Le naufrage de la médecine scientifique

 
Le Code de Santé Publique exige dans son article 32 [le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science…] que nous pratiquions la médecine selon les meilleurs critères scientifiques.
Ce n’est pas seulement une nécessité médicale pour rendre le service attendu par les patients et les familles, ce n’est pas seulement une cruciale question éthique, c’est donc une exigence juridique.
De quoi s’agit-il ? Est-ce possible ?
Deux questions fondamentales pour nous tous qui sommes, sinon “des malades qui s’ignorent” selon un fameux aphorisme, au moins inéluctablement des futurs patients : avec l’âge, hélas, tout arrive…
Pratiquer une médecine “fondée sur les données acquises de la science” requiert au minimum de connaître les données acquises de la science. C’est une première réponse à la 1ère question.
Mais qu’est-ce que la science médicale ? La Médecine basée sur les preuves (EBM ou Evidence Based Medicine, en anglais) diront certains.
Par exemple, certains pétitionnaires récemment se gargarisaient d’EBM pour condamner les médecines et thérapies complémentaires. Savent-ils de quoi ils parlent ? Ils pensent savoir mais, s’ils savaient vraiment, ces “idiots du village EBM” n’auraient jamais signé cette pétition stupide.
Selon des informations confidentielles, l’AIMSIB consacrera une session spéciale aux définitions de la médecine scientifique lors de son meeting annuel à Toulouse en Octobre 2018.
Deuxième question : est-il possible de pratiquer cette médecine dite scientifique ? Comme l’indique la réponse à la 1ère question, il faut déjà en avoir une connaissance minimale, quelle que soit la définition qu’on lui donne.
Les praticiens modernes ont-ils cette connaissance minimale ?
La réponse (que je connaissais intuitivement à cause de mes rocambolesques démêlés avec quelques sommités académiques et très récemment en admirant le pitoyable spectacle donné par les experts vaccinalistes) m’est confirmée par un récent éditorial publié sur le site MEDPAGE Today le 28 Mars 2018 (ci-dessous).
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Que nous dit le confrère américain ?

Que les jeunes médecins américains ne lisent plus les articles scientifiques publiés dans les grandes revues médicales. Le confrère (une sommité cardiologique) se demande si publier des rapports d’études ou d’expériences ou des analyses complexes n’est pas pour lui du temps perdu ou gaspillé (wasting time). Effectivement, si seule une infime minorité le lit, à quoi ça sert ?

Question suivante : pourquoi ne lisent-ils plus ? Ni sur papier ni sur écran, ils ne lisent pas. Ni les titres, ni les résumés, ni les commentaires : rien !

Selon le confrère, je résume, les raisons sont diverses et… poignantes :

1- c’est difficile à comprendre et interpréter : donc trop long ; pas le temps ;

2- une fois un message compris et interprété, un message contradictoire paraît la semaine suivante : qui croire ? A quoi sert d’en lire un ou deux, sachant que d’autres experts diront le contraire ou autre chose.

3- mieux vaut suivre les “recommandations officielles” (ou guidelines) car, si on ne comprend pas vraiment, on pourra toujours dire qu’on a été discipliné et ainsi plaider non coupable en cas d’accident.

Totalement désillusionnés nos jeunes confrères… Non seulement ils admettent avoir été mal formés, mais ils n’ont pas le temps de s’améliorer.

Le collègue américain a d’abord pensé que c’était une question de générations et que les plus jeunes rejoindraient bien vite la cohorte des plus âgés et plus rigoureux. S’il m’avait demandé à propos des Européens, je lui aurais répondu que c’est presque pire avec les plus âgés car ceux-là ont l’illusion de comprendre et d’interpréter objectivement.

Il suffit de discuter la question des liens d’intérêt pour apercevoir que les plus âgés (>45 ans) sont de leur côté totalement illusionnés

Conclusion : le système est mort ; et les éditeurs des revues médicales le savent : plus personne ne s’abonne et ces revues survivent (mollement) des subsides versés par l’industrie ; de gré ou de force, elles en deviennent totalement dépendantes : mord-on la main qui nous nourrit ?

Ainsi tous les grands journaux médicaux et scientifiques se font les bons communicants de l’industrie des produits de santé tout en cherchant à donner l’apparence de l’indépendance : La Société du Spectacle dans toute sa flamboyance contemporaine ! Personne n’est dupe, mais on fait semblant, poliment.

Ce faisant, ils donnent raison à tous nos jeunes confrères : à quoi sert de lire de la vulgaire propagande publicitaire déguisée en science médicale ?

Une fois de plus, c’est donc la jeunesse qui a raison : négliger la médecine scientifique telle qu’elle est servie actuellement est simplement, et à leurs yeux, logique. Le temps est précieux, autant l’occuper à des choses utiles.

Qu’on me comprenne bien : ce n’est pas le principe et les règles basiques de l’EBM qui sont contestés, c’est leur détournement systématique à des fins commerciales ou politico-administratives  ; comme le montrent parfaitement les controverses à propos des statines et des vaccins. Mieux vaut être bête et discipliné que ferrailler contre des adversaires sans tête !

Ce qui pose trois problèmes :

1- dans cet océan de nullités et de banalités, il y a quand même les trésors de la médecine de demain (si on croit encore un peu à l’avenir de l’humanité et de la civilisation) : comment les identifier ?

2- comment allons-nous sortir de cette impasse ?

3- comment pratiquer une bonne médecine aujourd’hui si les recommandations (les fameuses guidelines) supposées scientifiques ne sont pas crédibles ?

Comment font-ils, ces jeunes médecins pour respecter l’article 32 ou son équivalent US ?

Demandez-leur !

Ci-gît en partie la crise des systèmes de santé dont la traduction est simple : on leur fait confiance, ici et ailleurs, que quand on ne peut pas faire autrement… Jusqu’à passer des nuits dans les brancards des Urgences, en attendant…

 

Statines et cholestérol : un vent de panique parmi les meilleurs experts ?

 
Les temps sont durs pour nos experts rémunérés ; surtout depuis la déconvenue des anti-CETP, évènement fatal dont j’ai parlé dans un billet antérieur.
Certains experts se cachent, d’autres se taisent en attendant d’être pensionnés et pouvoir oublier leurs désastreuses et humiliantes fins de carrière…
Je suis triste !
Mais il reste quelques naïfs venus un peu tard sur le champ de bataille et qui tardent à comprendre que les temps de l’argent facile venant d’une industrie triomphante et généreuse sont révolus.
Si cette industrie en vient en effet à se vendre pour quelques seringues vaccinales…
Parmi ces naïfs, il y en a un qui aboie encore ;  il est drôle certes mais il peut mordre aussi.
C’est un danois mais je ne fais pas référence à la gente canine, bien sûr, je ne fais qu’emprunter à ma cousine Marie-Antoinette de la Fontaine qui aimât tant humaniser nos amies les bêtes.
Titre de l’article de notre collègue (ci-dessous). Je traduis : “Pourquoi les médias rapportent des informations négatives sur les statines ?”
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C’est publié le 8 Février 2018 dans le journal officiel de la prestigieuse  Société Européenne de Cardiologie (à laquelle j’appartiens) et qui curieusement ne m’a pas encore signifié mon congé. Il y a sans doute dans cette société de cardiologie-là (très internationale) des gens qui ont des avis variés, apprécient l’humour et encouragent la controverse.
Pourvu que ça dure” disait un cousin éloigné de Louis XVI…
Notre collègue danois s’étonne que des médias qui, si longtemps, approuvèrent et diffusèrent les idioties des académiciens sur le cholestérol et les statines aient soudain changé de ton.
Les médias sont comme d’autres mordeurs et aboyeurs, ils lèchent la main qui les nourrit. Et puis, après un moment à la niche pour digérer, ils cherchent un nouvel os à ronger si la main habituelle n’est plus là pour caresser.
Notre collègue danois n’a pas encore compris que la main habituelle qui tant le caressa n’est plus là pour le nourrir. C’est triste comme un frigidaire vide !
Il a ainsi copié quelques “unes” de journaux britanniques (ci-dessous) et désespère de tant de bêtises médiatiques.
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C’est vrai que c’est à la fois ridicule et rigolo, comme un article du journal LE MONDE sur les vaccins. Pitié pour les caniches !
Ce que notre dogue danois aurait dû comprendre avant d’aboyer et sans que j’aie besoin de le lui expliquer, c’est qu’il ne faut pas donner le mauvais exemple si on ne veut pas être copié.
Notre collègue déclare curieusement à la fin de son dernier aboiement qu’il n’a aucun conflit d’intérêt à déclarer : ci-dessous.
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C’est bien étrange car dans un article précédent de 2015 (c’est hier), il était plus prolixe (ci-dessous où B.G.N. c’est lui). Notre ami a donc beaucoup d’amis dont il a sans doute un peu honte au moment de faire la morale aux médias.
C’est là : https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehv157
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C’est toutefois une information médicale de grande importance, on peut parler de grande découverte.
Nous savions en effet que les statines provoquent des sévères troubles de la mémoire.
Mais nous pensions que ça ne concernait que les consommateurs, pas les prescripteurs.
Hypothèse alternative : la panique vide les neurones !
A méditer !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le cholestérol fait la "une" chez les cardiologues aux USA, et pas comme prévu…

 
Voilà, ça devait arriver et, comme d’habitude, c’est nos cousins américains qui donnent le signal du départ. Du côté Européen ou National, il faudra attendre encore un peu ; quelques départs à la retraite sans doute…
Ça se passera à Orlando en Floride au mois de Mars 2018.
Ce grand meeting s’appelle ACC pour American College of Cardiology.
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C’est plus ou moins réservé aux cardiologues et c’est massivement sponsorisé par tous les industriels des produits de santé, y compris les fabricants de médicaments anticholestérol.
Pourquoi j’en parle aujourd’hui ?
Parce que, pour la 1ère fois depuis 30 ans, il y aura une session sur le cholestérol qui ne sera pas destinée à “bourrer le crâne” de nos amis américains.
Le nom (ou le titre) de la session est banal : The Great Cholesterol Debate.
Pas besoin de traduction ; et si vous avez un peu de temps et que vous aimez la Floride, ce sera le 12 mars à 10:45.
Je reconnais que le titre est vraiment banal et je crains que certains dans l’assistance soient un peu déçus.
Ce qui l’est beaucoup moins c’est que certains des amis américains qui partagent ma vision du problème cholestérol-statines sont “du voyage”. C’est étonnant et ils n’en reviennent pas eux-mêmes. Ils sont invités à venir dire tout le bien qu’ils pensent du cholestérol et tout le mal qu’ils pensent quant à l’idée de prendre des médicaments anticholestérol.
C’est pourtant un message fort : personne, et notamment pas les industriels qui sponsorisent l’ACC, n’ont trouvé utiles d’empêcher (d’interdire) cette banale discussion…
Je l’avais dit dans un message précédent : la controverse autour du cholestérol balbutient ses derniers mots !
Seuls les niais n’ont pas encore compris ; ou font semblant de ne pas comprendre : on ne peut pas demander à un académicien de “manger sa cravate” comme disent les fakirs quand ils veulent bien dire un mot depuis leur tapis cloutés…
La Terre tourne donc !
 
 
 

Le lobby anti-statine a encore frappé !

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Ce n’est pas moi qui le dit évidemment ! J’ai même un peu l’impression que, sans que je sois nommément cité, cette diatribe infantile me soit adressée.
Que je sois, moi-même et mes innombrables confrères Européens et américains (certains présents dans le film d’ARTE), membres d’un “lobby” en dit long sur l’inversion des rôles que traduit ce texte. Il y a donc du lobbying, chers confrères ?
Ici s’étale sans pudeur la Société du Spectacle !
C’est signé par deux héroïques “défenseurs des causes perdues” (ci-dessous) et, à ce titre, ils ont droit à notre profond respect.
Et comme ils nous laissent leur adresse e-mail, sans doute pour que nous les félicitions, chacun de leurs admirateurs invisibles et inaudibles peut leur faire part de son admiration.
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Je ne vais pas reprendre leurs raisonnements et arguments, c’est temps perdu tant ils sont connus, répétés, évidents et admis par toute la communauté cardiologique Européenne.
J’en ai moi-même, plus souvent qu’eux d’ailleurs (je me permets une petite pointe d’Ego), discuté ici et là. Et c’est donc avec une certaine fierté que je vois mes argumentaires enfin débattus par ces subtiles experts ; après qu’ils m’aient un peu négligé, les vilains !
Mettons-nous une seconde à leur place : voilà que tout soudain (ils étaient un peu “durs d’oreille” jusqu’à récemment), un grand média non commercial vient leur expliquer que depuis des décennies, ils racontent des bêtises
Dur à vivre ! Vraie souffrance !
Surtout pour leurs patients d’ailleurs qui découvrent que peut-être ils n’étaient pas aussi bien soignés qu’ils le pensaient…
Ils pourraient peut-être, nos deux astronautes Européens, se questionner ; se demander s’il ne serait pas temps pour eux de se faire expliquer quelques astuces et nuances qui auraient pu leur échapper au cours de leur longue carrière ?
Sauf que…
Sauf que, à avoir trop attendu, ils sont aujourd’hui prisonniers de leur attentisme, pris à leur propre piège. Changer maintenant, ce serait se renier !
il suffit de consulter leurs liens d’intérêt pour comprendre qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière... Dur !
Comme disait Victor Hugo : “l’oeil sera dans la tombe…
 
 
 

Cholestérol, statines et Président trump : naufrage de la cardiologie américaine…

 
Suite au dernier numéro concernant l’espérance de vie aux USA qui décline sans explication claire, nous apprenons aujourd’hui des choses qui pourraient nous aider à comprendre ce phénomène inattendu… par certains.
Nous apprenons en effet par le New York Times que le Président Trump est sous statine (rosuvastatine 10mg) et que les prestigieux cardiologues américains [probablement ce que l’on fait de mieux dans les hôpitaux Universitaires américains et hors des USA] qui s’occupent de lui sont encore très inquiets.
Pourquoi ? C’est écrit (en anglais) ci-dessous : l’examen clinique du Président a révélé en effet de graves soucis, il aurait un “méchant” cholestérol encore très élevé malgré sa statine. Il est donc malade !
Je passe sur l’examen clinique qui aurait “révélé” un cholestérol élevé, c’est probablement un lapsus du journaliste…
Le prestigieux cardiologue américain, le Pr Eric Topol, un admirable monsieur que j’admire au moins autant que les plus admirables des nôtres dans nos hôpitaux Européens le dit très doctement : c’est très grave ! Donc, c’est grave.
Je le pense aussi !
Mais peut-être pas pour la même raison : c’est grave pour la cardiologie américaine !
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Et donc, avec une finesse que nous avons tant admirée dans nos débats télévisuels, notre professeur de cardiologie lève très haut le drapeau rouge (the red flag) pour alerter : notre homme serait sous la menace d’une grosse vague cardiaque. Vite, il faut augmenter les doses de rosuvastatine !
Cela dit, en toute confidence et bienveillance, j’avais observé moi-aussi (c’est-à-dire comme d’autres médecins américains mais œuvrant dans des unités de psychiatrie, si mon souvenir est exact…) que le Président Trump est en effet quelque peu malade.
Nous savons que les statines peuvent induire des troubles cognitifs.
Certes, 10mg de rosuvastatine pour un homme d’environ 100 Kilos ce n’est pas encore un surdosage. Mais vu l’état du patient, augmenter la posologie ne me parait pas une bonne idée. J’espère que mon conseil désintéressé sera suivi car notre homme a tout de même quelques lourdes responsabilités.
Nous savions, après les malheureuses expériences  du président Clinton, que la cardiologie américaine était gravement malade ; probablement plus que son Président…
La leçon d’aujourd’hui est que ça ne s’est pas amélioré.
Si l’espérance de vie décline, la cardiologie américaine sombre…
Et cela explique peut-être un peu ceci !
Sombre aussi l’avenir de la marine marchande !
Mais nous on s’en fout ; on a la meilleure médecine du monde !
 
 
 
 
 
 
 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 
Jusqu’à récemment, avoir un “cholestérol haut” était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.
Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un “cholestérol haut”.
Par rapport à quoi ?
Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?
Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.
En conséquence, et avec les années, on a diminué la “moyenne” supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du “cholestérol qui bouche les artères”…
C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un “cholestérol haut”…
TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !
Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.
En anglais, on dit : the lower the better.
Traduction française : plus con tu meurs !
Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.
Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l’expression “ultra-low LDL-C”] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !
C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.
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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est “tombée” un 18 décembre !
C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…
Patience !
Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…
Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?
A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !
 
 
 
 
 
 
 
 

Debriefing après l'émission de France Culture sur le cholestérol

 
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Certes le présentateur est un peu “horrifié” de ce qu’il entend et j’ai dû le freiner sous peine de me voir à nouveau accusé d’horrifier les populations.
Quelle est la limite entre “information objective et douloureuse” et “ne pas horrifier la population” ?
Le présentateur m’a reproché d’avoir décliné son invitation d’échanger avec un représentant de la Société Française de Cardiologie.
C’est inexact.
J’ai seulement demandé que mon interlocuteur soit un vrai expert du sujet “cholestérol” et que cet expert soit vraiment indépendant, c’est-à-dire libre de tout grossier conflit d’intérêt.
Ce n’était pas une exigence irrationnelle si on veut délivrer un message scientifique !
France Culture n’en a pas trouvé ! D’où l’absence de représentant de cette honorable corporation.
Ce n’est pas ma faute si…
Mais c’est une information majeure !