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Pourquoi ne peut-on parler des vaccins en toute sérénité ?

 

Ce billet sera court ; c’est un mouvement d’humeur !

J’ai malheureusement tourné le bouton du poste, ce jour autour de 14:30 et suis tombé (mal m’en pris) sur 3 hurluberlus (dont les docteurs simiesque et carrière-en-os affublés d’un académicien) en train de distiller pieusement des calomnies sur un certain professeur de Montpellier qui, grâce au Conseil D’État, humblement triomphe ces jours-ci.

Il avait globalement raison, notre courageux ami Henri Joyeux, que pourtant on a essayé de radier (ce n’est pas fait, contrairement à ce que disent ces menteurs, puisqu’il a fait appel) du tableau de l’Ordre des médecins.

Ils ne pouvaient pas « faire amende honorable » ?

Admettre que l’argumentaire cosigné par plus d’un million de personnes était intelligent ?

Certes, il eût fallu qu’ils admettent qu’ils n’avaient rien compris et que les informations qu’ils diffusaient à des millions de spectateurs ingénus étaient fausses.

Confirmation que leurs faux-pas répétés à propos de la prévention cardiovasculaire, du cholestérol et des statines n’étaient pas des exceptions…

L’heure d’appeler au boycott de cette émission et de ses animateurs semble être venue.

 

 

 

 

 

Influenza… « Lascia ch’io pianga… e che sospiri la libertà. »

 

Je traduis ce mélange d’anglais [influenza en anglais signifie grippe] et d’italien ["Lascia ch'io pianga... e che sospiri la libertà" signifie : Laisse-moi pleurer... et regretter la liberté.]

C’est du langage codé que même les hackers de la SNA (agence américaine de renseignements] ne comprendront pas… Ne déchiffrez pas à haute voix, Grand Méchant Loup vous écoute…

Pour les noyer un peu plus, je vous propose la « fausse piste » suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA

Dès fois qu’il y en ait un dernier qui insiste, une autre fausse piste :

https://www.youtube.com/watch?v=_WN2A–Sr58

Si vous êtes encore là, c’est bon signe ; c’est que vous avez le sens de l’humour.

Bon, je résume l’idée générale. Nous assistons ces jours-ci à un forcing forcené de la part des Autorités sanitaires et gouvernementales pour nous pousser à nous (faire) vacciner contre la grippe.

Plus les données scientifiques (et objectives) sont faibles, plus l’hystérie médiatique et politique se déploie sans limite et sans nuance.

Soyons clairs : les données existantes et consultables par un ou une non-analphabète nous disent clairement deux choses :

1- jusqu’à preuve du contraire, les vaccins anti-grippe ne sont pas efficaces ;

2- pour justifier les campagnes promotionnelles de cette vaccination, il faudrait plus de données scientifiques.

C’est vrai pour les adultes sains, les plus de 65 ans, les enfants et même certains patients, par exemple ceux atteints de mucoviscidose. Je pourrais rallonger la liste ; mais surtout répéter : donnez-nous plus de science s’il-vous-plaît !

On pourrait certes dire que la vaccination serait une précaution et que si ça ne fait pas vraiment du bien, au moins ça ne fait pas de mal…

Erreur ! Vacciner n’est pas un geste anodin, pas du tout !

Même si tout est fait pour essayer de le faire croire. Ce billet n’ayant pas l’ambition de « couvrir » le sujet en une fois, je me contente ici de recopier un graphe simpliste publié en 2011 et dont les données n’ont jamais été démenties, malheureusement.

On trouve ça dans : Hum Exp Toxicol. 2011 Sep;30(9):1420-8.

Qu’est-ce que ça dit ?

La mortalité infantile par pays est directement corrélée aux nombres de doses vaccinales administrées. La corrélation est linéaire et très forte suggérant une relation de causalité !

D’autant que les facteurs de confusion possibles sont répartis aux deux extrêmes de la droite : en bas à gauche la Suède et en haut à droite les USA !

Ci-dessous deux extraits  des IMR (Infant Mortality Rate) en 2009 : d’abord les 5 meilleurs puis les 5 pires.

Et maintenant, les doses vaccinales, d’abord les plus basses puis les plus hautes.

Bon, je laisse chacun conclure, après avoir évidemment consulté l’article très simple et vérifié toutes les tables et raisonnements…

 

 

 

 

 

 

 

ESSAI CLINIQUE Saison 4

Après les indispensables préparations des trois premières saisons sur les essais cliniques [pas inutile de les relire !], abordons maintenant le coeur du sujet, la fiabilité de l’investigation clinique.

C’est une question brulante ces jours-ci (et pas seulement à cause de la question des statines ou celle des vaccins ; et pas seulement chez nous en France) car le niveau général de conscience s’élevant, de plus en plus de médecins et de scientifiques vivent avec un scepticisme chronique et profond  tout ce qu’on leur raconte dans les médias professionnels, y compris les plus spécialisés, ceux qui en principe devraient être au-dessus de tout soupçon.

Quand aux médias non professionnels (journaux, magazines, radios, télés, site web), c’est calamiteux !

Pour le business et le monde de la marchandise, le manque de confiance est catastrophique.

En effet, quand le consommateur niaiseux (en hypothèse), qu’il soit médecin ou patient, n’a plus confiance, il stoppe de consommer, il est comme paralysé ; et aussi imperméable à de nouveaux mensonges ; et donc il est inutile de mentir à nouveau ; jusqu’au prochain épisode…

Car, comme dirait tonton Guy, la société spectaculaire et marchande triomphale ne sait pas fonctionner sans mentir ; au point de mentir même et surtout quand elle jure qu’elle ne ment pas !

J’exagère ? Voyez ci-dessous un célèbre éditorialiste américain (supposé très expert en statistiques médicales) expliquer avec beaucoup de délicatesse les mensonges qui pullulent  dans les études dites scientifiques que le site web commercial (MedPage Today) qui l’emploie diffuse à longueur d’années sans le moindre début d’esprit critique : « les statines protègent de l’Alzheimer » , « les statines diminuent le risque de complications chirurgicales » pour ne citer que deux exemples récent particulièrement stupides.

« Lies » en anglais (ci-dessous) veut dire « mensonges » et la notion de « P values » renvoie aux (pseudo) statistiques utilisées par les marchands (ceux de MedPage Today) pour faire « avaler » des idioties à des consommateurs de moins en moins naïfs.

Il est mignon, ce jeune homme, « à croquer » même, et vous pouvez le retrouver in vivo sur Google en tapant :  http://www.medpagetoday.com/PrimaryCare/GeneralPrimaryCare/62291?xid=nl_mpt_DHE_2016-12-30&eun=g362928d0r&pos=0

Comment peut-on sur le même site web (ici  MedPage Today) raconter chaque jour des bêtises et dans le même temps dire que ce sont des bêtises ?

J’avoue que ça m’échappe !

Peut-être que le consommateur (un peu trop sûr de lui) se dit que dans ce fatras auquel il ne croit pas, il va savoir reconnaître quelques trucs intéressants…

Peut-être !

Si c’était vrai, il n’y aurait pas des centaines de millions de gens dans le monde qui chaque jour consomment religieusement leur statine…

 

 

 

 

Question des vaccins : halte au feu !

 

La question vaccinale prend des allures caricaturales.

Hélas !

La pensée Blockhaus est au premier plan : on s’enferme, plus rien ne rentre, plus rien ne sort et depuis l’intérieur, on mitraille tout ce qui bouge à l’extérieur !

Et ainsi (à titre d’exemple), le Pr Joyeux se voit condamner pour des délits peu compréhensibles pour un bien-portant de bonne foi…

Halte au feu !

Place à une discussion sereine et intelligente où tous les aspects du problème vaccinal seront évoqués et analysés par de vrais experts vraiment indépendants.

Il ne sert à rien de condamner des contestataires, on ne fera pas taire le peuple pour autant ; c’est une leçon de l’Histoire à rappeler d’urgence… les « martyrs » font naître toujours plus de résistants et de maquis…

Les milices ne servent à rien dans les sociétés démocratiques.

Autre leçon de l’Histoire !

Mais la discussion prendra du temps ; surtout avec des blockhaus…

Pour calmer les esprits, et se donner du temps, une sorte de moratoire est indispensable.

Que faire ?

Propositions préliminaires, et ouvertes à la discussion que j’écris en petit, même si ça devrait fâcher personne, en principe…

1- supprimer les vaccinations obligatoires ;   au moins suspendre l’obligation vaccinale ;
2- et supprimer (suspendre) les obligations indirectes (accès aux crèches, écoles, etc…) ;
3- suspendre le calendrier vaccinal et…
4- recommander de ne pas vacciner les femmes enceintes ni les enfants de moins de deux ans, même s’ils ne sont pas au sein ;
5- recommander (encore) l’allaitement au sein durant 6 mois au moins ;
6- veiller (de façon prioritaire) à l’état sanitaire des « migrants », mais sans imposer les vaccinations ;
7- exiger d’exclure l’aluminium, le mercure, etc., des produits injectables ; en attendant qu’une discussion sereine et intelligente (pas la « pensée Blockhaus » par pitié !) soit conduite…
Halte aux caricatures et parodies !
Parlons  !

 

 

 

 

Une Association Internationale pour une Médecine Scientifique, indépendante et Bienveillante (AIMSIB)

L’AIMSIB existe !

Si vous en êtes, vous êtes un aimesibien ; pas beau ça ?

En allant sur le site Internet, vous trouverez tous les renseignements nécessaires, tout ce que vous vous vouliez savoir sur des gens (anonymes, professionnels de santé ou pas) motivés à changer les choses dans le domaine de la santé : comment la conserver et comment la retrouver ! Ce n’est donc pas seulement une question de médecine ; ça concerne la vie de tous les jours, l’air que l’on respire et les aliments que l’on consomme, pour faire simple.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/

De mon côté, sans être un des fondateurs, je ferai mon maximum pour soutenir toutes les actions (et pas seulement de l’information) qu’ils mettront en place pour rétablir (et retrouver confiance dans) un système de santé qui, selon le Conseil national de l’ordre des Médecins, vit aujourd’hui une crise gravissime.

La dépression, et la triste désespérance, du Professeur Ioannidis

 

John Ioannidis est professeur à la Faculté de Médecine de Stanford en Californie.

Il est réputé ; et à juste raison ! Mais il m’inquiète…

Je l’aime bien ; c’est un type sympa et il raisonne bien en général ; même s’il n’a pas encore complètement réussi son total affranchissement de l’académisme dogmatique qui pollue les sciences médicales contemporaines.

Par exemple, il semble encore croire que les vaccins sauvent le monde et à peu de frais ; ce que je croyais moi-même aussi il y a encore peu… Chacun doit faire son chemin…

Mais John est jeune (tout juste 50 ans) et, à son âge (en l’an 2000), j’étais moi-même terriblement naïf ; je croyais à tout ce qu’on me disait dans les publications scientifiques ; et je ne prenais pas encore la peine de TOUT lire ; et même entre les lignes. Bref, John va encore progresser, une bonne marge de progression, disent les journalistes sportifs dont j’adooooore la littérature. Mais John m’inquiète…

Il est médecin comme moi et, comme moi au CNRS, sa spécialité en tant que scientifique c’est la méthodologie en recherche médicale, un mélange d’épidémiologie, de statistiques ; et aussi de… « bon sens ».
Nous faisons de notre mieux pour examiner, et éventuellement valider, les études et travaux scientifiques et médicaux qui nous passent devant les yeux. Mais John m’inquiète…

Les « capacités » en statistiques ne sont pas rares dans les sciences médicales de nos jours ; ce qui n’est pas le cas du simple « bon sens » ; et encore moins de l’indépendance, chose qui ne se négocie pas !

John Ioannidis s’est rendu célèbre en 2005 en publiant un article expliquant pourquoi (et comment) la majorité des publications dites scientifiques en médecine ne valent rien, exactement rien, et pour des raisons simplement méthodologiques : manque de respect des règles basiques de la méthode scientifique par les auteurs et investigateurs !

Pas forcément des tricheurs ; surtout des ignorants, un peu naïfs, mais surtout très dépendants du business et du marketing… dans ce monde-là, on ne fait pas de la recherche médicale pour la beauté de ce qu’elle est (et c’est beau !) mais pour faire ou favoriser le business ; et donc entretenir toutes les formes de cupidité ; et généralement, on ne s’en cache pas ; on en est très fier ! « Ouais, monsieur, je travaille avec et pour l’industrie ; j’ai pas honte ; et je veux un retour sur mes investissements personnels ; je veux ce qu’on me doit… »

John et moi avons compris ça en même temps autour de 2005. Mais John m’inquiète…

Pourquoi ?

Il vient de publier dans un grand journal d’épidémiologie clinique [partout les portes sont grandes ouvertes pour John...] un article de confession que je qualifierais de « terrible » tant il détruit les dernières illusions qu’on pourrait avoir sur le mode de fonctionnement actuel de la recherche médicale.

Rien que le titre : « Evidence-based medicine has been hijacked »

Je traduis : « La médecine scientifique a été détournée » ; dans le sens où un avion est « détourné » ; on pourrait dire aussi « kidnappée » ou « piratée » ou encore « confisquée » ; j’espère être compris.

C’est là, c’est gratuit (en pdf) en totalité mais c’est en anglais :

http://www.jclinepi.com/article/S0895-4356%2816%2900147-5/abstract

Je ne vais pas traduire tout l’article qui, à mon sens, traduit surtout un état plutôt dépressif, voire désespéré de mon ami. John m’inquiète…

Que dit-il en résumé ?

1- Les essais cliniques sont construits et conduits dans l’intérêt de l’industrie ;

2- Les analyses de synthèse (les fameuses méta-analyses) sont conduites dans l’intérêt de l’industrie ;

3- Les fonds (les contrats de recherche) nationaux et fédéraux (on est aux USA) sont essentiellement destinés à la recherche expérimentale et pas à la recherche en santé ;

4- Les « meilleurs investigateurs » [là il est très ironique] sécrétés par le système ne sont pas des chercheurs ou des scientifiques doués pour ce travail mais essentiellement des managers chargés de collecter des fonds de recherche pour leurs institutions respectives. Si je mets mon grain de sel ici, ce qu’il veut dire c’est qu’il vaut mieux avoir fait Science-éco ou une des prestigieuse Écoles de Commerce pour prétendre diriger des programmes de recherche prétendument médicale ;

5- Les recherches en thérapie humaine ont été au cours des dernières décennies une suite ininterrompue de miracles avortés ; à quelques exceptions près (c’est mon petit grain de sel) ;

6- L’épidémiologie clinique [mon grain de sel : sur laquelle beaucoup d'avis et recommandations dites officielles sont basés] est un véritable carnaval dont on ne peut tirer généralement aucune conclusion solide ou sérieuse en médecine humaine ;

7- Sous la pression des marchés [mon grain de sel : "la main invisible"], la médecine clinique est devenue une médecine de business ;

8- Dans de multiples circonstances, les politiques de santé et la médecine clinique gaspillent des ressources (financières et humaines) qui seraient beaucoup mieux employées si la priorité était à l’humanisme et pas au business ;

9- Dans de multiples circonstances, la médecine clinique est devenue une menace pour les bien-portants plutôt qu’un secours pour les patients ;

10- Le déni des autorités, des médias et des citoyens face à ces évidences est presque total actuellement ; et tout est fait pour empêcher la prise de conscience.

Je vous l’ai dit, John m’inquiète : est-il au bord du suicide ?

Sa clairvoyance est totale à mon avis. Bien sûr, on peut trouver des motifs de satisfaction et d’espoir. La médecine et la chirurgie d’urgence ont fait des progrès considérables ; et il y a quelques nouveaux médicaments intéressants.

Mais son pessimisme épouvantable vient de la discordance entre l’énormité des moyens [l'industrie de la Santé, de façon générale, représente aujourd'hui presque 18% du PIB des USA, autour de 14% en France] et la maigreur des résultats obtenus.

Certains le discuteront ; et diront que tout va bien ; c’est le point numéro 10 de John…

« Tout va très bien, Madame la marquise… »

C’est là : https://www.youtube.com/watch?v=jGQaz8bfoqE

 

 

 

 

 

Des rapports « négatifs » sur les statines seraient responsables d’une augmentation de la mortalité cardiovasculaire ?

Il n’est pas rare que les pires techniques de propagande soient mises à contribution dans les milieux socio-médicaux pour stimuler le marketing et le business d’une technique médicale ou d’un médicament particulier.

Il est toutefois de plus en plus rare, vu le scepticisme ambiant (en particulier chez les médecins américains) que l’on se permette de publier d’aussi belles pièces de corruption (au sens qu’on donne à des matières biologiques avariées) scientifique que l’article du European Heart Journal du 5 décembre 2015 intitulé « Negative statin-related new stories… ».

On peut trouver ci-dessous un lien vers un site anglophone (medscape) où on lira un commentaire et le pdf de l’article (tapez sur « references ») :

http://www.medscape.com/viewarticle/855657?nlid=93266_1985&src=wnl_edit_medp_card&uac=78143HG&spon=2&impID=918079&faf=1#vp_2

Si on n’est pas pressé d’aller visiter les égouts (comme l’écrit un commentateur américain probablement), on peut attendre une version française du commentaire via un site francophone entretenu par l’industrie pharmaceutique et peut-être un nouveau commentaire en français produit par une de nos sommités nationales dont on vérifiera d’abord les liens d’intérêt avec l’industrie du médicament ; je précise : avant d’entamer la lecture avec sérénité, vérifier les conflits d’intérêt. Il y a quelques fois des prêtes-noms, c’est-à-dire des pauvres bougres qui signent à la place du chef ; autrefois on disait « La voix de son maître »

Concernant l’influence des conflits d’intérêt sur diverses variables sanitaires, on conseillera la lecture d’un texte d’une sociologue du CNRS : Maxim, L. en 2012, « Comment les conflits d’intérêts peuvent influencer la recherche et l’expertise », Hermès, no 64, Paris, CNRS Éditions, p. 48-59, doi : 10.4267/2042/48381. Texte intégral

Un blog n’est pas le moyen de communication idéal pour analyser et critiquer des articles scientifiques. En principe, j’évite de le faire car il faut d’abord présenter l’article (ce qui prend de l’espace), et n’est pas forcément compréhensible pour mes charmants visiteurs…

Mais celui-ci mérite un peu mieux, avant d’être mis à la poubelle.

En deux mots, les auteurs prétendent que donner des nouvelles négatives sur l’utilité et la toxicité des statines [ils ne se posent pas la question de la véracité de ces informations], provoquent des arrêts de traitement (prématurés selon eux) qui eux-mêmes provoqueraient des infarctus et des décès cardiaques.

Cet argumentaire morbide est aujourd’hui la principale contre-attaque de l’industrie et de ses experts rémunérés pour « sauver les meubles » comme on dit chez les pompiers…

J’ai déjà répondu à ce type d’arguments frelatés et indignes de la médecine moderne dans mon dernier livre sur « L’Horrible vérité... ».

Je vais en remettre une petite couche ici en essayant de rester simple. J’ai dit « une petite couche » car je pourrais en mettre plusieurs et des grosses tellement la méthodologie utilisée par les investigateurs de cette étude danoise est naïve et, pour tout dire, irrecevable par des scientifiques moyennement compétents. Ne devrait même pas être publiée. Propagande donc !

Qu’il y ait une relation entre l’arrêt d’un traitement et la survenue d’une complication est une banalité en médecine et en épidémiologie. Que l’arrêt de ce traitement soit la cause, ou bien plutôt la conséquence, de cette complication (de celle-là ou d’une autre d’ailleurs) est le moment crucial de l’analyse.

Facile à comprendre ! Mais je vais donner un exemple.

Très difficile de répondre à cette question, en conséquence, sur la base de banques de données massives (Bigdata) comme dans l’étude danoise car l’information qui permet de réellement clarifier serait : quand et surtout pourquoi le traitement a été arrêté ? Tout est là !

Pour illustrer ce point, je vais rester dans mon domaine de prédilection, la cardiologie.

Et je vais donner un exemple très concret.

Soit Monsieur D qui a survécu à un infarctus. Il a bénéficié d’une désobstruction de son artère coronaire en urgence, avec mise en place d’un stent.  Il a fait heureusement un « petit » infarctus sans complication et il sort de l’hôpital 48 heures plus tard avec un traitement médicamenteux systématique : des antiplaquettaires pour empêcher que le stent se bouche (rien à dire) deux ou trois autres médicaments plus ou moins justifiés (je n’en discute pas ici) dont une statine évidemment ! Je ne discute pas d’autres aspects…

Tout va bien pendant quelques semaines et mois jusqu’au jour où le malheureux développe une pancréatite aigüe [un récent rapport finlandais nous dit que les statines augmentent de 30% le risque de pancréatite] ; que cette pancréatite soit due à la statine ou pas importe peu ici. C’est une maladie grave qui met souvent en jeu le pronostic vital…

Les urgentistes et les gastro-entérologues consultés vont en bonne logique stopper tous les traitements, y compris la statine et les antiplaquettaires ; de crainte (par exemple) que cette pancréatite ne deviennent hémorragique. Je ne discute pas ici s’ils ont raison ou pas ; en fonction du temps passé sous statine et de l’âge du stent et du patient. Toues les options sont discutables et défendables ; la médecine est un art…

Monsieur D survit à sa pancréatite ; mais quelques semaines plus tard il décède d’un infarctus massif dû à l’occlusion de son stent ; elle-même due selon toute probabilité à l’arrêt prématuré des antiplaquettaires.

Comme les cardiologues ne sont pas vraiment d’accord sur le moment idéal pour stopper (ou diminuer) les antiplaquettaires après la pose d’un stent, on ne peut rien reprocher aux gastro-entérologues…

C’est une triste histoire. Je ne donne pas d’autres détails ; évidemment j’ai simplifié. Je ne pense pas qu’on puisse reprocher quoique ce soit à qui que ce soit. Ce fut une mauvaise pioche pour Monsieur D. Fatalité !

Cela dit, sur leur banque de données cliniques quelques années plus tard, nos investigateurs danois vont retrouver [c'est un conditionnel car ce que je raconte ici ne s'est pas passé au Danemark] le décès et sa cause cardiaque et, en mettant en parallèle les prescriptions de statines (à partir d’une autre base de données), ils vont attribuer le décès à l’arrêt de la statine ; car ils n’ont pas identifier (ou essayer d’identifier) la raison de l’arrêt de la statine

Il est évidemment absurde d’attribuer cet infarctus et ce décès à l’arrêt de la statine.

Pas d’autres explications concernant la pitoyable médiocrité de l’étude danoise que certains  universitaires (également pitoyables) vont peut-être utiliser pour essayer d’empêcher la diffusion de « nouvelles négatives « sur les statines.

Et tout ça pour rappeler (une fois encore) qu’on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques.

On peut aussi faire dire n’importe quoi à certains médias « rémunérés »… Pauvre de nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que la principale Agence Sanitaire US (la FDA) s’est vendue à l’industrie ?

 

C’est la question posée par un sondage mis sur Internet par une énorme agence de diffusion publicitaire américaine dévouée au business de la santé et appelée MEDPAGE TODAY.

Le vrai titre est différent : Is the FDA in bed with industry ?

C’est là pour les curieux : http://www.medpagetoday.com/PublicHealthPolicy/FDAGeneral/55255?xid=nl_mpt_DHE_2015-12-16&eun=g362928d0r

La grossièreté de la question m’ayant horrifiée [et risquant d'horrifier d'autres esprits timorés que je ne nommerai point ici mais qui se reconnaitront...], j’ai donc changé le titre.

Vous noterez que pour souligner l’aspect prostitutif de cette question [prostitutif est de mon invention, wellbeck  appréciera...], j’ai traduit par « s’est vendue » et non « est vendue ».

Au moment où j’ai consulté le résultat des votes, 75% avaient voté OUI (YES plutôt) ; ce qui donne une idée de l’idée que les médecins américains ont de leurs institutions fédérales.

Il n’est pas impossible que, voyant ce résultat désolant, MEDPAGE TODAY s’arrange pour arranger un peu les choses. On va surveiller la tendance…

FDA signifie « Food and Drug Agency » ; cette agence est en charge de l’évaluation de la qualité et de l’utilité (ça c’est surtout pour les médicaments) des médicaments et aliments commercialisés aux USA. Inutile de dire qu’elle est importante pour le business.

Avec le temps (au bas mot 40 ans), j’ai constaté que cette agence a essentiellement pour buts (officieux) de stimuler toutes les formes de business et de limiter les dérives du système en donnant l’impression d’une grande sévérité. Trop de corruption tue le business, il faut réguler un peu mais pas trop pour ne pas décourager… Donc, la dérive fait partie du spectacle, on considère que c’est inéluctable et beaucoup de businessmen (and women) considèrent même que c’est UTILE car stimulant…

La question des statines en est un bon exemple. C’est totalement corrompu ; mais c’est un juteux business…

Et voilà !

Et les médecins américains, pour environ 75% d’entre eux à l’heure où j’écris ça, le savent pertinemment…

Mais ça continue ; car ils en profitent eux-mêmes…