Recent flaws in statin evidence-based medicine (ou comment tromper en utilisant les techniques de la médecine supposée scientifique)

 

Vous trouverez ici, lecteurs un peu (ou beaucoup) anglophones une double démonstration de la façon dont des scientifiques (plus ou moins bien maquillés en docteurs) essaient de tromper :

http://jcbmr.com/index.php/jcbmr/article/view/18/37

C’est à propos d’un récent essai testant la rosuvastatine (Crestor*) contre un placebo en prévention primaire (HOPE 3) et de la controverse concernant les effets sur la mortalité de l’arrêt des statines.

Les chiffres sont les chiffres, hélas pour ces piètres « amateurs », notamment les supposés (bien rémunérés) experts français qui font courir le bruit que l’arrêt de la statine met en danger…

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

41 réflexions au sujet de « Recent flaws in statin evidence-based medicine (ou comment tromper en utilisant les techniques de la médecine supposée scientifique) »

    1. aminevite
      En réponse à : Akira

      Bravo pour la démonstration!
      Quand je lis cette analyse critique et que je la compare aux « papiers » publiés par nos Sociétés savantes je me dis qu’il y a là toute la différence intellectuelle entre l’homme et la grenouille décérébrée !..
      Merci encore pour ce travail utile à la science.

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  1. phil

    en tant que fourmi frustrée mais travailleuse, je traduis (ou plutôt « ils » traduisent) :

    [ Le traitement par les statines est présenté comme une protection contre les complications de la maladie cardiaque ischémique (DHI). Comme l'IHD est souvent une maladie mortelle, les statines sont censées diminuer la mortalité cardiovasculaire et augmenter l'espérance de vie. Cependant, ces avantages sont de plus en plus contestés dans la communauté médicale, la controverse étant particulièrement intense lorsqu'on discute des effets des statines dans la prévention primaire et des conséquences de l'arrêt des statines. La prévention primaire et l'interruption du traitement ont récemment été utilisés par des chercheurs liés à l'industrie pharmaceutique pour justifier et stimuler la prescription et la consommation de statines et d'autres médicaments hypolipémiants. Nous examinons ici quelques données commerciales récentes liées à la prévention primaire avec arrêt de la rosuvastatine et des statines et leurs effets respectifs sur l'IHD et le taux global de mortalité. Nous concluons que (1) malgré le succès récurrent relevé par HOPE-3, la rosuvastatine abaissant le cholestérol n'est probablement pas bénéfique chez les personnes à risque intermédiaire sans maladie cardiovasculaire (prévention primaire). Cet essai peut même représenter un exemple typique de la façon dont la médecine fondée sur des preuves a été anéantie dans les études commerciales. (2) L'interruption des statines n'entraîne pas une augmentation de l'IHD et une mortalité globale, au moins dans les mois suivant l'interruption du traitement. Au contraire, on pourrait même conclure que l'arrêt de la statine pourrait sauver des vies. Une explication possible de ce décès apparemment paradoxal est que les décrocheurs de statines, en même temps qu'ils arrêtent la thérapie aux statines, tentent probablement d'adopter un mode de vie sain. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les effets réels de l'arrêt des statines dans diverses conditions cliniques. En attendant, il ne s'agit pas de preuves fondées sur le fait que l'arrêt des statines augmente la mortalité ou sauve des vies. ]

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  2. phil

    je suppose que l’important est là :
    « Au contraire, on pourrait même conclure que l’arrêt de la statine pourrait sauver des vies. Une explication possible de ce résultat apparemment paradoxal est que les décrocheurs de statines, en même temps qu’ils arrêtent la thérapie, tentent probablement d’adopter un mode de vie sain. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les effets réels de l’arrêt des statines dans diverses conditions cliniques. En attendant, il ne s’agit pas de preuves fondées sur le fait que l’arrêt des statines augmente la mortalité ou sauve des vies »

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  3. Francoise

    (Désolée, Dr MdL… je mets ça ici, parce que je ne parviens pas à m’abonner aux commentaires de cet article, sans commenter moi-même… Cela dit, mon commentaire est hors-sujet partout, mais quand même il parle indirectement de santé… c’est moins HS que souvent d’autres fois…).

    Si comme M.Rivasi et J.Bové, vous n’aimez pas trop le glyphosate, le roundup, monsanto et tous ces escrocs légaux…. (moi non plus, je n’aime pas trop… pas du tout, même).

    Si comme eux et moi, ça commence à vous gaver très sérieusement, ces tergiversations interminables, ces reconductions qui n’en finissent pas, pour continuer à l’autoriser encore et encore et encore,… depuis le temps –soit-disant- qu’on est sur le point de l’interdire, parce qu’on sait qu’ils est délétère pour notre santé, qu’il pollue nos nappes souterraines -qui n’ont vraiment pas besoin de ça-, et compromet notre avenir et celui des générations à venir… vous pouvez signer l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) et convaincre plein-plein-plein (il en faut plein, hein, va falloir être persuasifs-ves, tou-te-s et chacun-e !) d’autres citoyens-nes européens-nes de faire pareil, pour tenter d’obtenir une interdiction effective -une fois pour toutes!- cette m… herbicide et écocide. Il y a déjà 681.460 personnes qui ont déjà signé, il en faut un million pour valider cette ICE….

    Nous nous plaignons à longueur de temps de ne pas être assez écoutés, -nous, braves citoyens méprisés- mais si nous ne faisons rien de rien quand nous avons –un peu- l’occasion de nous grouper pour nous faire entendre, ben… faudra plus se plaindre après, on aura ce qu’on mérite (comme vous le dites souvent, Dr MdL)!

    Et puis, signer aux côtés de dizaines ou centaines de milliers de Grec-que-s, de Slovènes, d’Allemand-e-s, de Chypriotes et d’Anglais-e-s (oui, oui, dites-le à toutes vos connaissances british, ils peuvent encore signer… ben, non, ils ne sont pas sortis de l’Europe, nonononon pas encore… c’est un grand bluff de dire qu’ils seraient déjà sortis), -pour un futur et un avenir en commun plus désirables-, c’est drôlement chouette, quand même, n’est-ce-pas?… pour que l’Europe vive un peu autrement que par ses aspects contraignants et liberticides qu’on s’emploie à souligner et que nos politiques prétextent à longueur d’antenne :-/ pour couvrir leurs 1001 escroqueries.

    https://www.youtube.com/watch?v=8kJQaLdUcj8

    Oui, bien sûr (sans doute) que nous serons un peu fiché-e-s -à quelque part, on ne sait pas trop où- après signature (on va donner notre N° de pièce d’identité, quand même, hein… carrément… fini le confort de l’anonymat, là, c’est sûr, va falloir assumer), mais bon… Et??? On ne va pas mourir de ça, non plus, si? Du glyphosate, en revanche, on pourrait bien collectivement en clapoter, ainsi que des tas et des tas et des tas d’espèces vivantes qui méritent bien autant que nous de vivre paisiblement… sur cette chouette planète.

    Allez, siiii… courrez donc chercher votre passeport, là maintenant, tout de suite !
    Et cliquez, là ! Si!!! cliquez !!! https://sign.stopglyphosate.org/

    ………………

    Aaaaah, ils disaient vrai, José B. et Michèle R. : trop fastoche !

    Quoi… vous y avez pris goût, … vous voulez re-signer?!!?!!!
    Ah ben…. noooon, on ne peut signer qu’une seule fois,… vous exagérez quand même ! C’était bien, hein, c’est addictif (même pas bougé de votre chaise!)?.

    Vous z’inquiétez pas : y’a d’autres trucs (tout plein, même, hélas) qui méritent toute notre indignation et nos signatures!

    J’vous en proposerai d’autres, de temps en temps… si je ne pars pas en ermitage dès demain soir, 20h….

    Répondre
      1. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        @ Dr MdL & @ toutes-tous-celles-ceux-qui-ne-l’ont-pas-encore-fait…

        Vous voulez voter utile, une deuxième fois, aujourd’hui (= après votre vote POUR l’interdiction du glyphosate) ?
        Bon d’accord… aujourd’hui est un jour d’exception : un jour militant!… mais ce s’ra pas tous les jours fête comme ça, hein…
        Donc… il y a les sols, aussi, qui attendent que vous vous décidiez à faire un minimum pour sauver ce qui peut encore l’être!!! Ben, si : même si vous habitez en appart’ et en étage et même si vous avez une idée très vague de ce qu’est un sol, c’est tout à fait possible : il y a des explications claires et accessibles, dans toutes les langues de l’Union Européenne (oui, c’est comme pour le glyphosate : une ICE) ; c’est même ce que vous pouvez faire de plus concret pour les sols : signer!
        C’est là :
        https://www.people4soil.eu/fr
        … et c’est vraiment urgent, aussi!

        Répondre
        1. Minoque
          En réponse à : Francoise

          On vote aujourd’hui encore, encore et encore… Trois fois ! Profitons-en ! L’écran de démocratie fait encore bonne figure aujourd’hui même si les votes blancs ne sont pas comptabilisés mais demain ? A défaut d’être écouté, entendu et compris aujourd’hui (les statines ont eu plus de 1 million de signures) demain il ne sera p’têtre même plus possible de s’exprimer pétitionnairement :-))
          Dans 30 mn je me mets la tête dans le sable… A coup sûr !

          ça ne durera peut-être pas toujours de s’exprimer librement

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      2. souris7
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci Françoise, c’est fait, ma déclaration de soutien a été soumise! Je vais faire un hors sujet également , quoique l’Eliquis puisse rivaliser avec les statines. Il est dangereux de le donner (risque d’hémorragie), mais peut-être encore plus de l’arrêter. Mon père en a pris à cause d’un flutter, mais il continue d’en prendre malgré le succès de l’intervention.
        25 ans de statines et de Ramipril suite à un triple pontages, avec un taux de cholestérol et une tension dans les normes. Il a arrêté les statines , mais il a subi deux opérations dont l’ablation d’un flutter et une opération très lourde pour remettre en place des cervicales luxées. Tous les médicaments avaient été arrêtés, il n’avait plus que l’aspirine. Après un malaise et 24 h dans un service de cardiologie, on lui a redonné l’éliquis . Atteint d’une aphasie primaire progressive, il se met souvent en danger (monte sur le toit pour balayer, escalade la barrière de l’accueil de jour où il va deux jours/semaine). Nous avons fait part de nos inquiétudes au cardiologue qui après avoir vu son visage difforme et tuméfié après une simple chute, était tout à fait d’accord pour arrêter ce traitement. Son dernier électrocardiogramme et l’échographie montrent un cœur en parfait état, mais il s’est rétracté indiquant qu’il redoutait un AVC. Entre celui causé par un caillot ou l’hémorragie, je me demande quel est le plus grand danger. J’ai lu aussi que certains patients se plaignaient de fringales et d’insomnies.
        Mon père se lève la nuit pour manger et réveille ma mère plusieurs fois pour partager son repas. Il a pris 8 kg en 6 mois, ce qui était utile, mais sa courbe devient inquiétante. A 85 ans il monte des escaliers très rapidement et court sans aucun essoufflement. Ma mère, en manque de sommeil, en permanence inquiète par ses escapades est épuisée.Pour l’instant, il retrouve son chemin mais ma mère ne tiendra pas longtemps. Je sais bien que vous ne pouvez pas prendre le risque d’encourager de continuer ou d’arrêter un tel traitement, mais j’aimerais savoir si ce genre d’effets (fringales à toute heure, insomnies alors qu’il avait un sommeil exceptionnel)) est connu, car cela serait un argument supplémentaire pour son cardiologue.
        Merci beaucoup et bon dimanche.

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : souris7

          Ceci n’est pas une consultation.

          L’Eliquis* est un anticoagulant très spécifique (inhibition d’un facteur spécifique de la chaine de coagulation) ; et les effets secondaires que vous décrivez sont « bizarres » et n’incitent pas à les attribuer au médicament ; à moins d’inventer des mécanismes également « bizarres ».
          Cela dit, ce médicament est assez nouveau et il est possible que certains effets « bizarres » nous soient encore inconnus.
          Fringale et insomnie sont des symptômes potentiellement neurologiques ; et difficiles à interpréter chez une personne de 85 ans, vous le comprenez…
          On ne peut pas exclure des petits saignements cérébraux qui pourraient en être responsables.
          Cela dit, si cette personne a des « comportements à risque », et vu que l’électrocardiogramme a été « normalisé » et semble persister à rester normal (à vérifier), il pourrait être prudent de s’abstenir de donner un anticoagulant…
          A discuter avec le médecin référent !

          Ceci n’était pas une consultation.

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          1. Jean-Marc REHBY
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Ceci n’est pas une consultation !!
            A son âge et avec ses ATCD un flutter ou une arythmie complète entraînenet un risque de 4 à 5% d’AVC par ans selon le score CHAD2, mais il a eu une ablation de son flutter et est donc en rythme régulier donc son risque ???? impossible à définir. Sous anticoagulant classique on diminue le risque de 10% donc on passe à 3,6 à 4,5% / an avec à 85 ans un risque d’hémorragie TRES important mais il semble que l’ELIQUIS ne fasse pas moins bien c’est le fameux non inférieur des études !!
            En rythme régulier à son âge et avec ses ATCD coronariens l’ aspirine me parait largement suffisant mais je ne l’ai jamais vu, ne connais pas son dossier ceci n’est pas une consultation ou un avis autorisé mais une simple discussion.
            Bon courage et lui seul peut prendre une décision .

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Jean-Marc REHBY

            Merci beaucoup pour cette très intelligente « non-consultation »

            J’ajouterais une seule chose, un peu « théorique » : les personnes âgées (leur estomac) sont sensibles à l’aspirine ; quitte à donner un antiplaquettaire à faible dose, j’en donnerais un autre que l’aspirine.

            Ce n’était toujours pas une consultation.

          3. souris7
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Merci à vous deux, la discussion avec le MT a été fructueuse. Je pensais que le nouveau médecin de mes parents suivrait l’avis du cardiologue, mais ma mère n’a eu aucun mal à le convaincre. Il lui a avoué qu’il avait également des craintes. Il lui a redonné du Kardégic 160 mg, car c’est ce qu’il prenait avant le flutter depuis son pontage. Cela fait 3 nuits, qu’il dort paisiblement, sans se lever, sans se jeter sur le pot de miel ou le jus de pomme. Ce qui est encore plus curieux, c’est qu’il s’est de nouveau intéressé à un documentaire à la télé, lui qui ne la regardait plus depuis des mois.Son vocabulaire s’est enrichi, même si malheureusement, nous ne parvenons toujours pas à le comprendre.Nous n’osons pas trop nous emballer, 3 jours, c’est peu et lorsqu’il avait arrêté le Ramipril (sans élévation de sa tension), nous avions constaté aussi une amélioration de son langage, puis de nouveau une régression. J’imagine que pour un cerveau atteint d’une dégénérescence, toute molécule peut avoir des effets décuplés. J’ai essayé de comprendre le mécanisme de l’Eliquis. Il inhibe (partiellement) par une série de réactions la formation de la «  trombine qui se comporte à la fois comme une protéase qui hydrolyse plusieurs facteurs de la coagulation et un messager qui agit sur des récepteurs cellulaires liés aux protéines G appelés PAR (protease-activated receptors). Par exemple, elle intervient dans la différenciation des neurones et des myocytes. »
            Je fais bien évidemment un gros raccourci car j’ai très envie de trouver un nouveau coupable.Comme en plus il peut se produire des micro-saignements, je n’ose imaginer les dégâts.
            Désolée pour toutes ces élucubrations, mais je reste persuadée, que la sur-médication est à l’origine de la plupart des démences dont on continue désespérément à chercher les causes.Merci encore de trouver le temps pour nous…

          4. Jabeau
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Cher Jean-Marc,
            Permets-moi de témoigner en faveur de la Coumadine qui est inoffensive si l’INR reste inférieur à 2,3, qui est efficace dès que l’INR dépasse 1,6, et surtout qui est remarquablement stable autour de 2. Sur toutes mes ordonnances concernant les personnes de plus de 70 ans en FA, il est écrit INR souhaité entre 1,7 et 2,3. Aucune embolie ni aucune hémorragie en plus de 40

      1. phil
        En réponse à : phil

        dernière intervention (j’en fais plus après c’est promis), les bourses – mon dada – s’enflamment, ce n’est pas anodin, les marchés qui vivaient dans l’angoisse sont libérés…

        Macron inspire donc confiance et pas à des charlots, aux spécialistes.

        Voilà une bonne nouvelle pur les pauvres, comme pour les riches, bref pour tout le monde.

        Reste que certains se trouvent couillonnés, RV donc aux Législatives, et si EM n’a pas de majorité on aura un 1er ministre de droite, la farce n’est pas finie…

        Répondre
      2. RicoMart
        En réponse à : phil

        @MdL

        Comme beaucoup de ceux qui s’intéressent à la chose publique, j’ai toujours eu, et continue d’avoir, de l’intérêt à la lecture de Niccolò de Firenze ; quoiqu’anciens ses propos gardent une éternelle jeunesse, comme s’il avait été compris de longue date l’usage du pouvoir ; et s’il est dit que de nombreux puissants ont toujours sur leur table de chevet les écrits du noble florentin, il doit être compris que nous, gens de peu, en sommes d’assidus lecteurs ; aussi aux puissants, rappelons que nous entendons les raisons qui les conduisent, et que ce qu’ils font nous saurons le défaire, et au jeune prince qui vient de rejoindre la cohorte des prétendants d’un « juste exercice » du pouvoir, ceci :
        « Ceux qui … doivent à leur mérite de devenir princes ont de la difficulté à y parvenir, mais le demeurent avec facilité ; et les difficultés qu’ils ont à parvenir au pouvoir naissent en partie des institutions et usages nouveaux qu’ils sont forcés d’introduire pour fonder leur régime et leur sécurité. Et il faut prendre garde qu’il y a chose plus difficile à entreprendre, ni à réussir plus douteuse, ni à conduire plus périlleuse que de s’aventurer à introduire de nouvelles institutions ; car celui qui les a introduit a pour ennemis tous ceux à qui les institutions anciennes sont profitables, et il trouve de tièdes défenseurs en tous ceux que les institutions nouvelles avantageraient. Tiédeur qui naît, partie de la peur des adversaires, qui ont les lois pour eux, partie de l’incrédulité des hommes, qui ne font pas véritablement crédit aux nouveautés, avant d’en avoir vu paraître une ferme expérience. D’où s’ensuit que chaque fois que ceux qui sont ennemis ont occasion d’attaquer, ils le font en partisans, et que les autres sont tièdes à résister ; de sorte qu’avec eux on se trouve en danger. Aussi faut-il, si l’on veut raisonner correctement sur ce point, examiner si ces novateurs s’appuient sur leurs propres forces, ou s’ils dépendent d’autrui ; c’est-à-dire si, pour mener à bien leur entreprise, il leur faut procéder par prières ou s’ils sont en mesure de contraindre. Dans le premier cas, ils finissent toujours mal, et ne viennent à bout de rien ; mais quand ils dépendent d’eux-mêmes et sont en mesure de contraindre, il est alors rare qu’ils soient en danger. De là vient que tous les prophètes armés triomphèrent, et que les désarmés s’effondrèrent. Car outre ce qu’on a dit, la nature des peuples est changeante ; et il est aisé de leur persuader une chose, mais difficile de les tenir ferme en persuasion. Aussi faut-il être organisé de façon que, lorsqu’ils ne croiront plus, on puisse les faire croire de force. »

        Santé et princières salutations méditerranéennes

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : RicoMart

          Magnifique citation !
          Ah ! Ces lettrés quand même… Heureusement qu’on les a…

          Mais ils (et pas que les lettrés chers à Jean-Baptiste) sont un peu pessimistes ces jours-ci, à mon avis… Et de ce point de ma vue de vieillard pensionné, je leur donnerais tort !

          Sauf le grand respect que nous devons au Prince florentin, il se trouve que la fourmilière a inventé au cours de derniers siècles quelques remparts (ça s’appelle la démocratie) pour se protéger des faibles potentats ou des dictateurs ; et c’est même à mon avis une façon très avantageuse de voir positivement l’évolution de nos sociétés : ces Princes que nous élisons un peu vite, nous (la fourmilière) les rejetons tout aussi prestement ! Cinq ans finalement c’est court ; ils n’ont pas le temps de faire trop de dégâts !

          Au risque de déplaire à certains (et même à tous, tel est l’enjeu du spectacle quand il bafouille…), j’oserais dire que la faiblesse des derniers de nos Princes eût quelque avantage : ils firent peu certes ; mais rien de vraiment très mal. C’est le sort des bouffons : faire rire surtout !

          Il vaut mieux ça qu’un ridicule « trumpette » dont se réclamait tant notre « lepinette » à nous avant de changer d’avis ; mais là n’est pas l’enjeu : ce qui nous protège vraiment des potentiels dictateurs, c’est d’appartenir à la grande Communauté Européenne. En étant Européen, on ne risque ni Franco, ni Bonaparte !
          C’est loin d’être parfait, mais c’est déjà beaucoup !

          Répondre
          1. Akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            On risque juste ce qui est deja en place. Une constitution qui contient les heresies les plus ultimes, comme par exemple le modele economique. Ce genre de non sens a pour but de soustraire au choix democratique les options les plus fondamentales que sont les choix economiques.
            C’est une perversion que d inscrire dans la constitution des choses qui n ont rien a y faire. Cela permet precisement de les rendre a peu pres impossible a defaire par la suite. Par definition, une constitution ne doit contenir que les regles fondamentale du jeu democratique et pas les choix qui doivent pouvoir etre faits et defaits par les gouvernements successifs.
            Sur ce point, je pense respectueusement que vous vous trompez. L’Europe actuelle et en particulier sa constitutionnalisation abusive est une diminution de la democratie. Elle a d autres avantages mais pas celui la.

          2. Jean-Marc REHBY
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Ouaip 5 ans c’est court mais là on vient de prendre trois fois cinq ans d’immobilisme et de nullité alors 15 ans de palinodies c’est un peu beaucoup !!
            Le futur président probablement le petit immature à sa mémère va avoir du boulot et il lui faudra de l’imagination surtout si les législatives ne lui sont pas favorable.
            Il devra montrer qu’il n’est pas un président POTEMKINE comme les villages ce dont je suis convaincu mais j’espère me tromper.

  4. Charles

    Je suis d’accord avec JM REHBY: 15 ans qu’on fait du surplace …

    Bon… on dit que les jeux sont faits … Quel jeu de massacre…

    On va pouvoir eteindre la TV et reprendre une activité Aimsibienne ´normale ´

    Répondre
  5. Cedric

    Bonjour,

    Question docteur: Ayant fait il y 9 ans (à l’âge de 27 ans) un IDM, est-ce que je  »rentre » dans la catégorie des  »cardiovascular disease »? Ce que je comprends par cardiovascular disease, si je traduis bêtement, c’est maladie cardiovasculaire. J’ai fait un IDM, OK, mais maintenant que j’ai eu cet  »accident », est-ce que je suis considéré, d’un point de vue médical, comme étant porteur d’une maladie cardiovasculaire ou considéré comme personne à risque avec un degré quelconque (haut, moyen, bas…)?

    Merci.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Cedric

      Faire un infarctus à 27 ans n’est pas banal mais n’est pas rarissime.
      C’est bien d’en avoir survécu ; mais il faut penser à la suite, c’est-à-dire au risque de récidive…
      Vous êtes donc un sujet à haut risque, probablement (il faudrait voir la totalité du dossier clinique) porteur d’une maladie cardiovasculaire avérée, désolé de vous apprendre cette mauvaise nouvelle !
      J’espère que vous avez été ré-éduqué de façon appropriée en temps utile ; mais c’est rarement le cas, à mon avis.
      Il n’est toutefois pas trop tard, il n’est jamais trop tard ; mais il ne faudrait pas jouer avec le feu trop longtemps.
      Le mieux à faire en tout premier lieu serait de lire notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC » !
      Vite ! Ça pourrait vous sauver la vie !

      Répondre
      1. Cedric
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Oui je l’ai déjà lu depuis fort longtemps et j’ai arrêté les statines de mon propre chef depuis depuis la lecture de vos autres livres sur le cholesterol. En discutant avec les médecins (généralistes, cardiologues), c’est toujours la même rengaine : il faut absolument baisser votre cholesterol LDL, qui soit dit en passant était de 1,2 avant mon infarctus, que ça fait partie du protocole bla bla bla…mais je me les fais quand même prescrire car si je ne prends pas le cocktail du protocole en entier, à savoir  »Aspirine, Betabloquant et statines » je peux me voir sucrer mon ALD 100% par la SS. Donc je les prends et…jette la boite à la poubelle. Ca m’embête de faire ça car c’est un manque à gagner (ou plutôt à ne pas perdre) à la caisse d’assurance maladie mais je ne suis pas responsable de ce système qui est mal fait.

        Répondre
        1. Charles
          En réponse à : Cedric

          Concernant l’ALD, et le 100% , qui va avec, je ne penses pas que vous risquiez de la perdre.

          Lors de la demande d’aggrement, tous les 5 ans, le medecin doit documenter le traitement qu.il vous propose. Le plus simple est d’ecrire : selon HAS

          En pratique, si le medecin prescrit un peu moins, personne, a la CPAM, ne viendra chercher noise

          J’ai abandonne la statine et conservé mon 100%

          la question est interessante et meriterait qu’on ouvre un sujet AIMSIBien pour confrnter les expériences de chacun, et bien comprendre la reglementation.

          A noter qu’il est concevable (voire souhaitable) d’arreter les statines avant d’en subir les effets secondaires. Si on vient vous chercher des poux, vous pourrez toujours pretexter des douleurs musculaires; elles affectebt 10-15% des patients, donc c’est tout a fait credible…

          Et ces patients là conservent leur 100% , bien sûr !

          Répondre
        2. phil
          En réponse à : Cedric

          je suis aussi à 100% mais votre raisonnement m’échappe : à quel moment la Sécu (j’évite de dire la SS:) vérifie t-elle que vous « consommez », et comment ? Mon cardio ne me prescrit même plus de statine depuis un bail, il sait que je fais des épreuves d’effort sans bêta-bloquant (« pour pas fausser l’examen » que je lui dis), du coup son assistante lève les bras en l’air, lui il se marre, Phil est un original, il est au courant… Mais de la Sécu nenni, jamais entendu parler !

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  6. Cedric

    A la lecture de l’étude, je me demande comment les autorités de santé publique de contrôle ou de régulations peuvent donner leur aval sur ce genre d’études effectuées (je parle de HOPE3 bien sûr, pas de l’étude qui met en doute la pertinence HOPE3) . Si le principe d’une étude repose sur  »one trial, one primary hypothesis, one single calculation of the required sample size and follow-up duration » alors l’étude HOPE-3 est dès le départ biaisée car il ne s’agit pas de  »ONE primary hypothesis » mais bien de  »SIX primary hypotheses ». Donc, à la lecture de l’essai HOPE3, dès le départ on essaie de nous tromper.

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  7. Cedric

    Bon, j’ai lu tout l’article et c’est vraiment très intéressant. En tout cas ça converge totalement avec les précédentes publications de Michel de Lorgeril. Heureusement me direz-vous car il fait partie des 3 auteurs en charge de l’article.

    Mais on a maintenant une preuve de plus, par a+b, que les statines ne sont qu’une vaste fumisterie visant à engraisser les gros actionnaires du Big Pharma.

    Tout autre sujet, rapidement, celui de la psychiatrie…étant touché de près par la psychiatrie (un proche est depuis une quinzaine d’année dans le monde infernal de la psychiatrie) je me suis intéressé de près aux différentes  »pathologies » qui, au final, se révèlent ne pas en être car non prouvées scientifiquement…dépression, schizophrénie, troubles bipolaires (à la mode) et j’en passe sont des  »mots » inventés par des pseudos-scientifiques pour gaver les patients de médicaments inutiles et surtout très nocifs et encore plus addictifs que les drogues interdites comme la cocaine etc…pour la petite histoire, Freud faisait l’éloge de la cocaine et criait haut et fort qu’elle guérissait des  »maladies mentales ». Il est aussi dit, (est-ce vrai?) que la psychiatrie a longtemps été non reconnue comme de la médecine, ou comment des charlatans ont réussi à force de mensonges à rentrer dans le monde la médecine.

    Tout ça pour dire que l’histoire des statines vient s’ajouter aux autres molécules vendues et administrées à l’homme dans l’unique but d’engraisser le Big Pharma…c’est finalement bien triste de s’apercevoir, chaque jour, que des hommes peuvent tuer leurs congénères juste pour de l’argent…

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Cedric

      Je ne suis pas expert en psychiatrie mais quand même médecin.
      Les maladies mentales (ou psychiatriques) sont source de terribles souffrances et menacent la vie des victimes [le suicide est une des principales causes de décès chez les jeunes de chez nous].
      Si, comme dans les autres disciplines médicales, on voit tout et son contraire [le niaiseux et l'abject], nous devons aussi reconnaitre que de grands progrès ont été accomplis en psychiatrie et qu’il y a de formidables professionnels là-aussi !

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      1. aminevite
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        j’en sais quelque chose ma belle-sœur est psychiatre et ça fait des an,nées qu’elle se bat CONTRE les camisoles chimiques qui n’apportent la plupart du temps aucun bénéfice…sauf financier!

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      2. Cedric
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pas plus tard que le mois dernier, un psychiatre a quand même parlé des electrochocs au proche en question. Et quand on déroule la liste des effets indésirables et secondaires des médicaments que ce proche ingurgite, ça fait peur et froid dans le dos. A peu près 20 minutes de lecture par notice uniquement pour les effets secondaires et indésirables…je me pose quand même de sérieuses questions quant à l’efficacité de ces médicaments et la balance bénéfices/risques penche très lourdement du côté des risques…Dans la tête de certains médecins il est sûrement mieux de mettre quelqu’un dans la limite de l’état végétatif pour éviter tout risque de suicide…mais je pense quand même qu’il y aurait mieux à faire…

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        1. Jean-Marc REHBY
          En réponse à : Cedric

          JE n’ai pas le temps là de répondre à tout ça je le ferai plus tard car il faut prendre du temps et expliquer longuement. Mais pas de jugement définitif à l’emporte pièce SVP
          Bon WE à bientôt

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      3. phil
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        J’ai pu faire comprendre que j’avais quelque expérience – hélas – en la matière, donc c’est un milieu que j’ai eu à fréquenter, ce qui entraine un certain nombre de remarques…
        - Tout d’abord on ne gave pas les patients de médocs « pour enrichir big pharma », la patientèle n’est pas assez vaste pour ça, rien à voir avec les statines.

        - Ensuite, face à l’impuissance des traitements (voire au diagnostic d’incurabilité des psychoses), la « camisole chimique » est tout ce qui a été trouvé pour calmer les souffrances du malade et, d’une certaine manière « s’en débarrasser ». En même temps on peut ainsi faire patienter l’entourage avec un « Il ou elle va mieux » totalement illusoire, because le médoc atténue les symptômes. Un légume de toute évidence ça souffre moins, sauf que si les anxiolytiques/ antidépresseurs sont toxiques, les neuroleptiques eux, détruisent le cerveau à jamais.

        Tout cela est exact et les HP ne peuvent – en fait – être que des endroits où la société parque les gens, et non des endroits où on les guérit… La famille a aussi souvent sa responsabilité dans ce « débarras », mais l’hypocrisie de cette société est de ne pas pouvoir dire la vérité : on ne sait pas guérir les malades mentaux… On les incarcère, c’est tout

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