Archives pour la catégorie Cholestérol et Cancer

STATINES ET DECES PAR CANCER(S) : nouvelle poussée délirante !

 

Malgré de nombreuses tentatives de faire croire que les statines étaient des agents anticancéreux, l’échec est patent ; même les experts travaillant pour l’industrie admettent qu’au mieux, les statines ont un effet neutre sur le risque de cancers.

C’est faux, évidemment, avoir un cholestérol bas ou l’avoir abaissé avec un médicament ou un régime augmente le risque d’avoir un cancer ; j’y reviendrai prochainement dans le livre que nous préparons.

Mais, bon, certains s’acharnent à vouloir faire de ces médicaments des traitements utiles dans les cancers. Je ne ferai pas de commentaires déplaisants sur ces personnes mais je confesse qu’ils me font beaucoup rire, quoiqu’un peu jaune quand je constate que leurs arguments sont repris par quelques médias analphabètes.

Faute de pouvoir montrer un effet sur l’incidence, nos « experts » (généralement non médecins) en épidémiologie et cancérologie essaient de se rattraper avec le concept de « décès par cancers ».

L’idée est que les patients cancéreux traités par statine verraient leur risque d’en décéder réduit par rapport aux cancéreux sans statine. Sous-jacent l’espoir qu’un industriel de la statine financerait un essai clinique dans ce contexte et dont nos experts seraient les vedettes : 10 ans de gloriole et de financement assuré pour un labo d’épidémiologie, ce n’est pas rien…

Comment font-ils ?

Il y a plusieurs circonstances possibles ; je donne un exemple simple.

Ils consultent d’énormes banques de données [c'est le concept de "Bigdata"...] où ils repèrent des patients décédés de cancer (1ère base de données) ; puis ils consultent d’énormes banques de données où ils repèrent les patients traités par statines (2ème base de données) ; et enfin ils croisent ces bases de données en constituant un groupe traité par statine jusqu’au décès et un autre sans statine et ils comparent le temps passé entre la date du diagnostic de cancer et la date du décès par cancer. Voilà le travail !

S’il y a une différence dans les délais entre les deux groupes, ils concluent qu’avoir été traités par statine avait protégé et que les statines sont de agents anticancers.

Évidemment, ils proposent une multitude d’ajustements statistiques pour contrôler tous les facteurs qui peuvent avoir biaisé les analyses.

Tous les lecteurs de ce bref message ont compris qu’il était impossible avec cette technique à la fois frustre [c'est très compliqué un patient traité pour cancer ; et il est impossible de prévoir a posteriori (ou d'imaginer sans le dossier clinique journalier) toutes les circonstances individuelles qui font qu'un patient va continuer son traitement par statine ou pas] mais formidable [Bigdata]…

Il tombe sous le sens toutefois que ce sont les patients avec le plus mauvais pronostic (je ne rentre pas dans les détails) et qui subiront le plus de traitements toxiques (et pas forcément salvateurs), qui vont arrêter le traitement par statine. Leurs médecins ne vont pas s’acharner à prévenir un très hypothétique infarctus avec une statine au moment où ils essaient désespérément de repousser l’issue fatale due au cancer…

Inversement, ceux pour lesquels le cancer diagnostiqué ne va être qu’une péripétie [petit nodule, petite chirurgie, un peu de radiothérapie... je simplifie...] vite oubliée, la prévention de l’infarctus avec une statine va rapidement redevenir la priorité : bon pronostic du cancer, bon état général et peu de thérapie anticancéreuse et nous voilà à nouveau avec la statine…

Le biais d’analyse est évident dans cet exemple : attribuer le meilleur pronostic à la statine est ridicule. C’est un classique en épidémiologie ; on appelle ça « un biais de causalité inverse » ; c’est parce qu’on a un bon pronostic qu’on a la statine et pas l’inverse…

Il va être très difficile, et dans la majorité des cas, pour un épidémiologiste travaillant (d’arrache-pied) sur des bases de données abstraites, de contrôler tous les facteurs spécifiquement cliniques susceptibles d’introduire ce type de biais.

C’est pourquoi, seul l’essai clinique avec tirage au sort et placebo permet de démontrer un effet protecteur d’un médicament ! L’épidémiologie ne le peut et dans la majorité des articles rapportant une relation inverse entre statine et mortalité par cancer, les auteurs concluent de cette manière : il nous faut un essai clinique pour confirmer notre hypothèse…

Le média analphabète qui rapporte l’étude et qui veut faire du spectaculaire-marchand [son éditeur-en-chef ne prendra pas son article si sa conclusion est qu'on ne peut rien conclure...] oublie de conclure honnêtement qu’on ne peut rien conclure et que cette étude épidémiologique est littéralement… sans intérêt !

Rappel : seul l’essai clinique permet de montrer un bénéfice !

Inversement si cette étude avait montré que les statines augmentent le risque de décéder rapidement du cancer diagnostiqué auparavant, aurait-il fallu prendre les choses au sérieux ?

Bien sûr !

Pourquoi ?

Parce que si [je reste dans le cas très simple décrit ci-dessus] l’illusoire facteur protecteur induit par le bais de causalité inverse a été effacé et même « retourné », c’est que la probabilité d’une forte toxicité est très élevée…

Bon entendeur…

 

 

 

 

 

 

 

 

Je serai à Marseille le 1er Avril 2015

 

POUR S’INSCRIRE, DEUX POSSIBILITÉS :

- appeler le 04 91 49 69 98 et laisser leurs noms et prénoms.
- envoyer un mail à jndietetique@orange.fr avec leurs noms et prénoms.
L’inscription est gratuite

 

 

 

Ce n’est pas un poisson d’avril !

J’ai été invité à « faire le point sur le cholestérol » aux 56èmes Journées Nationales de Diététique et de Nutrition.

Où ?

Hôpital La Timone Adultes, Amphithéâtre HA1

Mercredi 01 avril 2015 à 14:00 – (Conférence débat ouverte au grand public sur inscription)

 

 

Avantages et inconvénients d’avoir un cholestérol élevé

Drôle de question, penseront certains.

Mais c’est une autre façon d’aborder les choses, et ça peut en éclairer beaucoup, alors allons-y en douceur !

Ceux qui souhaitent des références sérieuses (donc de la bonne science, je précise) les trouveront dans nos livres ; pour le moment, on survole le terrain d’atterrissage.

Quels sont les inconvénients d’avoir un cholestérol haut ?

Les « conformistes » et autres perroquets savants diront que c’est très dangereux et que ça bouche les artères !

Ceux qui se sont un peu instruits en visitant ce Blog ou, surtout, en lisant nos livres savent désormais que ce sont des bêtises, et de la propagande !

Le cholestérol, brave molécule, ne peut pas boucher une artère ; impossible physiquement ! Bref, le cholestérol est innocent !

Quels sont les avantages d’avoir un cholestérol haut ?

Malgré l’épouvantable désinformation que nos experts ont organisée, nous avons suffisamment de données pour dire qu’avoir un cholestérol élevé a les conséquences suivantes:

- on a de bons, voire de très bons, muscles ; on est doué pour les sports y compris de compétition

- on a de bons, voire de très bons, neurones ; on est plus intelligent, plus serein que la moyenne

- on est plus résistant au stress, moins tendance à la dépression (moins de suicide !)

- on a un bon, voire un très bon, système immunitaire; on se défend mieux contre les infections

- on a un risque diminué de développer un cancer

- on digère mieux les graisses

- on est plus allègre sexuellement et on se reproduit (faire des bébés) plus facilement

Tout cela fait qu’inéluctablement, avec un cholestérol élevé, du temps où les conditions d’existence étaient plus brutales, les familles avec cholestérol élevé proliféraient mieux et les individus avaient une meilleure espérance de vie !

Les traitements qui diminuent le cholestérol privent les personnes hypercholestérolémiques de tous ces avantages et plongent les autres vers de multiples complications dont ils n’ont pas conscience …

Réfléchissez bien à ce que vous perdez avant d’accepter des médicaments toxiques et inutiles !

D’accord, j’ai simplifié le message, on pourrait nuancer un peu, faire des exceptions et des parenthèses ; mais le fond est vrai … et connu de ce qui vivent les yeux ouverts !

INSUFFISANCE CARDIAQUE ET CANCERS

La fréquence des cancers diagnostiqués a beaucoup augmenté dans nos pays développés.

Deux raisons évidentes à cela :

1) on a fait des progrès techniques [notamment en imagerie] et le diagnostic précoce de cancers est devenu un vrai business.

2) on fait vraiment plus de cancers, pour des raisons variées : je donnerai bientôt ici une explication générale pour les cancers du sein ; et je vais maintenant parler des cancers survenant chez les insuffisants cardiaques.

En parallèle à l’augmentation des cancers, le syndrome d‘insuffisance cardiaque a aussi beaucoup augmenté.

Plusieurs raisons à cela (je ne vais pas rentrer dans les détails), la principale étant que les extraordinaires progrès accomplis dans le traitement de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde (je ne pense pas que du mal de la médecine moderne) laisse plus de survivants avec des cœurs abîmés (par la cicatrice d’infarctus) et potentiellement défaillants avec le temps et le vieillissement ; et enfin tous les traitements supposés préventifs de récidive d’infarctus qui sont plus ou moins toxiques … comme chacun sait.

Mais on a fait aussi quelques progrès dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, ce qui fait qu’on survit plus longtemps malgré un cœur défaillant (parfois, certes, avec une qualité de vie qui n’est pas toujours excellente, mais c’est une autre question …) ; et donc il y a de plus en plus d’insuffisants cardiaques dans nos consultations ; et dans les registres des épidémiologistes …

Quel rapport avec les cancers ?

J’en parle ici dans le prolongement de mes alertes répétées concernant les médicaments de l’HTA (et leurs effets sur le risque de cancers) simplement parce qu’une étude récente a montré que les insuffisants cardiaques faisaient plus de cancers que des témoins sans insuffisance cardiaque.

Une augmentation de 70% sur une durée de suivi de presque 8 ans. Pas négligeable !

Pour ceux qui aiment aller au fond de choses c’est publié dans le JACC (Hasin T et al; 2013;62:881-6). C’est une analyse d’un registre apparemment bien tenu. Certes, ça ne peut pas répondre à toutes les questions, et notamment les auteurs ne disent pas grand chose des médicaments prescrits à ces patients.

C’est dommage car les autres explications possibles peuvent être rejetées, à mon avis.

Pourquoi est-ce important ?

Parce que les principaux médicaments de l’insuffisance cardiaque sont ceux aussi prescrits dans le traitement (souvent abusif) de l’HTA.

Et voilà ! Les scientifiques, les vrais, aiment bien voir leurs théories confirmées par des argumentaires indirects. C’est le cas ici. C’est comme un puzzle : il manquait une pièce au milieu du paysage et vous en trouvez une qui se loge bien là où ça manque …

Ce n’est jamais définitif mais ça aide à prendre des décisions !

Autrement dit, et en conclusion, ces données épidémiologiques sur l’insuffisance cardiaque corroborent ce que nous suspectons fortement à propos des médicaments de l’HTA et de leurs effets catastrophiques sur le risque de développer un cancer.

Tout faire pour ne pas avoir à prendre les médicaments de l’HTA et, si on doit vraiment, sélectionner ceux qui entrainent le plus faible risque de cancers.

Pour plus de détails, je vous renvoie à notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC« .

Statines et cancers du sein

Ça tombe sous le sens, ça ne peut être autrement, biologiquement et médicalement, mais c’est encore mieux si de grandes études épidémiologiques conduites par des experts indépendants de tout intérêt commercial (bref des gens libres), le démontrent de façon assez solide …

Et si on n’est pas « libres et indépendants », on est plus ou moins « corrompus » !

Dur à lire, mais c’est ainsi : pour les scientifiques et les médecins, et contrairement aux politiciens, aucun compromis n’est envisageable !

Malgré la résistance de cohortes d’imbéciles et de petits voyous, les faits sont là, insistants et résistants : les statines augmentent le risque de cancers !

La dernière livraison, comme on dit à Rungis, concerne les cancers du sein !

Contrairement à de nombreuses études antérieures où les investigateurs étudiaient TOUS les cancers possible, les auteurs de cette étude se sont focalisés sur les cancers du sein et sur des traitements avérés et durables. C’est un point fort de l’étude !

Pour les minutieux voilà la référence : http://cebp.aacrjournals.org.gate2.inist.fr/content/early/2013/07/04/1055-9965.EPI-13-0414.long

Mais l’intérêt primordial de cette étude est, à mon humble avis, que les auteurs étaient partis avec l’hypothèse de démontrer que les statines diminuent le risque de cancer du sein ; et ils ont trouvé le contraire ! Obligés d’admettre mais un peu perdus !

Patatras !

L’amusant (si on peut dire) vient de la conclusion des auteurs : ils recommandent de ne pas utiliser les statines pour la prévention du cancer du sein !

Ça laisse rêveur !

La seule conclusion intelligente est : ne prenez pas de statine, ce sont des médicaments inutiles pour le cœur et qui en plus provoquent des cancers !

Pour ceux qui (anglophones) liront nos « amis » dans le texte, je leur recommande de laisser de côté les hypothèses biologiques explicatives ; ils n’ont pas compris !

Si vous voulez vraiment une explication biologique, je vous laisse vous informer dans les chapitres de notre livre Cholestérol, mensonges et propagande.

Bref, on observe une augmentation très significative des cancers du sein (risque multiplié par 2 environ) quelque soit la statine prescrite et le risque augmente avec la durée d’exposition.

Très cohérent donc et très crédible !

Les semaines qui viennent seront intéressantes à suivre : les médias professionnels et les autres vont-ils donner quelque écho à cette information majeure ?

Vous pourrez ainsi juger de la qualité de votre média préféré !

Si vous avez été traité avec une statine et que vous avez eu un cancer du sein, demandez à votre médecin de faire une déclaration de pharmacovigilance !

S’il renâcle, probable, apportez-lui une copie de cet article, le mien !

S’il s’agit d’un autre cancer, faites la même démarche de pharmacovigilance !

Ça ne vous guérira pas, certes, mais vous contribuerez aux progrès de la médecine et à protéger les nouvelles générations …

Peut-être que ça ne se voit pas à travers ces lignes, mais j’enrage !

Bonjour chez vous !

CHOLESTEROL ET CANCERS

Malheureusement, de plus en plus de données scientifiques sérieuses indiquent qu’avoir un cholestérol bas (ou abaissé par un traitement) augmente le risque d’avoir un cancer.

Ce fait est tellement anxiogène pour les tenants du « cholestérol bas c’est bon pour la santé » qu’une multitude de bons esprits, souvent de bonne foi, s’acharnent à affirmer le contraire : « abaisser le cholestérol ou avoir un cholestérol bas n’augmente pas le risque de cancers » clament-ils désespérément, et cela contre les données scientifiques publiées depuis les années 1970s.

Au-delà du doute méthodique qui doit caractériser l’attitude des scientifiques, il est bien rare qu’une telle constance dans le temps et dans l’observation épidémiologique ne soit pas un fait avéré, d’une part, et que, d’autre part, ce fait ne soit pas d’une grande fréquence, donc d’une grande importance pour la Santé Publique !

Une nouvelle étude suédoise analysant les données fournies par le suivi pendant près de 12 ans de 3 cohortes (suédoise, norvégienne et autrichienne) rassemblant environ 600,000 participants confirme cette évidence. Pour les puristes qui veulent tout vérifier, voici le lien : http://www.plosone.org/article/fetchObject.action?uri=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0054242&representation=PDF

Cette étude épidémiologique (comme la majorité de ce type d’études) n’est pas aisée à lire et à comprendre. C’est pour cette raison sans doute que beaucoup de professionnels (sans parler des médias spécialisés) tardent à prendre conscience de ce problème.

Pour les visiteurs de ce Blog, je vais faire un petit résumé et quelques commentaires.

Commençons par un commentaire important. Les auteurs de cette étude ne peuvent être suspectés de vouloir faire du sensationnel en annonçant une fausse tragédie. Comme les visiteurs anglophones pourront le constater dans leur Introduction, ces auteurs étaient plutôt a priori contre l’hypothèse que le cholestérol protège des cancers [quelque peu ou beaucoup, ça dépend des cancers] ; leurs résultats sont donc d’autant plus intéressants; ils ont probablement fait le maximum pour éviter une fausse corrélation.

Le deuxième point important est qu’ils ont fait ce qu’ils appellent des « lag-time analyses » pour se prémunir contre un biais classique dans ce genre d’analyses : ce ne serait pas le cholestérol bas ou abaissé qui favorise les cancers mais plutôt les cancers qui induisent une diminution du cholestérol. Ils rejettent cette possibilité !

C’est un point critique car c’était (le biais dit de corrélation inverse) le principal argument de ceux qui, à tout prix, veulent défendre l’idée que le cholestérol ne peut être que mauvais pour la santé !

Certes, tout n’est pas dit dans cette étude, mais on peut décidément en tirer les conclusions suivantes :

1- chez les hommes, ce sont particulièrement le risque de cancers du foie et du pancréas qui sont influencés par le cholestérol.

2- chez les femmes, ce sont les cancers du sein et de la vésicule biliaire.

Conclusion rapide : si vous êtes d’une famille où on fait des cancers [notamment du sein] plus souvent que la moyenne, évitez à tout prix de diminuer votre cholestérol ; très probablement, il vous protège !

Ce n’est pas une certitude, certes, et le degré de protection est difficile à quantifier, mais principe de précaution oblige …

Si en plus, vous suivez les conseils de mode de vie que nous donnons dans notre livre « Prévenir l’infarctus« , il y a peu de doutes que vous contribuerez activement au maintien de votre santé !

Statines et cancers. Qu’apportent les méta-analyses ?

Une polémique se développe à propos de l’effet cancérigène des statines. Les défenseurs des statines, confrontés à une évidente augmentation des cancers dans certains essais, argumentent en prétendant que, cette augmentation ne se retrouvant pas dans les méta-analyses, elle est probablement due à un effet du hasard. Que penser de cet argumentaire ?
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