HANTAVIRUS : vous avez peur ?
Un bateau néerlandais croisant dans les mers du Sud (côté Amérique) voit des passagers atteints d’une maladie virale et ça fait la « une » des médias internationaux.
On nous annonce une épidémie, voire une nouvelle pandémie.
Le spectre de la COVID-19 réapparait et l’OMS est réhabilitée pour nous protéger de cette nouvelle menace planétaire.
Chaque gouvernement de chaque pays se mobilise – et le fait bruyamment savoir – pour neutraliser le nouveau monstre.
Inversement, la sphère complotiste (comme disent les conventionnels anticomplotistes) se moquent de cet affolement et toutes les sortes de théories émergent (nouveau virus bricolé dans un labo, campagne d’intoxication pour imposer un nouveau vaccin, etcétéra) pour suggérer une vision alternative de l’évènement.
C’est un épisode de la vie des sociétés contemporaines intéressant à divers points de vue et qui mérite une brève réflexion.
Je laisserai de côté d’emblée (les pros des médias m’excuseront) l’hystérie médiatique à propos des Hantavirus.
On le sait – les dirigeants des médias l’admettent – tout est fait dans ce métier pour attirer puis conserver les spectateurs sur les écrans et les ondes radios jusqu’au prochain spot publicitaire.
Les médias vivent de la publicité – pas de « rentrées » publicitaires, pas de chiffres d’affaire, pas de salariés – et s’évertuent à, sinon créer, au minimum « entretenir » une actualité brûlante pour satisfaire la curiosité des citoyens qui ainsi restent sur leur écran (ou sur leur fréquence radio préférée) jusqu’au prochain spot publicitaire…
Bon, c’est dit !
Au-delà de cet aspect spectaculaire [dans le sens donné par Tonton Guy à ce concept délicieux), deux questions se posent :
1) sommes-nous vraiment menacés par cet Hantavirus ?
2) l’hyperactivité des gouvernants et de leurs « armées sanitaires » est-elle justifiée ?
Les réponses de la sphère complotiste (que je n’ai pas parcouru dans tous ses détails et variations, je m’en excuse) sont apparemment négatives.
Tout ça serait du cinéma pour nous faire peur et ainsi domestiquer toutes les formes de scepticisme (ou de hargne, parfois) qui désormais caractérisent nos sociétés concernant les problématiques sanitaires. Certes, beaucoup encore écoutent les ministres et les fonctionnaires des Ministères de la santé ici et ailleurs mais la proportion de la population qui ne croit plus en rien de ce qui lui est dit (venant d’en-haut) est grandissante.
Je n’ai pas de statistiques basées sur des sondages mais nous savons tous qu’elles seraient massivement biaisés car le sentiment paranoïde est devenu tellement fort dans nos sociétés que les réponses à une quelconque question sanitaire dans un sondage seraient rarement sincères.
En effet, les politiques sanitaires autoritaires subies pendant la COVID-19 – y compris les QR codes, les confinements, les couvre-feux, les contrôles policiers et autres plaisanteries – ont provoqué une telle perte de confiance dans l’Autorité (et dans la démocratie pilotée par de telles autorités) que beaucoup se refusent à dire ce qu’ils pensent et surtout ce qu’ils font vraiment en collaboration (ou pas) avec leur médecin traitant, lui-même étant souvent le dernier à confesser ses réelles pratiques et/ou péchés.
Si vous ne comprenez pas ce que je dis, c’est que vous vivez dans un autre monde que le mien, professionnel et médical, au cœur des évolutions sociétales actuelles.
Bon, que répondre à mes deux questions ?
1) sommes-nous vraiment menacés par cet Hantavirus ?
Si vous espérez une réponse définitive, vous allez être déçus. Pourquoi ? Parce que pour un scientifique sérieux, rien de solide ne peut être dit sans un minimum de recul et sans un minimum d’études scientifiques publiées et produites par des experts en la matière. N’ayant pas (ou très peu) d’experts des Hantavirus à disposition et pas (ou très peu) d’études solides publiées, je me garderais bien de faire part de plus qu’une impression générale. Je me lance : pour la majorité d’entre nous, ce virus ne parait pas bien dangereux mais pour certains il peut être fatal. Tout dépend du contexte.
Il y a visiblement des formes cardiopulmonaires sévères (qui requièrent parfois une réanimation) et aussi des formes hypertoxiques pour les reins qui peuvent nécessiter une dialyse.
Faute de ces technologies modernes, comme à bord d’un bateau de croisière dans l’extrême Sud ou dans une île au milieu de l’Atlantique ou encore si on est soigné par une équipe peu professionnelle, ça peut mal tourner. Donc, je simplifie : oui cet Hantavirus peut être, pour certains d’entre nous, une menace vitale !
2) l’hyperactivité des gouvernants et de leurs « armées sanitaires » est-elle justifiée ?
Vu ce qui précède – et surtout vues nos faibles connaissances et la faible expérience de la très grande majorité des soignants à travers la planète – il semble justifié d’avoir pris cette affaire très au sérieux.
Certes, l’hystérie médiatique était inutile ; mais une « discrète » hyperactivité des « sanitaires » [chaque mot compte] me semble avoir été justifiée. Jusqu’à preuve du contraire ! Mais il est toujours plus facile de juger des combattants une fois la bataille terminée.
Je pourrais énumérer, comme le font des experts qui se prétendent l’être (comment pourrait-on l’être en l’absence de données solides et d’expérience des praticiens sur le terrain ?) ce que nous savons un peu, par exemple que la transmission inter-humaine (la contagion d’une personne par une autre via des aérosols) est possible et qu’il faut en conséquence isoler les cas avérés mais aussi les cas contacts ; et donc qu’il faut les identifier, les « tracer » comment on dit. C’est un dur travail mais je le pense indispensable.
Ne serait-ce que pour éviter que des mutations dangereuses (et transmissibles) du virus surviennent – inconnues à ce jour – si le virus se retrouve dans une situation dangereuse pour son existence.
La suite au prochain numéro !
Ou plutôt, la suite aux prochains épisodes de l’implacable et inéluctable médecine des vaccins !
Nous avons en effet assisté a une épidémie médiatique de très courte durée mais d’une intensité assez exceptionnelle. Si une telle déferlante d’articles et d’émission spéciales avait lieu chaque fois que quelqu’un décède d’un hantavirus en Europe (entre 30-50 cas annuellement causés par le cousin européen du virus) alors il n’y aurait même plus de place médiatique pour le pauvre Influenza.
On peut relever que le premier décès à bord a eu lieu le 11 avril mais que les médias français n’en ont parlé que dès le 4 mai. Puis le matraquage a été intensifié durant plusieurs semaines alors que se déroulait la 79ème Assemblée mondiale(*) 18 au 23 mai 2026. Et depuis, le presse a cessé de parler du hanta.
Bien que je sois un complotiste confirmé, je ne ferai pas le lien entre l’apparition de ce virus sur ce bateau et l’OMS. Par contre, le lien temporel entre une tempête médiatique apparamment irrationnelle et l’Assemblée de l’OMS me semble pertinent. En effet, cette organisation est à la peine budgétairement et n’a pas réussi à faire passer un texte qui permettait que son fameux traité pandémique entre en application.
Donc avons donc assisté à une nouvelle saison de la série « Terribles Pandémies » bien plus dense que la précécente sur la variole du singe.
Celle-ci avait été lancée en 2024 alors que les négociations du traité pandémie de l’OMS peinaient à se concrétiser. Bien que l’audience dans le grand public n’ait pas été à la hauteur car le virus ne faisait pas rêver, les politiques ont réagit dans le bon sens et le traité a été finalisé en 2025.
Mais tout cela ne sont que des élucubrations d’un pauvre complotiste qui rappelle toutefois au passage que les fameux documents officiels des « Lockdown files » avaient révélé les messages du ministre de la santé en Angleterre durant la Covid19 en 2020:
« We frighten the pants off everyone with the new strain. » (On va foutre une frousse bleue à tout le monde avec la nouvelle souche) et « When do we deploy the new variant ?» (Quand est-ce qu’on déploie le nouveau variant ?).
Donc, visiblement, ces cadors de la communication ont repris de service à l’OMS.
NDLR > * de quoi ? a priori de l’OMS quelques lignes plus bas
Je suis OK avec votre vision des choses !
La Société Spectaculaire Marchande dans toute sa triste ampleur !
Pour ceux que ça intéresse, j’ai mis en ligne une vidéo complémentaire sur les Hantavirus sur ma chaîne vidéo privative :
Pour suivre l’actualité médicale, vous pouvez vous abonner à ma chaîne vidéo (relayée par mes collègues de Lausanne) : https://secure.tsapublications.com/tsaemdl/order-form/index.html
C’est moi qui décide du thème de chaque vidéo (deux par semaine), en totale liberté, et avec une rigueur scientifique impérative !
cette épisode soulève la question : que font les médias, quel est leur rôle, qui les dirige ? …
Parmi les centaines de nouvelles publiables, l histoire du bateau malade a été choisie par les journalistes pour devenir le sujet du mois – ce qui distingue cette histoire, c’est que chaque spectateur peut imaginer que « le virus » (quel qu’il soit) est au coin de la rue, menaçant.
On peut croire que les médias choisissent des thèmes qui font vendre – mais en l’occurrence les médias montrent surtout à leurs patrons et bienfaiteurs qu’ils sont capables de conditionner l’opinion.
(il ne s agit pas de vendre mais de recevoir des subventions, budgets publicitaires, etc.) .
Nous voyons clairement que l’idéologie en vigueur compte sur le concept d épidémie pandémie pour tenir la population sous une double menace 1/ de maladie 2/ de mesures sanitaires répressives ( y compris l’empoisonnement par ARNm ).
menace virtuelle : parler d Ebola au Congo installe une ambiance qui sensibilise le spectateur
menace concrète : des vaccins sont imposés aux plus crédules (et aux plus âgés)
« Assez fréquemment, les maîtres de la société se déclarent mal servis par leurs employés médiatiques ; plus souvent ils reprochent à la plèbe des spectateurs sa tendance à s’adonner sans retenue, (…) aux plaisirs médiatiques. On dissimulera ainsi, derrière une multitude virtuellement infinie de prétendues divergences médiatiques, ce qui est tout au contraire le résultat d’une convergence spectaculaire voulue avec une remarquable ténacité. … la logique sévère du spectacle commande partout la foisonnante diversité des extravagances médiatiques. » ( Guy Debord )
La « foisonnante diversité » du XX siècle est aujourd’hui remplacée par une stricte unanimité.
OK
« Une foisonnante diversité des extravagances médiatiques »
Merci !
Décidément, Tonton Guy déjà en 1965 !
Faire peur ou faire rêver sont les deux mamelles qui alimente toute l’économie. Raconter des histoires, ça paye ! Que devient la médecine dans tout ça ?
Ceci dit l’hantavirus a tué moins de 10 personnes pendant que le virus Ebola en a tué 1000…
J’ai vu passé à la TV (j’en suis sûr) que les deux personnes décédées étaient allées visiter une décharge publique (déchetterie) ?
– est-ce une fake news? surtout si elle est passé vite… à creuser… ben non, il était ornithologue.
allez lire « Déchetterie, oiseau rare et rats : comment le patient zéro aurait-il contracté l’hantavirus ? » vous aurez plus d’informations techniques là !
A tout hasard pour les plus curieux sur ce sujet. En plus de l’Argentine assez récemment*, il y avait eu il y a quelques décennies une forte recrudescence d’infections à hantavirus, et si ma mémoire est bonne, à vérifier, une forte mortalité y compris chez des gens assez jeunes, dans les territoires Etats-Uniens dans lesquels vivent en majorité des Navajos. Je ne sais plus si cette variante là d’hantavirus là avait un caractère transmissible à l’homme ou si c’était uniquement lié à une pullulation de rongeurs infectés. Le contexte socio-culturel, démographique, sanitaire, etc. est très différent mais à voir pour les plus intéressés par ce sujet si cela a laissé des traces dans des parutions en revues médicales et si des infos peuvent en être tirées.
C’était raconté dans un ouvrage d’une médecin Navajo « Le scalpel et l’Ours d’argent » mais de mémoire sans les aspects scientifiques.
S’il s’agissait de l’évènement de 1993 c’est rappelé par exemple ici : https://navajotimes.com/news/chapters/072513lil.php
NDLR > *en 2018 ()
Merci beaucoup de cette intéressante information.
Vous avez raison, il y a à propos des Hantavirus une question biogéographique et écologique qui, pour le moment, semble échapper aux piètres experts que nous avons…
Ça va venir peut-être !