Nouvelles recommandations US concernant les statines : une des pires désinformations médicales !
Nous sommes en 2026 et des experts américains (avec la complicité de divers supposés experts d’un peu partout) publient de nouvelles recommandations (Guidelines en anglais) concernant la prescription des statines, les célèbres médicaments anticholestérol.
C’est publié dans la revue de l’American Heart Association (ci-dessous). J’ai mis peu des coauteurs (sans intérêt) mais quand même le premier qui depuis la publication des Guidelines se répand (c’est son triomphe !) dans les médias ; c’est le monsieur sur la gauche sur la photo plus bas.

Certains, par pudeur sans doute, déguisent leurs aventures commerciales sous un aspect supposé scientifique (ci-dessous deux rigolos dont le 1er auteur des nouvelles recos lors du dernier congrès de l’American Heart Association 2026) mais seuls des francs niaiseux peuvent se laisser prendre à ces petits jeux burlesques.

Bref, nous voilà face à des nouvelles recos ; comme si on en avait pas déjà eu beaucoup ! Comme si on en avait encore besoin !
Avec ces questions : 1) quelles sont-elles ces nouvelles recos ? 2) quel est l’objectif réel de ces experts ? 3) ou bien (et surtout), pourquoi de nouvelles recos ?
Je commence par la 3ème question avec cette réponse : il faut d’urgence contrer le scepticisme vis-à-vis de ces médicaments inutiles et toxiques qui est grandissant dans toutes les populations.
Ce qui suscite d’emblée deux problématiques majeures pour les experts et les autorités sanitaires qui les soutiennent :
1) l’une est commerciale car la lutte incessante contre le cholestérol – avec toujours de nouveaux médicaments (autres que les statines) – serait remise en question (par ce scepticisme) avec la perte d’une source importante de profits pour l’industrie ;
2) l’autre est à la fois scientifique, médicale, philosophique et éthique : remettre en question ces médicaments (proclamés comme miraculeux par les experts, les sociétés savantes et les autorités sanitaires du monde entier depuis des décennies) poserait la question terrible de la compétence (et de l’honneur) de tous ces menteurs (ou naïfs) qui depuis des décennies (encore) proclament les mêmes idioties. Et s’ils sont incompétents (et incapables de s’amender) à propos des statines, que valent-ils (eux et d’autres) à propos d’autres problématiques de santé pour lesquelles nous sommes aussi en échec : les cancers, le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle, les démences (pas seulement Alzheimer), la médecine des vaccins et bien d’autres…
J’insiste : face à une telle incompétence concernant le cholestérol et les statines, que valent les recos actuelles et anciennes concernant les vaccins ?
Je reviens à la 1ère de mes questions : quelles sont ces nouvelles recos à propos des statines ?
Je vais faire simple. Depuis plusieurs décennies, on nous abreuve du leitmotiv « plus le cholestérol est bas et mieux c’est ». Il n’y a pas de science solide qui justifie cette proclamation, je l’ai démontré maintes fois avec plusieurs argumentaires ; je n’y reviens pas ici ; je renvoie à mes livres en français et articles scientifiques (en anglais).
La réalité (au jour le jour) vécue par les patients et leurs médecins ne confirmant pas non plus cette idiotie, le scepticisme des médecins et des patients est en croissance et les ventes (malgré le vieillissement de la population) en décroissance.
Il faut un autre et nouveau slogan pour relancer la machine. Ce sera : « plus on commence tôt dans la vie le traitement contre le cholestérol (par les statines) et mieux c’est ! »
Il n’y a pas de donnée scientifique solide qui légitime cette nouvelle aberration.
Nous sommes donc au cœur d’une nouvelle désinformation avec comme idée principale : il faut se traiter contre le cholestérol avant d’avoir des symptômes, donc le plus tôt possible dans la vie, et même pour certains experts (complètement fous) dès l’enfance !
Au « plus bas c’est mieux » s’ajoute ainsi le « plus tôt c’est mieux » !
En l’absence de donnée scientifique solide…
L’objectif de ces nouvelles recos (c’est ma 2ème question initiale) est donc évident : relancer les ventes, et donc convaincre les médecins de prescrire plus. On ne vise pas seulement les cardiologues mais tous les médecins susceptibles de prescrire.
Et on ne vise pas seulement les statines mais tous les nouveaux médicaments anticholestérol qui semblent vouloir proliférer ces derniers temps.
Dès maintenant, des voix (pas beaucoup) s’élèvent pour critiquer ces nouvelles recos.
Ce serait en effet une augmentation considérable du nombre de personnes – ce ne sont pas des patients car ces personnes n’ont aucun symptôme – qui se verraient prescrire un traitement, de préférence une statine. Donc un coût pour les patients et leurs assurances ! D’où les faibles et dérisoires critiques actuelles…
Je ne rentre pas dans le détail de l’algorithme (basé sur des scores de risque que je ne valide pas, malgré leur constante évolution) qui devrait guider le prescripteur mais (en simplifiant beaucoup) pour une population de 100 personnes (susceptibles d’être traitées), on passerait de 80% (anciennes recos) à 90% (nouvelles recos) de ces personnes qui devraient être traitées agressivement ; donc le plus tôt possible pour avoir un cholestérol le plus bas possible !
La différence n’est que de 10% mais en nombres de personnes traitées ce serait un bond commercial majeur !
Et une fois embarquées – sous la pression du prescripteur qui angoisse ces personnes pour les convaincre – dans ces procédures stupides, il sera difficile d’en sortir.
Pour beaucoup de victimes des effets indésirables de ces traitements, la question ne sera pas « ce traitement est-il justifié ? » mais « par quoi remplacer la statine ? »
C’est un mauvais raisonnement, on l’a compris.
Et ainsi une poursuite jamais achevée du bon niveau de cholestérol qui fait plaisir au docteur ; avec ce chantage sadique : « il ne faudra pas vous plaindre si, ne suivant pas mes prescriptions, vous êtes frappé d’un infarctus ou d’un AVC ; je vous aurais prévenu« .
C’est évidemment faux.
Quelle sont les bonnes questions ?
- suis-je à risque d’infarctus ou d’AVC ?
- si oui, pourquoi ?
- si oui, que dois-je faire
Les réponses (pour se guider) sont en partie dans le livre « Comment échapper à l’infarctus et l’AVC ».
En attendant, ne pas perdre le moral ; je vous invite à écouter ce qui suit.
> La différence n’est que de 10% mais en nombres de personnes traitées ce serait un bond commercial majeur !
ok c’est clair.. mais par quoi remplacer la statine … cela ne l’est pas du tout.
Vous n’avez pas lu les livres et articles du Dr de Lorgeril.
C’est très vilain : urgent de travailler !
Je résume :
1) le cholestérol est innocent !
2) ça ne sert à rien de le diminuer !
3) au contraire, il faut respecter sa physiologie : le cholestérol est indispensable à votr santé !
4) on ne replace pas les statines : toxiques et inutiles. Poubelle !
Bonjour, je n’ai encore pas trouvé un seul argument pour remplacer les statines par quoi que ce soit, et vous ?
Que le cholestérol ait servi un temps de « marqueur » de risque ne signifie absolument pas qu’il soit impliqué dans un lien de cause à effet.
Exemple, pour lutter contre le nombre élevé de noyades estivales, les chercheurs ont découvert que les noyés ne portaient pas de chaussures. Faut-il obliger les gens à se baigner avec des chaussures ?
Merci de votre observation.
La désinformation (en constante augmentation de la part des autorités gouvernantes et savantes) a atteint un tel niveau d’hystérie que si vous êtes un « modéré » (comme moi) vous passez pour un « gluant » sans colonne vertébrale…
Magnifique le « gluant sans colonne vertébrale « ! Des humains invertébrés, mieux tout de même que les décérébrés dont vous faites allusion !
Merci Amiral de résister sans plier le dos aux sirènes de la désinformation. Trois choses me paraissent bien différentes :
« Je veux tout faire pour que mon bébé ne soit pas malade » : le vécu d’une personne, son ressenti, ses espoirs et ses craintes relèvent du domaine personnel et aucun débat ne pourra modifier la vérité subjective indivifuelle.
« Les vaccins, ça ne se discute pas ! » a affirmé une ministre pour qui la puissance d’un groupe dépend de sa cohésion et nécessite l’adhésion aux croyances collectives aussi farfelues soit-elles. Aucun débat n’est possible sous peine d’être excommunié !
« La démarche scientifique » permet-elle d’accéder aux faits objectifs loin des opinions et des dogmes ? Paradoxalement c’est le seul domaine où les débats sont possibles alors que la vérité objective devrait être indiscutable !
Pour que triomphe la démarche scientifique, notre lutte va devoir jouer de finesse pour introduire le débat là où il est interdit, et le supprimer là où il reste permis !
J’ai bon espoir.
Il n’y a pas de « vérité objective » comme vous dites.
Il n’y a que des théories scientifiques susceptibles à tout moment d’être falsifiées (démontrées fausses) et donc rejetées !
Une « étude » qui devrait ravir notre Amiral 😉
Randomized Controlled Trial
Intensive LDL Cholesterol Targeting in Atherosclerotic Cardiovascular Disease
https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2600283?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed
Comment vous dites ?
Un « open-label superiority trial » ?
Poubelle, sans scrupule !
Confirmation que le NEJM peut être racheté par Bolloré ; ce sera dans la même branche de la littérature !
Mon médecin de famille me disait déjà cela « plus on commence tôt dans la vie le traitement contre le cholestérol et mieux c’est ! », il y a 36 ans. Même si à l époque c’était les fenofibrates et qu’il n’avait pas voulu que je prenne le traitement avant mes 18 ans.
L’idiotie à tous les âges et toutes les époques…
Nous constatons quotidiennement les sous-déclarations de pharmacovigilance d’une part et les réticences à conclure à un lien de nature causale d’autre part. Quand les patients sont majoritairement victimes d’évènement indésirables (EI), la fréquence des notifications ne dépasse pas 10%, que ce soit pour les troubles menstruels des vaccinées anti Covid ou pour les E.I. sous statines.
Si la méta‑analyse Bytyçi, publiée en 2022 dans l’European Heart Journal, conclue à une incidence de 10% d’EI sous statines après avoir passé au crible 176 études et 4 143 517 patients sous statines, et bien j’en conclue que la majorité est bel et bien concernée par les EI sous statine.
OK
Merci
Bien raisonné !
Cher docteur
Cette digression…..je pense avoir lu tous vos livres-sauf le dernier-il est une question que vous
Avez peu abordé (le nouveau régime méditerranéen évoque le régime paleo)il s’agit du régime cetogene.
Je souhaiterais connaître votre point de vue,
Avec mes remerciements
Désolé, les régimes cétogène (et autres idio-paléo) sont, comme vous le dites, des digressions.
J’en parle peu car c’est sans intérêt scientifique ou médical.
Mais j’en ai parlé dans des vidéos sur notre chaîne que je vous recommande fortement [pour suivre l’actualité médicale, vous pouvez vous abonner à ma chaîne vidéo (relayée par mes collègues de Lausanne) : https://secure.tsapublications.com/tsaemdl/order-form/index.html
C’est moi qui décide du thème de chaque vidéo (deux par semaine), en totale liberté, et avec une rigueur scientifique impérative !
Il faudrait aussi les instruire sur les dangers des statines
https://vert.eco/articles/pfas-cadmium-pesticides-a-marseille-les-futurs-cardiologues-enfin-formes-aux-risques-lies-a-la-pollution?utm_source=firefox-newtab-fr-fr
Cet article est intéressant. Merci de nous l’avoir signalé.
De l’environnement, les cardiologues s’en foutent. Ils soignent des patients qui ne peuvent pas revenir en arrière, se soigner de la pollution qu’ils ont subie…
Inversement, ils soignent tous les jours des patients qui s’empoisonnent méthodiquement avec des substances toxiques qu’ils leur prescrivent en toute bonne foi et ils ne disent pas un mot (faute d’une éducation minimale) des habitudes alimentaires à adopter de toute urgence pour diminuer le risque de complications cardiovasculaires…
Dit autrement, mieux vaut parler du cadmium pour disperser l’attention des jeunes cardiologues…
Bonjour Monsieur De Lorgeril,
Que pensez-vous des traitements antiagregands, sont ils nécessaires ?
Avez-vous écrit un livre sur ce sujet ?
Merci beaucoup
Des livres et des articles scientifiques, beaucoup !
Si vous avez une question personnelle (ce que je soupçonne), contactez-moi via le « contact » en haut à droite sur la page d’ouverture !
Merci de continuer de nous avertir sur ce dossier. Au delà des informations que vous nous avez déjà fournis sur la toxicité et l’inutilité des statines, il me semble qu’il faudrait se méfier en général des médicaments à prendre à vie qui visent une large population avec des doses qui augmentent avec l’âge.
Il me semble que le rôle d’un médecin est de trouver la cause « racine » d’un problème. C’est donc en partie un job de détective. De plus, chaque patient est différent. Le médicament ou le traitement devrait alors viser à éliminer cette cause.
Bien sûr des traitements symptomatiques peuvent être utiles tant que la (ou les) cause(s) n’ont pas élé éliminées. Il y aussi des cas où, même si le problème a été identifié, il est impossible de le corriger (par exemple un diabète de type I qui impliquera la prise d’insuline toute sa vie).
Mais sinon, d’une manière générale, un traitement médicamenteux devrait être temporaire jusqu’à ce que l’organisme du patient puisse s’en passer.
Alors, on a parfois l’impression que les labos se concentrent sur les médicaments qui ne soignent pas afin de s’assurer des rentes à vie (je sais, ça fait un peu complotiste). On en a eu la confirmation avec les vaccins Covid19 qu’il fallait refaire tous les 3 mois. Bel exemple d’obsolescence programmée.
Merci du message.
Vous décrivez la « médecine de précision » que je défends moi-même !
Bonjour Docteur,
Je suis actuellement en train de lire vos ouvrages « Échapper à l’infarctus et à l’AVC » ainsi que « Le régime méditerranéen », et je tenais à vous écrire.
J’ai été victime d’un AVC, probablement consécutif à une crise cardiaque silencieuse dont la date reste inconnue. J’ai été hospitalisé le 3 décembre dernier. Depuis, on m’a prescrit un traitement à vie : aspirine, statine, bêta-bloquant (bisoprolol) et périndopril. À 48 ans, cette perspective est difficile à accepter.
En découvrant vos travaux, j’ai été particulièrement marqué par votre approche et votre liberté de ton. Vous proposez une réflexion différente, qui m’aide à prendre du recul face à certaines certitudes médicales. Cela m’a apporté un réel éclairage dans une période où je me sens assez perdu.
Par ailleurs, une endocrinologue m’a diagnostiqué une hyperproduction de cholestérol par le foie et m’a proposé un traitement par Repatha (injections toutes les deux semaines), que j’hésite fortement à entreprendre.
Je souhaitais sincèrement vous remercier pour votre travail, qui apporte une vision critique et, selon moi, essentielle dans le débat scientifique.
Auriez-vous connaissance d’un médecin à Genève ou dans les environs partageant votre approche ? Ou proposez-vous vous-même des consultations ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse et pour l’attention portée à ce message.
Bien respectueusement,
C’est une question personnelle. Je vous réponds directement sur votre adresse courriel.
en bref le RGPD c’est simple – ici on reste clair et concis.
RAPPEL – pas de DP ! même si vous êtes hors Europe 😉
Traiter les enfants… Et pourquoi pas donner un traitement préventif à vie dès la naissance avec statines, hypotenseur et autres ? Et pourquoi pas sous forme d’un vaccin ? Jusqu’où ira l’absurdité humaine ?
Certains ont proposé un vaccin anticholestérol…
Avec de tels idiots, on peut aller loin !
Ça fait peur
Ce n’est pas nouveau…
Si seulement aujourd’hui vous découvrez la désinformation « officielle », c’est que vous êtes une gentille personne ; mais très naïve !
Oui, j’ai longtemps fait confiance à la médecine conventionnelle. Puis j’ai vécu l’obstination autour d’un chiffre, sans véritable écoute de mon vécu. C’est ce décalage qui m’a amenée à chercher autrement et à découvrir tout un autre regard. Votre blog et vos livres y ont contribué, et je vous remercie pour la qualité et la précision de votre travail.
Il me semble que la réponse à la question « par quoi remplacer les statines? » devrait être simple: « par le régime méditerranéen, l’exercice physique régulier, et un style de vie qui favorise le bien-être et l’accomplissement, et qui évite autant que possible la détresse psychologique. » Mais c’est un peu plus exigeant à réussir que d’avaler un comprimé.
Pour ce qui est de la chanson de Nina, il faut voir la scène finale du film Perfect Days de Wim Wenders où elle sert de trame sonore: une splendeur. Comme tout le film, d’ailleurs.
Merci encore pour la répétition.
Rien à signaler sur le propos ci-dessus: il y a tellement longtemps que vous en parlez, rigoureusement. Il ne devrait pas y avoir besoin de répéter. Et pourtant…
Alors petit cadeau sous forme de citation:
« Saviez-vous que la voix humaine est le seul instrument pur? Qu’elle a des notes qu’aucun instrument n’a? C’est comme se trouver entre les touches d’un piano. Les notes sont là, vous pouvez les chanter, mais on ne peut pas les trouver sur aucun autre instrument. »
Ces mots sont de la grande chanteuse Nina Simone (dont on dit en passant qu’elle aurait pris son nom de scène en honneur de Simone Signoret dont elle aimait les flms…). Et puis pour se faire du bien: https://www.youtube.com/watch?v=oHRNrgDIJfo
Merci pour ce succulent morceau de musique.
Concernant la répétition de mes alertes, je vais vous faire un aveu.
Je ne cesse de recevoir des messages posant la question : par quoi remplacer la statine ?
Démonstration que la problématique n’est pas comprise par beaucoup !
Donc répéter !
D’autant plus qu’en France, mon blog est systématiquement « gangréné » par des malfaisants et que beaucoup ne peuvent m’atteindre qu’épisodiquement.
Donc, répéter !
Nina aurait du s’appeler plutot Shannon (vu ses compétences – à creuser… théorème de Shannon ()
Ecouter en duo Ariana Grande avec un ténor Andréa Bocelli.
Pas claire pour moi l’intérêt de la théorie de Shannon dans notre contexte…