pas le taux, direct le cholesterol) est toujours synonyme de dangers…. Plus grave cela les dedouanne pour beaucoup de faire attention à leur style de vie, ils ont des cachets!!!! Et tout le leur rappelle, affiche, pubs tele, margarine, etc.

  7. Jabeau

    Bonne Année à toutes et à tous,
    Sur France Inter, l »année 2018 a commencé avec un interview en VO de Tim Spector, du King’s College londonien, dont la traduction de son dernier livre ‘Régimes : la grande illusion’ est parue en novembre 2017. Il a dit grand bien du régime méditerranéen.

  8. Inoxydable

    @ dr Aziz D. En tant que patient ( devenu impatient) je vous remercie pour votre témoignage qui me réconcilie avec les médecins, pas tous hélas, mais ceux qui interviennent sur ce site méritent ma reconnaissance et ma sympathie que je n’accore pas souvent.
    « J’ai appris que je ne suis rien et pourtant je suis. » citation.

    1. Inoxydable
      En réponse à : Inoxydable

      @ dr Aziz D:
      « et quand le fil s’est coupé,
      la marionnette s’écroula.
      et ce fut la son premier geste d’indépendance… »

    2. Aziz Djalane
      En réponse à : Inoxydable

      la particularité de la pratique médicale en tant que métier précisément, qui se rattache inévitablement à ce côté faible de l’humanité, la crédulité de nos malades, de leur proches, et leur attentes presque aussi légitimes qu’irrationnelles, ainsi que la médiocrité qui assaisonne tout ces éléments, font du médecin a son image terne aujourd’hui, celle du guérisseur incapable d’avoir cette approche décloisonnée des problèmes de santé. Un guérisseur qui sait faire en toutes circonstances sans s’inquiéter de ce dont peut réellement penser la science …hélas.
      je suis touché,agréablement touché par votre réaction…merci de le penser,merci de l’exprimer !

      https://www.facebook.com/Dr.Aziz.Djalane/

  9. reliquet

    Salam Aleikoum Aziz!

    On s’est causé hier soir en passant par Skype, la liaison était abominable mais l’entretien a été franchement émouvant. Le Dr Aziz Djalane certes est capable d’avouer s’être trompé (comme moi) pendant des années mais lui aussi essaye de pédaler pour réparer, il est à l’origine d’une page Facebook très visitée intitulée  » Victimes des médicaments anticholestérols à base de statines », on ne peut pas dire que le titre cultive l’ambiguité. (*)

    Je sens qu’on va voir entrer notre premier adhérent extra-européen à l’AIMSIB, ça va sentir le jasmin dans les couloirs mais de quel pays de l’arc méditerranéen vient-il au juste ça c’est la surprise, j’ai juste oublié de lui demander…

    (*) https://www.facebook.com/groups/289865557804647/?ref=group_header

    1. Aziz Djalane
      En réponse à : reliquet

      bonsoir mon ami.oui,ce fut une liaison authentique et spontanée,comme devrait l’être toutes liaison confraternelle,que dis-je,humaine !
      oui,j’avoue m’être trompé,m’être laisser trompé…
      En fait, ce qui me révolte le plus, est en moi…!
      mais ma révolte revendique toujours une certaine espérance…n’est-ce pas que le désespoir est muet !
      ma révolte a l’âge de ma conscience,qui prêche depuis l’esprit de reforme…et non de l’utopie.
      non pas que ma révolte m’honore,mais surtout ce qu’elle revendique !
      tu sais,On ne sent jamais tant la faiblesse de la médecine ,telle que l’ai vue pratiquée, telle que je l’ai subi, que quand on est à la fois médecin et malade .On n’imaginera jamais à quel point un médecin peut ignorer ce qu’endurent ses patients. Pourtant, il y a tant a lire sur les rides profondes d’’un front plissé, façonné par la douleur, et qui raconte la souffrance avec éloquence. En regardant mes confrères a l’œuvre,ces médecins du Système,ces écrivains publiques, je ne peux m’empêcher de regarder ma profession avec un étrange mélange de colère et de mépris . Il est vrai que dans notre monde,chacun de nous a tendance a s’élever au hauteur de son incompétence… !
      certes ,il n’est pas nécessaire, au médecin d’avoir eu une maladie pour en connaitre les éléments, mais cela en aiguise particulièrement la perception .poser un autre regard sur les maux des autres est un si bel accomplissement,crois moi…
      ceci dit,je serai honoré de me compté parmi vous…
      NB: non,il n’y a point de surprise,je suis d’Alger
      Amicalement
      https://www.facebook.com/Dr.Aziz.Djalane/

      1. Minoque
        En réponse à : Aziz Djalane

        Je réitère mon petit commentaire laissé sur Facebook ou depuis déjà un long moment déjà je me délecte de vos pensées, citations, de votre envie d’avancer et de changer la façon de voir la médecine d’aujourd’hui. Vous ne serez pas dépaysé à l’Aimsib ou y coule la même bienveillance que la vôtre.

        1. Dr.Aziz Djalane.
          En réponse à : Minoque

          merci,et je m’y sent bien déjà.mes convictions ne sont en fait que des prétextes,de quel droit vous les imposerais-je…?! non,l’important n’est pas de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit,(car parfois la meilleure façon de convaincre l’autre,c’est de le laisser suivre son propre chemin),mais de donner plutôt a réfléchir,de déranger la quiétude nonchalante de certains esprits somnolents. ils y a certes,ceux qui subissent l’ignorance,et il y a ceux qui la choisissent.quelles différence entre les deux…?! un point commun déjà;les deux seront tenus a bonne distance du savoir.
          Oui,j’accepte avec une grande humilité mon ignorance malgré mes connaissances…il est vrai,qu’on n’en sort jamais le même d’une telle expérience méditative…!
          merci encore.
          Dr.Aziz Djalane.
          https://www.facebook.com/Dr.Aziz.Djalane/

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