Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 

Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.

Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.

C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.

Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.

Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !

Nous sommes donc dans le « petit monde » prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !

Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !

Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !

C’est quoi ça, Bon Dieu ?

Définition : zèle déployé pour répandre une religion !

Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…

Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !

Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !

Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique...] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle « échappe à la simple raison » dit-il.

Effectivement !

Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…

 

 

 

 

 

 

 

396 réflexions au sujet de « Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit ! »

  1. aubepine

    @Phil

    La désinvolture dissimule, parfois, pas mal d’inquiétude! …
    Fou du Roi! ce n’est pas mal, bien trouvé!
    heureusement vous semblez apprécier ces petites « incartades » — notre Maître aussi, c’est rassurant! —
    qui peuvent être assimilées à la respiration de ce blog!
    refus de s’y adonner : c’est l’asphyxie !
    Sympathiquement vôtre.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : aubepine

      Je ne sais pas quoi dire ; par rapport à l’ancien temps (les mouroirs départementaux), je trouve qu’on a fait des progrès ; certains EHPAD ressemblent à des palais ; pas tous sans doute…

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pour avoir été témoin de deux EHPAD : Tous sont pareils . Tant qu’on a de l’argent ( lire « L’or Gris) et que nos vieux on à peu près leur tête, , ils sont encore considérés, mais dès qu’ils la perdent, ils sont traités comme ne devraient même pas l’être des animaux. Et si, comme il est dit dans le clip, vous vous intéressez à eux, vous venez tous les jours pour suppléer les insuffisances des personnels : Gare à vous, les Directions font de sorte pour vous empêcher vous prétexte que vous dérangez le personnel, quant au médecin attaché à l’EHPAD, il est aveugle et sourd… et prescripteur. vous expliquerai un jour de vive voix.
        En ce temps de l’avent, je préfère ne pas trop ruminer… Dieu me garde de finir dans une de ces maisons d’indignité!

        1. phil
          En réponse à : Inoxydable

          j’ai vécu exactement ça en effet, la réalité est tragique, c’est que la nature n’a pas prévu la survie des « épaves ». Dans la nature les épaves meurent vite, d’abord mangées par les prédateurs, avant de l’être par les bactéries… Le cas humain est spécifique, et les progrès de la médecine ( faut-il dire hélas ? ) ont créé une nouvelle tranche d’âge : le 4ème !

          Mais que faire d’une personne 100% incontinente, qui ne répond à presque aucun stimulus et à qui il faut donner à manger à la cuiller ? Cette « clientèle » est en train de se démultiplier, et c’est l’or gris en effet. Ici le personnel devient fou (qui a envie de changer 1 vieillard 4 fois par jour ? ) et l’humanisme est impossible. En dehors de votre famille (qui ne peut plus vous garder à la maison), il n’y aura personne pour vous prendre en pitié

          1. aubepine
            En réponse à : phil

            @inox
            C’est pour cela qu’il nous faut vivre le moment présent, bienveillant le plus possible …
            « Ici et maintenant »

          2. Minoque
            En réponse à : phil

            De fréquenter l’Ephad même le plus « luxueux » laisse des traces, entre les situations tragiques ou grotesques, INDELEBILES pour les plus sensibles d’entre nous !

  2. Emilio

    Hors-sujet absolu (au 355eme commentaire on a le droit)

    C’est de l’humour. La blonde est pleine de grâce et d’élégance…

    Par contre, à partir de 2′ son histoire part complètement en vrille … pour notre plus grand bonheur.

    1. phil
      En réponse à : aubepine

      bravo aubépine, le « populaire » n’est pas ringard, chez les intellos on n’aime pas djonnhy, mais c’est des cons les intellos…

      1. aubepine
        En réponse à : phil

        Ne me demandez pas pourquoi ….
        D’abord : ma génération ….
        Et puis, « le coeur a ses raisons …. »

    2. Minoque
      En réponse à : aubepine

      Merci Aubépine de la diversité distrayante que vous nous postez ! Entre lire, voir et entendre Il est très agréable d’être HS !

      Il a chanté ça aussi !

  3. Girard Marc

    Esquiver, avec une apparente longanimité, la signification de mes constats derrière un manque de « bienveillance » désolant, mais anodin (il aboie, mais ne mord pas), c’est simplement les occulter. Ce qui a permis jusque récemment de fantasmer une convergence d’engagement avec, par exemple, Irène Frachon, quand je n’ai pris la plume contre elle que pour montrer qu’après la mystification H1N1 (dont je me permets de rappeler que je l’ai dénoncée dès le printemps 2009: les « lanceurs d’alerte » étaient encore en hibernation…), elle permettait de détourner l’attention du principal scandale qui se tramait: l’élargissement des obligations vaccinales.

    Si c’est être malveillant de s’interroger sur une « contestation » qui dissimule l’essentiel tout en parvenant à réunir les pires crapules de l’ANSM, les responsables de l’industrie pharmaceutique, les opportunistes de tout poil, la presse – j’en passe (dont les promoteurs de la ciclosporine post-mortem) -, je suis fier d’être malveillant.

    Et j’ai bien l’intention de continuer…

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Girard Marc

      La bienveillance de mon point de vue s’adresse aussi à ceux qui, lanceurs d’alerte ou autres, maladroits ou adroits, essaient…
      On peut ne pas être bienveillants, d’une certaine manière, sans être malveillants pour autant…
      De mon point de vue de « Bhagavadgitiste« , il faut de tout pour faire un monde ; et à la fin, arrive ce qui devait arriver…
      J’ai la faiblesse de penser que nous sommes tous un peu utiles, même les pires crétins des Ministères (cela dit en route bienveillance), pour accélérer la maturation du processus qui, de toute façon nous échappe, pauvres de nous !
      Reste ce que tu es, personne hautement respectable, et j’adore ta mauvaise humeur de grincheux ; et moi, je reste ce que je suis, sans illusion sur ce qui nous attend !
      Bon vent, matelot, et sache que je lis tes analyses avec la plus grande attention sans forcément tout partager ; la biodiversité est notre richesse !

    2. MT
      En réponse à : Girard Marc

      Je suis contente que Marc Girard vienne s’exprimer sur ce forum alors je vais quand même venir mettre mon grain de sel…
      D’abord, j’apprécie particulièrement les écrits de MG même si je ne suis pas d’accord sur tout.
      La forme est un peu spéciale mais je m’en accommode.
      Cette histoire de bienveillance est assez drôle.
      Il me semble évident que personne ici ne pense que les intentions réelles de MG sont « malveillantes ».
      Dénoncer cette scandaleuse loi d’élargissement de l’obligation vaccinale est bien évidemment « bienveillante »…
      Ce qui nous interroge un peu tous il me semble (ou alors je ne parle que pour moi), c’est cette façon de mettre presque tout le monde dans le même sac.
      En particulier, puisque c’est bien cet article paru dans Nexus qui a allumé la mèche, les gens de l’AIMSIB, Reliquet, Georget, Guennebaud…qui sont tout sauf des opportunistes avides de rentrer dans le grand club médiatique des lanceurs d’alerte (ou alors j’ai rien compris?).
      Critiquer l’article paru dans Nexus, pourquoi pas.
      Mais pour le reste, ces gens sont bien intentionnés, ils réfléchissent sainement, travaillent, font ce qu’ils peuvent avec leurs petits moyens, pourquoi tant d’acharnement?

      1. Emilio
        En réponse à : MT

        J’en ai déjà parlé, il y a 2 articles de Marc qui sont à la base de sa réflexion et de sa critique. L’article La France s’indigne présente les « invariants » des scandales contemporains et l’article sur les « preuves à l’épreuve de la science » présentent les « critères intrinsèques de crédibilité » de l’expertise.

        Si l’on a pas lu ces 2 articles, on a quelques difficultés à identifier le fond de son propos, qui est une critique radicale du système, dans lequel on se débat sans parvenir à trouver la sortie. Marc met en lumière la manière dont les personnes se font instrumentaliser pour permettre au système de se perpétuer.

        Certains de ses articles m’ont littéralement bouleversé… Il a répondu présent lorsque les nourrissons ont été menacé. Il a annoncé ce qui est en train de se produire au sujet des obligations vaccinales. Lorsque les gens se sont égarés sur des débats sans intérêt il a voulu recentrer la critique sur le seul sujet qui (je parle pour moi) m’a complètement paniqué = la menace d’élargissement des obligations vaccinales. Il a identifié la nature de la violence à l’oeuvre derrière l’idée de rendre obligatoire un traitement médical.

        La France s’indigne….

        http://www.rolandsimion.org/spip.php?article208

        La preuve à l’épreuve de la science – Partie II (lire le pdf au bas de l’article)

        http://www.rolandsimion.org/spip.php?article154

    3. souris7
      En réponse à : Girard Marc

      Un manque de bienveillance n’est pas de la malveillance. Concernant le DTpolio, notre ministre de la santé répète inlassablement que pour redonner confiance, il faut rendre obligatoire les autres vaccins. Son raisonnement est le suivant: personne ou presque ne remet en cause le DTpolio, car il est obligatoire et les gens ont confiance, donc il faut généraliser. Si l’utilité du DTpolio est remise en cause, tout l’édifice s’écroule et le brasier avec.
      Je dis donc bravo aux auteurs de l’article .Il faut toujours des pionniers.
      Rien n’empêche, par ailleurs de continuer à dénoncer cette loi d’une violence hallucinante!
      Quant au Dr Frachon,pour ceux qui ne comprennent pas sa position, lisez son livre(vous pouvez sauter les passages sur ce qu’elle boit) ou procurez- vous son film: « La fille de Brest ». Vous aurez un petit aperçu du cynisme , des pressions et des menaces qu’exercent les grands groupes, tout en continuant d’agir en toute impunité. On utilise effectivement ce scandale et on a changé le nom de l’agence du médicament et quelques têtes pour dire: » Voyez, tout est clean maintenant et sous contrôle.
      Mais de qui? Et qui est dupe?
      Croyez-vous vraiment que sans ce scandale, la loi sur l’obligation vaccinale ne serait pas passée?
      Pour reprendre une métaphore du film, je pense qu’après s’être tant débattue pour sortir la tête de l’eau, elle n’a pas voulu être renvoyée dans les bas fonds. Qui peut lui en vouloir?
      On regrette bien sûr qu’elle ne soit pas avec nous dans le combat contre les statines et l’obligation vaccinale, mais vous semblez oublier ce qu’il en coûte à ceux qui la ramènent un peu trop, surtout s’ils sont brillants et influents.(Cela ne s’adresse évidemment pas à Marc Girard qui est bien placé pour savoir)
      « Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis » dites-vous. A mon avis, ils valent tout de même beaucoup mieux.
      Gardez vos griffes acérées Monsieur pour les méprisants, les méprisables et les puissants. Permettez-moi de rêver en pensant que vous allez peut-être lire ces lignes, sans chercher à me démonter pour mon arrogance. Ce serait si facile et j’en serais vraiment désolée, car nous avons besoin d’experts comme vous.

        1. souris7
          En réponse à : MT

          Bon sang! J’ai raté la ciclosporine. C’était il y a 32 ans et on s’en sert encore pour discréditer l’auteur d’une vidéo que je vous recommande: cholestérol, molécule de vie.
          Elle n’est pas récente, mais à revoir pour les sceptiques.
          https://www.youtube.com/watch?v=kEa9izK2xo4

          Il faut effectivement saluer votre courage. Nous, à part passer pour des exaltés, voire des illuminés ne risquons pas grand chose. Merci de continuer.

  4. Emilio

    La définition du mot bienveillant renvoyée par Google est la suivante :

    « La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui »

    Ça me semble évident que Marc est bienveillant. Il est allé jusqu’à se mettre personnellement en danger pour NOUS défendre.

    « L’affaire mediator » était un alibi au système pour ne JAMAIS faire le bilan de la campagne de vaccination H1N1 de 2009. Je ne vois pas en quoi le fait d’affirmer celà rend malveillant…

    Je gère le compte AIMSIB sur Diaspora* et Mastodon j’ai fréquemment repartagé les articles de Marc, mais aussi de docteurdu16, de MdL (évidemment) et du site aimsib.org (notamment les derniers articles de notre ami Reliquet).

    https://framasphere.org/u/aimsibnews

    Il y a des gens qui nous suivent attentivement sur ce réseau social …

    Bref, Marc s’est personnellement engagé pour NOUS défendre, il est clairement bienveillant.

    Émission « là bas si J’y suis » (avancer à 20’45″, celui qui réalise l’interview est François Ruffin).

    http://media.la-bas.org/mp3/091123/091123.mp3

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Emilio

      Je diverge à propos du Mediator : beaucoup ont compris à ce moment-là qu’on leur mentait…
      Ça aide à ouvrir les yeux pour le reste…
      Peut-être qu’en l’absence d’un petit scandale Mediator, la loi sur les vaccins obligatoires serait passée comme une lettre à la Poste…
      Peut-être pas !

  5. aubepine

    J’ose vous livrer cette analyse qui peut, chez certains, provoquer des réminiscences …
    C’est mon cas, il faut pourtant regarder devant… forts d’une expérience acquise !

    698 – CONFLITS DE GENERATION
    par Yves Ponroy

    J’ai récemment réalisé que lorsque l’on devient grands-parents, l’on se trouve généralement à la charnière de 5 générations. Nous avons connu nos parents et grands-parents, nous connaissons notre propre génération, puis celles de nos enfants et petits enfants. Nous sommes donc au centre de plus d’un siècle d’histoire familiale et sociétale!

    Les grands-parents nous ont bercés avec leurs récits des drames de la première guerre et ses conséquences sur la vie des hommes et femmes de leur génération. Ils nous ont parlé du temps de la lampe à pétrole et des premières voitures. Souvent, ils ont connu la vie rurale, les durs travaux des champs, les familles nombreuses, le travail essentiellement manuel, la vie animée au village, intense et fraternelle. Ils ont été éduqués par les deux piliers qu’étaient l’instituteur et le curé, l’école obligatoire et la religion. Ils étaient travailleurs, patriotes, religieux et dévoués. Sur les photos on les voit sévères et fiers d’eux-mêmes, sans arrogance. Ils ont été pour nous des maîtres car ils ont traversé deux guerres sans courber l’échine.

    Nos parents ont hérité de ces valeurs et auraient pu les perpétuer, mais la deuxième guerre a de nouveau tout bousculé et rebattu les cartes. Ce sont les enfants du Front Populaire. Ils ont connu le déshonneur de l’occupation, l’humiliation de la défaite, les souffrances du rationnement. Sous l’effet de la mécanisation, ils quittèrent leur village et les travaux des champs pour un travail à la chaine déshumanisant dans des villes froides et austères, coupés des liens qui faisaient leur joie et leur richesse. Ils perdirent leur liberté en même temps qu’ils devinrent marxistes. Néanmoins, l’avortement était encore un crime et l’accouchement hors mariage un déshonneur ! Ceux qui avaient poussé les études au-delà de 14 ans devinrent des cols blancs que l’on repérait en regardant leurs mains, blanches elles aussi. Puis, ils ont travaillé à reconstruire ce que deux générations avaient détruit, avec un acharnement méthodique, entêté et aveugle.

    Notre génération fut bénie entre toute parce qu’elle ne connut pas la guerre, sauf par ouï-dire. Elle était ambitieuse, enthousiaste et travailleuse, animée du sentiment profond que s’ouvrait une ère nouvelle où tout restait à faire. Les villages continuèrent de se vider et devinrent des déserts peuplés de vieillards. Les usines et les banlieues sortirent de terre, le confort s’améliora et l’on devint exigeant. Il fallut des week-ends, des loisirs, des vacances à la mer et à la montagne. Le soir, devant la télévision, toute la nation devint égoïste et bourgeoise. La pensée scientifique commença à supplanter la pensée religieuse. La pilule mit fin aux familles nombreuses et le divorce rendit l’amour éphémère. Les rivières et nos campagnes furent polluées par une agriculture industrielle qui rendit nos jardins potagers inutiles et dérisoires, supplantés par les supermarchés. Nous sommes la génération qui a vécu 68, l’année où, dans le monde, tout a définitivement basculé !

    Puis vint la génération de nos enfants, la génération Y, celle de la fin du siècle, celle qui envoya promener les convenances, les interdits et les tabous. Pour eux, toute convention était un carcan, un obstacle à la liberté. La première des libertés fut la liberté sexuelle, sans procréation. Les liaisons devinrent moins stables, plus éphémères, sans contrat, sans engagement. Ils sont plus éduqués que leurs parents et pensent donc ne plus avoir besoin de conseils. Ils changent de travail aussi facilement que de conjoint. C’est l’époque de l’apogée du féminisme, de la revendication des femmes pour l’égalité. Les hommes ne veulent plus faire la guerre ou mourir pour des idées, ils font désormais la cuisine et le ménage, dans une famille réduite souvent à sa plus simple expression. Ils sont dorénavant plus intéressés par les nouvelles technologies que par les joutes politiques ou les cérémonies religieuses. Hédonistes et apôtres du carpe diem, ils sont vulnérables et fragiles, souvent au bord du « burn-out », en manque de sens, ne sachant pourquoi ils travaillent.

    3258c03b.generation-informatique_1

    Les petits enfants ouvrent l’ère d’une vie qu’ils croient faciles, l’ère de l’enfant-roi. Le confort, les vacances, les loisirs, l’argent, sont pour eux des évidences. Leurs parents sacrifient tout pour eux et ils ne veulent surtout pas les contrarier avec trop d’exigences. Ils sont élevés dans l’excès de sucre et de calories. Cette génération Z va se trouver confronter à des défis immenses et risque de manquer de goût pour l’effort afin de les affronter. Ils sont de plain-pied dans le digital, les jeux vidéo, l’intelligence artificielle et les robots, qui vont demander un haut niveau d’exigence. Ceux qui n’auront pas fait des études longues et très spécialisées risquent de se retrouver sur le bord du chemin. Autant dire que l’avis des grands-parents est devenu de peu de poids pour les aider à inventer le futur. On parle déjà pour eux du « revenu universel de base » qui sonne à nos oreilles comme une insulte et un déshonneur mais qui demain, sans doute, permettra à la moitié d’entre eux de survivre ! Il leur faudra donc trouver eux mêmes des raisons de vivre

    Les grands-parents d’aujourd’hui se retrouvent à mi-chemin entre ces extrêmes. Ils furent nourris par une génération qui connut la voiture à cheval et ils doivent tracer leur route et continuer de progresser dans un univers virtuel peuplé de robots intelligents. Quel défi !

    Ils ont travaillé toute une vie, souvent 60 heures par semaine, mais en France, leur retraite est aujourd’hui convoitée par une génération qui travaille 35 heures par semaine et revendique 5 semaines de vacances. C’est la génération de nos enfants, la génération Macron, qui trouve que nous avons bien vécu et que nous devons désormais nous serrer la ceinture. Oui, cette génération a bien vécu, mais elle a été aussi très exigeante avec elle-même. Elle n’a jamais pensé que la vie est facile et elle a toujours fait passer le travail avant les loisirs.

    Le rapport entre ces deux valeurs s’est aujourd’hui inversé. Pourquoi pas ? Ce choix implique une autre conception de la vie et il convient que les nouvelles générations en assument les conséquences.

    Quel rôle pour ces grands-parents que plus personne ne consulte et dont la parole n’est pas entendu? Bien sûr, ils n’ont pas d’avis pertinent sur la révolution numérique, mais ils sont dépositaires d’une certaine sagesse et d’un certain bon sens qui ont valeur universelle. Ils sont porteurs de valeurs qui ne sont peut-être plus à la mode mais qui peuvent être utiles en période de turbulence.

    Ils peuvent aider les jeunes à trouver un sens à leur vie. Ils peuvent répondre à leurs besoins de transcendance, ils peuvent leur enseigner que l’amour et le bonheur ne tombent pas du ciel mais se cultivent et se soignent comme des fleurs fragiles et belles. Les petits enfants ont besoin des grands parents pour connaître toutes ces choses que l’on n’enseigne jamais à l’université mais qui sont essentielles dans la vie, pour lui donner de l’épaisseur, de la consistance. En retour, les grands-parents ont besoin des petits-enfants pour se sentir utiles, pour donner un nouveau sens à leur vie et échanger de l’amour.

    Aujourd’hui, les grands-parents se trouvent en décalage énorme entre les valeurs qui les ont nourris et les valeurs actuelles. Jamais, au cours de l’histoire de l’Occident, il n’y eut un tel gap entre les générations : entre le mariage sacré et indestructible, et le mariage pour tous, à géométrie variable ; entre une jeunesse chaste mais frustrée et l’amour libre, tout azimut ; entre faire l’amour avec respect et « baiser » à la chaîne ; entre la primauté du travail et de l’effort et la primauté des loisirs et de la facilité ; entre le respect de la religion et la mort de Dieu ; entre la vie de village et les voyages low-cost ; entre les vacances à la campagne et les vacances à Bali ; entre la lecture des classiques et les jeux vidéos ; entre l’enfant soumis et l’enfant-roi ; entre la certitude d’un monde stable et la peur d’un monde inconnu ; entre le réconfort de la transcendance et l’angoisse du néant.

    Unknown-1

    Les grands-parents sont là pour faire le lien entre les générations, pour rattacher les petits-enfants à une lignée qu’ils auront à perpétuer, à une tradition qu’ils doivent connaître. Grâce à nous, ils auront plus tard connu 5 générations qu’ils auront aussi à transmettre. Grâce à eux nous serons encore présents deux générations plus loin. Nous sommes des passeurs de culture. J’ai de la compassion pour les enfants et les grands-parents qui ne se sont pas connus, quel qu’en soit le motif. Ils seront, les uns et les autres, comme des mutilés…

    1. Diététicienne
      En réponse à : aubepine

      J’ai trouvé des choses intéressantes dans ce texte… et aussi à redire !

      Autant dire que l’avis des grands-parents est devenu de peu de poids pour les aider à inventer le futur.

      C’est sûr que face à toutes les généralisations qu’il fait, ça ne me donne guère envie de lui demander son point de vue…

      Un exemple ?

      le divorce rendit l’amour éphémère.

      Aussi longtemps que les personnes sont mariées, il y a de l’amour…
      Mais dès qu’elles divorcent, il disparait ?
      Quelle équation simpliste !
      (avec un petit « c’était mieux avant ! » en bruit de fond ? )

      Allez tous en file indienne, rentrez bien dans le moule, je ne veux voir qu’une seule tête !

      Sinon pour les rebelles à l’ordre social établi, il y a la BD « Les sentiments du Prince Charles » de Liv Strömquist… qui remonte à encore bien plus loin que le siècle dernier ;-)

      1. aubepine
        En réponse à : Diététicienne

        Votre réaction m’émeut : mes filles auraient, sans aucun doute la même, avec autant de véhémence ! … (ce n’est pas une critique)
        Conflits de générations !

    2. Ricomart
      En réponse à : aubepine

      C’est un moderne, ancien de chez Servier, critique et chroniqueur à la Chronique du jour, patron d’un laboratoire éponyme, suisse et écolo, scribouillard et naturaliste à la philosophie passéiste que me ferait oublier ce que ma grand-mère aimait à dire : «  la ville émancipe ».
      On peut critiquer l’industrie pharmaceutique, avoir recours à la nutrition, condamner les satines et être terriblement réactionnaire, c’est en ça que l’on reconnaît les modernes.

      1. aubepine
        En réponse à : Ricomart

        Lorsqu’une avalanche de soucis de santé a déferlé sur moi, il y a 10-15 ans et plus, ce Monsieur a joué le rôle d’éclaireur par ses livres, ses conseils que je me permettais de solliciter …
        Il a fait germer en moi ce qui fait qu’aujourd’hui, je me retrouve à vos côtés à tous …
        Effectivement, il y a environ 40 années, il a pris ses jambes à son cou, ayant TOUT COMPRIS,
        pour quitter le labo que vous citez … et se reconvertir dans ce qui lui correspondait …
        il a fondé comme vous le savez les Laboratoires du même nom.
        Personnage m’inspirant toute confiance.

        1. Ricomart
          En réponse à : aubepine

          Qu’il ait pu vous aider et vous soulager sont une bonne chose, comprenez simplement que nous puissions avoir du mal à partager sa philosophie, ceci n’étant pas autre chose qu’une critique de celle-ci et non une condamnation de vos choix.
          Bienveillamment.

  6. Emilio

    La loi sur les vaccins obligatoires EST passée comme une lettre à la poste.

    L’affaire Médiator est une anecdote dans un océan de mensonges… Cette affaire a permis au système de se refaire une virginité. L’affaire Médiator est un des alibis qui a permis au système de s’ériger avec une morale suffisante pour proposer une obligation vaccinale qui serait modifiée annuellement.

    On a DONNÉ LES CLEFS aux experts pour décider de la liste des vaccins obligatoires…

    Où est Irène Frachon actuellement ? Que pense-t-elle de l’obligation faite aux nourrissons de recevoir 10 injections avant l’âge de 2 ans ?

  7. Emilio

    376 ème commentaire, un peu de son bordel… accompagnée par la voix de la belle Cristina Scabbia, vu en concert au NINKASI Kao le jeudi 7 décembre dernier.

  8. aubepine

    Un type décide de prendre son baptême de l’air.
    Il se rend dans un aéroclub
    et engage la conversation avec le pilote :

    > > > >  » Voilà… J’aimerais prendre mon baptême de l’air
    mais je voudrais un vol à sensations,
    pas les petits vols pépères que vous réservez aux touristes  »

    > > > >  » Pas de problème,
    si vous êtes amateur de sensations fortes, vous allez en avoir  »

    > > > > Le type et le pilote montent donc dans un petit avion.
    L’avion prend de la vitesse…
    il roule de plus en plus vite mais ne décolle pas !
    Il fonce droit sur un arbre !
    Au dernier moment, le pilote tire sur le manche
    et l’avion décolle en frôlant les branches de l’arbre…

    > > > > Le pilote entend son client assis derrière lui dire :

    > > > >  » Ça, je m’y attendais ! »
    > > > > l’avion a maintenant pris de l’altitude.
    > > > > Comme le type ne semble pas avoir eu peur au décollage,
    le pilote tente la figure de « la feuille morte ».
    Il coupe le moteur de l’avion et ce dernier chute vers le sol.
    L’avion part en vrille,
    le sol se rapproche de plus en plus vite et au dernier moment,
    le pilote remet les gaz et tire sur le manche !
    L’avion fait un rase-mottes et reprend de l’altitude..

    > > > > Le pilote entend son client dire :

    > > > > « Ça, je m’y attendais aussi !  »

    > > > > Énervé, le pilote bascule l’avion sur le dos.
    Il vole ainsi un petit moment puis enchaîne les loopings.
    Lorsqu’il termine ses acrobaties,

    le pilote entend le type dire :

    > > > >  » Ça, par exemple, je ne m’y attendais pas !  »
    Comme le client a enfin eu les sensations fortes demandées,
    le pilote pose le petit avion en douceur..
    Après avoir atterri,

    il dit à son client :

    > > > > « J’ai cru que je n’arriverais jamais à vous faire peur !
    Vous n’arrêtiez pas de dire « ça, je m’y attendais ! »

    > > > >  » Écoutez bien ! « dit le type.

     » Quand j’ai dit
    ça, je m’y attendais !
    au moment du décollage,
    c’est parce que j’ai pissé dans mon pantalon
    tellement j’ai eu peur!
    Ensuite, quand l’avion a chuté vers le sol,
    j’ai dit ça, je m’y attendais !
    parce que j’ai chié dans mon pantalon tellement
    j’ai eu peur ……..
    Par contre, quand vous avez volé sur le dos
    et fait les loopings à l’envers,
    tout est remonté dans le col de ma chemise,
    et ça, je ne m’y attendais pas ….!!!

Commentaires : page 6 sur 7« Plus anciens...«34567»

Les commentaires sont fermés.