Statines, Zona et immunité

 

Plusieurs études, notamment en Asie (Corée) et Europe (Royaume-Uni)  rapportent une association positive et significative entre la prise de statines et la survenue de Zona (herpes zoster en anglais).

En voilà une publiée dans PlosOne en Juin 2018 :statins zona 1

 

Et une autre étude de 2015 concernant l’Asie :statins zona 2

 

Les curieux peuvent en trouver d’autres.

Bref, les statines augmentent le risque d’avoir le Zona et, vu le nombre de personnes qui consomment des statines, même une faible augmentation du risque peut avoir une influence sur la santé publique ; et enfin, vu l’inutilité des statines pour la prévention cardiovasculaire…

D’autant plus que les séniors sont la cible préférée des prescripteurs de statines et que ce sont aussi les séniors les principales victimes du Zona.

Le Zona est une maladie de la peau (avec une éruption) rarement sévère mais susceptible d’être douloureuse et surtout de laisser parfois persister des douleurs (type névritiques) chroniques invalidantes chez des personnes âgées notamment.

Le très rare Zona ophtalmique (ou herpes zoster ophthalmicus, en anglais médical) est une urgence médicale.

Je ne vais pas faire un cours de médecine mais mettre l’accent sur plusieurs choses qui peuvent intéresser (et faire réagir) les visiteurs de ce blog :

1) le Zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle comme si, après avoir longtemps dormi, il se réveillait lorsque son hôte (chacun de nous, si on a été victime d’une varicelle sauvage dans l’enfance) voit ses défenses immunitaires décliner avec l’âge ;

2) les vaccinés dans l’enfance (très rares en France) peuvent avoir le Zona ;

3) ne pas confondre les herpès virus (une grande famille) et le virus varicello-zonateux qui est un herpès  parmi d’autres ;

4) plus longtemps on est sous statine et plus le risque de Zona augmente ;

5) quand on stoppe le traitement, le risque de Zona semble diminuer ;

6) les observations 4) et 5) suggèrent fortement une relation de causalité entre la prise de statines et la survenue d’un Zona ;

7) comme le Zona est une réactivation d’un virus dormant, ces données suggèrent que les statines peuvent être immunosuppressives ;

8) dans mon dernier livre sur les médicaments anticholestérol (quelle horreur !) j’avais déjà donné quelques exemples de maladies infectieuses favorisées par les statines, notamment l’hépatite virale C ;

9) une réaction logique face à ces observations assez solides (sur le Zona comme sur les statines) est qu’il serait urgent de reconsidérer les millions de prescriptions de statines ;

10) la réaction logique des experts du Zona liés à l’industrie ne doit étonner personne : dépêchez-vous de vacciner vos séniors sous statines contre le zona

11) … avec le tout nouveau vaccin recombinant de GSK qui est déjà commercialisé aux USA et au Canada ! Son nom ? Shingrix !

12) mais ne vous réjouissez pas trop vite, il ne sera disponible en France qu’en 2020 selon une source généralement bien informée, MesVaccins.net (ci-dessous) :

vaccins zona

 

13) ce retard à l’allumage est sans doute providentiel pour les citoyens français : les citoyens d’autres nationalités en font l’essai avant eux ; au cas où…

14) la composition de ce nouveau vaccin antiviral est intéressante : bien qu’il ne contienne pas de virus vivant (plus ou moins intact par rapport au sauvage), l’adjuvant n’est pas de l’aluminium ;

15) mais sa composition est suspecte à plusieurs points de vue ; outre des substances lipidiques étranges, ma principale préoccupation concerne la présence de Polysorbate 80 (en quantités inconnues)… dont j’analyse les effets dans un de mes prochains livres sur les vaccins (ci-dessous la composition officielle) :

vaccin zona2

15) restent quelques questiosn : avons-nous une évidence ferme (indépendante de l’industriel) que ce vaccin est efficace ? Quels sont les effets adverses ? Les immédiats ? Les retardés ?

16) vu la présence d’adjuvants, notamment du Polysorbate 80, les effets adverses sont-ils inéluctables ?

17) et si les essais cliniques ont été bien conduits (ce qu’il faut vérifier) et que ce vaccin est efficace cliniquement, combien de temps l’est-il ?

Conclusion : y a t-il des séniors volontaires pour essayer le Shingrix ?

 

 

 

 

 

185 réflexions au sujet de « Statines, Zona et immunité »

  1. Dreamer

    Il faudrait que Sanofi lance un concurrent rapidement, le chiffre d’affaires de la branche vaccins est catastrophique, les résultats du second trimestre ont été publiés, perte de 15% de CA… Et la chute est la même que ce soit dans les pays développés que sur les marchés émergents…

    Répondre
    1. Dreamer
      En réponse à : Dreamer

      Mouarf, en résultats opérationnels sur le 1er semestre la branche vaccins fait quasiment -40% comparé au premier semestre 2017, c’est une catastrophe…

      Répondre
  2. President de la ligue antivaccinale

    La référence pour le traitement du Zona par la vit C
    Reverse shingles with vitamin C
    October 2, 2013 by Dr. Thomas Levy

    https://www.peakenergy.com/articles/nh20131003/Reverse-shingles-with-vitamin-C/

    https://www.peakenergy.com/index.html

    Klenner noted complete pain relief in seven of eight patients within only two hours after the first 3,000 mg injection of vitamin C.

    Two hours versus two weeks – is a very big difference! Other investigators reported similarly remarkable responses of shingles pain to vitamin C.

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : President de la LAV

          Vous dites : « la rapidité d’action de la VitC, pour toute affection virale ou intoxication confine à la preuve »
          Hum ! Ce n’est pas mon avis, désolé, et la « preuve » est du ressort de l’investigation policière pas de la scientifique ; c’est un point de vue !

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          1. Dreamer
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            C’est bien le problème avec ces trucs là, on a que des case reports. J’ai même trouvé une revue Cochrane sur le traitement du tétanos par la vitamine c en intraveineuse, mais le niveau de preuve est  » weak »

          2. Benoit
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Ne soyez pas désolé, c’est ce qu’on attends en partageant ici des choses et d’autres.

            Je les ai trouvé la : http://drsuzanne.net/dr-suzanne-humphries-oral-intravenous-vitamin-c/

            ce medecin prétends qu’on peut aider a la gestion de la coqueluche avec la vitamine C : http://drsuzanne.net/2017/10/sodium-ascorbate-vitamin-c-treatment-of-whooping-cough-suzanne-humphries-md/

            étant donné la non nocivité de la vitamine C et son faible cout, il me semble pertinent d’essayer si je, ou quelqu’un de mon entourage, devait tomber malade.

            Bonne journée.

          3. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Benoit

            Claude Bernard, le fondateur de la physiologie moderne, disait : « le microbe n’est rien, c’est le terrain qui… »
            Version modernisée : on tombe sous les coups des agents pathogènes quand notre système immunitaire est affaibli ; ce qui était fréquent autrefois ; et le reste aujourd’hui dans certains groupes de la population…
            Si vous renforcez votre système immunitaire, vous résistez…
            Si vous êtes un peu ou beaucoup déficient en vitamine C, vous êtes fragile et la vit C vous aidera. Ce n’est pas un traitement, c’est une correction.
            C’est la base de la nutrition !
            C’est aussi [Comment avoir et entretenir un système immunitaire protecteur] le thème principal du Livre 10 de la Collection « Vaccins et Société » dont le Livre 1 [Introduction générale à la médecine des vaccins] sera dans les librairies en Octobre 2018.

    1. M. Barahj

      Il faut noter que le premier essai comparatif en , je crois simple ou zéro aveugle , de la vitamine C ,c’etait pour le scorbut.

      A mon avis il n’y avait pas besoin d’étude randomisée on est là dans le domaine (le scorbut et la vitamine C) de la « Branche sciée – based medicine ». Et un auteur perfectionniste mais avec des idées fausses au départ.

      Pour le zona notamment avec la douleur comme critère de jugement il faut absolument un double aveugle et tirage au sort sérieux.

      La rapidité de la présumée action ne confère pas de valeur supplémentaire.

      Donc on ne peut retenir une telle expérience.

      JE ne vois pas pourquoi une étude avec tirage au sort avec témoins en double aveugle ne serait pas faisable.

      J’ai bien lu de la plume d’un médecin qu’il avait était guéri d’un zona par un guérisseur qui l’avait pris sur son dos et avait fait quelques tours du jardin: guérison immédiate. PAs trop convaincant.

      Note pour l’Amiral:
      https://en.wikipedia.org/wiki/James_Lind#Prevention_and_cure_of_scurvy

      « In the Navy however, experience had convinced many officers and surgeons that citrus juices provided the answer to scurvy even if the reason was unknown. On the insistence of senior officers, led by Rear Admiral Alan Gardner, in 1794 lemon juice was issued on board the Suffolk on a twenty-three-week, non-stop voyage to India. The daily ration of two-thirds of an ounce mixed in grog contained just about the minimum daily intake of 10 mg vitamin C. There was no serious outbreak of scurvy. This astonishing event resulted in a widespread demand within the Navy for lemon juice, backed by the Sick and Hurt Board whose numbers had recently been augmented by two practical naval surgeons who were well aware of Lind’s experiment with citrus. The following year the Admiralty accepted its recommendation that lemon juice should be issued routinely to the whole fleet. »

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      1. Jean-Marc REHBY
        En réponse à : M. Barahj

        Dans ma jeunesse remplaçante à la campagne , sévissait un redoutable rebouteux qui guérisait à peu près tout. Pour le zona il passait sa main et « enlevait le feu  » les sciatiques et les entorses ne lui résistaient pas, les brûlures l’enchantaient. Bref on se demande bien pourquoi les gens consultaient encore le medecin du patelin qui avait un boulot de dingue !!
        Quant on m’a parlé des guérisons des cancers du sein là je fus perplexe mais bon ?
        Enfin pour un essai en double aveugle contre placebo cela se fit il y a au moins trente ans avec l’UNAFORMEC essai du ZOVIRAX acyclovir contre placebo en médecine générale probablement le premier essai du genre ( on peut sûrement le retrouver. le ZOZO était supérieur au placebo qui n’était pas mal du tout !!

        Répondre
    2. Dupré Patrick

      Bravo President. Là vous vous heurtez à la Anti publicité de BigPharma; Les injections de Vitamine C à hautes dose, sont proscrit en France. Il y a un paquet de preuve que cela est capable de soigner beaucoup de maladies. Malheureusement , les pur et dur ne jure que par « double aveugle  » etc. Personnellement j’ai été dans l’obligation de foutre à la porte 6 de mes docteurs. Ils me donnaient des médocs qui étaient en contre indication avec plusieurs de mes maladies. Pourtant c’est marqué dans les notices des boites. Depuis Un an je me soigne avec le jeûne et j’ ai de bons résultats. Mon dernier jeûne de 14 jours en juin à fait disparaitre mon hypertension que j’avais depuis 15 ans. Pour moi, c’est fantastique. Je prenais des anti hypertenseurs. Il y a un an j’avais de la rétention dans les jambes qui me fatiguaient beaucoup. pendant deux ans les médocs de mon toubib n’y faisaient rien. Des mon premier jeûne de ‘ jours de juin 2017 ; terminé ma rétention. En septembre 2017 j’ai eu un examen Doppler du haut, Mes différents cardiologues ne réalisaient que des Doppler du bas. Résultats, Stenose à 50-60/100 de l’aorte droite. Niveau du cou. Re Doppler en fevrier 2018, sténose que de 30-40/100, ce qui veux dire que j’ai perdu 20/100. Je prend régulièrement des jus de grenade et betterave + une sorte de régime méditerranéen . Je totalise en un an 43 jours de jeûne. Mais pour faire des tests en double aveugle ??? Hi Hi Hi très drôle ??? ,J’ai demandé au docteur Delorgeril un RDV afin de contrôler l’épaisseur de mes plaques athérosclérose. j’attend sa réponse depuis février. Voici mon histoire avec mes docteurs. http://jeune-et-sante.forumcanada.org/t1746-mes-malheureuses-histoires-avec-mes-medecins.

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  3. M. Barahj

    Réponse à MDL

    Vous me dites « Vous pourriez dire la même chose des statines et 90% des cardiologues vont certifier que les statines sauvent des vies… »

    Oui mais non.

    J’y pensais justement en l’écrivant.
    J’y faisais même allusion plus bas :
    « Resterait à analyser scrupuleusement , façon statines, les multiples essais thérapeutiques publiés tous sponsorisés évidemment »

    La grosse mais très grosse différence c’est qu’avec les statines on ne voit pas l’avant et l’après. Avec les antirétroviraux les malades de lyophilisés passent à l’état humain (j’exagère un peu) mais on est dans le registre de la « branche sciée based medicine » ™ .
    Un peu comme les bronchodilatateurs et les corticoïdes inhalés dans l’asthme, il y a l’avant et l’après (dans la bronchopathie chronique nn asthmatique c’est différent).
    Je fais partie des asthmatiques qui n’ont pas connu la Ventoline® (salbutamol) petit, c’était dur.

    Donc non je ne vais pas analyser à la MDL , travail de Romain, les papiers sur les antirétroviraux… parce qu’il y a des troppo-sceptiques (je reste bienveillant hein? ) sur le VIH.

    Je crains que le troppo-scepticisme sur un sujet ne nuise à l’allegro-scepticisme bienvenu sur les autres sujets, voilà. Le maniement de l’euphémisme apaise le coeur et détend la coronaire ….

    Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bonsoir Docteur/s ; A propos de allegro-sceptique,pardon de me mêler mais l’étude cité par @benoit me paraît bien être une étude randomisée, contre placebo, en double aveugle.
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3937164/?report=classic
        Peut être l’échantillon n’est pas assez grand mais ça doit dur de trouver un grand nombre de personnes en choc septique, non ?
        Mais cet autre article récent me semble intéressant sur le plan cardio vasculaire, voyez :
        Making sense of early high-dose …
        https://link.springer.com/article/10.1186/s13054-018-1996-y
        Although many studies investigating the effect of high-dose i. v. vitamin C in ischemia/reperfusion showed a positive effect, not all did so. Several factors could …
        Cela me semble quand même plus efficace que les statines et autres médocs toxiques.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Inoxydable

          Certes mais (lisez bien) ils étudient la « safety » pas l’efficacité : « …double-blind, placebo-controlled, phase I trial was to determine the safety of intravenously infused… »
          Quant au 2ème, c’est intéressant, mais…

          Répondre
          1. Francoise
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Et est-ce que cela veut-il dire que la phase II n’a jamais été implémentée…?
            Parce que la phase I fut infructueuse et montrât la NON innocuité de l’acide ascorbique en intraveineuse à fortes doses ?
            Ouille :-(

        2. M. Barahj
          En réponse à : Inoxydable

          Ca court littéralement les rues (des services de réanimation ), les patients en choc septique. On ne voit que ça .
          Mais la cause du choc et la ou les maladies sous-jacentes, c’est très très hétérogène.
          Il y a des études plus récentes pas encore convaincantes sur la vitamine B1 (thiamine) en association à de l’hydrocortisone et de la vitamine C.
          Les auteurs (prestigieux dans le milieux mais un peu originaux ce qui est bon, s’emballent un peu (c’est pas bon) il faudrait une ou de vraies études comparatives en quadruple aveugle. En tout cas c’est pas cher tout ça
          Corollaire : difficile de trouver un sponsor $$$

          Répondre
        3. Dupré Patrick
          En réponse à : Inoxydable

          Merci pour ces références que je ne connaissaient pas . J’avais réalisé en janvier des essais sur moi, d’acide ascorbique de 3 et 3 gr jour, malheureusement j’ai l’ensemble de mon système digestif qui est très sensible, Au bout de 5 jours j’ai beaucoup d’acidité dans mon œsophage. Pourtant je n’ ai jamais lu un seul article la dessus. Intolérance gastrique sur la vitamine C. J’ai réalisé de la vitamine C liposome, avec des recettes d’internet. C’ est bidon. Le Ph est de 4. Donc, c’est normale que cela m’occasionne de l’acidité gastrique. Il me faut essayer ceux du commerce, mais c’est une arnaque financière. Si vous avez une bonne recette pour la faire maison, cela m’intéresse au plus haut point .

          Répondre
  4. alain

    Bonjour à tous
    Je suis un lecteur de ce blog depuis de nombreuses années.
    J’ai à un moment (2015) consulté notre amiral pour un problème de coronaire droite bouchée mais réseau collatéral existant. J’en profite pour le remercier de l’existence de son blog et de ce qu’il fait.
    Aujourd’hui je vis normalement sans aucun médicament chimique (on me proposait d’en prendre 5 à la sortie de ma coronarographie : BASIC). Mes « médicaments » sont le jardinage, des produits bio, de l’exercice physique, un jeûne d’une semaine une fois par an, un (voire plus) verre de bon vin à chaque repas, en gros un mode de vie qui essaye d’être sain.
    L’objet de mon courrier est lié à ce qui a été écrit sur le VIH.
    J’ai un vieux document datant de 1992 qui explique la supercherie du sida : Marck Griffith, auteur de « se guérir pour se libérer » format PDF 60 Mo que je tiens à votre disposition si vous le souhaitez.
    Pour moi le virus n’existe pas : il n’a jamais été isolé néanmoins le syndrome immuno déficitaire existe.
    N’étant pas médecin je voudrais votre avis car vos commentaires ont ouvert un doute chez moi. La science a-t-elle progressé depuis ?
    Merci. Alain

    Répondre
          1. akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Ca n est pas un article de revue. Le personnage est un ancien musicien qui carburait a l’heroine qui s est reconverti mystique …

          2. President de la ligue antivaccinale
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Le SIDA du point de vue personnel d’un “survivant à long
            terme”.
            Z’êtes zéropositif(ve)? Recadrons le $IDA
            Par Mark Griffiths
            Bonjour mes ami(e)s
            Nous sommes en 2004 et je suis mort depuis 1991 d’après les médecins en 1986 !
            Je n’ai jamais pris de thérapie anti-$IDA ou contre la séropositivité.
            C’est confronté à ce défi, que je suis tombé amoureux de la vie et de la force de la nature, et que j’ai compris que
            l’esprit matérialiste (cartésien) de notre époque a besoin de retrouver un peu d’humilité.
            Je me suis focalisé sur le chemin d’autres qui ont retrouvés la santé après un diagnostic fatal, et j’ai mis mon chapeau
            de fouille-merde gênant pour faire mon enquête (merci Humphrey Bogart).
            C’était mon droit et c’est le vôtre.

            http://www.medecine-ecologique.info/IMG/pdf/Mark_Griffiths_Le_SIDA_du_point_de_vue_personnel.pdf

          3. Akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Le probleme est que l’histoire de Mark n’est absolument pas personnelle et qu’il etait un militant qui a convaincu pas mal de gens de ne pas se soigner specifiquement contre le HIV avec les traitements conventionnels.
            Je propose de mettre en regard cet episode tout aussi faussement personnel. C’est un peu moins beau :
            https://en.wikipedia.org/wiki/Christine_Maggiore

        1. M. Barahj
          En réponse à : alain

          QUelques textes sur le sujet

          Une sorte de chronique du SIDA par le New York Times.
          depuis 1981
          Une certaine logique. Mais on va me dire que le cholestérol qui bouche les artères a « une certaine logique ».
          https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/library/national/science/aids/timeline80-87.html

          Dans la même veine:
          https://en.wikipedia.org/wiki/Timeline_of_HIV/AIDS#Pre-1980s

          PHILOGENIE DES LENTIVIRUS: histoire naturelle des lentivirus
          Tous ces chercheurs sont ils des zozos ?
          Origins of HIV and the AIDS Pandemic
          https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3234451/

          On n’a jamais vu le VIH !!!
          Ben si:
          https://phototheque.pasteur.fr/fr/asset/fullTextSearch/WS/HOME_MENU/node/16/slug/vih-et-sida/nobc/1/page/4
          et autres pages. bon d’accord ils ont tout photoshoppé !

          Five myths about HIV and AIDS
          https://www.newscientist.com/article/dn17326-five-myths-about-hiv-and-aids/
          23 June 2009
          Five myths about HIV and AIDS
          By Jonny Steinberg
          Despite the overwhelming evidence that HIV causes AIDS, a hardcore group still denies it (see AIDS denial: A lethal delusion). We explore five of the most common myths about AIDS.
          MYTH: AIDS is not caused by HIV
          DEBUNKING: This is the biggie, of course. As long ago as 1983, researchers first isolated HIV from people with AIDS. By 1985, they had developed a test showing that the overwhelming majority of people with AIDS have antibodies to HIV in their blood. They also showed that people who test HIV-positive and initially appear healthy go on to develop AIDS the vast majority of the time unless they are treated.
          Denialists often claim that HIV has never met “Koch’s postulates” – a list of conditions that must be met to prove that a particular infectious agent causes a disease, drawn up by 19th-century German scientist Robert Koch. It is debatable how appropriate it is to focus on a set of principles devised for bacterial infections in a century when viruses had not yet been discovered. HIV does, however, meet Koch’s postulates as long as they are not applied in a ridiculously stringent way:
          POSTULATE 1: The germ must be found in every person with the disease. In 1993, the US Centers for Disease Control and Prevention in Atlanta, Georgia, reviewed 230,179 cases of AIDS-like illness. Only 47 people tested HIV-negative, less than 0.025 per cent.
          POSTULATE 2: The germ must be isolated from someone who has the disease and then grown in pure culture. HIV has been isolated according to the most rigorous standards of modern virology. A small group of Australian scientists, the so-called Perth Group, claims that there is no proof that HIV exists. Then again, neither do the viruses causing influenza, smallpox, yellow fever, measles and many others, according to their bizarre criteria.
          POSTULATE 3: The germ must cause the disease if given to a healthy person. Obviously no one is going to deliberately inject someone with HIV, but in three separate incidents, US laboratory workers accidentally exposed to purified HIV tested positive for that specific strain and later developed AIDS.
          MYTH: Antiretroviral drugs are “poisons”
          DEBUNKING: It is true that antiretroviral therapies (ART) cause side effects in many. These range from nausea and strange dreams to ones that can be life-threatening if not competently managed, such as nerve damage. Some are temporary while others persist.
          Side effects are less of a problem, however, for people in the west using the latest ART regimens. And whether the regimen is old or new, scores of clinical trials conducted on four continents have shown that the benefits far outweigh the risks. To take just one example, a study of 1255 patients over two years found that the death rate fell from 29 per cent per year to just under 9 per cent per year (The New England Journal of Medicine, vol 338, p 853).
          MYTH: HIV tests are flawed
          DEBUNKING: The two most common HIV tests, ELISA and western blot, both test for HIV antibodies. The ELISA test used to occasionally generate false positives, for example by cross-reacting to flu antibodies if someone had recently had a flu vaccine. However, this has not been a problem since the test was improved in the mid-1990s. Plus people are only diagnosed as HIV-positive after an ELISA test has been confirmed by the western blot, which is more expensive and complicated but more accurate. The result is that less than 1 in 1000 tests now produces a false positive.
          MYTH: AIDS is caused by poverty or malnutrition
          DEBUNKING: This is often trotted out to explain the high toll of AIDS in Africa. In a study conducted in the Rakai district of Uganda, nearly 20,000 adults were followed for three years. The highest rate of HIV-related death was among the better educated and government employees, in other words, among the middle classes, rather than among the poor.
          Even in South Africa, for several years the heartland of denialism, the figures refute the poverty myth. A count of death certificates in South Africa found that 57 per cent more people died in 2002 than in 1997. Poverty and malnutrition in South Africa were not increasing over this period – and the government itself says poverty actually fell.
          MYTH: The lack of a widespread HIV epidemic in the west proves the orthodoxy is wrong
          DEBUNKING: In the early 1980s there were doom-laden predictions that HIV would spread from high-risk groups such as gay men and drug users to the general population. In sub-Saharan Africa, HIV is indeed rampant among heterosexuals, with rates among adults in South Africa, for example, as high as 18 per cent. Yet in the west and in many developing countries outside of Africa, HIV remains largely confined to certain groups.
          Why HIV spreads through some populations and not others is highly contentious. One theory is that the strain of HIV common in Africa is more easily spread by vaginal sex, while the strains outside Africa are more easily spread by anal sex.
          A different explanation is the “concurrency theory”. It states that in African countries where there is a heterosexual HIV epidemic, it is more common for people to have two or more long-term sexual partners concurrently, which promotes the spread of the virus. Western heterosexuals, by contrast, are generally more likely to be serial monogamists. While they could have more partners over their lifetimes, those who contract HIV keep it trapped in a single relationship for months or years (BMJ, vol 337, p a2638).
          More: AIDS denial: A lethal delusion
          More on these topics:
          • HIV and AIDS

          https://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/features/killer-syndrome-the-aids-denialists-1831610.html
          Ce journal hautement scientifique (sarcasme) publie un papier interessant qui comme d’autre arpporte les dangers de la non-adhésion au VIH cause le sida. Ainsi le cas de patents qui l’ont transmis (le VIH qui n’existe pas ) à leur amant ou enfant mort ensuite du sida (qui n’est pas dû au VIH).

          Enfin :
          https://aidsinfo.nih.gov/news/528/the-evidence-that-hiv-causes-aids
          http://pubs.cpha.ca/PDF/P38/23949.pdf
          https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0262407909616584
          (accès non libre il faut « se débrouiller » pour obtenir l’article.)

          https://www.rki.de/DE/Content/InfAZ/H/HIVAIDS/FAQ/Kritik_DistortionOfScience.html

          Celui-ci (plus bas) est un peu trop « Eminence ou Abundance based medicine » dans sa présentation et MDDL dirait que c’est pareil pour les statines (sauf que pour les statines on a des arguments scientifiques contre en se donnant la peine de lire les articles pour ….). Néanmoins il donne des arguments recevables:
          https://www.physics.smu.edu/pseudo/AIDS/Responding_to_HIV_Denialists_En_Red.pdf

          On retrouve ci – dessous l’argument d’auturité « le consensus scientifique rejette ». c’est une formulation idiote et maladroite néanmoins le consensus repose sur quelque chose et le quelque chose est indiqué. L’examiner en détail est hors de portée des gens normaux ;-) vu l’abondance.
          Donc on peut facilement rejeter mon argumentation dans le sens conventionnel….
          Tant pis.

          https://en.wikipedia.org/wiki/HIV/AIDS_denialism

          Répondre
          1. phil
            En réponse à : M. Barahj

            Pas vraiment intéressé par le sujet en soi, mais passionné par le sujet des escroqueries en général. Je suis ce feuilleton et ce que je découvre m’ébranle, les « pros » VIH nous écrasent sous les « preuves », mais les « antis » ne manquent pas d’argumentaires. Comme il y a trop d’infos j’extrais seulement ceci :

            [ En 1996 les livres « Comment on a inventé le virus du SIDA » de Peter Duesberg et « SIDA : L’échec de la science contemporaine. Ou comment un virus qui n’a jamais existé a trompé le monde » de Neville Hodgkinson sont publiés.
            (Duesberg, P.H. (1996). Inventing the AIDS Virus, Regnery Publishing, Washington, D.C.Hodgkinson, N. (1996). AIDS: The Failure of Contemporary Science, pp 69-99, Fourth Estate, London.)

            1.Pour découvrir comment on fabrique à l’ordinateur de l’OMS les chiffres $IDA(fric)ains : http://www.sidasante.com/stats/statindex.htm
            2.Prenez vos stylos pour féliciter l’office national des brevets américains d’avoir élu (couronnement en mai 2004) Montagnier et Gallo au musée des héros pour l’invention du virus du $IDA (VIH) :
            http://aras.ab.ca/InventionLetter.html#FR
            3.Je suis en train de monter un procès en France (avec un avocat Parisien « top ») contre les fabricants de mon test « VIH +, Institut Pasteur Lyon » en 1986 pour « diagnostic frauduleux ».
            4.Découvrez la toxicité avouée des "traitements" officiels actuels.
            http://www.sidasante.com/azt/notices.htm ]

    1. Akira
      En réponse à : alain

      C’est effectivement aussi ce que se disait Christine Maggiore (seropositive). Elle a eu une fille (sans prendre de traitement qui reduit la transmission mere-enfant), qu elle a allaite (facteur agravant les risques de transmission). Sa fille est morte d une pneumonie dont tous les attribut pointent vers une maladie opportuniste d un SIDA avance. Sa mere est morte quelques annees plus tard (pneumonie egalement).
      Ces cas individuels ne constituent pas des preuves mais ca fait un peu reflechir sur les consequences potentiels d’un denialism militant !

      J’espere que vous etes bien sur de vous avec votre « supercherie » !

      Répondre
    2. M. Barahj
      En réponse à : alain

      Le virus HIV n’a pas été isolé ?

      Le pdf est là.
      1983
      http://www.vaccineenterprise.org/sites/default/files/1983-Barr%C3%A9-Sinoussi.pdf

      Sinon, autres lectures de l’époque:

      Note:
      Le LAV est le premier nom donné à l’isolat fait à Paris sur la bonne idée d’un infectiologue et de virologues de l’APHP (Françoise Brun Vézinet, Christine Rouzioux, Willy Rozenbaum) de chercher le virus dans les ganglions de patients atteints de « pré-SIDA » car on avait du mal à cultiver le virus à partir du sang à l’époque, les techniques étant compliquées et dérivées de celles invetées par le groupe de Gallo aux USA pour la famille HTLV 1 et 2.
      Ce sont ces infectiologues et virologues cliniciens qui ont aiguillonné Montagnier pour qu’il fasse la recherche, qu’il a confiée à Barré-Sinoussi et Cherman.
      D’où le nom: Lymphadenopathy associated virus.

      Les américains l’ont appelé HTLV III (parce que Gallo avait découvert les HTLV 1 et le HTLV2 et voulait être le découvreur). Grillé par les parisiens qui ont cherché dans les ganglions. Mais il a (apparemment) freiné la publication des parisiens pendant un an pour passer son papier en même temps. Mais je vois le mal partout c’est sûrement une découverte simultanée …

      LAV 1 = HTLV-III = VIH 1 (nom de compromis les américains ayant le pouvoir n’acceptant pas de reconnaitre avoir été grillés, et « LAV » aurait été trop tricolore.
      Pendant ce temps les malades tombaient par centaines et plus encore.
      LAV 2 = HTLV IV = VIH 2 (variant + rare et + fréquent en Afrique de l’Ouest). Là aussi Pasteur a grillé les américains.

      La découverte du virus a permis d’élaborer les tests de diagnostic et dépistage puis bien longtemps après de viser les mécanismes de replication virale avec des médicaments spécifiques de la classe virale.

      1. L’autre papier historique (« LE » papier historique est celui dont j’ai donné le lien pour le pdf plus haut)
      Science. 1983 May 20;220(4599):865-7.
      Isolation of human T-cell leukemia virus in acquired immune deficiency syndrome (AIDS).
      Gallo RC, Sarin PS, Gelmann EP, Robert-Guroff M, Richardson E, Kalyanaraman VS, Mann D, Sidhu GD, Stahl RE, Zolla-Pazner S, Leibowitch J, Popovic M.
      Abstract
      Several isolates of a human type-C retrovirus belonging to one group, known as human T-cell leukemia virus (HTLV), have previously been obtained from patients with adult T-cell leukemia or lymphoma. The T-cell tropism of HTLV and its prevalence in the Caribbean basin prompted a search for it in patients with the epidemic T-cell immune deficiency disorder known as AIDS. Peripheral blood lymphocytes from one patient in the United States and two in France were cultured with T-cell growth factor (TCGF) an shown to express HTLV antigens. Virus from the U.S. patient was isolated and characterized and shown to be related to HTLV subgroup I. The virus was also transmitted into normal human T cells from umbilical cord blood of a newborn. Whether or not HTLV-I or other retroviruses of this family with T-cell tropism cause AIDS, it is possible that patients from whom the virus can be isolated can also transmit it to others. If the target cell of AIDS is the mature T cell as suspected, the methods used in these studies may prove useful for the long-term growth of these cells and for the identification of antigens specific for the etiological agent of AIDS.
      PMID: 6601823

      2.
      Ann Intern Med. 1985 Nov;103(5):679-89.
      A human T-lymphotropic retrovirus (HTLV-III) as the cause of the acquired immunodeficiency syndrome.
      Gallo RC, Wong-Staal F.
      Abstract
      Three human T-lymphotropic viruses have been isolated and characterized in the past 5 years. The ability to culture target cells with T-cell growth factor and sensitive detection systems for the virally encoded polymerase reverse transcriptase permitted isolation of HTLV-I, which is strongly linked to the cause of adult T-cell leukemia and associated with other lymphoid malignancies in endemic areas. The same techniques, using a permissive human tumor cell line, allowed the isolation and characterization of HTLV-III/lymphadenopathy-associated virus, which is implicated as the primary cause of the acquired immunodeficiency syndrome (AIDS). This virus shares some features with HTLV-I and HTLV-II, such as additional genes not found in most retroviruses. One gene codes for a transcriptional activator protein and may be a feature of a larger group of related retroviruses. The clear identification of the primary cause of AIDS has resulted in the development of specific immunologic reagents, preventive and therapeutic proposals, and comprehensive identification of the clinical diseases associated with this virus.
      PMID: 2996399

      3.
      Science. 1984 Oct 26;226(4673):449-51.
      HTLV-III in cells cultured from semen of two patients with AIDS.
      Zagury D, Bernard J, Leibowitch J, Safai B, Groopman JE, Feldman M, Sarngadharan MG, Gallo RC.
      Abstract
      Epidemiological results suggest that the etiological agent of the acquired immune deficiency syndrome (AIDS) is transmitted primarily through blood products, semen, and saliva. There is evidence that the human T-cell leukemia (lymphotropic) virus type III (HTLV-III) is this agent. HTLV-III has been isolated repeatedly from T cells obtained from peripheral blood or lymph node tissue of AIDS and pre-AIDS patients and of healthy people believed to have been exposed to the virus. In the present study, HTLV-III was detected in and isolated from T cells present in the seminal fluid of AIDS patients. Mononuclear cells from the semen of AIDS patients and normal individuals were cultured in the presence of T-cell growth factor (interleukin-2). After 6 to 8 days, HTLV-III antigens were transiently expressed by the cells from the AIDS patients but not by those from the normal individuals. When the mononuclear cells from the semen of AIDS patients were cocultured with a permissive human T-cell line, cell cultures were produced that expressed high levels of reverse transcriptase activity, showed retroviral particles by electron microscopy, and were positive for HTLV-III-specific antigens when tested by fixed-cell indirect immunofluorescence with the use of monoclonal antibodies to the p24 and p15 antigens of HTLV-III.
      PMID: 6208607

      5.
      Ann N Y Acad Sci. 1987;511:370-5.
      The origins of HIV-1 and HTLV-4/HIV-2.
      Kanki PJ1, Hopper JR, Essex M.
      Author information
      Abstract
      PIP:
      More sophisticated knowledge of the different strains of seemingly closely related retroviruses is essential to understanding acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) and developing a successful vaccine. Distinct exogenous human retroviruses include human immunodeficiency virus type 1 (HIV-1), the etiologic agent in AIDS; human T-lymphotropic virus type 1 (HTLV-1), which has been linked with adult T-cell leukemia/lymphoma; and HTLV-II, a virus closely linked to HTLV-I but not definitively implicated in human disease. Closely related to HIV-1 is simian T-lymphotropic virus type 3 (STLV-3 mac). 30-70% of over 1000 African green monkeys tested possess antibodies to STLV-3 proteins. Of interest is the contrasting pathogenicity of HTLV-3 in seropositive Asian macques and African green monkeys; the former always have clinical or pathological evidence of immunosuppressive disease, while the latter remain healthy. Given the apparent ability of African green monkeys to mount an effective immune response against infection with STLV-3, this retrovirus offers a model system for the study of AIDS pathogenesis. It was hypothesized that STLV-3 is a distant progenitor of the AIDS virus, and that HIV-1 may have originated in Africa through the chance transmission of a simian virus to humans. A 4th human T-lymphotropic retrovirus, isolated from healthy Senegalese prostitutes in 1985 and termed HTLV-4/HIV-2, has viral proteins similar to those of STLV-3 and HIV-1. Although HTLV-4/HIV-2 is prevalent among high risk groups in West Africa, it is not associated with immunosuppression; this suggests a unique species-specific pathogenicity similar to that in STLV-3.
      PMID: 2894192

      1.
      Princess Takamatsu Symp. 1984;15:319-31.
      Lymphadenopathy associated virus and its etiological role in AIDS.
      Montagnier L, Chermann JC, Barré-Sinoussi F, Klatzmann D, Wain-Hobson S, Alizon M, Clavel F, Brun-Vezinet F, Vilmer E, Rouzioux C, et al.
      Abstract
      Lymphadenopathy associated virus (LAV) is a novel human retrovirus first reported in 1983. It was isolated from the lymph node lymphocytes of a French homosexual patient with generalized hyperplasic lymphadenopathy. Subsequently LAV was isolated from patients with frank acquired immune deficiency syndrome (AIDS) coming from all the different high-risk groups, while anti-LAV antibodies were detected equally in individuals from all « at-risk » groups. Such a profile is consistent with the virus being the major etiological agent of AIDS. Furthermore its biological properties, namely its cytopathic effect in vitro, its T4-cell tropism as well as the role of the T4 molecule in virus infection explain, at least in part, the pathophysiology of AIDS. The major core (gag) proteins are p18, p25, and p13 which are products of a Pr55 precursor. The major envelope (env) glycoprotein is unusually large (gp110) for a retrovirus and comparable to those of the lentiviruses. Recently the virus has been molecularly cloned. The genome is 9.2 kb long, longer than any other known replication competent retrovirus apart from the lentiviruses. The absence of molecular hybridization between cloned LAV and human T-cell leukemia/lymphoma virus (HTLV) genomes compounds the original and extensive differences noted between these viruses and demonstrates that LAV is a prototype of a new class of human retrovirus.
      PMID: 6100650

      2.
      Science. 1984 Oct 26;226(4673):453-6.
      Prevalence of antibodies to lymphadenopathy-associated retrovirus in African patients with AIDS.
      Brun-Vézinet F, Rouzioux C, Montagnier L, Chamaret S, Gruest J, Barré-Sinoussi F, Geroldi D, Chermann JC, McCormick J, Mitchell S, et al.
      Abstract
      The presence of antibodies to lymphadenopathy-associated retrovirus (LAV) was determined by a radioimmunoprecipitation assay and by an enzyme-linked immunosorbent solid assay of sera from Zairian patients with the acquired immune deficiency syndrome (AIDS) in 1983. Thirty-five of 37 patients (94 percent) and 32 of 36 patients (88 percent), respectively, were seropositive by the two tests. In a control group of 26 patients, six (23 percent) showed positive results in these tests. Of these six control patients, five had clinically demonstrable infectious diseases and a low ratio of T4 to T8 lymphocytes. In addition, sera collected from a control group of Zairian mothers in 1980 were positive for LAV in 5 of 100 cases. Other serologic data suggest that LAV was present as early as 1977 in Zaire.

      PMID: 6238406
      [Indexed for MEDLINE]
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      MeSH terms, Substance
      Select item 2983130
      3.
      JAMA. 1985 Mar 22-29;253(12):1737-9.
      Isolation of lymphadenopathy-associated virus (LAV) and detection of LAV antibodies from US patients with AIDS.
      Barré-Sinoussi F, Mathur-Wagh U, Rey F, Brun-Vezinet F, Yancovitz SR, Rouzioux C, Montagnier L, Mildvan D, Chermann JC.
      Abstract
      A human retrovirus was isolated from the peripheral blood of three American patients newly diagnosed with the acquired immunodeficiency syndrome (AIDS). In each case the major core viral protein (p25) was shown to be antigenically identical to that of the prototype lymphadenopathy-associated virus (LAV). Two of the viral isolates were derived from intravenous narcotics abusers, the first demonstration of LAV isolation from this risk group. Antibody to LAV was detected by an IgG enzyme-linked immunosorbent assay in the serum samples of these and 14 additional American patients with AIDS and in none of 12 hospital worker controls. These findings provide support for the etiologic association of LAV and AIDS.
      PMID: 2983130

      4.
      Lancet. 1984 Jun 30;1(8392):1438-40.
      Seroepidemiological studies of human T-lymphotropic retrovirus type III in acquired immunodeficiency syndrome.
      Safai B, Sarngadharan MG, Groopman JE, Arnett K, Popovic M, Sliski A, Schüpbach J, Gallo RC.
      Abstract
      In a double-blind study, sera of 34 patients with acquired immunodeficiency syndrome (AIDS), 19 patients with lymphadenopathy syndrome, and 14 homosexual men with an increased risk of AIDS were screened for antibodies to proteins of the novel human T-lymphotropic retrovirus (leukaemia virus), HTLV-III, recently isolated from cultured T cells of AIDS patients. On a combination of a convenient and rapid enzyme-linked immunosorbent assay and a more sensitive electroblot (Western) assay, 100% of the AIDS sera were scored positive. Similarly, 84% of the lymphadenopathy patients were found to have serum antibodies to HTLV-III. A lower, but significant, proportion (21%) of healthy homosexual men with an increased risk of AIDS were also positive. No heterosexual controls, including those with heterophile antibodies during the course of infectious mononucleosis and patients with T-cell or B-cell lymphoma, had antibodies to HTLV-III. The results strongly indicate that the antibodies to HTLV-III are diagnostic of AIDS or indicate significant risk of the disease, and suggest that HTLV-III is the primary cause of human AIDS.
      PMID: 6145881

      5.
      Science. 1986 Jul 18;233(4761):343-6.
      Isolation of a new human retrovirus from West African patients with AIDS.
      Clavel F, Guétard D, Brun-Vézinet F, Chamaret S, Rey MA, Santos-Ferreira MO, Laurent AG, Dauguet C, Katlama C, Rouzioux C, et al.
      Abstract
      The etiological agent of AIDS, LAV/HTLV-III, is common in Central Africa but is not endemic in other areas of that continent. A novel human retrovirus, distinct from LAV/HTLV-III, has now been isolated from two AIDS patients from West Africa. Partial characterization of this virus revealed that it has biological and morphological properties very similar to LAV but that it differs in some of its antigenic components. Although the core antigens may share some common epitopes, the West African AIDS retrovirus and LAV differ substantially in their envelope glycoproteins. The envelope antigen of the West African virus can be recognized by serum from a macaque with simian AIDS infected by the simian retrovirus termed STLV-IIImac, suggesting that the West African AIDS virus may be more closely related to this simian virus than to LAV. Hybridization experiments with LAV subgenomic probes further established that this new retrovirus, here referred to as LAV-II, is distantly related to LAV and distinct from STLV-IIImac.
      PMID: 2425430

      6.
      C R Acad Sci III. 1986;302(13):485-8.
      [LAV type II: a second retrovirus associated with AIDS in West Africa].
      [Article in French]
      Clavel F, Brun-Vézinet F, Guétard D, Chamaret S, Laurent A, Rouzioux C, Rey M, Katlama C, Rey F, Champelinaud JL, et al.
      Abstract
      A second retrovirus, named LAV-II, has been isolated from two West-African patients with AIDS. By its genomic sequences and its proteins, this virus is different from the LAV-I/HTLV-III, isolated from U.S.A., Europe and Central Africa. It differs also from STLV-III, isolated from Rhesus Macaques with AIDS, but displays an antigenic relationship with the latter virus, at the level of its external envelope protein. The tropism of LAV-II for T4 lymphocytes and the induction of cytopathic effect in infected cells are similar to those of LAV-I.
      PMID: 3013382

      7.
      Bull Acad Natl Med. 1984 Jan-Feb;168(1-2):288-95.
      [Retroviruses and acquired immunodeficiency syndrome (AIDS)].
      [Article in French]
      Chermann JC, Barré F, Montagnier L.
      PMID: 6089976
      [Indexed for MEDLINE]
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      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : M. Barahj

        @ Barahj. chapeau doc. Ca c’est de la documentation et vous vous êtes transformé en « travailleur de nuit »! Gare au » burnes out » .

        Répondre
      2. Francoise
        En réponse à : M. Barahj

        @Barahj

        Oh, absolument formidable, Barahj…!
        LAV = Ligue anti-vaccinaliste = Lymphadenopathy associated virus ! … Aussi….!
        Ca, c’est des actes manqués comme je les aime,… à analyser en détails ;-) merveilleux ! #Humour.

        Et merci aussi pour le fou rire inextinguible à propos de l’écriture inclusive. Savez-vous que j’ai dû arrêter l’écriture inclusive que je n’utilise plus qu’anecdotiquement…? Et oui, parce que c’est apparemment un acte éminemment et ‘obligatoirement’ politique que de l’utiliser… et moi, ce n’était pas mon usage (je trouvais ça juste fort amusant à l’occasion). Et puis, par amalgames successifs et déshonneur par association successifs, j’étais prise trop souvent pour une personne végane (malheur!!) et parfois même pour une personne anti-vaccinaliste (idem). Paraît qu’il y a une corrélation positive entre utilisation de l’écriture inclusive et toussa. J’ai beau répéter que corrélation n’est pas causalité…. rien à faire, on me croyait définitivement végane et anti-vax… Moi qui suis la modération personnifiée et qui jamais ne tomberai dans de pareils excès! Et voilà, j’ai dû sacrifier mon usage ludique de l’écriture inclusive…

        Et merci aussi pour toutes les références nombreuses… et utiles… je survole seulement, mais c’est passionnant et je vous encourage vivement à ces partages : il faut lutter contre la désinformation partout et toujours, quelle qu’en soit la nature et l’expression.
        Mais ça prend tellement de temps et d’énergie :-(
        Merci infiniment à Vous.

        Répondre
      3. President de la ligue antivaccinale
        En réponse à : M. Barahj

        Ce serait une grosse perte de temps que de lire cette documentation
        Comment identifier un virus:
        -methode traditionnelle citée par De Harven:
        Appliquer des filtres successifs au milieu étudié
        Le virus est obtenu avec une filtre de 100 ou 120 nm
        _2e methode :ultracentrifugation sur colonne de sucrose
        Le retrovirus forme un bande spécifique
        Il doit être ensuite purifié ,puis photographié

        C’est la methode prise pour référence par l’institut Pasteur 10 ans avant l’apparition du SIDA

        Aucune étude au monde n’a identifié le Virus par ces methodes depuis 1983

        http://www.virusmyth.com/aids/hiv/edhjaps-fr.pdf

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article

          Merci beaucoup, Président !
          La référence que vous donnez « virusmyth » doit tous nous inciter à « repenser » avec gaité et sérénité la question HIV/SIDA…

          Dois-je humblement avouer que je n’ai aucune idée préconçue mais que j’adore ces « situations » envoutantes où tout soudain le sol semble s’éfriter sous mes pieds ?

          Je ne me prends pas pour Maldoror, Breton, Debord ou quelques autres aristocrates pomponnés (qui finalement eurent tous raison après avoir malmené la bourgeoisie conventionnelle bien-pensante) mais je subodore quelques divines surprises sous les pavés…

          Creusons, mes frères, mais soyons prêts aussi à reboucher nos trous sans laisser de trace : pas de peau de banane sur le GR5 !

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            Je ne sais pas, n’étant pas « bottier » ; mais ce que je constate en toute humilité c’est qu’en 2018, on discute encore des techniques permettant d’identifier les virus…
            C’est donc que nos grands « experts-bottiers » ne sont pas très sûrs de leurs techniques…
            Et si leur référence ultime serait une PCR, comme je crois le comprendre, alors cela signifierait qu’on « nous mène en bateau » depuis un moment, un peu comme La Céline et la Julie d’un célèbre film où je m’emmerdais fermement…

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            Je ne sais pas, n’étant pas « bottier » ; mais ce que je constate en toute humilité c’est que depuis 1991 (date de cet article « sans image » ; je n’ai pas confiance dans les images, sources des plus belles falsifications récentes des sciences de la vie en France…), on n’aurait pas fait beaucoup de progrès…

        2. Akira

          C est certain. Il vaut mieux un bon cherry picking qu’ une avalanche de documents qui vont dans le sens contraire de son propos.
          Tout ca pour aboutir à des hypothèses comme quoi les homos sont plus sujets au sida en raison du potentiel oxidatif de leur trou de balle.

          Répondre
        3. M. Barahj

          « Ce serait une grosse perte de temps que de lire cette documentation »

          Tant de bienveillance et d’esprit scientifique en une petite phrase.
          J’ai hésité à répondre.

          Donc ne perdez surtout pas votre temps à lire ce qui suit, j’essaie juste de remettre mes idées en ordre , en public parce que je suis un histrion.

          Ben non ils n’ont pas identifié le virus par ces méthodes, alors on n’a pas le droit d’en inventer d’autres? Adaptées au virus ?
          Françoise Barré, dans son recoin de Pasteur a-t-elle immédiatement pensé au profit personnel qu’elle pourrait tirer d’une honteuse fraude ? Ou s’est elle vautrée sur un artéfact comme les autres dans leurs différents labos (reproductibilité).
          Pourquoi pas , rien n’est à rejeter comme hypothèse.
          Mais on m’a appris petit une bouée de sauvetage : « si tu ne comprends pas les détails regarde si tout est cohérent ». Ca ne marche pas toujours ais bon.

          A propos de l’article de de Harven, donc.

          En préambule : il ME SEMBLE (désolé je ne fais pas un cours, ni un papier dans Science) selon mes très lointains SOUVENIRS, que le fait de ne pas voir le virus « dans le sang des malades » (facilement, façon staphylo sur boite de Petri) vient du fait :

          - que la virémie n’est pas libre (banc de virus dans le flux sanguin) mais essentiellement (uniquement ? ) véhiculée dans les cellules : monocytes et lymphocytes « CD4″ (dits « helper »), cibles (ou moins anthropomorphiquement ou avec moins de finalisme indû: hôtes) du virus.

          Le virus ne se promène pas avec ses petits mollets musclés et ses palmes dans le sang.
          Il est transmis (surtout ?), selon les croyances en cours qui reposent sur des arguments de marquage histologique avec des anticorps ou l’hybridation in situ (marquage des coupes tissulaires ou des cultures cellulaires en boite par appariement d’un acide nucléique avec celui du virus dans les tissus), de CELLULE A CELLULE .

          Il ne se transmet pas que dans le sang mais au sein des tissus via les macrophages infectés (ex-monocytes du sang résidents dans les tissus) et dans le cerveau les cellules dendritiques.

          - C’est aussi du fait que la biologie de ce virus fait qu’il s’intègre au génome (ADN) du la cellule hôte après y être entré et avoir utilisé la machinerie de la cellule pour fabriquer à partir de son ARN viral (ce virus est un virus à ARN et pas ADN) , l’enzyme reverse transcriptase qui permet de transcrire en un brin ADN l’ARN viral et grace aux enzymes intégrases qui coupent l’ADN hôte avec leurs petits bras musclés, il s’insère dans l’ADN de l’hôte.

          - On détecte donc des molécules, on identifie des récepteurs et comme souvent en biologie cellulaire et moléculaire , de par la fonction et les effets des substances recueillies, on DEDUIT des mécanismes.
          On n’a pas besoin de VOIR le virus pour déduire son existence d’autant que dans l’abondante et inutile documentation déjà indiquée hier il y a d’autres arguments concordants pour déduire l’existence de ce virus.
          Les virologues et biologistes moléculaires ont même trouvé des marqueurs génétiques prédictifs des résistances à certains anti-viraux. Sans doute un complot des fabricants.

          Mais on a un ensemble cohérent et bien plus cohérent que par exemple le cholestérol qui bouche les artères (à la truelle).

          Si vous voulez VOIR il y a des methodes zazou : la cryotomographie électronique:
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryotomographie_%C3%A9lectronique

          Elle permet de voir les choses (en les embellissant , c’est vrai) :
          The structural biology of HIV-1: mechanistic and therapeutic insights
          https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3588166/

          QUANT A La CRITIQUE DE LA REFERENCE QUE VOUS DONNEZ, elle est difficile et demandera / rait beaucoup beaucoup de temps et de recherche d’articles.

          NEANMOINS, je suis alerté par
          1- une façon d’argumenter, et
          2- un chapitre qui est plus facile à critiquer, celui des traitements, qui ne tient pas la route.
          3 – la transcriptase inverse de monsieur tout le monde (?!)

          Et c’est très différent de la façon de rédiger à contre-courant d’une idée dominante de par exemple (au hasard) de Lorgeril dans “Dites à votre médecin etc. Et Cholestérol , mensonges et propagande”.
          Lui argumente montre les tableaux et résultats qu’il critique , dépiaute et c’est convaincant.

          1- je note une forte utilisation de l’argument d’AUTORITE (non forcément vérifiable par ailleurs)

          « Parmi les signataires, on trouve deux lauréats du prix NOBEL, Walter Gilbert et Kary Mullis, ainsi que des chercheurs TRES QUALIFIES tels que etc… »

          Ah! Walter Gilbert et Kary Mullis:
          (selon wikipedia —pardon—
          « In his 1998 autobiography, MULLIS expressed disagreement with the scientific evidence supporting climate change and ozone depletion, the evidence that HIV causes AIDS, and asserted his belief in astrology. Mullis claims climate change and the HIV/AIDS connection are due to a conspiracy of environmentalists, government agencies and scientists attempting to preserve their careers and earn money, rather than scientific evidence”-
          Ouh – là -là !
          Si c’est vrai, et je n’ai pas vérifié son autobiographie je le concède, cette éminence est douteuse.

          Walter Gilbert lui, aurait changé d’avis et se serait ravisé devant l’effet des antirétroviraux. Mais le mail cité pourrait être un fake après tout : http://momentofscience.blogspot.com/2006/07/well-someone-has-to-do-it.html

          “Un épidémiologiste de renommée mondiale, Gordon T. Stewart”
          Encore une fois argument d’autorité , comme on le reproche à ceux qui tirent argument du consensus scientifique sur le VIH et le sida (oui je sais que le consensus se met de temps en temps le doigt dans l’oeil)

          2- Le chapitre “3) La PRETENDUE EFFICACITE des médicaments antirétroviraux (ARV). “

          Là on fait diversion: on parle des effets secondaires des traitements qui tuent. C’est vrai il y a des effets secondaires.

          Ce n’est pas la question posée. Diversion. Noyage de poisson.

          La question est de savoir si ils marchent (survie).

          Ces traitements marchent au point qu’il n’y a quasiment plus plus de patients mourant du SIDA dans les services de maladies infectieuses et de médecine interne.

          Une fois encore on est dans le branche sciée based medicine on n’a quasiment pas besoin des essais en aveugle qui pourtant ont été faits et que MDL ira vérifier peut-être mais en a-t-il le temps ce n’est pas son sujet de prédilection.

          Il est dit, basé sur la référence 55 “Les espoirs que l’AZT puisse avoir un effet préventif se sont effondrés à la suite des résultats du projet « Concorde » montrant que la mortalité des patients traités par l’AZT était de 25% supérieure à celle observée dans le groupe témoin non traité d’individus séropositifs asymptomatiques”.

          Problème: la référence 55 ne dit pas ça du tout.

          D’une part il n’y a pas de groupe non traité témoin.
          Il s’agit de traiter 2 groupes un précocement l’autre plus tardivement: pas de différence de survie.

          Il n’y a pas de différence de survie entre les 2 groupes.

          Il s’agit d’une monothérapie. Avec le premier , l’ancêtre, des ARV.

          Je ne vois pas d’où vient le chiffre cité par l’auteur. En fait si je vois , il ne tient pas compte des décès par overdose, suicide accident de route , inhalation bronchique de vomi, cancer.

          Et il n’y a pas de malade sous placebo. Il considère sans doute que les malades traités tard sont assimilables à des malades sous placebo. Pas bien acceptable comme raisonnement je trouve…

          Ensuite l’auteur nous dit que la preuve que les antiviraux ne marche pas c’est qu’il n’y a pas de guérison.

          Hé non , y’en a pas et personne n’a clamé qu’il y en aurait vu la persistence établie du virus dans des sanctuaires inaccessibles (macrophages, cellules dendritiques du cerveau cellules immunitaires digestives etc.)

          Ils se contentent d’empêcher la progression du virus en mettant à zéro ou très bas la charge virale estimée par la mesure du RNA viral du sang.
          Si on arrête le traitement ça repart. Ha ha ha tout bénéfice pour les Labos alors ! On peut choisir de le voir comme ça.

          Mais la survie est plongée de façon spectaculaire, au pris d’effets secondaires fréquents et de prises médicamenteuses contraignantes.

          La dernière partie de l’argumentation sur l’effet Lazare est un voyage de poisson.

          L’auteur ne refute même pas l’amélioration de la survie il ne la cite pas, il fait une digression nuageuse sur le cas de malades très graves.

          
L’auteur ne parle pas de la prévention de la transmission VETICALE mère-foetus l’AZT ou zidovudine a fait la preuve d’une efficacité nette (moitié moins de transmissions en risque relatif) et insuffisante aussi bien sûr.

          Mais c’était il y a longtemps avec un médicament un peu “primitif » et de nos jours : https://cns.sante.fr/wp-content/uploads/2017/11/experts-vih_grossesse.pdf :

          “Grâce notamment aux traitements ARV, le taux de TME du VIH-1 en France métropolitaine est passé à 0,3 % sur la période 2010-2015 (contre 15-20 % en l’absence de traitement).”
          On dira peut -être que c’est que la maladie a changé que le virus qui n’existe pas ou ne cause rien a muté ?

          Bref ce chapitre montre un manque de sérieux pour une article médical.

          3- La transcriptase inverse ça prouve rien
          De Harven noie encore le pauvre poisson en disant qu’il y a des rétrovirus « endogènes » c’est vrai (on est plein d’aliens, horrible), et que on trouve de la transcriptase inverse partout.
          Je ne sais pas si c’est aussi vrai, mais il se trouve que cette activité transcriptase inverse dans les cultures de cellules de malades du sida ou HIV séropositifs, elle s’associe à des protéines nouvelles qui n’étaient pas connues avant le sida (comme on voit à la José -Maria en un ciel ignoré monter du fond de l’océan des étoiles nouvelles) et elles correspondent à un virus nouveau , hypothèse la plus simple.

          Il faudrait lire et réfuter point par point le reste mais c’est du temps ça.

          Mais j’espère que vous ne vous êtres pas emmerdés à me lire c’est inutile , on vous l’a dit et répété, c’est du conformisme.
          Et pardon pour le ton léger mais cette discussion comme la péremptoiritude m’attristent et j’essaie de compenser.

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : M. Barahj

            « Ça prend du temps », certes, mais au nom de tous le visiteurs de ce Blog je vous remercie…
            Beaux efforts !

            Mais une indication : tout peut (doit) se discuter toujours et sans arrière-pensée… Il n’y a que des Ministres « pomponnés » pour oser nous dire que « ça ne se discute pas » ou « la récréation est terminée » ; d’accord c’était à propos de vaccins… Autre sujet, autres mœurs…

          2. M. Barahj
            En réponse à : M. Barahj

            MDL , vous dites  » tout peut (doit) se discuter toujours et sans arrière-pensée… » bien sûr , c’est le fondement du discours scientifique, pas celui sur le quel on s’assoit.
            Mais l’auteur de ce pdf (de Harven) ne le fait pas correctement (mon humble avis), ce n’est pas une écriture honnête . C’est du travail d’avocat (pour rester poli) , pas de scientifique.

          3. M. Barahj
            En réponse à : M. Barahj

            « Cher ami,
            Si nous n’écoutons que les vrais scientifiques honnêtes, intelligents et indépendants, il reste quoi ? »

            Il reste les « Rari nantes in gurgite vasto » disait (joliment) un chantre de la colonisation de la Méditerranée. ( signification dérivée de la description sublime d’un naufrage: https://goo.gl/AEK2Kt )

            Assez, quand même.
            Mais faux problème car il faut lire les mauvais pour se rendre compte qu’il ne faut pas trop les lire.

    3. Dupré Patrick
      En réponse à : alain

      Voici une vidéo que j’ai trouvé sur la fiabilité des tests Élisa et Western blot. C’est exactement la mème chose pour Lyme. J’ai plusieurs témoignages dans les groupes Lyme de Facebook de personnes qui avaient des tests négatifs réalisés par les deux et qui en fin de compte avaient lyme.https://youtu.be/EBFPy1DJsCo, À lire les commentaires sur cette vidéo, http://www.sidasante.com/journal/joudjam.htm, https://youtu.be/AJ6M1Q-6Xy0

      Répondre
  5. Ricom'Art

    C’est curieux cet argument du Président de la LAVE qui dit que comme nous ne l’avons pas vu le VIH n’existe pas ! Bon mon propos, une fois de plus – que le Grand Bar Hadj me pardonne – n’est pas scientifique. Que cela soit en droit comme en cinéma, il n’y a pas de preuve par l’image. Tout au plus un indice qui nous permettra d’échafauder quelques théories.
    L’idée du Mikros-Bios apparait bien avant l’outil qui permettra de l’observé et quand Albert se met à délirer sur les trous noirs personne n’y comprend rien avant que nous pensions en avoir peut être photographié quelques-uns. De la même manière nous savons photographier des mirages, ceux-ci n’existant pas autrement que sous forme de réflexion des photons sur nos magnifiques nuages. En politique aussi on aime bien utiliser les photos de quelques mirages pour convaincre des bonnes raisons d’une guerre, en Irak par exemple. L’image n’est pas une preuve, c’est une représentation dont nous connaissons toutes les possibilités de manipulation et d’artefact.
    Alors s’il plait au Président-Laveur d’affirmer que l’image est une preuve, il me plait aussi de lui dire que de ce point de vue, au moins, il est dans l’erreur.
    Bonne chasse photographique.

    Répondre
    1. M. Barahj
      En réponse à : Ricom'Art

      Les trous noirs , belle métaphore.

      L’ADN non plus n’a pas été photographié par Watson et Crick il me semble.
      La rotation de la terre non plus n’a pas été filmée par GG .

      La beauté de cette recherche en biologie cellulaire et moléculaire c’est le nombre de mécanisme trouvés, déduits d’expériences purement chimiques, mais évoluée.

      Mais cette recherche aussi est sujette à la fraude , pression terrible du « publish or perish ».

      A part ça pas fait le Hadj, le ferai pas (faudrait croire).
      En plus on attrape des virus couronnés là bas (MERS) d’origine camélidée. On n’a pas encore le vaccin !

      Répondre
  6. reliquet

    Je viens de tomber sur un vieux papier de l’ACC présenté en 2015, les bras m’en tombent!

    Le gars que je ne connais pas, un américain du nom de May, a voulu savoir si donner un antidépresseur et une statine aux coronariens dépressifs après accident vasculaire apporterait un effet cumulatif sur l’espérance de vie et bien pas du tout c’est pile le contraire et cerise sur le gâteau, c’est la statine qui dérange dans l’association des deux!

    « Les résultats montrent ainsi que chez un patient atteint de dépression modérée à sévère, le traitement antidépresseur est beaucoup plus efficace que la statine sur le plan de la prévention cardiovasculaire. Ils suggèrent même que l’ajout d’une statine au traitement antidépresseur pourrait nuire à l’efficacité de celui-ci. Ils ne permettent évidemment pas d’affirmer qu’il faudrait éviter la co-prescription d’une statine à un patient déprimé. Mais ils montrent au moins que chez ce type de patient, la prévention cardiovasculaire passe d’abord par le traitement de la dépression. »

    Pas très couillue, comme conclusion, manifestement le Dr May compte encore quelques statinopliles dans ses relations. Naturellement pas un mot sur l’éventuel effet directement dépresseur des statines, ce serait aller trop loin…

    May HT, Bair T, Reiss-Brennan B, et coll. The association of antidepressant and statin use to future death and incident cardiovascular disease varies by depression severity. Congrès de l’American College of Cardiology 2015. Scientific Sessions. San Diego, 15 mars 2015. Abstract 1178-111

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : reliquet

      Merci.
      Intéressant !
      Mais ils ont mis beaucoup de temps à publier leur merveille [Psychol Health Med. 2017 Sep;22(8):919-931] et, comme je disais au Président, ce type d’étude peut faire plaisir (peut-être) mais est ouverte à tellement de biais possibles…
      Soyons prospectif, tirage au sort, double aveugle… Et même dans ces cas, il faut être prudent…

      Répondre
      1. Jean-Marc REHBY
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Et bé vous connaissez pas la dernière un brillant cardiologue à un de mes patients qui refusait de prendre des statines qui lui donnait des douleurs musculaires terribles, déclare hardiment vous aez prendre de l’EZETROL c’est beaucoup plus efficace et sans effet secondaires ni inconvénients.
        Comme dit Reliquet les bras m’en sont tombés !!

        Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : julien

      Très intéressant ; mais le deux articles du JCI posent aussi deux problèmes :
      1- est-ce que la physiologie d’un astronaute est superposable à celle des terriens ?
      2- nous savons qu’une personne physiologiquement normale (jeune et en bonne santé pour faire court) gère le sodium alimentaire très bien qu’il y en ait trop ou pas assez…

      Pour nous médecins, le problème commence quand nos patients, pour une raison ou une autre (notamment en prenant de l’âge), ne « savent plus gérer » leur sodium alimentaire…

      Répondre
  7. Inoxydable

    Pour en revenir aux statines et le Zona, j’ai trouvé cette étude qui corhobore celle que vous avez cité :
    Statin use and the risk of herpes zoster: …
    onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/bjd.14815/full
    Statin use and the risk of herpes zoster: a nested case–control study using primary care data from the U.K. Clinical Research Practice Datalink.

    Répondre
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