Statines et cancers. Qu'apportent les méta-analyses ?

Une polémique se développe à propos de l’effet cancérigène des statines. Les défenseurs des statines, confrontés à une évidente augmentation des cancers dans certains essais, argumentent en prétendant que, cette augmentation ne se retrouvant pas dans les méta-analyses, elle est probablement due à un effet du hasard. Que penser de cet argumentaire ?


La question de l’augmentation des cancers sous l’effet des traitements anti-cholestérol (régimes et médicaments) a été discuté dans un billet précédent.

Il faut une terrible mauvaise foi, ou une profonde inculture médicale et scientifique, pour défendre l’hypothèse que cet excès de cancers dans les groupes traités pourrait être dû au hasard.
Plusieurs méta-analyses ont été publiées récemment qui confirment cet effet cancérigène des statines en montrant notamment que cet effet est proportionnel à la diminution du cholestérol : plus le niveau de cholestérol atteint est bas et plus le risque de cancers augmente. Voir par exemple Journal of the American College of Cardiology 2007;5:409-18 ou Journal of the American College of Cardiology 2008;52:1141-7.
L’utilisation du taux de cholestérol atteint dans l’essai pour classer les essais dans ces méta-analyses est évidemment judicieux car aucun des essais n’ayant été conçus pour déceler un effet cancérigène possible, ils souffrent tous d’une faiblesse méthodologique primaire. En associant le niveau de risque (de cancer) à celui du cholestérol mesuré dans l’essai, on apporte une information majeure.
Nous n’aurons jamais d’essai clinique avec des résultats définitifs sur les cancers puisque la règle éthique primordiale de l’essai clinique (les patients se prêtant à une recherche clinique doivent y trouver un bénéfice direct) nous interdit de faire des essais pour vérifier de façon explicite la toxicité potentielle d’un médicament.

Pour autant, nous ne devons pas renoncer, Principe de Précaution oblige, à évaluer cet effet cancérigène au moins de façon indirecte. Et puisque la principale faiblesse de notre investigation est le manque de puissance pour mettre en évidence cet effet cancérigène (puisque les essais dont on extrait des données sur les cancers n’ont pas été dimensionnés en taille et en durée pour étudier les cancers), la mise en évidence d’un excès de cancers dans certains essais doit franchement nous alarmer tandis que l’absence d’excès de cancers dans d’autres essais doit d’abord nous pousser à rechercher si tout a été fait pour vérifier les diagnostics de cancers dans ces essais. Il est clair que l’omniprésence des sponsors dans la conduite des essais, et l’évident souhait de ce sponsor de ne pas tuer son médicament doit nous inciter à la plus grande prudence. De même, si un sponsor laisse paraître l’information qu’il y a eu plus de cancers chez les patients traités, c’est que vraiment il y en avait beaucoup !

Vivant dans une société amnésique où c’est toujours le dernier qui a parlé qui a raison, il est essentiel de réfuter systématiquement la validité de travaux qui, sous couvert de haute science, ont de façon plus ou moins explicite l’intention de mettre de la confusion chez le public et les médecins à propos de questions de santé importantes mais grevées de conflits d’intérêt non moins importants.
Dans ce contexte la récente méta-analyse de Mills (Journal of the American College of Cardiology 2008;52:1769-81), et présentée comme la plus sérieuse et la mieux conduite des méta-analyses des essais avec des statines en prévention primaire, doit attirer notre attention.
Les auteurs ont identifié 20 essais à inclure dans leur méta-analyse sur un total de 44 considérés comme relevant pour leur analyse. Un autre est exclu pour une raison inconnue mais une dizaine souffrant pourtant d’une faiblesse majeure (absence de description claire du tirage au sort allocation concealment ; on croît rêver, vraiment !) sont quand même inclus.

Les auteurs écrivent que les statines diminuent de façon significative (quoique de façon très faible statistiquement) la mortalité totale quand ils incluent 19 essais dans leur méta-analyse. Curieusement, quand ils incluent seulement les 9 essais sans aucun défaut technique, ils n’observent plus qu’un effet protecteur très mineur, à la limite de la signification statistique ! Autant dire pas grand chose.
Le même paradoxe apparaît avec la mortalité cardiovasculaire !

Quand à l’effet des statines sur les cancers, les auteurs retiennent 10 essais sur les 20 essais sélectionnés et concluent que les statines n’ont pas d’effet sur les risques de cancers. La question qui nous vient à l’esprit, c’est comment ces essais ont été sélectionnés.
Visiblement, ce n’est pas sur la base de la qualité technique comme pour l’analyse de la mortalité.
Se pourrait-il que seulement 10 essais donnent des renseignements sur les cancers ?
Pas de cancers dans les autres essais ?
Nous voici face à de terribles interrogations. Nous n’osons pas imaginer que ces analystes aient sélectionné les essais en fonction d’une hypothèse (l’innocence des statines) qu’ils voudraient absolument conforter.
Ceci étant dit, il faut rappeler que la première qualité d’une méta-analyse est d’être exhaustive. On peut même dire qu’en l’absence d’exhaustivité, une méta-analyse n’a pas plus de valeur qu’un essai clinique isolé. Alors pourquoi les faire ? Et dans ces cas, pourquoi les lire ?

CONCLUSION
Je suis à peu près certain que pour la majorité des lecteurs de ce billet, il est inutile d’aller plus loin.
La très haute science dont se prévalent ces statisticiens de grande valeur ne nous réconforte pas du tout. Les données scientifiques existantes tendant à disculper les statines d’un effet cancérigène potentiel sont de piètre qualité.
Il est donc préférable que nous nous contentions, pour essayer de résoudre cette terrible question des cancers sous l’effet des statines (voir mon billet précédent sur ce sujet), d’une approche plus conforme à l’analyse scientifique traditionnelle, la méthode dite du GBTDT [Groupe de Braves Types Discutant autour d’une Table].
Espérons que cette honnête proposition trouvera quelque écho !

78 réponses sur “Statines et cancers. Qu'apportent les méta-analyses ?”

  1. Bonjour.
    Vous écrivez "… L’utilisation du cholestérol pour classer les essais dans ces méta-analyses …. est évidemment judicieux car aucun des essais n’ayant été conçus pour déceler un effet cancérigène possible, ils souffrent tous d’une faiblesse méthodologique primaire. "
    je ne comprend pas le début de la phrase entre les … ; et donc pas la suite.
    Que voulez-vous / veut il dire ?
    Merci.

  2. J’ai fait une traduction très rapide et médiocre mais intelligible pour des amis anglophones et je me permets de la mettre ici pour que plus de monde en profite.
    Mais si ce n’est pas approprié retirez la donc !
    Bien amicalement.

    Statins and cancer. What do meta-analyses teach us ?

    By de Lorgeril, Michel, Friday December 12 2008 at 17:13:: Cholesterol:: # 21:: rss

    There is a growing controversy about statins carcinogenic effect. Defenders of statins, brought face to face with an obvious cancer increased incidence in some statin trials, allege that as this increased incidence is not evidenced in meta-analyses, it is a random effect. What about this argument?

    The issue of increased cancer incidence as a result of cholesterol lowering treatments (diets and drugs) was discussed in a previous note.

    A lot of bad faith (dishonesty a better word in English? ) or deep medical and scientific ignorance are needed to defend the hypothesis that this cancer incidence excess in statin treated groups could be due to chance.

    Several meta-analysis were recently published that confirm this carcinogenic effect of statins.

    Specifically, they show that this effect is proportional to cholesterol reduction: the lower the cholesterol, the greater the risk of cancer.
    See for instance Journal of the American College of Cardiology 2007; 5:409-18 or Statins, Low-Density Lipoprotein Cholesterol, and Risk of Cancer
    Journal of the American College of Cardiology, Volume 52, Issue 14, 30 September 2008, Pages 1141-1147.

    The use of the word "cholesterol" (instead of "statin" to classify these trials in those meta-analyses is obviously sensible because no trial was designed to detect a possible carcinogenic effect. Therefore, they all have a primary methodological weakness. And we will never see any clinical trial with definitive results on cancer since the primary ethical rules of clinical trials (patients suitable for clinical research must find a direct benefit) don’t allow us to explicitly test a drug’s potential toxicity .

    However, we must not give up, and the precautionary principle requires us to at least indirectly evaluate this carcinogenic effect.

    Our investigation’s main weakness is the lack of power to prove the carcinogenic effect (because the trials from which we extract data on cancers have not been dimensioned in size and duration so as to study cancer incidence).

    Therefore the fact that some trials show an excess of cancers is frankly alarming while the absence of excess cancers in other trials must put spurs on us to investigate whether everything has been done to check cancer diagnoses of in these trials.

    It is clear that the pervasiveness of sponsors in the conduct of trials and the obvious desire of the sponsor to not "kill his drug" should prompt us to be very cautious. But if a sponsor lets it be seen that there were more cancers in treated patients, this means that there really was a lot of them!

    As we live in an amnesic society were the last who spoke always is the one who is right, it is essential to systematically refute the validity of studies which, under the guise of high science, more or less have the explicit intention of confusing the public and physicians about important health issues but are fraught with no less important conflicts of interest.

    In this context the recent meta-analysis of Mills (Primary Prevention of Cardiovascular Mortality and Events With Statin Treatments: A Network Meta-Analysis Involving More Than 65,000 Patients Journal of the American College of Cardiology, Volume 52, Issue 22, 25 November 2008, Pages 1769-1781 Edward J. Mills, Beth Rachlis, Ping Wu, Philip J. Devereaux, Paul Arora, Dan Perri), and presented as the biggest and best conducted meta-analysis of trials of statins in primary prevention, must attract our attention.

    The authors identified 20 trials to include in their meta-analysis on a total of 44 considered "relevant" to their analysis. Another is excluded for unknown reasons, but a dozen are still included in spite of one major weakness : the lack of any clear description of draw process ("allocation concealment") – really mind boggling!

    The authors write that statins significantly reduce (albeit statistically very weakly) total mortality when they include 19 trials in their meta-analysis. Curiously, when they include only the 9 trials without any technical flaw, not only do they not find any protective effect but on the contrary there apparently is a (significant) 14% mortality increase. The same paradox appears with cardiovascular mortality but this time changing from an 11% decrease (with 19 trials included) to a 23% increase with only the 9 high quality trials!

    As concerns statins’ effects on cancer, the authors analyse 10 trials out of the 20 selected trials and conclude that statins have no effect on the risk of cancer. The question that comes to mind is how these trials were chosen.
    Obviously, this is not on the basis of technical quality (similarly to what they did for the mortality analysis).

    Could it be that only 10 trials give information about cancer?
    No cancer in the other trials, then?
    We are facing horrific questions. We dare not imagine these analysts selected the trials based on a hypothesis (statins’ innocence) they absolutely wanted to secure.

    That said, we must remember that the first quality featureof a meta-analysis is to be exhaustive. One can even say that for when lacking completeness (Sorry the appropriate word does not come to the translators’ mind), meta-analyses has no more value than a single clinical trial. So why perform them? And in that case, why read them?

    CONCLUSION
    I am almost certain that for most readers of this note, it is unnecessary to go further.
    The very high scientific expertise claimed by these top notch statisticians do not comfort us at all. Existing scientific data tending to exonerate statins from a potential carcinogenic effect hare of very low quality.
    It is preferable that we try and resolve this terrible issue of cancer as an effect of statins (see my previous note on this subject), through an approach more in keeping with traditional scientific analysis, the GGDT method [Good guys discussing around a table].
    Hopefully this is honest proposal will be echoed.

  3. Je réponds à groutchmeuh / son message du 12 décembre / question intelligente

    Il faut comprendre que dans ces méta-analyses, les auteurs analysent la relation entre le niveau sanguin de cholestérol mesuré dans chaque essai et le risque de cancers. C’est évidemment plus fin que de simplement comparer les sommes des cancers dans chaque groupe (placebo versus statine) de chaque essai puisque dans certains essais, la différence entre les groupes en termes de cholestérol est faible, 10 à 15% alors que dans d’autres essais elle atteint 50%. L’absence de différence a des explications variables, la principale étant à mon avis la contamination entre les groupes, c’est à dire que des patients du groupe placebo se voient prescrire une statine par leur médecin traitant tandis que des patients sous statine abandonnent leur traitement (essentiellement en raison d’effets secondaires débutants très probablement). Il faudrait aussi analyser les risque de cancers en fonction de l’âge, comme je l’explique dans mon livre “cholestérol, mensonges et propagande” car si avoir un cholestérol bas (que ce soit de façon naturelle ou par un médicament) augmente le risque de cancers, la durée d’exposition au risque (et donc l’âge) est un facteur critique évidemment. J’espère que groutchmeuh est satisfait !

  4. Grand merci à groutchmeuh de faire utile en enrichissant ce blog d’une version anglaise !

  5. vous êtes dangereux Lorgeril … gourou d’une secte ?
    le cholestérol ne bouche pas les artères ? pfffff
    il y en a qui sont vraiment prêt à écrire tout et n’importe quoi pour vendre du papier !
    cous n’avez pas encore été radié du conseil de l’ordre pour écrire de telles âneries ?
    Déjà vous avez pris un bon tacle bien mérité de la part de la SFC …

    Dire que des gens vont mourir à cause de vous, juste parceque il auront été crédules en pensant que manger du beurre c’est bon pour les artères !

    Vous êtes vous essayé également à traiter le diabète avec des épinards ? ou le cancer avec des feuilles de vigne ?

    Et les maladies mentales ? Visiblement vous n’avez pas trouvé le remède miracle ! wouaaarrrrrfffff !

  6. Je ne crois pas que les compagnies pharmaceutiques sont les seules à faire de la propagande. Ceux qui font de la publicité pour vendre leurs livres aussi M. Lorgeril.

  7. N’importe quel lecteur d’un de mes livres ou d’un de mes articles scientifiques appréciera à sa juste mesure les commentaires du dénommé spytex, courageux signataire de ses propos. Nul ne l’oblige à croire les écrits et travaux scientifiques de lorgeril. Spytex peut continuer, pour le grand bonheur des caisses de l’industrie pharmaceutique et les pourboires de ses obligés des universités et autres instituts en perdition, continuer à croquer sa statine, détruire ses muscles (pourtant si utiles pour la prévention de l’infarctus), empoisonner ses neurones et finalement se faire emporter par un cancer qu’il aura construit avec sa statine, son fibrate ou son phytostérol margariné. Spytex préfère les boniments des Bernard Madoff de l’industrie plutôt que l’examen minutieux des données scientifiques. C’est son droit, mais aujourd’hui il ne peut plus dire qu’il n’aura pas été prévenu !

  8. Si monsieur ou madame nicmo, qui s’inquiète de la publicité faite autour de mes livres, voulait bien me faire part des encarts publicitaires dont a bénéficié la publication de mon dernier livre “Cholestérol, mensonges et propagande”, ou à la rigueur, l’extraordinaire couverture médiatique dont il a bénéficié, je le remercierais. Mais il ne fera pas car il n’y a pas eu ! Sauf rares exceptions telle l’émission de D. Pinard sur radio Canada. Dans la société spectaculaire et marchande (je renvoie nicmo à Guy Debord) post-moderne dans laquelle nous vivons, l’absence de publicité est un très bon signe que justement ce livre-là est tout à fait indigeste à cette société-là !

  9. M. Lorgeril, ma compagne et moi avons suivi vos propos avec intérêt lors de votre présentation sur l’émission de Daniel Pinard. Je suis personnellement sous une prescription de statines depuis un an et je dois avouer que vos propos soulèvent l’inquiétude.

    Je serais curieux de connaitre le programme et l’ampleur de l’effort que vous mettez d’avant afin de sensibiliser et convaincre nos médecins Canadiens, eux qui sont les mieux qualifiés pour évaluer la valeur de vos propos car, en définitive, nous dépendons tous de notre médecin de famille.

    J’écouterai sûrement la phase 2 de l’émission de D. Pinard vendredi ou dimanche prochain.

    Votre sujet est à coup sûr audacieux.

  10. Suite à l’écoute de votre émission, je suis un peu perplexe. J’ai bien compris toutes vos explications concernant les maladies cardiovasculaires et l’abscence de lien avec le cholestérol mais j’aurais aimé comprendre ce qu’un taux de cholestérol élevé peut causer comme dommage. Est-ce que cela provoque des maladies et si oui, lesquelles?

  11. Bonjour,j’ai écouté la première parti de votre entrevue à Radio Canada et j’ai grandement apprécié ces nouvelles données sur le Cholestérol. Parcontre je ne suis pas sûre de très bien comprendre les bienfaits ou maifaits du Cholestérol. À quoi sert-il dans notre système et pourquoi les laboratoires nous fournissent des résultats sur le bon et mauvais cholestérol, comment font-ils pour déterminer qu’est-ce que un bon ou mauvais cholestérol?

  12. Vous dites que l’athérome n’est pas dangereux et qu’une crise d’angine non plus
    Comment se fait-il que partout où on lit qu’un athérome est un dépot de gras dans les artères , D’où vient ce gras , est-ce un effet du hasard ????

  13. Bonjour doc.

    Il y a à peu près 5 ans, je me suis fait installé un stent au niveau du cou dans la carotide droite qui était bouchée au 3/4 par une accumulation de cholestérole. Toute ma famille est sujette à faire du mauvais cholestérole. Je prends du Lipitor 10 mg à tous les jours depuis ce temps. Suis-je en train de me fabriquer un beau cancer ? Devrais-je risquer de boucher la carotide gauche ou autres artères importantes ?
    J’ai développé un vilain cancer de la gorge bien avant de commencer à prendre des statines. J’ai aussi développé un excellent cancer du poumon quelques années après le début de mon traitement au Lipitor… Suis-je en danger ?

  14. Cher Gaston, Les médecins canadiens, comme les autres ailleurs, sont pris par le temps et essaient d’aller au plus vite pour se tenir informés. Hélas, la source d’information la mieux calibrée pour eux est celle organisée par l’industrie pharmaceutique avec l’aide d’experts rémunérés. Souvent c’est bien : le dernier antibiotique, le dernier anti-allergique, etc … Mais très souvent, c’est pur marketing ! La solution ? C’est une histoire vieille comme le monde, vous le savez bien. Déjà Aristophane, mais aussi Molière et Goldoni, (et le Dr Knock !) se moquaient des docteurs, et de leur suffisance … Moi, j’essaie d’écrire des livres er d’écrire des articles scientifiques … sans arrogance ni mépris … mais parfois j’enrage !

  15. Cher Monsieur Le Crabe, Outre votre sens de l’humour qui sans doute cache un courage exceptionnel face à l’adversité, je ne saurais me permettre de faire un quelconque pronostic ou prédiction vis à vis d’un cas particulier. Les scientifiques, en principe, raisonnent en termes de probabilité, donc sur des cas généraux ! Mais les médecins s’occupent de cas individuels. Telle est la difficle question qu’ils ont à afronter: utiliser des connaissances générales pour le bien de particuliers ! C’est difficile et c’est pourquoi ils ont droit à l’erreur ! Ce que je peux dire toutefois, et avec l’autorité de la chose constatée, c’est qu’il n’y a aucune donnée scientifique sérieuse justifiant de prescrire une statine pour protéger les artères du cou. Toutes les études plaident au contraire pour dire que ça ne sert à rien, à l’exception de quelques rapports biaisés (des analyses de sous-groupes sans tirage au sort) et surtout d’un grand essai (appelé SPARCL pour les spécialistes) qui est un simulacre de science à faire rougir des tomates en pein hiver québéquois ! SPARCL est une des plus belles illustrations du délire actuel des spécialistes du cholestérol !

  16. Cher floukanou, Je comprends votre désarroi. “On lit partout que …” dites vous. Mais qui le dit ? Peut-être, sans vous offenser et si vous aimez lire les bons livres, pourriez-vous autre chose que les idioties faites pour vendre du papier ?

  17. Cher Phil, Vous demandez : est-ce qu’un taux de cholestérol élevé peut être dommageable d’une façon ou l’autre ? Il y a deux réponses : 1) certains (très rares) patients pourraient peut-être souffrir d’avoir un taux de cholestérol très élevé. Ce sont les patients avec une hypercholestérolémie familiale maligne (j’en fais un chapitre dans mon livre). C’est très rare (moins de une naissance pour 1 million en France et aux USA) et c’est pas sûr que les statines servent à quelque chose dans ces cas là ; car ce sont des maladies d’accumulation tout à fait exeptionnelles (lésions particulières, syndromes particuliers). Cela n’a rien à voir avec 99,9% des infarctus que traitent les cardiologues. 2) plus dangereux que le cholestérol, c’est la raison (le mécanisme biologique) qui entraîne une augmentation du cholestérol. Et c’est cette cause là qu’il fait traiter. Si on prend un médicament qui baisse le cholestérol sans traiter la cause de l’augmentation du cholestérol, on a rien gagné et on récolte tous les effets toxiques des médicaments anti-cholestérol. On peut très bien aussi avoir un mode de vie toxique pour le coeur et ses artères sans avoir un cholestérol élevé. La majorité des patients qui font un infarctus ont un cholestérol bas ou moyennement élevé, les cardiologues le voient tous les jours ! C’est pourquoi, certains industriels disent maintenant que ce qui importe ce n’est pas le cholestérol, c’est de prendre une statine quelque soit son taux de cholestérol ! Balivernes évidemment !

  18. Cher Pierre, Je pense que la deuxième émission de Daniel Pinard répondra à vos questions très pertinentes. Sinon, désolé, il vous faudra acheter (ou voler) mes livres et les lire. Les réponse à vos questions s’y trouvent et bien d’autres choses encore. Bon courage.

  19. Dr de Lorgeril,

    mon épouse et moi prenons des statines depuis quelques années (dans mon cas, depuis une dizaine d’années), vous comprendrez que nous sommes interpelés par vos propos qui nous apparaissent des plus sensés. Votre position consiste à dire : loin de rejeter les données scientifiques, c’est moi qui les observe avec le plus d’objectivité et de rigueur. C’est assurément une position juste et courageuse. Si tel est le cas, où est l’appui que vous recevez de vos collègues cardiologues : hésiteraient-ils de crainte de sortir de leur confort (auraient-ils honte de ne pas avoir eu la rigueur dont vous avez fait preuve en faisant ressortir les faiblesses méthodologiques et les contradictions d’études célèbres) ou de perdre des subventions des grandes pharmaceutiques (dans le cas des chercheurs). Comment se fait-il que vos livres (que je m’apprête à lire, merci à M. Pinard qui est un artiste de la parole autant que de la cuisine de vous avoir invité) n’ont pas encore déclenché une immense controverse dans le monde médical ?

    Pour un profane comme moi, ce n’est pas facile de décider de cesser du jour au lendemain de prendre mes statines. Devrais-je consulter un cardiologue avant de prendre ma décision (l’idée que je suis en train de m’intoxiquer et de créer un terrain favorable au cancer ne me plait pas du tout) ? En autant que je sache c’est mon seul facteur de risque de problème cardiaque (mon grand-père maternel est mort d’un infarctus à 76 ans et ma mère en a fait un également à l’âge de 89 ans) ?

    Dernière qestion, si vous permettez. Avant de commencer à prendre des statines j’ai suivi quelques diètes qui m’ont fait perdre du poids sans diminuer mon cholestérol. C’est alors que mon médecin a employé l’argument massu suivant : le problème est dans mon foie qui ne produirait pas les enzymes nécessaires pour neutraliser mon cholestérol. Que pensez-vous de cet argument et, s’il tient la route, que puis-je faire pour m’attaquer à ce qui cause mon trop haut niveau de cholestérol?

    Continuez votre combat contre l’obscurantisme et les collusions de tout genre,

    Robert Bissonnette

  20. Enfin, bravo au dr Lorgeril, vous m’enlevez un gros poids sur les épaules. Mon cholestérol est très élevé, j’ai déjà pris des médicaments pour le cholestérol et j’étais en train d’arrêter de marcher, le cholestérol ne baissait pas comme le médecin le voulait et il me dit de doubler la mise mais je ne l’ai pas fait. J’avais des coups de couteau dans les cuisses et quand je venais pour marcher, j’avais de la misère à partir. Je suis aller vois le pharmacien et il m’a dit d’arrêter immédiatement que ça pressait. Par la suite mon médecin actuelle à essayer de m’en donner mais quand je demandais les effets secondaires et qu’il me disait musculaire, je lui disais non. Je ne veux pas essayer de régler soit disant "un problème" pour m’en créer un autre. Je suis consciente que l’exercice physique est très important, la nourriture et il ne faut pas oublier la pensée. En plus, j’ai connu une dame qui avait pris du "lipitor" et que ce produit a détruit des cellules à son cerveau, diagnostic fait par un hôpital à Boston.

  21. Bonjour,

    N’étant plus en activite , je ne suis plus abonné à la revue" prescrire " . A t-elle fait un commentaire sur
    vos livres abordant l’ hypercholesterolémie ? Si oui pourriez vous me fournir les références de l’article.
    Merci par avance.

  22. Bonsoir docteur,

    Je viens de terminer votre livre ”Le cholestérol est innocent” et vous remercie, si vous le pouvez, de me donner les coordonnées d’un cardiologue qui adhère à votre théorie sur le cholestérol.
    Depuis la pose d’un stent en 2003 (à 56 ans), mon cardiologue m’a prescrit une statine (Tahor). Lors d’une dernière consultation, alors que les résultats d’analyse étaient selon moi satisfaisants; (si l’on se réfère à l’obsession du cholestérole bas). L.D.L:1,21g/l – H.D.L:0,57g/l – Total:2,04 g/l. Selon mon cardio, après la pose d’un stent, le L.D.L ne doit pas dépasser 1,00g/l. Dans cet objectif, il m’a prescrit en remplacement du tahor, une autre statine associée à une molécule agissant sur le foie (Inegy 10/20).
    Je souhaite maintenant interrompre cette escalade. Pour cette raison, j’ai consulté ma généraliste afin qu’elle veuille bien me diriger vers un cardiologue qui pourrait me suivre dans cette démarche.
    Elle m’a répondu qu’il en existait peut être, mais que pour sa part, elle n’en connaissait pas sur Rennes.(J’habite à 25 km de Rennes et à 75 km de Nantes).
    Je suis depuis le début de l’année à la retraite. J’ai donc maintenant toute latitude pour me déplacer au-delà de la région Rennes-Nantes si nécessaire.
    Merci

  23. Bonjour doc,
    En 2008, lors d’un bilan de santé général (j’ai 56 ans), mon docteur a constaté un taux de cholestérole trop élevé ( 3,3 produit par le foie et 2,5 autre). Il m’a donc prescrit du Rima Rivastatine 40 mg par jour. Au niveau cardiaque, j’ai mon père décédé à 58 ans, donc un antécédent familial.
    Suite à votre émission, je me questionne énormément sur la pertinence de prendre de la statine. Je vais probablement demander à rencontrer mon médecin afin d’en discuter avec lui. Qu’elle serait les questions pertinentes à lui poser afin de me faire une idée. Pas facile pour monsieur tout le monde de se faire une idée juste à ce sujet. On n’est pas des scientifiques.

  24. Cher Jacques, Je comprends votre souci. Je me garderais bien, toutefois, de faire une consultation de cardiologie ou de médecine préventive via un blog, pas même une consultation téléphonique tant chaque patient ou chaque sujet est un cas particulier. Si vous êtes un peu “empêtré” dans ce problème de cholestérol, sachez que vous n’êtes pas le seul. Votre médecin l’est aussi ; et il subit encore plus que vous le “bourrage de crâne” de l’industrie (pas seulement pharmaceutique) et de ses affidés pseudo-experts et universitaires bien pensants qui souvent sont tout à fait sincères mais naïfs ! CEci dit, il y a une grande différence entre vous et votre médecin traitant, c’est que vous, vous n’avez aucune illusion sur votre niveau d’information ou de desinformation ! C’est pour cela que j’écris des livres (pour le public) et que je rapporte les résultats de mes recherches à mes collègues médecins et chercheurs ! A votre médecin, il faut donc lui apporter de la lecture !

  25. Cher Francis, Effectivement vous subissez une véritable escalade, et la dernière prescription (Inegy) n’est certainement pas justifiée ! Mais comment pourrais-je vous donner un conseil si votre généraliste ne le peut ? Et pourquoi ce généraliste n’est pas assez courageux pour prendre votre traitement en main ? Et pourquoi ne comprenez-vous pas que ce qui importe ce n’est pas votre cholestérol c’est votre style de vie ? Je connais certes des cardiologues qui partagent mes opinions, mais je ne suis pas certain qu’ils iraient à l’encontre du dogmatisme actuel. Contactez-moi via mon adresse e-mail et j’essaierai de vous aider ! Bon courage !

  26. Cher MG à la retraite, Nos amis de “Prescrire” sont sympas, mais très conventionnels. Ils n’ont fait, à ma connaissance, aucun rapport sur mes livres parce qu’ils sont pris à contre-pied. Ce que je décris (et dénonce) à propos de la mascarade scientifique des statines, ils auraient dû le faire avant moi puisque c’était théoriquement leur travail ! Ne l’ayant pas fait pour les statines (et probablement pour bien d’autres médicaments ou traitements), ils sont aujourd’hui pris en flagrant délit d’incompétence ! Je ne me préoccupe donc pas de ce qu’ils disent et pensent ! Ont-ils condamné Accomplia avant qu’il soit retiré du marché sous la pression des internautes ? Que disent-ils sur les vaccins anti-papilloma ? Posez leur donc la question et dites moi ! Amicalement

  27. Effectivement, nous avons de plus en plus de soupçons concernant la toxicité neurologique des traitements anti-cholestérol ! Le cholestérol est très important pour les neurones (notamment du cerveau) et le cerveau doit se fabriquer son cholestérol lui-même du fait de la barrière hémato-méningée qui empêche les liporptéines d’apporter le cholestérol produit par le foie. Bon courage !

  28. Cher Robert, L’Histoire dira pourquoi les cardiologues (et les médecins et experts dans leur grande généralité) n’ont pas bougé une oreille au cours de ces dernières années alors que le simulacre de science (qui soutient la théorie du cholestérol) est devenu évident ! Il n’y a pas que là, en médecine, que les experts sont “minables” : regardez les économistes qui gèrent la planète ! Et les financiers ? Ceux sont ceux qui “contrôlent” qui volent le plus tels Madoff et ses alliés ! Pour dire vrai, je connais de nombreux scientifiques qui contestent cette théorie (et qui l’ont contestée) mais ils sont inaudibles du fait du vacarme du marketting des industriels et de leurs alliés ! J’explique d’ailleurs ça dans lmes livres ! Avec mes salutations amicales

  29. Je voudrais répondre à ceux qui attaquent le Dr De Lorgeril.
    En Avril 2008, J’ai été victime d’un syndrome coronarien aigu sans infarctus (pose de 2 stents). Bien sûr on m’a mis sous statines (que j’ai mal supportées) en m’expliquant qu’avec ça "fini les problèmes causés par le cholestérol". Heureusement j’ai eu la curiosité de regarder sur les forums si les personnes dans mon cas supportaient aussi mal que moi le traitement (vertiges nausées fatigue etc.). C’est ainsi que je me suis procuré le livre de M d L. J’ai mis en pratique ses conseils. Changement radical de mode de vie et arrêt des statines. Sport quotidien, légumes fruit oméga3 etc.
    Résultat seulement 2 mois après:
    V standard
    g/l HDL 0,44 > 0,35
    g/l LDL 1,37 <1,6
    mmol/l Constant/HDL 4,5 <5,1 mmol/l
    g/l Triglycerides 0,8 < 0,45 / 1,75 >

    Mon cardiologue a admis que je pouvais me passer de statines (si je maintien mon nouveau mode de vie) mon généraliste (se fiche de mon mode de vie) n’est pas content il veut un LDL < à 1 g/l !!!!

    Avec des résultats comme ça si je dois être sous statines autant mettre tous les hommes de + de 30ans sous statines.
    Ce qui est important c’est que maintenant je me sens bien. Je suis convaincu que c’est notre mode de vie qui fait la différence et qu’il est plus facile d’avaler une pilule tout les matins plutôt que de se bouger et changer ses habitudes alimentaires.
    Une chose est certaine c’est que si j’avais fais ça avant je n’aurais pas deux stents dans les artères.

  30. Bonjour
    Depuis un infarctus en nov-98, sans opération ultérieure, je suis traité entre autre pour le cholestérol par Elisor 40 de 98 à 2005 puis par Inegy 10/20.Depuis 2005 je suis aussi traité pour le diabète par Diamicron 30 ( 2 cachets par jour ).
    Je n’ai pas spécialement souffert de pancréatite mais le diabète est le résultat d’un pancréas devenu paresseux. Peux-t-on lier ce fait à la prise de statines ?
    Durant les 3 derniers mois, j’ai constaté à 2 reprises des éruptions sous-cutanées (petits points et plaques rouges), en particulier sur le pied et le bas de la jambe droite, qui s’estompaient aussi vite qu’elles étaient apparues : 3 jours après il n’y paraissait plus rien, sans douleur ni démangeaison. Ces manisfestations sont nouvelles pour moi, l’Inegy peut-il être mis en cause ?

  31. Cher Jean-Pierre, Etant moi-même très pointilleux sur le respect des patients et sur une pratique médicale sans reproche (si c’est possible), vous comprendrez que je ne me permette en aucune circonstance de pratiquer la médecine via le e-mail ou encore par téléphone. Je suis désolé de ne pouvoir vous aider dans ces circonstances, mais tout ce que vous décrivez pourrait très bien être causé par ces médicaments, ou par d’autres que vous prenez sans doute aussi. Avec mes amitiés et encouragements

  32. Après votre émission chez Daniel Pinard et Radio -Canada ,mes Crestor on fait un aller simple a la poubelle !!
    cela fait environ 2 semaine, et déja les effets secondaires , sont quasiment disparus , fatigue ,douleur musculaire , et comme Mr Jean-Pierre une plaque rouge sur la jambe droite …
    qui tranquillement s’estompent ..
    Par contre , souci , je cours les librairies et vous êtes en rupture de stock !! Aie aie ..
    Vas t-on pouvoir vous lire bientôt au Quebec…. ?
    Donc en attendant régime Crétois .. et on verras biens lors des prochains test …..
    et tout cas Merci d’oser Doc !!!

  33. Cher Serge, Merci de votre commentaire. Si vous avez décidé d’arrêter le crestor (après en avoir discuté avec votre médecin traitant) et si vous avez bien compris la totalité du message, alors ça ne sert à rien de mesurer à nouveau votre cholestérol ! Mais attention, le fait d’arrêter un médicament inutile et toxique ne diminue pas pour autant votre risque. Tout est dans le mode de vie ! Bon courage !

  34. À la lumière de votre analyse très éclairante sur la petite histoire des statines, créées avant tout pour combattre un ennemi innocent qu’est le cholestérol, ne pourriez-vous pas, afin de prolonger votre grand courage pour avoir dénoncé cette arnaque scandaleuse, entamer un recours-collectif, ne serait-ce que pour la France et inciter les autres nations à vous imiter afin que Pfizer soit pénalisée pour ses études biaisées, tordues et malhonnêtes ?

  35. Cher MSTP, Votre suggestion est excellente, mais sort de mon activité scientifique d’expertise. J’ai autre chose à faire qu’aller devant les tribunaux pour affronter les dizaines de pseudo experts que citeront les industriels pour clamer leur innocence. Au cas où cela vous aurait échappé, notre justice est faire pour défendre les intérêts des puissants, et je n’en fais pas partie. Et après tout que m’ont-ils fait à moi ? A part me tromper ? Les choses vont changer le jour (probablement très proche) où des patients victimes de ces produits (et d’autres) entameront des actions collectives. Je pourrais alors servir de témoins à charge. Plus du temps passera entre la publication de mes livres et la prise de conscience collective et plus les peines seront lourdes. Bon vent, MSTP

  36. Je suis Médecin généraliste et vient de terminer votre livre que je trouve admirable pour sa rigueur et ses démonstrations .
    Il m’a vraiment ouvert les yeux sur ces soi-disant études qui ont fondé le dogme du cholesterol tout puissant.
    Je peux témoigner de la violence marketing subie lors des assauts des visiteurs médicaux vantant leurs pilule miracles force d’études randomisées en double aveugle .Il devient alors difficile pour les médecins subissant un véritable "bourrage de crâne" de résister à la pression et je reconnais que nous finissons par perdre tout sens critique.
    Je ne reçois plus les visiteurs médicaux depuis 2 mois et je n’ai jamais autant respiré.
    J’espère pouvoir modestement contribué (déjà fait au niveau de ma clientèle) à relayer les informations apportées par votre livre auprès de mes confrères .Mais les dogmes ne seront pas faciles à ébranler . Encore bravo et surtout merci Mr De Lorgeril .Bien confraternellement.

  37. Cher confère misouris, Merci de votre commentaire. Aujourd’hui, la question la plus fréquente qui me soit posée via ce blog ou via les e-mails et les courriers postaux, c’est quel médecin je puis recommander à tel ou tel patient pour essayer d’échapper à la main-mise du “mensonge et de la propagande” sur la pratiquer médicale quotidienne. Les patients veulent des médecins “libérés” qui les écoutent et n’écoutent pas la propagande ! Il faut donc que les médecins libres se fassent connaître afin que les patients puissent les trouver. Dites moi (dites leur), cher confrère, comment faire ! Amicalement

  38. Cher Dr Lorgeril

    Voilà je souhaiterais vous faire part d’un problème et ainsi peut-être pourriez m’aider.

    Ma mère 61 ans a eu un infarctus au Mois de Novembre 2008 avec pose d’un stent.
    Depuis elle a un traitement à bas de statine qu’elle ne supporte pas. Elle prends du tahor, du coversyl, du nebilox et du kardegic chaque jours plus un antidepresseur.
    Depuis qu’elle prend ce traitement, elle a de nombreux effets secondaires dont des vertiges, nausées, angoisses, céphalées, douleurs musculaires et même des pics de hausse de tension .
    Elle ne cesse d’en parler à son cardiologue mais ce dernier lui dit de continuer de prendre ses médicaments et qu’avoir des
    des effets secondaires étaient normal. Son taux de cholestérol a baissé.
    Je commence à m’inquiéter car elle déprime de plus en plus et n’a plus le goût à rien. En plus elle est allée aux urgences cette semaine car elle a eu de violent vertiges et une hausse de tension.

    Doit-elle peut-être consulter un autre cardiologue ? Existe t-il des médicaments équivalents à ceux qu’elle prend qui lui permettraient de mieux supporter le traitement ?
    Elle habite Lyon, peut-être pourriez-vous me dirigez vers un Confrère Cardiologue ???

    J’espère de tout cœur que vous me lirez.

    Je vous remercie de votre aide.

    Tara

  39. Chère tara, J’ai bien lu votre message et la description tragique que vous faites de la situation de votre maman. A l’évidence, le traitement n’est pas adéquat. Ceci dit, n’ayant pas le dossier en main, je me garderais bien de dire quoique ce soit de plus (la médecine par blog interposé ne me paraît pas une bonne idée du tout); sinon que le traitement anticholestérol est certainement inutile, voire nocif. Que faire ? Vu l’importance des effets secondaires, il est serait utile de simplifier le traitement au maximum sous contrôle d’un médecin expérimenté ayant une vision générale, très générale. Vous comprendrez que je ne puisse en dire plus sur un blog, site public ! Une fois la situation équilibrée, je vous recommande de suivre attentivement les conseils que nous donnons dans nos différents livres, ça aidera votre maman à se passer de médicaments … Bon courage

  40. cher confrère,
    le lièvre que vous levez est de la taille d’un éléphant. Je pense sincèrement que cela va très loin et donne à réfléchir. peut on se procurer les bases de données que vous signaler?
    il faut absolument que je me procure votre livre. et que je l’étudie car les problèmes de cholestérol et de traitement sont plus que fréquent
    j’espère qu’un labo en colère de ne vous "fera pas la peau"
    confraternelle pensée

  41. Cher Dr Lemire, Ce n’est ni un lièvre ni un éléphant, c’est bien pire que l’affaire du sang contaminé ou l’amiante ! Urgent de lire mes livres effectivement ! Amicalement

  42. dr de Lorgeril
    c’est affolant tout le bien qui se dit sur les statines, – prolonger la vie, soigner différents cancers, peu d’effets secondaires etc.. et j’en passe.
    Sortant d’un cancer, ayant des problèmes hépatiques et des allergies multiples, je refuse les statines.
    Mon nouveau médecin, homéopathe spécialisé en micronutrition me fait essayer la levure de riz rouge, bon, douleurs musculaires , maux de tête, fatigue, il va falloir en discuter,un mois de traitement c’est peu. Levure ou autre chose …..?
    Un médecin spécialisé en chrononutrition .. dit dans son livre cholestérol et chrononutrition qu’il faut manger gras le matin ( au moins 100g de fromage entier ..)
    Donc, est-ce que à force de se priver de mauvais gras et de sucre rapide depuis des années, le foie se mettrait à fabriquer trop de cholestérol et pas du meilleur.
    J’aimerais avoir votre avis.
    Un grand merci .

  43. Chère Grisette, Je suis désolée de vos ennuis de santé ; et je m’inquiète de la suite car entre la levure de riz rouge (qui est une “mauvaise” statine) et la chrononutrition, je vous vois mal “embarquée” ! Mais je ne suis pas votre médecin traitant et je ne connais pas les raisons de tout cela. Après tout, c’est peut-être justifié ! Je ne puis que vous recommander de manger dans la joie et la bonne humeur en revenant aux fondamentaux d’une nutrition humaine simple et bon marché ; et qui sont ceux de la diète méditerranéenne. Pour comprendre ce que je veux dire, vous pouvez parcourir ce blog et éventuellement lire mes livres ! Bonne route

  44. Bonjour Dr de Lorgeril,
    Le 21 avril dernier, à presque 60 ans, j’ai fait un infarctus qui a nécessité la pose d’un stent sur une coronaire. S’il m’arrivait d’anticiper la survenue de maladie me concernant, l’infarctus ne me semblait pas être en tête de liste. Alimentation équilibrée (me semble t-il) et sport participaient de mon hygiène de vie. En revanche, je subissais depuis de nombreuses années un énorme stress au travail (je suis aujourd’hui à la retraite). Si j’ai bien compris les mécanismes en cause sur la survenue de mon infarctus, quid des causes de ma fragilité coronarienne aboutissant à la fabrication des plaques d’athérome? Aujourd’hui, avec 3 segments nécrosés en base ventriculaire gauche, je dois apprendre à m’accepter avec ce handicap. Mais, à la lecture de vos articles, je me pose la question de la pertinence du protocole médicamenteux mis en place, notamment pour le tahor 80? Après 2 mois de traitement et une alimentation plus ciblée (fruits, légumes, bonnes huiles etc…) mon cholestérol a sérieusement baissé (il était avant l’infarctus limite supérieure mais pas hors fourchette): T=1.22; LDL=0.79; HDL=0.31 . Je suis de plus en plus perplexe et remet en cause le protocole établi. En plus des statines, je dois prendre un bétabloquant qui me baisse ma tension et mon rythme cardiaque (je n’étais pas hyper-tendu et avait un coeur lent donc c’est pire) Mon problème maintenant est de trouver Le Généraliste ou Le Cardiologue qui s’appuieraient sur une démarche de restauration des tissus plutôt que d’accompagnement d’un protocole qui vise surtout à "empêcher" l’emballement de la machine… Comme bien d’autres, je me sens démuni. J’habite à Nantes; si vous pouviez m’aider par le biais de mon email. Merci à vous docteur pour votre combat

  45. Cher Macadam, Votre problème est classique. Vous subissez un protocole ! Je ne prendrais évidemment pas la responsabilité d’engager une consultation par blog interposé, ce serait la négation de la médecine personnalisée que je prétends défendre. Il est urgent de vous prendre en mains. Consulter un médecin ouvert à des idées moins protocolaire est une bonne idée, mais ce sera insuffisant car les médecins se doivent de suivre des protocoles, qu’ils y croient ou non ! La principale démarche doit partir de vous car, ainsi, vous pourrez “libérer” ce médecin de ces obligations protocolaires ! Je suis sûr que vous me comprenez. Donc, il faut vous instruire, et pas de façon superficielle ! J’ai écrit des livres, et j’entretiens ce blog, pour vous y aider ! Bonne lecture ! Amicalement

  46. Bonjour Docteur ,
    Tout d’abord , je dois vous remercier pour toutes ces explications d’une richesse
    inouie . Bien que je n’ai pas eu la chance de lire un de vos livres jusqu’à présent ,
    car je n’avais pas l’honneur de vous connaitre, je me permets de vous poser une
    question : tout d’abord , je dois vous dire que j’ai fais un infarctus il y a cinq ans ,
    on m’a posé deux stens ( suite à une vie professionnelle trop stressante ,une
    nourriture mal équilibrée et sans activité sportive ), et comme les cardiologues me
    disaient que je m’étais "accrassé les artères", j’ai pris l’espace de six mois un
    complément alimentaire (ensemble de vitamines) que l’on trouve en pharmacie, et
    qui se nomme" VASCUNET" ma question : ai-je bien fais? es-ce que cela m’a été
    bénéfique ? ou bien dangereux ? car après vous avoir lu, on se rend compte dans
    quelle société on vit à ce jour, et l’on ne sait plus en qui avoir confiance !
    Merci pour votre réponse, et merci également pour votre honneté et ce dur combat !!!!

  47. Cher Guy, Je suis désolé de vos ennuis médicaux. Il est urgent de prendre des mesures de protection car il n’y là aucune fatalité. Effectivement, les maladies cardiovasculaires, et notamment cardiaques, sont des maladies du mode de vie. Pour s’en protéger, la SEULE solution est d’adopter un mode de vie protecteur, que je décris dans mes livres et publications. Il faut vous y mettre en urgence, courage ! Et surtout ne pas se bercer d’illusions quand à la protection apportée par les médicaments ! Concernant la prise de compléments nutritionnels (poly vitamines ou autres), ça peut être utile si vous êtes carencé. En général, notre époque de suralimentation donne rarement lieu à des carences multiples nécessitant des compléments nutritionnelles généraux. Il y a par contre des carences (plus ou moins profondes) fréquentes pour des nutriments particuliers : vitamine D, iode, sélénium, acides gras oméga-3 (et bien d’autres) que l’on peut identifier avec des dosages biologiques complexes dans le sang ou les urines. Je ne recommande pas de se lancer dans ce genre d’entreprises (dosages et diagnostics) car une fois qu’une carence a été identifiée, et que l’on a cherché à la corriger, on veut savoir si on a réussit, donc nouveaux dosages, et puis on veut savoir 3 ou 6 mois plus tard si on n’a pas rechuté (et re-dosage) ! Vous m’avez compris, ça devient vite infernal, un peu comme avec le cholestérol, que l’on mesure tous les mois ou tous les deux mois, alors que ça n’a aucune importance, sauf pour le chiffre d’affaire du Laboratoire et les comptes de l’Assurance Maladie. La solution intelligente (et économique) c’est d’adopter d’emblée un régime alimentaire protecteur ! A titre d’exemple, si vous adoptez une diète méditerranéenne traditionnelle, donc relativement riche en poissons gras (anchois, sardines, maquereaux, dorades, thons rouges, etc), vous corrigerez vos éventuelles carences (celles que j’ai énumérées ci-dessus) sans même y penser et en prenant du plaisir ! Bonne lecture ! Bon courage !

  48. Bonjour Mr.
    je viens de lire un de vos livres..Edifiant je ne vous connaissais pas…Puis-je me permettre de vous demander comment «trouver»un cardio
    de votre «trempe» Excusez mon expressions mais je n’en trouve pas d’autre…Nous sommes dans le Loiret(Montargis)et mon mari a été opéré il y a 6 ans d,un pontage coronarien de la pose d’une valve mécanique (de Jude) et après maints problèmes est sortis au bout d’1 mois (il lui avait été mis une valve trop petite ! donc ils ont recommencé au bout de 4 jours)…Depuis il prend de la simvastatine …tous les jours ;alors qu’avant et même après il n’a et n’a jamais eu de cholestérol !!!!!!Il y a longtemps qu’il prend triatec pour de l’hypertension donc il y bien 20 ans que nous faisons très attention à ce que nous mangeons .Ils nous ont dit que c’était en prévention et ce qui nous a mis la puce à l’oreille c’est de me souvemir qu’à chaque visite à la pharmacie ,ils sont toujours très étonnés et nous demande son taux de cholesterol.
    Mon Mari me dit toujours qu,il en a assez de prendre tout cela et voudrait en réduire au maximun
    Si vous pouviez me répondre nous en serions extrèmement heureux….

  49. Chère Chantal et Patrick, Vous n’avez rien à reprocher à votre médecin à propos de la simvastatine. Il a appliqué les recommandations des Sociétés dites savantes. Autrement dit, il prescrit un médicament anticholestérol même aux patients qui ont un cholestérol bas ! En lisant mes livres et en parcourant ce blog, vous savez pourquoi les choses sont devenues ainsi ! Au mépris des règles les plus élémentaires de la médecine scientifique … Au début, avant que des “traders” prennent le pouvoir partout dans nos sociétés, on prescrivait les médicaments de façon rationnelle, ce n’est plus le cas, il faut s’y habituer. Vu où vous habitez, je ne peux pas vous indiquer un cardiologue “compétent” c’est à dire capable de (assez courageux et instruit pour) transgresser des règles et recommandations de Sociétés savantes “aux ordres” de l’industrie et du business. mais rien n’est perdu. Voilà la méthode à suivre : vous avez certainement besoin d’un cardiologue pour surveiller cette prothèse aortique et votre pontage. mais vous êtes libres de lui dire que vous ne voulez pas prendre des médicaments inutiles, voire toxiques. Autrement dit, vous lui dites de s’occuper de la prothèse et pour la prévention à long terme, vous en faites votre affaire. Vous êtes mieux placé que lui pour le faire dans votre cas particulier à la condition impérative que vous suiviez mes instructions le mieux possible. Pour ce qui est du triatec*, je ne peux rien dire car je ne connais pas votre dossier et je ne fais pas de consultation par blog interposé. Mais vous devez rassurer ce médecin en lui disant que vous vous prenez en charge sur le plan de la prévention des complications des coronaires et autres artères. Et puisque vous avez lu mes livres, vous savez comment procéder ! La statine ne joue aucun rôle sur la pérennité de la prothèse, vous l’avez compris !

    Il ne faut pas lui reprocher non plus la maladresse du chirurgien qui a inséré une valve aortique trop petite … Il y a 6 ans pourtant on savait mesurer les diamètres de l’aorte ! Autrement dit, même un cardiologue médiocre peut faire une partie du travail à condition que vous preniez en charge une grosse partie du travail qu’il ne sait pas faire. Amicalement

Les commentaires sont fermés.

Merci d'avance, pour le 78 +1 eme commentaire.