Hyperlipoprotéinémies familiales et risque cardiovasculaire

J’ai expliqué dans des articles précédents l’importance d’appeler les choses par leur nom : une hypercholestérolémie familiale est avant tout une hyperlipoprotéinémie familiale (HF).
On ne parle ici (et ailleurs) que des HF hétérozygotes car les homozygotes sont trop rares pour pouvoir être étudiées scientifiquement.
J’explique aussi dans ces articles précédents que s’il y a plus d’infarctus dans certaines familles avec HF (pas dans toutes), ce n’est probablement pas dû au cholestérol mais à d’autres constituants des lipoprotéines. D’où l’importance d’insister sur la lipoprotéine plus que sur un petit (par rapport aux protéines) constituant (le cholestérol) de la lipoprotéine [ou lipo + protéine] ; j’espère que tout le monde a compris.
Plusieurs équipes ont montré qu’en recevant le petit cadeau de nos ascendants [une protéine réceptrice de lipoprotéine ou une protéine B de la lipoprotéine mutée, donc des protéines anormales, ce qui provoque l’élévation dans le sang de la lipoprotéine et donc du cholestérol : c’est la définition de l’HF], ils nous faisaient d’autres cadeaux, notamment des anomalies de la coagulation ; dues encore une fois à des anomalies de certaines protéines, mais cette fois-ci celles de la coagulation.
Ces anomalies de la coagulation expliquent aisément le risque d’infarctus dans certaines familles avec HF (et infarctus), beaucoup mieux que l’élévation de leur cholestérol.
Et la diminution du cholestérol avec un médicament ne change évidemment rien au risque d’infarctus dû à une anomalie de la coagulation ; facile à comprendre.
En ce début de 2014, une équipe espagnole impliquée dans le suivi de milliers de familles avec HF publie une analyse de la relation entre le risque d’infarctus (et autres complications) et une protéine de la coagulation appelée lipoprotéine a [ou Lp(a) pour les connaisseurs] qui est transportée dans le sang par le même wagon qui transporte le cholestérol et bien d’autres substances liposolubles. Trop de Lp(a) signifie plus d’infarctus, évidemment !
C’est une belle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (premier auteur : Alonso R).
Tous ces patients avec HF sont traités avec des médicaments anticholestérol depuis des années, mais on n’a pas plus de précision. Ils sont comparés à des personnes sans HF de leur entourage (famille apparemment) ; peu importe.
Parmi les 1960 HF, 247 sont cardiaques (façon simplifiée de les présenter) avec un âge avoisinant la cinquantaine et 1713 sont indemnes approximativement au même âge ; je simplifie à nouveau.
Les HF cardiaques ont un cholestérol plus bas (2,2g/L) que les HF non cardiaques (2,6g/L) ; tout ça sous traitement !
Ah ! Troublant !
Mais les HF cardiaques ont une Lp(a) beaucoup plus élevé (43,4mg/dL) que les HF non cardiaques (21,3mg/dL) ; c’est 100% plus élevé, ça fait beaucoup ! C’est très possiblement une des explications des infarctus dans les HF, et visiblement pas le cholestérol …

Faut-il vous l’envelopper ?
J’arrête ici la démonstration ; le rôle des scientifiques est d’intégrer TOUTES les données disponibles pour défendre une théorie sans aucune exclusive ; je n’ai pour ma part aucun souci pour intégrer cette donnée fondamentale produite par des experts du cholestérol tout acquis à la cause des statines … et dont les raisonnements à propos de leur propres données sont un peu courts … à mon goût … Ils ne peuvent pas, les malheureux, intégrer ça dans leur théorie du cholestérol à moins de … Caramba !
Étant minoritaire (encore quelque temps), je dois avoir quelque chose d’anormal …
Faut dire que j’aime beaucoup Véronique Gens dans Berlioz, par exemple le “Spectre de la rose”, ici : http://www.youtube.com/watch?v=lMsUsdixvJM
Mais si vous préférez Régine Crespin, voilà : http://www.youtube.com/watch?v=XxlchhfkC1I
Une autre époque !
Bon vent, les matelotes !

110 Replies to “Hyperlipoprotéinémies familiales et risque cardiovasculaire”

  1. Bonjour Docteur,
    Je ne voudrais pas tomber dans l’abus, et c’est la raison pour laquelle je vais essayer d’être le plus clair possible.
    Depuis une dizaine d’années, je suis hypertendu, j’ai été évacué sur Sydney à 4 reprises et j’ai eu droit à “l’installation” de 3 stents dit actifs. Depuis, je suis soigné pour éviter la formation de caillots sanguin, contre l’hypertension artérielle, contre la crise angineuse sous toutes ses formes et enfin contre des reflux gastro-œsophagien. Pour se faire, je vous liste ci-dessous les médicaments qui constituent mon traitement:
    Kardegic (75) 1/0/0, Plavix (200mg) 1/0/0, Bakol (fort) 1/1/0,
    Sectral (200mg) 1/0/1, Zanidip (10) 1/0/1, Aprovel (300mg) 0/0/1
    Microbiane (Q10) 0/0/1, Crestor (10mg) 0/0/1
    Corvasal (2mg) 0.5/0.5/0.5, Omacor 1/0/0, Inexium (40mg) 0/0/1
    Lexomil à la demande.
    Ma question. Ne pensez_vous pas, au vue de cette (longue) liste de médicaments que certains d’entre eux font double voir triple usage ? Personnellement il me semble que ça me semble être le cas! mais je ne suis pas médecin.
    J’espère ne pas avoir été trop long et vous remercie déjà de la réponse que vous aurez la gentillesse de me communiquer.
    Claude

    1. Chère Claude,
      Ceci n’est pas une consultation.
      On pourrait effectivement ajouter quelques autres médicaments à cette liste interminable.
      Il y en aurait toujours un qui manquerait … Il faut faire plaisir à son pharmacien …
      Vous êtes un exemple assez “remarquable” des folies de la médecine moderne !
      Ceci étant dit, que puis-je faire pour vous ?
      Si je vous dis d’arrêter certains de ces médicaments inutiles et toxiques (par exemple le Crestor) et donc aussi le Q10 (qui selon certains neutralise un peu la toxicité du Q10), un médecin “de passage” sur le Blog pourrait prendre le mors aux dents et prétendre que je fais de la télémédecine sans autorisation et sans même connaitre le patient auquel je m’adresse … Pourtant il n’y a, selon moi, aucune raison médicale de prescrire du Crestor, et je suis probablement la personne la mieux placée (en compétence scientifique et médicale) pour pouvoir le dire !
      Bref, je vous recommande, en urgence, de lire notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC“, ça pourrait vous sauver la vie et surtout vous commencerez à comprendre ce que vous semblez ne pas comprendre pour le moment.
      Attention, chaque lige compte !
      Bon vent, matelot

  2. Bonjour Docteur, mon docteur connait mal cette lipoprotéine a , et vous prend pour un illuminé , un comble pour moi qui suit vos travaux depuis si longtemps et qui ai ingurgité tant de médocs inutiles .
    Je ne peux donc pas vous parler de mon taux de lipo. a . J’espère quand même trouver un plan B .
    Bien à vous

  3. merci pour la réponse
    pourriez vous m’expliquer pkoi l’ethanol perd ses vertus protectrices lorsque l’alcool est consommé en dehors des repas?
    sinon, encore une petite question au sujet du régime méditérannéen, est il préférable de faire trois bons repas, ou de manger un peu moins lors de chaque repas et d ‘ajouter une ou deux collations dans la journée?
    cordialement et merci pour votre disponibiltié ainsi que pour vos réponses toujours très instructives

    1. Ce qui est potentiellement dangereux, ce sont les doses d’alcool non diluée dans l’alimentation, arrivée rapide dans le sang, pas le temps de métaboliser dans le foie, direct au cerveau (pas bon, ça !) et puis effet rebond … bla bla … trop long pour aujourd’hui !
      Les collations en cours de journée (les goûters des enfants) entretiennent un état post-prandial chronique … pas bon, ça !

    2. Alcool tout seul, pas avec aliments, (ou trop d’alcool avec les aliments) => toxicité pour les muqueuses et cancérogénicité je présume.

  4. bonjour cher docteur,désolé de vous solliciter une énième fois, mais je me demandais si bien qu’inutile et sans interet la découverte de calcification au niveau des artères tibiales pourrait laisser penser que je suis également affecté par ce phénomène au niveau des artères coronaires?Y a t il souvent une corrélation entre les deux?
    Sinon, mon hyperhomocoytéinemie meme si elle est modérée et mon morphotype( grand et très maigre avec peu de muscles malgré une bonne alimentation et une activité physique quotidienne) pourraient ils expliquer les anomalies constatées au niveau des artéres tibiales et la rigidité artérielle éventuelle que je vous évoquais?
    cordialement
    emmanuel savouret

    1. Les calcifications artérielles, au niveau tibial ou coronaire, ne sont pas des indicateurs de pronostic intéressants, sauf pour ceux qui vendent des appareils (très couteux) qui détectent ces calcifications …
      Pour vous donner une idée de l’ambiance à ce propos, les statines sont accusées par certains d’augmenter les calcifications artérielles …
      Vous me feriez plaisir en oubliant définitivement vois calcifications …
      Je ne sais pas en quelle langue je dois vous le dire !

      1. Bonjour cher docteur ok pour me départir de mes obsessions au sujet des calcifications(o)
        Sinon, une petite question relative à la consommation modérée d ‘alcool en l’occurrence de bière et sa compatibilité avec le régime méditerranéen
        Bien que ne faisant pas partie contrairement au vin des “pratiques alimentaires méditerranéennes, une consommation en petite quantité de bière (1 à 2 par jour) est elle néanmoins bénéfique pour le système cardiovasculaire compte tenu de la présence d ‘éthanol?
        Autre interrogation, est il indispensable de prendre pendant les repas cette petite quantité de bière pour que ses effets potentiellement bénéfiques soient effectifs, ou ceux ci existent il toutefois même si elle est absorbée en dehors des repas (ex une bière ou deux le soir entre le repas et le coucher, petit plaisir mais probablement mauvaise habitude(o))?
        Cordialement

        1. Vous connaissez les réponses et je ne vous contredirai pas !
          Le vin pendant les repas, c’est bon et c’est bon pour la santé ; la bière entre les repas, c’est autre chose, ça peut faire plaisir, ce qui est déjà beaucoup; mais ce n’est pas comme le vin “à la méditerranéenne” !
          Et voilà !
          Ceci est un bon exemple de la façon dont il faut raisonner (à notre avis) quand on n’a pas de données scientifiques solides pour répondre ; ce est assez souvent le cas.

          1. C’est une étude intéressante conduite par des investigateurs sérieux …
            Mais ses limites sont évidentes …
            Ceci dit, le resvératrol avait un peu éclipsé les 4000 autres polyphénols de notre environnement, les utiles (à la santé) et les moins utiles voire toxiques …
            Seuls sont “déçus” ceux qui voyaient dans cette molécules un médicament, et qui n’avaient pas (encore) compris que “nutrition n’est pas pharmacologie” … et que … Bon, vous savez le reste si vous nous lisez régulièrement !

  5. merci comme toujours pour votre réponse
    et d ‘accord pour arreter de l’angoisser avec cette rigidité artérielle supposée, meme si je trouve que 34 ans est un age précoce pour en etre affecté(o) .
    cordialement

  6. merci pour vos conseils. ceci dit, j ‘aimerais tout de meme comprendre un peu le processus de rigidité artérielle et surtout ses conséquences
    celle ci accroit elle significativement le risque cardiovasculaire quelque soit le mode de vie et est elle réversible?
    En ce qui concerne l’artériopathie périphérique, celle ci peut aussi etre asymptomatique, est elle néanmoins délétére dans ce cas de figure et comment la déceler?
    cordialement

    1. Les maladies se manifestent par des symptômes. Un patient qui “aurait” une artériopathie périphérique sans symptôme (douleur) serait soit diabétique avec une neuropathie avancée soit souffrirait d’une maladie neurologique x …
      S’il-vous-plaît, oubliez la rigidité artérielle non symptomatique ; en vieillissant, on est tous “rigides” ; certains un peu plus tôt que les autres surtout s’ils fument ou sont diabétiques ; mais le problème du pronostic ce n’est pas la rigidité, c’est le tabac ou le diabète !

  7. merci pour la réponse
    toutefois, désolé si j’insiste mais par rapport à la rigidité artérielle il y a une chose que je n’arrive pas à comprendre
    l ‘index de pression systolique et la pression pulsée sont à priori deux indicateurs de celle ci, or dans mon cas de figure l’un de ces deux indicateurs semble refléter une rigidité artérielle significative contrairement à l’autre, cette discordance est elle fréquente?
    Sinon j ‘entends ce que vous dites concernant l’inutilité de l’examen , mais ces anomalies meme sans interet au niveau des artéres jambières ne pourraient elles pas se retrouver au niveau des coronaires?
    Cordialement

    1. Je suis désolé de vous dire que ces paramètres n’ont, à mon avis, aucun intérêt …
      Les contradictions que vous soulignez à propos de votre cas me semblent être un bon indicateur de la nuisance que représentent de tels examens …
      Puis-je être plus clair ?
      Seuls des mauvais médecins ont besoin de tels indicateurs pour faire une bien mauvaise médecine !

  8. Bonjour cher docteur
    je me permets de poser une question qui n ‘est pas en rapport direct avec le sujet, mais qui m’intrigue( m’inquiété?) pas mal
    Voila, j ‘ai passé un examen artériel et vasculaire et celui ci comporte quelques anomalies( épaissisement pariétal modéré de l’artére fémorale , et surtout calcification pariétale des artères tibiales postérieures avec élévation des index de pression systolique(1,45)
    Or, il semblerait qu’un index de pression systolique significativement majoré comme c ‘est mon cas soit le reflet d ‘une rigidité artérielle, or je suis jeune, et je n’ai ni diabète ni insuffisance rénales diagnostiquées( dernière prise de sang il y a un an)
    Qu’en pensez vous, sachant que par ailleurs je n ‘ai pas d ‘atteinte des carotides et qu’il est mentionnée un bonne perméabilité des membres inférieurs, et pas de lésions sténosantes
    cet index de pression systolique éléve constitue il un marqueur de risque cardiovasculaire? ET quelles sont les conséquences cardiovasculaires potentielles d ‘une calcification des artères tibiales postérieures?
    Cordialement

    1. Ceci n’est pas une consultation.
      J’ignore pour quelles (bonnes ou mauvaises) raisons on a fait cet examen chez une personne que vous dites “jeune” et qui n’a apparemment aucun symptôme susceptible d’inquiéter le médecin …
      Ai-je bien compris ?
      Je serais aussi curieux de savoir pourquoi on a recherché des calcifications au niveau des tibiales postérieures si cette personne n’a pas de symptôme, n’est pas diabétique ni insuffisante rénale …
      Bref, un chiffre en soi (sans dossier clinique) n’a aucune valeur, facile à comprendre …
      Participeriez-vous à un programme de recherche ?
      Avez-vous été traité par des statines pour une quelconque raison ?
      Ceci ne veut pas être une consultation mais seulement une conversation entre amis …
      Servons-nous un verre avant de continuer !

      1. bonsoir et merci pour votre disponibilité
        je ne participe pas à un programme de recherche et ne suis aucun traitement si ce n’est une supplementation en acide folique depuis quelques années ( en raison d ‘une élévation modérée de l’homocystéine)
        c ‘est donc moi qui ai demandé à mon médecin traitant si je pouvais passer un examen artériel des carotides et des vaisseaux inférieurs afin de m’assurer que les quelques petits facteurs de risque que je cumule (homocystéione et tension artérielle un peu élevée , et tendance au stress impliquant un mauvais sommeil structurel , sans oublier des antécédents familiaux de mcv et une exposition importante au tabagisme passif jusqu’à 30ans) n’avaient pas de conséquences sur le fonctionnement de mes artères
        or, il résulte de cet examen, qu’en dépit d ‘une bonne perméabilité de celles ci et de flux triphasiques, il y a les anomalies que je vous ai évoquées
        voila , j’espère avoir été plus clair
        En adoptant encore plus nettement un mode de vie méditéranéeen et surtout en étant plus “serein”, cette calcification des artéres jambières et cette rigidité artérielle à priori mise en evidence par l’index de pression systolique élevé constituent elles néanmoins des facteurs de risque significatifs ?(l’examen a revéle une pression humérale de 12 ET une pression systolique de 17,5 au niveau des chevilles)
        Ce qui m’étonne par rapport à cette rigidité artérielle à priori diagnostiquée, c ‘est que ma pression pulsée est plutot basse en général (tension de référence 13 /9), or d ‘après mes lectures la rigidité artérielle se manifeste par une différence majorée entre la systolique et la diastolique
        voila, désole de vous poser autant de questions et peut etre de tout mélanger, mais je vous remercie d ‘avance pour votre avis sur ces différentes interrogations
        cordialement

        1. Ceci n’est pas une consultation.
          En l’absence d’artériopathie périphérique, l’examen qu’on vous a fait subir est sans intérêt !
          Oubliez tout ça, vivez selon les principes que nous indiquons dans notre livre “Prévenir l’infarctus” et tout ira bien …
          Faites-le vraiment !
          Bon vent, matelot

  9. Bonsoir docteur, merci pour cette réponse bien argumentée comme toujours
    donc si j’ ai bien compris, je peux substituer au moins partiellement les céréales que je vous évoquais aux céréales typiquement méditéranéennes tout en conservant probablement les bienfaits d ‘un régime de type méditéranéen pour ma santé?
    en revanche, cette diéte n ‘est pas aussi bénéfique pour les gens vivant dans le nord de la france si je vous suis?

    1. On peut manger méditerranéen dans le Nord, dans l’Est, à l’Ouest, et même à Lyon patrie de la cochonnaille …
      Suffit de lire nos livres pour comprendre !

      1. Bonjour désolé pour mon incompréhension, il est évident que lorsque vous dites qu’il faut etre scrupuleusement méditérannéen , il s ‘agit du mode de vie global et non de l’origine géographique
        Sinon,désolé de vous sollliciter encore une fois à propos de l’application du régime méditérannéen, mais je souhaiterais également savoir quel est votre point de vue sur l ‘association quotidienne de produits laitiers végétaux (type lait de soja) et de produits laitiers animaux (yaourt de brebis, chèvre ou vache) , par exemple une portion par jour de produit laitier d ‘origine animale et une portion de produit laitier d’origine végétale, cela vous semble t il compatible avec la diété méditérannénne ou me conseilleriez vous plutôt deux produits laitiers d ‘originer animale?
        cordialement et merci pour votre disponiblité

  10. Bonjour, petite question en lien avec l’interrogation exprimée par un intervenant sur la place de l’avoine dans la diéte méditéranéenne
    Si l’on consomme peu de blé, orge, seigle, etc, fondements du régime méditéranéen en raison d ‘une intolérance au gluten et qu’on leur substitue des cérales non méditéranéennes, teles que le sarrasin, le millet, le quinoa, les bienfaits pour la santé sont ils similaires?
    cordialement

    1. Très bonne question !
      Pour y répondre en toute sagesse et rigueur scientifique, il faudrait faire l’expérience …
      Ce que personne n’a encore fait.
      On peut quand même raisonner un peu : pour remplacer le pain (de blé) et les macaronis, vous avez le riz, les pommes de terre et des céréales sans gluten que vous citez. Est-ce qu’on obtient ainsi tout ce que l’on peut attendre des céréales à gluten ?
      La richesse de la diète méditerranéenne, et sa variété alimentaire surtout, font que vous avez tout ce dont vous avez besoin et même plus ; à la condition que par ailleurs et scrupuleusement vous soyez méditerranéen !
      Bon vent, matelot !

      1. Bonjour Docteur. Si je peux me permettre de donner mon avis au moins à propos du Quinoa, celui-ci est recommandé notamment par le Dr Pacaud (voir site) pour l’alimentation des Diabétiques type 2. dont j’ai extrait un paragraphe d’article :
        “Il faut insister sur l’intérêt majeur de cet aliment pour les diabétiques 2. En effet son faible index glycémique et sa grande richesse en protéines contenant tous les acides aminés essentiels (il devrait, pour cette raison, être ajouté à tous les régimes végétariens) en fait une graine de choix pour une nutrition équilibrée sans risque de faire monter la glycémie après les repas.
        Le quinoa, de plus, ne présente pas de gluten donc convient au personnes intolérantes à ce nutriment. Il contient deux fois plus de calcium, magnésium et fer que le riz et aussi de bonnes quantités de vitamine C, de vitamines du groupe B et de vitamine E.
        Il peut se consommer comme n’importe quelle graine ou céréales en sachant qu’il faut mettre dans la casserole 1 volume de graines pour 2 volumes d’eau.”
        Il donne ainsi une recette de Quinoa aux Champignons de Paris qui, abstraction de l’utilisation du beurre qu’on peut remplacer par l’Huile d’Olive ou de Colza, me semble ma foi, assez Méditerranéenne. J’utilise moi-même cette graine de faible indice glycémique mais très nourrissante pour maîtriser mon Diabète. A toutes fins utiles…

        1. Pourquoi pas ?
          Mais le quinoa est une plante d’ailleurs qui risque [c’est presque obligatoire] de poser des problèmes de “sensibilité individuelle” type “sensibilité au gluten” même s’il ne contient pas de gluten … Dès qu’un nombre significatif de gens en consommeront, inéluctablement … et ils ne sauront pas d’où viennent leurs symptômes.
          Bref, de façon ponctuelle et individuelle, pourquoi pas ?
          Deuxième problème : son coût !

  11. Pour les Belges et Français ayant accès aux programmes de la RTBF, à suivre ce mercredi 9 avril à 20h25 le magazine “Questions à la Une” sur le thème :
    “LE CHOLESTÉROL : FAUX PROBLÈME, VRAI BUSINESS ?”
    Lien : http://www.rtbf.be/tv/emission/detail_questions-a-la-une?emissionId=10
    Peu importe la direction que prendra ce débat (espérons qu’une fois encore l’équipe de l’émission aura fait son boulot avec impartialité), la prise de conscience est en marche !
    Yann.

  12. je viens de terminer votre dernier livre , vous parlez des bienfaits des cereales (Ble, Orges, Epeautre, …) mais pas de l’avoine, est-ce volontaire ou juste une omission ? L’association US pour le coeur recommande pourtant l’avoine plus que les autres. C’est vrai que c’est plutot une cereale du Nord et pas trop Mediterraneene mais bon, c’est pas une raison de l’exclure ?

    1. merci de votre intéressante question.
      On sur-vend l’avoine pour la santé aux USA avec comme principal argument que ça fait baisser le cholestérol …
      C’est donc sans intérêt de ce point de vue …
      Les effets sur l’insuline ? Hum !
      Peu de bonne science en général avec l’avoine …
      Ceci dit, nous n’avons rien contre ; mais rien vraiment pour …
      Dans ce cas, comme vous le savez, notre argument est d’examiner ce que font (ou faisaient) les méditerranéens …
      En général, ils réservent leur avoine aux ânes et aux chevaux ; mais bon, peut-être avez-vous d’autres informations (?)

      1. L’avoine pour leurs chevaux, vraiment ?
        Moins connue et pourtant davantage utilisée, l’orge (+ foin ou herbe) est bien plus appropriée 🙂

        1. Ah bon !
          Moi pas compétent en nutrition chevaline, désolé, ça doit dépendre des éleveurs et des régions, je préfère ne pas m’aventurer, même à cheval sur des sentiers inconnus …

        2. @ Diététitienne 80 : Connaissez vous l’expression “Picotin d’avoine? Définition relevée sur le net : ” (Académie Française …et ce ne sont pas des ânes que je sache!) “. n. m. Mesure dont on se sert pour l’avoine que l’on donne aux chevaux et qui vaut environ deux litres et demi ”
          L’orge est peut-être meilleur pour eux mais même dans les “Western”, John Wayne, Garry Cooper et autres donnaient des picotins d’avoine à leur chevaux…(Hi hi hi …)

          1. Oui je connais le picotin… 😉
            L’avoine est échauffante, donc pourquoi pas pour les chevaux de courses ou les chevaux à sang froid (chevaux de traits notamment)…

      2. Bonjour Docteur. A propos de l’avoine vous dîtes que ce n’est pas une céréale Méditerranéenne et il est vrai que les divers plats ou desserts (genre Porridge Anglais, Irlandais, Allemand ou autres préparations comme soupes etc…) sont plutôt Nordiques.
        Mais je crois me souvenir que dans ma jeunesse je voyais pas mal de champs d’avoine dans ma région (sud-Est, Provence) et que la folle avoine (c’est elle que l’on donnait aux chevaux, aux ânes, voire aux élevages de Lapins et ce avant les “Totaliments” …je le sais, j’ai toujours vécu à la campagne dans ma jeunesse et aujourd’hui encore…) pousse tout naturellement dans les champs, aux bords de chemins, sans aide sinon celle du bon Dieu.
        Alors je me pose la question : Est-elle si néfaste que cela ou a t’on perdu le bon usage de cette céréale qui ma fois, ne me semble pas plus dangereuse que le Petit Épeautre par exemple, autre plante plutôt Méditerranéenne depuis l’aube des temps ?

        1. Je n’ai pas dit qu’elle n’était pas méditerranéenne, en fait je ne crois pas [pas de souvenir de gastronomie méditerranéenne à base d’avoine …], contrairement à l’orge que les romains consommaient beaucoup …
          Si quelqu’un a des infos bien fraîches sur ça, merci de le dire …

          1. Souvenirs souvenirs: Pendant mes études d’agronomie on nous apprenait que l’avoine était une céréale échauffante et l’orge une céréale rafraichissante, et qu’à ce titre l’avoine était bonne pour les chevaux et l’orge meilleure pour les ruminants, dans la foulée, on déconseillait l’avoine aux humains sauf en pays très froids…..i

          2. Je n’ai pas trouvé de recettes Méditerranéenne concernant l’utilisation de l’avoine mais j’ai trouvé deux liens intéressants :
            1/ Sur : “L’avoine au menu : riche en fibres solubles
            http://www.passeportsante.net › Nutrition › Encyclopédie des aliments”.
            Bon c’est un site Canadien insistant sur ses bienfaits dans la lutte contre le Cholestérol mais pour le reste ça ne semble pas inintéressant.
            2/ Sur : ” L’avoine – Ecological Agriculture Projects (EAP) Start Page
            eap.mcgill.ca/CPC_1_F.htm”
            dont j’ai extrait ceci :” l’avoine a été cultivée dans les pays méditerranéens depuis deux mille ans (à peu près de la même manière que maintenant), et chez nous depuis le début de notre ère, Comme l’avoine supporte mieux la pluie, à la fin de sa croissance, que les autres céréales, elle s’est le plus répandue dans les régions nordiques, en particulier en Scandinavie et en Grande Bretagne, “…

      3. Merci. Vous n’avez pas l’air d’être un adepte de la nouvelle mode des Indices Glycémique, l’avoine y est bien placé …sinon je trouve que vous n’avez pas parle assez ou même pas du tout de l’ail qui a des vertus pourtant reconnu dans le domaine de la protection Cardiovasculaire, presque autant que les omégas 3, non ? Sinon je vais essayé de suivre religieusement les recommandations du livre et je compte faire un dosage Lp(a) pour connaître le vrai risque , mon cholestérol est mauvais (ldl 2g/l hdl 0.3g/l) mais on sait maintenant que cela ne veut pas dire grand chose…

        1. 2g/L ?
          Quelqu’un vous a dit que vous étiez malade ?
          L’ail ?
          Bien sûr ! Typique de la diète méditerranéenne !
          Mais vous devez comprendre (je sais, ce n’est pas la pensé unique actuelle) que ce qui compte c’est le modèle global qui n’est pas une addition d’aliments ou de nutriments …
          Bon vent, matelot !

          1. 2 g/l c’est LDL uniquement , le total est a 2.7 g/l, et le HDL n’est pas tres eleve non plus avec 0.3 g/l enfin c’est que dit mon medecin qui veut me soigner avec des Statines, je suis a la croisee des chemins, c’est pour cela que j’ai achete et lu votre livre car je ne compte pas suivre le troupeau …mais je compte quand meme savoir ou j’en suis avec la Lp(a)…

          2. voila, je viens d’obtenir les resultats CT 2.36 g/l, LDL 1.78 g/l, HDL 0.37 g/l, TG 1.1 g/l et puis surtout pour la premiere fois j’ai fait pour 17 Euros (non rembourse) le Lp (a) qui est a 51 mg/l sachant que le test indique que l’on doit etre inferieur a 300mg/l je suis assez rassure.

          3. Apres avoir lu votre dernier comment prevenir l’infarctus, je viens de terminer le dernier livre du Professeur Even sur le Cholesterol. Je regrette de ne pas avoir lu votre livre en dernier. Autant apres la lecture de votre livre, on peut etre optimiste, ce n’est pas du tout le cas du tout de son livre. En effet , le professeur repete a de nombreuses reprises qu’apres 50 ans les jeux sont faits, les lesions sont etablies, et que ni les statines et meme ni la diete n’y pourra rien. Il semble etre sur ce point en contradiction frontale avec vos recommandations. Comment expliquez-vous cela ?

          4. Vous avez raison, sur de nombreux points, nous ne sommes pas du même avis ; et nous ne raisonnons pas de la même manière ; et nous n’avons pas la même expérience professionnelle ; notamment médicale, pas de travaux de recherche comparables, nous ne sortons pas du même milieu, pas la même liste de publications ; c’est facile à comprendre !
            Mais les médias préfèrent parler avec le Pr Even ; ou dire du mal du Pr Even ; ils ont compris que, vu de leurs miradors, j’étais pour eux-aussi le mal lui-même !
            Nous avons toutefois un point commun avec le Pr Even. Par des chemins différents, nous sommes arrivés à une conclusion identique : le cholestérol est innocent et les statines sont poison !
            Si le Pr Even dit la même chose que moi, vous pouvez le croire ! Quand il dit autre chose, c’est autre chose …
            Bon vent, matelot !

          5. En reponse a votre dernier commentaire du 27/04 21h26 (pas de bouton repondre)
            Votre approche consiste à dire que dans la limite du raisonnable le niveau cholestérol et le niveau d’HDL n’a absolument aucune importance, alors que le Pr Even est plus nuance et considère même comme facteur de risque un HDL inferieur a 0.35 g/l avec simultanément le CHO > 2 g/l, ou alors au LDL s’il est > 1.75g/l (page 22 critère numéro 5). Ces seuils ne sont finalement pas si élevés que cela (personnellement je suis border line) et je pense que beaucoup de personnes doivent l’être également.
            Dans le doute (comme le dit le Pr Even) n’a-t-on donc pas intérêt à vouloir s’éloigner de ces seuils, pas par des moyens naturels (Lécithine de Soja, Stérols végétaux, …) tout en suivants vos recommandations avec la diète méditerranéenne ?
            Autre question que je me pose depuis longtemps, le dosage se fait toujours à jeu, mais le taux de CHO apres un repas reste-il stable ou augmente-t-il ? S’il augmente dans des proportions importantes dépassant des seuils admis même par vous-même comme étant critique (3 ou 4 g/l), n’aurait-on pas intérêt comme pour la glycémie à suivre l’evolution pas pandriale…?

          6. Ces notions de “seuils” pour HDL et LDL ne sont pas scientifiquement fondées [ils viennent d’être abandonnés par l’AHA], et que les HDL soient protectrices d’une façon ou l’autre est une idée que même les plus fervents partisans de la théorie du cholestérol ont désormais abandonnée, près de 10 ans après que nous l’ayons écrit …
            Bon !
            Pour la prévention des maladies cardiovasculaires, nous connaissons les causes et les moyens de s’en protéger [Urgent que vous lisiez “Prévenir l”‘infarctus et l’AVC“, ça pourrait vous sauver la vie …] et les stérols végétaux comme la lécithine de soja ne font pas partie des moyens testés avec succès …
            Je vous conjure donc de ne pas vous empoisonner avec ces produits, et d’oublier tous ces seuils et aussi les notions de “borderline”, vous perdez votre temps et perturbez vos neurones …
            Votre idée que le dosage du cholestérol [à partir duquel on calcule les seuils sur lesquels “on” raisonne] soit fait uniquement à jeun alors que nous ne sommes vraiment à jeun que quelques heures sur 24 pendant la nuit illustre (bravo !) l’idiotie des concepts d’infiltration des parois artérielles par des LDL à partir de seuils
            Bon vent, matelot !

  13. Cher Michel de Lorgeril, j’ai écouté à la suite les versions de Véronique Gens, de Régine Crespin et de Anne-Sophie Von Otter… Celle qui m’a donné le plus de frissons est La Crespin. Pour la beauté du timbre, la perfection de la diction, la simplicité, l’homogénéité dans tous les registres et la puissance dramatique… tenaillée de près par La Von Otter mais laissant derrière La Gens qui doit beaucoup, à mon avis, aux capacités d’enregistrement de notre époque. ( J’écris “La” comme on parle de La Malibran ou de La Callas… l’article des Divas ! ). Il faudrait les entendre en live pour se faire une vraie opinion… mais c’est impossible !
    A part cela, j’étais venue chercher de nouveaux arguments pour ne pas prendre la levure de riz rouge que m’a prescrite mon généraliste (homéopathe-phytothérapeuthe…) je vais plutôt investir dans un de vos livres… à lui offrir pour qu’il le lise pendant son prochain séjour en Bretagne.
    Vous me conseillez lequel ?

    1. On peut aimer les vieux vinyles …
      Mon problème avec youyoutube, c’est la qualité des “baffles” de l’ordinateur …
      Pour vos lectures, ils sont tous importants car aucun n’est redondant ; à choisir un seul, prendre “Prévenir l’infarctus”
      Bien à vous

      1. Vous avez raison : j’écoute au casque ! Et merci pour le conseil !

  14. Bonjour docteur,
    ceci est hors sujet, mais pourriez-vous nous donner votre opinion sur l’usage des hormones de croissance (GH) et sur l’activateur de télomérase (TA65) ?
    Des tests ont ils eu lieu sur ces substances et les éventuels bienfaits ou méfaits qu’elles pourra apporter dans le traitement et la prévention des maladies cardio-vasculaires ?
    Si les premières sont suspectées de favoriser les cancers quand elles sont mal employées, les secondes en agissant sur la durée de vie des cellules pourraient-elle aider à conserver un coeur en bon état en limitant son vieillisement prématuré ?
    Merci.

    1. Sujet très intéressant mais qui, pour le moment (du fait de l’absence totale de données cliniques), sort du cadre de ce Blog.
      En deux mots, il ne faut pas jouer avec ce type d’hormone de croissance qui, comme vous le savez, peut amplifier la croissance de tumeurs cancéreuses ; mais on a besoin de cette hormone; mais pas trop en vieillissant … C’est probablement parce que nos systèmes hormonaux s’éteignent progressivement avec l’âge que nos tumeurs sont de moins en moins agressives avec l’âge.
      Même raisonnement avec la manipulation pharmacologique des télomérases : l’activation semble améliorer certaines maladies dans certains modèles animaux (fibrose pulmonaire) mais en théorie amplifierait la croissance tumorale. Il semble que des chimiothérapies anticancéreuses basées sur l’inhibition des télomérases puissent voir le jour. Wait and see!

  15. Pour poursuivre dans la même veine.
    Il y a une vingtaine d’année les épidémiologistes avaient constaté qu’il y avait moins de cancers du poumon en particulier, dans les populations qui avaient une alimentation riche en ß carotène et en vitamine E et avec la vitamine E (tocophérol) moins d’infarctus.
    Plusieurs essais ont donc été menés avec de forte doses de ß-carotène et pas de bol ça augmentait le nombre de cancer du poumon!!!
    Idem pour la vitamine E qui ne sert à rien dans la prévention cardio-vasculaire même la HAS le dit.
    Pourtant de très nombreux médecins et cardiologues continuent à prescrire du TOCO 500 (vitamine E à forte dose) à leurs patients.

    1. Pour compléter c’est par l’alimentation que les vitamines, les sels minéraux et les oligo-éléments agissent véhiculés par les fibres et les différents nutriments et donc leur absorption est facilitée et leur activité maximale.
      Comme le bon docteur MDL il faut répéter une ‘alimentation saine et un mode de vie adapté sont la base de tout.

  16. Vu sur AlloDocteurs ce mardi 1er avril : http://www.allodocteurs.fr/le-magazine-de-la-sante.asp
    A 10min40 : un nouvel anti-cholestérol : evolocumab
    Ce qui est drôle, c’est qu’ils disent que les statines abaissent le nombre d’infarctus et d’AVC, comme pour les statines, enfin pour tout le monde sauf ceux qui les dénoncent 😉
    Ce qu’il est drôle, ce magazine de la santé des labos 😉
    Est-ce un Poisson d’Avril ?
    Ou bien on va vraiment continuer la blague qui dure depuis 25 ans ?

    1. si wikipédia est votre référence (pourquoi pas), voilà également ce qu’on peut y voir au sujet de Pauling et de la vitamine C:
      [ La méta-analyse la plus récente (Janvier 2013) du groupe Cochrane36 offre une conclusion mitigée. Elle différencie l’utilisation au long cours, la prise lors d’épisodes de stress répétés… et l’administration ponctuelle lors d’un rhume. Ainsi le groupe Cochrane recommande une approche individuelle et rappelle la nécessité de nouveaux essais contrôlés randomisés.]
      Tout cela semble indiquer que, jusqu’à présent, rien de sérieux n’a été entrepris au sujet de cette vitamine

  17. Voilà ce que l’on peut lire dans Wikipédia concernant l’aspect médicament de la vitamine C :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_C
    En 2010, une méta-analyse53 passant en revue 33 ans de recherches sur la relation entre vitamine C et cancer conclut : « nous devons conclure que nous ne savons toujours pas si la vitamine C a une quelconque activité antitumorale cliniquement significative. Nous ne savons non plus quels types de cancers, s’il y en a, sont susceptibles de réagir à la vitamine C. Enfin, nous ne savons pas quelle est la dose recommandable, si une telle dose existe, afin de produire une réponse antitumorale. »
    Cette analyse fut critiquée par Andrew W. Saul. Les points principaux de sa réplique sont :
    il est faux de dire que nous ne savons pas combien de vitamine C combat efficacement le cancer et les médecins ont un devoir envers leurs patients de recommander la vitamine C comme traitement de complément ;
    il existe plusieurs études avec contrôles montrant que la vitamine C augmente la durée et la qualité de vie,[réf. souhaitée],
    la dose efficace se situe entre 10 000 et 100 000 milligrammes par voie intraveineuse,
    les résultats positifs obtenus par Pauling et Cameron, soulignés par Cabanillas, n’ont pas été contredits par ceux de Moertel et de la Clinique Mayo :
    les traitements ont été interrompus au premier signe d’une aggravation, ce qui n’est jamais fait lors des chimiothérapies,
    l’administration a été faite par voie orale et non intraveineuse, ce qui diminue la dose effectivement absorbée,
    les résultats de Pauling et Cameron ont en fait été confirmés par Murata et Lasagna :
    Murata a obtenu de meilleurs résultats encore avec ses patients en phase terminale,
    Lasagna a conclu qu’il était indéfendable de ne pas donner de vitamine C aux cancéreux,
    l’oncologue Victor Marcial rapporte que :
    75 % des tumeurs ont diminué de 50 % ou plus avec la vitamine C en intraveineuse chez 40 patients au stade 4 (avec métastases) n’ayant pas répondu aux traitements conventionnels (radiothérapie, chimiothérapie),
    la vitamine C augmente les effets de la radiothérapie et en diminue les effets indésirables59.

  18. la guerre de la vitamine C fait rage, aïe
    au fait et en termes simple (à moi accessibles), qui peut nous dire si la vitamine C sert à quelque chose, et pourquoi elle n’est quasiment pas utilisée en médecine ?
    les pros (VitC) disent que c’est parce qu’elle n’est pas assez chère
    où est donc la vérité ( s’il y en a une ) ?

    1. Les choses sont pourtant simples.
      La vitamine C est indispensable aux humains dans leur assiette car ils ne savent pas la synthétiser. Les chiens sont meilleurs que nous … eux ils savent la faire.
      Donc il en faut !
      Toutes les grandes études épidémiologiques d’observation [donc grandes cohortes suivies longtemps] montrent que la vitamine C est associé e à une protection certaine contre diverses pathologies.
      Est-ce elle-même qui nous protège ou les habitudes alimentaires des personnes qui consomment beaucoup de vitamine C ?
      L’épidémiologie d’observation ne peut répondre à cette question. Seuls les essais cliniques le peuvent : tirage au sort, double aveugle, etc …
      On a fait des essais cliniques avec des doses variables de vitamine C, seule ou en cocktails avec d’autres vitamines, dans différentes populations, différents pays, différents investigateurs …
      Il n’y a pas de conflit d’intérêt important, pas de Monsieur gros-sous (comme disent les chinois) pour perturber la manip …
      Résultats ? Globalement pas d’effet protecteur de la vitamine C.
      Apparemment, ça ne sert à rien d’utiliser la vitamine C comme un médicament, à fortes doses doses sous forme de comprimé …
      Oui, mais attention : ces essais cliniques sont courts (environ 4 ans) et la vitamine C (en comprimé) n’est pas dans une matrice nutritionnelle et n’est pas associée à d’autres nutriments coordinateurs et interactifs …
      Les résultats de ces essais sont donc à prendre avec des pincettes …
      Argument décisif (de notre point de vue) : est-ce que les modèles alimentaires protecteurs (Méditerranéen, Okinawa) sont riches en vitamine C ?
      Réponse : oui !
      Donc, il en faut certes, mais sur toute une vie et pas sous forme de médicament … jusqu’à preuve du contraire …
      Bref, toujours la même chanson : nutrition n’est pas pharmacologie !
      Mais tout ça ne nous dit pas si une forte charge en vitamine C pourrait inhiber l’effet toxique de l’amanite phalloïde.
      Pour dire oui à cette proposition intéressante, il faut un essai clinique en double aveugle avec un échantillon significatif … pour maitriser l’effet du hasard …

      1. voilà un éclairage qui nous montre en effet qu’il ne faut pas simplifier les choses ! Autrement dit Vitamine C oui, mais compléments vitaminés pas forcément, ou pas du tout, et nutrition d’abord. J’espère cette fois avoir compris…
        Le débat avait fait rage à un moment avec Mathias Rath ( un anti “maffia du cholestérol” ) et Linus Pauling sur les effets de la Vit.C sur l’athérosclérose. ça devait être miraculeux, sauf qu’il est fort probable que ça ne sert à rien. C’est sans doute en rapport avec les explications + haut

      2. Pourquoi se tracasser pour ça…
        En ce moment, dans nos jardins, le succulent pourpier d’hiver (vitamines naturelles !).
        Bonne journée… vitaminée ! :o)

  19. En réponse à : Pedrinha Il faudrait des preuves scientifiques.
    – l’amanite phalloide n’a pas une qualité gastronomique qu vaille la peine d’avaler de la vitamine C… non ? Admettons que la prise préventive de vitaine C permete de se tromper de champignons quel intérêt en général ?
    Réponse :
    Quelle autre preuve voulez vous que la démonstration du Docteur Bastien quant à la propriété de la vitamine C face à un poison mortel .Certes l’amanite phalloide n’a pas de qualité gastronomique mais quel intérêt de faire cette démonstration avec des champignons de Paris ?
    D’autre part vous ne répondez pas sur le cas de Alan Smith et la guérison spectaculaire d’un mourant grâce à de la vitamine C, pourtant refusée par l’hôpital!

    1. Ce n’est pas des anecdotes qui font une preuve scientifique nom d’une pipe en cêdre !
      Ce n’est pas sur la base des cas rarissimes que vous citez qu’on doit conseiller à tous de se supplémenter en ascorbate.
      Je ne crois pas non plus que la dose raisonnable soit celle nécessaire à éviter le scorbut.
      Les zozo-torités qui font les recommandations ont l’air de penser que la vitamine C c’est contre le scorbut, la D contre le rachtisme, la B1 contre le béri-béri, vision réductrice en diable. c’est couillon.
      Mais le coup des poisons , quand même !

  20. Cher docteur ;Derniere decouverte , dans le huffington post le monde sur internet , les statines seraient un bon remède contre l’impuissance sexuelle !!! Qu’en pensez vous ? j’en suis baba

    1. Ce n’est pas la première fois que ce genre de propagande est reprise par des médias en mâle de buzz comme disent les jeunes …
      Un peu d’expérience professionnelle les rendrait plus prudents, mais le buzz, c’est le buzz …

      1. Bientôt on va nous dire que les statines nous permettrons de marcher sur l’eau, de courir le 100m en 8 sec ou se libérer de la pesanteur on n’est plus à une aberration près.
        Les statines sont un poison grave!! comme disent les jeunes.

  21. Staines super star et maintenant la SEP!!!!
    Etonnant non?
    Publié le 26/03/2014
    La simvastatine, peut-être un frein au handicap dans la SEP
    Actuellement, il existe de nombreux traitements efficaces dans la sclérose en plaques (SEP) au stade rémittent. Ces différentes substances ont un mécanisme d’action centré sur la maitrise de l’inflammation. Toutefois après une dizaine d’années d’évolution, les poussées deviennent plus rares et le handicap sournois, témoin d’un processus dégénératif chronique, progresse inéluctablement. Les immunomodulateurs sont à ce stade généralement sans effet de même que les immunosuppresseurs.
    Plusieurs molécules neuroprotectrices ont été testées sans succès dans les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Dans la SEP, plusieurs essais préliminaires avaient suggéré que les statines pouvaient avoir un effet bénéfique. Ceci est confirmé par une étude anglaise réalisée dans 3 centres, dont les résultats sont rapportés dans le Lancet. Ils montrent en effet l’efficacité de fortes doses de Simvastatine (80 mg) sur la progression de l’atrophie cérébrale.
    Outre l’effet anti cholestérol, les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase ont une action immunomodulatrice en inhibant la présentation de l’antigène, la prolifération des lymphocytes et en modifiant le phénotype lymphocytaire (Th2).
    Cent quarante patients avec une SEP secondairement progressive ont été inclus dans cette étude contrôlée, en double aveugle contre placebo. Ils ont été randomisés en deux groupes de 70 patients chacun, les uns recevant la simvastatine à forte dose, les autres le placebo. La mesure de l’atrophie cérébrale par IRM était le critère principal d’évaluation. La méthodologie d’analyse a été particulièrement rigoureuse. La dernière IRM a été faite 1 mois après l’arrêt du traitement pour éviter de mesurer une pseudo atrophie due à un effet anti-inflammatoire. Les patients ont bénéficié d’une évaluation clinique à l’inclusion, puis à 12 et 24 mois avec l’échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale), le Multiple Sclerosis impact scale (MSIS-29) et la Multiple Sclerosis Functional scale.
    Le taux d’atrophie, de 0,288 % par an (SD 0,521) dans le groupe sous simvastatine, s’est avéré plus faible que dans le groupe placebo où il était de 0,584 % par an (SD 0,498). Une amélioration significative du score EDSS et MSIS-29 a été également constatée sous traitement.
    En conclusion, il existe une diminution de 43 % de l’atrophie cérébrale sans réduction significative de la progression de la charge lésionnelle T2. Il n’a pas été noté de réduction significative du nombre de poussées pendant les 24 mois de l’étude.
    Les auteurs considèrent que ces résultats sont suffisamment encourageants pour proposer une étude de phase III. J Palace et N Robertson commentent ces données dans un éditorial et signalent quelques limites méthodologiques comme l’inclusion de patients avec une forme rémittente-progressive. Mais ils partagent finalement l’optimisme de l’équipe anglaise.
    Dr Christian Geny
    Références
    Chataway J et coll. : Effect of high-dose simvastatin on brain atrophy and disability in secondary progressive multiple sclerosis (MS-STAT): a randomised, placebo-controlled, phase 2 trial. Lancet, 2014; publication avancée en ligne le 19 mars. doi:10.1016/S0140-6736(13)62242-4
    Copyright © http://www.jim.f

    1. La qualité technique de cet essai est très suspecte, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, et le “bon” Dr Geny n’est sans doute pas apte, comme n’importe quel perroquet savant à identifier les problèmes.
      Avant cet essai, les experts avaient plutôt conclu que les statines étaient inefficaces dans la SEP, ce que confirme l’absence de différence dans les manifestations cliniques …
      Vous avez dit “atrophie cérébrale” ?
      Hum …

    2. Affligeant.
      Y’en a marre de ces ruses débiles.
      Le pire c’est que ça marche.
      “”En conclusion, il existe une diminution de 43 % de l’atrophie cérébrale”
      Ben non. C’est pas vrai.
      Pauvre benêt celui qui ne remarque pas qu’il s’agit d’une diminution non pas réelle mais du risque relatif. La vraie diminution de l’atrophie est de 0,3% / an environ.
      Faut dire que pour calculer la diminution du risque absolu, le seul qui soit la vraie vie , il faut arriver a faire une soustraction.
      Ca impressionne moins dit comme ça hein ? Surtout avec les déviations standard mesurées.
      LA DIMINUTION RELATIVE EST MATHÉMATIQUEMENT VRAIE MAIS N’A RIEN DE PALPABLE
      Alors, c’est qui l’atrophié de la cervelle hein ?
      C’est significatif , statistiquement , mais insignifiant. `
      Attention , je ne m’en prends pas à M Rehby dont le sarcasme me semble transparaitre en arrière plan sous-jacent sous entendu…
      “Les auteurs considèrent que ces résultats sont suffisamment encourageants pour proposer une étude de phase III.”
      Ben dis donc !

  22. En me documentant un peu sur le sujet j’apprends que les statines sont sans effet sur la Lp a. Certaines études montrent même une légère augmentation de concentration de Lp a sous traitement par statines.
    L’analyse de l’équipe espagnole prouve qu’il y a un bénéfice a abaisser le taux de Lp a. Un taux élevé de Lp a contribue à l’athérosclérose, c’est cela qu’il faut comprendre.
    Pour ma part je viens de commencer (15 jours) un traitement consistant à prendre 6 g de poudre d’acide L ascorbique par jour. D’autres sur ce blog l’ont ils fait ?

    1. Ça va acidifier vos urines et basta . Une telle quantité de Vit C est difficilement absorbable voir toxique donc le corps s’en débarrasse vite fait dans les urines.

      1. Voilà tout ce que à quoi contribue la vitamine C :
        à la protection des constituants cellulaires des dommages oxydatifs ;
        à la formation normale de collagène et au fonctionnement normal des os, des dents, du cartilage, des gencives et des vaisseaux sanguins ;
        à l’augmentation de l’absorption du fer non-hémique ;
        au fonctionnement normal du système nerveux ;
        au fonctionnement normal du système immunitaire ;
        au métabolisme normal de production d’énergie ;
        au maintien du fonctionnement normal du système immunitaire pendant et après un exercice physique intense ;
        au fonctionnement psychologique normal ;
        à la régénération de la forme réduite de la vitamine E ;
        à la réduction de la fatigue et de l’asthénie.
        Or, compte tenu que nous ne consommons plus de fruits et de légumes comportant suffisamment de la vitamine C, il faut apporter un supplément de celle ci.
        D’autre part, avez vous entendu parler de la vitamine C en intraveineuse pour guérir du cancer ? cas de Alan Smith.
        la Vitamine C est un des nutriments les plus inoffensifs que vous puissiez avaler. Donc, il ne faut pas craindre son utilisation. Votre corps va simplement en éliminer le surplus, mais avant cela, la Vitamine C aura eu le temps d’apporter ses effets bénéfiques dans tout votre organisme. Ceux qui affirment que l’administration de fortes doses de Vitamine C est ridicule car elles sont rapidement rejetées ne tiennent pas compte du fait que le transit de cette vitamine puissante dans l’organisme, même s’il est rapide, peut accélérer et normaliser au passage des multiples réactions métaboliques. Juger le besoin en Vitamine C simplement par le taux sanguin et l’excrétion urinaire est arbitraire et insuffisant. Ce ne sont guère ces chiffres qui importent, mais ce qui se passe dans les organes et les tissus. En outre, il est bon d’avoir de la Vitamine C dans l’urine. Cela protège contre les infections urinaires et aussi contre le cancer de la vessie.

        1. Il y a un peu de physiologie la dedans mais c’est plutôt un acte de foi.
          les sucres et l’eau par exemple ont une longue liste de processus auxquels ils participent ce n’est pas une raison pour s’en gaver?
          A ce que j’ai lu il n’y a pas un soupçon de preuve que cela serve (mesurons l’effet sur la survie par exemple

          1. La Vitamine C est un anti-poison par excellence. Effectivement, le protocole du Dr Bastien, enregistré au Centre National anti-poison, à démontré à plusieurs reprises devant les caméras de télévision, qu’avec seulement quelques grammes de Vitamine C, on pouvait consommer 250 g d’amanites phalloïdes et que celles-ci n’étaient plus du tout mortelles. Qui aujourd’hui s’en souvient ? Qui aujourd’hui en parle encore ? Un autre poison, l’acétaldéhyde et l’éthanol, contenu dans l’alcool, que le foie élimine péniblement, mais qui grâce à de grandes et généreuses doses de Vitamine C, voit sa tâche énormément facilitée. Pourtant, qui préconise de la Vitamine C aux alcooliques et aux toxicomanes ?
            Voilà pour ce qui est des preuves, entre autres. Voir également le cas de Alan Smith.

          2. Il faudrait des preuves scientifiques.
            – l’amanite phalloide n’a pas une qualité gastronomique qu vaille la peine d’avaler de la vitamine C… non ? Admettons que la prise préventive de vitaine C permete de se tromper de champignons quel intérêt en général ?
            Quant à l’alcool, où sont les études cliniques ?
            Influence sur la morbidité et la mortalité ; études cliniques ?

        2. Vous énumérez les actions de la vitamine C dans l’organisme et c’est de la physiologie comme toutes les vitamines la vitamine C est indispensable à la vie, et son apport extérieur obligatoire puisque nous ne savons pas les synthétiser.
          Les carences entrainent des maladies souvent graves parfois mortelles. Le scorbut par carence en vit C était bien connu des marins au long cours des siècles anciens.
          Les besoins quotidiens sont faibles voir très faibles pour certaines vitamines. Pour la vitamine C à peu près 100mg par jour, c’est à dire que manger un kiwi ou boire un grand verre de jus d’oranges (bio si possible) apporte la quantité de vit C nécessaire.
          Le reste n’est que suppositions supputations et hypothèses.
          Le docteur Bastien prenait de forte doses de vit C, du charbon et un antiseptique intestinal avant de manger des amanites et il n’est pas mort soit. Quelle est la part de chaque produit?? et qui se traite avant de manger des amanites???
          Un peu farfelu comme technique mais bon…
          Comme aucune étude prospective, contrôlée, en double aveugle contre placebo, avec hypothèse de départ n’a été menée sur quelque sujet que ce soit, on reste dans le brouillard après c’est une question de conviction, de croyance, voir de foi mais ce n’est pas de la médecine sérieuse.
          Mais vous pouvez prendre de forte dose de vit C ce n’est pas dangereux.
          Au fait l’effet antioxydant c’est plutôt l’acide D ascorbique!!

    2. pouvez vous me dire quel effet a la vitamine c sur la Lpa? merci

      1. A ma connaissance, nous ne savons pas diminuer la Lp(a) ; peut-être les hormones sexuelles …
        Ce qui ne veut pas dire que régulièrement on ne nous annonce pas une “merveille” avec un nouveau médicament (comme par exemple récemment avec les anticholestérol injectables) mais jusqu’à présent ça n’a jamais été vérifié …
        Ce qui n’est pas très important, à mon avis, car comme nous l’avons montré dans l’Étude de Lyon, une fois adopté un mode de vie protecteur, le risque dû à la Lp(a) devient statistiquement non significatif …
        Si je devais, pour une raison ou une autre (mauvaise) raison, essayer de neutraliser la Lp(a) ce serait avec un traitement antiplaquettaire type Plavix* ; je ne suis pas rémunéré pour dire ça … Juste du feeling …

        1. La Lp(a) est corrélée à une augmentation du risque d’infarctus et nous ne savons pas la faire diminuer.
          Pas sur que la diminuer ferait diminuer le risque d’infarctus sauf si c’est vraiment la cause mais ce n’est peut-être qu’un co-facteur mystère pour le moment.
          Mais la diète méditerranéenne du bon Dr MDL a fait la preuve de son efficacité alors adoptons un mode de vie protecteur et comme on dit sous les tropiques “s’en fout le Lp(a)” et pas besoin de le doser!!!

          1. Deux remarques:
            En réponse à Linus Pauling un autre prix Nobel, Watson je crois, a dit que supplémenter son alimentation en vitamines était une manière coûteuse d’augmenter la teneur des urines en vitamines!!
            Quant à Rath il a été condamné pour avoir pratiqué des essais non autorisés car non éthiques et accusé d’avoir fait mourir des patients atteints du SIDA en leur administrant de la Vit C à la place des antirétroviraux alors comme référence bof bof.

  23. à Dr de Lorgeril : Quelles belles interprétations de ce morceau d’Opéra. Pour en rester un peu sur le mode de la distractions, j’ai vu hier soir un épisode du feuilleton américain “Persons of interest” sur A1. Formidable série TV un peu “parano” jouée par des acteurs prestigieux (Jim Caviezel -“Jesus” dans “La Passion”…” sur un sujet qui devrait vous plaire intitulé “Un jour à vivre” : Un expert en cardiologie, grand chirurgien Cardiaque, pour avoir donné un avis défavorable et décisive à une étude sur une nouvelle Statine, se fait empoisonner au “Plutonium” par le grand Patron de cette Big pharma qui perdait ainsi 4 milliards de Dollars, tout cela pour l’empêcher de publier son avis… Du bien mené, qui vous teint en haleine et tellement proche de notre actualité et qu’on peut voir en Replay.*
    Ce qui tend à démontrer que même dans le milieux des Fictions américaines et de leur scénaristes, les Statines n’ont pas bonne réputation. Ya des progrès à faire, c’est pas très scientifique mais symptomatique!

  24. Bonjour Docteur , est-il utile de connaitre son taux de lipoprotéine a , quand on a 3,5 gr de cholestérol ?
    Je suis vos travaux depuis des années , j’ai lu vos livres , depuis toujours fait du sport raisonnablement et mange méditerranéen , mon père qui m’a transmit ce surplus de cholest. ,qui a 82 ans , se porte comme un charme , et moi aussi . C’est donc par curiosité et connaissance de cause , que vous pose la question .
    Encore bravo pour votre travail et votre ténacité .

    1. Bonne question.
      Merci de la poser.
      Dans nos études chez les coronariens des années 1980s-1990s, TOUS les jeunes (<50 ans) victimes d'infarctus avaient une Lp(a) très élevée, quel que soit leur cholestérol.
      Mais après modification des habitudes alimentaires dans le sens méditerranéen (et mise sous aspirine, systématique à l'époque), la Lp(a) n'était pas prédictive du risque de récidive.
      Je ne peux dire ce qui protégeait contre des taux élevés de Lp(a), l'aspirine ou les les habitudes alimentaires protectrices.
      Dans des populations autrefois protégées, lorsqu'on voit apparaitre les épidémies d'infarctus, on constate que certains ont (avaient) une Lp(a) élevée ...
      Ce qui signifierait qu'avec un mode de vie protecteur, on diminue (jusqu'à abolir) le risque lié à la Lp(a) ; je mets du conditionnel.
      Bref, par prudence, il est sans doute utile de savoir son taux de Lp(a), mais après il faut assumer ...
      Ceci dit, il ne serait pas inutile de la mesurer aussi chez votre papa ; pour voir !
      Merci de nous dire !

      1. Merci pour votre réponse je vais en parler à mon père et faire moi même un test , je vous tiendrai au courant bien sûr . Merci encore

      2. Bonjour Docteur,
        Merci pour cet article très intéressant.
        Malheureusement pour moi, cela accentue encore le “coup de massue” que j’ai eu ce mois-ci en voyant le résultat d’analyse de mon taux de Lp(a) : 1,25 g/l (!).
        Je précise que cet examen m’a été prescrit par mon cardiologue qui veut me mettre sous statine vu mon taux de cholesterol (2,8 g/l) (et qui veut d’autant plus me prescrire des statines avec ce taux de Lp(a)).
        Ayant lu vos livres, inutile de dire que je n’ai pas envie de prendre de statines !
        Auriez-vous s’il vous plaît un ordre de grandeur de l’augmentation du risque cardiovasculaire par rapport à l’augmentation du taux de Lp(a) ?
        Je compte de toute façon suivre vos recommandations (régime méditerranéen, augmenter l’exercice physique, …), mais cela pourrait me permettre de mieux quantifier le risque, et peut-être de me remonter un peu le moral en me voyant un peu moins avec déjà un “pied dans la tombe” :-). (j’ai 46 ans).
        Au passage, j’espère que dans les études auxquelles vous faites référence, c’était bien le mode de vie et pas l’aspirine qui protégeait contre un taux élevé de Lp(a).
        Merci, et bravo pour vos travaux et votre courage.

        1. Ceci n’est pas une consultation.
          Avec un mode de vie protecteur, la Lp(a) perd toute sa dangerosité, c’est ce que l’épidémiologie “rétroactive” nous dit …
          Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire …

          1. Merci beaucoup pour votre réponse. Je sais en effet ce qu’il me reste à faire. 🙂
            Je suis parfaitement conscient qu’il n’est pas question de consultation sur ce site, et vous aurez d’ailleurs noté que ma question était générale (quel est le degré d’augmentation du risque cardiovasculaire avec l’augmentation de Lp(a)), et pouvait selon moi intéresser d’autres personnes.

      3. Ben oui comme disait un lipidologue de toute façon la Lp(a) c’est un risque très important d’infarctus et on ne sait pas la faire baisser donc autant traiter le cholestérol lui au moins on sait faire.
        Ça ne sert à rien mais c’est pas grave puis que je voyage en concorde au frais de Big Pharma, ça c’est moi qui le dit.
        Je rappelle que le médicament le plus efficace et de loin pour faire baisser le cholestérol et en particulier le dit “mauvais” c’est le fenofibrate alias LIPANTHYL quarante ans après sa sortie on attend toujours la moindre preuve de son efficacité en prévenntion cardiovasculaire!
        C’est même écrit en toute lettre dans le VIDAL que ça ne fait rien d’autre que baisser le cholestérol!!

      4. Suite à votre article, j’ai fait une rapide recherche sur le sujet de ces lipoprotéines(a). L’action de cette Lp(a) est liée à sa similitude avec le plasminogène, dont l’activation est nécessaire pour la fibrinolyse et donc la dissolution des caillots sanguins. Si j’ai bien tout compris dans mes lectures, ce serait de (petits ?) isoformes de la Lp(a) porteurs de phospholipides oxydés qui auraient un effet proathérosclérotique. Le régime alimentaire méditerranéen étant riche en antioxydants, serait-ce l’action des antioxydants, en empêchant l’oxydation des phospholipides des Lp(a), qui donnerait un effet protecteur en n’interférant pas dans la fibrinolyse ?

        1. Taratata !
          Tout est dans les équilibres entre différents systèmes : plaquettes, coagulation, anticoagulation, fibrinolyse, antifibrinolyse …
          Avec une “tension” vers le thrombus qui lui-même s’organise et se transforme en plaque, on augmente son risque cardiovasculaire, athérosclérose et thrombose dans le même élan pathogène !
          Urgent de lire nos livres pour comprendre le processus …
          Les phospholipides oxydés, c’est un peu du blabla … mais … bon … peut-être … pour le moment, pour un médecin sérieux et avide de science solide, la diète méditerranéenne protège ! Comment ? C’est une autre histoire …
          Urgent de nous lire, ça pourrait vous sauver la vie !

          1. Je vous ai lu. Le comment m’intéresse car je suis scientifique de formation et que cela permet de compléter la démonstration de l’inutilité de réduire le taux de cholestérol avec des statines. Dans certains articles, ils le précisent bien que les statines n’ont pas d’effet sur le taux de Lp(a) et ce taux est élevé chez les personnes présentant de l’athérosclérose. Je trouve qu’une étude clinique qui intégrerait la mesure des différents isoformes de Lp(a) et de leur état d’oxydation, avec d’autres critères comme la diète méditerranéenne, serait très instructive.

          2. Pour compléter cette hypothèse d’oxydation des lipides, il y a une étude clinique : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22898566 qui a montré qu’une alimentation enrichie en omega 3 réduit la peroxydation des lipides. Il serait intéressant de vérifier si c’est le cas également pour les phospholipides des Lp(a).

          3. L’étude que vous citez est (peut-être) intéressante mais c’est du cas-contrôle, niveau le plus bas dans l’échelle de l’investigation scientifique …
            Comme je l’ai écrit depuis longtemps [voyez notre livre “Dites à votre médecin que le cholestérol …” publié en 2006], l’hypothèse oxydative est une sorte de croupion [ou hypothèse “béquille”] pour essayer de sauver la théorie du cholestérol …
            De nombreux essais cliniques ont testé l’hypothèse oxydative mais ont échoué à la valider, ce qui n’est pas étonnant …
            Ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas préférable quand même (sur la base de données épidémiologiques d’observation) d’avoir des défenses antioxydantes fortes sur toute une vie, d’où l’importance de l’exercice physique …

  25. moi j’ai rien compris, mes moyens intellectuels m’en empêchent, mais d’autres ont compris la chose, en particulier votre ami Ravsnkov qui en parle dans “The Cholesterol Myth” et sur sa page d’accueil. N’y voyez pas offense si je copie cette page histoire de dire que vous n’êtes pas le seul iconoclaste de la HF. Il faut quand même préciser qu’exclure les statines en cas de HF est passible de la chaise électrique, uniquement dans les états où on la pratique bien sûr… enfin il faut quand même faire gaffe. Uffe :
    Le mythe du cholestérol
    par Uffe Ravnskov, MD, PhD
    … Vous voulez en savoir plus ? Lisez le livre du Dr Ravnskov « The Cholesterol Myths ». … En plus des sujets ci-dessus, vous y trouverez :
    … les nombreuses études non concluantes de thérapeutiques anti-cholestérol ;
    … l’hypercholestérolémie familiale, et pourquoi vous ne devriez pas trop vous en soucier ;
    reste maintenant à lire le livre pour savoir si la thèse est la même, ce n’est pas impossible

    1. Si vous n’avez pas compris, c’est que je travaille mal ou que vous ne m’avez pas lu …
      Il serait temps …
      Et certainement préférable à la lecture de Ravsnkov, un gentil monsieur que j’aime bien, mais qui n’a pas bien compris les essais cliniques et comment ils étaient biaisés volontairement … mais c’est une autre génération.
      Bon vent, matelot !

      1. oui je sais qu’il s’oppose à la diète méditerranéenne ce qui ne peut faire de vous des “amis scientifiques”, ça je le conçois, mais par contre il a alerté très tôt sur la corruption des experts, avec d’ailleurs un culot détonnant pour l’époque. Ne soyons pas injuste avec lui et rappelons nous cet avertissement qui a + de 10 ans !
        http://www.ravnskov.nu/ncep_guidelines

  26. EXCLUSIF. Des médecins apportent leur soutien au professeur Even
    Absence de confraternité et manque de déontologie, opération commerciale à l’encontre des données acquises de la science : voici ce qu’a invoqué la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins d’Ile-de-France pour condamner, le 17 mars, à une privation d’un an d’exercice de la médecine, dont six mois avec sursis, les professeurs Even et Debré, deux ans après parution de leur “Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles et dangereux” (Editions du Cherche Midi). Les principales critiques sont venues des allergologues, les auteurs ayant mis en cause la pertinence de la désensibilisation, mais bien sûr aussi des cardiologues, collectivement réfractaires à une relecture des études d’origine désignant le cholestérol comme un ennemi de l’organisme, ce que réfute absolument Philippe Even.
    Si le livre contient bel et bien des erreurs (passer en revue les 4.000 médicaments de la pharmacopée française est une entreprise herculéenne), le professeur a eu le mérite, estiment ses défenseurs, de faire ce qu’aurait dû faire depuis belle lurette une autorité de santé digne de ce nom. Et ce, d’autant plus que le guide révèle sa pertinence au fil de l’actualité. Un exemple avec la dangerosité des pilules de troisième génération, précisément décrite dans l’ouvrage plus d’un an avant que le scandale n’éclate. Pour ces raisons, des voix s’élèvent et non des moindres pour défendre l’auteur et contester le bien- fondé de la condamnation, dans une pétition emmenée par l’hématologue Dominique Meyer, de l’Académie des sciences. Voici le texte. Et le nom des premiers signataires.
    Anne Crignon – Le Nouvel Observateur
    Le texte de soutien au professeur Even
    “Nous sommes scandalisés par la décision du Conseil régional de l’Ordre des Médecins de suspendre d’exercice Philippe Even, coauteur du Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux au motif qu’il s’agirait ‘une opération commerciale et non-confraternelle, allant à l’encontre des données acquises de la science et susceptibles d’inquiéter les malades’. Nous regrettons une sanction portant atteinte à la liberté d’expression, sous le couvert d’une confraternité trop souvent caution de la loi du silence. Nous voulons témoigner de notre estime pour Philippe Even, de notre confiance en son intégrité, son désintéressement, la qualité et le courage de ses analyses. Co-auteur de plusieurs ouvrages de médecine et de physiologie anglo-saxons, il a aussi traduit ou écrit plusieurs livres visant à faire connaître au public français les relations parfois troubles entre certains médecins universitaires et l’industrie pharmaceutique.
    Nous voulons dire notre admiration pour la ténacité avec laquelle il mène depuis des années son combat de lanceur d’alerte, en ouvrant de nombreux et indispensables débats, sur des bases scientifiques et non sur des arguments d’autorité, pour une médecine plus efficace et plus sûre, au seul service des patients et de leurs médecins.”
    Pr JM. ANDRIEU, cancérologue
    Pr EE. BAULIEU, endocrinologue, Académie des Sciences
    Pr C. BRECHOT, hépatologue, Directeur Général de l’Institut Pasteur,
    Pr JL. CASANOVA, généticien, Université Rockefeller, New-York et Université Paris Descartes,
    Dr J. CHASSIGNEUX, Médecine Interne, Paris
    Pr P. DEHEUVELS, statisticien, Université Paris 6, Académie des Sciences
    Dr Ph. FOUCRAS, Formindep (Pour une formation et une information médicales indépendantes)
    Pr A. FISCHER, immunologiste et pédiatre, Académie des Sciences
    Dr I. FRACHON, pneumologue, CHU de Brest, “en hommage au relais courageux de Philippe Even pour dénoncer le crime du Mediator”
    Pr B. GUIRAUD-CHAUMEIL, neurologue, Ancien Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Médecine
    Pr JJ. LEFRERE, Directeur de l’Institut National de Transfusion Sanguine
    Dr M. DE LORGERIL, cardiologue, CNRS, Grenoble
    Pr GM HALPERN, Université Polytechnique de Hong-Kong
    Pr D. MEYER, hématolologiste, Acad. Sciences
    Pr Ph. MEYER, néphrologue, m.c. Académie des Sciences
    Dr Ph. NICOT, Formindep
    O. POSTEL-VINAY, Ancien directeur de “La Recherche”, directeur de la revue Books
    Pr M. RADMAN, biologiste cellulaire et moléculaire, Académie des Sciences
    Pr D. RAOULT, microbiologiste, ancien président de l’Université de Marseille
    Pr JC. WEILL, immunologiste, Académie des Sciences

    1. Merci Dr de Lorgeril, et aux auteurs de cette étude qui si je comprend votre résumé, en gros, décrivent simplement ce qu’ils observent ? Serait ce devenue une denrée rare ?
      Pour faire le lien avec vos autres écrits, vous disiez bien qu’y compris avec un Lpa élevée, l’un des facteurs qui comptait le plus était le mode de vie ?
      @ Sylavin Duval : Merci pour cette info. Je ne connais que peu de noms dans cette liste, mais le panel de spécialités fait plaisir à voir. En tant que diabétique type 1, voir un endocrinologue qui s’implique fait plaisir à voir, et même … rassure. Je suis étonné par la petitesse de la liste. J’avais pu assister à une conférence présidée par le Dr de Lorgeril, la proportion de généralistes qui murmuraient leur approbation dans la salle était important, j’espère que plusieurs autres médecins sortiront d bois à cette occasion.
      Aparté au sujet des journaux et revues :
      Je découvre que le patron de la revue Books était auparavant celui de la Recherche. Je comprends mieux la teneur précise de certains articles de books. Il y a un an environ, il y avait eu un article sur le cholestérol. Scientifiquement peut être incomplet, mais journalistiquement, largement au dessus de ce qui était publié ailleurs.
      Au passage, parmi les autres qui publient des données intéressantes à ce sujet : régulièrement dans la revue “Sports et Vie”. Pourraient mieux faire (ils avaient par ex cité le Dr de lorgeril de façon incomplète sur les omégas 3 / omégas 6), mais au moins font l’effort de désacraliser plusieurs mythes scientifiques, dont celui du cholestérol. Et ils mettent en garde de façon très documentée contre les dangers du dopage dans le sport, citations d’articles scientifiques pour la gestion des blessures, sur les pathologies sportives difficiles à diagnostiquer, etc. Peut intéresser beaucoup de sportifs et aussi beaucoup de médecins.

    2. Ca fait plaisir de voir des gens courageux, qui sortent du “politiquement correct”! Merci

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