Peut-on comparer les vaccinés et les nonvaccinés ? Un exemple de dévoiement de la démarche scientifique !

Au moment où la brutalité des décisions gouvernementales pour contenir la pandémie stupéfie beaucoup d’entre nous par leur irrationalité et leur inhumanité, il serait utile de rappeler quelques fondamentaux de la médecine scientifique totalement ignorés des gouvernants décisionnaires.

Également ignorés des médias « surmenés » et des universitaires et autres académiciens [ça devient une faute professionnelle !] acculturés qui soutiennent sans désemparer ces décisions absurdes.

Il y faudrait un Livre ; tant le désordre règne dans les cerveaux de ceux qui s’expriment ici et là !

Je vais, pour simplifier et faire court, commenter un seul aspect des controverses actuelles entre gens très sympathiques mais un peu « demeurés ».

Quelle controverse ?

Peut-on comparer les vaccinés et les nonvaccinés ?

Maintenant que la résurgence épidémique ne fait plus aucun doute [la 4ème vague qui terrorise les gouvernants français], on se dispute pour savoir si les nonvaccinés sont à l’origine de cette nouvelle vague.

Dit autrement et toujours aussi naïvement, certains disent pour justifier les accusations contre les nonvaccinés qu’il y a plus de nonvaccinés parmi les nouveaux contaminés par rapport aux vaccinés ; ce qui, en conséquence, démontrerait l’efficacité des vaccins.

Ce type de raisonnement est lamentable (vu par un scientifique) et manifeste (quand il est exprimé par les supposés « sachants » académiques) un niveau assez étonnant d’acculturation scientifique.

Je le rappelle : seul l’essai clinique randomisé en double aveugle permet de démonter l’efficacité d’un produit de santé !

Je fais court : il serait fort étonnant qu’il n’y ait pas plus de contamination parmi les nonvaccinés que parmi les vaccinés !

Pourquoi ?

Parce que ces deux populations sont totalement différentes.

En deux mots avant explication : les uns (vaccinés) ne s’exposent pas (ou peu) tandis que les autres (nonvaccinés) s’exposent exagérément à la contamination !

Une fois exclus ceux (les très fragiles) qui ont disparu lors des trois premières vagues, les vaccinés (environ 30% de la population adulte à ce jour) sont en principe des fragiles qui bénéficient (outre une vaccination prioritaire) d’une multitude de protections sociales et individuelles.

Quels qu’ils soient [habitants des EHPAD, seniors (>70 ans) et hyperséniors, cancéreux en phase de traitement ou après, immunodéprimés sous traitement ou pas, diabétiques, hypertendus traités, obèses, syndromes métaboliques, hypocondriaques, déprimés, militants vaccinalistes, soignants apeurés (à juste raison), professionnels obligés et bien d’autres…), les vaccinés sont des personnes qui, de gré ou de force, font attention et sont beaucoup moins exposés à la contagion que les nonvaccinés.

Ils bénéficient à plein de toutes les mesures de protection (de prudence et autres barrières sociales) qui en principe sont destinées à les protéger eux en particulier puisqu’ils sont (au moins en théorie) fragiles. De façon générale, beaucoup d’entre eux en rajoutent et, outre des gestes barrières systématiquement appliqués [ce que j’approuve totalement !] ils mènent une vie de privation sociale volontaire : pas (ou très peu) de ciné, de bar, de resto et autres joyeusetés qui font le bonheur de la jeunesse…

En un mot, le niveau d’exposition aux variants est, par définition, très faible dans cette population vaccinée et le niveau de contamination devrait rester faible. Certes, certains seront PCR+ et d’autres seront malades mais la proportion sera faible, on peut l’espérer, par rapport aux nonvaccinés. Seuls des militants vaccinalistes décérébrés peuvent attribuer cette protection aux vaccins.

A l’inverse, les nonvaccinés sont, par définition, plus jeunes et moins attentifs aux gestes barrières.
Ils ont décidé de négliger toutes les mesures coercitives qui leur sont imposées depuis des mois et s’exposent inéluctablement aux risques de contamination.
Il suffit, en cet été 2021, de regarder les gens vivre pour comprendre la différence entre les différents strates de la population.
Les nonvaccinés d’aujourd’hui sont des personnes qui considèrent que leur risque de COVID sévère est faible [et, en général, ils ont raison] et ils sont indifférents au risque de maladie et aux campagnes de vaccination.

Il faudrait une étude sociologique pour caractériser précisément cette population par rapport à celle des vaccinés.

Mais nos sociologues professionnels sont aujourd’hui plus occupés à mettre au point des techniques de manipulation psychologique [le fameux « convaincre sans contraindre »] que d’analyser froidement la situation épidémique.
Sauraient-ils le faire si l’envie leur prenait ?

Que les contaminations explosent (comme on le voit au Royaume-Uni) chez les nonvaccinés est à la fois inéluctable et sans doute bienvenu car l’immunité naturelle ainsi acquise (via le système immunitaire respiratoire principalement) contribue probablement à l’immunité collective tant espérée des gouvernants ; quoique ce concept « vaseux » mériterait discussion.
Certes, quelques nonvaccinés peuvent se tromper sur leur réel état de santé et être victimes de leur nonchalance. L’avenir immédiat va nous dire ce qu’il en est quantitativement.

Pour le moment, les contaminations explosent au Royaume-Uni mais les services d’urgence et les unités de réanimation semblent rester calmes. Cela confirme que les nouveaux contaminés ne font pas, pour le moment, de COVID sévère.

Ce qui n’est pas étonnant puisque ces nouveaux contaminés sont, pour une large proportion d’entre eux, des citoyens en bonne santé qui veulent retrouver la joie de vivre et de travailler.

On notera au passage la contradiction de ceux qui défendent l’idée que ce sont surtout les nonvaccinés qui font la 4ème vague – sans faire de COVID sévère et sans submersion hospitalière (au moins pour le moment) – et l’idée que les contaminés actuels sont protégés de COVID sévère grâce à leur vaccination.
Ces deux propositions sont incompatibles, il faut choisir ! Cela donne une idée du niveau intellectuel de ceux qui défendent les aberrations actuelles.

Je conclue :

1- qu’il y ait plus de contaminés chez les nonvaccinés [l’inverse serait très étrange] est normal et attendu.

2- cela ne dit rien sur l’efficacité des vaccins !

3- ceux qui usent de cet argument montrent qu’ils ont des furieux doutes sur les résultats des essais cliniques commerciaux célébrant l’efficacité des vaccins et qu’ils sont à la recherche (désespéramment) d’argument fallacieux pour légitimer la brutalité de la politique vaccinaliste actuelle.