Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine

C’est le titre anglais de notre livre « Cholestérol, mensonges et propagande » traduit désormais en anglais …

C’est une version enrichie évidemment [par rapport à nos versions françaises] puisque chaque semaine nous apporte de nouveaux « points de vue » intéressants.

Nous l’avons aussi débarrassée de toutes les références à nos petites et étroites problématiques franchouillardes, sachant que nous sommes sur ces sujets « au ban » des sciences de la vie de niveau international …

Nous essayons donc, légionnaires, de sauver l’honneur du drapeau … quoique nous soyons plutôt « pirates des caraïbes » et certainement pas des croisés en route pour Jérusalem comme le furent nos sacripants d’ancêtres …

Bref, si vous avez des amis qui préfèrent lire en anglais, dites-leur qu’ils trouveront le livre sur Amazone pour moins de 20€, pas cher vraiment quand ça peut sauver sa vie !

56 réflexions au sujet de « Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine »

  1. JM51

    Pour info :

    Statines encore : que savons-nous… de ce que nous ne savons pas ?

    Publiée dans la revue : Médecine. Février 2014. Volume 10Numéro 2,

    Auteur(s) : Jean-Pierre Vallée

    Les 2 auteurs (département de chirurgie vasculaire et endovasculaire de l’hôpital universitaire de Galway, Irlande) concluent abruptement à un rapport bénéfice/risque négatif pour les statines en prévention primaire du risque cardiovasculaire

    Ils ont réalisé une revue systématique des études relatives à la prévention primaire du risque cardiovasculaire par statines et à leurs effets adverses dans Pubmed, Embase et Cochrane Review. Revue pour le moins « statino-sceptique » : non seulement ces études montrent que les statines n’ont pas d’effet protecteur primaire cardiovasculaire, mais encore elles suggèrent la possibilité d’une augmentation du risque cardiovasculaire chez les femmes, les patients atteints de diabète de type 2 et les jeunes. Les registre CONFIRM, études BELLES, Schmermund et al., VADT, etc., ont par exemple montré que les statines étaient associées à un risque triplé de coronaropathies et de calcifications aortiques, le comble pour des médicaments visant à prévenir ce type de pathologies. Pour 10 000 personnes traitées par statine à visée de prévention, il y a 307 patients supplémentaires atteints de cataracte, 23 patients supplémentaires atteints d’insuffisance rénale aiguë et 74 patients supplémentaires de dysfonctionnement hépatique ; le traitement par statine augmente la fatigabilité musculaire de 30 % et est cause de myopathies inflammatoires (y compris des myopathies nécrosantes auto-immunes) qui peuvent durer jusqu’à 12 mois après l’arrêt du traitement, et de rhabdomyolyses (incidence de 11,3 % à des doses élevées) ; il est par ailleurs responsable de dysfonction érectile chez les jeunes hommes, même à dose faible. Selon les auteurs, ces effets adverses ont été systématiquement sous-déclarés, ce qu’ils qualifient de « farce scientifique ». À la question sur la durée prévisible de traitement, ils répondent à un patient que, s’il est à risque élevé de maladie cardiovasculaire ou d’AVC, prendre une statine pendant 30 ans lui assurera peut-être 9 mois de vie supplémentaire…

    Sultan S, Hynes N. The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns. Open Journal of Endocrine and Metabolic Diseases. 2013;3:179-85.

    Que retenir pour notre pratique ?
    • Les auteurs soulignent que le seul bénéfice démontré à ce jour concerne la prévention secondaire chez les hommes d’âge moyen ayant une maladie coronarienne, alors qu’il s’agit aujourd’hui d’un « marché » annuel de l’ordre de 20 milliards d’€.
    • Ces informations, à contre-courant de la pensée « dominante » – et des pratiques courantes – méritent au moins attention et réflexion sur la facilité actuelle de prescription en prévention primaire.
    • Il est à noter que la revue irlandaise s’appuie en partie sur la méta-analyse Cochrane de 2011, dont nous avons parlé précédemment à propos de son revirement spectaculaire de 2013, revirement confirmé sans autres commentaires des auteurs dans un récent article du JAMA (JAMA en ligne, 25 novembre).

  2. JM51

    Relevé de mon taux de cholestérol sur 14 ans

    DATE CHOL. TOTAL HDL LDL
    17.02.2000 2,32 0,32 1,63
    06.06.2000 2,46 0,31 1,30
    13.12.2000 1,94 0,41 1,17
    24.07.2001 2,15 0,32 1,42
    30.05.2002 1,93 0,39 1,34
    18.12.2002 2,47 0,51 1,44
    29.07.2003 2,32 0,41 1,54
    13.11.2003 2;44
    11.02.2004 2,18 0,38 1,47
    16.12.2004 2,13 0,34 1,55
    22.06.2005 2,07 0,37 1,38
    19.01.2006 2,21 0,33 1,61
    11.01.2007 1,74 0,31 1,14
    11.12.2008 2,35 0,37 1,74
    06.08.2009 1,87 0,36 1,29
    26.08.2011 1,98 0,30 1,42

    ARRET DES STATINES FIN 2012

    10.03.2014 2,47 0,32 1,82

    CONCLUSION : je me rends compte que sans statine, les valeurs restent sensiblement les mêmes que lorsque j’étais traité. Il est vrai que j’ai modifié mon mode de vie. J’ai bientôt 63 ans, je mange différemment et je marche régulièrement minimum 30 minutes par jour. Faire un bilan EAL semble carrément inutile pour le plus grand nombre de patients sauf à prescrire des statines !

    1. Nuno
      En réponse à : JM51

      Pareil après avoir mis en pratique les conseils de notre bon docteur jogging 3x/sem, diminution importantes des aliments d’origine animal, remplacer par plus de légumes et de fruits, suppression total du lait, un peu de poissson (surtout des sardines) huile colza + olive.
      Suite au conseil de mon médecin de faire des analyses après 50ans
      les valeurs des triglycérides cholestérol sont dans des valeurs normales dans la fourchette basse.
      Les ratios LDL HDL sont « optimum » tout ça sans statine ni margarine anticholestérol.

      Il y peut être une correlation entre des valeurs optimum de cholestérol et la santé cardiovasculaire. Mais ne pas confondre correlation et causalité. Espérer retrouver la santé en faisant baisser son cholesterol avec une pilule relève du mythe que les lobos on réussie a forger.

  3. yeam

    Bonjour Docteur,
    Je me pose une question concernant l’huile à utiliser pour une cuisson à la poêle (d’un oeuf ,au hasard).
    J’ai cru lire quelque part que la cuisson de l’huile de colza était dommageable dans la mesure ou les acides gras oméga 3 ne supportaient pas la chaleur. Hormis cette conséquence, il y en aurait-il d’autres plus nuisibles à la santé?

    Autre question (je suis gourmande): combien d’oeufs peut-on consommer tous les jours?
    Dans le temps on disait qu’il fallait modérer la quantité d’oeufs à cause du cholestérol, maintenant que l’on sait que le cholestérol n’est pas un problème, peut-on considérer qu’il faille modérer la consommation d’oeufs comme l’on modère celle des protéines animales, viandes et poissons?

    Au cas ou il serait possible de m’éclairer…
    Merci.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : yeam

      Il serait peut-être temps, Nom de Dieu, de lire nos livres où nous donnons des réponses à vos questions …

      L’huile de colza (de même que ses oméga-6 et oméga-3) est aussi résistante que les autres huiles à condition de ne pas dépasser la température où elles fument, facile à voir …
      A condition que l’œuf soit de bonne qualité, donc bio, et aussi que la poule ait été bien nourrie [donc pas avec du maïs, mais plutôt avec des graines de lin extrudées (procédé bleu-blanc-coeur) ou encore en se servant dans la nature, mais il faut avoir des poules à la maison et du terrain avec, et ne pas trop en attendre pendant l'hiver ...], vous pouvez bien manger les œufs que vous voulez, mais attention [principe de frugalité méditerranéen), les œufs remplacent la viande … etc …

  4. Inoxydable

    Si cela peut être utile à ceux sont pointilleux, voici un extrait relevé sur WIKIPEDIA concernant les différentes huiles alimentaires courantes ( Si le dr De Lorgeril est d’accord avec çà):
    « Pour chaque huile, il existe une température critique (ou point de fumage) qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser. Quand l’huile atteint la température critique, ses composants se dégradent, forment des composés toxiques (benzopyrène, acroléine) et l’huile fume. C’est pour cela que certaines huiles comme l’huile de noix dont la température critique est basse sont déconseillées pour la cuisson. Il est préférable de jeter une huile qui a fumé, ou même moussé.
    Température critique de quelques huiles :
    Origine Température critique en °C

    arachide 232 (raffiné), 160 (non-raffiné)
    avocat 271
    carthame 200
    colza 204 (raffiné), 177 (semi-raffiné), 107 (vierge)
    olive 242 (raffiné), 216 (vierge), 191 (vierge-extra)
    tournesol 232 (raffiné ou semi-raffiné), 107 (non-raffiné)
    pépin de raisin 216 (raffiné)
    sésame 232 (semi-raffiné), 177 (non-raffiné)
    soja 232 (raffiné), 177 (semi-raffiné), 160 (non-raffiné)
    germe de maïs 232 (raffiné), 160 (non-raffiné)
    noix 204 (semi-raffiné), 160 (non-raffiné)
    pépin de courge 140
    palme 240 à 260
    Pour comparaison, le beurre a une température de fumage de 150 °C.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Inoxydable

      Je n’ai pas vérifié ces chiffres et d’où ils viennent (ce n’est pas une critique … mais attention à Wikipedia …), mais nous avons l’habitude de dire [sur la base d'études assez anciennes] qu’il ne faut pas dépasser 160-180 degrés quelque soit l’huile.

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        J’ai vérifié certains liens, quelques uns proviennent d’agences gouvernementales ce qui n’est pas forcément un gage de sérieux, mais à quelque nuances prés, les différents sites donnent les mêmes températures. Mais vous avez raison, pour ma part je m’en tiens à une cuisson à 180 ° maximum quelle que soit la pièce de viande à cuire et pour ce qui est du reste des aliments qu’on doit frire, j’évite le point de fumée; Ex. pour ceux qui n’aime pas les crêpes à l’huile de Colza et qui ne peuvent se passer de la cuisson au beurre…
        Autre ex. Pour la cuisson au Barbecu, le mien est vertical, pas de projection d’huile ou de graisse sur la braise, distance suffisante et réglable pour ne pas noircir la viande…

  5. Vandenbroucke

    Bonjour Docteur,

    J’ai fait un IDM à 27 ans (bientôt 6 ans maintenant). Thrombose coronaire droit. Inexpliquée si ce n’est fumeur (à l’epoque environ 15 cig/jour) et un léger surpoids. Pas de diabète ni cholesterol. Sportif (football, rugby et natation). J’ai eu la pose d’un stent puis traitement Crestor-plavix-cardensiel-kardegic-omacor. J’en suis maintenant à crestor-cardensiel-kardegic. Même si mon coeur se porte apparemment bien (coronarographie effectuée il y a un peu plus d’an, examen dû à des douleurs à l’hypochondre gauche, rien n’a été décelé), je ne me sens pourtant pas en bonne santé. J’ai dans l’idée d’acheter votre livre  »prévenir l’infarctus » mais comme j’ai déjà fait un infarctus est-ce bien utile? Je me pose beaucoup de questions sur les statines car je sais que les donner en prévention de l’infarctus à des personnes en bonne santé n’est pas indiqué, mais dans mon cas? Les statines sont-elles utiles? et mon traitement est-il réellement utile? Ne vais-je pas me choper d’autres  »saloperies » avec ce traitement? ou le risque d’en avoir est-il infiniment moins élevé que je refasse un IDM que si je n’en avais pas pris? Bref, une multitude de questions me viennent chaque jour à l’esprit, sans réponses malheureusement. Pouvez-vous donc svp me conseiller sur un/des ouvrage(s) (peut-être l’un des vôtres) qui pourraient m’éclairer sur ces sujets?

    Merci d’avance et bonne continuation.

  6. Inoxydable

    Bonjour Docteur.Petite question à propos de l’homocysteïne : Je suis tombé par hasard sur un article assez ancien ( 2004 je crois )
    « HOMOCYSTEINE
    Facteur de risque cardio vasculaire
    Dr H. Raybaud
    En France 30 % des décès sont d’origine cardiovasculaire.
    Dans 50% des cas il n’existe pas de facteur de risque connu (HTA, diabète, cholestérol, tabagisme, obésité,…)
    10% des décès d’origine coronarienne seraient liés à un taux élevé d’homocystéine.
    L’augmentation de son taux circulant doit être maintenant reconnue comme un facteur de risques important des maladies cardiovasculaires et des thromboses, au même titre que les facteurs de risques conventionnels. »
    Cet article est long et assez explicite.Qu’en est-il actuellement sur ce sujet, a t’on confirmé ces recherches? Est-ce un simple marqueur de maladie cardiaque ou une des causes?
    Faut-il la faire rechercher en analyses sanguines?
    Merci pour une petite réponse.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Inoxydable

      Depuis cette époque, des essais cliniques conduits par des bons investigateurs ont démontré qu’il était possible de réduire significativement l’homocystéine avec des vitamines du groupe B.
      Effet clinique ? Bien peu ! Peut-être une petite diminution du risque d’AVC.
      Comment expliquer ça ?
      Réponses en lisant nos livres. En deux mots, les maladies cardiovasculaires sont des maladies complexes qui ne peuvent s’expliquer par UN facteur, modifiable ou non.
      Il faut un malheureux concours de circonstances avec comme base un mode de vie toxique.
      C’est le mode de vie qu’il faut changer !

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci Docteur pour votre prompte réponse. Je me disais aussi que personne n’a claironné bien fort sur cet acide aminé qu’on parvient à réduire avec des vitamines.

  7. Inoxydable

    Bonsoir docteur; Grand amateur de chocolat ( noir de préférence) je suis tombé sur plusieurs articles concernant des recherches que mènerait une Épidémiologiste Américaine, JoAn MANSON, à propos de bienfaits des flavonols qu’il contient. Grâce à l’appui d’un sponsor ( » Mars ») elle met au point des pilules au chocolat, contenant des extraits très puissant qui seront administrées à 18000 volontaires ( avec des placebos…) Tout cela a l’apparence d’une bonne science mais si je m’en réfère à un déboire de conflit d’intérêts qu’elle avait semble t’il en 2011 pour l’éditorial d’ un article paru dans le NEJM, conflit relaté Patrick Dubreil médecin généraliste dans  » PRATIQUES Les Cahiers de la médecine utopique.
    et intitulé « Conflit d’intérêts au New En gland journal of Medicine (NEJM)
    Alors je me pose la question : Quel crédit accorder aux résultats de cette étude qu’il soient bons ou mauvais ( vu le sponsor je doute qu’ils soient mauvais) lorsque les investigations sont diligentés par de tels « Experts »?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Inoxydable

      Transformer de beaux aliments comme le chocolat en comprimé de flavonoïdes est simplement stupide et témoigne d’une (apparente) grande incompréhension de la physiologie de la nutrition …
      Scientifiquement et médicalement sans intérêt : nutrition n’est pas pharmacologie !
      Joan Manson est sans doute une brave fille mais elle cherche des budgets pour alimenter les caisses pour faire autre chose sans doute ; et Mars est ravi de s’occuper d’autres choses que de la nourriture pour chiens …
      Business donc !
      Ceci dit, les uns et les autres ne font aucun mal, sinon vouloir vendre de l’illusion …

  8. riesling

    Bonjour,
    J’ai lu votre livre « prevenir l’infarctus …» et vos différents articles sur votre blog.
    Tout cela est bel et bon et je salue votre travail de lanceur d’alerte. Le problème quand on n’est pas soit même cardiologue ou tout simplement généraliste est de trouver un docteur qui partage vos idées et qui accepte de vous soigner alors que les analyses montrent clairement que vous ne suivez pas les traitements classiques (j’ai commencer à faire le tour les médecins en région parisienne, les plus ouverts me disaient : effectivement je ne prescris plus de statine en prévention primaire, mais pour vous c’est différent, en prévention secondaire je n’ai pas passé le cap ; je ne sais pas (plus); allez voir un confrère…). Conseillez-vous à vos lecteurs de ne plus consulter leur cardiologues ou généraliste- ou avez vous des noms à indiquer ?
    D’autre part, que pensez vous d’une réponse de praticien à mes questions sur les statines :
    « ce n’est pas pour faire baisser votre cholestérol qu’on administre du tahor, c’est pour ses effets anti-inflammatoire »
    espérant vous lire

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : riesling

      Je conseille de ne pas prendre ce type de médicaments inutiles et toxiques ! Jamais et en aucune circonstance !
      Et il faut le dire en toute franchise à son médecin, ils sont habitués maintenant, la majorité réagit positivement …

      Pas plus en prévention secondaire que primaire : la plus puissante de statines (le Crestor*) n’a eu aucun effet protecteur sur le risque de récidive ; et comme c’est la seule statine qui ait été investiguée APRÈS la mise en place des nouvelles Règlementations des Essais cliniques [c'est donc celle pour laquelle la validité des données est crédible ... à 30% au mieux] … URGENT de relire « Cholestérol, mensonges et prop » …

      Comme je l’expliquais déjà en 2006 [Relisez "Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent" s'il-vous-plait], la théorie inflammatoire de l’athérosclérose a été proposée pour essayer de surmonter les contradictions de la théorie du cholestérol elle-même ; c’était un aveu de l’incapacité de la théorie du cholestérol (disant que plus il est haut plus il serait dangereux) à expliquer les faits …
      Ça ne tient pas la route évidemment et la majorité des experts reste avec l’idée que le cholestérol doit être bas, indépendamment de toute inflammation et quelle que soit la définition qu’on donne au concept d’inflammation …

      1. riesling
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas spécialiste et je ne vois pas de défaut logique dans votre argumentation; donc j’y adhère. Les quelques généralistes que j’ai rencontré pour changer de medecin traitant ainsi que plusieurs cardiologues soit se défaussent soit voient rouge quand j’aborde le sujet des traitements et encore plus si j’essaye de leur faire la leçon (et m^me en leur apportant votre livre « dites à votre médecin… »)…J’imagine que dans votre entourage vous connaissez un taux de médecin avec des avis éclairés plus élevé qu’en région parisienne où je suis(sans doute le début de la « diagonale du vide » !).
        C’est simplement cela que je soulevais comme problème en tant que patient. Il reste comme solution de maquiller le taux de leur cher cholestérol sur les analyses qu’ils demandent trimestriellement !

  9. DOM

    Que dois-je faire?
    Je souffre d’une hypercholesterolémie familiale à l’origine de nombreux décès familiaux (morts subites, infarctus etc) A 18 ans presque 5 g de cholestérol. J’ai toujours eu un traitement , le Zocor n’étant pas suffisant, j’ai depuis sa création le Crestor 20, avec en plus de l’Ezetrol, je n’ai pas eu trop d’effets secondaires (problèmes digestifs, crampes sévères après efforts intensifs) , j’ai aussi d’autres médicaments en prévention (deux hospitalisations avec coronographie) . Mon cholestérol est normal, et à 65 ans je m’estime en bonne santé. Je fais très attention à mon alimentation sans tomber dans l’obsession et je vis à la campagne. Je suis capable d’efforts physiques et je marche beaucoup. J’ai un tempérament plutôt optimiste mais émotif. Que faire alors pour me passer de tous ces médicaments? sachant que si je diminue la dose, le taux remonte à plus de 3g, et que j’ai des plaques artérielles ? et des troubles de conduction cardiaques. je suis bien suivie en cardiologie.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : DOM

      Ceci n’est pas une consultation.

      Il est urgent de lire nos livres notamment la dernière version de « Cholestérol, mensonges et prop » où nous consacrons un chapitre à cette question.
      Vous pouvez aussi remonter un peu dans le temps sur ce site où nous avons mis plusieurs articles concernant l’hypercholestérolémie familiale (HF) très mal nommée come vous allez le comprendre en nous lisant …

      Ceci dit, dans votre message, vous faites plusieurs erreurs.
      Par exemple, vous dites : « je souffre d’une HF à l’origine de nombreux décès familiaux (morts subites, infarctus etc)« . Qui vous mis cette idée dans la tête ? Il y a de nombreuses familles où on observe « de nombreux décès familiaux (morts subites, infarctus etc) » en l’absence d’HF. Personne (sauf quelques niais) accuse le cholestérol dans ces cas-là.
      S’il y a HF et problèmes cardiaques dans une même famille, quelle preuve a t-on qu’il y a causalité ?
      Pour démontrer la causalité, il nous faudrait des essais cliniques démontrant qu’en diminuant le cholestérol des personnes avec HF (quelque soit la méthode utilisée), on diminue le risque cardiovasculaire.
      Si vos cardiologues peuvent me citer UNE SEULE ÉTUDE apportant cette démonstration, je suis preneur …
      Il n’y en a pas !
      Pourquoi ?
      Parce qu’aucune étude, jamais, n’aurait été conduite pour tester cette hypothèse ?
      Vous y croyez ?
      Je pense plutôt que ces études ont été conduites mais n’ont pas été publiées. Pourquoi ?
      A votre avis ?
      Mon avis à moi c’est que ces études n’ont pas confirmé l’hypothèse que l’HF est responsable des accidents cardiaques !
      Si vous avez un contre-argument, je suis preneur !

      Par contre, il est fort probable que dans votre famille, il y ait (en dehors de l’HF) d’autres problèmes qui peuvent avoir augmenté le risque cardiovasculaire.
      J’espère qu’on les a cherchés et qu’on ne s’est pas contenté de diminuer le cholestérol avec des médicaments toxiques et inutiles …
      Si on ne l’a pas encore fait, il n’est pas trop tard.
      Vous parlez de troubles de conduction intracardiaque …
      De toute façon, il est impératif de suivre nos conseils de mode de vie.

      Ceci n’était pas une consultation.

  10. DOM

    Merci de votre réponse. Mais à l’époque de ces décès familiaux, (entre 1930 et 1960) je ne suis pas sûre que l’on connaissait le cholestérol. Donc, il ne pouvait y avoir d’études statistiques.Ce que je sais par contre, c’est que mon père qui avait un taux moins élevé que moi a du subir un triple pontage à 78 ans mais qu’il est resté en vie jusqu’à 86 ans alors que sa mère, tous ses frères, ses soeurs sont décédés d’infarctus ou de mort subite à des ages plus jeunes,. Mon père a toujours fait attention à son hygiène de vie et à son alimentation ,et a toujours eu des médicaments (lypanthyl,lipavlon, fibrates, statines après).Mon cousin,ayant aussi le même souci,agé de 75 ans a subi deux fois un quadruple pontage et se porte bien; il semble que dans la famille, nous ne sommes plus que deux porteurs de cette anomalie, mes enfants et petits enfants ont un taux normal.

    Je pense que sans ces médicaments, nous ne serions plus en vie aujourd’hui et que finalement le fait de savoir que nous avions ce problème a permis un diagnostic plus rapide et un meilleur suivi. Je fais donc confiance à la recherche. Cependant, évidemment, je cherche autre chose que de me » bourrer  » de médicaments qui ont toujours des effets secondaires. C’est pour cette raison que ce blog m’interesse et que tout e connaissance est utile. Je ne me situe pas du tout dans la polémique, étant complétement béotienne.

    1. thierry
      En réponse à : DOM

      bonjour Dom,
      Ma nombreuse famille a vécu exactement la même situation que la vôtre. Ceux qui n’ont pas été traits par les médicaments dans les années 40 à 70, ne sont plus de ce monde et ils sont partis très jeunes. Par contre la génération suivante suivie par la science et traiter par des médicaments antihypercolesterole, est toujours en vie, avec quelques stents par-ci par-là, avec 70 ans et plus et en assez bonne santé!. Bonne continuation

      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : thierry

        Je comprends votre anxiété et votre besoin d’être rassuré, d’une manière ou l’autre, par exemple en prenant des médicaments anticholestérol.
        Et je ne vais certainement pas essayer de perturber votre apparente sérénité ; je vous souhaite le meilleur possible pour vous et votre famille.
        Merci de cesser de me lire !

        Je m’adresse donc maintenant à d’autres visiteurs qui pourraient penser que mes affirmations seraient un peu « délirantes » ou polémiques gratuitement.
        J’ai moi-aussi voulu croire à tout ça et espérer avoir des solutions simples comme le prescription de médicaments anticholestérol ; hélas !
        Mais je suis un scientifique et un médecin ; et ne peux me payer de mots et d’anecdotes familiales si mon métier consiste à aider des patients à améliorer leur pronostic.
        Je me base donc sur des données scientifiques solides, mon métier étant justement d’apprécier la solidité de ce que l’on me présente comme étant « scientifiques ».
        Ce qui existe à propos des hypercholestérolémies familiales n’est pas solides, à commencer même par le nom qui leur ait données … le reste du raisonnement se trouve dans nos livres ou disséminé dans divers billets sur ce blog ; chacun est libre !

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