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Les vaccins miraculeux du professeur Sansonetti

 

Dans toute contestation ou controverse scientifique, il y a (à mon avis) au moins trois prérequis que j’oserais qualifier de sacrés :

1- rester bienveillant avec ses opposants, car c’est peut-être eux qui ont raison,

2- écouter attentivement leurs arguments, car c’est peut-être eux qui ont raison,

3- et respecter religieusement les personnes elles-mêmes indépendamment de leurs supposées qualifications expertes et/ou professionnelles.

Ce n’est pas parce que j’ai été moi-même traîné dans la boue, jusqu’à être traité de criminel, que je vais adopter de telles attitudes contraires à l’éthique scientifique.

Ces jours-ci, un expert en microbiologie, le bon professeur Sansonetti fait campagne sur les écrans et les ondes avec comme message principal que « le vaccin reste le pilier de la santé publique ».

C’est un peu outrancier certes quand on examine vraiment et attentivement les causes de mortalité dans nos pays développés ; mais pourquoi pas ?

Je me suis évidemment abstenu d’enquêter sur les éventuels liens d’intérêt (en particulier avec l’industrie des vaccins) de notre expert ; partant du principe fondateur bienveillant que l’éloge enthousiaste de ce type de traitement était obligatoirement associé à une totale indépendance vis-à-vis du commerce des vaccins. Respect donc !

Maintenant que j’ai assumé (oups !) pour la bienveillance et le respect, je me dois d’être à l’écoute.

Et me voici lisant attentivement la belle prose du respectable professeur ; c’est-à-dire son livre « Vaccins » avec le sous-titre provocateur pour les quelques rares sceptiques dont je fais partie : « Pourquoi ils sont indispensables ».

Ce sont 12 chapitres intéressants que je ne peux pas résumer en quelques lignes ; ce serait offensant. Je vais donc procéder en plusieurs étapes, à moins que je ne sois assassiné avant d’avoir terminé.

Pour commencer, lisons attentivement les 5 premiers chapitres.

C’est une effroyable description des terribles maladies infectieuses du « monde d’hier » selon les termes du professeur. C’est bien écrit et émouvant ; c’est ponctué d’anecdotes historiques (Apollinaire, Mahler, etc…) avec des témoignages personnels qui démontrent la bonne foi de notre expert. Il croit à ce qu’il écrit !

Et il nous décrit en plus les non moins horribles maladies infectieuses du « monde d’aujourd’hui » : HIV, Ebola, etc… En nous rappelant qu’il y aura toujours des maladies infectieuses. Ah !

Et quand il écrit Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui, nous voilà terrorisés et coupables : comment peut-on oser mettre en jeu la vie et la santé de nos enfants et petits enfants en contestant les bienfaits de la vaccination ?

Toutefois si on examine attentivement les terribles maladies du monde d’hier décrites par le professeur et qui ont été en grande partie, sinon éradiquées, au moins neutralisées, qu’observe-t-on ?

En toute objectivité et bienveillance, bien sûr !

Certaines ont disparues (ou presque disparues) de nos régions.

Pour certaines de ces disparitions, on peut supposer (mais sans aucune donnée scientifique solide) que la vaccination a joué un rôle ; si on accepte évidemment que ces vaccins sont réellement efficaces cliniquement (et pas seulement sur la base de détection d’anticorps supposés protecteurs) et qu’avec beaucoup de bienveillance on s’abstient d’exiger des essais cliniques en double aveugle. Exemples ?

La variole, la diphtérie et la poliomyélite ! Peut-être ; pas sûr ! D’autres facteurs que la vaccination ont joué un rôle protecteur c’est certain. Que se serait-il passé en l’absence de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Mais d’autres ont aussi disparues alors que nous ne disposons d’aucun vaccin. Exemples ?

La peste et le choléra !

D’autres sont endiguées (en le disant vite) également en l’absence de vaccin : syphilis, streptococcies malignes.

D’autres, certes, sont plus ou moins neutralisées (en le disant vite) et on pourrait accepter l’idée que les vaccins existants [quoique reconnus peu ou pas efficaces ; ça dépend des zones et des périodes...] puissent jouer un rôle : tuberculose, grippe maligne. Que se passerait-il en l’absence totale de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Première conclusion évidente, émise sur la base des données et descriptions produites par notre aimable professeur, et sans entrer dans le détail des données biologiques : l’efficacité des vaccins pour lutter contre les maladies infectieuses est loin d’être évidente.

Surtout, à mon humble avis de médiocre scientifique de province peu expert en maladies infectieuses (mais bon connaisseur de l’épidémiologie), il n’est pas possible (au moins pour nos pays) de prédire quoique ce soit d’intelligent si la couverture vaccinale venait à diminuer comme conséquence de l’abolition de l’obligation vaccinale actuelle.

Écrire bravement que « Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui » est de l’ordre de la prophétie religieuse… et donc de peu d’intérêt scientifique. Désolé !

Les critiques et commentaires argumentés et bienveillants sont bienvenus !

 

 

 

 

 

Influenza… « Lascia ch’io pianga… e che sospiri la libertà. »

 

Je traduis ce mélange d’anglais [influenza en anglais signifie grippe] et d’italien ["Lascia ch'io pianga... e che sospiri la libertà" signifie : Laisse-moi pleurer... et regretter la liberté.]

C’est du langage codé que même les hackers de la SNA (agence américaine de renseignements] ne comprendront pas… Ne déchiffrez pas à haute voix, Grand Méchant Loup vous écoute…

Pour les noyer un peu plus, je vous propose la « fausse piste » suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA

Dès fois qu’il y en ait un dernier qui insiste, une autre fausse piste :

https://www.youtube.com/watch?v=_WN2A–Sr58

Si vous êtes encore là, c’est bon signe ; c’est que vous avez le sens de l’humour.

Bon, je résume l’idée générale. Nous assistons ces jours-ci à un forcing forcené de la part des Autorités sanitaires et gouvernementales pour nous pousser à nous (faire) vacciner contre la grippe.

Plus les données scientifiques (et objectives) sont faibles, plus l’hystérie médiatique et politique se déploie sans limite et sans nuance.

Soyons clairs : les données existantes et consultables par un ou une non-analphabète nous disent clairement deux choses :

1- jusqu’à preuve du contraire, les vaccins anti-grippe ne sont pas efficaces ;

2- pour justifier les campagnes promotionnelles de cette vaccination, il faudrait plus de données scientifiques.

C’est vrai pour les adultes sains, les plus de 65 ans, les enfants et même certains patients, par exemple ceux atteints de mucoviscidose. Je pourrais rallonger la liste ; mais surtout répéter : donnez-nous plus de science s’il-vous-plaît !

On pourrait certes dire que la vaccination serait une précaution et que si ça ne fait pas vraiment du bien, au moins ça ne fait pas de mal…

Erreur ! Vacciner n’est pas un geste anodin, pas du tout !

Même si tout est fait pour essayer de le faire croire. Ce billet n’ayant pas l’ambition de « couvrir » le sujet en une fois, je me contente ici de recopier un graphe simpliste publié en 2011 et dont les données n’ont jamais été démenties, malheureusement.

On trouve ça dans : Hum Exp Toxicol. 2011 Sep;30(9):1420-8.

Qu’est-ce que ça dit ?

La mortalité infantile par pays est directement corrélée aux nombres de doses vaccinales administrées. La corrélation est linéaire et très forte suggérant une relation de causalité !

D’autant que les facteurs de confusion possibles sont répartis aux deux extrêmes de la droite : en bas à gauche la Suède et en haut à droite les USA !

Ci-dessous deux extraits  des IMR (Infant Mortality Rate) en 2009 : d’abord les 5 meilleurs puis les 5 pires.

Et maintenant, les doses vaccinales, d’abord les plus basses puis les plus hautes.

Bon, je laisse chacun conclure, après avoir évidemment consulté l’article très simple et vérifié toutes les tables et raisonnements…

 

 

 

 

 

 

 

Réunion inaugurale de l’AIMSIB le 30 mai à Lyon

Il ne suffit pas de créer une Association pour se donner les moyens d’agir ; il faut aussi agir.

Et pour agir, il faut s’en donner les moyens…

Les aimesibiens se réuniront donc le 30 mai à Lyon.

Suivez le lien suivant pour savoir où et comment ça se passe : http://aimsib.org/wordpress/

Cette réunion a pour but de réunir ! De fraterniser, voire de  confraterniser.

Réunir qui ? Toutes celles et ceux qui pensent pouvoir contribuer aux actions de l’aimsib.

ATTENTION, notre salle de réunion ne comporte que 150 places.

Priorité sera donnée aux premiers adhérents et premiers inscrits pour la journée du 30 mai.

Ne venez pas si vous n’êtes pas inscrits pour la journée. Vous ne pourrez pas rentrer, désolé !

Cette journée commencera à 10:00 et se terminera par l’épuisement des participants, probablement au Bar du coin…

Auparavant, et après avoir présenté l’AIMSIB (charte et objectifs), une vingtaine de « grands témoins » viendront nous dire comment ils voient les choses à propos de divers sujets [de Santé mais pas forcément de médecine] qui nous préoccupent tous plus ou moins : Nutrition protectrice, Aliments sains, Agriculture et élevage modernes mais non chimiques, Industrie agroalimentaire et compléments nutritionnels, Phytothérapie et herboristerie, Maladie de Lyme, Cœur et statines, Cancers et métabolisme, Vaccinations, Santé du système de santé, Médecine intégrative, Concepts de « prise en charge » et de « santé durable », Approche juridique et conflits d’intérêt, Science médicale versus médecine bienveillante, Académisme et alternatif, et d’autres choses en fonction d’autres témoins présents.

Parmi nos grands témoins, nous aurons les Professeurs Even, Joyeux et Schwartz, des agrobiologistes (dont Claude Aubert), des cardiologues belges et suisses, des médecins de chez nous (Les docteurs Arer, Cario, Nicot, Mercan, Coudron,…), des industriels de chez nous (Pierre Weill et L. Predal), des écologistes (conventionnels ou pas), des nutritionnistes (T. Souccar, M. Kaplan) et même des psychosociologues (K. Reggad) et des lobbystes (A. de Livois, D. Chardon), et d’autres témoins plus anonymes. Les débats et témoignages seront contrôlés par des fondateurs de l’AIMSIB (Présidente et vice-président, secrétaire, trésorier, …) et enregistrés (images et sons) par des bénévoles de l’AIMSIB.

Je répète : si vous souhaitez participer (et être présent), il faut s’inscrire le plus vite possible car le nombre de places est limité.

Mais sachez que si vous ratez cet épisode, il y en aura d’autres ; mais ce sera moins « historique » car pas « inaugural ».

A bientôt sur le navire amiral de la flotte !

 

 

 

Protéger son estomac pourrait abîmer le coeur, le rein et le cerveau !

 

Un certain nombre de médicaments sont prescrits pour diminuer l’acidité de l’estomac et, on l’espère, protéger l’estomac ou au moins diminuer les symptômes (brulures, par exemple) liés (supposément) à une hyper acidité gastrique ou à un reflux gastro-oesophagien ; restons simples.

Parmi ces médicaments largement prescrits [notamment par les cardiologues quand ils donnent de l'aspirine à leurs patients car l'aspirine provoquent souvent des brûlures de l'estomac et même des sortes d'ulcères de l'estomac...], il y a la famille des IPP ou PPI (pour proton pump inhibitors en anglais pour les connaisseurs de cette langue).

Je ne rentre pas dans le détail de leurs mécanismes d’action (dits classiques) sur l’estomac ; ils ont remplacé les antihistaminiques H2 [les fameux Tagamet* et Zantac* par exemple] car ils sont considérés par beaucoup comme plus efficaces pour diminuer les symptômes.

Peut-être ; mais tous ces médicaments diminuent ce que certains appellent la barrière gastrique (contre divers agents potentiellement infectieux) et très probablement ont un effet nocif sur la flore intestinale (gut microbiota) ce qui commence à être bien documenté. Voir par exemple:

http://gut.bmj.com/content/early/2015/12/30/gutjnl-2015-310861.full.pdf+html

Parmi les plus célèbres IPP, on se souvient du Mopral* par exemple ; ou du Noxium* ou encore du Pariet* parmi les plus prescrits sans qu’on sache ce que cache vraiment cette étrange multiplicité de molécules à peu près identiques sinon les remplacements successifs des génériqués par des pseudo-nouveaux (non-génériqués)… Ruine de la sécu, connivence des administrations, des politiques et même des académies… Misère… Ne le répétez pas !

Ces médicaments (fort utiles chez certains patients, certes) ont longtemps été présentés comme particulièrement anodins en termes d’effets adverses potentiels.

Et puis certaines complications ont été décrites : par exemple, des entérocolites à Clostridium difficile, une sale petite bête qui porte bien son nom car elle est résistante [c'est une façon de parler, les spécialistes me pardonnent] à la majorité de antibiotiques, et récidivantes ; difficiles à guérir souvent (je n’entre pas dans les détails) ; et puis des déficits en vitamine B12 ; et encore des déficits en magnésium… sans que cela change quoique ce soit au rythme effréné des prescriptions. Les pharmaciens ne disent rien. Évidemment.

Il y a 3 ou 4 ans, certains ont observé que des patients (généralement coronariens) sous IPP devenaient résistants à l’effet antiplaquettaire du Plavix* (ou clopidogrel, le concurrent de l’aspirine); et d’autres ont prétendu que cette résistance inattendue pouvait être surmontée par des capsules d’oméga-3 ; j’en parle dans notre livre sur la « Prévention de l’infarctus et de l’AVC ».

C’est très embêtant ça ; parce que cela signifie que les IPP augmentent le risque de complications cardiovasculaires chez certains patients, des patients à risque élevé puisqu’on leur a prescrit du Plavix*.

La majorité des médecins (et leurs médias spécialisés) ont fait comme s’ils n’entendaient pas…

Patatras, voilà que plusieurs équipes rapportent ces jours-ci des effets adverse multiples de ces médicaments. Je résume :

1- plus d’infarctus chez les patients sous IPP, 15% d’augmentation du risque !

2- une augmentation (doublement) de la mortalité cardiovasculaire ; ça commence à faire beaucoup !

3- 50% d’augmentation du risque de développer une insuffisance rénale chronique !

4- 44% d’augmentation du risque de démence (type Alzheimer) chez les séniors.

5- auxquels on peut ajouter un effet néfaste sur la flore intestinale (cf. la référence citée plus haut).

Conclusion : les IPP sont toxiques et les prescriptions d’IPP sont souvent (pour au moins 70% d’entre elles) irrationnelles donc inutiles, selon des auteurs indépendants de l’industrie.

Un conseil d’ami : essayez de vous en passer ; demandez à votre médecin de trouver des alternatifs, non médicamenteux de préférence ; c’est très possible !

MERCI de vos TÉMOIGNAGES !

 

 

 

 

 

 

 

 

Statines, grippe saisonnière et vaccin antigrippal

 

Certains visiteurs (habitués ou nouveaux-venus) de ce blog pourraient s’étonner que dans le même billet, j’aborde des questions apparemment aussi disparates que les statines anticholestérol et la grippe ; et aussi les vaccins.

Serais-je en train de « perdre mon latin » ?

Serais-je en train de disperser mon énergie à propos de causes hétérodoxes ou hétéroclites ?

Pas sûr ! Quelques mots d’explication.

D’une part, ne pas oublier que les lipoprotéines qui transportent le cholestérol sont aussi notre première protection immunitaire et antivirale. On le sait depuis longtemps, on est plus sensible aux infections quand on a peu de cholestérol circulant.

D’autre part, les actualités s’entrechoquent et m’amènent à discuter « plein champ » les questions des statines et aussi des vaccins ; et puis les choses s’enchaînent avec toujours le même scénario : idées toutes faites, clameurs stupides de gens incultes ou apparemment « très bien informés » en haut de la pyramide, paralysie de la pensée, désinformation, interprétations hâtives, conclusions erronées …

Vous connaissez la suite…

Je refais l’histoire récente, et en brève.

Des investigateurs observent que les patients sous statines ne sont pas protégés par le vaccin anti-grippal. Bon Dieu !

Un résumé (plutôt niaiseux) de la question se trouve ici (désolé c’est en anglais mais ça m’évite de le faire en intégral) : http://www.medscape.com/viewarticle/858868?nlid=100443_3801&src=WNL_mdplsnews_160219_mscpedit_card&uac=78143HG&spon=2&impID=996468&faf=1

Que dit la dame (pour ceux qui ne lisent que le français) ?

Après un bref historique des idioties publiées ces dernières années par des épidémiologistes proclamant que les statines diminuaient le risque d’avoir (et la sévérité de) la grippe annuelle [ça vaut son pesant vu que la dame se contente de raconter sans aucun esprit critique...], elle dit simplement que sur la base d’études très récentes et un peu plus sérieuses qu’en fait les statines diminuent l’efficacité du vaccin anti-grippal.

Et donc, en théorie, les statines ont peu de chance de diminuer le risque de grippe.

Cela questionne fortement [à condition évidemment de croire que les statines et le vaccin antigrippal sont utiles...] la prescription systématique de statines chez ceux qui craignent les conséquences d’une grippe (notamment chez les séniors) ou l’utilité du vaccin antigrippal chez ceux qui se voient prescrire une statine.

Devons-nous renoncer aux statines, au vaccin antigrippal ou aux deux ?

Cela demande peut-être réflexion !

Mais vivons-nous dans une époque où on réfléchit ? Un peu ?

Première réflexion : les statines sont-elles utiles ?

Réponse : non !

Deuxième réflexion : le vaccin antigrippal est-il utile ?

Réponse : non !

Selon les dernières nouvelles, en effet (à confirmer), le vaccin 2015-2016 ne contient pas les antigènes correspondant à l’épidémie vécue actuellement…

Il existe dans certains pays, notamment aux USA, un profond mouvement proclamant qu’en matière de médecine industrielle (médicaments et vaccins), on en fait trop et que « moins on en fait et mieux c’est » ; sauf quand c’est indispensable évidemment ; et malheureusement ce n’est pas rare…

 

 

Concertation publique sur les vaccins et ingérences multiples

 

Le journal LE MONDE [où l'on trouve le meilleur et le pire ; pourrait faire beaucoup mieux à propos des sciences médicales, bon...] publiait le 3 Février 2016 un article-débat avec le titre « Non à l’ingérence des lobbys dans la concertation publique sur le vaccin » ; signé par une brochette de gens respectables et bien intentionnés.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il faille le dire ; ou le réclamer ; voire le mendier

Ainsi donc cette concertation publique pourrait ne pas être totalement libre et indépendante ?

Peut-on oser dire une telle horreur ?

Autre question : mendier est-il suffisant ? Que peut-on espérer ? Quelles sortes de farces et attrapes va t-on encore nous servir ?

N’est donc point encore venu le temps d’exiger ?

Si nous restons sur la question des vaccins, ou du principe vaccinal de façon générale, ou encore sur telle ou telle vaccination spécifique, d’où vont sortir les documents scientifiques de qualité, les recherches fécondes et indépendantes sur lesquels des experts supposés experts et supposés indépendants vont devoir travailler puis délibérer puis conclure et recommander ou « aviser » ?

Que vient faire le public dans cette démarche hautement spécialisée ?

Simplement exiger et surveiller, et puis valider ?

N’étant pas moi-même un vaccinologue expert [mais, il faut le répéter, la vaccination est une question de médecine générale, et pas une affaire de spécialiste], je vais faire mon travail de vérification et de méthodologiste indépendant ; et je dirai via ce blog ce que m’inspirent les débats publics qui me viendront aux oreilles.

Chacun de nous devrait faire cet effort de documentation. Geste de citoyen !

Donner l’exemple à la jeunesse. Urgent !

Je propose de commencer aujourd’hui et de travailler tous ensemble.

Première étape : se procurer en urgence et lire le livre de Michel Georget :

« L’apport des vaccinations à la santé publique ».

Aux Éditions Dangles ; je ne suis pas « actionnaire »…

Ce n’est pas la Bible ; c’est un document facile à lire ; et en français.

Merci à tous de vérifier, infirmer (avec de solides arguments) ou confirmer ce que vous y lirez.

Si vous avez des questions, j’essaierai (ou d’autres, ou Michel Georget lui-même) d’y répondre.

Allez, au travail !

Nous allons aider à protéger les bébés (le calendrier vaccinal commence à 2 mois) et nos séniors (vaccin contre la grippe quasi gratuit) ; s’ils doivent l’être…

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QU’UN PROTOCOLE COMPASSIONNEL ?

 

Par hasard (à 18:00 environ) devant un poste de télévision la semaine dernière, j’ai entendu des intervenants dans une émission d’information apparemment consacrée aux accidents thérapeutiques parler de « protocoles compassionnels » ou quelque chose comme ça avec le mot « humanitaire », mais je ne me souviens plus des mots exacts.

Aucune de ces personnalités ne semblaient vouloir mettre en question ces pratiques bien peu scientifiques ; ce qui m’étonne quelque peu, vu mon métier.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’administrer à des patients gravement atteints des médicaments qui n’ont pas subi tous les tests habituels d’efficacité et de toxicité.

Je pense qu’on a inventé ça au moment où, totalement dépourvus face aux premiers malades du SIDA, on essayait un peu n’importe quoi…

Le raisonnement était le suivant : « foutu pour foutu, essayons le tout pour le tout… »

C’était une maladie nouvelle, désespérante et tragique, et on avait rien ; et on ne comprenait rien !

Cela s’est reproduit très récemment avec l’épidémie d’Ebola : totalement démunis, des médecins proposaient d’essayer des substances expérimentales. Ils ont obtenu cette permission de l’Autorité Sanitaire US ; mais un rapport récent avouait que plusieurs mois après l’épidémie, on n’avait rien appris de ces « nouveaux » médicaments à la suite de cette utilisation « sauvage » ; ni sur leur efficacité ni sur leur toxicité. Autrement dit, ça n’a apparemment servi à rien…

De grands experts en éthique médicale ou des philosophes ou encore des religieux pourraient sans doute argumenter longuement sur la validité éthique ou médicale de ce genre d’attitude désespérée. Je ne m’y risquerais pas.

Mais, la marchandisation massive de la recherche médicale [le but lucratif est désormais prépondérant en toutes circonstances sur la raison médicale ; je ne m'étends pas sur cette question ; ceux qui ont des doutes peuvent se référer par exemple au livre de la députée Européenne Michelle Rivasi et dont le titre dit tout : "Le racket des laboratoires pharmaceutiques"] donne une image tout-à-fait différente du paysage qui s’offre à nos yeux.

En effet, utiliser des patients en fin de vie dans des protocoles expérimentaux semble devenir une sorte d’habitude dans certains milieux, notamment en oncologie.

Sous le prétexte dit « compassionnel », on demande la permission à une autorité de tester des médicaments très nouveaux [dont les effets sont quasiment inconnus chez les humains] chez des patients en échec thérapeutique.

On obtient même de plus en plus souvent que ces « nouveaux » traitements extrêmement couteux soient payés (remboursés à l’industriel à des coûts faramineux) par l’Assurance-Maladie.

Qu’on me comprenne bien : sur le principe et de façon très exceptionnelle [à condition que le protocole soit particulièrement codifié et que des avis d'experts indépendants de l'industriel aient été obtenus], je ne suis pas obligatoirement contre.

Mais, étant donné l’épouvantable époque dans laquelle nous vivons, je vois bien que le « protocole compassionnel » peut être une extraordinaire opportunité pour échapper aux règlementations et à l’éthique ; et, à faibles coûts, tester de façon accélérée des molécules expérimentales sur lesquelles on ne sait à peu près rien !

Ici, le patient en fin de vie peut devenir un magnifique cobaye humain.

Comme on est en fin de vie (un pied dans la tombe diraient certains mal-élevés), les critères clinique habituels sont de peu d’intérêt et on voit fleurir des publications fascinantes avec des conclusions du genre : « pas de différence entre le groupe traité et le groupe contrôle en termes de survie mais on a observé une régression significative de la taille de la tumeur de 0,5 mm » ou bien « la survie dans le groupe expérimental a été améliorée (de façon hautement significative sur le plan statistique) de 7,6 jours plus ou moins 2,5 jours par rapport aux contrôles » ; ce sont des exemples inventés (pour ne fâcher personne)  mais pas irréalistes…

Question primordiale : apprend-on vraiment quelque chose en médecine scientifique en l’absence de protocoles parfaitement élaborés et respectés ? Je crois bien que non.

Nicole Delépine [médecin oncologue qui connait ce sujet mieux que moi ; elle a écrit un livre dont le titre est encore révélateur : "La face cachée des médicaments"] défend l’idée qu’on ferait mieux d’utiliser ces sommes d’argent déjà très considérables [cadeau à des expérimentateurs qui ne sont pas "au-dessus de tout soupçon"...] en hospitalisant ces patients en échec thérapeutique et fin de vie dans des unité de soin palliatif où s’organise un départ confortable (et humain) vers l’ailleurs.

C’est sans doute plus humain que de leur faire espérer des lendemains qui ne chantent jamais tout en les soumettant à des effets adverses et toxiques qu’ils n’espéraient sans doute pas.

Profiter du désespoir des uns pour favoriser le business des autres… Hum !

On est loin, très loin sans doute, de la Déclaration d’Helsinki !

Nous vivons dans un monde où tout s’oublie si vite, même le sens du mot « compassionnel »…

Et vous en pensez quoi, vous ?

Merci de réagir !

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 18 Novembre à 16:30

 

Croyez-moi si vous voulez ; au moment où j’écris ces lignes, 5 (cinq) robots américains pas moins sont branchés sur ce blog et espionnent vos moindres gestes et paroles ; ils savent qui vous êtes et d’où vous venez…

Prudence, des chiens enragés le peuvent aussi ; un robot c’est à la portée de n’importe quel étudiant en robotique ; après les smartphones, les collégiens auront des robots bientôt …

Quel monde ! Oups !