Vaccins et obligations en Italie

 
Pour ceux qui ne le savent pas, sur le périlleux chemin de l’obligation vaccinale, l’Italie nous précède de peu avec 10 vaccins obligatoires depuis l’année dernière ; ils ont environ 6 mois d’avance.
Les premières conséquences de ce coup de force Italo-français semblent arriver : la Maire de Rome annonce qu’à Rome la Loi interdisant les écoles publiques aux enfants non-vaccinés ne s’appliquera pas.
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Si je traduisais en bon français, je dirais que “la Maire de Rome (Roma Mayor) conteste la Loi d’obligation vaccinale”.
C’est très important car cela donne une idée de la façon dont les choses peuvent évoluer chez nous.
Les crèches, les nounous et les écoles primaires que l’on veut interdire aux bébés et enfants non correctement vaccinés sont du ressort des municipalités ; et pas des préfets qui sont les représentants de l’État.
Les maires, comme tous les élus de terrain, sont proches de leurs électeurs et veulent être réélus…
Si le maire du patelin (ou de l’arrondissement) où vous vivez est correctement informé, éventuellement par vos soins (prenez rendez-vous, dépêchez-vous), il devrait écouter la voix de la raison.
En principe bien sûr, car il y a des crétins partout.
Mais même les crétins savent que pour être réélus, il ne faut qu’aucune voix ne manque !
Si vous parvenez à mobiliser autour de vous un pourcentage significatif d’électeurs pour informer le maire, celui-ci vous écoutera !
On peut certes s’attendre à quelques conflits politico-juridiques car la Ministre de la Santé (je parle de l’Italienne, pas de la nôtre) ne semble pas vouloir comprendre comment évoluent le choses dans l’opinion publique. Le point le plus intéressant de cette affaire romaine, à mon avis,  c’est que le Conseil municipal de la capitale de l’Italie a voté à l’unanimité contre l’application du décret interdisant l’école aux enfants mal ou non vaccinés (ci-dessous pour les anglophones).
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Ça vaut tous les sondages bricolés par les médias aux ordres
Il ne m’étonnerait pas que ces médias-là comprennent assez vite que leur lectorat est d’un autre avis que celui de leurs éditorialistes débiles. Nous allons donc suivre attentivement comment on retourne sa veste en 2018 avec Napoléon IV aux commandes.
L’année commence bien, à mon avis !