ESSAI CLINIQUE SAISON 3 : le monde du « business en santé »…

 

Il est certainement préférable de relire les deux premiers épisodes pour comprendre l’essentiel du troisième ; car ce serait dommage de ne pas TOUT comprendre…

L’essai clinique est donc l’expérience conduite chez les humains pour vérifier une hypothèse : la rejeter ou la confirmer ; on répond par oui ou par non

J’expliquerai pourquoi dans la saison 4.

L’essai clinique doit être exemplaire sur le plan technique comme éthique, on l’a compris, pour s’autoriser à impliquer des humains dans des expériences sur la santé et la participation à ces expériences doit obligatoirement apporter un bénéfice aux volontaires, ne serait-ce qu’en termes de « savoir utile » à son propre cas. Ceux qui n’ont pas compris doivent relire les épisodes précédents, désolé !

Au point où nous en sommes, il est important de comprendre qu’il y a, de nos jours, deux grandes catégories d’investigateurs :

1) ceux qui travaillent pour tester des théories, qui sont supposées faire progresser les connaissances en dehors de tout business ; ils sont indépendants ; autrement dit, ils sont libres ; personne ne leur dit ce qu’ils doivent faire ; mais ils sont pauvres ; ils sont actuellement souvent désespérés…

2) ceux qui sont payés par un sponsor pour tester un médicament ou un produit de santé susceptibles de donner lieu à une commercialisation ; ils sont liés à ce sponsor ; ils sont riches ; ils sont désormais presque seuls dans les hôpitaux pour recruter des patients et produire des connaissances dites médicales… qui sont toujours avec une perspective de business ; ils sont arrogants et pleins de morgue ; ils règnent sans partage sur un monde médical désemparé…

En principe, ces deux types d’investigateurs sont soumis aux mêmes règles techniques et éthiques… Mais il est évident qu’ils n’ont pas les mêmes objectifs et pas non plus les mêmes obligations vis-à-vis de leurs donneurs d’ordre ; puisque les premiers ne reçoivent pas d’ordre ; en principe, car certaines situations sont complexes et intriquées et, surtout, ça pourrait changer…

En faisant simple, ceux qui testent des nouveaux médicaments sont payés pour réussir :

1) réussir à prouver que ce nouveau médicament est utile et non toxique ;

2) réussir à convaincre les Autorités Sanitaires et les « leaders d’opinion » des Sociétés Savantes qu’ils ont bien travaillé techniquement et éthiquement ; sachant que les « leaders d’opinion » sont, littéralement parlant, les Sociétés Savantes ; et que les Sociétés Savantes « inspirent » les Autorités Sanitaires ; tout le monde a compris que ce n’était pas un détail de l’affaire ;

3) réussir ainsi la commercialisation de ce nouveau médicament qui a souvent requis des investissements importants de la part du sponsor ;

4) réussir à convaincre le donneur d’ordre (le sponsor et/ou propriétaire du brevet) que les « retours sur investissements » sont et seront au rendez-vous ;

5) réussir à convaincre les mêmes qu’il est un bon « employé » qui mérite des grosses primes et autres récompenses… Bon chien, donne la papatte à sa mamie…

C’est une caricature, certes, mais elle est hélas moins vraie que la réalité vécue de nos jours ; voyez le film « La fille de Brest » ; et Irène est sympa…

Car le monde de la « médecine sponsorisée » et commerciale est à l’image de la Société dans laquelle elle baigne ; nous le savons tous : la société spectaculaire et marchande produit (sécrète) une recherche médicale spectaculaire et marchande !

Autrement dit, et de multiples exemples désolants nous le confirment sans cesse, le « monde » du médicament et autres produits de santé n’est pas différent des autres « mondes » industriels et commerciaux, celui des bagnoles ou des brosses à dent : on produit et vend des bagnoles sympas et sûres, pleines d’électronique et de gadgets ; on se heurte à la concurrence ; on essaie d’être les meilleurs pour gagner des parts de marché ; mais, parfois, on triche… Il y a l’exemple récent de Volkswagen bien sûr. Facile, dira-t-on, mais voyons Dr de Lorgeril, il y a des tricheurs partout et de tous les temps et cet exemple-là, c’est finalement l’exception qui confirme la règle ; en général, les industriels de l’automobile, bla, bla… Sauf que…

Sauf que, tout le monde le sait, l’époque bat tous les records de manipulation et triche… Et l’exception est plutôt généralité ; et pas que dans le sport ou la politique.

Comme dit Qiu Xiaolong, notre auteur préféré de polar chinois, citant un passage du Rêve dans le Pavillon Rouge : Hormis les deux lions de pierre accroupis à l’entrée, dans la maison des Jia, rien n’est propre.

Sauf que… un produit de santé n’est pas une brosse à dent ou une bagnole et qu’aucune exception ne devrait être permise.

Que dis-je ? Aucun doute ne devrait être permis !

Et voilà la trame de la crise des systèmes de santé actuels, ici et ailleurs : ils n’inspirent plus confiance ; qu’il s’agisse de vaccins, de médicaments ou autres produits de santé, la majorité de la population est dans le doute ; et c’est souvent avec fatalisme qu’on s’y abandonne, selon le fameux proverbe, chinois encore : le vrai et grand malade n’a plus le loisir de choisir son médecin ou son chirurgien

Et ce sont souvent ceux qui devraient rétablir la confiance qui suscitent le plus de doute, comme on peut le mesurer actuellement à propos de la crise vaccinale en France !

L’heure de faire le bilan approche ; il faudra à coup sûr en passer par là ; plus on attend, plus ce sera douloureux !

Bien. Revenons maintenant aux vraies sciences de la vie, libres et indépendantes, celles qui ont des obligations et des objectifs totalement différents de ceux de la recherche médicale commerciale ; ce sera l’objet de la SAISON 4 !

Bonnes fêtes à tous !

 

 

 

 

 

23 réflexions au sujet de « ESSAI CLINIQUE SAISON 3 : le monde du « business en santé »… »

  1. Michel

    Bonjour,

    J’ai connu le Dr De Lorgeril suite à un problème qui probablement est dû aux statines

    A l’apparition de douleurs dans les pieds on a cru à un problème vasculaire => écho doppler : rien de trouver
    Pas de diabète
    Par contre l’électromyogramme a montré une neuropathie axonale sensitive périphérique
    Toute la collection d’examens prescrits par 2 professeurs du CHU de la Timone n’a pas permis de trouver la cause de cette neuropathie.
    Suite à une hospitalisation pour suivre un régime, à la sortie je me suis retrouvé avec moins d’un gramme de cholestérol total
    Aussi la statine a été arrêtée
    La douleur aux pieds ayant fortement diminuée alors les doses de tramadol ont été aussi fortement réduites
    Plus de statine mais la neuropathie progresse, j’ai des fourmillements aux mains permanents

    Je me suis pris un cancer de la prostate

    Avant une curiethérapie, on a cru que j’avais une phlébite, en fait des anévrismes caillouteux. Pas d’anévrisme 5 ans avant chez le même angiologue

    Une tentative de prothèse qui s’est bouchée puis pontage assez long de part et d’autres du genoux.

    Refais biopsie prostate = > Curiethérapie impossible
    => Ablation prostate

    Si j’ai eu le relevé pour connaître le coût du pontage alors à ce jour je n’ai eu aucune nouvelle malgré mes demandes pour cette ablation

    Cette opération a eu lieu ici : http://www.institutpaolicalmettes.fr/recherche/medecinetranslationelle/urologie/

    24 heures après ma remontée du bloc, je prenais le taxi pour renter chez moi
    PSA indétectable pour le moment

    Dans mon cas cela ne pouvait que finir par des métastases.
    L’analyse des tissus retirés est moins bonne que la dernière biopsie.
    On verra, que faire ?

    Il y a des choses très curieuses que l’on apprend la presse par hasard.
    Je comprends enfin la raison de l’absence de trace de l’opération à la sécu
    Mais la mutuelle gestionnaire de la sécu a remboursé le forfait hospitalier …
    Je vous laisse juger.
    http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/19030-Cancer-de-la-prostate-feu-vert-pour-le-remboursement-de-la-chirurgie-par-robot
    http://www.20minutes.fr/sante/1985219-20161222-cancer-prostate-chirurgie-assistee-robot-bientot-remboursee

    Mon métier étant dans le high-tech, j’ai bien vu en entrant à pieds, en tenant le bras de l’anesthésiste que ces machines étaient très sophistiquées
    7 personnes+ 2 personnes (des ingénieurs ?) qui interviennent dans des blocs séparés par des portes en verre
    Curieux de techniques j’ai pu poser quelques questions et j’ai eu des réponses compréhensibles, des gens qui se mettent au niveau des ‘non sachant’

    Se pose effectivement la question de la manipulation de ces machines
    Il ne suffit pas d’avoir les moyens d’acheter de tel engin il faut des médecins qui de plus aient d’autres connaissances que la médecine

    Les cliqueurs fous de la high-tech ne peuvent exister dans la santé mais avec big ? je sens le risque

    Est-ce prévu tout cela ?
    On dira on ne savait pas

    Autre chose
    Ma mère a participé a un essai phase 3 d’une molécule contre la maladie d’Alzheimer
    En septembre 2016 dans le journal le monde il a été dit que ce traitement est prometteur dans 35% des cas
    On comprend : si la maladie est diagnostiqué au début

    Toujours pareil
    On ne recherche pas qu’elle est la cause du mal, on recherche des emplâtres qui rapporte

    Par hasard encore, j’achète la revue sciences et avenir de janvier 2017
    En page 72 je lis
    Molécule abandonnée
    J’apprends 3 milliards investis en 27 ans

    C’EST SYMPA QUE L’AIDANT CONNAISSE CELA PAR UNE REVUE ALORS QUE L’ON A SIGNE DES WAGONS DE PAPIER POUR QU ILS SE PROTEGENT D’UN EVENTUEL EFFET SECONDAIRE GRAVE

    C’est minable

    Ces boites de la santé (machines et médicaments) devraient être juste des fabricants

    Les recherches fondamentales devraient faites par les états en sanctionnant sévèrement les conflits d’intérêts

    La conclusion pour moi n’est pas bigpharma a travers ces exemples vécus de très près

    C’est après le dieselgate, SANTEGATE

    Chut

    Bonne fin d’année

    L’espoir fait vivre

    Répondre
  2. aubepine

    Docteur, si tout le monde pouvait avoir votre « noblesse », votre transparence, votre logique …
    Ce serait fantastique et tellement confortable …
    Dans le contexte actuel, cela ne vous rend pas la vie facile et c’est injuste!

    Répondre
    1. Francoise
      En réponse à : aubepine

      Je partage votre avis Aubepine…. c’est injuste! Tous les résistants tels que ces bons docteurs qui aiment-si-bien (tant pis Rico, je déroge à vos explications pourtant très convaincantes…. sur l’usage de l’adjectif formé sur AIMSIB…) sont malmenés dans un premier temps (l’étape 2 expliquée par Dr Reliquet). À l’étape 3, ils seront encensés….. normalement…. enfin, il nous appartiendra quand même de rester vigilants et de rappeler inlassablement la paternité de cette lutte initiale… parce qu’il se trouvera sûrement aussi des gens moins bienveillants pour revendiquer ce à quoi ils n’ont pas tellement participé… et ce sera injuste aussi… mais il va falloir faire avec ça. .. je le crains… et les aimer de tout notre coeur, ces bons docteurs,…. parce que je partage aussi votre avis qu’ils sont vraiment fantastiques!

      Répondre
  3. Reliquet

    Bonjour Maître,

    Ne me dites pas que vous avez consommé du saumon d’élevage hier soir, ni du vacherin ou de la bûche, d’ailleurs on aimerais bien savoir comment vous avez organisé votre réveillon juste pour qu’on puisse copier dans une semaine, on en a marre de prendre des risques vitaux à coups de galantines et de foies gras poêlés…

    Vous me rassurez, le cognac hors-d’âge même consommé en fortes quantités conserve bien toutes ses vertus antiaggrégantes plaquettaires, n’est-ce pas?

    Y’ avait du Sacha Inchi chez vous? Il paraît que c’est à Gap qu’on vend les meilleurs récoltes (pour les retardataires, c’est ici…)

    http://www.prevention-sante.eu/medecine/dr-michel-de-lorgeril-convoque-section-disciplinaire-ordre

    Bon, ce qui me tue dans ces histoires d’essais cliniques c’est que les cobayes volontaires risquent franchement leurs fragiles peaux, on l’a encore vu récemment, que certains d’entre eux prennent ce risque par pur altruisme mais qu’au final les propriétaires des études osent placer leurs résultats sous la protection du Ve Amendement des US … Le secret des Affaires! Fumiers d’eux, sur de l’altruisme humain!

    Heureusement que les testeurs de médicaments sont régulièrement rémunérés. Ce que les cobayes ne savent pas c’est que les « rabatteurs » Médecins qui dirigent leurs patients vers les coordinateurs sont souvent bien mieux payés « au contrat signé » que leurs patients, et que ces sommes atterrissent souvent sur les comptes en banque PERSONNELS de ces Messieurs-Dames , tiens je m’agace un 26 Décembre…

    Je refuse depuis longtemps, quand mes patients m’en parlent, qu’ils se livrent au moindre test thérapeutique. Deux sont venus me parler d’injections bi-mensuelles qui seraient susceptibles de faire reculer la mort par disparition de tout mauvais cholestérol de leurs vaisseaux, à chaque fois j’ai risqué le trouble du rythme. Ils sont repartis avec de la doc sur le traitement décevant des abcès cérébraux, curieusement, ils m’ont cru…

    Bon, on mange quoi Maître, comment et à quelle heure dans le Grenoblois tous les 31 Décembre 2016 et surtout, qu’est-ce qu’on débouche pour aller avec?

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Reliquet

      C’est une bonne idée d’y penser à l’avance ; mais nous ça n’est pas encore l’actualité ; toujours occupé à des idioties avec des « requêtes » et autres fanfreluches ordinales…
      Je vous tiendrais, cher ami, au courant ; et d’ici peu !

      Répondre
      1. Reliquet
        En réponse à : Barahj

        Tu m’as fait travailler plus que de raison, très apprécié Barahj,

        Mais j’ai fini par retrouver le lien concernant cet article. C’était là;

        http://www.antiagingacu.com/health-news/cardiobrief-rumors-denied-on-pcsk9-brain-infection-risk/

        Je te souhaite une bonne fin d’année aujourd’hui à toi et à toute ta famille. Demain, 2,5/3 sur l’échelle d’Aberkane, tu sens comme tous les masques vont bientôt s’envoler…

        Vient rédiger chez nous!

        Répondre
    2. aubepine
      En réponse à : Reliquet

      Merci pour le lien … on y découvre des choses invraisemblables … qui permettent peut-être de décrypter un certain po…po…post!… Pardon !

      Répondre
  4. Minoque

    A Dr MdL
    Merci de ces informations qui nous informent clairement.
    Dérouler ainsi point par point comment sont pratiqués les essais cliniques permet une visualisation encore plus scandaleuse !

    A souhaiter de plus en plus de désespérés de tous bords pour faire bouger les lignes…

    Répondre
  5. Jabeau

    Merci pour éclairer ‘de l’intérieur’ la cuisine des essais cliniques. Onéreux ils sont, donc rentable ils seront. Mais avant de parler  »sou », puis-je soulever quelques lièvres qui sortent du chapeau un peu trop souvent ?
    Lièvre N°1 : le biais de publication. Rejeter ou non l’hypothèse de-l’absence-de-différence se fait au risque de se tromper une fois sur 20 (Risque alpha = 5%), il suffit de faire 20 comparaisons entre deux fois la même chose, de taire les 19 résultats non significatifs et de publier la 20 ème qui parlera (à tort) : je l’ai vu faire en homéopathie vétérinaire. Comme les shadocks qui lancent 999 fois la fusée avant l’inauguration puisqu’elle a une chance sur 1000 de réussir…
    A propos de  »sou », qui connaît l’origine du mot  »Sou » ou  »Sol » ? Autrefois symbolisé par un S allongé, tellement allongé qu’il s’est transformé en / appelé ‘Solidus’, ancêtre de la virgule, et du symbole du Shilling.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Jabeau

      Pour le lièvre N°1 vous avez raison (en partie) et je reviendrai sur cette question « délicate » dans la saison 4…
      Patience, l’ami, il y a déjà peu de visiteurs qui captent ça ; faut laisser du temps…

      Répondre
    2. Jabeau
      En réponse à : Jabeau

      Pendant que courent les lièvres, qui veut jouer avec l’origine du mot sou ?
      Premier indice : le soldat à été le premier à qui on a donné le sol : sol-datum, le supin de Do das dare (donner) étant datum. Ne craignez pas le côté pédant, la suite vaut le coup car c’est du solide !
      Indice n° 2 : Saint Paul et ses épîtres écrites en grec.
      Indice n°3 : le sens actuel de solide = ‘qui dure sans defaillir’ car le sol a duré trois siècles !

      Répondre
  6. Gilles

    Bonjour docteur De Lorgeril,
    10 centimètres de neige en 5hres sur Montréal aujourd’hui, ça doit éveiller quelques souvenirs en vous.

    Quelques pensées me trottent dans la tête. Le cholestérol et le LDL sont produits à la demande selon nos besoins si j’ai bien compris. Ainsi si j’ai une prise de sang le 29 décembre et que mon cholestérol est à 5,00mm/l mon médecin sera tout content pcq la limite supérieure est à 5,2mm/l. Si j’ai une autre prise de sang le 8 janvier et que mon cholestérol est à 5,5mm/l il sera aussi tout content pcq alors il pourra me prescrire une statine.Alors, pour avoir « l’heure juste » il faudrait prendre plusieurs prises de sang sur plusieurs semaines et faire la moyenne.
    Je suis  » dans le champ » comme on dît ici ou j’ai raison ?

    Deuxième pensée troublante.
    Toujours selon mes maigres connaissances, les artères et les veines ont sensiblement la même structure. Si le LDL « colle » aux parois comme le veut la théorie, pourquoi il n’y a pas des milliers de petites plaques dans les capillaires avec comme conséquences des milliers de petits « infarctus » ? Pourquoi pas d’infarctus de la rate ou du pancréas ou du foi ou même du testicule ? Pourquoi jamais de plaque dans les veines ????

    Voilà, il neige toujours sur Montréal et il est prévu 50 centimètres en Gaspésie; oui vous avez bien lu, branle bas de combat des déneigeuses…

    Merci,

    Gilles

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Gilles

      Toujours pas de neige sur Grenoble ! « Trumpette » a raison : y a pas de réchauffement climatique !

      Pour votre petit cours de médecine, Bravo !
      Bien raisonné !
      Mais vous n’obtenez pas la moyenne ; c’est insuffisant !
      Pour être « dans le champ » comme vous dites et rester « raisonnable », le mieux est de ne plus mesurer le cholestérol ; ça ne donne aucun renseignement utile à un médecin intelligent… J’ai bien pesé mes mots… [intelligent : intellectuellement averti !]

      Quant à vos réflexions sur la structure des artères (par rapport aux veines) et la géographie anatomique des lésions d’athérosclérose, vous êtes loin du compte.
      Je résume :
      1- les structure des artères et des veines sont très différentes ;
      2- la structure des artères varie d’un site anatomique à l’autre : les carotides sont dites « élastiques » tandis que les coronaires sont « musculaires » ; ne racontez pas ça à votre cardiologue ; il fera des yeux tout ronds le malheureux…
      3- les artères pulmonaires (réseau base pression) sont différentes des artères du réseau à haute pression irriguée par l’aorte ;
      4- toutefois certaines artères à haute pression sont immunisées contre l’athérosclérose : celles des membres supérieures ou de l’intérieur du thorax (à l’exception des coronaires) par exemple…

      Ne pas répéter à votre cardiologue, il va avaler sa cravate, le malheureux, quoique ce soit moins dangereux que de manger son stéthoscope. oups !

      Répondre
      1. Gilles
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci pour la réponse.

        Si j’ai bien compris la plaque se développe dans des endroits à haute pression mais ne se développe pas à d’autres endroits où il y a aussi haute pression.
        Ce qui revient à dire que l’on ne sait pas comment la plaque se développe finalement.

        Suis dans le « champ » ou ça va ?

        Merci,

        Gilles

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Gilles

          Ce n’est pas si mal, bravo ; mais en fait on a quelques idées…
          Je vous renvoie à nos livres, par exemple « Prévenir l’infarctus et l’AVC » où nous donnons quelques pistes…
          Bon vent, matelot

          Répondre
  7. Emilio

    Je n’ai pas envie de placer l’industrie pharmaceutique dans le même sac que les autres industries.

    L’industrie pharmaceutique vend le médicament mais aussi ses bénéfices, puisqu’elle doit réaliser des études cliniques pour expliquer l’intérêt de son médicament.

    Si on achète une voiture, on roule avec … ya pas besoin d’études pour vérifier ça. Si on achète un yaourt, on le mange et on en tire un plaisir gustatif (enfin au moins un peu …). Si on achète du pétrole, on le brule etc …

    Par contre, si l’on achète un médicament « préventif » (statines, vaccins etc) il faut une « étude » pour prouver qu’il est utile.

    Par contre l’ibuprofène (je suis actuellement malade comme un chien) c’est quand même très utile pour aller mieux ! Pas besoin d’études pour le savoir. J’espère juste que le recul de pharmacovigilance est suffisant sur l’ibuprofène. Je ne savais pas que le célébrex était encore vendu … l’ibuprofène ce n’est pas pareil quand même ?!?

    Bonne année à tous

    Répondre
          1. phil
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Prudence c’est certain, incurable mauvaise élève je ne respecte jamais le protocole en vigueur qui est : 5 pilules 5 jours de suite. Je prends ponctuellement une seule dose et attends d’être bien désintoxiqué pour reprendre si nécessaire.

            Ce médicament d’après mon expérience, n’a pas seulement une utilité provisoire, il peut avoir un rôle thérapeutique sur le long terme , en tous cas les rhumatos en font 1 usage considérable…


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