PASTEUR (suite et fin) : le mythe Pasteur !
Dans des articles précédents, j’ai discuté les travaux de Pasteur sur divers problèmes et j’ai gardé pour la fin ce qui concerne la médecine des vaccins, notamment (mais pas seulement) le vaccin contre la rage qui a fait sa gloire.
Cet article sera un peu plus long que d’habitude afin d’éviter toute forme d’incompréhension. Soyons précis et objectifs ; j’ai mis au pluriel car cela inclut les lecteurs !
J’ai écrit « pas seulement » car avant de travailler sur la rage, Pasteur a travaillé sur d’autres maladies (charbon du mouton, choléra de la poule) qui donnaient l’impression à son époque d’être des maladies infectieuses ; c’est-à-dire causées par des germes. Ce n’est pas le sujet de cet article.
Avant toute chose, je veux rappeler une formule de tonton Guy (Debord) qui s’applique parfaitement aux questions que je vais analyser : « Quand une idée est dans une tête, elle est dans beaucoup d’autres têtes ! »
Et la médecine n’échappe pas à cette règle qui est de l’ordre du sociétal : il n’y a pas des héros (ou très peu) mais un travail collectif qui fait progresser le collectif !
Savoir « qui a été le premier à dire que » est de l’enfantillage et d’un faible intérêt. En général, le premier qui parle doit ensuite se corriger sous l’influence des autres, chacun essayant de se faire passer pour un héros.
A titre personnel et en toute humilité, on m’attribue quelques « découvertes » (qui enragent certains) – je n’entre pas dans les détails – dans divers contextes et à chaque fois j’ai été inspiré par des prédécesseurs. En général, je les nomme même lorsqu’ils sont furieux (et très méchants avec moi) de ne pas se voir attribuer cette découverte. En général (encore), si c’est à moi qu’en général on attribue cette « découverte » c’est parce que mes prédécesseurs n’avaient pas su exprimer (ou décrire) correctement ce qu’ils soupçonnaient. Cela dit, être le premier (ou pas) n’a pas que des avantages car toute nouvelle théorie contredit une ancienne théorie (je parle de « vraie » science et pas de 95% de ce qui nous est servi quotidiennement via les médias), ancienne théorie qui a ses défenseurs qui instantanément deviennent vos ennemis. Tout innovateur a donc des ennemis et ce fut le cas de Pasteur !
Ce qui ne fait pas de Pasteur une victime expiatoire : il sut se défendre et parfois méchamment…
Cette Introduction étant faite, revenons à nos moutons. Et justement, en dehors des vers à soie, la première maladie que Pasteur a étudiée sérieusement (on laisse les annexes de côté) est une maladie du mouton, la fièvre charbonneuse (ou maladie du charbon) ou encore anthrax (en anglais) qui est, comme chacun sait, une des maladies envisagées par les bioterroristes pour terroriser les populations. C’est une maladie bactérienne qui peut certes atteindre les humains mais (en dehors d’une transmission à partir d’animaux malades), à ce jour, il n’y a jamais eu d’épidémie de charbon chez les humains. Passons !
La maladie du charbon (notamment chez les moutons) a fait l’objet de recherches intensives en France et en Allemagne, notamment ; et pour d’évidentes raisons économiques (la laine, la viande). C’est probablement au célèbre médecin allemand Robert Koch que nous devons la découverte de la bactérie (Bacillus anthracis) qui provoque la maladie. Certains prétendent qu’un médecin français [Casimir Davaine : DAVAINE/charbon : https://hal.science/hal-02305925v1/document] aurait précédé Koch de plusieurs années. C’est fort possible mais, vue l’ampleur du travail de Koch, on peut comprendre les honneurs qui lui ont été rendus à ce propos.
Pasteur ne travaille pas (officiellement) sur la bactérie Bacillus anthracis mais nul doute que ses travaux sur la fermentation (la description de « germes » impliqués dans un processus biologique complexe) ont considérablement influencé Koch et Davaine. A mon avis, Pasteur (possiblement handicapé par son AVC en 1868) est bloqué par une idée simple : les germes que d’autres décrivent chez des malades sont-ils la cause de cette maladie ou une des conséquences de la maladie ? Il n’ose pas répondre à cette question. En reproduisant cette maladie chez des animaux par l’injection de substances extraites sur des animaux malades, Davaine et Koch avaient répondu à cette question. On peut comprendre que Pasteur ait été hésitant à le reconnaître.
Comment Pasteur entre dans la problématique de la maladie du charbon ? Réponse : en ayant conduit en 1881 dans une ferme de Pouilly-le-Fort une expérience ensuite considérée comme la première tentative de vaccination contre une maladie.
Certains, probablement à juste raison, disent que l’équipe de Pasteur avait été précédée par le vétérinaire Henry Toussaint qui avait déjà utilisé du matériel extrait d’animaux malades (mais bricolé de diverses façons pour en diminuer la toxicité) pour protéger des animaux sains.
En fait, c’est probablement l’équipe de Pasteur – via un de ses collaborateurs, Charles Chamberland – qui décrivit le procédé d’atténuation d’un agent pathogène qui allait permettre l’invention des vaccins vivants. Ils ont d’abord travaillé sur le choléra des poules puis sur la maladie du charbon.
Je ne doute pas qu’au même moment d’autres investigateurs (notamment Toussaint qui apparemment avait transmis ses résultats à Pasteur pour se les faire expliquer) aient eu des parcours parallèles mais c’est à Pasteur que l’on doit les publications décrivant (assez) précisément les procédés d’atténuation – point crucial de l’épisode – avec l’idée que l’agent pathogène « atténué » était moins toxique (rendait moins malade) tout en protégeant (immunisant) les animaux.
Je reviens brièvement sur la très contestée expérience conduite à la ferme de Pouilly-le-Fort en 1881; au point que certains ennemis de Pasteur en font quasiment un roman policier digne d’Agatha Christie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Secret_de_Pouilly-le-Fort
Peu importe la façon dont les germes du charbon ont été « amoindris » ou atténués. L’expérience de Pouilly-le-Fort (sous la conduite de Pasteur) est un succès : 25 moutons reçoivent les substances « amoindries » (ou atténuées) et 25 moutons ne reçoivent rien. Les 50 moutons se voient injecter les germes toxiques, les 25 qui n’ont rien reçu meurent, les 25 (supposément) « protégés » survivent !
On peut dire que c’est un vaccin comparable à celui « inventé » par Jenner contre la variole sauf que la substance vaccinale n’est pas dérivée d’une « autre maladie » bénigne (la vaccine des vaches qu’on pouvait certes considérer comme une forme « atténuée » de variole) mais est dérivée de la maladie visée elle-même (grâce à l’atténuation) ; ce qui ouvre la voie à l’invention de nouveaux vaccins dirigés contre d’autres maladies infectieuses.
Une limite à ce bel exploit [que personne parmi les nombreux témoins n’a jamais contesté] c’est qu’il fut par la suite difficile de reproduire l’expérience (100% d’efficacité) quand elle était conduite par d’autres que l’équipe de Pasteur. Cela a créé un soupçon mais je n’ai aucun argument solide sauf l’épisode de la rage que je vais discuter rapidement.
Que Pasteur ait eu des prédécesseurs ou des inspirateurs est d’un faible intérêt – d’autant plus que nous les connaissons et que rien n’empêche de les honorer – nous devons reconnaître à Pasteur ce mérite d’avoir su le faire savoir. Qu’il en ait profité pour s’enrichir (peut-être) et se « faire valoir » est assez humain, surtout pour quelqu’un de malade et handicapé qui voit approcher ses derniers jours après une longue et pénible carrière d’investigateur.
Qu’on ait construit un mythe Pasteur pour des raisons politiques est une autre affaire qu’on ne saurait reprocher à Pasteur lui-même.
J’arrête ici mon historique des premières expériences de l’honorable Louis Pasteur sur la vaccination pour en venir à la problématique affaire du vaccin contre la rage. Et là, je m’en excuse auprès des admirateurs de Pasteur, c’est le scientifique et médecin moderne qui va donner son opinion car le vaccin contre la rage de Pasteur est une sorte d’icône qui justifierait toute la médecine des vaccins destinés aux humains.
Une des critiques faites à Pasteur (ce n’est pas mon cas) concernant le vaccin contre la rage, c’est qu’il aurait été précédé et donc n’aurait rien inventé. Ce prédécesseur – Pierre Victor Galtier – a conduit de nombreuses expériences sur des chiens et des lapins et a, sans aucun doute, aidé (inspiré) l’équipe de Pasteur. Mais la façon dont il rapporte ses expériences sur la rage [https://www.persee.fr/doc/rmv_0034-1843_1879_num_56_1_2594] sont assez confuses et on peut comprendre que le rigoureux Pasteur (et ses collaborateurs) ait pu les interpréter avec courtoisie mais distanciation. C’eût été ma façon de procéder.
Peu importe. Le point important (à mon avis) c’est que Pasteur et ses collègues vont avoir l’idée – et cela coupera court à bien des questions – d’injecter des extraits de tissus rabiques directement dans le cerveau des animaux pour produire la maladie. Je passe les détails assez morbides – la protection des animaux en recherche médicale est le dernier de leurs soucis – mais ce fut une étape essentielle car les cerveaux étant généralement « stériles », ils évitaient le biais des co-infections : c’était le matériel qu’ils injectaient qui rendaient l’animal malade puisqu’il n’y avait rien d’autre. De plus, le virus de la rage (qu’on ne connaissait pas à l’époque) et surtout toxique pour le cerveau. En injectant du tissu rabique dans le cerveau des animaux, on augmentait la probabilité de produire la maladie. De plus, en testant leurs injections dans diverses espèces animales (lapins, chiens, moutons, singes…), ils constataient des maladies de sévérité variable ce qui suggérait des façons nouvelles d’atténuer les germes de la rage. En particulier, en laissant vieillir – sécher en présence de potasse – des moelles épinières de lapins enragés, ils obtenaient des substances dont le degré de virulence était assez bien défini et très variable en fonction de la durée du vieillissement. Et, réminiscence des expériences de Pouilly-le-Fort, ces observations leur indiquaient qu’un vaccin contre la rage semblable à celui contre le charbon était envisageable. Jusque-là, je n’ai rien à dire ou critiquer.
Ils firent des premières tentatives sur des chiens en leur injectant (en sous-cutané) des broyats de moelles de lapin en commençant par celles qui avaient séché au moins 15 jours et qui avaient perdu toute virulence, selon eux. Apparemment (sans certitude), malgré l’injection de produits toxiques (porteurs du germe de la rage plus ou moins atténués), les chiens ne font pas de rage ; c’est un point important qui certifierait le succès de l’atténuation. Malheureusement, les investigateurs ne disent pas clairement (ou bien ça m’a échappé) si les chiens testés étaient protégés contre la rage (ou pas) et si c’était le cas, selon quelles modalités d’infection.
C’est alors que survient en Juillet 1885 l’épisode de la première vaccination contre la rage chez un humain, l’enfant Joseph Meister qui avait été mordu par un chien supposément enragé qui est amené à Pasteur. En parallèle, il y eût aussi la vaccination antirabique de l’enfant Jean-Baptiste Jupille lui aussi mordu par un chien (peut-être) enragé. En fait, curieusement (à moins que cela m’ait échappé), une claire démonstration que les deux chiens coupables aient été vraiment enragés n’a pas été apportée.
Le protocole appliqué en ce mois de juillet 1885 est très bien décrit (au moins pour l’enfant Joseph Meister), je ne donne pas les détails mais, en bref, l’enfant se voit injecter 13 fois une moelle de lapin infectée en commençant par une moelle de 15 jours, supposément non toxique. Le protocole dure 9 jours. Les dernières moelles injectées avaient desséché une journée seulement et étaient donc hautement toxiques en théorie. Je dis en théorie parce que l’équipe de Pasteur (comme Galtier avant eux) avait montré que la transmission du germe de la rage – je dis germe car les virus sont encore inconnus à l’époque – était très variable en fonction de l’espèce animale et du site d’injection. C’est pourquoi l’équipe de Pasteur avait décidé pour provoquer une rage chez l’animal d’injecter directement dans le cerveau, je le répète.
Pour l’espèce humaine, ils ne savaient rien !
Je résume les résultats : l’enfant Meister n’aura pas la rage – c’est un triomphe de la science médicale française grâce à Pasteur et son équipe – mais on ignore si le chien qui a mordu l’enfant Meister était vraiment enragé et on ignore quels sont les effets biologiques réels des moelles (plus ou moins vieillies) de lapin enragé injectées dans l’espèce humaine.
De même apparemment pour le jeune Jean-Baptiste Jupille.
Pourtant, malgré ces évidences, de nombreuses équipes médicales à travers le monde adoptèrent la méthode antirabique de Pasteur.
Dit autrement, selon les critères de la médecine scientifique moderne, le miracle Meister est, au minimum, douteux !
Plus prosaïquement, ce protocole ne me fait pas penser à une quelconque vaccination – version archaïque ou plus récente – mais plutôt au protocole du Prince Mithridate qui s’accoutuma à ingérer chaque jour de petites doses de divers poisons pour se protéger d’un empoisonnement massif venant de ses proches.C’est ce que certains appellent la « mithridatisation ». En s’accoutumant, le Prince espérait se protéger. Ce procédé est différent, en théorie, de la vaccination (version moderne) qui exige une mémorisation de l’agent pathogène par le système immunitaire et cette mémorisation, on le sait aujourd’hui, nécessite du temps. Le protocole de Pasteur a donc bien peu à voir avec une vaccination. A la décharge de l’équipe de Pasteur, je rappelle qu’à l’époque on ne connait pas le système immunitaire, les immunoglobulines, les antigènes, etcétéra…
Je laisse chacun réfléchir à cet aspect des choses ; tout en rajoutant que, contrairement à ce qui m’a été enseigné (Fac de Médecine Saint-Antoine à Paris dans les années 1970) et selon les témoignages de l’époque, les victimes de morsures de chiens enragés ne faisaient pas systématiquement une rage. Au contraire, toujours selon les dires de l’époque, 4 sur 5 mordus (non vaccinés) échappaient à la rage. Si on ajoute que de nombreuses équipes durent admettre l’échec du protocole chez certains mordus – mais furent accusés par les pasteuriens de ne pas savoir préparer ou administrer les moelles infectées – on peut arriver aisément à la conclusion que les mordus qui échappaient à la rage après avoir été vaccinés selon Pasteur faisaient partie des 4/5 qui de toute façon n’auraient pas eu la rage. Dur de regarder les réalités en face !
On peut se demander aussi – mais on ne le saura jamais – si les mordus vaccinés qui font une rage fatale (notamment en Russie où les documents sont fragiles) étaient tous victimes de la morsure ; et pas parfois de l’injection de moelle de lapins porteurs du virus.
Mon impression générale est que l’histoire du vaccin contre la rage inventée par Pasteur est un simulacre de science médicale, voire une piètre comédie..
L’affaire du vaccin contre la rage de Pasteur annonce ce que va être la médecine des vaccins jusqu’à aujourd’hui : une médecine non scientifique non respectueuse des règles basiques de l’éthique médicale : Convention d’Oviedo, consentement éclairé, etcétéra… Mais l’époque n’était pas ouverte à ce genre de considérations !
Pour des lecteurs de cet article qui ne seraient pas d’accord avec mon interprétation des faits, je recommande la lecture du livre d’un grand admirateur de Pasteur (Michel Morange, « Pasteur » chez Gallimard) à partir de la page 330. Il peut essayer, à partir de la page 337, de sauver son héros ; rien n’y fera à mes yeux !
Pasteur n’est pas le seul héros de l’époque à avoir raconté des bêtises en médecine humaine, faute de méthodologie scientifique appropriée. Le plus bel exemple probablement fut celui de l’allemand Robert Koch – le découvreur du bacille tuberculeux, personne ne le lui conteste – qui prétendit bruyamment (et certainement pour concurrencer le français Pasteur ; triste aspect du patriotisme) avoir ensuite découvert un traitement de tuberculose (la tuberculine) qui s’avéra totalement inefficace en pratique.
Je vais arrêter là ma revue de la vie de Pasteur, le découvreur des vaccins selon le frontispice de l’Institut qui porte son nom et qu’il a créé. La suite de l’histoire jusqu’à son décès est une lente dérive d’un mythe ou d’une version archaïque de la médecine spectaculaire et marchande.
Si vous échangez (avec beaucoup de patience) avec un partisan plus ou moins éduqué de toutes les formes de vaccination – qui aura gentiment évité (provisoirement) de vous traiter d’antivax ou de complotiste – ne soyez pas étonné s’il se réfère presque immédiatement à Pasteur. Vous saurez quoi répondre. Chacun le fera à sa manière, bien sûr, mais sans trop d’espoir de convaincre car quand on se réfère au « sacré », le rationnel et le réel sont peu efficaces…
Il sera dur, et lent, de faire admettre aux populations que la médecine des vaccins n’est pas scientifique – à l’image du premier épisode pasteurien avec la rage !
En attendant, appréciez ce délicieux « Morgen » de Richard Strauss. Tant qu’il y aura du Strauss, on pourra respirer !
la protéine spike est dans le corps 1000 jours& fait des dégats
https://www.youtube.com/watch?v=J7wafTHGkF0
Données mondiales : la preuve est sur la table, on ne peut plus la contester – Patrick Stocco Biologiste spécialisé en virologie moléculaire
Je ne serais pas aussi affirmatif concernant l’espérance de vie (1000 jours) de la Protéine Spike.
Peut-être chez certaines personnes, on ne saura jamais vraiment…
Cher Amiral, vous écrivez « J’ai l’impression que vous avez raté la confession du Pierre Chaillot qui a finalement admis qu’il n’avait dit que des bêtises à propos de la Covid-19. Il s’est excusé auprès de ses admirateurs dont je n’ai jamais fait partie évidemment. » N’auriez-vous pas un biais cognitif à son égard ? Je vous invite à revisionner sa confession ! https://www.youtube.com/watch?v=iNLRm9yqYEg
Son sujet n’est pas tant la Covid dont on sait que vous contestez ses analyses, que la remise en cause de la théorie de la propagation épidémique qui prédomine et qu’il remet en cause en s’appuyant sur une démarche statistique qui s’écarte des chemins balisés. Vous pourrez bien évidemment contester ses conclusions, mais cette fois sur une base plus solide, comme vous avez l’habitude de le faire, et qui emporte notre adhésion.
En vous remerciant pour tous vos travaux et publications.
Merci de cette information.
Pierre Chaillot est un garçon sympathique qui s’exprime beaucoup sur divers sujets (existence des virus, validité de la PCR etc…) sans rapport avec ses supposées compétences en statistiques et à propos desquels sa compétence (en particulier sur ce mystère de la « la propagation épidémique », comme il dit) est vraiment très récente et de de peu d’intérêt pour un vieux con comme moi ; et je confesse que je n’arrive pas à suivre. Je note que l’épidémiologie (notamment celle de la Covid) est bien autre chose que des statistiques ! C’est un métier et ça ne s’apprend pas en 5 minutes !
Cela dit, dans ce fatras (que je n’ai pas le temps de vérifier), j’ai bien noté qu’il s’était excusé… Cherchez bien et vous trouverez. Il est toutefois possible qu’après sa confession il ait eu des remords (ou que certains de ses admirateurs aient voulu redresser la barre) et qu’on ait fait disparaitre ses excuses.
Merci pour ces liens. J’étais plutôt assez indulgent avec Pierre Chaillot dont j’ai lu le 1er livre. La recherche médicale fonctionne en grande partie sur des bases statistiques donc l’expertise d’un statisticien est utile pour comprendre certains biais et rectifier la compréhension de certaines études.
Par contre, dans ses dernières interventions youtube (parfois mal accompagné), je pense qu’il fait du tort à ceux qui ont souffert de cette crise Covid et décrédibilise le peu qu’il a pu apporter.
Car il n’est ni médecin, ni biologiste, ni biochimiste, ni virologue, ni épidémiologiste. Et il faut parfois avois un peu d’humilité quand on entre dans des territoires qu’on connaît peu. Exercer son sens critique est essentiel mais il faut quand même se mettre au courant des bases avant.
Le fait que le terrain soit important ne fait aucun doute mais de là à occulter la notion de contagiosité et l’existence de tous les agents pathogènes, ça craint. Surtout quand on commence à évoquer des virus comme le VIH.
D’ailleurs, il semble que les théories de Lanka reviennent à la mode. Donc ceux qui ont parlé de manipulation de virus en laboratoires ou de la toxicité de la protéine S nous disent maintenant que les virus n’existent pas.
Le résultat c’est que ça donne des armes pour tous nous mettre dans le même panier avec une étiquette complotiste-idiot.
Je suis assez d’accord avec votre point de vue. Les statistiques sont une technique parmi d’autres ; les sciences médicales sont tout autre chose.
Quelle que soit la sympathie qu’on ait pour la personne Chaillot, force est d’admettre que le Pierre est d’une extraordinaire naïveté.
Je vous renvoie au livre du célèbre Dr de Lorgeril « Dialogue de promeneurs en Covidie » pour une vision réellement scientifique des 4 années de Covid avec des approches variées et contradictoires typiques des sciences médicale
Merci beaucoup pour ces articles sur Pasteur. Non seulement cela remet l’église en centre du village mais le contenu est très riche et c’est alors passionnant. C’est ainsi que les médias devraient parler des sujets scientifiques.
Mais quand le contenu est ambigu et complexe, le public est perdu et on assiste à une infantilisation du public. Et la carricature n’est pas plus acceptable qu’elle provienne des « pro » ou des soit disant « anti. »
Mais c’est ainsi que fonctionne la propagande des labos, je me souviens d’une pub aux USA qui faisait le parallèle entre évier bouché par le gras de la vaisselle et artère bouchée par le choléstérol. Et ça a marché !
Pour les vaccins, l’industrie joue sur le mythe de l’invincibilité conférée par l’immunité. Un peu comme les héros des cartoons des années 60. Ils ont réussi a vendre l’idée qu’il suffit de prévenir le système immunitaire pour acquérir une immunité contre n’importe quelle maladie infectieuse. Donc il suffit de produire un vaccin pour chaque maladie et vous devenez un surhomme.
Et c’est dommage car c’est quand on prend le temps de creuser un peu les choses, la complexité révèle que le principe de la vaccination est approprié dans certaines situations mais pas dans d’autres.Il est donc tout aussi idiot de se passer totalement de cet outil que de vouloir l’utiliser dans toutes les situations. Chaque agent pathogène opère différement: il y a des quelques bons mais de nombreux très mauvais candidats.
D’ailleurs, avant la Covid, on ne se lançait pas dans le développement de vaccins quand les chances de succès étaient quasiment nulles. Mais maintenant, on le fait.
Prenons le cas du récent vaccin contre la malaria. Il y a plusieurs variants du plasmodium (le falciparum étant le plus létal) et le parasite change de forme à chaque étape de son développement donc impossible de cibler un seul antigène. Le moustique injecte le parasite sous la forme sporozoite qui va aller infecter les cellules du foie en 15 à 30 minutes. Il changera alors de forme, se cache dans la cellule et devient indétectable pour le système immunitaire mais se multiple puis sort en masse sous la forme mérozoite pour attaquer les cellules des globules rouges ce qui provoque alors les crises.
Alors développer un vaccin contre ça, c’est quasiment impossible. Il faut une concentration importante d’IgG dans le sang. Or, cette concentration diminue rapidement avec le temps. En effet, si nous devions maintenir une forte concentration d’anticorps humoraux chaque fois que nous sommes exposés à un antigène, notre sang serait tellement visqueux que notre coeur serait à la peine. Donc le système immunitaire fonctionne avec une mémoire mais ça prend un certain temps pour la réveiller. Bien plus que 15 minutes.
Donc pas besoin d’être un expert pour comprendre que la durée d’efficacité de ce vaccin est extrêmement courte et que le risque qu’un des parasites passe entre les gouttes et atteigne le foie reste élevé. Par contre, c’est très rentable car il faut le refaire tout les 3 mois comme pour la Covid.
Et pourtant, c’est en cours de déploiement avec la bénédiction de l’OMS et ce que j’ai écrit sera classé « antivax ».
Alors que c’est parce qu’on développe des vaccins contre des maladies qui sont de mauvais candidats (comme la Covid) que le public se détourne des autres vaccins.
Merci pour ces très intéressantes informations sur le vaccin contre la malaria que je vais sans tarder m’approprier ; après avoir vérifié, bien sûr !
Imaginez des loups qui revêtent chacun une peau de mouton pour passer inaperçus dans la bergerie, et bien le plasmodium fait pareil en se recouvrant de protéines copiées sur celle de l’hôte.
OK
Merci
François L : Merci, c’est vraiment très intéressant et si bien expliqué. Pourquoi, comme vous le dites si bien, les médias ne parlent-ils pas ce langage (le vôtre et celui de notre hôte) ? Nous prendraient-ils pour des abrutis ? Ou bien sont-ils incapables d’entendre un discours intelligent ? Il me semble que le leur devient lamentablement médiocre. « Tous crétins » disait je ne sais qui, nous n’en sommes pas loin. Heureusement ici on respire le parfum de l’intelligence ! Merci.
Vous touchez le point délicat que je vais exprimer de façon différente : pourquoi n’y a-t-il plus de discussion parmi les scientifiques et les médecins ?
Récemment nous avons eu des publications de nouveaux essais testant une statine chez les séniors ou des anti-PCSK9 dans différents contextes. Nous en avons un peu parlé sur ce Blog et nous avons convenu, en toute humilité, qu’il y avait beaucoup à dire sur la façon dont ces essais ont été conduits et analysés.
Toute la nomenklatura – je fais explicitement référence au temps (revenu) des soviets – n’a pas manqué d’approuver les exploits mirifiques de ces produits sans l’ombre du début d’une critique. Ils restent entre eux (exultant d’autosatisfaction), ne supportent aucune critique et sont félicités par les médias.
Pourtant aucune œuvre humaine n’est jamais parfaite ; il y a toujours des « réserves » à exprimer. L’extraordinaire unanimité que nous constatons nous renvoie aux élections organisées dans les pays où règne une dictature…
Dans une période normale, il eût fallu organiser des discussions en donnant la parole à d’autres qui étaient moins satisfaits de ces essais et du travail des investigateurs. Après la discussion, on pourrait essayer d’élaborer une sorte de consensus ou au moins constater sur quels points (et pourquoi) nous ne sommes pas d’accord.
Même tempo avec la médecine des vaccins : seuls ceux qui admirent et félicitent l’industrie et les autorités sanitaires (dont les sociétés savantes sont complices) ont droit à la parole dans les médias.
En toute humilité, qui parmi les experts des vaccins a publié une douzaine de livres sur la médecine des vaccins (sans que jamais la moindre critique ne me parvienne) ? Même si on me déteste (après m’avoir blacklisté comme disent les jeunes), il serait judicieux, au moins pour faire semblant qu’on reste ouvert à la contradiction (seulement interdite dans les dictatures) et de me demander poliment mon avis…
Récemment, un « neuropsychoquelquechose » a publié un article expliquant pourquoi « les vaccinés ne changent pas d’avis« . Selon lui, le phénomène que nous observons aujourd’hui – l’impossibilité pour certains de remettre en cause le récit vaccinal – n’est pas un simple entêtement. Ça se passerait au niveau de l’hippocampe (une structure cérébrale). Il s’agirait d’un processus beaucoup plus profond, où le récit dominant s’intègrerait jusqu’à devenir une composante de l’identité. Je simplifie : selon cet auteur, « attaquer le récit, c’est attaquer leur identité. Et personne n’aime voir son identité remise en question. » C’est d’une grande violence émotionnelle à laquelle peu peuvent résister !
Il sont victimes d’un processus d’endoctrinement avec la combinaison de verrouillages psychologique ET biologique au niveau neuronal…
Bon, je vous laisse à vos réflexions !
De 2013 à 2020, la société lilloise Genfit avait fait rêver la planète entière en annonçant le développement du GFT505, un co-agoniste PPARα/δ censé améliorer la sensibilité périphérique et hépatique à l’insuline chez des patients obèses insulinorésistants. Imaginer pouvoir prévenir la stéato-hépatite, le diabète et les dyslipémies, a séduit un très grand nombre d’investisseurs (y compris la Chine) jusqu’en 2020 car l’essai de phase III n’a alors pas pu montrer d’amélioration de la NASH sous elafibranor. Pourquoi s’être emballé ainsi sans raison ? Est-ce la course aux gains sur un marché gigantesque ? L’espoir fait vivre, certes, mais n’est guère propices aux débats rationnels…
Merci de l’info.
Je confesse ne pas connaître l’elafibranor mais aussi ne pas être un expert de la cholangite biliaire primitive…
Comment voulez-vous que, formatés dans le même moule, naissent des esprits différents ? Bien sûr, certains, fort heureusement ,sortent du lot, avec un esprit critique,une réflexion, un regard ouvert sur la réalité et agissent avec probité et courage. Les autres ont le même langage, la même attitude de supériorité qui ne tolère aucune contradiction, c’est si simple de suivre le chef qui possède le pouvoir et l’argent.
Il faut donc sortir du carcan et avoir le courage de dire, de discuter et ce, comme vous l’écrivez « discuter en donnant la parole à d’autres et élaborer un consencus ».
Je vous suis depuis 2015 environ, si ma mémoire est bonne (?) et je me souviens des discussions sur les statines, les anti-PCSK 9, l’Ezétimibe etc… et l’espoir de tous les intervenants qu’un jour ces molécules soient reconnus comme nuisibles avec comme étendard « primum non nocere ». J’en ai fait les frais avant de vous connaître.
Il y a bien d’autres « récits dominants » hormis les vaccins, qui en attaquant l’identité d ‘un être humain, l’endoctrine d’une manière ou d’une autre inexorablement.
Mais tout cela on le sait et c’est le plus triste, car on pourra de moins en moins se battre contre,
Merci de me faire encore réfléchir, mais parfois on voudrait être « sans tête « pour le confort que cet état apporte ! Enfin, je dis ça mais bêler avec le troupeau ne m’a jamais tentée,
Certes, c’est triste ; mais c’est peut-être encore pire en politique et surtout en géopolitique…
Désolée, impossible d’être brève.
Il y a une autre manière d’observer ces expériences historiques.
Prenons l’expérience de Pouilly le fort sur les moutons atteints de maladie du charbon suite à une inoculation ‘virulente’.
L’expérience a fonctionné exceptionnellement alors que Chamberland ou Roux, assistant Pasteur, avait ajouté du bichromate de potassium au « vaccin » qui sans cela ne fonctionnait pas.
On attribue aux « germes » la maladie. C’est une certitude plus qu’un fait réel, dans la mesure où :
. l’inoculation « virulente » prélevée sur un mouton malade est une mixture pouvant contenir des germes en effet, mais aussi un environnement, un milieu délétère qui ainsi inoculé déportait le terrain des moutons vers cette maladie.
. Le bichromate de potassium semble de fait un antidote rétablissant le terrain.
Pour Béchamp « tout est une question de milieu ».
Parler de Béchamp est tabou et la théorie des « germes » est un fait acquis pour les scientifiques.
Pourtant Béchamp a observé les « germes de l’air », mais il a montré et déduit de nombreuses expériences que ceux-ci étaient les restes des organismes vivants.
Ces germes sont pour lui, qui les a observés à l’origine des gamètes, à l’origine de tout dans l’embryon, puis dans tous les centres vitaux des organismes vivants.
Les nombreuses publications sur les exosomes montrent à quel point ces nano-particules sont essentielles, reproduisant les fonctions des cellules dont ils sont extraits, comme Béchamp le constatait pour les microzymas.
Il ressort des travaux de Béchamp qu’une particule vivante est une particule capable de produire une enzyme même après de nombreux lavages.
On ne peut plus nier la présence de particules vivantes dès le vitellus et par la suite dans tous les centres vitaux, ayant acquis une spécificité au cours du développement de l’individu.
Ce que l’on prend pour des germes, des parasites, sont selon Béchamp les éléments de base des organismes vivants sans lesquels il n’y aurait aucune matière vivante.
Quelques confirmations contemporaines hormis les exosomes et leur rapprochement possible avec les virus :
. Cette publication montre l’auto-assemblage de l’ADN par des granulations (microzymas de Béchamp) dans le vitellus. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0968432813001017?via%3Dihub
. Des mito-vésicules transporteraient des mitochondries d’une cellule à l’autre, alors qu’on ne veut pas voir que des petites particules sont tout simplement capables de métabolisme énergétique (vivante tout simplement). https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35962195/
. On refuse de voir que l’élément vital est plus petit que la cellule, les mitochondries en étant une expression. Et bloquer par la théorie cellulaire, on interprète celle-ci comme étant en symbiose, dans nos organismes qui ne seraient pas capables de produire leur propre métabolisme.
. Et observez ces particules dans le sang (à x4000) alors qu’on les prend sans doute pour des parasites la plupart du temps : https://www.youtube.com/clip/Ugkx6nQxDcBy5Ov50Q2gbPXFoRqus4uOHSGq
Observez les dans les lymphocytes, alors que Béchamp expliquait que les globules se formaient à partir des granulations dans le sang, mais dans d’autres centres vitaux, et que ceux-là étaient propres à ces centres vitaux (non issus du sang) se formant en réaction un l’état du milieu.
Ces « germes » ne sont pas la cause des maladies, ils sont ce grâce à quoi nous sommes en vie.
Et pour remonter à l’expérience de Pouilly le Fort, il se peut que lors de l’inoculation ils soient morbides et transmettent leur morbidité aux microzymas des moutons… tout reste à découvrir sous cet angle. Béchamp précisait que ceux de l’air perdent très vite leur morbidité.
Merci de cs intéressantes observations et félicitations pour votre travail sur l’honorable Antoine Béchamp.
Cela dit, mes articles sur Pasteur ne visaient pas à « refaire » l’histoire de la querelle Pasteur/Béchamp ou de la génération spontanée. Ces questions ne m’intéressent pas.
Mon problème c’est la médecine des vaccins et la Loi d’obligation de 2018 concernant les nourrissons dont je veux l’abolition.
Pasteur et Béchamp, dans ce contexte, sont sans intérêt et je ne m’y suis jamais intéressé.
Cela dit, Pasteur étant présenté comme « l’inventeur des vaccins« , j’ai fini par examiner ce qu’il avait vraiment apporter (à la médecine des vaccins) et j’ai dû par honnêteté minimale examiner son parcours. Je constate que Pasteur n’a pas (scientifiquement) apporté grand chose à la médecine des vaccins sinon que sa personne et ses travaux ont été exploités en créant le « Mythe Pasteur ».
Toute discussion concernant l’existence des virus et autres microzymas est donc un peu « hors sujet » quoique fort intéressante.
Je le répète, ma question reste : la médecine des vaccins (inaugurée par la légende Pasteur avec celui contre la rage) est-elle scientifique ?
Réponse négative, que les virus existent ou pas !
Merci Michel, je comprends et je respecte.
Votre approfondissement sur les vaccins est déjà tellement précieux.
Je dis ouf aussi parce que j’ai cru un moment (pardon !) que mon commentaire ne serait pas publié, et c’est si dur cette impression de parler dans une pièce totalement insonorisée, depuis si longtemps. Le silence imposé que Béchamp a subi.
En effet, pas de censure sur ce Blog sauf si grossièretés… Ça arrive !
Bonjour,
Afin d’apporter un éclairage factuel et historique rigoureux à cette analyse, il convient de corriger plusieurs éléments figurant dans l’article :
La rage du chien mordu (Joseph Meister) : La preuve de la rage de l’animal a bien été apportée à l’époque. L’autopsie réalisée par le vétérinaire (Dr Weber) a révélé la présence de corps étrangers (paille, bois) dans l’estomac, signe pathognomique de la rage canine. De plus, les inoculations de prélevements de ce chien à des lapins en laboratoire ont déclenché la maladie, confirmant le diagnostic.
Les épidémies de charbon (Anthrax) : Il est inexact d’affirmer qu’il n’y a jamais eu d’épidémie humaine. L’histoire médicale documente de nombreuses flambées professionnelles liées au travail de la laine (woolsorter’s disease) et des peaux, ainsi que des épidémies d’origine agricole ou accidentelle (comme à Sverdlovsk en 1979).
La nature du traitement antirabique : Assimiler ce protocole à de la « mithridatisation » est scientifiquement incorrect. Le virus de la rage progresse très lentement le long des nerfs périphériques jusqu’au cerveau. Injecter des doses d’antigènes pendant cette période d’incubation déclenche une réponse immunitaire active (production d’anticorps neutralisants) avant que le virus sauvage n’atteigne le système nerveux central. Il s’agit d’une prophylaxie post-exposition, et non d’une accoutumance à un poison.
L’anachronisme méthodologique : Évaluer des expérimentations de 1885 à l’aune des principes éthiques contemporains (convention d’Oviedo) est un anachronisme. Si les rivalités scientifiques du XIXᵉ siècle (Toussaint, Galtier, Koch) et les erreurs d’époque sont documentées par les historiens, elles n’invalident pas les mécanismes biologiques de l’immunologie validés depuis un siècle et demi.
Merci de ces informations intéressantes.
Contrairement à vous, je suis resté prudent [quand j’écris « apparemment » dans un texte, cela signifie que je n’ai pas de certitude faute de donnée solide] et j’aurais aimé que vos affirmations concernant la réalité de la rage du chien qui a mordu l’enfant Meister soient documentées (au moins un peu). J’estime (peut-être à tort, mais je rejoins d’autres) que le signe pathognomonique (et pas « pathognomique » comme vous l’écrivez) de la rage canine à l’époque n’est pas solide. De même pour la confirmation du diagnostic avec les inoculations à des lapins. Merci de fournir un document solide venant des cahiers de laboratoire de Pasteur, c’est-à-dire mieux qu’une simple déclaration : combien de lapins ? Quelle latence ? Etcétéra.
Merci pour les informations concernant les flambées de maladie du charbon. Je ne l’avais pas totalement exclu ; j’insistais plutôt sur la transmission interhumaine…
Merci aussi pour vos réflexions concernant la « mithridatisation » (scientifiquement incorrect de ma part, selon vous) mais je confesse ma naïveté à cet égard. Je n’ai jamais mithridatisé quiconque mais je reste perplexe concernant votre distinction entre « prophylaxie post-exposition et accoutumance à un poison« .
Merci enfin concernant l’anachronisme méthodologique dont vous m’accablez bien que j’ai bien posé les limites de mon observation (mon humour ne vous a pas séduit apparemment). Finalement, je n’ai pas moi-même remis en cause dans ce texte « les mécanismes biologiques de l’immunologie validés depuis un siècle et demi » comme vous dites. Ce n’était pas mon but.
Mais je note que ces « mécanismes biologiques de l’immunologie » sont sans cesse questionner par les immunologistes eux-mêmes, notamment à propos de la vaccination ; conférant à la médecine des vaccins son caractère non scientifique.
Si on se fait mordre par un animal enragé doit on accepter de se faire vacciner ou pas?
En principe, il faut d’abord vérifier que l’animal est vraiment « enragé » ; puis bénéficier d’un vaccin moderne qui semble efficace selon des praticiens de pays où sévit la rage en Asie (Cambodge notamment)
Y a-t-il un intérêt de se faire vacciner juste après avoir été exposé à un virus ?
Ce n’est pas double peine pour le corps ?
S’il faut environ 2 semaines pour produire des anti-corps, cela a-t-il un intérêt pour une maladie qui vous affectera plus vite que cela ?
Faute d’une démonstration (sans équivoque ; c’est une question de « médecine scientifique », j’y reviendrai prochainement) que c’est efficace (utile), il faut fuir les produits de santé potentiellement toxiques !
merci pour ces clarifications et confirmation de la rumeur qui courait déjà depuis un certain temps – comme le dit justement Phiphiminux, « la majorité de la population était très pauvre et en malnutrition » : à mon humble avis de néophyte, l’amélioration de la santé de la population doit plus à la disparition des disettes et des famines, à une alimentation suffisante, plus riche, plus saine, à de meilleures conditions d’hygiène et de conservation des aliments… qu’aux progrès de la médecine ! (j’espère ne pas m’attirer les foudres de notre bon docteur)
Bravo pour cette synthèse des activités de Louis Pasteur et cette critique de ce vaccin « miraculeux » !
Le livre de Michel Morange est effectivement excellent et bien que « pasteurien », il appuie où ça fait mal : (<<Sans rien dissimuler des faiblesses de l’homme, ses ambitions effrénées, son oubli des apports de ses prédécesseurs et de ses collaborateurs, sa hargne polémique… Un immense savant sous les traits d’un homme ordinaire jusque dans ses défauts. »
C'est peut être un peu hors sujet, mais je regrette l'absence d'Adrien Loir, neveu que Pasteur a recruté après son AVC, à l'age de 16 ans pour avoir une petite main entièrement sous contrôle. Adrien Loir a tout vu, tout entendu et tout raconté à la fin de sa vie après avoir fait le tour du monde (Tunisie, Australie, Rhodésie, Canada) ou il a créé le réseau des Instituts Pasteur. Son livre "A l'ombre de Pasteur" est introuvable.
Le mythe Pasteur doit aussi beaucoup aux 7 volumes écrits par son petit fils, fils de sa fille, Louis Vallery-Radot, qui a obtenu la modification de son nom en Louis Pasteur Vallery-Radot !!! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pasteur_Vallery-Radot). C'est lui qui a fait disparaître des bibliothèque tous les exemplaires de "A l'ombre de Pasteur". Comme le dit le Dr André Borgamano "Vous vous demandez sûrement pourquoi ses descendants n’ont jamais porté plainte pour “calomnies” ou tout autre dénomination contre les auteurs de ces nombreux écrits, français et étrangers : la raison en est extrêmement simple : qui dit plainte dit tribunal, enquête et jugement. la décision des juges, au vu des documents produits, serait rapide et sans appel : condamnation." La censure discrète est moins risquée !
Concernant la critique du vaccin contre la rage, cela avait été fait très sérieusement par le Dr Auguste Lutaud en 1886-1887 "M. Pasteur et la rage" réédité par Serge Rader (†) (AIMSIB-LNPLV-EFVV) sous le titre "Pasteur l'imposteur ?". Et c'est dommage qu'il ne soit pas question du vaccin moderne, un des seuls dont on peut dire du bien. Mais cela peut faire l'objet d'une autre publication ?
Vous êtes bien tolérant en invoquant ce qu'un prof de géographie, dans les année 60, nous avait raconté lors d'une longue digression. En gros il n'y pas de découvertes et de de découvreurs mais des idées qui "flottent" dans l'air du temps 😉.
Concernant Pasteur, il ne s'est pas pas seulement "inspiré" des idées récentes, mais les a discréditées, ridiculisées… puis reprises à son compte, c'est un peu différent ! Le minimum aurait été de les citer, mais il n'y avait peut être pas de chapitre "biblio" dans les comptes rendus des Académie de Médecine et des Sciences ? Mais surtout il y avait Pasteur et rien d'autre. Et ne parlons pas de cette fausse déclaration devant la justice lors de la mort du jeune Rouyer.
Même Roux, qui a tout inventé (inoculation après trépanation, verrerie permettant la conservation des moelles… et refus de la vaccination humaine) a été dépossédé par Pasteur, au point que vexé, il ne voulait plus participer aux travaux sur la rage !
Ceci dit, c'est plus les images d’Épinal, et ces "… au pays de Pasteur" que le personnage Pasteur, qui insupportent !
Encore bravo pour ce travail !
Merci beaucoup de votre indulgence (à mon égard) car vous semblez très bien connaître la bibliographie ; et merci aussi pour ces informations additionnelles…
Les pasteuriens vont nous aimer…
Merci de ces précisions particulièrement intéressantes, PM.
Il existe une copie de « À l’ombre de Pasteur » à la B.A.N.Q. de Montréal, disponible en consultation sur place seulement: https://cap.banq.qc.ca/notice?id=p%3A%3Ausmarcdef_0001297259&queryId=2eb0bb74-9408-4c8b-ad66-e578f09bc6ec&posInSet=4
J’aimerais bien moi aussi, vous lire au sujet du vaccin de la rage (l’actuel, pas celui de Pasteur), Dr de Lorgeril, si jamais vous « passez par là ».
J’en parle brièvement dans le livre « Les vaccins des voyageurs » ; mais il faudrait que je revois le dossier qui est un peu « confus » faute d’essais cliniques, évidemment…
Une recherche rapide montre que le livre est disponible dans une dizaine de bibliothèques en France : Institut Pasteur (consultation sur place) , Institut de France, Université de Lille ( empruntable), Université Bourgogne Europe ( disponible en rayon), etc ..
On peut consulter :
https://search.worldcat.org/fr
qui donne des résultats en fonction de votre localisation géographique.
Je l’ai fait pour la France uniquement.
J’attends aussi avec impatience le prochain épisode.
Merci de l’info !
Le livre d’Adrien LOIR : A l’ombre de Pasteur est dispo en téléchargement gratuit sur le site
https://bibnum.pasteur.fr/app/photopro.sk/pasteur/detail?docid=56644#sessionhistory-ready
Un des aspects les plus précieux du site du Dr de Lorgeril, en plus de ses articles éclairants et décapants, c’est cet empressement des contributeurs de répondre en mettant souvent à la disposition de tous, des informations pertinentes et des sources d’information en lien avec les sujets discutés.
Merci.
Bien vu, merci !
Nous sommes entre gentlemen and gentlewomen (curieux que ce terme n’existe pas dans les dictionnaires)…
Gentilshommes et gentes dames: pas exactement l’équivalent mais les mots anglais sont calqués sur le français!
Pour l’affaire du jeune Rouyer, c’est à partir de la page 83 dans le livre de A Loir.
Merci beaucoup cher Docteur, c’est passionnant, vraiment et tellement intelligent !
Merci à vous ; vous m’encouragez et à mon grand âge ça aide ! Oups !
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/16/Vaccination_a_delusion_%28electronic_resource%29_-_its_penal_enforcement_a_crime_proved_by_the_official_evidence_in_the_reports_of_the_Royal_Commission_%28IA_b20388718%29.pdf?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original
Merci pour ce résumé
Un détail a peut être échappé à Jenner: les possesseurs de vache n’étaient pas protégés de la variole parce qu’ils touchaient le pis des vaches , mais parce qu’ils buvaient le lait qui contient la vitamine A anti infectieuse. La majorité de la population était très pauvre et en malnutrition.
Les conditions de vie se sont beaucoup améliorées fin 19eme , sans parler des guerres.
Voici un livre de l’époque (1898) :
Vaccination a Delusion
PROVED BY THE OFFICIAL EVIDENCE IN THE REPORTS
OF THE ROYAL COMMISSION
BY
ALFRED RUSSEL WALLACE
Dispo gratuit en téléchargement. !
Merci beaucoup de ces intéressants documents.
Cela dit, c’étaient seulement les fermières atteintes de la vaccine qui éteint protégées. Il ne suffisait pas d’avoir « touché » les pis des vaches.
C’est vrai qu’il y a de la vitamine A dans le lait et c’est vrai aussi que lors des flambées de variole, tous les contaminés (non vaccinés) n’étaient pas malades.
J’avoue humblement que l’affaire de la vaccine est ancienne et que contrairement au « Mythe Pasteur » (bien documenté), je n’ai pas beaucoup d’arguments à vous opposer.
En 1797, Jenner avait protègé de la variole (smallpox) un garcon de 8 ans (James Phipps) en lui inoculant ce qu’il avait prélevé au niveau d’une lésion de la main d’une fermière atteinte de vaccine (cow-pox) [PMC11456306]. Ensuite il a fallu attendre 180 ans pour que l’OMS ait pu éradiquer la variole en 1977, et elle a prudemment attendu 3 années pour proclamer l’éradication en 1980. Comment a-t-elle fait ?
En 1967, l’OMS a lancé une campagne de détection et d’isolement des cas de variole. En moins de 4 ans (41 mois de 1967 à 1971) la variole a aussitôt été éradiquée de la République Démocratique du Congo [PMC9628709], puis du monde entier en seulement 10 ans. La vaccination avait aussi été pratiquée bien sûr, mais c’est l’endiguement des cas qui a joué le rôle déterminant.
It was the effective system of surveillance and outbreak-containment that ultimately proved to have been the key to eradication. [3680936]
[références ncbi pubmed]
Concernant l’ éradication de la variole dans le résumé Pubmed 3680936 il est écrit :
. It is difficult to dissect out the single key element or to equate the various factors responsible for the success ????
Dans le livre de A Wallace ce statisticien explique la supercherie pour la variole 200 ans avant que Pierre CHAILLOT fasse les mêmes raisonnements mais pour la Covid
Les statisticiens sont des maniaques des chiffres un peu comme les mélomanes et les musiciens avec la justesse des notes de musique !
Continuons à chercher la vérité…
J’ai l’impression que vous avez raté la confession du Pierre Chaillot qui a finalement admis qu’il n’avait dit que des bêtises à propos de la Covid-19. Il s’est excusé auprès de ses admirateurs dont je n’ai jamais fait partie évidemment.
Quant à l’éradication de la variole au 20ème siècle, je ne vois pas comment un statisticien du 19ème aurait déjà pu l’expliquer.
Mais, certes, le vaccin n’a pas joué de rôle « évident » au 20ème siècle. C’est clairement écrit dans les archives de l’OMS pour qui sait lire entre les lignes…
Effectivement je suis tous ses posts j’ai dû en raté un, mais je ne sais pas où est celui la ?
Wallace n’a pas expliqué l’éradication de la variole mais la supercherie du vaccin , l’inefficacité de celui ci par les chiffres.
Amicalement
Et sans oublier Mantoue, ses trois lacs et la divine Lea Desandre
https://www.youtube.com/watch?v=espsFuw7Aao
Bien sûr, merci !