Inquiétante hausse du niveau critique …

Ce n’est pas souvent que nous pouvons transmettre des bonnes nouvelles …

Surtout dans les périodes d’intense propagande – probablement parce que les fêtes de fin d’année approchant, il faut « traduire » ses espérances en ventes réelles – où l’industrie et ses affidés jettent toutes leurs forces dans la bataille …

On a l’impression étrange d’être dépassé par tant d’acharnement désuet et tant de vulgarité déjectés par les élites de la nation et des institutions (ou des instituts qui mendient pour vaincre le cancer en mettant au point, disent-ils, des vaccins contre le cancer …) qui furent la gloire de la nation …

Pas du tout !

C’est à ce moment-là, curieusement [leçon pour la jeunesse ...] que le niveau critique s’élève de façon perceptible et que d’aucuns (bien silencieux jusque là) tout soudain profèrent des … énormités ! Un exemple ?

La Société Américaine du Cœur (AHA pour les intimes) vient de promulguer [désolé, il n'y a pas d'autres mots pour traduire une telle arrogance] de nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Et il y a de grands changements par rapport à avant !

Des grands changements qui laissent perplexes certaines de nos sommités nationales …

Comment justifier ces changements ?

Les experts de l’AHA lâchent (pas d’autres mots, désolé, comme un pet donc, ce n’est pas un lapsus) qu’ils n’ont pas pu trouver de données scientifiques solides pour justifier l’avant !

Ah bon ! On vous le disait bien pourtant !

Et maintenant, avec l’après, ont-ils des justifications scientifiques solides ?

Pas d’avantage, susurrent-ils !

Ah bon !

Oui, disent-ils, mais nous nous sommes mis d’accord entre nous pour publier ces nouvelles recommandations …

Et ensuite, vous consultez l’interminable liste de conflits d’intérêt des rédacteurs de ces nouvelles recommandations qui, si on les écoutait, multiplieraient par deux le nombre de prescriptions de statines, au minimum …

Beaucoup de voix s’élèvent aux USA pour dire combien ils trouvent tout ça « shocking » …

Brutale élévation du niveau critique !

Et en France, les mêmes imbéciles que d’habitude admirent cette volte-face américaine, pourtant bien cruelle pour leur égo …

34 réflexions au sujet de « Inquiétante hausse du niveau critique … »

  1. Sylvain Duval

    Bonjour à tous,

    je voulais vous signaler un site dont le thème principal est la SURMEDICALISATION.

    J’y ai participé en 2013, pour dénoncer la rosuvastatine (CRESTOR°) et la molécule Ezetimibe (Ezetrol°, INEGY°)
    Voici la page où on peut trouver mon Power Point, que j’avais essayé de réaliser « assez musclé » :
    http://surmedicalisation.fr/?page_id=301

    Le nom du Power Point est : Meilleure efficience dans la prescription de 2 anti-cholestérol

    Bon visionnage

    Sylvain Duval

    1. phil
      En réponse à : Sylvain Duval

      bravo, c’est du bon travail et les explications sont claires et convaincantes, mais ce qui me navre toujours est le peu de répercussion de ces initiatives (elles datent de + de 20 ans avec le Pr Apfelbaum qui titrait tout simplement: « Cholestérol, on vous ment ».

      Et ceci avec quel impact ? : Zéro ! Mis à part moi, qui a répercuté son cri d’alarme ? http://phill443.unblog.fr/2009/04/20/pr-apfelbaum-1992-cholesterol-on-vous-ment/

      la conclusion à tirer de cet échec d’information retentissant est que le lobby « médico/pharmaceutico/médiatique » (pour ne pas ajouter « politico ») est si puissant qu’il a étouffé – et continue d’étouffer – jusqu’ici toute tentative d’information du public, mais aussi des professions médicales. Nous n’avons qu’à consulter sur ce site les exploits des Pr Steg et Danchin pour comprendre que nos « mandarins » (ceux qui font la loi) sont gangrénés par les conflits d’intérêt, comme on dit pudiquement.

      Dans ces conditions, l’information que j’appellerais « sincère et naïve » ne passe pas, elle est étouffée par :
      1) le monde médical (en particulier les « anciens » qui n’apprécient pas d’être ainsi discrédités)
      2) les labos et affidés qui n’apprécient pas qu’on les prive de leur vache à lait
      2) la presse grand public qui est mal informée + « sous influence »
      4) et enfin – et c’est ce qui me navre le plus – par les patients eux-mêmes qui sont les 1ers à exiger des médicaments !

      et voilà pourquoi votre fille est muette, si vous voyez ce que je veux dire, et a de faibles chances de guérir de sa maladie promptement…

      sincères salutations et sincères encouragements
      phil

    2. yeam
      En réponse à : Sylvain Duval

      Bonjour,
      Je m’étonne que vous ne citiez pas le blog du docteur de Lorgeril dans les liens internet en fin de votre présentation.

  2. Nicole

    « La nuit n’est jamais complète. Il y a toujours au bout du chagrin une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée. Il y a toujours un rêve qui veille, un désir à combler, une faim à satisfaire, un coeur généreux, une main tendue, des yeux attentifs, une vie, la vie à se partager. » (Paul Eluard)

    Bonne Fin d’Année à tous !

  3. Jol

    Quel bordel pour ne pas dire Mafia tous ces grands décideurs du milieu médical. Grand bien nous fasse tant que l’on a pas besoin de leur service !
    Mais le jour où une maladie vous empoisonne la vie, ils sont là et bien là, certes dans un premier temps pour vous empêcher de passer l’arme à gauche, mais par la suite pour vous faire ingurgiter des médocs qui ont plus d’effets néfastes que bons. Et surtout il ne faut pas les stopper sans leurs précieux avis.
    Sur ordonnance précision : ne pas stopper les antiplaquettaires et Kardégic sans l’accord du médecin.
    OK ! mais le reste je peux alors.
    Le problème est que lorsque l’on explique certains effets à notre cher médecin, la réponse est toujours la même : Non, pas possible ! A se demander si il vous a écouté tant il est occupé à pianoter sur son clavier, pour enregistrer la nouvelle ordonnance qu’il est entrain de vous concocter.
    De toute évidence, je préfère encore mourir rebelle contre cette méthode de soins médicaux, plutôt que de me laisser tuer à petit feu à cause de surdosage médicamenteux, d’autant plus que le prolongement de la vie n’est pas de toute gaité pour la majeur partie des personnes âgées.
    A 88 ans suite AVC, on vous traite avec du tahor en 80, de la coumadine, puis du pradaxa. S’ensuit une hémorragie donc retour à la coumadine. A nouveau hémorragie, aucune cause trouvée, donc on arrête la coumadine. Si on demande quels sont les risques? la réponse intelligente : pas plus que lorsque que l’on en prend. Bravo ! Alors pourquoi l’avoir prescrit avant l’hémorragie.
    Et pour finir si le patient se plaint de manque d’équilibre, de problème respiratoire, on lui répond : c’est normal ! avec l’âge. Quelle tristesse, quel manque d’humanité et de professionnalisme.
    Je me demande si il existe encore sur cette terre des médecins qui travaillent pour le bien être des patients !

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Jol

      Ceci n’est pas une consultation.
      En fonction de la cause supposée de l’AVC, le traitement diffère ; mais une chose est sûre : il n’y a pas d’argument scientifique sérieux pour prescrire une statine (comme le Tahor) après un AVC.
      Soit le prescripteur le sait et le prescrit quand même pour être comme on disait autrefois « dans la ligne du parti » ; soit il ne le sait pas (95% des cas) et il croit bien faire … mais ainsi trahi son inculture ; celle-ci étant adroitement diffusée (pour ne pas dire « infusée » – au sens British du terme, c’est-à-dire « perfusée » à ceux qui le veulent bien) … hélas !
      je vous souhaite du courage !

  4. Fleur

    Ma fille a pris pendant quatre ans de la levure de riz rouge trois gélules par jours prescrites par son docteur des l âge de 8 ans ! Aujourd’hui elle a de grosses douleurs musculaires des troubles de la vision des pertes d’équilibre et une tendance dépressive Elle a arrêté la levure depuis trois mois et aucune amélioration malgré un traitement avec de la vitamine Q10 du Moduplex du Desmodium du D stress . Nous ne savons plus quoi faire pour atténuera ses douleurs. Merci de nous aider

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Fleur

      Il est difficile d’aider de loin ; et sans voir la personne, sans l’interroger …
      Certes, 3 mois, c’est court pour espérer récupérer totalement. Aucun progrès ?
      Puis-je vous conseiller de voir un homéopathe de grande vigueur pour faire un bilan global ?
      Vérifier un certain nombre de pathologies rares, éliminer des banalités comme une intolérance au gluten (non cœliaque) etc …
      Bon courage

  5. Olive verte

    @ Fleur : j’étais en train de vous conseiller en réponse suite à votre message sur doctissimo, de venir ici, je vois que vous l’avez fait entre-temps, super!. J’espère que vous trouverez un bon médecin pour votre fille.
    Question : mais pourquoi lui a t’on prescrit ça à son âge ? Que vous avait dit le médecin à l’époque ?

  6. jeannot

    Après un infarctus avec pose de stent actif en mai 2012, j’ai eu droit au traitement habituellement prescrit jusqu’à ce que les effets indésirables apparaissent (dans les 15j) et que je commence à m’informer sur le sujet.
    J’ai acheté votre livre, suivi scrupuleusement les conseils et arrêté immédiatement les statines (on m’a diagnostiqué récemment une fibromyalgie atypique qui a débuté exactement 15j après le début des statines et qui n’a pas disparu depuis) mais continué efient et kardegic jusqu’à 1 an après la pose du stent. J’ai arrête le bêtabloquant car tension basse et coups de pompe énormes dans les 2h après la prise et sans bêtabloquant normale a 13/7 max vérifiée plusieurs jours de suite, 3 fois de suite à 3 moments de la journée.
    A part les douleurs de la « fibromyalgie » (un seul spécialiste en algologie a bien voulu admettre du bout des lèvres un lien probable avec les statines bien qu’arrêtées depuis des mois, les autres semblent dire que c’est psy, dû au choc causé par mon infarctus a 42 ans) il m’apparaît occasionnellement (et cela peut durer plusieurs jours d’affilée) de la tachycardie avec au repos un rythme élevé de 90 p/min.
    Lors de mon dernier contrôle à l’hôpital, le cardio m’a dit que je n’aurais pas dû arrêter ni le kardegic, ni le sectral, que c’était à vie et que s’il comprenait que je ne veuille pas reprendre les statines à cause de mes douleurs (mais n’était pas d’accord, j’ai eu droit aux études sur les 140 000 personnes sauvées chaque année grâce aux statines), je ne devais pas déroger au 2 autres, surtout avec un rythme cardiaque aussi élevé.
    Je n’ai pas eu d’explication sur le pourquoi de cette tachycardie, seulement un médicament pour la juguler ; de mon côté je me demande pourquoi je devrais prendre des bêtabloquants à vie qui plus est, sans connaître l’origine de cet état. (je lui ai dit que j’étais particulièrement stressé depuis quelques mois, surtout à cause des douleurs tendino-musculaires mais ça n’a pas semblé être une cause suffisante pour lui). Pour ce qui est du Kardegic, idem : il me dit que c’est pour fluidifier le sang et éviter une resténose ; j’ai relu le passage de votre livre qui parle de l’aspirine, et si j’ai bien compris qu’il fallait en prendre après une pose de stent actif, je n’ai pas trouvé de réponse à savoir si il fallait en prendre a vie. Je l’ai arrêté depuis 1 an environ et je me dis que si ça avait dû se reboucher ça l’aurait déjà fait, mais je n’ai pas toutes les infos en main et me trompe peut être ?
    Pour ce qui est de mon alimentation, je suis scrupuleusement vos recommandations, en plus ça me plaît, je fais de l’exercice régulièrement, le plus difficile pour moi étant de rester zen .
    J’ai lu avec intérêt votre site internet et j’ai bien compris que votre avis ne se substitue pas à une consultation ; mais n’ayant pas trouvé les réponses dans vos livres, je me permets de vous les poser :
    - les bêtabloquants se prennent ils même sans connaître l’origine des troubles ?
    - après un stent actif, le kardegic (ou plavix) doit il être pris à vie même en suivant scrupuleusement un mode de vie protecteur et en prenant des OM3 ?
    Merci d’avance cher Docteur, pour vos lumières.

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : jeannot

      Vous posez deux questions importantes :
      1- pourquoi un bêta-bloqueur ?

      Réponse : ils sont prescrits systématiquement après un infarctus depuis le milieu des années 1980s et ça n’a pas été remis en question depuis malgré les progrès considérables du traitement de la phase aigüe de l’infarctus (reperfusion précoce, stenting etc …) et la compréhension du rôle critique des oméga-3 dans le prévention du syndrome de mort subite … Ces médicaments ne devraient, à mon avis, plus être prescrits de cette façon aveugle … Il n’ y a pas d’enjeu commercial avec cette classe de médicaments ; c’est juste de l’habitude … qu’il faudrait reconsidérer avec votre médecin à condition qu’il ait pris la peine de me lire … dans « Prévenir l’infarctus« , le chef d’œuvre incontournable dans cette discipline « à risque » qu’est la prévention …

      2- pendant combien de temps les antiplaquettaires après un stenting actif ?

      Réponse : certains disent 6 mois, d’autres un an, d’autres deux ans, d’autres disent « à vie » ; bref, il n’y a pas de données scientifiques solides pour décider abruptement. Tout dépend du patient et des facteurs associés, multiples ! « A vie » de façon systématique, c’est idiot ! Mais c’est justifié chez certains, avec beaucoup d’imagination … Six mois, à mon avis, c’est un peu juste ! Un an c’est correct : d’abord on supprime l’un des deux, de préférence le Kardegic (c’est de l’aspirine, c’est malsain …) et quelques mois plus tard, on supprime le deuxième si tout va bien ; si le patient a bien compris le livre ci-dessus cité ; à moins que …

      Ceci n’est pas une consultation mais une information générale à discuter avec votre médecin traitant !

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