Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.

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Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.

De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.

J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !

Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…

Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.

Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.

Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?

Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.

Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.

Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?

Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…

Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?

Pas facile la médecine !

D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :

D’abord ne pas nuire !

Méditons…

 

 

 

 

161 réflexions au sujet de « Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2) »

  1. Akira

    Je voudrais reagir sur le fait que la Nature n’est pas notre ennemie. Je suis bien d accord avec cela mais la position de pas mal de tenants des medecines dites « naturelles », « paralleles », « douces », etc … (choisissez votre version) sont tout a fait persuades que tout ce qui est naturel est bon. C’est tres precisement l’exces inverse de la position ici decriee. Mais elle est tout aussi fausse … mangez donc des amanites phalloides pour voir … C’est juste pour reagir sur ce que j entends a longueur de journee autour de moi : c’est naturel, donc c’est bon pour ma sante …

    Pour ce qui est des equilibres avec notre environnement, le probleme semble effectivement horriblement complexe. Si on elargit le debat en sortant de la vaccination, on a deja clairement montre que les antibiotiques trop largement rependu (pas que chez les humains mais aussi a tres fortes doses dans l elevage) a catastrophiquement modifie l’equilibre avec la survenue de bacteries fortement resistantes aux traitements.
    Comment faire la part des choses entres les divers outils a notre disposition ? Comment savoir lesquels vont modifier le plus gravement l’equilibre ?

    1. Jean p Cosimi
      En réponse à : Akira

      Je croyais que le vaccin stimulait les defenses immunitaires contre un micro organisme!!!!!!!!
      Et , et ,et, les greffes d’organe ! Ce sont bien des macro organimes contre lesquels on affablit le systeme immunitaire?
      Et si cette vague anti vaccination était un positionnement idéologique faisant fi d’une approche purement scientifique de l’efficacite vaccinale.
      Sauf à exiger le 100% efficace adossé a 0% de risque, auquel cas il faut savoir que naitre c’est une certitude de mourir et donc a quoi bon naitre.

  2. joss

    « La seule raison d’être d’un être, c’est d’être. C’est à dire, de maintenir sa structure. C’est de se maintenir en vie. Sans cela il n’y aurait pas d’être. » Henri Laborit

    Ces petits organismes font de leur mieux pour vivre, comme nous finalement !
    Pour éradiquer une maladie infectieuse par la vaccination, encore faudrait-il que les vaccins soient efficaces à 100% pour chaque personne vaccinée ! Et alors, encore faudrait-il pouvoir établir avec suffisamment de précision cette efficacité ! Précision qui ne sera jamais totale…Et tout ceci, dans un environnement qui change, en même temps que nous-mêmes et notre agent infectieux ! Des vaccinations qui sont réalisées par campagne ou sporadiquement de manière aléatoire dans tous les coins « médicalisés » du monde, donc pas vraiment d’une manière coordonnée et pas nécessairement avec le même type de vaccin…

    Alors, le type qui oserait garantir l’eradication par la vaccination, ce n’est pas un scientifique, mais un curé ou un marchand de tapis ;-)

    1. phil
      En réponse à : joss

      voilà qui interpelle le philosophe que je suis : la seule raison d’être c’est le plaisir d’être là. Si surprenant que ça paraisse les bactéries se marrent comme des folles (sinon pourquoi elle se donneraient tout ce mal ? ), et même les acariens, dans mon sac d’aspirateur, font des partouzes jusqu’à ce que mort s’en suive…

      1. Ricomart
        En réponse à : phil

        C’est pire que ça Phil ! Les acariens préfèrent ton lit à ton aspirateur, dis-toi que ça copule sous ta couette jour et nuit ! En plus, c’est ovipare, tu ne marche pas seulement sur des œufs, tu dors sur des œufs, tu couves quoi ! En quand on voit leurs gueules de monstres, y’a de quoi faire des cauchemars. Vaut mieux ne pas y penser, pas facile la philosophie !

        1. phil
          En réponse à : Ricomart

          mais peut-être sont-ils des balayeurs utiles ? ils ne bouffent que nos peaux mortes, sont malins, hibernent quand on part en vacances et se réveillent à notre retour ! Et si on ne revient pas se bouffent entre eux… bon ce soir somnifère

  3. Akira

    Sur la forme, j’ai quelques difficultes avec l’illusion pasteurienne qui tend a affirmer que toutes ses recherches etaient des illusions et sont bonnes a jeter.

    C’est simplement une theorie qui est completee par la suivante. Les theories de Pasteur sont elles integralement a jeter ? Plus que celles de Hahnemann qui voyait les responsables de la grippe dans le foie de canard en decomposition ?
    Certainement pas ! Comme dans toutes les recherches scientifiques, certaines theories sont integralement remise en cause alors que d’autres sont completees et etendues, enrichies.
    Est ce que la relativite generale invalide la gravitation universelle de Newton ? Pas du tout. La theorie de Newton est l approximation aux faibles masses et energie de la relativite generale.
    Est ce que tout ce qu’a fait Pasteur est a jeter ? Je ne pense pas.

    1. Akira
      En réponse à : Akira

      Petite precision pour mieux comprendre mon point de vue. J ai un probleme avec l expression « l’illusion pasteurienne ».

  4. MT

    Je rebondis sur votre exemple d’angine à streptocoque et de RAA. Très intéressant!
    Vous dites: « Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque ! »
    Mais on dit communément dans le corps médical que c’est grâce aux antibiotiques que les patients ne font plus de complications graves des angines streptococciques. Je ne connais pas les recommandations aujourd’hui pour le traitement des angines potentiellement bactériennes mais il me semble que le test au lit du malade est fait la plupart du temps et qu’un traitement antibio est instauré en cas de positivité.

    Le pédiatre Robert Mendelssohn qui a écrit un livre « des enfants sains… même sans médecin » (accessible en ligne, une bible pour tous les parents!) ne croit pas du tout que dans les pays riches, le risque de RAA post angine à streptocoque soit un fléau sans traitement antibiotique. Il suit en fait le raisonnement des maladies infectieuses en général qui ont globalement régressé avant l’arrivée des vaccins.

    Je cite:
    « Si on les questionne, les médecins reconnaîtront que le rhumatisme articulaire aigu est en train de disparaître. Mais ils ont tendance à attribuer ce déclin à l’utilisation de la pénicilline. Cet argument ne vaut rien parce que la maladie a commencé à régresser bien avant l’introduction de la pénicilline. Il y a 25 ans, à Chicago, on a tenté d’enregistrer les cas de rhumatisme articulaire aigu; tous les médecins devaient déclarer ceux qu’ils traitaient. Cet effort fut abandonné, car aucun cas ne se présenta dans les quartiers aisés de Chicago; les seuls cas déclarés venaient du centre de la ville habités par les familles les plus pauvres. Des études ont montré que l’incidence du rhumatisme articulaire aigu est proportionnel à la densité des enfants par chambre, ce qui explique probablement les résultats des études faites dans des bases militaires ou des orphelinats. Le rhumatisme articulaire aigu est donc une maladie socio-économique et il est peu probable que l’utilisation de la pénicilline puisse être efficace, même dans les classes défavorisées.
    L’efficacité de la pénicilline varie en effet selon l’état nutritionnel du patient, or une bonne alimentation ne va pas de pair avec la pauvreté.
    Il est clair que le nombre de cas diagnostiqués est en diminution, mais on ne sait pas, en fait, si la maladie a vraiment été, dans le passé, un réel danger. Une étude des cas diagnostiqués il y a 40 ans a révélé que 90% constituaient de faux diagnostics en raison du non-respect des critères classiques. 9 victimes présumées sur 10 n’avaient donc pas cette maladie. Il est faux, par conséquent, de dire que le rhumatisme articulaire aigu n’est plus dangereux car, en fait, il n’a jamais été dangereux. Ceux chez qui on en a fait le diagnostic il y a plusieurs années et qui s’en inquiètent encore aujourd’hui seront contents de l’apprendre.
    Voici une dernière question pour votre médecin: si on admet que 15 à 50% des angines à streptocoques ne sont pas diagnostiquées, donc pas traitées, et que la moitié des malades traités n’en tirent aucun bénéfice, car ils ne suivent pas le traitement jusqu’au bout, où sont donc passés tous ceux qui souffrent de rhumatisme articulaire aigu après une angine ?  »

    https://explicithistoire.files.wordpress.com/2014/10/mendelsohn_-_des_enfants_sains_meme_sans_medecin.pdf

    Cette théorie me séduit pas mal mais je n’ai pas été chercher les sources…

    Qu’en pensez-vous??

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : MT

      En fait, je ne discute pas le RAA (ni les glomérulonéphrites) mais les pathologies des valves cardiaques qui étaient dans l’ancien temps attribuées à un RAA plus ou moins violent…
      En fait, je n’ai pas connu cette époque des RAA ; je n’ai connu que l’époque où il y avait encore beaucoup de valvulopathies rhumatismales…
      Elles ont aujourd’hui disparu, ou presque…
      Sans vaccin !
      Et des scarlatines ?
      Bizarre !

      1. MARCEL
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Voilà un sujet qui me concerne un peu. Au cours de l’hiver 1956, resté dans les mémoires pour les records de froid enregistrés, je me suis retrouvé un beau matin,incapable de mettre un pied par terre et, encore moins, de tenir sur mes jambes. Avec de la fièvre, des douleurs partout. Le médecin de famille convoqué d’urgence à la maison prescrit une analyse de sang. Résultat RAA.
        Traitement à base de pénicilline et de cortancyl. La cortisone a été stoppée rapidement, mais le traitement antibiotique a duré plus de 4 ans. Vu mon âge à l’époque, 12 ans, je ne comprenait rien à ce qui m’arrivait. Mon existence, après 6 mois à la maison, fut dès lors débitée en des sortes de tranches de vie entre des dosages de ma VS et des antistreptos et autres joyeusetés.

        Ce que je retiens c’est qu’à l’époque on parlait du risque de faire des complications car, en plus, j’avais ce que l’on appelle un souffle au coeur dont la simple évocation semait le désarroi dans ma famille car on racontait qu’a`la génération précédente, trois charmants adolescents avaient été enlevés à l’affection des leurs par une maladie qui ressemblait furieusement à la mienne. Bon,bon our le moral.

        Je ne saurai jamais si j’aurais eu des complications valvulaires. Le fait est qu’à l’heure actuelle , soixante ans après, j’ai une très légère insuffisance mitrale qui, pour l’instant, reste d’une discrétion de violette. Faut t’il y voir une conséquence lointaine de mon également lointain RAA ?

        Voilà qui n’apporte rien de plus sur le sujet, sinon le plaisir de vous raconter ma vie.

        Cordialement.

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : MARCEL

          Très intéressant témoignage.
          Merci
          Diagnostic de RAA sur une prise de sang.
          4 ans de traitement !
          Les médecins en étaient terrorisés…
          Et puis aujourd’hui ? Plus rien ! Ou presque…
          Bizarre !

      2. Jabeau
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        A propos de scarlatine, j’ai vu 99% de diagnostics par excès en 40 années de pratique de médecine familiale. Une angine qui desquame, une langue framboise chantilly, je les ai vues 3 fois : 2 fois chez deux frères qui partageaient la même chambre (en 1990) et une fois cette année après une angine négative au Streptatest° donc non traitée par AB. Et là je pousse un cri d’alarme, ‘Aiiiih’ car le Streptatest° n’a plus la même sensibilité que le Streptotest° initialement proposé par les CPAM. Un Streptatest° peut se positiver 6 à 10 heures après le test. Garder la bandelette dans un coin et téléphoner au patient si ça vire… voilà ce que j’ai été amené à faire, et d’autres confrères aussi.

  5. Charles

    L’expression ´choisir entre la peste et le cholera ´ deviendra bientot inintelligible aux nouvelles générations…

    Meme si le débat télévisé de ce soir nous en a donné une nouvelle variante.

    Hi, Hi, Hi…

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Charles

      Je fais partie des 70% de français (complètement cons, bien sûr) qui ont vu la peste et le choléra (plus les tics nerveux témoignages d’une névrose cachée) dans le même box et sous la même perruque poudrée…

      1. Akira
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Amiral, est ce que vous pourriez arreter de vous victimisez a chaque fois que sur ce sujet une personne avance une position differente de la votre ? Personne ne vous a traite de con et il serait plus honnete d’arreter de mettre ce qualificatif dans la bouche de vos interlocuteurs.

      2. phil
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        là vous y allez fort, ils sont pas relax c’est tout, mais solides comme des rocs. En tous cas je les laisse à l’amour et à la vindicte populaires, pour moi Dimanche c’est quartier libre, je vais à la pêche (aux poissons)

        1. Francoise
          En réponse à : phil

          @ Phil
          Phil, voilà qui n’est pas du tout raisonnable… votre projet pour dimanche…! Vraiment! Si vous preniez une loupe ou un microscope pour observer, ne serait-ce que quelques gouttes d‘eau de l’endroit où vous allez pêcher…. vous verriez des dizaines de milliers d’organismes minuscules, mais bien réels, vivants et affreux, mais vraiment affreux (avec ‘nos’ normes de l’esthétique ou de l’horreur, certes, mais quand même…) pour la plupart (pareil ou pire que “vos” acariens qui vous provoquent déjà des insomnies…), qui vous observent et que les poissons finissent par consommer au fil de la chaîne alimentaire. Beurk! Alors, ça me ferait plaisir : imaginez ce que vous voulez, pour dimanche, mais de grâce : ne prenez pas ce risque d’aller à la pêche! Pas ça!
          PS : quartier ‘libre’… prévoyez-vous? Pourvu que ça dure, Phil, pourvu que ça dure…

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Francoise

            J’ai toujours admiré la patience angélique des pêcheurs… mais certains amis m’ont fait dire que beaucoup de pêcheurs en fait « fuyaient » leur responsabilité (ou leur conjoint) dans la pêche…
            Des lâches en somme !

          2. Akira
            En réponse à : Francoise

            Vivement la fin des élections. Les noms d oiseaux explicites ou inventées volent bien bas.
            La courage se situe t’il vraiment du côté de ceux qui se précipitent pour suivre les injonctions médiatiques unanimes (quelle surprise) d un prétendu front républicain.

            Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal.
            C’est de Anna Arendt.

          3. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            Désolé, akira, faut reprendre vos cours d’histoire : la peste brune (nazie ou stalinienne, grecque ou argentine… et même française avec nos staliniens à nous dans les années 1930s) commence toujours par le déni de l’extrême gauche qui met dans le même sac les sociaux-démocrates et les nationaux-socialistes…
            Aveuglement pervers…

          4. phil
            En réponse à : Francoise

            Soyons scientifiques maître (et maitresse, au sens de l’école), ou plutôt cartésien en ce qui me concerne car ma science…

            C’est la 1ère fois de ma vie que je ne vote pas (enfin la 2ème, la 1ère c’était au 2éme tour des RP, j’ai pas voté car je savais que ce type était un faux-derche de chez faux-cul tout en ignorant le reste, bien m’en a pris ! ) Et oui dans ce domaine, je suis rancardé…

            Alors quoi, on me serine pdt des mois que EM c’est mal, on le démontre et même on le prouve, et pis tout à coup miracle, fô voter pour lui ! Sans doute par l’opération du St Esprit (sont croyants ces gens-là), voire à cause d’une trouille bleue de se rétamer aux Législatives et perdre leur job (dont on sait maintenant qu’il nourrit son homme.)

            Non mais c’est pas prendre les gens pour des cons ça ?

            Détrompez-vous, pour ne pas voter quand on est « politique », il faut du courage, auquel vous pouvez ajouter du dégoût et le tableau, cette fois est complet, et non caricacacatural… j’ai encore ripé avec mes touches

            Enfin pour en finir, le ration « 40-60″ sera respecté malgré les abstentions

            On parie ?

            Sinon je me bougerais tu parles, et oui je connais la musique

            Et qu’en disent les marchés ? (c’est un thermomètre fiable) : EM est déjà couronné et dans les cours, ne spéculez pas à la hausse, cette fois ça ne marchera pas. Et ces mecs ils savent…

            Dormez sur vos 2 oreilles braves gens, nous veillons

          5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : phil

            1) faut pas attendre que les marchés vous dictent votre attitude…
            2) fallait pas écouter les imbéciles qui vous disaient que « que EM c’est mal »…
            3) c’est toujours pas eux qu’il faut écouter aujourd’hui…
            4) seule votre conscience…
            5) si vous ne savez toujours pas à quoi ressemble la peste brune du 21ème siècle [elle est pourtant là répugnante sous vos yeux...], c’est que vous écoutez trop les imbéciles qui vous disaient que…

          6. Francoise
            En réponse à : Francoise

            @ Phil
            Ah, ça… j’oublie encore qu’en ces temps troublés, pour plaisanter même en douceur, il fallait vraiment se lever de très bonne heure (encore trop peu matinale… je suis) !

            @ Akira
            J’aime et use aussi de cette citation d’A.A. (qui est partout partagé sur FB, mais cela durera combien de temps?). En l’occurrence, je crois quand même que le risque d’oubli est faible, parce que (cela reste entre nous, Akira… et cela m’ennuie même beaucoup que notre bon Dr MdL soit obligé de lire ça… encore une fois… mais comment éviter?….), à mon humble avis, ‘il’ va nous donner 2 à 3 fois par semaines (en moyenne, basé sur nombre de précédents et analogies troublantes) ce qu’il est au juste et ce (ceux?) qu’il va ‘servir’… Cela va tenir beaucoup de gens “éveillés” et insoumis-es, parant ainsi à l’oubli décrit par A.A. Enfin,… je crois/veux croire…. ? Et comme d’hab’ depuis des lustres déjà, ce sera à nous de faire le plus gros du ‘boulot’, et ce… malgré « eux » tous et toutes… :-(

        2. aubepine
          En réponse à : phil

          Comme vous, Phil, je m’abstiendrai.
          Libres de ne pas adhérer aux injonctions.
          L’électeur vote souvent contre quelqu’un ou par défaut ! ce sera le cas dimanche …
          Dommage que les récalcitrants soient traités d’imbéciles, pas sympa du tout, on ne demande qu’à avoir de bonnes surprises !! pas vrai ??
          Liberté, Egalité, Fraternité.

          1. phil
            En réponse à : aubepine

            ah bon, vous aussi aubépine vous avez l’impression qu’on veut vous violer ? Je ne veux pas faire de sexisme (ah ben non) mais y parait qu’aux hommes ça fait encore + mal… Enfin j’ai pas essayé mais j’imagine… Ouille

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Jean p Cosimi

      Fais chialer Cioran…
      Un peu de gaité, Bon Dieu, tas d’enfants de chœur un jour de funérailles, un nouveau Prince nous arrive ; c’est Noël !
      Où sont les Rois Mages ?

      Riez, mes frères, quel que soit l’avenir, le Bon Dieu nous a épargné la peste brune, pour cette fois…

      1. Jean p Cosimi
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Mon rêve familier
        Paul Verlaine
        Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
        D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
        Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
        Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

        Car elle me comprend, et mon coeur transparent
        Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème
        Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
        Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

        Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.
        Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
        Comme ceux des aimés que la vie exila.

        Son regard est pareil au regard des statues,
        Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
        L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

        Paul Verlaine, Poèmes saturniens

        Dédié à Marianne

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Jean p Cosimi

          Ouais !
          Mais Verlaine, c’était juste un PD, pas comme nous qu’on est des vrais hommes au FN, alors ces conneries sur les gonzesses tu te les…
          De la part des vrais hômmes !

  6. Ricomart

    Connaissez-vous Torino ? Torino le « Romanesque » ? En ces temps du trouble de l’humeur, qu’accompagne la venue d’un nouveau prince, chacun devrait lire l’esprit et la bonté qui filent le long des lignes de Tonino. Il est écrivain, et parfois scénariste, il connaît la force du récit sur l’âme humaine, et sait y mêler poésie et humour. Aussi, pour oublier et dépasser le triste spectacle que nous propose l’époque, nous vantant l’incapacité à séduire qu’ont les prétendants à nous conduire sur les chemins de l’ennui, je vous invite à suivre Torino sur les voies – on serait tenté d’écrire voix – du cœur.
    Reprenant à son compte un récit se situant au moyen-âge, mettant en scène un couple d’amoureux sur lequel leur temps n’a que peu de prise, et qui, condamnés à mort par leur prince auquel ils ont eu l’audace de dire la vérité, se retrouvent au Paradis.
    « Les amants farouches, débarrassés de leur insolence, étaient désormais dignes de connaître cette béatitude. Après les épreuves terrestres, ils se réjouirent de cette promesse de sérénité ultime, et leurs âmes se mêlèrent à l’édénique communauté.
    Les millénaires pouvaient maintenant s’écouler.
    Mais bientôt un curieux phénomène vint troubler cette merveilleuse harmonie. Comme une note discordante dans le chœur divin. Toutes les âmes réunies depuis l’aube des temps découvrirent l’histoire de ces deux-là, du lien qui jadis les avait unis de façon si résistante. Et l’histoire, plutôt que d’être absorbée par cette conscience ultime, venait soudain la perturber.
    Comme si leur lien résistait toujours, plus précieux que tous les autres. Comme si, à cette gigantesque fraternité spirituelle, les deux préféraient encore leur complicité d’antan. Comme si toute la connaissance et toutes les expériences désormais acquises leur semblaient bien faibles au regard de leurs souvenirs terrestres.
    Mais là n’était pas le plus troublant.
    À leur contact, les élus revisitèrent leur propre histoire. Et renouèrent peu à peu avec l’un des pires sentiments humains. Le plus inattendu dans un territoire si paisible.
    Jadis, ils avaient œuvré à rendre le monde moins cruel. L’amour de Dieu pour ses créatures avait inspiré le leur. Poussés par la plus précieuse des vertus, ils s’étaient consacrés au bien commun. Ils s’étaient rangés, sans qu’on le leur dictât, parmi les prodigues, et leur bonté, et leur sincérité étaient sans pareil.
    Mais avaient-ils aimé un seul de leurs semblables plus qu’eux-mêmes ? Au point de perdre tout bon sens ? Avaient-ils connu l’ardeur et l’embrasement ? Avaient-ils atteint ce point d’incandescence au contact de l’autre ? Avaient-ils été dévorés d’impatience hors de sa présence ? Avaient-ils à la fois défié Dieu, les hommes et la mort pour une seule personne ?
    Tous les élus du Ciel doutèrent d’avoir jamais su ce que le mot aimer recouvrait vraiment.
    Pire encore, ils doutèrent d’avoir un jour été vivants.
    Peut-être avaient-ils raté quelque chose lors de leur passage sur Terre. Ce quelque chose, n’eût-il duré qu’un instant, jamais ne se rattraperait, et toute la béatitude éternelle ne suffirait pas à les consoler.
    Et le Paradis entier fut pris de nostalgie. »

    Le jour viendra où le temps sera nôtre, car par l’art et la raison nous ne pouvons que triompher.
    Santé et Romanesque méditerranéens

  7. Minoque

    Bon alors pour ce 2e tour après la tête dans le sable je vais tenter de me jeter à l’eau :-)

    Nooon ! J’irais voter… C’est le seul pouvoir qui me reste ! Manu n’a plus qu’à bien se tenir parce que si la peste brune s’approche de plus en plus, la prochaine fois elle sera là et bien là !
    Insoumise je resterais (je me le fais d’ailleurs assez reprocher quand on n’a pas trop de problèmes… On ne comprend pas ?) avec d’autres solutions que celles proposées par EM dans ce monde qui change et qui laissera de plus en plus de laissés pour compte. Cette situation est inéluctable ! A moins que… Je resterais optimiste ce soir pour l’avoir écouté à son dernier meeting s’adresser enfin à tout le monde c’est-à-dire aux 3/4 du pays et en relevant quelques solutions apportées par les autres candidats sur la santé, l’écologie … On sait tous ce que les promesses deviennent…
    Bon vote à toutes et tous.

    1. Minoque
      En réponse à : Minoque

      Bouh ! Allez je poste un autre Michel qui sait bien me parler lui aussi :-))

      1. Ricomart
        En réponse à : Minoque

        Tonton Guy c’est le situationnisme + l’obscurantisme, car l’anarcho Onfray qui n’aime ni Debord, ni Marx – ni dieu, ni miettes – a fait de Tonton Guy un mauvais situationniste – car il y aurait de bons situationnistes – et de sa pensée une idéologie qui n’existe pas. Onfray est le roi de la dichotomie – le bien et le mal – qui n’a pas fait sienne cette invitation de mon pote Friedrich « Par delà le bien et le mal ». Onfray nous parle d’une chimère qui toujours fit le lit des populismes, le « Peuple » . Et le Grand Père – qui sûrement devait être un mauvais révolutionnaire – de dire « Quand on parle du peuple, je me demande quel mauvais coup on prépare au proletariat ? »
        Onfray ne votera pas – piège à cons – et continuera d’être détouné par les djihadistes du côté de Rakka, avant que de faire l’éducation philosophique de ce peuple abreuvé de la  » juste haine ». L’anarchisme, toujours, a eu cette envie de conquérir les âmes, en entrant en sainte concurrence avec les autres religions dans la perspective de devenir la vraie religion. C’était sans compter avec le Spectacle qui est devenu la religion dominante que quelques vieilleries théologiques rêvent encore de détrôner. Que l’on ne s’y méprenne pas, le brun, le rouge, le vert, le lys, le tricolore… tous chantent les louanges spectaculaires et marchandes ! C’est à de nouvelles Lumières que nous devons nous consacrer.

        Santé et révolution méditerranéennes

  8. Reliquet

    Bonjour Maître,

    Ce billet introductif ne sera jamais oublié, vous savez comme j’aime tellement l’Histoire? Dans celui-ci tout y est dit, décrit, mis en perspective, et même.. prédit!

    Trop fort. Je l’ai déjà classé.

    Vous êtes évidemment un excellent scientifique donc très circonspect quant aux preuves et non-preuves que l’on soumet à votre jugement. Vous souhaitez donc vous donner du temps pour mieux valider le fruit de vos réflexions et de vos complexes analyses.

    Seulement voilà dans mon cabinet, chaque « nouveau nouveau-né » me pousse à communiquer aux parents un calendrier vaccinal idéal, et vous comprendrez naturellement que je souhaite une accélération fulgurante de l’état des connaissances parce que le connard désigné par l’expérience de Milgram, contre ma volonté la plus vigilante, c’est… moi.

    Refuser de protéger un nourrisson contre une maladie régulièrement mortelle ou constamment mutilante est parfaitement inadmissible. Sauf si le péril est limité voire rarissime comparée au risque supérieur de pathogénicité apporté par le vaccin, on est bien d’accord.

    A chaque cuisse potelée de nourrisson en pleine forme j’ai envie de changer de métier vu que je sais qu’on ne me raconte que des conneries pseudo-préventives, est-ce bien normal? Vais-je guérir un jour?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Reliquet

      Très bien vu !
      Il y a un moment certes où le docteur doit décider !
      J’ai le même problème que vous… en tant que médecin !
      Tandis que le scientifique, lui, non seulement il peut se donner du temps, il a encore le droit de se tromper. Pas le docteur !
      C’est incompatible avec l’urgence décisionnelle du médecin praticien. Quand je dis « urgence », ça veut dire toutes les 15 minutes ou toutes les heures ; tout dépend du type de pratique.
      Cela veut dire que « in fine » c’est le docteur [qui prend les risques] qui a raison ; le scientifique peut l’aider à prendre les décisions, pas plus ; lui ouvrir les yeux, c’est déjà beaucoup !

  9. Emilio

    Ouaip, va falloir voter Macron …

    Par contre, s’il veut imposer l’obligation vaccinale géante (et les mesures annexes presque aussi graves que l’élargissement des obligations vaccinales et préconisée dans le rapport Fischer), il y aura des opposants virlents.

    EN attendant, il faut vraiment le faire, une victoire de MLP ne peut être exclue. Si elle est élue, je n’aurai pas de responsabilité électorale là-dedans.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Emilio

      Je ne suis pas sûr que chacun ait « intégré » vraiment sa responsabilité individuelle : aller à la pêche ?
      Comme dit le chérubin bien peigné, y a des moments où les « pudeurs de gazelle »…
      Ça y est je m’énerve encore…

      1. phil
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        ménon, ni pudeur ni gazelle, mais ==> voie sans issue. Certains « font mine d’avoir peur » (de MLP) sachant pertinemment que c’est du 38-62 à ce jour…

        c’est de la comedia del arte

        (je mettrais bien 1 smiley mais y en a pas)

        Après sa veste de 2002 (à chacun ses costards), Jospin a reconnu que le « Front Républicain » c’était complètement du cinéma. Si tous les PS étaient restés à la maison, Chichi aurait été quand même élu à 82%. Faites vos comptes, on est chez les scientifiques ou pas ?

        1. RicoMart
          En réponse à : phil

          @Mon Filou préféré

          Pardonne-moi, mais il faudrait réviser tes classiques, la comedia del arte n’est pas, ne fut pas, celle que tu décris. Cette bouffonnerie était un véritable objet critique et non cette mauvaise mise en scène à laquelle tu la compares. Je te sais lettré et savant, donc tu ne peux ignorer l’importance des mots, ni le sens des analogies. Regarde ce que le grand Pocolin fit de la comedia del arte dans son œuvre ! Souviens-toi la critique de la médecine et des bassesses qu’il fît de son temps ! Penses-tu, sérieusement, qu’aujourd’hui ce mauvais théâtre dont tu parles ait quelque comparaison possible avec humour grinçant de la comedia ?
          Tu es sage et filou mon bon, et je suis sûr qu’aujourd’hui tu laisseras épuisette et gaules pour t’adonner à d’autres péchés.

          Santé et barrage méditerranéens

          1. phil
            En réponse à : RicoMart

            mais Rico mon joli, mais si c’est du théâtre !

            http://www.egaliteetreconciliation.fr/Jospin-en-2007-L-antifascisme-n-etait-que-du-theatre-45309.html

            Une fois sorti des responsabilités, les langues se délient…

            @ Cormier je crois : en 33 les Juifs pas inquiets de Hitler ? Mein Kampf est paru en 1923, les autodafés de Freud c’est 1933, et Juifs pas inquiets ? Ou céti que vous avez vu ça ? L’armée contente ? Ach elle est bonne celle-là, la Wehrmacht détestait Hitler, c’est la Gestapo qui a pris le pouvoir, la Wehrmacht, elle, a été mise au pas… Peuple discipliné, Führer befiehl, wir folgen…

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : phil

            J’savais bien que Jospin avait tout compris, pauvre bougre, il a perdu l’imperdable ; comme la droite d’aujourd’hui…
            Plus conne tu meurs ?
            Pas du tout !
            Ils sont dans leur fange… Les gauchistes (mélanchonnistes et abstentionnistes), les Trotskystes (jospinistes) et les juppéistes (timides)…
            Avec de tels athlètes, il ne nous reste que Pinocchio comme barrage sur la peste brune… Il serait presque beau le chérubin de ces dames ; va falloir l’avoir à l’oeil, certes, pakeu sorti des mains de Geppetto, on sait pas trop…

            Moralisons vite : Pimprenelle au Tribunal ! Et Pénélope aussi…

            L’amusant (très amusant) c’est que Pinocchio soit vu par les uns comme Hollande-junior alors que moi, j’y verrais plutôt Juppé-junior ; d’ailleurs tonton François (l’homme qui va moraliser) a tout de suite compris, lui, pas si con ce tonton-là

          3. akira
            En réponse à : RicoMart

            Et ca continue, on traine ses interlocuteurs dans la fange. Vous avez perdu toute mesure … et moi avec. Quand l outrance le dispute aux insultes, ca n est plus acceptable. Continuez a jouer tout seul et ne vous etonnez pas qu on vous tape dessus.
            Vous avez oublie toute bienveillance pour des tombereaux d insultes a l’encontre des gens qui vous respectaient. C est lamentable.

          4. Francoise
            En réponse à : RicoMart

            @ Inspirant Dr MdL
            Pareil que vous : comprends pas qu’on parle de Hollande-Bis…?
            J’aimerais mieux y voir, comme vous, Juppé-Junior, que… plutôt que d’y voir l’héritier de Monsieur Sarkozy, mais j’ai du mal à adopter votre vision soft (votre espoir, peut-être?)..
            Dans tous les cas, c’est moins amusant qu’inquiétant, moins rassurant que très affrayant (affolant+effrayant, je ne parviens pas à décider).
            La France serait une ‘vraie’ fourmilière???
            J’adorerai là aussi partager cet optimisme… Pourtant, tout est fait pour que chacun de nous ne ressente plus la connexion aux autres et pour que nos sens soient trompés à longueur de temps ; dès lors, la fourmilière et son travail au service du collectif… est sapé à longueur… d’antenne(s) (hihihi,…)…

          5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Francoise

            Pas sûr ! Nous serons ce que nous voudrons avec celui-là comme avec les autres…
            Personne ne fait de cadeau à une fourmilière ; certains pissent dessus quand ils en voient une…
            Faudra toujours, comme les fourmis, faire avec les pisseux…

          6. Ricomart
            En réponse à : RicoMart

            @Akira

            Mon ami, et je mesure à quel point tu es fermes à donner ton amitié, tu me parais d’une grande et belle sensibilité – cette habitude, peut-être, à avoir la tête dans les étoiles ? – Mais ce qui te choque, dans les mots de notre MdL, c’est la distance qu’il met avec les choses et les gens. Le verbe peut te paraitre dur – si tu avais connu celui de nos aînés, probablement le trouverais-tu bien timide – tes convictions et tes choix sont respectables, et si jamais ils te paraissent maltraités ne t’en offusques pas, prends la distance nécessaire. Dans un tout autre domaine, cela me rappelle ce qu’un musicien américain disait à un autre, savant et extrêmement diplômé :  » Oublie tout ce que tu sais et sois libre de tout ce que tu fais » et ce qu’il fît alors, de son propre aveux, fut le meilleur.
            Amitiés

        2. Emilio
          En réponse à : phil

          Comment tu le sais que c’est du 38 % – 62 ? Tu le sais parce que la télé te l’as dit ? Ou tu as d’autres sources plus sérieuses ?

          Parce que la télé, elle dit aussi que les vaccins, il faut le faire pour se protéger soi et les autres et que le cholestérol bouche les artères …

          Elle est insignifiante ta vidéo trouvée sur le site « égalité et réconciliation » de A.Soral … Parce que Jospin dit des trucs à la radio, ça aurait une importance vis-à-vis du problème qui se pose à nous ce soir ?

          Tout ce que je vois, c’est que si on lutte pour la moralisation de la santé publique, on ne peut pas laisser arriver au pouvoir une femme capable de calomnier à ce point-là un candidat à un second tour de l’élection présidentielle.

          SI MLP passe ce soir – et je ne vois pas pourquoi ce serait impossible – on aura droit à 5 ans de malheur. On sera la risée du monde entier et on deviendra un pays à comparer avec la Russie, la Hongrie ou la Pologne … doté d’un régime autoritaire dans lesquels les causes que l’on défend sur ce site n’auront probablement plus le droit d’être exprimée.

          J’avoue, je suis un énervé contre le système des menteurs, ceux qui veulent rendre les vaccins obligatoires,qui disent que le cholestérol bouche les artères, qui veulent supprimer l’argent espèce, qui veulent faire de nous des enfants que l’on surveillerait « pour leur bien, pour pas qu’il ne fasse des bêtises », qui nous focalise en permanence l’attention sur des anecdotes histoire de nous empêcher de voir l’essentiel … etc. Pour autant, je ne suis pas un énervé contre ce système au point de laisser Marine Le Pen accéder à la présidence sans utiliser le seul pouvoir dont je dispose pour la contrer.

          En 5 ans, vu la situation actuelle (en matière économique et en matière de liberté publique), un gouvernement FN (qui hériterait de l’appareil de surveillance mis en place par Hollande, Valls et Cazeneuve que j’ai dénoncé de nombreuses fois sur ce site) disposerait de tous les outils technologiques et législatifs pour mener une politique qui menacerait nos libertés fondamentales d’une manière décisive.

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Emilio

            Faut faire confiance à la fourmilière.
            Quel que soit le résultat, elle a toujours raison, à plus ou moins long terme ; je veux dire que même si la Castafiore et son Dupont (j’ai mis un t, j’sais plus pour ce Dupond-là) nous arrivaient, ce serait le début d’une nouvelle Histoire avec une autre fin… Tu prendras le maquis ; moi je ne serai plus là pour discuter ; un des premiers dans le stade pour me faire couper les mains, comme à Santiago le guitariste… A moins que je parvienne à fuir… à Londres par exemple, là où la Castafiore et son Dupont auraient connu un héros d’un autre temps…
            C’était un bel « acteur » celui-là aussi…

      2. Christian CORMIER
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bonjour,
        Je cite MdL :
        « Désolé, akira, faut reprendre vos cours d’histoire : la peste brune (nazie ou stalinienne, grecque ou argentine… et même française avec nos staliniens à nous dans les années 1930s) commence toujours par le déni de l’extrême gauche qui met dans le même sac les sociaux-démocrates et les nationaux-socialistes…
        Aveuglement pervers »
        Pas si simple, voir ici:
        http://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-05-04/Les-communistes-allemands-responsables-du-nazisme-Allons-donc-id9834
        Sans parler du social démocrate Ebert avec le diable …
        Bien cordialement

        1. Christian CORMIER
          En réponse à : Christian CORMIER

          Et ça:
          ll savait si bien abuser par des promesses faites à tout le monde, que le jour où il conquit le pouvoir, la jubilation régna dans les camps les plus opposés. les nationaux allemands croyaient quʼil allait fendre pour eux le bois dont ils chaufferaient leurs poêles . lʼindustrie lourde se sentait délivrée par Hitler de la crainte des bolchevistes, elle voyait au pouvoir lʼhomme quʼelle finançait en secret depuis des années; et en même temps la petite bourgeoisie respirait, pleine dʼenthousiasme. Les petits commerçants se souvenaient quʼil avait donné sa parole de fermer les grands magasins, leurs plus dangereux concurrents; mais Hitler était surtout bien vu des militaires, parce quʼil pensait en militaire et insultait les pacifistes. Même les sociaux – démocrates ne voyaient pas son ascension dʼun si mauvais oeil quʼon aurait pu sʼy attendre, car ils espéraient quʼil les débarrasserait de leurs ennemis jurés, les communistes, qui se pressaient si importunément derrière eux. Même les juifs allemands nʼétaient pas très inquiets.
          Stefan Zweig, Le monde dʼhier, souvenirs dʼun européen, 1944.

          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Christian CORMIER

            Pauvre Stephan !
            Il parlait de lui ce jour-là ?
            Juste avant de se suicider ?
            Il savait qu’il s’était trompé le pauvre homme : mauvaises analyses, mauvaises décisions, hélas pour lui !
            Toute amitié que j’ai pour ce malheureux (et grand écrivain), je ne le lirais pas comme une nouvelle Bible !
            Pas besoin de Bible, juste un peu de mémoire : la colonisation fut un crime contre l’Humanité ! Le jour où Pinocchio a dit ça, j’ai compris qu’on avait là un type intéressant même s’il répétait Chirac qui le fût beaucoup moins, super-menteur…
            Quant à savoir si la peste brune rôde parmi nous encore maintenant, faites juste deux pas en arrière : Srebrenica, c’était quand ? Ces Serbes-là étaient-ils si différents de nos chemises brunes d’aujourd’hui ?
            J’en ai soigné quelques uns, je les ai connus de près, ces défenseurs de la Civilisation : ce sont les mêmes que chez nous aujourd’hui… qui prétendent que les gaz ne tuèrent point dans les camps ; ils sont là sous vos fenêtres et vous ne les voyez pas ?

        2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Christian CORMIER

          Très intéressant, merci.
          Effectivement, rien n’est simple…
          Ai-je dit « Les communistes, seuls responsables » ?
          J’avions pas dit ça ; les mots traduisent la pensée…

          N’empêche que Staline et Hitler signèrent un pacte de non-agression, vous vous en souvenez ?
          Sympa, le petit Père des peuples !
          Pour finir par faire s’entretuer leurs peuples respectifs…
          C’est nous, les petits crétins, qui finissons toujours par payer ; sauf si on choisit Pinocchio plutôt que la « peste » brune… au bon moment !
          Faut pas laisser approcher la seringue de la veine de l’addict. Prévention d’abord ! Prévention toujours…

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