Génériques, médecine et business

Nul n’ignore (ou ne doit ignorer) la polémique persistante autour des médicaments génériqués.
Polémique justifiée, à notre avis. Pourquoi ?
Ne serait-ce que pour l’effet placebo – systématique avec le médicament “normal” quel qu’il soit –  qui est perdu avec le générique chez le patient qui est dans le doute.
On ne devrait jamais exercer de pression sur les médecins pour les obliger à prescrire un générique.
Au-delà de ce phénomène placebo (d’une importance considérable en médecine), nul ne peut affirmer aujourd’hui sur une base scientifique sérieuse qu’il n’y a pas de différence entre le vrai médicament et un de ses génériques.
Ce serait un peu long à discuter ici.
Un exemple quand même.
Les excipients utilisés dans les génériques variés proposés chez le pharmacien sont généralement différents de celui utilisé dans le médicament original. Ça peut faire une différence significative, ça devrait être testé !
On ne saurait trop conseiller la lecture (rapide) d’une Tribune publiée dans le numéro du mercredi 16 Juillet du journal LE MONDE par un certain Docteur Crozatier.
Si l’argumentaire est léger, certaines informations délivrées dans cette Tribune ont une importance déterminante pour comprendre la problématique des génériques.
On résume : le lobby des génériques, le syndicat des Industries des génériques ou GEMME (pour “Génériques mêmes médicaments”) est présidé par le Président des Laboratoires BIOGARAN, un des plus gros des génériques et, ça n’est pas anecdotique, sous-marque du célèbre groupe Servier, ex-vendeur-promoteur du Médiator.
Nous sommes sur des terres connues, chacun l’aura compris.
Selon Crozatier (je laisse à chaque visiteur le soin de vérifier par lui-même), le GEMME s’opposerait à la demande gouvernementale de baisser les prix des génériques (souvent peu différents du médicament princeps) et, bien au contraire, demanderait (exigerait) que les médecins faibles prescripteurs de génériques soient pénalisés …
Chacun aura compris qu’il est temps que les médecins entrent en résistance, pour s’opposer à cette sorte de prédateurs, et aussi pour d’autres raisons, bien sûr …
Réveillez-moi, s’il-vous-plaît, de ce mauvais rêve !

48 Replies to “Génériques, médecine et business”

  1. Bonjour,
    Et tout d’abord, excusez moi de ne pas m’attacher au sujet proprement dit de ce fil et des contributions qui lui sont faites. Mon intervention souhaite interpeller Mr de Lorgeril à propos de groupes ou sociétés qui viennent de déclarer que la “non-observance des traitements [pharmaceutiques] entraine une facture de 9 milliards d’euros par an”… Je souhaitais donc avoir l’avis de Mr de Lorgeril à propos d’IMS Health France et du CRIP (Cercle de reflexion de l’Industrie Pharmaceutique) … pour ne pas les citer !
    Grand merci à vous.
    Erwann

    1. Il y a un certain laxisme chez nos concitoyens, nul ne peut le contester : ils fument, sont sédentaires et se nourrissent plutôt mal.
      En général, les experts sérieux trouvent aussi qu’ils abusent de médicaments inutiles et couteux, voire toxiques … quoique la vérité sur les effets secondaires des médicaments nous soient généralement soigneusement cachée … La toxicité du Vioxx et du Médiator a un coût … astronomique !
      Parmi les médicaments inutiles qui coutent des milliards, il y a les anticholestérol, mais aussi beaucoup des antihypertenseurs, des antibiotiques, des sédatifs, des antidépresseurs etc …
      Que par ailleurs, certains patients prennent mal leurs médicaments, y compris ceux qui sont utiles (il y en a c’est sûr !), ça ne fait aucun doute !
      Que ça fasse 9 milliards d’euros par an de dépenses [qui auraient été évitables si …], c’est moins sûr, mais je n’ai pas de données solides pour approuver ou contester !
      De toute façon, c’est la totalité des dérives du système de santé (business first) qu’il faut considérer !

  2. “Quand on a décidé d’être aveugle, l’évidence cesse d’avoir cours.” (A. Peyrefitte – L’Empire immobile)

    1. L ‘ Absconsitude ( ! ) n’éclaire pas beaucoup ……

  3. Vu il y’a quelques jours a la T.V ‘ une étude récente double aveugle sur des centaines de patients dont la moitié prenait du Doliprane pour le mal au dos à montre que : ceux qui prenaient le médicament Voyaient leurs douleurs disparaître en 17 jours et ceux prenant le placebo en 16 jours.! Alors ou est le bénéfice du médicament de ce type, qu’il soit princeps ou générique ?

  4. La dévalorisation par le discours des médicaments génériques peut les rendre moins efficaces: doute induit chez le patient sur les effets, moins bonne observance … Un médicament non pris ou qui nous angoisse a effectivement de bonnes chances d’être moins efficace.
    Personnellement que je prenne un PARACETAMOL générique ou “princeps” soulage mes douleurs. L’industriel d’ailleurs ne se cache pas des raisons profondes qui lui font faire un lobby phénoménal pour empêcher l’inscription au répertoire des génériques du DOLIPRANE° DAFALGAN° etc. Il veut préserver ses intérêts économiques.
    Si j’ai de l’insomnie, un ZOPICLONE générique ou “princeps” m’assomme tout aussi efficacement.
    Ma chance est peut être de ne pas “gober” le discours anti-générique.
    N’oublions pas que c’est le principe actif qui compte et que la bioéquivalence est très certainement le plus souvent un très bon critère.
    Il n’est pas scientifiquement démontré que l’eau de Vittel° est supérieure ou inférieure à l’eau de Volvic°: avec ou sans étiquette mentionnant la marque, c’est de l’eau….

  5. “Réveillez-moi, s’il-vous-plaît, de ce mauvais rêve !”
    “On se prend à beaucoup mieux aimer la réalité, parfois, après un long détour par les rêves.” (Pierre Reverdy)
    “Avant de rêver, il faut savoir”, disait Jean Rostand.
    Nous savons, et nous connaissons la réalité (même si certains d’entre nous ont dû passer par un “long détour par les rêves”), grâce à quelques rares courageux qui nous informent.
    Merci à eux.

  6. Il est en effet gênant que les génériques , molécule / excipient , ne soient testés qu’en bioéquivalence, et pas en effet clinique sur des patients. Mais ce serait les travaux d’ Hércules.
    En plus, j’ai du mal à comprendre que l’effet clinique soit different s’il y a bioéquivalence soit si la biodisponibilité, la Cmax, et la Tmax sont similaires.
    De plus ces données de passage du principe actif au niveau systémique ne diffèrent pas de plus de 20 % on oublie de dire que c’est – 10 % ou +10 %]. Ce qui est peu de chose en biologie.
    D’ailleurs est-ce que les variations entre diférents lots d’un fabricant de princeps sont moindres ?
    Autre chose qui me chiffonne , c’est que le générique ne semble pouvoir faire que moins bien que le princeps. Et pourquoi ne ferait il pas mieux ?
    Et les allergies aux excipients , seuls les excipients des génériques en causent ? Pas possible.

    1. D’accord avec vous. J’ai l’impression que ce débat mériterait plus de données scientifiques de la part des anti-générique.

      1. http://www.rolandsimion.fr/spip.php?article205
        “L’exemple des génériques est un cas d’école”…
        Et une vidéo, présente également sur le lien ci-dessus (en deux parties) :
        http://www.mai68.org/spip/spip.php?article2936
        Là, vous serez servi(e) en “données scientifiques” : vous pourrez faire la balance entre ceux qui racontent des conneries, et celui qui, données scientifiques en main, informe honnêtement et en toute loyauté (la question n’est pas d’être anti, mais de documenter sérieusement).

      2. Moi aussi , je doute des arguments avancés par les anti-génériques ; va – t’on bientôt nous dire que le lactose ou le saccharose sont plus puissants que l’athénolol ou les statines ?…..
        Ca sent le BIG-PHARMA à plein nez !

      3. Il ne s’agit d’être pro ou anti génériques mais d’analyser avec lucidité le problème.
        A quoi cela peut-il me servir qu’il y ait 18 oui dix huit générique du CLAMOXYL =AMOXICILLINE, ( antibio), 20 oui vingt de l’AMLOR=AMLODIPINE (antihypertenseur), 13 treize de la TENORMINE= ATENOLOL ß bloquant, 14 quatorze du SERC=BETAHISTINE (antivertigineux) etc . etc.
        C’est une stupidité à tous les niveaux, imposons une diminution drastique du prix des médicaments à partir d’un certain niveau de vente plutôt que les taxes lourdes quand la vente d’un produit dépassent les prévisions. Pas fous les labo bloquent la fabrication et rupture de stock dans les pharmacies. On fournit la Chine les pays un peu partout mais en France a pu médoc!!!
        Et puis finalement les génériques ne sont rien d’autre que des contre façon des copies légalisées, essayez de revenir de Turquie avec un faux Lacoste ou d’Abidjan avec une fausse Rolex si vous vous faites prendre à la douane c’est un grosse amende et l’objet confisqué!
        Pour moi aucune différence avec les génériques sauf que c’est la contre façon légalisée on est plus pointilleux avec un polo un parfum ou n’importe quoi qu’avec un médicament qui me semble quand même un peu plus important à protéger.

        1. Alors la Docteur je suis entièrement d accord avec vous. Et on peut aussi citer le problème des prothèses fabriquées en Chine ( même sous licence ou par des societes Françaises). On s’ étonne après des bavures chirurgicales ( surtout sur les ” vieux”)…
          Personne ne semble s intéresser à ce sujet.

        2. Ce post est exempt de notions médicales : que du commerce !
          Notre interrogation principale est : ” les génériques sont-ils moins efficaces que les princeps ” .

          1. Il faudrait une étude en double aveugle pour être totalement affirmatif ; mais cette étude est impossible … Qui paierait ?
            Si on considère uniquement l’effet placebo [qui peut représenter plus de 50% de l’efficacité d’une molécule dans certaine pathologies (par exemple la dépression) et qui est partiellement perdu avec le générique en médecine quotidienne], la différence observée peut être significative …
            D’autre part, si les molécules actives et les concentrations sont réellement identiques et que la seule différence est dans l’excipient, on peut supposer (espérer) une faible différence entre les deux médicaments.
            Mais une petite différence (5 ou 10%) par exemple dans un effet antiplaquettaire sur des mois peut avoir une conséquence clinique, c’est aussi évident ; tout dépend du contexte clinique …

      4. http://www.rolandsimion.fr/spip.php?article205
        « L’exemple des génériques est un cas d’école »…
        Et une vidéo intéressante.
        Là, vous serez servi(e) en « données scientifiques » : vous pourrez faire la balance entre ceux qui racontent n ‘importe quoi, et celui qui, données scientifiques en main, informe honnêtement et en toute loyauté (la question n’est pas d’être anti, mais de documenter sérieusement).

      5. Je vosu ai répondu, mais les commentaires n’ont pas paru…
        Mes excuses pour les doublons, mais j’ai renvoyé deux fois le même message.

    2. La plupart des ” médocs ” sont avalés au cours ou proche des repas .
      Donc avec quelques milliers d’autres molécules possiblement interférentes …….au petit-déjeuner , que de lactose et saccharose avalé en plus de ceux des excipients du médicament …..
      Tout cela frise le ridicule , sauf à considérer que l’effet ” nocebo ” est plus fort que la molécule active , ce qui n’est pas impossible .

  7. Je n’ ai pas d’ a priori concernant les génériques .
    J’ aurai peut-être un avis quand je serai plus informée , mais comme d’ habitude dans ce domaine , c’ est la jungle .
    Par contre , une chose me fait toujours tiquer , ce sont les excipients différents qui changeraient l’ action de la molécule .
    Les excipients ne doivent-ils pas être neutres ? Ne sont-ils pas là pour la couleur etc …?
    S’ils sont si importants que cela , je trouve que cela ne fait pas sérieux .
    L’ effet placebo non plus ne fait pas sérieux , je ne le nie pas , mais alors c’ est la maladie qui est irréelle . Comme on dit , c’ est “dans la tête” .

    1. L’effet “placebo” ou celui dit “nocebo” est systématique en médecine et n’a rien à voir avec l’état psychique du patient …
      C’est une composante majeur de l’effet du médecin et de ses traitements ; rien d’imaginaire, très bien documenté !
      Les excipients ne sont jamais neutres puisqu’ils servent à quelque chose …
      Quelques secondes de réflexion s’il-vous-plait …
      Mais si nécessaire, j’en reparlerai.

      1. Je suis un peu comme Marianne, très méfiant vis à vis de la notion d’effet placebo. Peut être un simple problème de vocabulaire ? Pouvez vous nous indiquer des écrits qui en parlent bien ? Finalement on en entend beaucoup parler, mais les usages de cette notion restent floues.
        Dans mon expérience de patient, les effets placebos ou nocebo cités par les médecins se traduisaient souvent par : “je ne sais pas ce qui se passe”.
        Ou c’était voir des personnes arriver dans un service type médecine interne, sans rien de probant en termes d’analyses, mais avec de vraies souffrances, et repartir au bout de quelques jours plus en forme, sous l’air entendu de l’équipe médicale (médecins, infirmières, etc.) : “on ne lui a donné que du placebo, elle n’avait rien”, sans suivre ensuite si la personne en question allait bien les jours suivants, si elle n’allait pas consulter ailleurs, etc. Il me semble qu’il y a une forme d’auto persuasion médicale de la réalité de l’effet placebo.
        A l’inverse, quand on améliore significativement son état général après un changement alimentaire, s’entendre dire “vous savez, l’effet placebo est très puissant …” fait déconsidérer cette notion.
        J’avais lu, mais je ne retrouve pas ma source, que l’effet placebo vraiment objectivé concernait : l’amplitude respiratoire, la vitesse de battement cardiaque, l’état de la peau (et en de très rares cas l’état de la chevelure), et la digestion, ainsi que peut être le seuil de sensibilité à la douleur. Bien sûr c’est déjà énorme, et ça doit permettre selon l’effet placebo, de se sentir beaucoup mieux, mais par contre pas suffisant pour faire évoluer une maladie grave dans un sens ou un autre.
        Ces termes placebo / nocebo doivent donc cacher des définitions différentes selon qui les emploie, un éclaircissement serait le bienvenu !

        1. Stop !
          Votre question est excellente ; mais la question est plus compliquée qu’il n’y parait, beaucoup plus compliquée …
          Vous me demandez une référence.
          Il y en aurait des milliers …
          Je vous ai choisi celle-ci (ci-dessous) car elle est libre d’accès et assez récente.
          A partir d’elle, tirez le fil et prenez du plaisir, c’est un sujet passionnant … au moins pour les médecins praticiens qui vivent les yeux ouverts.
          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2832199/pdf/nihms169379.pdf

          1. Deux ouvrages de référence
            LE MYSTERE DU PLACEBO de Patrick LEMOINE psychiatre et pharmacologue. 1996
            PLACEBO ET EFFET PLACEBO EN MEDECINE de JJ AULAS psychiatre et pharmacologue également. 2009
            Ils sont tous les deux lyonnais et MDL les connait peut-être.
            J’ai le souvenir d’une réunion de formation décalée de Jean-Jacques AULAS “l’homéopathie sans peine en une heure et demie” absolument remarquable de connaissance et d’humour.

        2. les amateurs de psychanalyse (un art décrié, il n’en est que + passionnant) connaissent la puissance de l’inconscient. Non seulement on tombe malade et on guérit à partir d’un état psychique non conscient, mais cette répercussion est mesurée quasiment systématiquement dans toutes les études : l’effet placebo est d’une telle efficacité qu’il faut comparer chaque fois l’effet d’un nouveau médicament à celui d ‘un morceau de sucre, afin de mesurer l’objectivité d’un traitement.
          Pour les esprits “scientifiques” (donc méprisant la psychologie en l’occurrence) que nous voudrions être, c’est une situation à la fois vexante et désarmante.
          Et pourtant bien réelle : les miracles incontestés (des rémissions médicalement incompréhensibles) ne sont rien d’autre qu’un “effet placebo”.
          Maintenant pour en revenir aux génériques, faut-il penser qu’un médicament substitué n’aura pas l’effet de l’original ? Bien possible, mais je crois également que des études sur le sujet seraient bienvenues

      2. Vous avez raison , Docteur .
        Je parie que si je servais un sirop de menthe rouge à mes gosses , ils lui trouveraient peut-être un goût de fraise .
        Parait que les cardiaques refusent les médicaments rouges …
        Je suis d’ accord . Mais si le lactose contenu dans mon Sintron est supprimé ou remplacé par du fructose , cela va-t-il changer l’ action de l’ acénocoumarol ?
        Les gens de mon entourage qui refusent les génériques ne connaissent que le nom commercial de leur médicament , pas le nom de la molécule , je le vois constamment quand je leur demande s’ ils prennent une statine .
        Plus que de réflexion , je pense que nous avons besoin d’ informations .

  8. Je voudrais ajouter un peu beaucoup d’eau au moulin!!
    Au delà de l’effet placebo dont parle MDL, surtout quand il y a substitution et que la boite est différente et le comprimé pas de la même couleur ” docteur depuis que vous m’avez changé tous mes médicaments ça ne va plus!!” reflexion souvent entendue, il y a les principes d’action d’une molécule: pic sanguin, biodisponibilité et durée d’action. Aucune étude sérieuse n’étant faite il est impossible de savoir si le générique avec une fabrication différente et un excipient différent est vraiment équivalent au princeps. Evidemment il ne l’est pas et j’ai une foultitude d’exemples qui vont dans ce sens.
    Sauf pour les génériques fabriqués par un labo de ses propres produits qui sortent de la même chaine de fabrication à droite le princeps dans boite bleue à gauche le générique dans boite blanche et 8,10,15 euro de différence et la sécu rembourse!!
    Quand Madame AUBRY était ministre de la santé (pas loin de 20 ans), je lui avais dit lors d’une rencontre de faire un prix unique de la molécule et hop 2 milliards d’économie par an ce n’est toujours pas fait, amusant.
    Enfin cerise sur le gâteau les labo de génériques ne passen,t pas par les grossistes répartiteurs comme les autres mais vont directement démarcher les pharmaciens.
    La marge sur les produits princeps est d’environ 17,5% brut, avec les génériques le double le triple voir plus, et en cas de substitution 17 ct de cadeau pour le pharmacien!!!
    MERCI LES ENARQUES QUE LE MONDE ENTIER NOUS ENVIE.

    1. Vous dites qu ‘aucune etude sérieuse n’étant faite, il est impossible de savoir si la bioequivalence est etablie entre princeps et générique, puis vous dites que vous avez une foultitude d’exemple qui vont dans l’autre sens.
      N’est ce pas un peu léger pour juger? A moins que ce soit des exemples irréfutables……

      1. Pas d’études sérieuse en amont, l’AMM des génériques étant purement formelle. Les génériques sont nombreux et d’origine plus que douteuse et indéterminée quand o,n sait que 90% des molécules sont fabriquées en Chine en Inde et dans qlq pays exotiques où la rigueur et le choix de la qualité n’est pas la même que chez nous mais chez nous il n’y a plus de chimie fine!!
        L’affaire du LOVENOX fabriqué en Chine avec des produite toxiques est emblématique je croyais naïvement que SANOPHI fabriquait lui même ses produits!!
        Mais on pourrait imaginer aussi qu’un générique soit meilleurs que le princeps mais faut pas rêver.
        Enfin quand je parle de multiples cas il s’agit de cas documentés irréfutables, hypertension déstabilisée avec un générique et retour à la normale avec le princeps, coronariens stable asymptomatique qui le redeviennent avec génériques etc..
        Je vous renvoie à cette étude très rigoureuse effectuée dans un service de réanimation lourde avec les antibiotiques démontrant la moindre efficacité des génériques, les uauteurs s’interrogeant sur la possible responsabilité des génériques dans les résistances aux antibio!!!!
        A vous de juger.

  9. Je voudrais ajouter un peu beaucoup d’eau au moulin!!
    Au delà de l’effet placebo dont parle MDL, surtout quand il y a substitution et que la boite est différente et le comprimé pas de la même couleur ” docteur depuis que vous m’avez changé tous mes médicaments ça ne va plus!!” reflexion souvent entendue, il y a les principes d’action d’une molécule: pic sanguin, biodisponibilité et durée d’action. Aucune étude sérieuse n’étant faite il est impossible de savoir si le générique avec une fabrication différente et un excipient différent est vraiment équivalent au princeps. Evidemment il ne l’est pas et j’ai une foultitude d’exemples qui vont dans ce sens.
    Sauf pour les génériques fa

  10. “Gouverné par un seul souci à courte vue de baisse de coûts, la promotion des génériques s’est soldée, en tout et pour tout, par une dramatique dégradation de la qualité pharmaceutique – qui légitime la production de sous-médicaments : les portes sont largement ouvertes pour les génériques aujourd’hui, mais il est patent qu’elles sont d’ores et déjà bien entrouvertes pour laisser le passage à des “innovations thérapeutiques.”
    http://www.rolandsimion.fr/spip.php?article270
    Il est bien là, le drame aussi, mais…
    “Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets.”
    (Alfred Sauvy)

  11. Un récent et intéressant travail du Docteur Marc Girard :
    “Qualité des génériques : une histoire indienne et édifiante”
    L’affaire Ranbaxy…
    http://www.rolandsimion.fr/spip.php?article309
    “Les affaires passent avant tout. Sont dans la vie ce qu’il y a de plus important. Tout est là.”
    (Gustave Flaubert)

    1. Pour avoir l’AMM d’un générique, les labos doivent fournir des données qui garantissent la bioequivalence entre le générique et le princeps.
      Dans l’affaire que vous citez, il y a eu truanderie de la part du fabricant. Ceci arrive aussi bien avec le princeps qu’avec le générique.

      1. “Médicaments dangereux : à qui la faute ?”
        Par LE spécialiste du médicament.
        Dans cet Ouvrage, le Docteur Marc Girard caractérise le rôle des principaux acteurs à l’oeuvre ; le tout dans une sourcilleuse exigence de rigueur et de démonstration. La qualité des informations fournies – en peu de pages pour un sujet aussi dense – est remarquable.
        Les citoyens disposent d’éléments significatifs – et généralement occultés du débat – nécessaires à la compréhension de ce problème crucial des médicaments.
        Ouvrage intemporel…
        “Le silence tue, l’indifférence tue, l’impunité tue.” (F. Nietzsche)

  12. La prise d’Omacor à posologie usuelle (1 g/j) peut elle favoriser une hémorragie cérébrale notamment chez une personne présentant une angiopathie amyloïde ?
    Concernant des posologies d’Omega 3 élevées (5 g/j) le risque hémorragique est décrit je crois.

    1. Difficile de répondre à vos questions.
      Pas de données scientifiques sérieuses à propos des oméga-3 (en particulier à propos des éthyles esters de l’Omacor*) et une angiopathie très particulière comme celle que vous décrivez.
      Pas impossible toutefois !
      Les hémorragies associées à de très fortes doses doses d’oméga-3 sont en effet décrites, mais ça reste anecdotique car il n’y a pas d’essai clinique “consistent” avec ces fortes doses.
      Bon vent, matelot.

      1. Bonjour Docteur. En lisant le commentaire de “chevalier” et votre réponse, je me pose les questions suivantes :
        – Est il utile de prendre de l’OMACOR lorsqu’on prend une capsule dOméga3 (huile de Lin) par jour, de l’huile de Colza et d’Olive au repas soit pour l’assaisonnement ou la cuisson ?
        – Sachant que je suis coronarien ( Coronaire Droite bouchée…mais revascularisation périphérique) sans symptômes NOTABLES (F.A Diagnostiqués il y a 2 ans mais devenus imperceptibles depuis l’arrêt des Statines et de la prise de co Q10), que j’ai depuis toujours peu de plaquettes et qu’elles sont non agrégantes, que je ne prend aucun médicament anti coagulant ( accentuant ma DM sur des légumes, épices et tisanes réputé être anti coagulants..) que je fais beaucoup d’exercice physique, est-ce que ce médicament OMACOR m’apporterait quelques chose de positif en prévention l’un AVC ou d’un IDM ?
        – Et, dernière question, comment se fait il que mon Ex-Cardiologue (gros prescripteur de Statines et autres médicaments sensés me soigner) et celui que j’ai actuellement ( pourtant “ouvert”) mon Médecin traitant, n’aient jamais eu l’idée de me prescrire ( du temps des Statines et autres amiodarone, bêta bloquant, Cardegic etc..;) cet Esther d’Oméga 3 comme adjuvant en prévention secondaire alors que qu’à ces époques ( de 2003 à 2012 ) les études ( que j’ai consultées, concluaient à un bénéfice d’environ 20 % en terme de morbi/mortalité ?
        Ya pas un oubli là ? (je ne parle même pas de conseils Diététiques appropriés comme la DM)

        1. La question des oméga-3 est très débattue ; et généralement (hélas) par des “illettrés” …
          Je vous renvoie à nos livres pour bien comprendre.
          En un mot, ce ne sont pas des médicaments ; mais des substances physiologiques dont il ne faut pas manquer …
          Être plus ou moins déficient (situation commune dans nos sociétés, quoique de moins en moins chez les cardiaques qui se sont vus prescrire des Omacor* et autres … c’est mieux les oméga-3 naturels !) fait courir des risques multiples et variés ; c’est dommage !
          Il nous faut des oméga-3 marins et végétaux en quantités suffisantes, il n’y en a jamais trop, les surplus sont utilisés par les muscles pour faire de l’énergie …

          1. Merci Docteur. Bien compris et c est ce que je m’applique a faire. Avec un certain succès car si je ne ne fais pas 4000 ms de natation par jour comme le signalait ” superbe crawler”.par ailleurs, je pratique une heure et demi a deux heures de ” Muscu ” par jour plus quelques marches promenades pédestres et “vélocipediques ” : je peux affirmer que malgré une diète actuelle ( 7 eme semaine) je ne manque pas d’ énergie le reste la journée ( sauf si je ne fais pas ma sieste après le repas de midi …). Voilà pour mon expérience personnelle qui ne peut être valable que pour moi bien sur.

  13. j’ai pu constater à plusieurs reprises que la tolérance n’est pas toujours la même et pas toujours en raison d’un effet “Nocebo” (allergie avec le générique et pas avec le princeps par exemple !) ; la qualité de la synthèse et de la purification du produit, la galénique…etc doivent bien sur avoir leur importance.
    Nous avons déjà des pressions puisque dans la convention qui nous lie à la CPAM nous devons prescrire le médicaments le moins cher (parfois pourtant le princeps est moins cher que le générique !) ; j’ai été convoqué avec une menace “voilée” de déconventionnement par ce que je mettais trop souvent non substituable sur mes ordonnances ; le médecin conseil qui m’a reçu fort aimablement pour faire son rapport à la commission paritaire m’a dit que de toute façon l’insécurité sur le médicament concerne autant le princeps que le générique, ce en quoi je crois il n’a pas tort : capitalisme financier quant tu nous tiens !

  14. Générique rime avec polémique :
    Le Dr Crozatier a « taillé une croupière aux génériques » selon un commentateur de son article.
    Tant mieux, disent tous ceux que les génériques dérangent pour des diverses raisons, souvent contradictoires. Quel dommage, disent ceux qui espéraient « faire des économies » avec les génériques sans voir de différence pharmacologique comme c’est le cas en en milieu hospitalier.
    Pouvons-nous, avant de penser du bien ou du mal des génériques, vérifier quelques données ?
    1. Les génériques français seraient vendus (et remboursés) à un prix plus élevé qu’ailleurs comme aux Pays-Bas ou en Italie.
    2. Les médicaments de marque sont aussi vendus (et remboursés) à un prix plus élevé qu’ailleurs au point que certaines pharmacies se fourniraient en médicaments étrangers reconditionnés.
    3. Le prix de vente des médicaments remboursables est fixé par une commission où ne siège aucun médecin ni aucun pharmacien. En contrepartie d’un prix fixé à un niveau qui n’est pas le plus bas possible, comme aux Pays-Bas, les laboratoires sont tenus d’innover (la recherche privée est donc financée par la sécu publique), mais aussi tenus de financer des agences sanitaires comme l’ANSM.
    Il parait évident que les « économies de la sécu » méritent un débat autre que de tenir la main des médecins prescripteurs lorsqu’ils rédigent une ordonnance ou de contraindre un patient d’avaler un comprimé qui a mauvais goût sous le seul prétexte qu’il a meilleur coût.

    1. “”certaines pharmacies se fourniraient en médicaments étrangers reconditionnés.”
      D’où vient cette info ?

      1. Officiel !
        Très bien documenté !
        Une émission TV assez récente l’a montré “in vivo” avec des pharmaciens témoignant en plein jour !

        1. Achetés en Hollande et reconditionné en Italie pour être fournis en officine Française!!!!!

  15. j’ignorais tout de cette affaire, merci de nous tenir au courant. Nous autres “patients ingénus” sommes à des années lumières d’imaginer de telles tractations !

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Merci d'avance, pour le 48 +1 eme commentaire.