Cholestérol, statines et l'inéluctable déchéance de la revue médicale "Prescrire"

 
La revue Prescrire fut utile dans les temps archéologiques où les médecins (masculin et féminin) étaient subjugués par les minijupes des visiteuses médicales et les cravates de leurs supérieurs, royaux distributeurs de chèques cadeaux en tout genre.
Prescrire était utile parce que ses rédacteurs prenaient le temps de lire “à la source” les informations médicales “délivrées” par les grandes revues anglo-saxonnes : le Lancet, le New England Journal of Medicine et d’autres. Bons élèves, ils recopiaient.
Les médecins ne lisaient pas ou parfois (les académiques) ne comprenaient pas le peu qu’ils lisaient ; Prescrire lisait pour eux, expliquait et souvent corrigeait la propagande que l’industrie diffusait. Il suffit d’évoquer le Médiator ou le Lipanthyl pour comprendre ce que je veux dire. Bref, les rédacteurs de Prescrire tiraient leur gloire (éphémère) de lire les rapports des études et de les transcrire en langage compréhensible pour un médecin généraliste de base, très occupé par ailleurs. Prescrire vivait de ses abonnés malgré leur faible nombre (médecins en général) relativement à la totalité des possibles bénéficiaires d’une information proclamée indépendante des industriels. Sauf que
Sauf que les prestigieuses revues ont fait faillite, elles sont sous perfusion du sérum pharmaco-industriel. BigPharma réalise là un coup (au sens d’une partie d’échec) magistral : il fait désormais passer son marketing promotionnel à peu de frais par les grandes revues anglo-saxonnes (supposées indépendantes). Ainsi il a pu licencier un fort pourcentage de son “petit” personnel en minijupe ou cravaté. Disons-le sans sourciller, les rapports d’études sur les produits de santé publiés dans les grandes revues anglo-saxonnes sont devenus aussi crédibles que l’information autrefois diffusée par les minijupes et les cravatés.
Sauf que la revue Prescrire n’a pas vu venir le coup et son utilité s’est réduite à néant puisque traduire et résumer les articles (sur les produits de santé, je précise) publiés dans les revues anglo-saxonnes ne fait plus rire personne sauf les pingouins sur la banquise, comme chantait Tino Rossi…
Voyons, par exemple, le dernier rapport de Prescrire sur les statines. Ce rapport explique que les bénéfices des statines en prévention primaire sont limités. Ils avaient aussi dit que les statines en prévention secondaire, ça ne se discute pas tellement c’est bien, comme disent les ministres.
Prescrire Avril 2018
 
 
 
 
 
 
 
Chacun peut admirer le “sans publicité, ni sponsor, ni actionnaire”. C’est sympa, on aime bien en principe.
Que veut dire prévention “primaire” par rapport à “secondaire” ?
On parle de la même maladie sauf que dans le “primaire”, le patient risque son premier épisode tandis qu’en “secondaire”, il risque un second voire un troisième.
Dit autrement, si un médicament peut empêcher (ou diminuer la probabilité de souffrir) d’un second, il est aussi capable d’empêcher un premier. Évidemment.
La distinction entre premier (ou primaire) et second (ou secondaire) n’est intéressante que pour l’investigateur (et l’industriel qui le rémunère) : pour démontrer l’efficacité d’un médicament vraiment utile pour empêcher un second, il lui faut recruter entre 500 et 1000 patients tandis que pour empêcher un premier (dans une population jusque là indemne), il lui faut recruter entre 5000 et 10,000 patients. On imagine le coût de la manœuvre…
Pour un médecin de terrain et ses patients “à risque”, la différence entre le primaire et le secondaire est qu’il doit être beaucoup plus actif (et persuasif) avec ceux qui attendent leur second qu’avec ceux qui, toujours “innocents”, n’ont pas encore expérimenté leur premier. Arrêter de fumer est efficace dans les deux cas mais il est encore plus essentiel d’aider à arrêter de fumer celui qui attend son second. Parce que son risque est plus élevé ! Il risque la même maladie mais la probabilité est plus forte s’il a déjà eu une alerte.
C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le tabac provoque l’infarctus : il procède de la même manière pour un premier ou un second infarctus !
Je reviens aux statines : si elles sont efficaces en secondaire (comme l’arrêt du tabac), elles le sont aussi en primaire. Si elles ne sont pas efficaces en primaire, elles ne le sont pas non plus en secondaire.
C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le cholestérol supposément provoque l’infarctus et comment les statines sont supposées en protéger : ça procède de la même physiopathologie éventuelle pour un premier ou un second infarctus ! Évidemment si le cholestérol est innocent, cette discussion est inutile et les articles de Prescrire aussi.
Ici survient inopinément la méthode scientifique chère à Karl Popper et à moi-même :
1) si des études bien conduites, indépendamment ou pas de l’industriel, n’ont pas pu montrer que diminuer le cholestérol avec une statine diminuait le risque de premier ou second infarctus, et si aucune explication technique ne permet de rejeter ces études, la théorie du cholestérol et les statines doivent être mises à la poubelle ;
2) si de études ont montré que les statines pouvaient diminuer le risque de premier ou second infarctus, mais que nous pouvons identifier des défauts majeurs dans la conduite de ces études (et qu’en plus sous prétexte de secret industriel, il nous est interdit de vérifier les incongruités qui crèvent les yeux dans ces études), nous devons sans état d’âme mettre ces études à la poubelle.
Je ne vais pas commenter les commentaires alambiqués des commentateurs de Prescrire. Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1) soit ils se réfèrent aux études et synthèses publiées dans les grande revues anglo-saxonnes (Lancet et autres), sans en faire la critique. Ils ne les critiquent pas parce qu’ils ne comprennent pas vraiment le processus de production mais surtout, ces études étant leur seule source d’information, ils scieraient la branche sur laquelle ils sont assis puisque c’est de leur lecture qu’ils tirent leur utilité de rédacteur, et leurs abonnés ;
2) soit ils ne se réfèrent pas aux études et dogmes officiels, mais n’étant pas eux-mêmes des investigateurs et des scientifiques (épidémiologistes, physiologistes, pharmacologistes…) compétents, leurs commentaires sont d’une exécrable naïveté. Le meilleur exemple de cette incapacité à dominer leur sujet (à propos des statines) est dans leur façon de rapporter les effets adverses des statines : on touche là au ridicule ! Ils auraient pu, au minimum, lire mon splendide ouvrage L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol. Ils auraient eu les explications et la bibliographie ; c’était trop demander…
Quel est l’avenir de Prescrire ?
Il ne reste plus à ses rédacteurs qu’à faire semblant de ne pas avoir compris que les articles qu’ils lisent dans les revues anglo-saxonnes sont de la vulgaire propagande quand il s’agit de produits de santé (80% au moins du contenu des revues). Mais peut-être n’ont-ils vraiment pas compris ?
Peu importe ! Faire semblant c’est faire du spectacle ! C’est très vilain !
Ils peuvent aussi faire les perroquets ! Mais un perroquet ne chantera jamais mieux qu’une cantatrice, qu’elle chante faux ou qu’elle soit chauve !
Dernière et terrible question : Prescrire est vraiment libre de tout lien d’intérêt ?
Quoique je n’ai pas une confiance totale dans le site ministériel de “transparence” [je crains plus les manques que les “abus”…], on m’a fait passer le document ci-dessous.
Ce serait bien que Prescrire s’explique ; ou au moins nous explique où est l’erreur. Faute de quoi, nous comprendrions pourquoi Prescrire est si indulgent avec les statines et autres médicaments anticholestérol. Il s’agit sans doute d’une erreur.
Si tel n’était pas le cas, Prescrire aurait bénéficié de subventions de Sanofi-Pasteur ; renvoyant toutes les futures analyses de Prescrire sur les vaccins au rang de “suspectes”…
Vaudrait mieux que Prescrire ne dise rien sur les vaccins !
Prescrire
 
 
 
 
 

Le naufrage de la médecine scientifique

 
Le Code de Santé Publique exige dans son article 32 [le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science…] que nous pratiquions la médecine selon les meilleurs critères scientifiques.
Ce n’est pas seulement une nécessité médicale pour rendre le service attendu par les patients et les familles, ce n’est pas seulement une cruciale question éthique, c’est donc une exigence juridique.
De quoi s’agit-il ? Est-ce possible ?
Deux questions fondamentales pour nous tous qui sommes, sinon “des malades qui s’ignorent” selon un fameux aphorisme, au moins inéluctablement des futurs patients : avec l’âge, hélas, tout arrive…
Pratiquer une médecine “fondée sur les données acquises de la science” requiert au minimum de connaître les données acquises de la science. C’est une première réponse à la 1ère question.
Mais qu’est-ce que la science médicale ? La Médecine basée sur les preuves (EBM ou Evidence Based Medicine, en anglais) diront certains.
Par exemple, certains pétitionnaires récemment se gargarisaient d’EBM pour condamner les médecines et thérapies complémentaires. Savent-ils de quoi ils parlent ? Ils pensent savoir mais, s’ils savaient vraiment, ces “idiots du village EBM” n’auraient jamais signé cette pétition stupide.
Selon des informations confidentielles, l’AIMSIB consacrera une session spéciale aux définitions de la médecine scientifique lors de son meeting annuel à Toulouse en Octobre 2018.
Deuxième question : est-il possible de pratiquer cette médecine dite scientifique ? Comme l’indique la réponse à la 1ère question, il faut déjà en avoir une connaissance minimale, quelle que soit la définition qu’on lui donne.
Les praticiens modernes ont-ils cette connaissance minimale ?
La réponse (que je connaissais intuitivement à cause de mes rocambolesques démêlés avec quelques sommités académiques et très récemment en admirant le pitoyable spectacle donné par les experts vaccinalistes) m’est confirmée par un récent éditorial publié sur le site MEDPAGE Today le 28 Mars 2018 (ci-dessous).
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Que nous dit le confrère américain ?

Que les jeunes médecins américains ne lisent plus les articles scientifiques publiés dans les grandes revues médicales. Le confrère (une sommité cardiologique) se demande si publier des rapports d’études ou d’expériences ou des analyses complexes n’est pas pour lui du temps perdu ou gaspillé (wasting time). Effectivement, si seule une infime minorité le lit, à quoi ça sert ?

Question suivante : pourquoi ne lisent-ils plus ? Ni sur papier ni sur écran, ils ne lisent pas. Ni les titres, ni les résumés, ni les commentaires : rien !

Selon le confrère, je résume, les raisons sont diverses et… poignantes :

1- c’est difficile à comprendre et interpréter : donc trop long ; pas le temps ;

2- une fois un message compris et interprété, un message contradictoire paraît la semaine suivante : qui croire ? A quoi sert d’en lire un ou deux, sachant que d’autres experts diront le contraire ou autre chose.

3- mieux vaut suivre les “recommandations officielles” (ou guidelines) car, si on ne comprend pas vraiment, on pourra toujours dire qu’on a été discipliné et ainsi plaider non coupable en cas d’accident.

Totalement désillusionnés nos jeunes confrères… Non seulement ils admettent avoir été mal formés, mais ils n’ont pas le temps de s’améliorer.

Le collègue américain a d’abord pensé que c’était une question de générations et que les plus jeunes rejoindraient bien vite la cohorte des plus âgés et plus rigoureux. S’il m’avait demandé à propos des Européens, je lui aurais répondu que c’est presque pire avec les plus âgés car ceux-là ont l’illusion de comprendre et d’interpréter objectivement.

Il suffit de discuter la question des liens d’intérêt pour apercevoir que les plus âgés (>45 ans) sont de leur côté totalement illusionnés

Conclusion : le système est mort ; et les éditeurs des revues médicales le savent : plus personne ne s’abonne et ces revues survivent (mollement) des subsides versés par l’industrie ; de gré ou de force, elles en deviennent totalement dépendantes : mord-on la main qui nous nourrit ?

Ainsi tous les grands journaux médicaux et scientifiques se font les bons communicants de l’industrie des produits de santé tout en cherchant à donner l’apparence de l’indépendance : La Société du Spectacle dans toute sa flamboyance contemporaine ! Personne n’est dupe, mais on fait semblant, poliment.

Ce faisant, ils donnent raison à tous nos jeunes confrères : à quoi sert de lire de la vulgaire propagande publicitaire déguisée en science médicale ?

Une fois de plus, c’est donc la jeunesse qui a raison : négliger la médecine scientifique telle qu’elle est servie actuellement est simplement, et à leurs yeux, logique. Le temps est précieux, autant l’occuper à des choses utiles.

Qu’on me comprenne bien : ce n’est pas le principe et les règles basiques de l’EBM qui sont contestés, c’est leur détournement systématique à des fins commerciales ou politico-administratives  ; comme le montrent parfaitement les controverses à propos des statines et des vaccins. Mieux vaut être bête et discipliné que ferrailler contre des adversaires sans tête !

Ce qui pose trois problèmes :

1- dans cet océan de nullités et de banalités, il y a quand même les trésors de la médecine de demain (si on croit encore un peu à l’avenir de l’humanité et de la civilisation) : comment les identifier ?

2- comment allons-nous sortir de cette impasse ?

3- comment pratiquer une bonne médecine aujourd’hui si les recommandations (les fameuses guidelines) supposées scientifiques ne sont pas crédibles ?

Comment font-ils, ces jeunes médecins pour respecter l’article 32 ou son équivalent US ?

Demandez-leur !

Ci-gît en partie la crise des systèmes de santé dont la traduction est simple : on leur fait confiance, ici et ailleurs, que quand on ne peut pas faire autrement… Jusqu’à passer des nuits dans les brancards des Urgences, en attendant…

 

Je serai à Saint-Malo le 14 Avril

Ce sera à la Médiathèque “La grande Passerelle” (près de la Gare) de 14:30 à 16:30.
Titre de la conférence :
Une autre approche de la médecine pour préserver sa santé et protéger la Planète
Je commenterai notamment le contenu d’un de mes derniers livres (ci-dessous).
N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.
Ça m’intéresse !
Le nouveau régime méditerranéen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'espérance de vie régresse dans toute l'Europe, comme aux USA

 
Ci-dessous les avant-dernières données statistiques pour toute l’Europe.
Pour la France et les USA, j’ai déjà expliqué que les derniers chiffres de 2016 ont confirmé la tendance que montre ce tableau pour 2015. Désolé c’est en petit…
Mais ces données catastrophiques méritent d’être examinées à la loupe. Quoiqu’on pense de la signification de chiffres eux-mêmes, les tendances traduisent l’état de santé des populations.
Une régression est un très mauvais signe !
Et de la régression, il y en a !
Les Caisses de retraite peuvent se réjouir. Avant que les populations comprennent, elles auront fait de confortables profits
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Il est urgent de comprendre ce phénomène très inquiétant.
Aucune nation développée n’y échappe, sauf peut-être la Finlande.
Les autorités britanniques semblent vouloir réagir et scrutent désormais les données de mortalité semaine après semaine et constatent, sans un affolement hystérique, que le phénomène semble s’amplifier en 2018.
Ci-dessous un tableau montrant le nombre de décès surnuméraires dans les premières semaines de 2018 par rapport à 2017.
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Tout le monde, je l’espère, a compris : ce sont les nombres de décès excédentaires par rapport à ceux qui étaient attendus et pas la totalité des décès pour chaque semaine.
2016 était déjà une très mauvaise année par rapport à 2015 : perte de presque une année d’espérance de vie selon les collègues britanniques… C’est considérable !
Si vous avez quelques économies, vous pouvez les investir dans les Pompes Funèbres ; vous ne risquez rien ; c’est un business fructueux et nos aventureux bureaucrates du Ministère de la santé pourraient trouver là un astucieux recyclage…
Trêve de plaisanterie ! On peut (doit) espérer que les choses se calment rapidement.
Il et probable que les mêmes causes donnent les mêmes effets dans d’autres pays comparables, par exemple en Allemagne, France, Italie…
J’espère que quelques idiots convenus ne vont pas venir nous dire que c’est la faute à l’épidémie de rougeole ! Pour les épidémiologistes britanniques, une chose est sûre pour le moment : ce n’est pas la faute de la grippe !
Si vous avez quelques relations dans un Ministère ou à la Présidence, il serait important de tirer la sonnette d’alarme !
Pour le bien de tous, merci de le faire ; n’attendez pas qu’un débile du Ministère de la santé…
 
 
 

L'épidémie de ROUGEOLE et la couverture vaccinale : la réalité des faits en Europe

 
Alors que la propagande vaccinaliste et obligationniste bat son plein sur tous les tréteaux de la République médiatique, voilà que la réalité des faits s’impose à tous. Vive la France !
Un des points les plus rocambolesques de cette hilarante propagande (qui rappelle la belle époque de l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques, son Kominterm, son Kominform, son Soviet Suprême…) concerne l’épouvantable épidémie de rougeole qui ravage notre beau pays et tue nos enfants dès le berceau ; alors que nos voisins sont miraculeusement protégés.
Question : pourquoi nous et pas eux ?
Parce que nos bons Européens du Nord (l’exemple insurpassable d’intelligence citoyenne) et nos voisins teutons, polonais, espagnols et portugais sont des bons et dociles citoyens qui sont heureux d’être vaccinés ; alors que nous, les vilains sans-culottes de toujours, regardons la seringue vaccinale avec scepticisme.
Avons-nous tort d’être sceptiques ?
Plutôt que des envolées lyriques télévisuelles, constatons humblement les chiffres publiés par l’Agence Européenne qui synthétise toutes les données nationales concernant les maladies épidémiques et les taux de couverture vaccinale.
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Cette prestigieuse Agence, au-dessus de tout soupçon, publie les statistiques de l’année 2017 pour la rougeole (measle en anglais) pour les cas rapportés et pour la couverture vaccinale dans chaque pays. C’est plus facile sous forme de graphique coloré mais chacun peut vérifier par lui-même ; c’est toujours préférable. C’est là :
https://ecdc.europa.eu/en/publications-data/measles-notification-rate-million-population-country-1-january-2017-31-december
D’abord les cas enregistrés : plus c’est foncé, plus il y a des cas de rougeole. S’il y a quelques mauvais élèves (Italie, Belgique), la France fait bonne figure : mieux que les allemands et les autrichiens et jeu égal avec les anglais, les suédois et les finlandais (ci-dessous)… Pas de quoi, faire de la France, vue d’Amérique, un pays de rougeoleux !
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Examinons maintenant (ci-dessous) la couverture vaccinale : plus c’est foncé et plus on est vacciné (deux doses). Il y a des champions : l’Islande (en haut à gauche), la Suède, l’Espagne et le Portugal. Nous faisons moins bien que les allemands, les anglais et les polonais.
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Je laisse le soin à chacun de confronter les deux cartes.
Examinez l’Allemagne, l’exemple universel de sagesse et d’efficacité. Ils se vaccinent plus mais ils font plus de rougeole que nous !
Sont idiots ces allemands ?
Les espagnols et les anglais se vaccinent plus que nous mais font tout autant de rougeole !
Sont stupides ces anglais, ces espagnols ?
Leçon du jour à méditer dans les Ministères et les Parlements : il n’y a pas de parallélisme (pas de concordance) entre la couverture vaccinale et la fréquence des cas de rougeole.
Les concepts de “couverture vaccinale” et de “vaccin altruiste” doivent être ré-examinés de toute urgence par de vrais experts vraiment indépendants de l’Industrie et du Ministère !
On savait tout ça (et je l’expliquerai en détails dans mon prochain livre) mais avec des belles couleurs Européennes, qui peut contester ?
Les caniches du journal LE MONDE ?
Je vous laisse à vos méditations et libations dominicales.
Surtout n’écoutez pas ceux qui vous disent que le French paradox, ça n’existe pas : en général, ils boivent plus que la moyenne et, en plus, ce sont des pisse-froids…
Vive la flibuste !
 
 
 
 
 

L'espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016

 
Mauvaises nouvelles des USA. Ce que nous annoncions déjà il y a une année se confirme aujourd’hui : l’espérance de vie aux USA diminue !
C’est officiel et publié par le U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES.
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Qu’est-ce que cela signifie ? Je recopie un fragment du rapport qui de façon désinvolte note une diminution de 0,1 année (les deux sexes confondus) et de 0,2 pour les hommes.
Que ces dames ne se réjouissent pas trop vite : le déclin est toujours précédé d’un plateau et nos chères compagnes des bons et mauvais jours ne vont pas tarder à décliner aussi.
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Quelle interprétation ?
Alors que depuis des siècles, l’espérance de vie dans les populations occidentales augmentait régulièrement, depuis environ 15 ans nous avons vu d’abord une inflexion des courbes, puis l’atteinte d’un plateau et finalement un déclin.
Les mouvements sont lents dans ce type de statistiques humaines ; mais les tendances sont lourdes ; elles ne s’inversent pas du jour au lendemain. Dit autrement, ce que nous observons maintenant c’est probablement l’amorce d’un déclin qui va s’accélérer dans les années à venir.
Oserais-je dire qu’au vu des 15 dernières années, il est inéluctable que l’espérance de vie de américains diminuent pour de longues années. Les fonds de pension peuvent se réjouir mais pas  les gérants des assurances sur la vie.
Les calculs sur lesquels est basée l’évolution des cotisations de retraite peuvent être revus.
Tout cela est loin d’être drôle. D’abord parce que les statistiques françaises sont comparables avec un léger décalage. Nous avons eu l’inflexion et le plateau, il nous reste à constater le déclin. Inéluctable car les tendances sont lourdes.
Une autre mauvaise nouvelle, si je puis me permettre, c’est que la cause de ce déclin n’est pas clairement identifiée. Les décès de cause cardiovasculaire ou par cancers (qui représentent la grande partie des causes de décès dans nos pays) continuent de diminuer certes plus lentement mais quand même. Cela signifie que les nouvelles causes de décès sont d’origines multiples sans qu’une particulière soit identifiable, comme (par contraste) on l’avait vu avec l’épidémie de SIDA quoique sans impact majeur sur l’espérance de vie générale.
Cela signifie que c’est l’état de santé générale de la population qui est altérée. Je ne me permettrais pas d’autres hypothèses pour le moment.
Une évolution semblable est intervenue dans les années 70s du siècle passée en Union Soviétique. Quand l’inflexion des courbes a été confirmée, les autorités soviétiques ont cessé de publier leurs chiffres avant même que le plateau soit atteint. Les moins myopes des épidémiologistes de l’époque soupçonnaient que l’état de santé de la population soviétique était en voie de dégradation rapide ; mais nous n’avions pas prévu que les choses iraient aussi vite : moins de 20 ans plus tard l’Union Soviétique s’effondrait…
Il est probable que les choses iront de même dans les pays occidentaux (USA puis Europe) dans un proche future.
Nous pouvons nous attendre à des graves perturbations sociales dans la (ou les) décennie(s) qui viennent car l’espérance de vie est aussi un marqueur de satisfaction des populations. Quand plus rien ne va au point de voir décliner l’espérance de vie, la fin des réjouissances approche.
Je ne suis pas de ces “collapsologues” qui chaque année annoncent fin du monde ; mais certaines données doivent donner à réfléchir : à force de jouer avec le climat, la santé des mers et océans, la radioactivité, le cholestérol et la vaccinologie exubérante, nous allons en payer le prix !
Désolé de ces très mauvaises nouvelles !
 
 
 
 
 
 

Les vaccins obligatoires et le journal Le Monde

 
La rédaction du célèbre (et très sérieux) quotidien du soir semble avoir développé une sorte d’obsession vaccinale obligationniste jusqu’à en faire la une de son dernier numéro du Dimanche 10 Décembre 2017 LE MONDE.
2018, l’année des onze vaccins obligatoires
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Y aurait-il quelques pressions exogènes venant du politique ?
Les politiques eux-mêmes commenceraient-ils à avoir quelques inquiétudes ?
Et, de ce fait, croiraient-ils utiles d’insister encore plus sur cette “obligation de bon sens” selon le raccourci subliminal utilisé par le lapin qui a rédigé l’Éditorial de ce puissant numéro du journal Le Monde (5ème colonne).
Sans être un militant anarchiste, il m’est difficile de comprendre comment une obligation coercitive peut être indispensable quand il ne s’agit que de simple “bon sens”.
Cher et brillant éditorialiste, à moins de prendre beaucoup de citoyens pour de parfaits crétins, comment se fait-il que votre “bon sens” ne soit pas plus convaincant ?
Effectivement, on a rarement vu une manœuvre quasi militaire d’un gouvernement pour “restaurer la confiance” (2ème colonne de la une) aboutir à un tel fiasco. La défiance n’a jamais été aussi grande, désolé Madame la Ministre !
Le pompon se trouve dans la 3ème colonne où, apparemment pour justifier les 11 vaccins obligatoires, il est dit que les autorités s’inquiètent d’une sérieuse épidémie de rougeole entre 2008 et 2012.
Ici l’absurde le dispute à l’irrationnel et au mensonge :
1) pourquoi faut-il forcer des familles à vacciner des bébés contre l’hépatite B (par exemple) si on craint la rougeole ? Pourquoi contre les oreillons ? La rubéole ?
2)  de sérieuse épidémie de rougeole il n’y a pas eu, sauf à donner à l’adjectif sérieuse une connotation tragicomique… A titre d’exemple, quel adjectif dois-je utiliser pour qualifier les 500 décès annuels dus à la tuberculose ? Et pour les 100,000 décès dus aux cancers ?
La 4ème colonne n’est pas mal non plus où il est expliqué que le fer de lance de la nébuleuse anti-vaccinale se trouverait désormais chez les néoruraux de l’Ardèche… Ce n’est pas la 1ère fois que les néoruraux ardéchois sont la cible de la police politique. La dernière fois ils s’en sont bien tirés ; mais si j’étais eux, je quitterais l’Ardèche pour le Gers, par exemple.
Trêve de plaisanteries ; ce qui nous est montré là c’est la dérive autoritaire (et donc absurde) d’une administration sanitaire dont les vrais objectifs ne sont pas transparents.
Sont-ils avouables ?
Faut-il le rappeler une évidence à la Ministre et ses conseillers (à l’INSERM et ailleurs) ?
Dans les Sociétés modernes, il n’y a pas de confiance sans transparence !
Je crains fortement que la transparence en matière vaccinale soit impossible ; CQFD !
Je crains également que les citoyens ne tardent pas à siffler la fin de la récréation
 
 
 
 
 
 
 
 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 
Jusqu’à récemment, avoir un “cholestérol haut” était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.
Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un “cholestérol haut”.
Par rapport à quoi ?
Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?
Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.
En conséquence, et avec les années, on a diminué la “moyenne” supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du “cholestérol qui bouche les artères”…
C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un “cholestérol haut”…
TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !
Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.
En anglais, on dit : the lower the better.
Traduction française : plus con tu meurs !
Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.
Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l’expression “ultra-low LDL-C”] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !
C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.
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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est “tombée” un 18 décembre !
C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…
Patience !
Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…
Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?
A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !
 
 
 
 
 
 
 
 

Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 
Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.
Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.
C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.
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Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.
Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !
Nous sommes donc dans le “petit monde” prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !
Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !
Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !
C’est quoi ça, Bon Dieu ?
Définition : zèle déployé pour répandre une religion !
Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…
Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !
Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !
Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique…] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle “échappe à la simple raison” dit-il.
Effectivement !
Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…
 
 
 
 
 
 
 

Vaccins, sciences médicales et ordre des médecins

 
Dans un récent interview (ci-dessous) donné à un journal financé plus ou moins directement par l’industrie des vaccins, le Président du Conseil de l’Ordre des Médecins se fait menaçant vis-à-vis des médecins qui auraient des doutes concernant la nouvelle Loi d’obligation vaccinale. Et qui oseraient, au nom de la liberté d’expression, faire part de leurs doutes.
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Il y a, dans cet interview, deux phrases qui méritent réflexion. A moins, ce qui n’est pas impossible, qu’il y ait eu erreur de transcription du journaliste…
Admettons que ces propos aient été réellement prononcés. Si tel n’était pas le cas, je retirerais immédiatement les commentaires qui vont suivre.
La première est que, selon ce très digne Président : il n’y a pas de débat.
C’est très ennuyeux ; car justement, pour les scientifiques il y a toujours débat.
On peut même dire que l’absence de débat est synonyme d’absence de science !
Il va être difficile de concilier les impératifs scientifiques du Code de Santé Publique et les imprécations de tel ou tel académicien dont la principale caractéristique est de tout ignorer de la science  des vaccins ; si toutefois on peut accepter que les connaissances actuelles sur les vaccins puissent être qualifiées de scientifiques
Ça mérite débat !
La deuxième phrase est encore plus inquiétante car selon notre Président : les professionnels qui relaieront des arguments contraires aux données de la science pourront être poursuivis.
Poursuivis par qui ?
Je crains que les Chambres Disciplinaires Régionales ne soient très rapidement submergées par des plaintes multiples et variées contre ceux de nos confrères qui diffusent des argumentaires très vaccinalistes et contraires aux données de la science.
Et ça commence aux plus hauts niveaux des hiérarchies universitaires, académiques et administratives ! Sans parler des médecins qui s’expriment lourdement et naïvement dans les médias…
Étant, par principe et par obligation, très respectueux du code de déontologie, je m’abstiendrai de citer quelques auteurs et “perles” contraires aux données les plus élémentaires (et les moins controversées) de la science des maladies infectieuses et (peut-être) des vaccins. Mais je les tiens à la disposition des Présidents des Chambres Disciplinaires.
Si le Président du Conseil de l’Ordre des Médecins s’avisait de lancer une campagne de dénonciations des collègues résistants aux imprécations ministérielles, le retour de boomerang pourrait faire très mal. Les miliciens ne finissent pas toujours très bien leurs carrières dans les sociétés libres !
Cela dit, cette tentation de faire taire la science (en empêchant tout débat) par la menace de poursuites contre ceux qui s’acharneraient à débattre de science n’est pas nouvelle ; et régulièrement nous devons, nous scientifiques et présidents de rien, le rappeler ; comme récemment des respectables collègues américains ont encore dû le faire (ci-dessous).
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La science des vaccins est faible (pour le moins), et les données supposées scientifiques doivent faire l’objet d’un examen attentif. Il est bien aisé d’en faire démonstration ; à condition qu’il y ait un minimum de débat ! Et ce débat, qui doit être scientifique, n’a toujours pas eu lieu.
A condition qu’on ose le débat. C’est risqué !
Si une commission de supposés experts rémunérés par l’industrie des vaccins s’avisait de nous dire à nous scientifiques ce qu’est la “bonne” science des vaccins, en l’absence même de débat contradictoire, nous tomberions dans une forme de dictature académique qui irait à l’opposé de toute forme de science indépendante et ruinerait immédiatement l’argumentaire supposé scientifique des militants vaccinalistes.
Je doute que ce soit l’objectif principal des industriels des vaccins. Je les invite à bien réfléchir.
Ils pourraient être (eux et leur business) les premières victimes de l’absence de débat scientifique prôné, si j’ai bien compris, par le Président du Conseil de l’Ordre des médecins.
Halte au feu !
Place au débat !