Le cholestérol des enfants, objet d'une nouvelle controverse…

Il ne leur suffisait pas de “harceler” nos vieux et très vieux.
Ils ne peuvent même pas laisser les “petits” tranquilles !
Cela dit, comme désormais plus rien de ce qu’ils disent n’est crédible, à chaque fois qu’ils disent quelque chose, il y a une voix (ou plusieurs) pour dire que ce qui est dit ne devrait pas être dit ; et être fait encore moins.
Quel est l’objet de ce nouveau grief interdisciplinaire ?
Je l’expose sous forme de question : faut-il mesurer le cholestérol des enfants, des adolescents et celui des moins de 35-40 ans ?
Pourquoi se poser la question ?
Parce que, en toute logique, si on le mesure, c’est pour ensuite agir !
Pour quoi faire ?
Pour faire baisser le cholestérol évidemment, sinon pourquoi le mesurer.
Comment le faire baisser ? Avec des médicaments bien sûr !
Pourquoi ? Parce que, selon ces grands théoriciens, le cholestérol élevé des enfants a une origine essentiellement génétique (transmission familiale) et que dans ces cas-là, seuls les médicaments sont efficaces. Et efficaces, il faut l’être ; au vu le l’ampleur du risque encouru, selon ces mêmes grands théoriciens…
Problème : qui peut dire quel est un cholestérol normal ou bas chez ces populations jeunes ?
On a définit, historiquement, un cholestérol trop haut chez les adultes d’âge moyen ou âgés en corrélant les niveaux de cholestérol avec le risque de maladies cardiovasculaires.
Outre que dans ces populations âgées “à risque”, on nous a effrontément menti sur le niveau de risque associé à chaque niveau de cholestérol, il est clair que nous n’avons aujourd’hui aucune étude sérieuse montrant une corrélation entre le cholestérol mesuré chez l’enfant et son risque ultérieur, 10 ans, 20 ans ou 50 ans plus tard…
Ce que nous avons encore moins ce sont des études montrant qu’en diminuant le cholestérol supposé trop élevé de certains enfants, on diminue leur risque ultérieur ; qui nous est d’ailleurs inconnu…
On voit tout de suite que la bataille risque de durer ; car la faiblesse des combattants et leur manque de munitions sont affligeants !
Conseil d’ami : laissez causer et passez votre chemin…
Je vois une exception : l’Hyperlipoprotéinémie Familiale (HF) de type homozygote dont la fréquence est estimée (grossière estimation certes) à une naissance pour 1,000,000.
J’en parle assez longuement dans mes livres mais le résumé le plus simple est dans “L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol” ; vous y trouverez un exposé objectif de la problématique ; j’en reste là ici.
Question : faut-il mesurer le cholestérol d’un million d’enfants pour identifier (et traiter par plasmaphérèse) un cas d’HF homozygote ?
Quand aux HF hétérozygotes, faute de documents solides, on appliquera les règles hippocratiques habituelles : 1) surtout ne pas nuire ; 2) dans le doute, abstiens-toi !
Bons vents à tous les matelots estivaux !