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Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

Conférence (et plus si affinités…) à Grenoble le jeudi 1er décembre

 

Ce sera à 18:30 au Muséum d’Histoire Naturelle mais le seul fossile (ou squelette d’invertébré) qui sera sur la sellette pour la circonstance, ce sera moi !

J’espère que cet humour-là ne va pas déclencher des passions…

L’entrée du public vers l’Auditorium se fera rue des Dauphins (côté Rectorat).

Le sujet c’est la prévention des maladies chroniques ; je parlerai de « régime méditerranéen » et d’autres choses en fonction de la demande…

Si vous êtes dans le doute, professionnels de santé ou simple citoyen, c’est le moment de venir me jeter des œufs ou des tomates pourries [symboliquement, s'entend, car il faut nettoyer après...] ; à moins que n’ayez conservé quelque pudeur ou quelque aptitude au sens critique…

Moment de se défouler avant les fêtes !

A vous voir… pour échanger !

 

 

 

 

 

C’est quoi un essai clinique ?

Un essai clinique, c’est quoi ?

Ceux qui ont lu mes livres le savent déjà ; mais un petit rappel ne fera pas de mal…

Pour les autres, médecins prescripteurs et patients (bénéficiaires et/ou victimes), il est urgent de se « mettre à jour ». Car celui qui comprend ce qu’est un essai clinique comprend toute la médecine moderne, d’un coup d’un seul ; dommage de se priver !

D’autant plus qu’en comprenant la médecine moderne [mieux que ceux qui sont supposés l'enseigner ! Oups ! Je plaisante bien sûr !], on dispose déjà de quelques munitions (les meilleures) pour se défendre en cas d’attaques incongrues, d’où qu’elles viennent…

Ce n’est pas en quelques lignes que je vais faire le tour de cette question apparemment compliquée mais, pour ceux qui veulent vivre les yeux ouverts, je vais essayer d’entre-ouvrir quelques fenêtres.

Pour ceux qui lisent l’anglais, je recommande la lecture d’une bonne référence à propos des essais cliniques (ci-dessous) dans un journal médical anglais (le British Medical Journal) qui est un peu la source de documents indispensables pour les médecins anglais (et anglophones) ; nous n’avons pas d’équivalent en langue française ; ce qui donne une idée d’une part de la décadence accélérée de la culture médicale francophone et d’autre part de l’incapacité où se trouvent les médecins praticiens qui ne parlent pas l’anglais d’avoir accès à des documents de valeur :

http://www.bmj.com.gate2.inist.fr/content/346/bmj.e7586.long

Certes, ça fait 42 pages.

Qu’il y ait 42 pages et que ce soit en anglais n’est pas une excuse. Tout professionnel de santé doit comprendre ça ; sinon il est une marionnette manipulée par toute sortes d’intérêts divergents…

Courage les amis ! Votre indépendance professionnelle (si vous êtes médecin) ou votre sécurité (si vous êtes patient et sceptique) passent par une lecture attentive de ces 42 pages… Oups !

Je plaisante bien sûr ! Je vais essayer d ‘en dire quelques mots quand même.

Pour simplifier, je vais le faire en plusieurs épisodes, comme à la télé !

Donc Épisode 1, c’est maintenant.

L’essai clinique, c’est la façon moderne (et scientifique) d’évaluer l’utilité (les bénéfices attendus), l’innocuité relative (les effets adverses ou les risques de toxicité) et le rapport bénéfice/risque de tout médicament mis sur le marché ; et donc mis à la disposition des médecins pour faire leur métier : soulager et souvent guérir des patients en souffrance.

Attention : si l’essai clinique est indispensable pour évaluer l’utilité d’un médicament, il est peu (voire très peu) efficace pour évaluer son innocuité ou sa toxicité.

Vous pouvez juger de la compétence d’un médecin ou d’un pseudo-scientifique sur cette seule notion : l’efficacité de l’essai clinique pour identifier les effets toxiques d’un médicament.

Si on vous dit que les essais cliniques n’ont pas démontré la toxicité des statines, par exemple, vous pouvez continuer votre chemin, la personne qui vous dit ça n’a rien compris. Ceux qui ont lu mes livres savent pourquoi je dis ça ; s’ils ne le savent pas, il faut les relire !

Inutile de préciser que de nombreux médicaments actuellement (et depuis longtemps) sur le marché (certains fort utiles) ne sont pas passés par ce filtre (l’essai clinique) considéré aujourd’hui comme indispensable. Et, conséquence inéluctable de ce laxisme antérieur, des médicaments largement prescrits pendant des décennies s’avèrent un jour plus toxiques qu’utiles : médiator, depakine et beaucoup d’autres.

Cela dit, si un essai clinique montre des effets toxiques d’un médicament, il faut bien sûr les enregistrer et en tenir compte.

Mais s’il ne rapporte rien dans ses filets, ça ne veut pas dire que le médicament ne soit pas potentiellement toxique ; des études plus longues et plus adaptées à l’identification des effets indésirables sont indispensables. Surtout, il faut que ces études soient conduites indépendamment  du détenteur du brevet.

Parfois, la chance peut aider. Mais il ne faut pas trop compter sur la chance. Par exemple, c’est par inadvertance que des investigateurs (pourtant sponsorisés) ont mis à jour la toxicité des coxibs (Vioxx) ou l’effet diabétogène des statines…

Je résume l’épisode 1 :

1) l’essai clinique sert à [est construit pour] démontrer l’utilité d’un traitement (médicament ou autre) ;

2) l’essai clinique de donne que des arguments partiels sur l’innocuité et la toxicité des médicaments et autres traitements.

La suite dans l’épisode 2…

 

 

 

 

 

 

Aspirine à faibles doses pour empêcher les complications cardiovasculaires chez les diabétiques ?

 

C’est une question difficile : le diabète est une cause de complications cardiovasculaires.

Au-delà de l’adoption d’un mode de vie protecteur (nutrition, exercice physique, environnement, contrôle du stress, en faisant court), certains médicaments peuvent-ils être utiles ?

Deux types de médicaments « ordinaires » peuvent être discutés aujourd’hui car nous avons un recul et une expérience médicale de terrain qui permettent de répondre, avec plus ou moins de probabilité de ne pas trop se tromper (difficile d’être plus relatif…), sans avoir à se référer aux proclamations de certains experts (ou pseudo-experts) rémunérés dont l’inculture et la bêtise n’égalent que la morgue et l’arrogance qu’ils nous administrent grossièrement via des médias professionnels aux ordres de leurs bienfaiteurs (Oups !) : je veux parler des médicaments anticholestérol et des antiplaquettaires.

Pour les médicaments anticholestérol (statines) , je renvoie à mes livres (notamment « L’horrible vérité sur…« ).

Sur ce sujet (statines et diabète), on peut difficilement faire mieux à la fois en termes de désinformation des médecins et du public et de biais méthodologiques sournois dans les travaux scientifiques. Vite lire « L’horrible vérité sur… » pour bien comprendre !

Conclusion simple avec les statines : non seulement ces médicaments ne protègent pas les diabétiques des maladies cardiovasculaires, mais ils sont gravement toxiques pour eux.

Pire, ils provoquent ou aggravent le diabète ! CQFD comme disent les matheux.

Pour les médicaments antiplaquettaires (par exemple, l’aspirine), c’est plus difficile de décider mais c’est aussi plus facile d’analyser ; car les biais « marketing et business » sont moins prégnants.

Une étude récente [japonaise, dommage, car les japonais ont généralement des habitudes alimentaires protectrices ; ce qui évidemment influence toute étude médica-menteuse] peut nous aider à y voir un peu claire.

Dans cette étude combinant une phase d’intervention (avec tirage au sort) et une phase d’observation, les investigateurs n’ont observé aucun bénéfice chez des diabétiques recevant de l’aspirine sur une période de suivi d’une dizaine d’années.

Ils ont par contre observé plus d’hémorragies digestives , ce qui est loin d’être inattendu.

Quoiqu’il faille rester prudent (vu les limites méthodologiques), je conclurais que les diabétiques n’ont pas intérêt à consommer de l’aspirine (y compris à faibles doses).

Mais cela ne concerne que les diabétiques qui n’ont pas encore fait de complications cardiovasculaires. Pour les autres, c’est autre chose…

Bref, pas de statine et pas d’aspirine en prévention primaire chez le diabétique.

 

 

 

 

 

Nouveaux médicaments antidiabétiques : profonde confusion et inéluctables controverses

 

Les « petits mondes » de la diabétologie et de la cardiologie sont très agités ces jours-ci.

Et ça n’est pas pour rien, à mon humble avis. Gros business en jeu !

Et ça pourrait durer ; on ne va pas s’ennuyer, à considérer le « début des débats » ; et le niveau des débatteurs… Oups !

Pourquoi ?

Parce qu’après des décennies de médiocre stagnation du traitement du diabète, plusieurs nouvelles classes de médicaments antidiabétiques viennent de bruyamment faire leur entrée sur la scène des « petits mondes » sus-cités.

Mais de façon très paradoxale. C’est assez complexe.

Je résume et simplifie.

Sur la base de la théorie actuelle, il a été longtemps postulé que le diabète est dangereux pour notre santé (et avant un état diabétique avéré et installé, les états dits pré-diabétiques, syndromes métaboliques, résistance à l’insuline, et autres syndromes proches) via ses effets sur le glucose sanguin et l’insuline.

De même et je simplifie encore : plus un traitement (un médicament, surtout) diminue le glucose et l’insuline et mieux ce sera pour notre santé avec notamment des effets bénéfiques supposés sur le risque cardiovasculaire et l’espérance de vie. Bon ! C’est une théorie qu’on peut qualifier de « résistante » à ce jour. Ce n’est pas vraiment mon avis mais cette question mériterait une très longue discussion, donc ce n’est pas pour maintenant…

Depuis quelques années (je simplifie), nous avons vu apparaître plusieurs nouvelles classes de médicaments antidiabétiques. Je simplifie encore.

Les thiazolidinediones (ou glitazones ou activateurs des PPAR gamma), les dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4) inhibitors, les GLP-1 receptor agonists, les SGLT-2 inhibitors  et même des α-Glucosidase inhibitors ont été testés dans différents essais cliniques avec des résultats ambivalents sur différents paramètres biologiques et (pour certains) sur le risque de complications cardiovasculaires.

Impossible à résumer ici tant les circonstances de ces essais et les méthodes utilisées dans ces essais sont équivoques ou critiquables pour un scientifique et un médecin acharné (oui, ça existe) à faire émerger des données utiles aux patients et, de façon générale, à la santé publique.

On attendra donc pour s’enthousiasmer !

Car c’est un festival de biais et erreurs méthodologiques. L’étonnant est que beaucoup le disent déjà (donc ambiance très différente de celle qui vit naître les statines) et que ça discute et se dispute ferme notamment sur les réseaux américains ; un festival d’idioties et de controverses naïves certes ; mais enfin, ne nous plaignons pas, cette fois-ci, ça conteste ; pas besoin de s’en mêler pour le moment… Laissons retomber la poussière !

L’idéal serait, on ne saurait trop le répéter, que nous ayons enfin accès aux données brutes de chaque essai important, même ceux qui rapportent des résultats négatifs…

Le plaisant, voire l’amusant, est ailleurs : les bénéfices cliniques supposés ne sont pas parallèles aux effets biologiques de ces nouveaux médicaments miraculeux.

Autrement dit, et en simplifiant toujours, ce ne sont pas ceux qui sont les plus efficaces sur le glucose sanguin et l’insuline qui sont les plus bénéfiques sur le plan cardiovasculaire.

Ce qui remet en cause, on l’a compris, la belle théorie énoncée au début de cet article…

Pas si résistante que ça la théorie officielle, semble t-il !

D’où la « grosse » controverse entre les tenants de cette belle théorie et ceux qui veulent la renverser, histoire de renouveler les hiérarchies !

Normal, la Terre tourne, les organigrammes aussi !

Beau spectacle à dire vrai, mais peu rationnel puisque les résultats des essais cliniques (en termes cardiovasculaires) sont contestables ; et contestés.

Les « contestataires » sont évidemment ceux qui (progressistes pour une fois) remettent en question ces médiocres essais cliniques ; ce qu’ils font non point à cause de cette évidente médiocrité (qu’ils ne voient pas en général) ; mais pour sauver leur théorie favorite !

Pour avoir une idée de l’ambiance (désolé c’est en anglais ; il faudra du temps pour avoir un équivalent en français car c’est assez compliqué tout ça…), je vous propose ce site :

http://www.medpagetoday.com/Endocrinology/Diabetes/59182?xid=nl_mpt_DHE_2016-07-20&eun=g362928d0r&pos=0

On reste calmes et patients et, en attendant du nouveau, on ne change rien, c’est préférable.

Autrement dit, on lit attentivement « Prévenir l’infarctus et l’AVC »… pour se protéger des complications cardiovasculaires !

 

 

 

 

 

 

L’infarctus du myocarde : toujours autant de victimes mais plus jeunes, plus de femmes, plus de surpoids…

 

Certains optimistes « impondérés » (et aussi subventionnés en général) proclament que depuis l’arrivée des statines et leur prescription pressante [presque rendues obligatoires dans certaines circonstances, et en dépit du moindre bon sens] et massive (une vingtaine d’années de recul environ), nous aurions vaincu les maladies cardiovasculaires ; ou du moins serions-nous sur le point de les vaincre…

Effectivement, avec environ 7 millions de français, 12 millions de britanniques, et  30 à 35 millions d’américains sous statine, on est en droit d’espérer des effets significatifs ; au coût que ça coûte…

Les statistiques officielles (en retard d’une décade environ par rapport à la réalité vraie) montrent que la mortalité cardiovasculaire diminue dans nos pays de façon régulière depuis les années 1960s (le siècle dernier). Autrement dit, la tendance était présente déjà près de 30 ans avant l’introduction massive des statines ; et un minimum d’honnêteté devrait conduire à émettre des doutes quant à l’effet réel de ces dernières par comparaison avec les fabuleux et véritables progrès réalisés dans le traitement de la phase aigüe de l’infarctus (SAMU, Unité coronarienne, défibrillateur, désobstruction coronaire en urgence, stentings multiples, réhabilitation post-infarctus, etcétéra…) et aussi dans la diminution drastique de certaines causes réelles dans certains groupes d’âge. Emblématique mais pas unique, citons la diminution du tabagisme même si on pourrait encore faire mieux… comme le montre la suite !

Un meilleur marqueur (par rapport à la mortalité) des éventuels progrès réalisés en prévention serait donc l’incidence de l’infarctus et des syndromes coronariens en général, et pas la mortalité qui « marque » autre chose que l’effet de la prévention de l’infarctus lui-même.

N’importe quel praticien qui vit les yeux ouverts a pu constater qu’avec les années, non seulement les unités de soins intensifs coronariens ne désemplissent pas ; mais encore que ces unités se sont multipliées sur le territoire français ; ce qui a certainement encore contribué à réduire la mortalité due à l’infarctus ; mais indique de façon claire (car l’offre répond à la demande) que l’incidence de l’infarctus et des syndromes apparentés est encore très élevée et n’a sans doute (soyons prudents, de nombreux facteurs peuvent obscurcir le paysage) pas diminué du tout.

Avouons-le : globalement, nous avons échoué à vaincre l’infarctus !

Même si nous avons moins de décès dus à l’infarctus ; et ce n’est pas un paradoxe comme expliqué plus haut.

Comme d’habitude, les autorités de notre beau pays vont mettre une décennie à comprendre et ceux qui avaient la charge de ce dur labeur encore plus de temps à reconnaître leur échec… Laissons ça et examinons ce qui nous vient d’ailleurs, les USA, avec toujours un peu d’avance et donc généralement annonciateurs de notre propre destinée.

Par exemple ici : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2016-03/acoc-hap031816.php

Ce que les investigateurs de la Cleveland Clinic [un parmi les plus grands et fameux hôpitaux américains] ont observé, c’est que les facteurs associés à la survenue de l’infarctus ont changé de façon significative entre 1995 et 2015. Qu’ont-ils vu ?

Outre un rajeunissement et une féminisation des victimes – ce que l’on voit partout y compris en France – c’est plus de tabagisme, plus de surpoids, plus de diabète et plus d’hypertension artérielle.

Ils n’ont pas étudié d’autres véritables causes de l’infarctus, les habitudes alimentaires, le stress et le manque d’exercice physique ; mais c’est déjà un beau travail !

Tous les lecteurs de ce message ont remarqué, sans que j’ai besoin de le dire, qu’un facteur souvent présenté comme majeur manque à l’appel : c’est le cholestérol ou les dyslipidémies en général.

Cette absence peut s’interpréter de façon variable. Soit le cholestérol est tellement bas désormais aux USA qu’il ne constitue plus un danger ; cette hypothèse est peu probable si on écoute les experts « rémunérés » par l’industrie qui au contraire expliquent que le cholestérol est toujours trop haut… quel que soit son niveau…

Ou bien [et c'est l'hypothèse que tout individu ayant quelque expertise et beaucoup d'indépendance doit privilégier], le cholestérol ne joue aucun rôle dans l’infarctus ; il est innocent !

Bref, si on prend un peu de hauteur, il faut reconnaître que ce sont des mauvaises nouvelles : aux USA comme chez nous, les cardiologues et autres employés des Unités coronariennes sont très occupés et la tendance n’a pas l’air de s’inverser, contrairement aux clameurs des experts et académies « rémunérés » qui doivent bien dire quelque chose pour justifier leurs discours et leurs… rémunérations !

Si vous voulez vraiment vous protéger [ou protéger vos patients], il est urgent de lire « Prévenir l’infarctus et l’AVC »…

Ce n’est pas la première fois que je le dis ; et pas la dernière, hélas !

 

 

 

 

 

 

 

 

STATINES : CHANGEMENT D’HUMEUR ?

 

Il se pourrait que le sentiment de peur associé à l’usage (ou au non-usage) des statines soit en train de changer de camp…

Auparavant (pas si longtemps), le médecin avait peur qu’on lui reproche de ne pas avoir prescrit la statine salvatrice. « On » pouvait être un patient, une famille, un confrère, un avocat, voire un juge.

Le patient avait peur de sa maladie, ou peur de « tomber » malade, et aussi peur de ne pas prendre (ou pas assez, ou pas assez vite) la bonne statine qui sauve la vie.

Aujourd’hui (et encore plus demain), le médecin se demande si on ne va pas lui reprocher d’avoir indument prescrit une statine à son patient. Le reproche pouvant aller de la dose prescrite (sans parler de la « supposée » meilleure statine par rapport aux autres) à la personne ou au patient auquel il a prescrit ce qui s’avère être de plus en plus un médicament inutile et toxique. Certains médecins donc commencent à avoir peur qu’on leur reproche une mauvaise pratique. Le « on » est le même que celui décrit plus haut.

Ils n’ont peut-être pas tort.

Les patients et les familles les plus clairvoyantes commencent à comprendre qu’effectivement ces médicaments sont inutiles et aussi toxiques. Ils ont donc peur de subir – et pour certains d’avoir  subi depuis longtemps – les effets de ces poisons : mon diabète, ma cataracte, mon Parkinson, ma dépression ou mon cancer ne seraient-ils pas la conséquence des statines que je consomme (parfois) depuis si longtemps ?

Jusqu’à récemment, les médecins pouvaient courageusement s’abriter derrière deux barricades défensives qu’ils pensaient imprenables : l’ignorance (ou l’absence d’information claire) et les « déclarations-recommandations » des Autorités sanitaires, ici ou ailleurs.

De leurs côtés, les patients et leurs familles pouvaient essayer de se rassurer sur la base des encouragements lénifiants de leurs médecins (eux-même trompés) ou en lisant les idioties marketings propagés par certains médias connivents, faute d’information claire et lisible par ailleurs.

Ces temps sont révolus.

Avec la publication du rapport sur « L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol » (aisément accessible via les Éditions Thierry Souccar), plus personne ne pourra dire qu’il n’est pas informé ou qu’aucune information simplement et clairement présentée n’est pas accessible.

Qu’on me comprenne bien : je ne suis pas en train de faire de la marchandisation de mon livre, contrairement aux apparences.

Ce que je veux faire comprendre, c’est que désormais l’information existe, disponible à petit prix, et que nul ne pourra dire qu’il ne savait pas ou qu’il ne pouvait pas savoir.

C’est  vrai pour le médecin qui n’est pas autorisé (Code de santé Publique) à prescrire un médicament pour lequel il ne dispose pas d’une information claire sur le rapport bénéfice/risque. Le médecin a l’obligation de s’informer ; en particulier sur ce rapport bénéfice/risque.

Est-ce que les Autorités Sanitaires, ici en France, apportent aux médecins une information claire sur le rapport bénéfice/risque des statines ?

Le dernier rapport consistant (rationnellement élaboré par des « supposés » experts supposés indépendants) sur les statines de l’Agence du médicament (à l’époque c’était l’Afssaps) date de 2005 (élaboré donc entre 2003 et 2004 probablement) ; donc avant la tragédie du Vioxx et les Nouvelles recommandations sur les essais cliniques.

Le dernier rapport consistant (rationnellement élaboré par ….) sur les statines de la Haute Autorité de Santé (HAS) date de 2010 (élaboré donc entre 2008 et 2009) ; donc 5 années avant que les (prétendument) plus hautes autorités scientifiques sur les statines [le CTSU d’Oxford, le CTT et la Cochrane collaboration) aient avoué leur ignorance sur les effets toxiques des statines.

Le temps du laisser-faire est révolu. C’est vrai pour les médecins, c’est vrai pour les patients. Certains vont s’essayer à des actions juridiques.

La peur est en train de changer de camp ! Elle n’a pas tort !

Il est urgent de réfléchir collectivement et sereinement. Près de 350,000 signataires de notre pétition sont de cet avis.

Ils représentent des millions de gens concernés et inquiets, qui pourraient se laisser envahir par une certaine forme de colère.

 

 

 

 

 

Prochains rendez-vous avec des médecins ou des publics « amateurs »

Je serai le 19 Novembre à Grasse pour un EPU [Enseignement Post-Universitaire] autour de 20:00 avec quelques cardiologues, angiologues et médecins généralistes du Var.

Bienvenus à tous, et aussi des environs, ça me fera plaisir d’échanger. Que les professionnels intéressés se dépêchent de s’inscrire… et me demandent comment ils doivent faire ; je dirai !

Le 22 Novembre (un dimanche, nom de Dieu !), je serai à Lyon-Eurexpo autour de 14:30 pour une conférence sur « l’horrible vérité sur les médicaments anti cholestérol », la physiologie du cholestérol, les lipides alimentaires, le régime méditerranéen et d’autres choses en fonction des souhaits du public. Pour plus d’info :

http://www.vivez-nature.com/-vivez-nature-novembre-2015-lyon-.html

Le 25 Novembre, je serai au Salon NATURISSIMA à Grenoble autour de 14:00 pour une conférence sur le régime méditerranéen « adapté à notre époque » pour protéger sa Santé et aussi la Planète. On parlera d’autres choses si le public le souhaite au moment des questions. Bienvenus aux gens de chez nous !

Plus d’info à : http://www.naturissima.com/

Le 26 Novembre autour de 18:00 (on se couche tôt dans la Drôme), je serai au Centre Hospitalier de Valence  à l’invitation du nouveau Centre de réadaptation cardiovasculaire pour une conférence (dite inaugurale) sur la prévention des maladies cardiovasculaires grâce à des habitudes alimentaires méditerranéennes adaptées à l’époque et pour aussi protéger la Planète !

Préférable de s’inscrire ; auprès de : kcombe@ch-valence.fr

Le 27 Novembre, je serai à Saint-Jean du Gard (je ne sais pas encore où c’est mais z’ont l’air vachement sympas, pas pu refuser, pas trop loin de Valence…). j’y causerai du Nouveau Régime Méditerranéen pour protéger sa santé ; et aussi celle de la Planète. Attention, c’est chaud !

Après ça, si ma tendre et blonde n’a pas demandé le divorce, je me reposerai !

Bienvenus à tous, jeunes et vieux, grognons et ronchons aussi ; pour échanger et préparer la suite… Inéluctable !