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Les vaccins obligatoires et le journal Le Monde

 

La rédaction du célèbre (et très sérieux) quotidien du soir semble avoir développé une sorte d’obsession vaccinale obligationniste jusqu’à en faire la une de son dernier numéro de décembre 2017.

Y aurait-il quelques pressions exogènes venant du politique ?

Les politiques eux-mêmes commenceraient-ils à avoir quelques inquiétudes ?

Et, de ce fait, croiraient-ils utiles d’insister encore plus sur cette « obligation de bon sens » selon le raccourci subliminal utilisé par le lapin qui a rédigé l’Éditorial de ce puissant numéro du journal Le Monde (5ème colonne).

Sans être un militant anarchiste, il m’est difficile de comprendre comment une obligation coercitive peut être indispensable quand il ne s’agit que de simple « bon sens ».

Cher et brillant éditorialiste, à moins de prendre beaucoup de citoyens pour de parfaits crétins, comment se fait-il que votre « bon sens » ne soit pas plus convaincant ?

Effectivement, on a rarement vu une manœuvre quasi militaire d’un gouvernement pour « restaurer la confiance » (2ème colonne de la une) aboutir à un tel fiasco. La défiance n’a jamais été aussi grande, désolé Madame la Ministre !

Le pompon se trouve dans la 3ème colonne où, apparemment pour justifier les 11 vaccins obligatoires, il est dit que les autorités s’inquiètent d’une sérieuse épidémie de rougeole entre 2008 et 2012.

Ici l’absurde le dispute à l’irrationnel et au mensonge :

1) pourquoi faut-il forcer des familles à vacciner des bébés contre l’hépatite B (par exemple) si on craint la rougeole ? Pourquoi contre les oreillons ? La rubéole ?

2)  de sérieuse épidémie de rougeole il n’y a pas eu, sauf à donner à l’adjectif sérieuse une connotation tragicomique… A titre d’exemple, quel adjectif dois-je utiliser pour qualifier les 500 décès annuels dus à la tuberculose ? Et pour les 100,000 décès dus aux cancers ?

La 4ème colonne n’est pas mal non plus où il est expliqué que le fer de lance de la nébuleuse anti-vaccinale se trouverait désormais chez les néoruraux de l’Ardèche… Ce n’est pas la 1ère fois que les néoruraux ardéchois sont la cible de la police politique. La dernière fois ils s’en sont bien tirés ; mais si j’étais eux, je quitterais l’Ardèche pour le Gers, par exemple.

Trêve de plaisanteries ; ce qui nous est montré là c’est la dérive autoritaire (et donc absurde) d’une administration sanitaire dont les vrais objectifs ne sont pas transparents.

Sont-ils avouables ?

Faut-il le rappeler une évidence à la Ministre et ses conseillers (à l’INSERM et ailleurs) ?

Dans les Sociétés modernes, il n’y a pas de confiance sans transparence !

Je crains fortement que la transparence en matière vaccinale soit impossible ; CQFD !

Je crains également que les citoyens ne tardent pas à siffler la fin de la récréation

 

 

 

 

 

 

 

 

La science, vue par l’INSERM, nous instruit enfin sur les vaccins…

Le titre dit tout : « Que dit la science… » Et aussi « pour tous les enfants« . Bizarre !

Belles formules, certes, mais quelque précipitation semble-t-il ; car seuls les enfants nés après le 1er janvier 2018 seront concernés !

On pourrait penser que ce petit opus ne s’adresse pas à des scientifiques mais au vulgum pecus (comme disent les latinistes convaincus),  et que le mieux serait que je me taise.

Vu le résumé ci-dessous, je ne peux pas me taire. J’aurais honte de moi !

En écrivant ce que dit la science, l’INSERM parle quand même en mon nom ; et comme l’actuel Président de la République, je n’apprécie pas les ventriloques qui parlent à ma place.

J’ignore qui sont les rédacteurs de ce texte, si ils ont consulté (et qui) avant d’écrire, si les scientifiques de l’INSERM (il y en a quelques uns peut-être) approuvent ce texte et j’ignore si le PDG de l’INSERM (qui est aussi l’époux de la Ministre de la santé) a approuvé ce texte.

J’observe toutefois qu’en mon nom (scientifique incontesté, épidémiologiste et expert en médecine préventive), on prétend que « l’efficacité et l’innocuité des 11 vaccins obligatoires sont scientifiquement prouvées. »

Il serait immoral de ne pas donner l’alerte !

J’affirme que cette affirmation est ridicule, pour un scientifique !

Au contraire, l’efficacité des 11 vaccins n’est pas prouvée et leur toxicité est « parfaitement » démontrée !

J’ai écrit parfaitement entre guillemets car, en matière d’effets adverses d’un quelconque produit de santé, la démonstration parfaite est impossible. C’est vrai pour le tabac, l’amiante ou les vaccins.

L’idée qu’on puisse scientifiquement prouver l’innocuité d’un produit de santé qui soit en même temps efficace est encore ridicule ; pour un physiologiste.

Donc, j’affine la phrase : dans la limite de ce nous pouvons faire de mieux en termes de toxicité des produits de santé, celle des vaccins est « parfaitement » démontrée ; et d’ailleurs admise et décrite par les fabricants de vaccins eux-mêmes.

Qui sont les rédacteurs de ce texte qui osent ainsi déformer les données scientifiques disponibles et propager une telle désinformation ?

Est-il supportable (acceptable éthiquement) que nous ne disions rien ? Face aux jugements des générations à venir, je ne veux pas me dérober.

Et ceux qui ne disent rien aujourd’hui seront demain poursuivis pour ne pas avoir alerté.

Honte à eux !

Notre devoir est d’alerter !

ADDENDUM : le lecteur du texte qui précède pourrait penser que je suis mal documenté. J’invite tout citoyen consciencieux à consulter les références proposées par les rédacteurs de l’INSERM eux-mêmes. Voyons la référence numéro 1 qui concerne la diphtérie et le vaccin antidiphtérique (ci-dessous).

Ce n’est pas moi qui ai choisi cette référence pour légitimer l’affirmation que l’efficacité du vaccin antidiphtérique est scientifiquement prouvée. Je prends la numéro 1 parce que c’est la première de leur liste de référence.

Pour ne pas se lasser dans une lecture fastidieuse de l’historique de la diphtérie, j’invite à se rendre directement au chapitre « efficacité » du document à la page 425 (ci-dessous en version française).

Le « semblent indiquer » initial est délicieux et laisse penser que « du lourd » va venir.

Effectivement, au paragraphe 4, on peut lire qu’en fait, aucun essai clinique n’a testé le vaccin antidiphtérique.

Pour les lecteurs qui n’auraient pas une connaissance minimale des sciences médicales, il faut savoir que de nos jours aucune administration sanitaire ne délivre d’autorisation de mise sur le marché (AMM) à un produit de santé sans la production des résultats d’essai clinique. C’est le minimum requis.

Ainsi les experts de l’OMS avouent ne pas disposer d’étude solide démontrant l’efficacité de ce vaccin. Ils nous parlent de « données concordantes » issues d’études d’observation… ce qui est scientifiquement très faible et ouvre la porte à une multitude de biais !

En plus, un minimum de travail historique montre que les données épidémiologiques ne montrent pas de concordance entre l’introduction (puis l’obligation) du vaccin et la disparition de la diphtérie dans nos pays.

On pourrait, comme le font les supposés experts de l’OMS, analyser a posteriori quelques données bancales de récentes flambées de diphtérie à l’Est de l’Europe, mais c’est encore plus faible.

Le tout est très faible ! En dessous des limites de crédibilité exigées habituellement par des vrais scientifiques libres de toute influence politique ou administrative.

Les rédacteurs du document « scientifique » de l’INSERM ont-ils d’autres documents que ceux de l’OMS pour légitimer leur péremptoire déclaration ? Moi je n’en connais pas ; et je crains d’avoir une connaissance du dossier bien supérieure à la leur.

Le PDG de l’INSERM est-il cosignataire de ce document ?

Je ne sais pas.

Ce que je sais c’est que le document de l’INSERM, et les références à l’OMS, me font honte.

 

 

 

 

 

 

 

Congrès Annuel de l’AIMSIB le 13 janvier 2018

 

Retrouvons-nous à Lyon le 13 janvier 2018.

Une matinée consacrée à la controverse vaccinale avec Michel Georget comme invité d’honneur.

Une petite après-midi pour la prévention des maladies cardiovasculaires.

Toute une journée pour se tenir chaud ensemble face à l’adversité !

Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 

Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.

Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.

C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.

Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.

Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !

Nous sommes donc dans le « petit monde » prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !

Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !

Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !

C’est quoi ça, Bon Dieu ?

Définition : zèle déployé pour répandre une religion !

Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…

Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !

Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !

Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique...] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle « échappe à la simple raison » dit-il.

Effectivement !

Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…

 

 

 

 

 

 

 

Réunion d’information sur les vaccins

 

Ce sera à Meylan le 22 Novembre 2017 à 20:00 : Maison de Quartier des Buclos.

Juste en sortant de la Piscine, c’est le moment de boire un verre !

Si vous vous en foutez des vaccins, venez boire un coup et me dire que vous en vous foutez !

Ça me fera plaisir !

Meylan, c’est dans la vallée du Grésivaudan ; ne pas confondre avec le Gévaudan ; chez nous, à part moi, il n’y a pas de monstre !

 

 

 

Vaccins, sciences médicales et ordre des médecins

 

Dans un récent interview (ci-dessous) donné à un journal financé plus ou moins directement par l’industrie des vaccins, le Président du Conseil de l’Ordre des Médecins se fait menaçant vis-à-vis des médecins qui auraient des doutes concernant la nouvelle Loi d’obligation vaccinale. Et qui oseraient, au nom de la liberté d’expression, faire part de leurs doutes.

Il y a, dans cet interview, deux phrases qui méritent réflexion. A moins, ce qui n’est pas impossible, qu’il y ait eu erreur de transcription du journaliste…

Admettons que ces propos aient été réellement prononcés. Si tel n’était pas le cas, je retirerais immédiatement les commentaires qui vont suivre.

La première est que, selon ce très digne Président : il n’y a pas de débat.

C’est très ennuyeux ; car justement, pour les scientifiques il y a toujours débat.

On peut même dire que l’absence de débat est synonyme d’absence de science !

Il va être difficile de concilier les impératifs scientifiques du Code de Santé Publique et les imprécations de tel ou tel académicien dont la principale caractéristique est de tout ignorer de la science  des vaccins ; si toutefois on peut accepter que les connaissances actuelles sur les vaccins puissent être qualifiées de scientifiques

Ça mérite débat !

La deuxième phrase est encore plus inquiétante car selon notre Président : les professionnels qui relaieront des arguments contraires aux données de la science pourront être poursuivis.

Poursuivis par qui ?

Je crains que les Chambres Disciplinaires Régionales ne soient très rapidement submergées par des plaintes multiples et variées contre ceux de nos confrères qui diffusent des argumentaires très vaccinalistes et contraires aux données de la science.

Et ça commence aux plus hauts niveaux des hiérarchies universitaires, académiques et administratives ! Sans parler des médecins qui s’expriment lourdement et naïvement dans les médias…

Étant, par principe et par obligation, très respectueux du code de déontologie, je m’abstiendrai de citer quelques auteurs et « perles » contraires aux données les plus élémentaires (et les moins controversées) de la science des maladies infectieuses et (peut-être) des vaccins. Mais je les tiens à la disposition des Présidents des Chambres Disciplinaires.

Si le Président du Conseil de l’Ordre des Médecins s’avisait de lancer une campagne de dénonciations des collègues résistants aux imprécations ministérielles, le retour de boomerang pourrait faire très mal. Les miliciens ne finissent pas toujours très bien leurs carrières dans les sociétés libres !

Cela dit, cette tentation de faire taire la science (en empêchant tout débat) par la menace de poursuites contre ceux qui s’acharneraient à débattre de science n’est pas nouvelle ; et régulièrement nous devons, nous scientifiques et présidents de rien, le rappeler ; comme récemment des respectables collègues américains ont encore dû le faire (ci-dessous).

La science des vaccins est faible (pour le moins), et les données supposées scientifiques doivent faire l’objet d’un examen attentif. Il est bien aisé d’en faire démonstration ; à condition qu’il y ait un minimum de débat ! Et ce débat, qui doit être scientifique, n’a toujours pas eu lieu.

A condition qu’on ose le débat. C’est risqué !

Si une commission de supposés experts rémunérés par l’industrie des vaccins s’avisait de nous dire à nous scientifiques ce qu’est la « bonne » science des vaccins, en l’absence même de débat contradictoire, nous tomberions dans une forme de dictature académique qui irait à l’opposé de toute forme de science indépendante et ruinerait immédiatement l’argumentaire supposé scientifique des militants vaccinalistes.

Je doute que ce soit l’objectif principal des industriels des vaccins. Je les invite à bien réfléchir.

Ils pourraient être (eux et leur business) les premières victimes de l’absence de débat scientifique prôné, si j’ai bien compris, par le Président du Conseil de l’Ordre des médecins.

Halte au feu !

Place au débat !

 

 

 

 

 

 

 

 

Vaccins obligatoires : Merci de signer la pétition adressée aux sénateurs

 

Des citoyens courageux, regroupés dans un Collectif Vaccins-Liberté, essaient d’inciter des politiciens à réfléchir à la question des vaccins.

Demander à réfléchir [pourquoi pas de façon collective] ne me parait pas être une attitude arrogante ou présomptueuse.

Il faut soutenir cette belle jeunesse !

C’est là, dépêchez-vous :

https://parlement-et-citoyens.fr/projects/petition-legislative/collect/deposez-votre-petition/proposals/contre-le-passage-de-3-a-11-vaccins-obligatoires

Merci d’avance !

 

 

 

 

 

 

Vaccins et maladie auto-immune : nouvelle confirmation !

 

Je vais faire court car je sors de mon domaine de compétence.

Et donc, ça demandera confirmation ! De quoi que je veux causer ?

Je veux parler d’une maladie rare, la neuromyélite optique [ou Neuromyelitis optica spectrum disorder ( ou encore NMOSD) des anglophones pour ceux qui veulent faire de la bibliographie].

C’est une forme clinique de sclérose en plaque qui atteint préférentiellement le nerf optique ; c’est une maladie autoimmune. C’est rare. Heureusement.

J’en parle maintenant, dans le contexte de la controverse vaccinale, parce que les vaccinalistes maximalistes nient que des vaccins puissent provoquer des pathologies autoimmunes.

Pourtant et inéluctablement, pour ceux qui ont quelques notions de biologie et physiologie du système immunitaire, les vaccins (surtout certains) peuvent provoquer des maladies auto-immunes.

Ça dépend probablement autant du vacciné que du type de vaccin, mais c’est inéluctable, en termes de probabilité !

Que ce soit nié par les industriels des vaccins, dissimulé par des chercheurs affidés et claironné comme impossible par des académiciens et des bureaucrates acculturés ne changent rien aux évidences que de simples citoyens ont pu eux-mêmes constater. Les témoignages abondent.

Le déni n’a qu’un temps (qui peut être long) et même le Médiator a fini par se confesser après 35 ans d’une belle carrière et dans le silence assourdissant de tous les universitaires experts et cardiologistes de la plus haute renommée… qui n’ont d’ailleurs toujours rien dit…

Le silence est roi dans ce monde-là ! Les seuls témoins furent les victimes !

Les experts du Médiator et des cardiopathies provoquées par le Médiator n’ayant toujours rien vu, il est très significatif que des experts de la sclérose en plaque osent rapporter des données concernant les vaccins et la sclérose en plaque.

Si les experts voient les mêmes choses que les victimes, c’est que le signal est très fort !

Pour les vaccins et leur rôle dans les maladies auto-immunes, les chose s’accélèrent, j’en parlais il y a peu sur ce site, et d’autres en parlent aussi ; et même très officiellement, par exemple à un récent Congrès dans notre belle capitale. Si nos ministres et ministrables avaient su… mais ils étaient occupés à de plus dignes labeurs. C’était là !

Ceux qui s’expriment dans ce genre de réunion professionnelle à propos des traitements et des pronostics de maladies à forte connotation émotionnelle le font généralement avec prudence.

En anglais, « multiple sclerosis » signifie « sclérose en plaque » ; c’est une maladie rare ; il est donc très difficile de faire émerger des signaux d’alerte ; mais quand signal il y a, il faut les prendre très au sérieux.

Ce que des neurologues de Johns Hopkins University à Baltimore rapportent c’est que la fréquence des récidives de poussées démyélinisantes est plus élevée dans les 30, 60 et 90 jours qui suivent une vaccination par rapport aux non-vaccinés.

Il ne s’agit pas de la maladie elle-même, on l’a compris, mais de rechutes ou de poussées récidivantes chez des patients dont la maladie a déjà été diagnostiquée. Autrement dit, la longue route qui précède le diagnostic a été parcourue ; ce qui probablement explique pourquoi le signal parait si fort dans ce contexte d’une maladie rare.

Il est en effet difficile d’affirmer un lien entre vaccination et maladie auto-immune si cette dernière maladie met beaucoup de temps à s’exprimer cliniquement (avec des symptômes) ou si les médecins prennent beaucoup de temps avant de poser fermement leur diagnostic, vu ce que cela implique pour le patient et sa famille. Ce n’est pas un reproche ; j’approuve cette attitude prudente. Mais ça rend la démonstration d’une relation de causalité entre vaccin et maladie auto-immune très difficile.

De même, le Médiator ne provoquait pas les complications cardiaques du jour au lendemain ; on sait la suite : 35 années d’une belle carrière !

Un aspect intéressant de ce rapport est que les auteurs ne sont pas des anti-vaccinalistes (pas d’a priori idéologique qui aurait pu guider ou biaiser leurs analyses) : ils utilisent (si je puis dire) leurs données non pas pour critiquer (ou dissuader) la vaccination mais pour inciter à traiter avec des médicaments immunosuppresseurs les patients en phase quiescente afin de prévenir les rechutes. En effet, les patients traités avec ces médicaments immunosuppresseurs ne font pas plus de rechutes post-vaccinales !

Certes, les chiffres sont petits ; ce qui n’est pas étonnant car la pathologie est rare. Ce n’est pas une preuve (comme disent les policiers) ; ce n’est pas définitif (comme dirait un scientifique) mais c’est une information très importante pour les médecins.

J’en tire deux leçons pour le moment :

1) c’est une très mauvaise idée de vacciner (quel que soit le type de vaccin) des patients connus pour avoir (ou suspectés d’avoir) une maladie auto-immune [chez ces patients déjà diagnostiqués, les vaccins vivants ne sont pas utilisés] ;

2) toute (notion de) prédisposition à une maladie auto-immune est une contre-indication à toute vaccination ; même si ça déplait à quelque experts stipendié ou bureaucrate acculturé…