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La « nouvelle » prise en charge des dyslipidémies vue par les « Autorités »

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.

C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr

Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.

L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.

Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.

Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.

Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.

Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.

Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.

Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de « responsabilité morale » et là-bas (si loin), ce n’est pas un « gros mot »…

Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).

Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.

Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.

Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.

Rêvons !

 

 

 

 

 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association « Santé Liberté Entraide », je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.

Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.

Le titre ?

« Cholestérol, ami ou ennemi ? »

Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.

Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…

Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.

Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.

De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.

J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !

Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…

Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.

Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.

Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?

Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.

Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.

Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?

Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…

Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?

Pas facile la médecine !

D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :

D’abord ne pas nuire !

Méditons…

 

 

 

 

Recent flaws in statin evidence-based medicine (ou comment tromper en utilisant les techniques de la médecine supposée scientifique)

 

Vous trouverez ici, lecteurs un peu (ou beaucoup) anglophones une double démonstration de la façon dont des scientifiques (plus ou moins bien maquillés en docteurs) essaient de tromper :

http://jcbmr.com/index.php/jcbmr/article/view/18/37

C’est à propos d’un récent essai testant la rosuvastatine (Crestor*) contre un placebo en prévention primaire (HOPE 3) et de la controverse concernant les effets sur la mortalité de l’arrêt des statines.

Les chiffres sont les chiffres, hélas pour ces piètres « amateurs », notamment les supposés (bien rémunérés) experts français qui font courir le bruit que l’arrêt de la statine met en danger…

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Je serai à LA FRETTE (Isère) le 18 Avril 2017

Où c’est ça La Frette ?

30 kilomètres de Grenoble.

Ce sera à la Salle des Fête à 20:00

Titre de la conférence : « CHOLESTÉROL : AMI OU ENNEMI ? »

Venez nombreux, on échangera entre amis.

Et selon affinités, on peut parler d’autres choses…

Notre hôte est un courageux habitant de La Frette qui a tout compris !

 

 

 

 

 

 

Santé, politique et élections

 

Sur l’Agora des grecs, on se rencontrait pour parler de tout, y compris de commerce.

La santé est désormais le plus gros commerce des sociétés capitalistes dites nanties : 18% du PIB des USA ; autour de 14% en France, un pourcentage parmi les plus importants d’Europe.

Les chiffres varient d’un article à l’autre (excusez la variabilité au % près) mais le fait est là : dans les deux pays cités, l’espérance de vie [un marqueur assez solide de l'état de santé de la population] régresse.

C’est le résultat d’un gaspillage astronomique des ressources et des moyens ; et ça n’est qu’un début…

C’est donc une question hautement politique !

Peut-elle être résolue grâce à des élections ?

Probablement pas ; mais les élections [parce que la population électoralement active est "sensibilisée"] sont une occasion d’en parler ; et donc tous les 5 ans il n’est pas absurde [même si on pense que dans le fond : élections = piège à cons]  de saisir cette opportunité pour « mettre la table » et tester les opinions des uns et des autres ; ça aide à préparer l’avenir !

C’est un jeu dangereux, certes, car en matière de politique, les gens les plus bienveillants peuvent devenir méchants et les plus intelligents, assez débiles…

C’est donc jouer avec le feu ; et en principe j’évite au maximum de mettre une question politique sur la table.

Je l’ai fait. Aurais-je dû ne point le faire ?

Je l’ai abordé sous un angle particulier [pour éviter les dérives régressives et sentimentales du genre "mon candidat est meilleur que le tien"], celui de la moralisation de la santé publique

Même comme ça, nous n’avons pas pu nous empêcher de défendre une option plutôt qu’un (ou une) autre… Je suis sûr d’être compris.

Les semaines et jours passant, il s’est avéré que le climat politique, juridique et médiatique s’est mis à puer : puer la corruption et la misère intellectuelle.

Et ça sera comme ça jusqu’au dernier jour parce que, les faits étant ce qu’ils sont, nous sommes au bord d’un précipice ; et peu de solutions [une seule en fait] se présentent pour y échapper…

J’aurais peut-être pas dû ; en fait je le regrette un peu… Car en croyant bien faire je me suis vu insulté de façon…

Mais aussitôt mon autre cerveau me dit qu’il n’était pas absurde de le faire ; que c’était sans doute un devoir à accomplir ! Et que peut-être quelques informations sont passées et seront utiles !

Chacun jugera ! En son temps et à son heure…

Mais au moment où j’écris ces lignes, j’annonce que je ferme les écoutilles et les hublots. Tant pis !

 

 

 

 

 

De la Santé Publique en Amérique

 

Dans la ligne d’un précédent message à propos de la moralisation de la santé publique, au même titre qu’il faille moraliser la vie publique (et donc politique), qu’elle soit de droite, de gauche ou d’extrême droite ou gauche, il n’est pas inutile de faire quelques commentaires sur les aventures de la démocratie en Amérique, comme dirait un autre aristocrate, le sémillant Comte de Tocqueville.

Le nouveau Président américain, élu par le peuple américain [qui a cru que ce "milliardaire" pouvait se préoccuper intelligemment des problèmes du peuple, des pauvres, des malades et de l'égalité des ethnies et des sexes en Amérique], est donc rattrapé par l’HISTOIRE…

Comme indiqué ci-dessous (tout le monde comprend même en anglais), il n’a pas réussi à abroger l’Obamacare [quelque chose qui approche une sorte de sécu pour les pôvres en Amérique] ; il n’a pas trouvé de majorité alors même que son camp Républicain est majoritaire partout !

Car, même cet avatar de sécu, il n’en voulait pas ce Président du peuple (comme il se disait lui-même), sous le prétexte qu’il fallait payer une taxe pour en couvrir les frais et que cette taxe il fallait la faire payer aussi aux riches, ces pôvres riches américains qui trouvent qu’ils paient trop de taxes…

Il y a d’autres raisons (du côté des professions de santé) pour honteusement haïr l’Obamacare mais je ne rentre pas dans les détails car la question est ailleurs.

C’était inéluctable, ce refus, car on peut être Républicain et intelligent [et on peut être Démocrate et stupide ; aucune référence ici aux stupides disputes droite-gauche qui ont trop longtemps caractérisé la vie politique Européenne] et les politiciens ont compris sur le terrain [comme les politiciens anglais à propos du Brexit] que le peuple a compris qu’il avait été trompé…

Ils savent aussi qu’il ne faut pas se moquer du peuple trop longtemps, surtout dans les phases d’appauvrissement des classes moyennes des deux côtés de l’Atlantique.

Ils savent aussi que l’Obamacare c’est le minimum minimorum et que le peuple américain s’y est déjà habitué ; et même que le peuple américain veut plus.

Car le peuple américain sait que son état de santé se dégrade ; l’espérance de vie aux USA diminue depuis quelques années [même chose en France ; même si les statistiques ont un retard attendu sur la réalité] ; alors même que le coût de la santé n’a jamais été aussi énorme : environ 18% du PIB aux USA ; autour de 15% en France !

Il est possible qu’une nouvelle tentative du Président américain pour abroger l’Obamacare réussisse mais ce ne serait qu’un succès « à la Pyrrhus » car le mal est fait : le peuple américain a compris qu’il avait été trompé !

Prenons leçon, nous en France, des mésaventures de la démocratie en Amérique.

Mais la vie démocratique américaine est plus solide que la nôtre, des corrections sont possible, et rapidement comme les subit l’actuel Président US [je ne mets pas d'autres qualificatifs que US pour signifier le fond de ma pensée...] ; ce ne serait pas forcément le cas dans les pays Européens (y compris en France avec la Constitution Monarchiste qui nous oblige) ; ne mettons pas notre sort, nous Européens, entre les mains de quelques écervelées qui essaient, malgré une origine suspecte, de se faire passer pour des amis du peuple, comme le Président US l’a remarquablement réussi…

 

 

 

 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 

A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.

L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…

Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.

Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.

AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à « concéder » ; ça sent pas bon tout ça… Oups !

AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…

Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.

Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.

Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?

Peut-être au prochain épisode…

Je mettrais un bémol toutefois à la « splendeur des courtisans US » dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.

Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !

https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI

Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…

C’est du Balzac tout ça : « splendeurs et misères des courtisan(e)s »