Le lobby anti-statine a encore frappé !

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Ce n’est pas moi qui le dit évidemment ! J’ai même un peu l’impression que, sans que je sois nommément cité, cette diatribe infantile me soit adressée.
Que je sois, moi-même et mes innombrables confrères Européens et américains (certains présents dans le film d’ARTE), membres d’un “lobby” en dit long sur l’inversion des rôles que traduit ce texte. Il y a donc du lobbying, chers confrères ?
Ici s’étale sans pudeur la Société du Spectacle !
C’est signé par deux héroïques “défenseurs des causes perdues” (ci-dessous) et, à ce titre, ils ont droit à notre profond respect.
Et comme ils nous laissent leur adresse e-mail, sans doute pour que nous les félicitions, chacun de leurs admirateurs invisibles et inaudibles peut leur faire part de son admiration.
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Je ne vais pas reprendre leurs raisonnements et arguments, c’est temps perdu tant ils sont connus, répétés, évidents et admis par toute la communauté cardiologique Européenne.
J’en ai moi-même, plus souvent qu’eux d’ailleurs (je me permets une petite pointe d’Ego), discuté ici et là. Et c’est donc avec une certaine fierté que je vois mes argumentaires enfin débattus par ces subtiles experts ; après qu’ils m’aient un peu négligé, les vilains !
Mettons-nous une seconde à leur place : voilà que tout soudain (ils étaient un peu “durs d’oreille” jusqu’à récemment), un grand média non commercial vient leur expliquer que depuis des décennies, ils racontent des bêtises
Dur à vivre ! Vraie souffrance !
Surtout pour leurs patients d’ailleurs qui découvrent que peut-être ils n’étaient pas aussi bien soignés qu’ils le pensaient…
Ils pourraient peut-être, nos deux astronautes Européens, se questionner ; se demander s’il ne serait pas temps pour eux de se faire expliquer quelques astuces et nuances qui auraient pu leur échapper au cours de leur longue carrière ?
Sauf que…
Sauf que, à avoir trop attendu, ils sont aujourd’hui prisonniers de leur attentisme, pris à leur propre piège. Changer maintenant, ce serait se renier !
il suffit de consulter leurs liens d’intérêt pour comprendre qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière... Dur !
Comme disait Victor Hugo : “l’oeil sera dans la tombe…
 
 
 

Cholestérol, statines et Président trump : naufrage de la cardiologie américaine…

 
Suite au dernier numéro concernant l’espérance de vie aux USA qui décline sans explication claire, nous apprenons aujourd’hui des choses qui pourraient nous aider à comprendre ce phénomène inattendu… par certains.
Nous apprenons en effet par le New York Times que le Président Trump est sous statine (rosuvastatine 10mg) et que les prestigieux cardiologues américains [probablement ce que l’on fait de mieux dans les hôpitaux Universitaires américains et hors des USA] qui s’occupent de lui sont encore très inquiets.
Pourquoi ? C’est écrit (en anglais) ci-dessous : l’examen clinique du Président a révélé en effet de graves soucis, il aurait un “méchant” cholestérol encore très élevé malgré sa statine. Il est donc malade !
Je passe sur l’examen clinique qui aurait “révélé” un cholestérol élevé, c’est probablement un lapsus du journaliste…
Le prestigieux cardiologue américain, le Pr Eric Topol, un admirable monsieur que j’admire au moins autant que les plus admirables des nôtres dans nos hôpitaux Européens le dit très doctement : c’est très grave ! Donc, c’est grave.
Je le pense aussi !
Mais peut-être pas pour la même raison : c’est grave pour la cardiologie américaine !
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Et donc, avec une finesse que nous avons tant admirée dans nos débats télévisuels, notre professeur de cardiologie lève très haut le drapeau rouge (the red flag) pour alerter : notre homme serait sous la menace d’une grosse vague cardiaque. Vite, il faut augmenter les doses de rosuvastatine !
Cela dit, en toute confidence et bienveillance, j’avais observé moi-aussi (c’est-à-dire comme d’autres médecins américains mais œuvrant dans des unités de psychiatrie, si mon souvenir est exact…) que le Président Trump est en effet quelque peu malade.
Nous savons que les statines peuvent induire des troubles cognitifs.
Certes, 10mg de rosuvastatine pour un homme d’environ 100 Kilos ce n’est pas encore un surdosage. Mais vu l’état du patient, augmenter la posologie ne me parait pas une bonne idée. J’espère que mon conseil désintéressé sera suivi car notre homme a tout de même quelques lourdes responsabilités.
Nous savions, après les malheureuses expériences  du président Clinton, que la cardiologie américaine était gravement malade ; probablement plus que son Président…
La leçon d’aujourd’hui est que ça ne s’est pas amélioré.
Si l’espérance de vie décline, la cardiologie américaine sombre…
Et cela explique peut-être un peu ceci !
Sombre aussi l’avenir de la marine marchande !
Mais nous on s’en fout ; on a la meilleure médecine du monde !
 
 
 
 
 
 
 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 
Jusqu’à récemment, avoir un “cholestérol haut” était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.
Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un “cholestérol haut”.
Par rapport à quoi ?
Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?
Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.
En conséquence, et avec les années, on a diminué la “moyenne” supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du “cholestérol qui bouche les artères”…
C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un “cholestérol haut”…
TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !
Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.
En anglais, on dit : the lower the better.
Traduction française : plus con tu meurs !
Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.
Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l’expression “ultra-low LDL-C”] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !
C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.
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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est “tombée” un 18 décembre !
C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…
Patience !
Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…
Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?
A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !
 
 
 
 
 
 
 
 

Debriefing après l'émission de France Culture sur le cholestérol

 
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Certes le présentateur est un peu “horrifié” de ce qu’il entend et j’ai dû le freiner sous peine de me voir à nouveau accusé d’horrifier les populations.
Quelle est la limite entre “information objective et douloureuse” et “ne pas horrifier la population” ?
Le présentateur m’a reproché d’avoir décliné son invitation d’échanger avec un représentant de la Société Française de Cardiologie.
C’est inexact.
J’ai seulement demandé que mon interlocuteur soit un vrai expert du sujet “cholestérol” et que cet expert soit vraiment indépendant, c’est-à-dire libre de tout grossier conflit d’intérêt.
Ce n’était pas une exigence irrationnelle si on veut délivrer un message scientifique !
France Culture n’en a pas trouvé ! D’où l’absence de représentant de cette honorable corporation.
Ce n’est pas ma faute si…
Mais c’est une information majeure !
 
 
 
 
 

France Culture le lundi 18 décembre 2017

 
Vous me croirez si vous le voulez mais France Culture m’a invité à parler du cholestérol le lundi 18 décembre… Entre 16:00 et 17:00.
Soyez avec moi et posez vos questions car [tel est l’objet principal de ce message], les auditeurs peuvent avoir la parole.
Si vous le faîtes, soyez assez malin pour poser une question qui n’aille pas dans mon sens mais au contraire me permette de répondre à des pauvres victimes des statines qui n’en croiraient pas leurs oreilles. Je vous fais confiance !
Il leur aura donc fallu 12 ans – depuis la parution de mon premier livre en français sur le sujet (et donc accessible aux gens très cultivés des chaînes publiques culturelles) – pour s’apercevoir qu’il y avait autre chose que Pâté Macaroni et la “Voix de son Maître” sur le cholestérol et les statines.
Bon, la messe n’est pas dite puisqu’il y a peu ARTE m’avait envoyé le billet d’avion pour voler à Strasbourg et dialoguer avec un professeur de cardiologie pour finalement annuler au dernier moment… Probablement qu’une Société Savante ou une Académie s’était interposée…
Tout est encore possible d’ici lundi…
Mais comme les étranges nouvelles ne viennent jamais seules, j’ai eu la grande surprise d’être contacté par un délicieux journaliste du Quotidien du Médecin qui s’interrogeait sur cette incongruité qu’on puisse avoir de l’athérosclérose avec un vilain mauvais cholestérol bas ou normal ; et qui s’étonnait encore plus (vraiment délicieux cet athlète) que les auteurs de cette étude publiée dans un grand journal de cardiologie américain concluent en préconisant des traitements anticholestérol encore plus forts puisque même bas le cholestérol était encore toxique.
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Ça ne s’invente pas…
 
 
 
 
 
 
 
 

Congrès Annuel de l'AIMSIB le 13 janvier 2018

 
Retrouvons-nous à Lyon le 13 janvier 2018.
Une matinée consacrée à la controverse vaccinale avec Michel Georget comme invité d’honneur.
Une petite après-midi pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
Toute une journée pour se tenir chaud ensemble face à l’adversité !
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Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 
Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.
Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.
C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.
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Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.
Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !
Nous sommes donc dans le “petit monde” prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !
Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !
Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !
C’est quoi ça, Bon Dieu ?
Définition : zèle déployé pour répandre une religion !
Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…
Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !
Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !
Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique…] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle “échappe à la simple raison” dit-il.
Effectivement !
Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…
 
 
 
 
 
 
 

Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs !

 
Voilà on s’approche de la fin du 3ème acte ; ça commence à bouger dans la salle mais les issues de secours ne sont pas encore envahies…
Les acteurs sauront-ils retenir les spectateurs encore un petit moment ?
L’Histoire nous l’a appris ; mais quand ça se passe sous nos yeux, on reste encore surpris, voire ébahis…
Le coup fatal n’est pas parti de là où l’on croyait ! Autrement dit, alors que je pensais (naïf que je suis) que les statines se prendraient les pieds dans leur tapis, ce sont les supposés successeurs des statines qui, en débandade, sont en train de les assassiner.
Toutes les statines ayant été génériquées, comment continuer à faire prospérer le business du cholestérol ?
Avec de nouveaux médicaments anticholestérol, bien sûr, et ça faisait longtemps que les acteurs de cette pièce s’y préparaient.
Il y avait, en simplifiant, deux grandes catégories de candidats à la succession :  les anti-CETP et les anti-PCSK9.
Comment ces imbéciles s’y sont pris pour perdre une partie imperdable ?
Je vais en dire deux mots ; mais, en toute humilité, je pense que certains d’entre nous (ceux que certains autres n’ont cessé de traiter de “criminels”) y ont contribué.
1- les anti-CETP
Inutile de chercher à comprendre en détails. CETP est un système enzymatique qui, en simplifiant et selon certains “spécialistes”, transfère le cholestérol des gentilles HDL vers les méchantes LDL. En bloquant ce système, on diminue les LDL (qui augmentent le risque cardiovasculaire) et on augmente les HDL qui diminuent ce risque.
C’était, en théorie, le jackpot !
Aucun lipidologue ne pouvait rêver mieux pour confirmer ses théories sur le cholestérol.
Et pour l’industrie, c’était pari gagnant à 100% ; d’autant qu’ils avaient dans leur boîte à musique des molécules fantastiques, les fameux anti-CETP (ou trapib) dont les effets sur les lipides étaient juste transcendantaux ; certains avec des augmentations des HDL de 100 à 130% ; et des diminutions des LDL de 30 à 40%, c’est-à-dire mieux que les statines les plus miraculeuses cliniquement. Imperdable ! Des centaines de millions de dollars et d’euros investis.
Que s’est-il passé ?
Après 4 essais cliniques (du moins de ce qui en a filtré), c’est un échec total !
Il se pourrait que ces anti-CETP soient même dangereux. Le saura-t-on jamais ?
Certains académiciens et experts des lipides essaient de “sauver les meubles”, c’est-à-dire leur réputation ; mais les industriels eux ont déjà “plié bagage”… et voguent désormais vers des eaux plus monotones, “jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus !
Tour à tour, Pfizer, Lilly et Merck ont démissionné. Quelques rapports ci-dessous des médias complices et autres lapins crétins qui ont l’air fin aujourd’hui ; mais ils ont déjà oublié leurs dithyrambiques articles d’avant-hier. Même pas honte !
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Et aussi ça (ci-dessous) qu’on peut traduire par la formule : Merck renonce à demander la mise sur le marché de ce médicament présenté comme miraculeux il y a peu. Pas honte !
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Les anti-CETP à la poubelle ; et avec les anti-CETP, vous pouvez aussi mettre à la poubelle toutes les foireuses théories du cholestérol qui allaient avec.
2- les anti-PCSK9
Ceux qui visitent ce blog le savent déjà : PCSK9 est un système enzymatique qui participe au recyclage des LDL-récepteurs. Bloquer ce système et vous avez, en théorie, plus de récepteurs et donc moins de cholestérol circulant ; ce qui, selon nos brillants théoriciens du cholestérol ne pouvait conduire qu’à sauver des vies et réduire le risque cardiovasculaire…
Il se trouve que les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux fort couteux à produire (il faut des usines pour ça). Pour d’évidentes raisons commerciales, les deux industriels qui se sont manifestés jusqu’à présent ne peuvent se permettre de les brader.
D’autre part, les premiers résultats cliniques sont fort décevants malgré de remarquables effets sur les lipides. C’est à nouveau en contradiction avec les théories prévalentes.
Les experts et les académiciens des lipides [plutôt que de mettre les anti-PCSK9 à la poubelle en compagnie des théories qui vont avec] essaient de sauver les meubles et leur réputation en discutant non pas l’essentiel (c’est-à-dire l’utilité clinique) mais le rapport coût/bénéfice.
Malgré de subtiles contorsions arithmétiques, cet argumentaire vient de s’effondrer sous les coups de quelques jeunes gens ambitieux qui savent eux faire de simples additions. Le résultat est désopilant (ci-dessous).
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Je donne ci-dessous un résumé de 3 lignes que je traduis par : pour 1000 patients traités, le surcoût rapporté aux avantages cliniques (par ailleurs non démontrés de façon robuste) approcherait les 340,000 dollars américains par an.
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L’interprétation est simple pour les experts en santé publique : ce surcoût est inacceptable pour les assureurs américains. Bien sûr ces assureurs pourraient payer et répercuter ce surcoût par une augmentation des primes annuelles ; ce qu’ils font d’habitude (comme font nos mutuelles en France sans l’avouer) pour sauver leurs profits et éviter une chute de leurs actions à Wallstreet.
Il semblerait, les cartes étant sur la table pour une fois [on n’a pas travaillé pour rien des deux côtés de l’Océan], que cette stratégie commerciale ne soit pas possible cette fois-ci pour une simple raison : trop c’est trop !
Ainsi va le système capitaliste, le gaspillage et l’excès de taxes tuent les profits. Quand c’est trop c’est vraiment trop !
Et ainsi, certains parmi les plus galants experts de la cardiologie américaine annoncent des funérailles grandioses aux théories lipidiques qui depuis 40 ans empoisonnent la médecine (ci-dessous).
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Dans cet interview, le très dévoué Pr Milton Packer concentre sa critique sur la débandade MERCK. Pourtant lui-aussi a compris qu’avait sonné la fin des exaltations lipidiques : “the Obits” signifie “obituaries”, c’est-à-dire “rubrique nécrologique”.
Mais notre professeur n’a en fait rien compris : ce qui se termine ce n’est pas la fin des recherches sur les lipides, c’est seulement la fin des théories stupides sur le cholestérol.
Place enfin aux  recherches potentiellement fructueuses sur les vrais lipides vraiment impliqués dans les pathologies cardiovasculaires. On peut espérer que quelqu’un de sympa va expliquer à ce cardiologue un peu niaiseux que les lipides ne se limitent pas au cholestérol, que le cholestérol est indispensable aux cellules et qu’il est innocent de tous les crimes que Milton et ses collègues francophones lui ont ridiculement attribués.
Quoique les croquemorts ne soient pas encore passés dans les palais de BigPharma pour mettre le patient en bière, on peut (sans anticipation impatiente) se prépare à entonner un joyeux…
De profundis !
 
 
 
 
 
 

Cholestérol et corruption : bas les masques !

 
Nous le savions mais, pour ne pas embarrasser des collègues naïfs, ne pas envenimer un débat difficile avec des questions non médicales ni scientifiques, et surtout laisser un peu de temps à chacun, nous nous étions abstenus d’accuser
Forts de cette apparente passivité de la part de la profession, et de plus en plus inquiets des déboires commerciaux de leurs nouveaux anticholestérol (les anti-PCSK9), les industriels impliqués et leurs complices ont perdu toute prudence.
Ainsi la tentative de corruption éclate au grand jour. Bas les masques !
Voici ce que reçoivent ces jours-ci (Octobre 2017) les collègues Canadiens :
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En d’autres termes, on propose à ces médecins praticiens, et sous couvert d’un ridicule programme “d’approche orientée des traitements anticholestérol” [ça vaut son pesant de cacahuètes…], de les rémunérer grassement en échange de recrutement [enrollment en anglais] de patients fragiles et à haut risque pour…
Pour quoi faire au fait ?
Ça n’est pas dit ! C’est bizarre !
Mais si on cherche un peu sur Internet, on trouve de quoi alimenter sa curiosité :
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0828282X17306438
Je recopie un petit morceau d’anthologie, corruptrice :
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C’est délicieusement délicat comme suggestion et recommandation. Je traduis : “Les médecins suivront les patients recrutés selon leurs principes personnels mais en ayant connaissance des plus récentes recommandations du Canadian Heart research Centre, une émanation de l’industrie pharmaceutique, qui dit que le vilain cholestérol doit être inférieur à 2 mmol/L.
Pour y parvenir chez ces patients difficiles, il faut obligatoirement prescrire un médicament anti-PCSK9 !
Menace sous-jacente (mais non écrite) : si vous ne prescrivez pas, vous ne serez pas payés !
Le but de GOAL est donc d’encourager la prescription d’un nouveau médicament anticholestérol qui tarde à rentrer dans les mœurs cardiologiques : tu prescris, je te récompense !
Ils veulent ainsi convaincre 300 cardiologues canadiens de participer à cette farce.
Ils savent que c’est une farce et ils savent que les cardiologues le savent…
Pour les sécuriser à propos d’un éventuel scrupule éthique (on ne sait jamais, y en a encore d’assez couillons pour hésiter !), ils disent qu’ils  s’occupent de tout. Je recopie le petit paragraphe concernant l’éthique et que chacun peut vérifier dans le document complet ci-dessus.
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En d’autres termes : Chers confrères, tout est propre (“sécurisé” comme ils disent), ne vous inquiétez pas ! Et si vous aviez des ennuis, notre Institution vous assistera.
Pas sympa ça ?
Ils sont très sûrs d’eux apparemment. Ils ont sans doute raison : ce ne sont pas les Sociétés Savantes (et autres corporations) auxquelles ils appartiennent qui leur feront des ennuis puisque les dirigeants et sommités de ces Sociétés sont eux-mêmes rémunérés par le très dévoué Canadian Heart research Centre.
Et si les sociétés savantes approuvent, les assurances et les administrations ne diront rien. C’est pour le bien des patients ! Nous prenons en charge l’éducation des médecins !
Pas sympa ça ?
Quand tout le monde bafoue la Loi, il n’y a plus de Loi, dit un proverbe chinois…
Nous sommes donc en présence, sous couvert d’une “fausse bonne conscience” édictée par le très commercial Canadian Heart research Centre, d’une tentative de corruption de médecins qui en théorie sont au service de leurs patients, par delà toute considération commerciale.
C’est bien tentant pour un médecin surtout s’il est en début de carrière. Non seulement il est rémunéré par le Canadian Heart research Centre, mais en plus il force des patients (qui espèrent que tout cela est pour leur bien) à revenir le voir 3 fois en 6 mois, toutes consultations couvertes par les Assurances des patients. Et tout ça dans la poche du médecin qui, bien sûr, vérifiera par des examens adaptés (et dispendieux) à chaque visite que le traitement est efficace et bien toléré. Coûts des examens complémentaires à la charge du patient ou de son assurance qui, de toute façon, rentrera dan ses frais en augmentant les “cotisations” l’année suivante.
Pas sympa ça ?
Bien que je ne sois pas au courant de ce type d’éducation rémunérée des médecins en France pour le moment, je ne doute pas qu’on y vienne assez rapidement !
Tout dépendra sans doute de la façon dont le marché, et la profession, réagiront  !
Espérons que si on ne réagit pas correctement, une nouvelle Loi ne nous y obligera pas, comme on le voit à propos des vaccins, ces jours-ci.
Il faut s’y habituer, la corruption est partout, et pas seulement pour le cholestérol ! Mais les visiteurs de ce blog le savent déjà, hélas !
 
 
 
 

Venez me retrouver près de Bastia (Corse) les 13 et 14 Octobre 2017

 
A l’invitation, de l’Association  “Sapore e Odore”, je serai en Corse, près de Bastia pour deux conférences sur la prévention des maladies cardiovasculaires et sur le cholestérol, les 13 et 14 Octobre 2017.
Ce sera exactement à TRAVU (VENTISERI)

Ce sont les AUTOMNALES du BIEN ÊTRE
Pas beau ça ?
Ma 1ère conférence sera à 18:00 le vendredi 13
Espérons que la température de l’eau de mer soit encore acceptable et que le vin soit bon !