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Sinistres arithmétiques à propos du vaccin contre l’hépatite B : illusions de la vaccinologie (saison 8)

 

Dans un livre récent [Vaccins. Pourquoi ils sont indispensables], le Pr Sansonetti (un sympathique et fervent défenseur des vaccinations massives) se livre à d’étonnants calculs à propos de l’hépatite B et de son vaccin. Cela mérite réflexion sur la façon dont fonctionnent les cerveaux de nos collègues vaccinalistes maximaux.

D’abord, ce qu’il écrit (page 147) : « Si on met le vaccin contre l’hépatite B à 45€, considérant le chiffre annuel de naissances à 700 000, le coût annuel de la vaccination… est de 31 millions d’euros. Si maintenant on considère le nombre de porteurs chroniques évalué à 75 000… dont la moitié vont nécessiter un traitement par au moins un comprimé quotidien de Ténofovir ou d’Entécavir à 15€ le comprimé, le coût annuel est de 410 millions d’euros. Je vous fais grâce… des points d’exclamation… Enfin, l’effet négatif des campagnes infondées contre la vaccination universelle… nous devons nous attendre à une remontée de l’incidence… et donc des coûts induits. Pas grave le contribuable paiera. »

Je répète : c’est lui qui a écrit tout ça.

Laissons de côté les chiffres avancés (vrais ou pas) et admirons le peu d’erreurs de calcul [ça mérite les palmes académiques !] et la faible exagération [pourquoi traiter les 75 000 si seulement la moitié en a besoin ?] et arrêtons-nous sur une autre outrance : la mise en parallèle de 700 000 bébés en bonne santé avec trois dizaines de milliers de malheureux patients atteints d’hépatite B chronique nécessitant un médicament antiviral. Pourquoi ?

Pour justifier quoi ? Une nouvelle obligation vaccinale ?

Je ne vais pas faire un cours de 4ème ou 5ème année de médecine sur l’hépatite B, les formes aigües et les formes chroniques. Laissons de côté aussi la vérification de la réelle utilité clinique de ces médicaments antiviraux et les causes réelles de la chronicité de cette hépatite B. Oublions enfin (transitoirement) la question (je suis généreux avec le vaccinaliste maximaliste) des possibles effets nuisibles du vaccin.

Admettons le raisonnement économique et médical du professeur ; il est dans son rôle.

Arrêtons-nous simplement sur ces 410 millions d’euros que coûterait annuellement à la communauté nationale la négligence d’une partie (non-vaccinée) des 700 000 bébés qui naissent chaque année chez nous, puisque c’est ainsi que les choses nous sont présentées.

Vu par un médecin traditionnel, le raisonnement est sordide. Mais ravalons nos nausées ; et examinons les chiffres tels qu’ils nous sont présentés, un bébé étant donc une unité de compte économique pour notre académicien palmé, ou palmidé ou palmipède, je ne connais pas le vocabulaire de ce petit monde désuet…

D’où viennent ces 410 millions d’euros ? Ces 15€ le comprimé quotidien ?

Commençons par visiter le centre d’information de l’OMS, en version française et récente (2015). Je fais une capture que je reproduis ci-dessous.

Que vois-je ?

Outre quelques généralités fortes intéressantes, l’OMS nous donne un coût approximatif de traitement par ces miraculeux antiviraux de… 5 dollars américains par personne et par mois. Voilà une toute autre version  que celle de notre professeur palmé. S’est-il trompé ?

Retour sur Internet et nageons (comme un palmidé le ferait) sur le site du VIDAL, une référence des médecins pour obtenir une information crédible sur les médicaments.

Que vois-je ?

Horreur !

L’académicien ne s’est pas trompé : je résume ci-dessous avec quelques captures concernant un antiviral (l’Entécavir ou Baraclude*) cité par le collègue vaccinaliste dans son livre.

Effectivement le traitement mensuel par personne (30 comprimés ou solution buvable) tourne autour de 400 à 450 euros, 65% remboursables.

Et on est prié de ne pas se plaindre. En effet, en Novembre 2016, une diminution massive des prix a été obtenue : capture ci-dessous ; on est aussi prié de ne pas s’esclaffer, nos palmipèdes pourraient s’en trouver offensés !

Commentaire No1 : chacun aura noté le délicieux « hors honoraires de dispensation » ; l’industriel ne fera pas cadeau d’un centime d’euro au pharmacien.

Commentaire No2 : par quel processus (probablement très rationnel quand on a des liens étroits avec le business du médicament) peut-on acheter un médicament identique à 450 euros ici et 5 euros là-bas ? Je fais un change de un dollar pour un euro) : 90 fois plus dispendieux !

Commentaire No: il ne serait pas du tout étonnant que tout cela nous soit présenté comme une forme de générosité envers les consommateurs à 5 euros… Plus les serres du prédateur sont acérées, mieux les plumes les cachent et plus la patte est douce au toucher…

Commentaire No4 : comment un médecin et académicien (palmé de surcroit) peut-il exercer un chantage aussi ignoble sur des familles pour les obliger à faire vacciner leurs bébés sur une base aussi économiquement étrange ?

Commentaire No5 : dans le petit monde de l’économie du vaccin et des médicaments, nous ne sommes que des unités de compte.

On pourrait certes évoquer, comme d’habitude, pour justifier le prix astronomique de ce médicament, le retour sur investissement en recherche et développement. Mais, sans entrer dans la discussion justifiant ces procédures, il existe des règles internationales admises concernant la protection des brevets et la mise sur le marché de génériques ; à la fois pour protéger (et encourager) les découvreurs et faire bénéficier les patients des progrès scientifiques, pourtant très généralement financés par leurs impôts.

Pour le Baraclude*, en fait, la messe est dite et les génériques sont autorisés depuis 2015. Ci-dessous une capture du bas de l’article Wikipédia sur le Baraclude* (très probablement rédigé et mis en ligne par l’industriel) :

Effectivement, le Baraclude* [résultant d’un large programme de recherche sur les antiviraux et pas d’une voie de recherche spécifique et supposée très couteuse sur l'hépatite B] a été commercialisé en 2005, et l’exclusivité du brevet a expiré en 2015 (comme écrit ci-dessus en anglais). Ça fait donc longtemps que l’industriel est rentré dans ses frais…

Plutôt que d’assurer exclusivement le marketing de la vaccination massive, nos académiciens [eux qui ont aussi l’oreille attentive des administrations sanitaires] pourraient distraire quelques minutes de leur temps professionnel à poser des questions telles que :

1) pourquoi les patients français (et l’Assurance-maladie dont le bilan financier est en berne) ne disposent-ils pas des génériques commercialisés ailleurs ?

2) pour reprendre la délicieuse formule de notre collègue dans le paragraphe cité de son livre [Pas grave le contribuable paiera], pourquoi laisse-t-on les contribuables payer ?

Conclusion : comment peut-on raisonner sur l’obligation vaccinale – en des termes plus qu’arrogants et méprisants vis-à-vis des familles, médecins et scientifiques résistants – sur la base d’arrangements économiques hautement suspects entre des industriels et des administrations complices ?

Plus les serres du prédateur sont acérées…

Voilà donc ce qu’ils sont !

 

 

 

Rougeole et encéphalite : les illusions de la vaccinologie (saison 7)

 

Les promoteurs de la vaccination de masse, éventuellement obligatoire, défendent de façon générale l’idée que les vaccins apportent plus de bénéfice que d’inconvénients.

La façon générale est intéressante, certes, mais les médecins ont affaire à des individus ou à des familles, pas à des généralités.

Autrement dit, la conversation devient vite difficile quand les uns parlent en termes généraux (couverture vaccinale, éradication, etc…) alors que les autres sont fixés sur des cas particuliers (des victimes de certains vaccins, par exemple).

Si nous nous élevons un peu au-dessus des nuages des controverses fébriles et que nous examinons un cas bien spécifique et particulièrement tragique, celui des encéphalites survenant après une rougeole, qu’apercevons-nous ?

Apparemment, la fréquence de cette complication serait de un cas (diagnostic avéré et sévérité variable) pour 1000 cas de rougeole de diagnostic avéré et de sévérité variable.

La notion de « diagnostic avéré », qu’il s’agisse de rougeole ou d’encéphalite, doit être prise avec précaution car, par exemple, certains cas de rougeole semblent reposer sur des signes cliniques peu spécifiques (fièvre + éruption cutanée) et surtout l’argument indépassable de l’absence de vaccination contre la rougeole. En effet, il y a apparemment peu de confirmation biologique systématique, par exemple au Royaume-Uni ; mais je n’ai pas été capable de vérifier la réalité des faits en France.

C’est un peu « court » de mon point de vue pour en tirer des conséquences scientifiques robustes et des décisions de Santé Publique. Mais n’en faisons pas un point de blocage sinon aucun échange n’est possible.

Ne faisons pas non plus de blocage sur le fait que si nous observons réellement un cas d’encéphalite sur 1000 cas de rougeole, et sachant que lors de la dernière poussée (supposée) épidémique de rougeole en France quelques milliers de cas ont été comptés, nous observons en conséquence seulement quelques cas d’encéphalite (10 au maximum ?). Difficile dans ces conditions de comprendre objectivement une épidémiologie des encéphalites.

La fréquence augmente vraiment ou diminue vraiment ? Passer de 10 à 5 ou 3 est-il statistiquement significatif ? Simple coïncidence ? J’appelle à la prudence avant des grands discours volontaristes !

Si 1/1000 semble beaucoup, les cas avec séquelles sont mal documentés (pour ne pas dire : pas du tout) rendant difficile l’évaluation de la menace réelle. Si une encéphalite sur 10 laisse des séquelles (et ça dépend quoi), on peut dire qu’une rougeole sur 10 000 est réellement menaçante en termes d’encéphalite sévère de l’enfant… Pas de statistiques possibles !

Peut-être, en plus, que toutes les encéphalites sévères surviennent chez des sujets immunodéficients… Ce qui rend la menace difficile à évaluer pour la population générale.

Peu importe ! On peut éventuellement comprendre que certains veuillent vacciner massivement pour empêcher cette encéphalite rare mais sévère. Mais comprendre n’est pas approuver car on peut être d’un avis différent : faut-il vacciner 800 000 bébés chaque année pour empêcher une encéphalite ? Pour empêcher 0,1 encéphalite sévère ?

On doit aussi admettre du côté des vaccinalistes, étant donné les interrogations diagnostiques sus-citées, que la menace est sans doute exagérée et qu’il s’agit d’examiner avec pondération les effets réels de la vaccination anti-rougeole. On se heurte malheureusement à une difficulté immédiate : il n’y a pas d’étude (scientifiquement robuste) qui ait analysé les effets de la vaccination anti-rougeole sur le risque d’encéphalite rougeoleuse. On a examiné seulement les effets du triple vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole).

Cela introduit un facteur de confusion majeur. C’est très ennuyeux pour qui veut comprendre les effets positifs (et négatifs) d’une immunisation anti-rougeole. Pas de science robuste donc pour justifier des changements législatifs urgents à propos de la rougeole.

Il faut enfin insister sur le fait que la grande majorité des encéphalites de l’enfant sont d’origine virale [pas seulement du virus de la rougeole ou celui des oreillons] ou auto-immune. Il est clair qu’une politique de vaccination massive telle celle avec le ROR (des virus vivants) peut avoir  des conséquences non négligeables sur le système immunitaire de millions d’enfant : stimulation chez les uns (avec risque de maladies auto-immunes) ou inhibition chez d’autres avec augmentation du risque de pathologies virales jusque là bénignes.

Sans parler des virus mutants susceptibles d’être créés avec cette dissémination massive de virus vivants un peu bricolés.

Bon, faisons semblant de croire que ROR est un équivalent de R.

Cette efficacité vaccinale anti-encéphalite a été analysée au Royaume-Uni (RU). Rien en France apparemment. C’est dommage car les circonstances au RU et en France sont très différentes. Nouvelle approximation qui pourrait m’être reprochée… Je reconnais que ça commence à faire beaucoup.

Je reproduis des captures de cet article récent (2017) ci-dessous.

Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais ou qui n’ont pas le courage de se procurer (et lire) l’article, je résume : étude rétrospective sur plus de 30 ans (de 1979 à 2011) et 16 571 cas d’encéphalite (quel que soit la cause) chez l’enfant. La vaccination ROR a été introduite (et vite adoptée par les médecins et les familles) en 1988.

Ils observent une augmentation des cas d’encéphalite de l’enfant pendant la période ; mais surtout à partir de 1994 ; tout en observant une diminution des encéphalites dues (selon les déclarations des médecins) à la rougeole et aux oreillons.

Triste bilan global : plus d’encéphalites depuis que le ROR a été introduit !

Plus inquiétant : ils ne connaissent pas l’origine (les causes exactes) de ces nouvelles encéphalites… J’ai reproduis les graphiques concernant les fréquences d’encéphalites dues aux virus herpétiques (B) et celles d’étiologie inconnue. Notez la nette augmentation APRÈS l’introduction de la vaccination massive par le ROR en 1988.

Est-ce une coïncidence ? Vous comprenez encore mieux le titre de cet article.

Parmi les encéphalites d’origine inconnue (unknown aetiology), il y a sans doute des encéphalites auto-immunes dont l’émergence a probablement été favorisée par les programmes de vaccination massive ; pas seulement le ROR sans doute.

Pendant la même période, on a massivement vacciné avec des vaccins contenant des virus vivants (certes atténués) qui ont provoqué des effets secondaires non négligeables notamment des crises d’épilepsie et des maux de tête qui évoquent des complications neurologiques, et donc un impact immédiat des vaccins sur le système nerveux de ces bébés.

Que ces nouvelles encéphalites – les herpétiques, les virales non identifiées et les auto-immunes – ne soient pas attribuées au ROR et autres vaccins ne doit pas nous étonner.

En effet, si une encéphalite survient au décours d’une maladie susceptible d’être prévenue par la vaccination, cette maladie (même si elle ne concerne que quelques milliers de cas) en est toujours la cause pour les vaccinalistes maximaux. Ce n’est jamais une coïncidence ! Jamais !

Mais si une encéphalite survient dans le contexte d’une vaccination massive (des centaines de milliers de cas ; voire des millions si on compte les revaccinations), il s’agit toujours de coïncidences… Toujours !

Ce n’est pas étonnant : la différence est sociologique : dans la 1ère circonstance, il s’agit de « booster » le business vaccinal ; avec la 2ème circonstance, admettre (ou simplement examiner les choses) on pourrait « freiner » le business vaccinal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La variole et les « erreurs » intentionnelles (?) des 200 signataires en faveur de 11 vaccins obligatoires

 

Dans leur profession de foi en faveur d’une obligation vaccinale élargie, les 200 signataires du 28 Juin 2017 perpétuent un mythe que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) elle-même a de longue date piétiné allègrement : que le vaccin anti-variolique ait éradiqué la maladie !

C’est inexact. Le vaccin fut un échec selon les propagandistes de la vaccination antivariolique eux-mêmes ! On peut les croire ; leur rapport montre qu’ils ont bien travaillé :

http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/39258/1/a41464_fre.pdf

En 1980, l’OMS écrivait donc sans ambiguïté (capture du rapport ci-dessous) :

En page 32, on peut lire [c'est facile, même nos 200 devraient y parvenir] :

On ne va pas discuter ici [les lecteurs intéressés le trouveront dans le rapport de l'OMS disponible sur Internet] ce qui a vraiment  permis cet indéniable succès sanitaire.

Nous observons toutefois que les 200 signataires auraient mieux fait de se taire plutôt que de proclamer des faussetés assimilables à de la propagande.

Mais peut-être ont-ils eu raison finalement. Car ils nous font la démonstration implacable de leur ignorance primaire.

Qu’il s’agisse d’ignorance serait péché véniel de la part de sommités qui accusent leurs contradicteurs d’être des obscurantistes sectaires et antiscientifiques…

Péché mortel serait que ce soit en toute connaissance de cause qu’ils nous servent ces « erreurs ».

Y aurait-il là intention de tromper les citoyens ?

Fake news, diraient les jeunes ?

Propagande mensongère, répondraient les vieux militants des Droits de l’Homme.

Voudrait-on fourvoyer les décideurs politiques qui finalement voteront pour ou contre une éventuelle nouvelle Loi ?

Qu’il s’agisse de péché véniel ou mortel (soyons bienveillants, nous aussi pôvres pêcheurs…), l’évidence criante est que ces 200 signataires sont bien peu crédibles ; et je retiens mes mots…

Une autre évidence criante, c’est que le reste de leur argumentaire (à propos des nouvelles épidémies,  de la soudaine vague de mortalité due à la rougeole et autres…) n’a aucune valeur scientifique et médicale !

Doux jésus, ayez pitié de nous ! Epargnez-nous une telle calamité !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 6)

 

Parmi les arguments  supposés fondateurs de l’obligation vaccinale (décrétée par les Autorités), il y a celui d’une supposée « morale sociale ».

Je l’explique en deux mots : si vous ne vous vaccinez pas pour vous-même, vaccinez-vous pour les autres, en interrompant la chaîne de transmission et de contamination de proche en proche.

Car, même si vous n’êtes pas malade, vous pouvez être un porteur sain qui transmet à d’autres. Ces autres peuvent être fragiles, le microorganisme que vous portez pourrait les rendre malades, voire les tuer !

En étant vacciné, vous stoppez la contagion !

Certes, vous ne portez (en théorie) qu’un seul microorganisme dangereux (pour cette personne fragile) et si cette personne est très fragile, elle sera inéluctablement contaminé par autre chose… Par exemple, une personne immunodéprimée peut être victime de bien d’autres microorganismes que ceux visés par les obligations vaccinales. Cette sorte de « chantage » parait donc un peu « surdimensionnée », voire stupide. C’est un point de vue ; et je le partage avec moi-même.

Cette vision des maladies contagieuses a été théorisée en langue anglaise dans l’expression maintenant classique de herd immunity.

Bien que la traduction littérale du mot « herd » soit « troupeau », les francophones le traduisent pudiquement par immunité grégaire (ou encore immunité de communauté).

Pourtant le concept lui-même est d’origine vétérinaire, si je puis me permettre, avec l’idée que quand un animal est malade (« vache folle » et autres pathologies contagieuses dans diverses espèces animales), on sacrifie le troupeau : abattage massif. C’est radical ; on stoppe l’épidémie, on nettoie les locaux, on attend un peu et on redémarre courageusement son activité.

On a compris que c’était inapplicable chez les humains. Heureusement, il y aurait un substitut au sacrifice de masse : c’est la vaccination de masse !

Seulement voilà, Madame la Ministre, les communautés humaines ne sont pas des troupeaux et les médecins ne sont pas des chiens, ni chien-berger, ni chien de garde !

Certes, nous pourrions accepter d’être assimilé au troupeau de moutons de Panurge [je vous renvoie au grand Rabelais].

Je recopie un paragraphe explicatif trouvé sur la toile : le mouton étant réputé pour être un animal faible et peu intelligent, on emploie aujourd’hui cette expression pour désigner une personne qui se plie à un règlement sans réfléchir à son bien fondé.

Sommes-nous collectivement des moutons (sans réflexion), comme nos médecins seraient nos chiens-berger ?

Cela mérite quelque réflexion car il pourrait s’agir d’une illusion supplémentaire dans le monde de la vaccinologie.

Commençons par le 1er aspect : les médecins sont-ils des chiens ?

Le rôle essentiel du chien-berger, notamment dans nos beaux alpages, est de ramener au troupeau les brebis égarées, n’est-il pas ? On me pardonnera de passer sans transition du mouton à la brebis, il n’y a aucun réflexe anti ou pro féministe ici.

Qu’est-ce que serait une brebis égarée dans nos communautés humaines ? Les génies, les innovateurs, les brigands, les alcooliques, les anti-vaccinalistes ?

Si j’étais un chien, je me méfierais des brebis égarées, certaines mordent.

Trêve de plaisanteries, je connais peu de médecins qui aient une mentalité servilement canine…

Discutons le 2ème aspect : sommes-nous un troupeau ?

Comme à propos du réflexe canin de quelques collègues, je me demande parfois si nous ne nous comportons pas (parfois) en troupeau. A voir des troupeaux de supporters des sports d’équipe…

Mais dans le monde de l’élevage moderne, un comportement particulier ne suffit pas à définir le « troupeau ».

A mon avis, ce qui définit biologiquement un troupeau, c’est la similitude génétique. Un éleveur a intérêt à avoir un troupeau très homogène sur le plan génétique ; ne serait-ce que pour systématiser (simplifier) son travail.

Voilà j’ai tout dit : à l’exception de quelques rares groupes (à santé précaire généralement), les communautés humaines se caractérisent par une extraordinaire diversité génétique !

Nous ne pouvons donc être assimilés à un troupeau et c’est une terrible illusion des vaccinologues de penser qu’un traitement vaccinal identique puisse s’appliquer de façon identique à chacun d’entre nous, et puisse avoir une efficacité identique (ou similaire) et des réactions toxiques identiques (ou similaires) chez chacun d’entre nous.

Chez nos bébés et enfants, le constat est le même et en pire. Sans parler des variations génétiques invisibles (qui conditionnent notre physiologie et notre éventuelle réponse aux vaccins), il est curieux (voire horrible) de constater que la même dose de vaccins (présents dans une seringue donnée) puisse être injectée à nos petits dont les poids peuvent varier en fonction de l’âge du simple au double.

Est-ce la même chose d’injecter 250 microgrammes d’aluminium [je ne discute pas ici si c'est toxique ou pas] à un bébé de 3-4 mois ou 11-12 mois ?

Et au même âge, le poids normal d’un bébé peut varier grandement ; j’ai reproduit ci-dessous les courbes de poids en fonction de l’âge. Les traits rouges sont de moi, c’est l’heure de l’apéro !

Si le médecin ne réfléchit pas et applique aveuglément les recommandations, il injecte la même dose d’aluminium à des bébés dont le poids varie du simple au triple !

Est-ce raisonnable ?

Tous les parents savent que pour tous les médicaments pédiatriques (y compris le paracétamol), on administre une dose en fonction du poids.

Quel troublant laxisme vaccinal entraîne des conduites médicales aussi aberrantes ?

En discutant le poids des bébés dont la variabilité dépend en partie de leur génome, je veux donner un exemple simple à comprendre de l’importance de notre extraordinaire diversité génétique. Tous les médecins savent que nos réponses aux médicaments sont extrêmement variables.

Les médicaments sont certes des substances exogènes mais, de façon générale, ils ne stimulent pas notre système immunitaire ; sauf en cas d’allergie et dans ces cas il y a contre-indication à l’usage de ce médicament.

Avec les vaccins, nous stimulons notre système immunitaire. Notre système immunitaire est justement ce qui définit notre moi, notre individualité ; et donc socialement notre extrême diversité.

Imaginer que nous puissions tous réagir de façon identique est peu rationnel ; je retiens mes mots.

C’est peut-être la pire des illusions de la vaccinologie moderne. Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

Onze vaccins obligatoires plutôt que 3 ?

 

Madame la Ministre,

Avec tout le respect que nous devons à votre titre ministériel et à votre expérience professionnelle, je me permets par la présente de vous alerter sur la gravité de la décision que vous êtes susceptible de prendre à propos de l’obligation vaccinale : onze plutôt que trois !

Nous apprenons par les médias que  vous seriez personnellement favorable à ces nouvelles obligations.

Question évidente pour un médecin praticien : pourquoi onze ? Pourquoi pas 10 ou 9 ou 6 ?

Quelles sont les justifications médicales, acceptables pour un scientifique, de décider onze plutôt que 9 ou 6 ?

Nous savons que vous êtes sous la pression de la décision du Conseil d’État (Février 2017) qui enjoignait à votre Administration, dans un délai de six mois, [et sauf à ce que la législation évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires] « de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes pour permettre de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination prévues par le code de la santé publique » c’est-à-dire les 3 vaccins contenus dans le DTP.

Il semblerait que ce délai de 6 mois n’ait pas suffi pour résoudre ces questions très matérielles de production industrielle des vaccins et que, en conséquence, vous soyez contrainte de modifier la législation en faveur d’un élargissement (à onze ?) des obligations vaccinales.

Ce serait modifier la législation (avec des conséquences sanitaires majeures) sans autre raison que de se conformer à des impératifs juridiques et administratifs ?

Pensez-vous que les citoyens de notre beau pays soient prêts à laisser injecter à leurs proches (et à eux-mêmes) des substances douteuses sans autre justification qu’administrative ?

Madame la Ministre, nous savons (et si les citoyens français ne le savent pas encore, ils le sauront rapidement) qu’il n’y a pas de justifications médicales et scientifiques  à cet élargissement des obligations vaccinales.

Il existe une controverse médicale et scientifique de longue date [et qui s'exacerbe ces dernières années] sur les vaccins, sur le rapport bénéfice/risque pour dire les choses simplement.

Madame la Ministre, contrairement aux allégations de certains supposés experts (dont l’indépendance doit être vérifiée conformément à la nouvelle Loi de moralisation), la concertation citoyenne sur les vaccinations mise en place par la Ministre précédente n’a pas permis un examen objectif et approfondi de la question vaccinale, tel que l’exige la communauté scientifique indépendante ; et la question du rapport bénéfice/risque reste en suspens.

Dans ces conditions, il est humainement (et éthiquement) impossible de vouloir imposer à des familles l’obligation de laisser injecter à leurs bébés des substances qu’elles estiment suspectes ; impossible aussi de vouloir imposer à des médecins l’obligation d’injecter des substances supposées suspectes aux bébés de leur patientèle.

Que ces substances soient réellement suspectes (voire toxiques pour certains d’entre nous que nous ne savons pas identifier) n’est pas la question actuellement quoiqu’elle mérite d’être posée et discutée par de vrais experts vraiment indépendants ; en prenant le temps d’examiner l’ensemble du dossier y compris dans ses aspects historiques.

Que des scientifiques, des médecins et des familles les estiment « suspectes » devrait suffire à immédiatement suspendre tout élargissement de l’obligation vaccinale. D’abord ne pas nuire et donc prudence et attentisme.

Qu’il y ait eu en France au cours de la dernière décennie un décès par an environ supposément de rougeole ne peut servir de prétexte à rendre obligatoire la vaccination (entre autres) contre l’hépatite B (chez le nourrisson) dont la transmission est (presque) exclusivement liée à des rapports sexuels contagieux ou à des contacts périlleux avec des produits sanguins, par exemple chez les toxicomanes utilisant des aiguilles…

Un décès (supposé) dû à la rougeole par an (probablement dans un contexte d’immuno-supression) d’un côté et un peu moins d’un million de bébés vaccinés (avec 11 substances douteuses) chaque année de l’autre côté…

Que certains (médecins et familles) acceptent ces injections massives et répétées à des bébés les yeux fermés n’est pas non plus le meilleur argument en faveur de l’élargissement.

La seule et vraie question, Madame la Ministre, c’est l’acceptation par les citoyens de ces injections. Beaucoup d’entre eux n’en veulent pas et exigent que leurs enfants en soient protégés.

Vous ne pouvez le faire sous la contrainte, évidemment, et par conséquent les nouvelles obligations vont être à l’origine de graves troubles sociaux.

J’en appelle à votre intelligence et votre bienveillante humanité : si vous devez [c'est inéluctable] choisir entre « abolir les obligations existantes » ou « élargir les obligations à onze », vous devez choisir courageusement la première option !

Certes, vous allez ainsi vous attirer l’hostilité de quelques académiciens, des quelques énarques de votre Ministère (qui ont de façon calamiteuse géré la question des vaccins et depuis longtemps) et de l’industrie des vaccins. Il faudra résister, et nous vous soutiendrons, car le résultat final est déjà connu : l’élargissement vaccinal ne passera pas !

Car ceux qui n’en veulent pas n’en veulent vraiment pas ; et aucune police ni aucun chantage abject (en termes de scolarité et de socialisation de leurs progénitures) ne les fera plier !

Madame la Ministre, nous vous le demandons solennellement, renoncez à votre projet, préservez les Libertés !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 4)

 

L’analyse attentive de la littérature supposée scientifique dans le domaine de la vaccinologie conduit inéluctablement à la conclusion que nous sommes en présence de données scientifiques faibles, pour le moins.

Dans ces conditions, toutes les formes de recommandations et autres « avis » officiels et académiques doivent trouver autre chose (que la robustesse scientifique) pour justifier de leur pertinence et faire autorité.

Un minimum serait que les auteurs des recommandations (et autres admonestations et obligations) et les Autorités qu’ils représentent soient au-dessus de tout soupçon, c’est-à-dire libres et indépendants.

S’agit-il d’une autre grande illusion de la vaccinologie ?

Il ne s’agit pas d’expertise proprement dite ici, on l’a compris. Mais d’indépendance vis-à-vis de toutes les formes d’influences notamment financières et commerciales (ça tombe sous le sens) mais aussi non financières : ego, réputation, autorité académique et/ou hospitalo-universitaire…

Parmi les influences possibles, les non-financières ne sont pas les moindres, je l’ai déjà dit et répété, car nous connaissons bien toutes ces influençables et sympathiques personnalités !

Est-il possible, en vaccinologie, d’être en même temps un expert audible et un indépendant ?

Tout dépend de ce qu’on entend évidemment par « expertise » et indépendance », j’en ai déjà discuté.

C’est une question difficile ; que l’on peut toutefois simplifier en la scindant en deux parties inégales :

1) les experts (ou supposés experts) favorables aux vaccins et défenseurs des obligations vaccinales (ici et ailleurs) sont-ils indépendants ?

2) les experts (ou supposés…) plus mesurés (moins favorables ou plutôt défavorables) et hostiles aux obligations vaccinales (quel qu’en soit la forme) sont-ils indépendants ?

Pour la 2ème question, la réponse est évidente : ces experts-là suscitent une forte animosité de la part de l’industrie (et des académiciens amis) des vaccins ; et en conséquence sont, de force, indépendants de ces industries. Concernant leurs éventuels liens d’intérêt non-financiers, et vu l’hostilité que provoque leur raisonnement, il est clair qu’ils n’ont rien à attendre de positif… Ils feraient mieux d’être discrets, à mon avis, à moins d’être de courageux combattants !

C’est donc bien la 1ère question qui doit être discutée de façon plus systématique.

Mais cela nous renvoie à une autre question, encore plus fondamentale : qu’est-ce que l’industrie des vaccins aujourd’hui ?

Un livre serait nécessaire pour expliquer son histoire et l’évolution récente de la vaccinologie. Ce n’est pas l’objet de ce document ; je vais faire court et évidemment schématique.

Le monde du vaccin – c’est-à-dire l’industrie des vaccins et les connaissances très techniques (et peu scientifiques) qui vont avec, en un mot la vaccinologie contemporaine – est en pleine Révolution.

Cette révolution du vaccin va de pair avec la crise de l’industrie pharmaceutique qui, faute d’investir dans une recherche patiente et prudente (et peu lucrative), est dans une phase de grande stérilité.

Pour palier à cette incapacité d’innovation, les financiers qui gèrent désormais l’industrie du médicament ont fait le pari de la médecine dite personnalisée. En bref, cela consiste à identifier des cibles thérapeutiques très spécifiques puis à créer des molécules (des anticorps monoclonaux) qui vont « neutraliser » ces cibles. Ces anticorps sont produits par le système immunitaire d’animaux d’expérience puis, en général, « humanisés » pour éviter des conflits immunitaires lors de l’injection de ces anticorps qui sont étrangers à notre propre système immunitaire.

C’est la forme moderne du célèbre « sérum antitétanique » ! C’était du sérum de cheval ! Il contenait des anticorps dirigés contre la toxine tétanique.

Après le succès (supposé) au début du 20ème siècle du sérum antitétanique, on a décidé de faire fabriquer ces anticorps antitétaniques par les humains eux-mêmes : c’est le principe de la vaccination antitétanique !

J’espère que tout le monde a compris : d’abord on injecte des anticorps exogènes ; la suite logique est de faire faire ces anticorps par le système immunitaire de la personne qu’on veut protéger ou traiter. Les deux approches sont complémentaires, autrement dit sont basées sur des visions communes de la médecine : d’abord les anticorps, puis les vaccins.

L’industrie du médicament parie donc sur la découverte de nouvelle cibles et la mise au point d’anticorps monoclonaux ; puis parfois de vaccins.

En conséquence et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la vaccinologie de demain ne se limitera pas à la prévention des maladies infectieuses.

Les vaccinologues modernes s’intéressent à toutes les pathologies : les cancers, les maladies cardiovasculaires et même… (certains en parlent) un vaccin anti-gluten

Certains labos travaillent, je ne plaisante pas, sur un vaccin anticholestérol ; qui serait en fait « dirigé » contre des molécules participant au métabolisme du cholestérol, et pas contre le cholestérol lui-même ; avec l’idée  absurde de diminuer le cholestérol circulant aux plus bas niveaux possibles…

Des centaines de vaccins sont aujourd’hui en préparation ou en phase d’essai dans le monde !

Dans la vaccinologie moderne, le business est roi !

L’industrie du vaccin n’est donc qu’à ses balbutiements ; et les grands groupes sont prêts à investir dès qu’une cible attrayante est identifiée. On l’a vu de façon caricaturale avec le vaccin contre le cancer du col de l’utérus…

En parallèle, des experts et des sociétés savantes  en recherche de financement pour leurs célébrations saisonnières se précipitent pour participer et réclamer leurs récompenses anticipées pour les bons et loyaux services qu’ils sont prêts à rendre.

S’il est relativement aisé de fabriquer (bricoler) un anticorps monoclonal dans un labo de 3 pièces, la vaccinologie moderne ne peut rien faire sans un industriel de la technologie vaccinale et capable de développer un vaccin susceptible d’être testé sur des humains.

Pas d’industriel, pas de vaccin !

Dans ce contexte, chacun peut comprendre que les vaccins anti-polio ou anti-coqueluche (efficacité supposée et toxicité niée) sont une sorte de petit caillou dans la chaussure de l’investisseur… Il s’en fout l’investisseur de la polio et du tétanos.

Mais il ne se fout pas du tout du principe vaccinal ; ça il faut le défendre ; car en défendant le vaccin, on défend aussi les anticorps monoclonaux ; et aussi la vision moderne  de la médecine dite personnalisée.

Autrement dit, pendant que le petit peuple s’agite (les chiens aboient) autour de l’obligation du vaccin DTP, la caravane passe ! En silence !

Je résume : il ne peut pas y avoir de vaccinologues indépendants !

Tous vos commentaires sont bienvenus !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.

Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.

De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.

J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !

Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…

Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.

Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.

Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?

Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.

Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.

Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?

Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…

Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?

Pas facile la médecine !

D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :

D’abord ne pas nuire !

Méditons…

 

 

 

 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 

A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.

L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…

Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.

Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.

AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à « concéder » ; ça sent pas bon tout ça… Oups !

AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…

Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.

Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.

Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?

Peut-être au prochain épisode…

Je mettrais un bémol toutefois à la « splendeur des courtisans US » dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.

Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !

https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI

Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…

C’est du Balzac tout ça : « splendeurs et misères des courtisan(e)s »