BIOTECHNOLOGIES APPLIQUEES A L'ALIMENTATION

En plein effort, souffle court, dans la rédaction de notre prochain livre [qui traitera presque exclusivement de nutrition, notre vrai métier], je m’interromps un instant pour livrer à la réflexion des visiteurs de ce blog le premier paragraphe du chapitre 1 [intitulé : La vie, une technologie au service du marché] du livre de Jean Foyer (que je ne connais pas mais qui dit ce que je pense, et ça m’économise …) : “Il était une fois la bio-révolution” aux Éditions Partage du savoir.
Je cite donc : “… comment les biotechnologies circulent entre connaissances scientifiques, applications technologiques, politique de recherche, sécurisation juridique, et stratégies industrielles. Dans ce cheminement, les mécanismes fondamentaux du vivant sont instrumentalisés pour devenir des objets technologiques, dont la fonction ultime semble être de générer des richesses sur le marché. Ce processus de transformation technologique et de marchandisation renvoie à une forme extrême de modernité, où l’espace de la nature et de la société est tout entier soumis à la puissance de la technologie et aux lois du marché.”
Bien sûr !
Mais ce n’est plus un  anarchiste attardé qui le dit, c’est un tout jeune (bien gentil sans doute) qui écrit ça ; et au moment de sa thèse …
Les temps changent peut-être !
Ça fait partie des bonnes nouvelles, y en a pas beaucoup !
Bonjour chez vous !

35 Replies to “BIOTECHNOLOGIES APPLIQUEES A L'ALIMENTATION”

  1. Bonjour Docteur,
    Je vous remercie pour vos conseils sur les oméga 3; car quand bien même consulterais-je mon cardiologue, par vos connaissances, vos travaux et vos recherches, votre avis fait autorité.

  2. Bonjour Docteur,
    Je vous remercie pour votre réponse, dont je tiendrai le plus grand compte. Outre ces bons conseils, il convient aussi, peut-être, de se rendre toujours dans des lieux choisis: je me méfie des pollutions (engrais, pesticides, désherbants, métaux lourds, etc.), je ne ramasse jamais une plante à proximité d’une route, d’une usine, d’un champ cultivé (ou d’un verger traité), et je me tiens à distance (en hauteur) des lieux de pâturage, car le simple ruissellement des eaux peut contaminer les plantes, à distance, effectivement avec des parasites comme la douve du foie.
    Néanmoins dans la nature, on peut souvent encore allier le plaisir d’une promenade à ceux de l’observation et de la découverte, et à celui, ensuite, d’un intérêt gastronomique!
    Je me permets de vous poser, si vous le permettez, une autre question: dans le cadre des recommandations nutritionnelles de votre dernier livre, disons strictement appliquées, et agrémentées ainsi, à la marge de quelques plantes “sauvages”, pensez-vous qu’il y ait profit à prendre quelques capsules d’oméga 3, style huile de lin bio, ou bien est-ce que l’affaire est discutable?
    Vous le conseillez pour des personnes prenant du plavix, dans votre livre; c’est – malheureusement – mon cas.

    1. Ceci n’est pas une consultation.
      Vous avez l’air très informé concernant les polluants, je n’ajouterai rien à ce sujet ; mais il y a aussi des substances tout-à-fait naturelles qui, si elles sont consommées en grandes quantités, peuvent interférer avec d’autres et par exemple empêcher leur absorption intestinale ; et comme la composition exacte de nombreuses plantes sauvages nous est parfois inconnue il faut faire attention. Outre, certains polyphénols sont produits par les plantes pour se protéger des prédateurs et sont assimilables à du poison au-delà de certaines doses !
      Concernant l’association Plavix + oméga-3, elle est recommandée par certains pour essayer de surmonter (à très faibles risques) les possibles résistances au plavix.
      Mais chaque cas est particulier et je ne peux aller plus loin dans la discussion de votre question !
      Ceci dit, étant donné votre niveau de conscientisation, je doute que vous soyez déficitaire en oméga-3 et que vous ayez grand avantage à vous supplémenter en sus, mais ça reste à voir, car parfois … De toute façon, vous ne risqueriez rien sauf des dépenses inutiles, ce qui n’est pas certain non plus car les oméga-3 à moyennes ou fortes doses peuvent aussi avoir quelques avantages chez certains d’entre nous !
      Bon vent, matelot !

  3. Bonjour Docteur,
    Je vous remercie en premier lieu pour votre action et votre travail formidables.
    Je m’efforce de suivre vos recommendations nutritionnelles , le régime crétois. Or, à cet égard, il y a beaucoup de plantes que nos arrières-grands parents consommaient couramment, et qui ont disparues, en un mot, de notre alimentation, et dont nos ancêtres faisaient la cueillette dans la nature.
    L’ortie, la stellaire, le chénopode blanc, l’oseille sauvage, le plantain, les pissenlits, les feuilles de violettes, de primevères, les racines de fougères, les jeunes pousses de sapin, etc. etc. la liste serait longue! Une nourriture qui paraitra aujourd’hui insensée, folle, complètement tombée dans l’oubli; mais qui constitua une partie de l’alimentation humaine pendant les derniers milliers d’années, et qui était souvent composée d’excellents légumes sauvages. Nos ancêtres connaissaient parfaitement la nature, choisissaient certaines parties des plantes sauvages; toute la pharmacopée y est née.
    Il y a certains botanistes -docteur es-sciences – qui en font le compte et d’un point de vue nutritionnel, l’étude ethnographique aujourd’hui… et certains chefs étoilés qui s’y intéressent pour y redécouvrir quelque plaisir inconnu…
    Or, à comparaison de nos légumes (bio), ces aliments sont, en fait, beaucoup plus riches d’un point de vue nutritionnel; par exemple l’ortie contient plus de protéines que le soja (6 fois plus que le chou); les feuilles de fraisier contiennent 4 à 5 fois plus de vitamine C que le citron, sans être acides, etc. Je ne veux pas réduire la diversité très grande des composés biochimiques que l’on peut trouver dans ces plantes aux protéines et aux vitamines, et leur ôter la richesse de leur métabolisme secondaire; c’est juste pour donner une idée, un coup d’oeil rapide; et de ce point de vue, il me parait clair que l’apport nutritionnel pour une personne qui les consommerait serait différent d’une autre qui ne consommerait que des légumes bio.
    Aussi, je me permets de vous poser la question: peut-on les consommer avec profit en les ajoutant à une alimentation bio? (Oui, penserons-nous instinctivement….) Mais sachant, en particulier, que l’apport protéique compenserait, je crois, nettement mieux la présence seulement “condimentaire” de la viande, dont il y a tout lieu de soupçonner les effets néfastes dans l’alimentation occidentale moderne (j’ai bien compris que la partie lipidique – semble t-il si importante – qui accompagne la viande n’y figurerait pas). Néanmoins, pour les protéines, il s’agit d’un apport inattendu; c’est nouveau, et quoique je pense que toute l’affaire serait naturellement bénéfique, d’un point de vue scientifique, il s’agit d’un régime non testé à ma connaissance. C’est juste pour avoir une confirmation.
    J’ai la possibilité de faire la cueillette dans la nature – je suis dans la région Rhône-alpes.

    1. Votre approche est passionnante et nous ne pouvons que vous y encourager, pour vous ou pour vos animaux domestiques (ils ont l’avantage de faire la cueillette et le tri à votre place), quitte à consommer ensuite leurs productions (œufs, lait, fromages, et même un peu de viande, etc …)
      Deux restrictions toutefois : 1) ne pas se contenter de ces protéines-là qui ne sont peut-être pas bien équilibrées en acides aminés essentiels ; 2) attention à la présence d’éventuelles substances anti-nutritionnelles ou même toxiques, l’histoire de l’humanité est aussi une longue histoire de toxicité alimentaire, si le retour vers une nutrition plus “naturelle” est intéressant, il ne faut pas jeter trop vite non plus les apports de la science et de la médecine (y compris ancienne) qui a su rationaliser (sans doute trop, d’accord) nos habitudes alimentaires …
      Nous devons tous redevenir des expérimentateurs, certes, mais nous devons être prudents et ne pas hésiter à demander conseils à nos anciens qui souvent ont en mémoire des connaissances qui nous étonnent !
      Bon vent, matelot

      1. Bien dit et Ô combien empreint de sagesse. C’est bien les aliments du Bon Dieu, j’en fais parfois consommation mais avec prudence car songez que parfois s’y cache le diable : Songez à la douve du foie que l’on trouve fréquemment dans les plantes des pâtures, les divers parasites très dangereux contenus dans les déjections des animaux sauvages ayant infesté la végétation….
        Grand amateur de confitures et gelées de fruits sauvages, j’adapte ma “fabrication” en conséquence.

  4. Bonsoir Capitaine,
    Dukan or not Dukan ?
    PS: Le Dr Dukan est anti-statine, mais commence à baigner dans le business de l’agro (son d’avoine etc.)

    1. A priori les régimes hyper protéinés de Dukan sont “toxiques” ; mais quand on lit son programme, il atténue très vite (quelques semaines si je me souviens bien) la part des protéines dans ses menus …
      Ceci dit, on est là “hors science”, et mes “opinions” sont donc sans grand intérêt !
      Ceci ayant été dit, on est effectivement dans le business ; mais qui fait point (au moins un peu) de business ne serait-ce que pour survivre ?
      Finalement, la question est : est-ce si important de maigrir ?
      Pour la réponse, c’est dans notre livre “Prévenir l’infarctus” …

      1. “il atténue très vite (quelques semaines si je me souviens bien) la part des protéines dans ses menus …
        Sauf qu’il garde une journée de régime strict (que des protéines) par semaine (le jeudi) À VIE… donc l’équilibre global de la semaine… pas terrible ! 🙁

  5. Bonjour
    L’alimentation est primordiale dans la bonne santé de chacun, surtout en s’approchant pour nous de la diète méditerranéenne comme indiqué dans votre dernier ouvrage que j’ai dévoré.
    Que pensez vous du jeûne thérapeutique ?

    1. Vous n’êtes pas le premier à me poser la question, j’ai cherché des arguments scientifiques en faveur ou contre, et je n’ai rien trouvé d’intéressant …
      Mais j’ai pu passer à côté …
      Donc, faute de données solides pour le moment, je n’ai rien à dire qui vaille la peine, sinon un peu de subjectif sans intérêt …

          1. A propos du Jeûne thérapeutique. Il est Pr de gérontologie à l’université de Caroline du Sud, Domaines de recherche :
            Biologie cellulaire et génétique,
            Étude du vieillissement
            Les systèmes de résistance au stress chez les levures et les mammifères,
            Maladie d’Alzheimer,
            Cancer,
            Diabète
            Il a ou semble avoir pas mal de résultats dans le domaine du jeûne thérapeutique appliqué au traitement du cancer par la chimio.
            Voyez, S.V.P : fr.wikipedia.org/wiki/Valter_Longo, c’est succinct mais les autres liens sont conséquents., certains un peu trop enthousiaste, mais qui ne le serait pas dans ce domaine comme dans le vôtre?

          2. Très intéressant !
            Effectivement, j’en avais entendu parler …
            Merci beaucoup de nous rappeler ce chercheur sérieux et ses résultats !
            Faudrait quelques données cliniques sur un échantillon de taille acceptable pour être statistiquement crédible …
            L’étude est peut-être en cours …
            Ceci dit, il ne prétend pas [dans son travail principal] “empêcher” les cancers mais “aider” les cellules saines à résister à la chimiothérapie ; et c’est déjà pas mal …
            Ça passerait selon lui par l’IGF-1 et ça nous ramène au problème “statines-diabète-cancers” !

    2. je ne pratique pas le jeûne thérapeuthique n’étant jamais malade mais si cela m’arrivait je le ferai
      je pratique le jeûne de quelques jours assez souvent et cela
      me donne beaucoup de bien être et d’énergie
      en france les médecins disent que si on jeûne on “mange ses muscles et ses organes ” c’est complètement ridicule!!!!

      1. Euh,…J’ai pratiqué trois fois cette année un jeûne thérapeutique: Une fois 48 heures, seul (bon résultat pour le Diabète…), deux fois avec mon épouse ( 24 heures et il y a trois jours 36 heures…) pour l’encourager dans la utte contre son diabète : Elle n’a pas aimé, se sentait un peu trop faible mais pas d’ autres ennuis, toutefois en ce qui me concerne et bien que j’en approuve l’utilité ( ça a aussi très bien agit sur mon poids…), au bout de 24 heures , douleurs articulaires persistantes sur plusieurs jours alors que, mis à part ma colonne vertébrale soumise à rude épreuve durant des années, je n’ai pas d’arthrose aux autres articulations. Alors, il y a bien quelque chose qui se passe dans l’orgnisme même si les muscles ne sont pas ‘bouffés”. Je n’ai pas trouvé d’explication. (Egalement petite faiblesse , eviter de pratiquer un sport durant ce jeûne court…) salutations amicales.

  6. ça vient de sortir ( sur La Nutrition .fr ) :
    ” La chirurgie cardiaque sauve de nombreuses vies. Cependant, ces opérations provoquent aussi une inflammation importante parfois fatale. De nouveaux travaux publiés dans FASEB Journal montrent que des composés dérivés des acides gras oméga-3 peuvent réduire l’inflammation associée à ces interventions et aider au rétablissement des artères.
    Lorsqu’une artère coronaire qui alimente le muscle cardiaque est bouchée, c’est l’infarctus du myocarde. Différentes opérations permettent de rétablir la circulation comme l’angioplastie, qui consiste à dilater l’artère avec un petit ballon, ou le pontage coronarien, où un vaisseau est implanté pour contourner la zone artérielle bouchée. Ces interventions chirurgicales conduisent typiquement à une réponse vasculaire : inflammation, migration cellulaire et croissance des cellules musculaires lisses.
    Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont étudié les effets de la résolvine (RvD), une molécule produite par notre organisme à partir d’acides gras oméga-3. Pour cela, ils ont travaillé sur des cellules vasculaires issues de patients qui avaient subi un pontage coronarien, puis sur des lapins qui ont été traités avec un ballon d’angioplastie.
    Résultat : les résolvines RvD1 et RvD2 testées inhibent la prolifération, la migration, la production de superoxydes (caractéristiques du stress oxydatif) et l’expression de gènes pro-inflammatoires dans les cellules. Par conséquent, la résolvine atténue l’activation des cellules musculaires lisses vasculaires.
    Chez les lapins, la résolvine a été injectée directement dans le vaisseau. Ce traitement a réduit l’inflammation en 3 jours.
    Les acides gras oméga-3 à longues chaînes sont présents dans le poisson gras et sous forme de compléments alimentaires. Plusieurs études ont montré leur intérêt dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, notamment en rendant les artères plus souples. ”
    Et die que tous les VRP de Big-Pharma tentent à longueur de forums de discréditer les 0 3 ……

  7. Bonjour Docteur. Je crois avoir compris le sens de votre billet et la reflexion qu’il peut inspirer autour des biotechnologies poussées à l’extrême en fonction des lois du marché, créant des besoins uniquement pour le profit, mêmle d’ailleurs des besoins alimentaires “améliorés” biotechnologiment… Il suffit de regarder les publicités “alimentaires” à la télé pour s’en rendre compte, ou, encore plus poussées, celles concernant la téléphonie : toujours plus , toujours plus dans le superflu et sans intérête réel… Bref, tout semble se diriger vers un monde, ou plutôt un univers futur que décrit avec incroyablement de réalisme et de préscience en fonction de la technologie et de théories actuelles, un auteur de science fiction Anglais Peter F. Hamilton dans sa série sur la “Saga du commonwealth” ( une trilogie intitulée “Pandore” L’etoile de Pandore, Pandore abusée , Judas déchainé…). Il faut lire cet auteur dans la droite lignée des Isaac Asimov, Arthur C. Clarck etc;…
    Si seulement le quart de la moitié de ce qu’il “décrit” se réalise, alors notre monde NATUREL est fichu.
    Je ne connais pas Jean Foyer ni son livre sur la biorévoution, mais elle est déjà fortement en marche (Oeil “bionique” avec projection d’images et d’informations ineternet sur la rétine, micro puces tatouages , développemement artificiel de la force musculaire, implants divers , liste non exhaustive…) tout cela sans réel besoin de bien être curatif (sauf peut-être pour les remplacements d’oganes détruits par la maladie) mais où y a t’il un frein pour limiter une exploitation démesurée et mercantils à l’excés de tout cela?
    Bonjour chez vous ( tiré de la série anglaise “le Prisonnier.”)

  8. Euh… je ne comprends pas trop où se trouve la “bonne nouvelle” si ce n’est dans le fait que certains prennent conscience de la situation.
    Je pense qu’aujourd’hui, la “marchandisation” à outrance des denrées alimentaires les plus primordiales a atteint des sommets… En tant que nutritionniste, vous devez être au centre de l’information sur ces sujets, et je ne m’étendrai là-dessus que pour nos autres lecteurs. Je suis effaré de la quantité de “merde”, passez-moi l’expression, que l’on arrive à incorporer dans nos aliments. Si déjà la CE obligeait les producteurs à étiqueter correctement leurs produits, nous aurions encore une alternative, mais voilà, il nous faut aujourd’hui rejeter tout produit affichant “huile végétale” afin d’éviter d’ingérer ce poison qu’est l’huile de palme… et personne ne fait RIEN.
    Savez-vous que le Panganus, poisson d’élevage produit au Vietnam et présent dans nos grandes surfaces est exclusivement nourri de produits à base d’huile de palme ? (et peut être d’autres saloperies alimento-industrielles comme des OGMs, pourquoi pas ?) Bref, autant avaler une grosse cuillerée d’huile de palme chaque jour que de manger ce poisson-poison.
    Comment rendre à l’Homme sa place centrale dans ce cirque économique ? Qui peut mieux le faire qu’un “État infiniment bienveillant” mais quelque peu autoritaire ?
    Lorsque les intérêts économiques sont en jeu, avons-nous encore du poids, encore le choix, si nous n’avons pas le soutien de nos dirigeants ?
    Ce sont les méfaits actuels de la mondialisation. Soit la mondialisation s’éternise, en fabriquant de nouveaux pauvres, comme dans certains pays de la CEE, soit elle s’accélère pour niveler au plus vite les différences. Gageons qu’il est dans l’intérêt des riches de créer de nouveaux pauvres, qu’il est dans l’intérêt des sociétés pharmaceutiques de soutenir les industriels de l’agroalimentaire dans leur combat pour continuer à s’enrichir en nous empoisonnant, et en créant donc de nouvelles maladies. Elle le fait déjà elle-même en nous gavant de médicaments inutiles qui créent de nouveaux problèmes : la boucle est BOUCLEE !
    Dans notre monde à l’agonie (déforestation, contamination des eaux potables, surpêche, pollution aux matières plastiques, et j’en passe…), pourra-t-on continuer de la sorte avec plus de 7 milliards d’habitants ? La réponse est NIET !
    L’urgence c’est de remettre l’Homme au centre des préoccupations, et pas l’argent et les profits. Et pour cela, il faudra se contenter de moins, car malgré nos plaintes, nous vivons, excusez-moi l’expression, le “cul dans le beurre”. Hors le beurre, en grande quantité, cela ne peut faire de bien à personne…

    1. @ Yannk : Très juste ce que vous dîtes, et pour parachever votre phrase finale et un peu triviale, ce beurre c’est mieux “nous la glisser”!!!
      Bonjour chez vous.

  9. Pour moi c’est une très bonne nouvelle que vous écriviez un livre sur la nutrition. A ce sujet j’ai une interrogation, que propose le régime méditerranèen pour le petit déjeuner, dans tous les livres qui traitent du sujet, je n’ai jamais trouvé cette information.
    Est ce que la bonne vieille soupe de légumes de nos grands parents ne serait pas la bonne réponse ? il est vrai que les miens y mettaient du lard en bons auvergnats des montagnes…
    ENCORE MERCI

      1. Dans le midi on y écrase dessus une tomate mûre assaisonnée on non d’un peu de sel ou d’herbes aromatiques… gustativement excellent surtout lorsqu’on part la journée pour une belle promenade avec ou sans les enfants ou qu’on travaille sur un chantier (il n’y a pas que les bureaucrates…) un œuf dur et un fruit peu compléter.

  10. Votre billet me rappelle la lecture il y a une dizaine d’années d’un ouvrage collectif sur l’alimentation méditerranéenne, dirigée je crois par Mme Gerber.
    Avide d’informations, j’avais été étonné d’y trouver une des interventions sous forme de quasi plaidoyer pour le développement des … OGM, en gros pour améliorer encore plus le bénéfice du régime méditerranéen. J’en étais resté sur le .. pardon, j’en resté assis, alors que les alimentations méditerranéennes, et les agricultures qui y sont liées, sont, ou étaient, bien loin de ce genre de problématique.
    L’argument n’avait pas pris, mais j’imagine que certains attendent de le ressortir.
    Pour l’intervention sur la 5, le Dr Frachon disait que le système mis en place était insuffisant, mais un premier pas intéressant. Il y a des domaines qui ont du mal à bouger !
    Tout à fait autre chose, hors sujet : je m’amuse à essayer de comprendre un peu mieux les rouages du système immunitaire et … je me suis un peu noyé dans mes lectures pour certaines parties. Si vous en avez un jour le temps, connaissez vous un lien sérieux, un nom, à partir duquel chercher sur le rôle modulateur des HDL par rapport aux TNFalpha ? Il me semble que vous l’aviez évoqué quelque part, je ne retrouve plus où.

    1. Concernant Gerber et les OGM : “no comment!”
      Frachon a raison, il y a des “petits” pas “intéressants”, mais sans rapport avec l’ampleur tragique du problème; et tout est fait pour faire croire qu’on fait ; ou faire semblant de faire, c’est tout comme …
      Dès que j’ai un moment, je regarde HDL et TNF, rappelez-le moi si j’oublie …
      Bon vent, matelot !

  11. Que pensez vous de la future place des insectes dans notre alimentation ?

    1. Je ne sais pas !
      Certains le font depuis longtemps en Asie et en Afrique, et nous [méditerranéens, notre référence] on “pique” bien leur miel à nos abeilles …
      On verra !
      N’insultons pas l’avenir !

      1. J’aimerais faire un commentaire que je trouve “en plein dans le sujet”. Le lien avec les pratiques humaines, scientifiques et commerciales qui sont souvent critiquées sur ce blog me paraît évident …
        A propos d’abeilles : sans elles, pas d’alimentation méditerranéenne possible ; je ne pense pas au miel et encore moins à une “salade d’abeilles”, mais à leur rôle dans la pollinisation des céréales, des fruits, des herbes aromatiques et des légumes …
        Cette importance vitale des abeilles pour l’humanité à travers leur rôle fondamental dans la pollinisation, le véritable massacre toujours croissant de ces abeilles engendré par l’emploi généralisé de pesticides dangereux pour elles et la toxicité à leur égard des pesticides néonicotinoïdes ne font, scientifiquement, pas l’ombre d’un doute.
        Mais, à travers les pratiques de BigPharma, les lecteurs de ce blog ont appris à connaître les procédés de l’industrie chimique et son absence totale d’intérêt pour le véritable bien-être des humains. L’industrie agrochimique est du même genre, voire plutôt pire (ce sont d’ailleurs souvent les mêmes).
        BigAgro a habilement convaincu la Commission européenne de faire semblant d’interdire 3 pesticides néonicotinoïdes (clothinidine, thiametoxam et imidaclopride) extrêmement dangereux pour les abeilles.
        En réalité, ces pesticides tueurs-d’abeilles seront interdits seulement quelques mois par an et largement utilisés tout le reste de l’année, soit sur près de 85% des céréales et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques, empoisonnant largement les sols et l’eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant non-traitées de l’autre partie de l’année (l’interdiction ne concernant que la période entre janvier et juin sur les céréales et pendant la floraison sur les cultures maraîchères).
        Cette soi-disant interdiction est donc CALCULÉE pour n’avoir AUCUN effet sur la santé des abeilles !
        En effet, de nombreuses études scientifiques ont montré que ces substances ultra-toxiques restent présentes dans le sol jusqu’à trois ans après le traitement et que les cultures “non-traitées” cultivées ensuite sur le même terrain révèlent la présence de néonicotinoïdes, y compris dans leur pollen … que les abeilles viennent butiner ! On imagine donc ce qu’il en est après pas plus de quelques mois, voire semaines …
        A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales prétendront avoir prouvé que les abeilles continuent d’être décimées malgré la soi-disant interdiction et clameront que leurs pesticides n’y sont donc pour rien. Ils auront réussi à “innocenter” ces poisons et à maintenir leurs profits, au détriment des abeilles et des humains !
        Je suis sûr que cela rappelle d’autres situations très semblables au Dr de Lorgeril …
        Ceux qui souhaitent agir peuvent lire, signer et faire signer la pétition de Pollinis – Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs à :
        http://actions.pollinis.org/interdiction-neonicotinoides-petition-commission-europeenne/

        Je note encore que certains insectes contribuent donc grandement à notre alimentation, sans que cela n’ait rien à voir avec le fait de les consommer directement ! Cette contribution est en pratique (fécondation ou non des fleurs des végétaux que nous consommons) bien plus importante que cette question de manger des insectes ou non …
        Sachez qu’aujourd’hui, les agriculteurs paient les apiculteurs pour qu’ils installent leurs ruches dans leurs champs (notamment de colza) du fait des difficultés de pollinisation rencontrées.
        Jacques (fils et père d’apiculteurs),
        lui-même empoisonné par l’industrie chimique (myopathie induite par les statines, pseudo “médicaments” anti-cholestérol).

        1. REPONSE A JACQUES merci de votre contribution, ayant moi même travaillé toute ma vie dans l’agriculture et pratiquant le jardinage je vous reçois 5/5? j’ai signé et fait suivre la pétition de pollinis.
          Comme vous le dîtes tout se tient bigagro et bigpharma et je pense sincèrement qu’un jour nos descendants comprendrons qu’en utilisant des pesticides on les a privé de sources de protéines non négligeables. Il vaut mieux manger les larves des prédateurs plûtot que les tuer.
          Annecdote: Tout n’est pas perdu pour les abeilles hier j’étais chez des amis apiculteurs amateurs et le matin même 2 essaims “sauvages ” étaient arrivés dans leur jardin…bonne pioche

  12. aujourd’hui le Dr I Frachon a été interviewée par les 2 “lustugrus” qui sévissent sur la 5 ; une question arrive assez vite : “vous nous confirmez que le cas Servier est unique (ce ne sont pas les termes exacts), l’industrie pharmaceutique souhaite que cette histoire se termine vite, d’ailleurs le LEEM a coupé les ponts avec Servier au vu du dossier judiciaire..”. Réponse (résumée) : l’industrie pharmaceutique a un énorme pouvoir d’influence vivement que le sunshine act (à la française je suppose) soit appliqué pour dissuader de ce type de pratique…”. regards dépités des 2 lustugrus qui attendaient visiblement des propos plus centrés sur Servier.
    Pathétiques !
    NB : ils font depuis peu la promo du traitement de l’éjaculation précoce…

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