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Comment un risque familial (ou génétique) peut être neutralisé par un mode de vie protecteur

 

Nous savons depuis longtemps que le risque héréditaire de maladies cardiovasculaires [on dit aussi risque familial ou risque génétique] peut être, en partie ou totalement, neutralisé par l’adoption d’un mode de vie protecteur.

Nous le savons parce que, dans certains pays, les maladies cardiovasculaires sont (presque) soudainement apparues au décours de la seconde guerre mondiale, époque d’une extraordinaire modification des modes de vie, et notamment de s’alimenter, en parallèle à une évolution radicale des techniques de l’agriculture et de l’élevage (ladite révolution verte).

Avant, au Japon ou dans les pays méditerranéens, les médecins voyaient très peu ou pas du tout (ça dépend des endroits) d’infarctus du myocarde ; après, la courbe s’envole… pas très haut certes à côté des USA ; mais, partant de zéro, c’est impressionnant !

Facile de comprendre que la génétique des populations ne s’est pas modifiée entre 1940 et 1970 au Japon, en Italie ou en Grèce. Avant, y avait pas ; après, il y a de plus en plus avec les mêmes prédispositions (ou non-prédispositions) génétiques. Curieux !

Facile (à nouveau) de comprendre que ce qui est prépondérant ce n’est donc pas ladite prédisposition génétique puisqu’elle était presque totalement neutralisée avant 1940.

Bon ! On le savait mais on avait oublié !

Pas tous !

L’amnésie n’est pas non plus une fatalité ; merci de relire certains de mes ouvrages [par exemple, Prévenir l'infarctus et l'AVC] où le rôle éventuel de la génétique des maladies cardiovasculaires est très bien expliquée… En toute humilité… Bien sûr !

Pourquoi y revient-on aujourd’hui ?

Parce que des investigateurs américains reprennent cette question avec une approche nouvelle et amusante.

Ça ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà mais c’est amusant ; d’un point de vue technique ; et puis il faut bien occuper toute cette jeunesse entre les repas…

L’époque le veut ainsi : on s’amuse d’un rien avec des objets technologiques ; ce qui permet d’évacuer les vrais problèmes qui ont l’inconvénient majeur de « couper l’appétit » ; ce qui est désobligeant pour les « chefs » qui veulent [qui doivent] occuper leurs ouailles avant de passer à table… en espérant qu’ils dégusteront avec enthousiasme les mets délicieux qu’ils leur ont préparés.

Et voilà comment, Madame la Duchesse, nous voilà tous, un beau matin, « trumpés » ou « brexités » sans avoir vu venir le missile… Telle est l’époque ! Faut s’y faire !

L’objet technologique du jour, c’est un score génétique supposé prédire le risque de complications cardiovasculaires à venir.

C’est là :   http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1605086

Nos collègues américains ont mis en parallèle ce score génétique [je fais comme si c'était de la très bonne science...] calculé chez des dizaines de milliers de patients américains et européens (des deux sexes et d’âge variable) avec un score de mode de vie.

Ils ont défini un (score de) mode de vie plus ou moins protecteur en fonction de 4 critères :

1) tabac ou pas ;

2) différents degrés de surpoids ;

3) différents degrés d’activité physique ;

4) différents degrés de nutrition protectrice.

C’est d’une incroyable naïveté mais d’une grande simplicité pour ensuite faire des calculs statistiques. C’est donc à prendre « avec des pincettes » et le nez bouché, comme tous les objets technologiques inutiles qui parasitent la vie quotidienne des braves gens : la nutrition protectrice dont ils parlent, par exemple, est très loin de la diète méditerranéenne. Pourrait mieux faire donc !

Ce qui étonnant c’est qu’avec des objets technologiques aussi frustres, nos amis parviennent quand même à « retrouver » (faire jaillir selon eux) des évidences connues de longue date. Et pas qu’un peu.

Je résume : si vous avez un mode de vie protecteur, vous annulez en partie les effets délétères liés à vos prédispositions génétiques.

D’environ 50%, selon nos athlètes, ce qui à mon avis est déjà considérable vu la grossièreté des méthodes utilisées.

Autrement dit, si vous avez un mode de vie protecteur, mais un vrai mode de vie protecteur tel que décrit dans notre livre Prévenir l’infarctus et l’AVC, pas un ersatz tel que celui décrit dans l’article suscité, vous pouvez réduire à presque rien le risque de maladies cardiovasculaires ; et cela quel que soit votre risque familial ou héréditaire ; et sans médicament !

Rapport bénéfice/risque de ce traitement imbattable !

Et cela concerne toutes les formes de prédisposition génétique, y compris celles liées aux anomalies génétiques du métabolisme des lipoprotéines [parfois appelées hypercholestérolémies familiales par ceux qui veulent vendre des médicaments anticholestérol] qui sont incluses dans le score génétique utilisé dans cette étude américaine…

Attention, j’ai écrit « presque rien » ; ce qui veut dire qu’il y a évidemment des exceptions [version soft des probabilités] ; dont j’ai parlé dans mon dernier livre « L’Horrible vérité sur…« .

Ces exceptions (par exemple les Hypercholestérolémies Familiales homozygotes) représentent peut-être un sujet pour un million ; et sont évidemment « noyées » dans les analyses rapportées par nos amis américains.

J’espère que tout le monde a compris !

Pas bon pour le business tout ça ! Ne pas répéter ! Ça peut fâcher !

 

 

 

 

 

Conférence (et plus si affinités…) à Grenoble le jeudi 1er décembre

 

Ce sera à 18:30 au Muséum d’Histoire Naturelle mais le seul fossile (ou squelette d’invertébré) qui sera sur la sellette pour la circonstance, ce sera moi !

J’espère que cet humour-là ne va pas déclencher des passions…

L’entrée du public vers l’Auditorium se fera rue des Dauphins (côté Rectorat).

Le sujet c’est la prévention des maladies chroniques ; je parlerai de « régime méditerranéen » et d’autres choses en fonction de la demande…

Si vous êtes dans le doute, professionnels de santé ou simple citoyen, c’est le moment de venir me jeter des œufs ou des tomates pourries [symboliquement, s'entend, car il faut nettoyer après...] ; à moins que n’ayez conservé quelque pudeur ou quelque aptitude au sens critique…

Moment de se défouler avant les fêtes !

A vous voir… pour échanger !

 

 

 

 

 

Prévention primaire et secondaire : késako ?

 

Suite au film sur le cholestérol et les statines diffusé sur ARTE, certains se posent la question de savoir si les statines peuvent être utiles quand même dans certaines circonstances.

Ceux qui ont lu attentivement nos livres savent que non ; mais ce blog sert aussi à préciser des points obscurs ; allons-y !

Certains, donc, persistent à dire (et écrire) que pour des raisons (qu’ils disent inconnues) les statines protègent un peu les patients qui ont déjà fait un premier infarctus ; contrairement à ceux qui n’en ont jamais fait.

C’est la distinction classique entre « prévention primaire » [empêcher un premier infarctus] et la « prévention secondaire » [empêcher un second ou troisième infarctus].

Cela a-t-il du sens ?

Cette distinction n’a aucun intérêt médical ou scientifique.

Un infarctus est un infarctus, c’est-à-dire une obstruction totale d’une artère coronaire par un caillot de sang qui s’est généralement formé sur le site d’une sténose (plaque d’athérosclérose) en cours de transformation ; pour diverses raisons, elle se transforme ; je ne rentre pas dans les détails maintenant.

Si un médicament est relativement actif pour empêcher un infarctus, par exemple l’aspirine en empêchant la formation du thrombus plaquettaire (phase initiale de formation du caillot qui va tout boucher), ce médicament est actif sur TOUS les infarctus : les premiers, les deuxièmes ou les troisièmes !

Le cholestérol ne joue aucun rôle dans ces processus pathologiques ; le faire baisser dans le sang avec une statine (par exemple) n’a aucune chance d’avoir un effet préventif.

D’où vient alors (et à quoi sert) cette notion qu’il y aurait une possible différence d’efficacité des statines en « prévention primaire » et en « prévention secondaire » ?

Ça n’a rien de physiopathologique. C’est un « truc » de la petite cuisine des essais cliniques. Pour comprendre ça, il faut avoir soi-même un peu cuisiné, de préférence avec des grands Chefs ; je vais essayer d’expliquer en deux mots et en simplifiant ; ce qui (la simplification) n’est pas ma spécialité ; mes enfants me le disent tous les jours : « papa, fais plus court… »

Les sales gosses ! Aucun respect !

Si vous voulez démontrer qu’un médicament est efficace (utile) dans une pathologie donnée, il faut tester ce médicament contre un placebo dans un essai clinique.

Vous devez poser une hypothèse dite primaire ; j’expliquerai un autre jour ce qu’est une « hypothèse primaire » ; c’est un point crucial !

Hypothèse : je teste si ce médicament diminue de 50% (par exemple) le risque d’infarctus.

Je recrute mes patients dans une population donnée bien caractérisée :

1) si je m’adresse à une population dans laquelle la fréquence de l’infarctus est faible, par exemple 1 pour 1000 patients par an, je vais devoir recruter beaucoup de patients que je vais devoir suivre longtemps pour démontrer une réduction du risque de 50% ;

2) si je m’adresse à une population avec une fréquence d’infarctus élevée, par exemple 1 pour 10 patients par an, il me faudra beaucoup moins de patients et la durée du suivi sera plus brève. Je fais exprès de caricaturer les chiffres pour expliquer.

Ce sont deux essais cliniques différents sur un plan très pratique, tout le monde a compris :

1) dans le 1er cas, je peux m’adresser à la population générale, en principe indemne d’infarctus au moment du recrutement ; recrutement aisé relativement mais le coût est important ; c’est le contexte de la « prévention primaire » ;

2) dans le 2ème cas, il s’agit généralement de patients qui ont déjà eu un infarctus [contexte de "prévention secondaire"] et ils sont recrutés via un service hospitalier ; il faut donc (pour le laboratoire pharmaceutique détenteur du brevet de la molécule à tester) avoir accès aux services hospitaliers ce qui génèrent des difficultés spécifiques.

Telles sont les différences entre « prévention primaire » et « prévention secondaire« . Rien de scientifique ou médical, juste de la cuisine épidémiologique…

Ça n’a donc rien à voir avec la physiopathologie (le mécanisme causal) de l’infarctus et les effets biologiques des médicaments testés.

Pourquoi certains s’obstinent-ils à croire qu’il y a une différence ?

Je pense que, outre le manque de culture scientifique et médicale, il y a surtout des supposés experts qui ne veulent pas admettre qu’ils ont été (ou qu’ils se sont) trompés. Le cas typique est celui de la Direction de la revue Prescrire.

Ils ne peuvent pas changer un jugement qu’ils ont émis dans les années 1990s au moment où les premiers essais sur les statines ont été publiés, dans le contexte de prévention secondaire essentiellement.

Ils ne comprennent pas que depuis cette époque les règlementations des essais cliniques ont changé et que tous les essais récent sont négatifs, y compris en prévention secondaire.

Il faut faire l’effort de revoir l’historique des essais cliniques testant les statines.

C’est comme une randonnée en montagne : on ne voit pas le même paysage à l’aller et en montant (l’effort physique n’étant pas le même, on n’a pas les mêmes yeux) et au retour en redescendant.

C’est au retour qu’on voit le mieux les paysages traversés, des crêtes sommitales au fond de la vallée en passant par les alpages et les refuges.

Dans le cas des statines, il faut d’urgence revoir le film ; mais en commençant par la fin ; c’est là qu’on comprend tout.

Nous l’avons raconté dans nos livres, notamment « Cholestérol, mensonge et propagande » mais les rédacteurs de Prescrire ne lisent pas les livres de vulgarisation ; ils laissent ça au « petit » peuple et, de fait, ce « petit » peuple peu ou prou méprisé (par rapport aux éminences doctorales)  en sait plus qu’eux !

Et c’est finalement, telle est l’Histoire (avec un grand H), le « petit » peuple qui renverse les dictatures, notamment celles de l’Esprit !

Amen !

 

 

 

 

 

Vive agitation dans le monde des statines … qu’ils doivent désormais défendre…

 

C’est le monde à l’envers en ce mois de Septembre 2016 !

Les défenseurs (parfois fanatisés) des statines doivent maintenant défendre ces médicaments plutôt que de simplement et sereinement décrire leurs effets : avons-nous besoin de grands discours pour justifier la pénicilline ?

Pas moins de 30 pages dans la dernière livraison de la revue médicale anglaise le Lancet pour affirmer encore que les statines sauvent des vies et que leur toxicité est très faible.

Serait-ce que certains douteraient ; et qu’il faille un tel armada pour convaincre les sceptiques ?

Certes le Lancet est une sorte d’organe « officieux » de l’industrie pharmaceutique, comme on disait du temps de la « guerre froide » ; et il faut prendre ce qu’on y lit avec beaucoup de prudence…

Et ne pas avoir l’illusion que le le Lancet pourrait proposer 30 pages à quiconque présenterait un argumentaire plus équilibré ou contradictoire ; dans le petit monde des statines, on ne parle que d’une voix… L’exact opposé de la démarche scientifique !

Et cette voix est celle de notre ami Sir Rory Collins dont nous avions un peu parlé en Mars 2015 [relisez le billet publié sur ce blog à cette époque, s'il-vous-plait ; c'est facile à retrouver] lorsqu’il confessa ses odieux mensonges à propos des statines. Le revoilà, notre Rory, frais et dispos comme si de rien n’était ; nous savons que c’est la spécialité des faux « spécialistes » de notre triste époque et dans toutes les disciplines : avoir généralement tort mais toujours renaître nouveau « expert et spécialiste »…

Pour plus d’information sur notre ami Sir Rory Collins, je renvoie les visiteurs de ce blog au 1er chapitre de mon livre L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol.

Impossible d’enterrer Sir Rory qui nous revient donc en Septembre 2016 pour ressasser ce qu’il a déjà écrit tant de fois ; seuls les naïfs et les incultes pourront découvrir quelque chose d’original dans ces 30 pages péremptoires ; sauf un rapide détour vers la dernière étude publiée sur les statines et appelée HOPE 3.

Je la cite car en Avril 2016, j’avais écrit un billet pour expliquer pourquoi l’étude HOPE 3 (testant la rosuvastatine contre un placebo) est  risible. Le titre du billet : Rosuvastatine (Crestor*) dans HOPE 3. Je vous laisse le relire tranquillement.

Que Sir Rory puisse s’inspirer de cette étude pour vanter les statines laisse penser que : soit il n’a pas vu les biais majeurs dont elle est coupable ; soit (plus probable) il est commissionné pour en dire du bien… Pas de commentaire supplémentaire !

Les auteurs (pas seulement Sir Rory, leur leader) de ce dithyrambique article de 30 pages [visant à nous expliquer - c'est un comble quand même - comment nous devrions (ou aurions dû) interpréter les données dites scientifiques qu'ils ont eux-mêmes produites au cours des 20 dernières années] ont TOUS un autre problème de crédibilité : ils sont liés de façon étroite, voire intime, avec l’industrie des statines.

Dit autrement, pour nous scientifiques, médecins et patients, ces auteurs sont les dernières personnes que nous devons écouter pour essayer d’éclairer la question des statines.

Seuls des vrais experts vraiment indépendants sont habilités à aider d’autres à « interpréter », c’est-à-dire à comprendre au-delà de ce que les faits disent par eux-mêmes, ce qui en principe devrait suffire.

Dit encore autrement, « interpréter », nous savons faire, merci, et peut-être mieux que ces experts rémunérés.

Comme les billets d’un blog doivent être brefs, je vais m’interrompre ici ; en finissant par une dernière petite remarque : Sir Rory et ses amis se moquent de ceux qui soupçonnent (très fortement) les statines de provoquer ou favoriser les cancers. Son argumentaire est simple : dans les essais cliniques qu’ils ont conduit, et dont la durée variait en moyenne de 3 à 5 ans, ils n’ont pas mis en évidence de franches augmentations des cancers dans les groupes sous statine…

J’encourage les visiteurs de ce blog à lire en urgence le chapitre que j’ai consacré aux cancers dans mon livre sur les médicaments anticholestérol [L'horrible vérité sur...] ; ils pourront mesurer l’inénarrable naïveté (ou bêtise) de Sir Rory et ses collègues.

Vite, les cancers sont des maladies pénibles ; et les éviter pourrait vous sauver la vie !

 

 

 

 

 

Le cholestérol des enfants, objet d’une nouvelle controverse…

Il ne leur suffisait pas de « harceler » nos vieux et très vieux.

Ils ne peuvent même pas laisser les « petits » tranquilles !

Cela dit, comme désormais plus rien de ce qu’ils disent n’est crédible, à chaque fois qu’ils disent quelque chose, il y a une voix (ou plusieurs) pour dire que ce qui est dit ne devrait pas être dit ; et être fait encore moins.

Quel est l’objet de ce nouveau grief interdisciplinaire ?

Je l’expose sous forme de question : faut-il mesurer le cholestérol des enfants, des adolescents et celui des moins de 35-40 ans ?

Pourquoi se poser la question ?

Parce que, en toute logique, si on le mesure, c’est pour ensuite agir !

Pour quoi faire ?

Pour faire baisser le cholestérol évidemment, sinon pourquoi le mesurer.

Comment le faire baisser ? Avec des médicaments bien sûr !

Pourquoi ? Parce que, selon ces grands théoriciens, le cholestérol élevé des enfants a une origine essentiellement génétique (transmission familiale) et que dans ces cas-là, seuls les médicaments sont efficaces. Et efficaces, il faut l’être ; au vu le l’ampleur du risque encouru, selon ces mêmes grands théoriciens…

Problème : qui peut dire quel est un cholestérol normal ou bas chez ces populations jeunes ?

On a définit, historiquement, un cholestérol trop haut chez les adultes d’âge moyen ou âgés en corrélant les niveaux de cholestérol avec le risque de maladies cardiovasculaires.

Outre que dans ces populations âgées « à risque », on nous a effrontément menti sur le niveau de risque associé à chaque niveau de cholestérol, il est clair que nous n’avons aujourd’hui aucune étude sérieuse montrant une corrélation entre le cholestérol mesuré chez l’enfant et son risque ultérieur, 10 ans, 20 ans ou 50 ans plus tard…

Ce que nous avons encore moins ce sont des études montrant qu’en diminuant le cholestérol supposé trop élevé de certains enfants, on diminue leur risque ultérieur ; qui nous est d’ailleurs inconnu…

On voit tout de suite que la bataille risque de durer ; car la faiblesse des combattants et leur manque de munitions sont affligeants !

Conseil d’ami : laissez causer et passez votre chemin…

Je vois une exception : l’Hyperlipoprotéinémie Familiale (HF) de type homozygote dont la fréquence est estimée (grossière estimation certes) à une naissance pour 1,000,000.

J’en parle assez longuement dans mes livres mais le résumé le plus simple est dans « L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol » ; vous y trouverez un exposé objectif de la problématique ; j’en reste là ici.

Question : faut-il mesurer le cholestérol d’un million d’enfants pour identifier (et traiter par plasmaphérèse) un cas d’HF homozygote ?

Quand aux HF hétérozygotes, faute de documents solides, on appliquera les règles hippocratiques habituelles : 1) surtout ne pas nuire ; 2) dans le doute, abstiens-toi !

Bons vents à tous les matelots estivaux !

 

 

 

 

Une Association Internationale pour une Médecine Scientifique, indépendante et Bienveillante (AIMSIB)

L’AIMSIB existe !

Si vous en êtes, vous êtes un aimesibien ; pas beau ça ?

En allant sur le site Internet, vous trouverez tous les renseignements nécessaires, tout ce que vous vous vouliez savoir sur des gens (anonymes, professionnels de santé ou pas) motivés à changer les choses dans le domaine de la santé : comment la conserver et comment la retrouver ! Ce n’est donc pas seulement une question de médecine ; ça concerne la vie de tous les jours, l’air que l’on respire et les aliments que l’on consomme, pour faire simple.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/

De mon côté, sans être un des fondateurs, je ferai mon maximum pour soutenir toutes les actions (et pas seulement de l’information) qu’ils mettront en place pour rétablir (et retrouver confiance dans) un système de santé qui, selon le Conseil national de l’ordre des Médecins, vit aujourd’hui une crise gravissime.

PETITION URGENT : SIGNER ET FAIRE SIGNER

 

Les médicaments anticholestérol sont inutiles et toxiques.

C’est clair sur le plan scientifique mais, pour toutes sortes de raisons (bonnes ou mauvaises), notre société et ses élites ont du mal à accepter cette évidence. Et résistent à admettre leurs erreurs !

Pendant ce temps (phase d’hésitation compréhensible, hélas), des millions de gens continuent de s’empoisonner inutilement.

Si une tactique quelconque, plaisante ou non, peut aider un seul patient ou une seule personne à se libérer d’une contrainte ou à échapper à un poison, je m’y soumettrai.

Un seul regard de remerciement me suffira.

Dans ce contexte, il semblerait que « pétitionner » [signer et faire signer une pétition alertant les autorités ; mais aussi les médecins et leurs patients] puisse être utile.

Alors, faisons-le ! SIGNONS !

http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/message.php

Laissons de côté notre inaltérable envie de critiquer toutes les initiatives que nous ne saurions approuver à 100% et SIGNONS !

Pour faire bouger le choses, ouvrir quelques esprits, SIGNONS !

Bref, signez et faites signer ; ça pourrait sauver des vies !

Merci d’avance.

 

 

DEBRIEF POST-DEBRIEFING

 

Il est temps de faire le point sur les leçons à tirer, selon des visiteurs de ce blog qui ont bien voulu donner leur avis, concernant les émissions TV récentes traitant du cholestérol et des médicaments anticholestérol.

Comme scientifique, je donne un avis général reflétant une moyenne sans m’arrêter sur les « erreurs standards » c’est-à-dire les positions qui s’éloignent de la moyenne, et qui sont des observations souvent révélatrices, comme en science.

Que ceux qui n’ont pas compris ce qui précède ne perdent pas de temps à me relire, ce n’est pas très important et c’était plutôt un clin d’œil à des étudiants en statistiques médicales, si jamais de tels phénomènes existent encore.

De l’avis général donc, le documentaire de la 5 était bon mais le débat qui a suivi fut très médiocre.

Ce n’est pas mon avis, le documentaire filmé s’est plus ou moins positionné sur les opinions de Monsieur Toussaint ; ce qui peut paraître une grande avancée par rapport aux avis de Madame Petitpas et de son chat [je ne me souviens pas dans quelle bande dessinée sévissait cette charmante séniore un peu "dépassée" par son temps, au moins dans mon souvenir] et d’Achille Talon sur le sujet mais un recul considérable par rapport à l’état de la science en Octobre 2015.

Le débat ? Pas de chance, la même semaine où nous les voyons s’engluer dans ces concepts d’un autre âge, les Laboratoires américains Lilly annoncent qu’ils interrompent prématurément un énorme essai clinique testant les effets d’un médicament qui augmente le « BON » cholestérol. Raison ? Totale inefficacité sur le risque cardiovasculaire !

C’est là, par exemple : https://investor.lilly.com/releasedetail.cfm?ReleaseID=936130

Sachant que ce type de médicament a aussi la propriété de diminuer le « MAUVAIS » cholestérol et que l’essai est conduit chez des patients avec haut risque de complications cardiovasculaires [quelque chose qui ressemble à de la prévention secondaire], on voit que trois des concepts validés de façon consensuelle par les acteurs du débat sont rejetés par les faits, c’est-à-dire par une production de l’industrie elle-même.

C’était ça qu’il fallait défendre de toute urgence, car des faits comparables sont disponibles en masse depuis plus de 10 ans.

Autrement dit, le documentaire et Monsieur Toussaint, référence contradictoire dans le débat, ont au moins dix ans de retard.

Dit encore autrement, le documentaire (que certains visiteurs semblent avoir apprécié) et Monsieur Toussant ont fait perdre 10 ans d’information objective sur une médecine moderne et aux protagonistes de cette médecine, médecins et patients.

Impardonnable !

Impardonnable car de telles opportunités (un million et demi de téléspectateurs) sont rares ; et il est probable que beaucoup de temps passera avant qu’une nouvelle se présente ; place au business des anti-PCSK9 ! Soyons sérieux une fois !

Le débat donc ne mérite pas un seul commentaire bienveillant à mon avis ; et l’avis général sur les débatteurs (émis par des gens bien élevés ; ce qui n’est pas mon cas ; ils auraient mérité qu’on leur « arrache la chemise » à la sortie) est qu’il fut décevant.

Rien d’autre à dire de ce côté, désolé pour les admirateurs du Sieur Toussaint.

La principale leçon que j’en tire personnellement ?

Elle est importante et confirme ce que je soupçonnais : nos « adversaires » [les défenseurs des statines peu ou prou ; j'en avais 6 sous les yeux] sont d’une incroyable faiblesse intellectuelle ; absence de connaissance des dossiers, absence de culture scientifique, absence d’un minimum d’esprit critique vis-à-vis des rapports de l’industrie, paralysie de la pensée, mauvaise foi et affirmations mensongères ou inventées.

Cerise sur le gâteau et profonde déception pour mon Ego survolté : pas un n’avait lu une seule page de mes livres… Ah, Bon Dieu !