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Rosuvastatine (Crestor*) dans HOPE 3

 

Chaque année, le printemps nous ramène avec les hirondelles quelques saveurs et odeurs qu’on avait peut-être oubliées durant ce long hiver. Toutes ne sont pas délicieuses !

Celles que nous percevons avec l’essai HOPE 3 sont d’un mauvais goût hallucinant et témoignent d’un nouveau chapitre dans la lancinante et calamiteuse affaire des statines et de son double, la théorie dite du cholestérol stipulant que le cholestérol bouche les artères.

HOPE 3 est un essai clinique testant la rosuvastatine (la plus puissante des statines à ce jour pour faire baisser le cholestérol dans le sang) contre un placebo ; avec l’espoir insensé ["hope" signifie "espoir" en anglais] qu’on va enfin prouver que ce médicament est bénéfique pour se protéger de maladies cardiovasculaires.

J’écris « espoir insensé » car 4 essais cliniques antérieurs se sont avérés inefficaces ; sauf à accepter de prendre des vessies pour des lanternes. Comme dans l’essai JUPITER, par exemple, où les biais de l’essai (intentionnels ou pas) crèvent les yeux.

Cette terrible inefficacité concernait aussi bien les personnes qui avaient déjà fait un accident cardiovasculaire (prévention secondaire) que celles qui étaient indemnes jusqu’au jour de la prescription (prévention primaire).

Je résume pour ceux qui sont encore un peu naïfs sur le sujet : le plus puissant des médicaments anticholestérol n’a aucun effet sur le risque cardiovasculaire.

Qu’y a t-il de franchement répugnant dans HOPE 3 et qui fait qu’on peut parler d’un nouveau chapitre dans l’histoire des statines ?

« ô rage ! ô désespoir ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

Prenons les choses avec humour : les investigateurs de HOPE 3 [et, par la même occasion, tous les commentateurs analphabètes qui en ont vanté les résultats] ont utilisé tous les astuces possibles pour essayer de faire croire que la rosuvastatine a été bénéfique dans HOPE 3.

Quand j’écris « tous les astuces possibles », je veux dire : tout ce qui est encore permis sous couvert des nouvelles règlementations des essais cliniques (problématique longuement expliquée dans mes livres).

Ces nouvelles règlementations s’avèrent donc inefficaces pour protéger les médecins et leurs patients des tromperies organisées par des pseudo-scientifiques rémunérés.

Si je parle d’astuces pour faire croire à l’efficacité de la statine dans HOPE 3, c’est parce qu’une lecture rapide pourrait laisser penser qu’il y a effectivement efficacité.

J’ai rarement vu une telle duplicité dans la façon de conduire un essai clinique et dans la façon de présenter les résultats dans le but évident de tromper les médecins.

Si je dis « tous les astuces possibles », c’est parce qu’en fait il est possible de déterrer les tromperies et mettre à jour ces infamies.

Pourquoi ?

Parce que les nouvelles règlementations ont au moins un avantage : elles obligent les investigateurs (le sponsor et les auteurs de l’article) à dévoiler quelques unes de leurs mauvaises pratiques.

Certes, il faut prendre le temps d’aller consulter les données supplémentaires qui ne sont pas publiées dans l’article princeps, ici dans le New England Journal of Medicine ; dont les éditeurs sont à la fois complices des petites cachoteries mais aussi obligés (pour garder quelque crédibilité) de dévoiler des données qui autrefois étaient cachées.

En quoi y a t-il duplicité ?

Simplement parce que 99.99 % des lecteurs et professionnels de bonne foi n’ont pas le temps (et généralement pas la compétence) pour aller consulter les données supplémentaires qui démasquent la supercherie. Ils se contentent, les pauvres, de lire ce que les investigateurs et les éditeurs du journal veulent bien leur concéder dans l’article publié. Dans HOPE 3, même les conflits d’intérêt des auteurs ne figurent pas dans l’article princeps.

Vous ne me croyez pas ? Vérifiez vous-mêmes !

C’est là ; et c’est gratuit car quelqu’un a payé (devinez qui) pour que vous puissiez vous convertir à cette religion des statines : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1600176

Cela dit, s’il vous reste un peu d’esprit critique mais que vous manquez de temps et de compétence pour vérifier par vous-mêmes si il y a duplicité ou pas dans HOPE 3, j’ai fait le travail pour vous et je l’ai mis en ligne sur le site web de cette magnifique nouvelle association appelée AIMSIB.

Je l’ai mis en ligne à la fois en français et en anglais.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/blog-du-renard/

C’est du boulot, comme diraient les nains de Blanche-neige, et ça me ferait plaisir que parfois on me dise simplement « merci » !

Au milieu des cris hystériques des analphabètes rémunérés et des attaques incessantes et vicieuses dont je suis l’objet, quelques remerciements ça peut aider !

CONCLUSIONS 

1- contrairement à ce qu’on essaie de faire croire, la statine est inefficace dans HOPE 3

2- il est plus que jamais impératif de pouvoir consulter les données brutes des essais cliniques

3- les experts rémunérés et leurs sponsors n’ont pas perdu tout espoir de s’enrichir avec les traitements anticholestérol. Ils vont s’acharner !

4- le proche avenir risque d’être pire que le passé ; ce qui donne une idée très éclairante de ce que fut le passé ! Pour ceux qui avaient encore des illusions sur l’histoire des statines notamment entre1994 et 2005 !

Amen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol »

C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !

C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !

Il y a un sous-titre : « Comment les statines empoisonnent en silence »

Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.

Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !

Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !

Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !

Plus que ce que je croyais !

Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.

Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !

Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.

Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminel sous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.

On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !

Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces « maîtres-chanteurs » de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.

Bon vent à tous les corsaires !

 

MERCI d’avance

Effet placebo et … Statines

Suite aux discussions générées sur ce Blog par l’article concernant les génériques et l’éventuelle diminution (avec les génériques) de l’éventuel effet placebo lié à la prescription d’un médicament conventionnel (supposé efficace ou non sur une base biologique indépendante de l’effet placebo), certains visiteurs du blog pourraient se demander ce qu’il en est d’un effet placebo lié à la prescription d’un médicament anticholestérol type statine.

Ça devient compliqué, je me sens « petit » mais j’espère clarifier cette question avec l’aide des visiteurs de ce blog … Allons-y courageusement, on rectifiera en cours de route si nécessaire.

Si l’effet placebo de la majorité des médicaments prescrits avec conviction – c’est un point crucial : pas de conviction, pas d’effet placebo – par le médecin est aussi puissant que certains le décrivent, alors la prescription d’une statine devrait obligatoirement entrainer des effets bénéfiques sur la simple base d’un effet placebo ; et indépendamment de tout effet lié à la diminution du cholestérol ou autre propriétés, réelles ou illusoires, des statines.

Il faut aussi admettre que la démonstration tangible de l’efficacité biologique (chute du cholestérol pouvant atteindre 50 à 70% chez certains patients) de la statine par une simple prise de sang (et l’inscription de cette baisse sur le papier à en-tête du biologiste) peut ajouter à l’effet placebo conventionnel de manière significative : « vous voyez comme je suis un bon docteur ! Je vous ai donné le bon médicament ! »

Il ne faut pas négliger enfin l’importance des effets indésirables [douleurs musculo-tendineuses, fatigue, troubles gastro-intestinaux, troubles de la mémoire, du sommeil, des yeux, etcétéra …] dans l’amplification de l’effet placebo. Un bon docteur pourra les utiliser pour confirmer l’efficacité cardioprotectrice : « certes, vous avez mal partout et vous ne dormez pas mais réjouissez-vous, ça veut dire que le médicament est vraiment très actif chez vous et protège vos artères … »

Des collègues m’ont confirmé utiliser cet argumentaire à profusion pour justifier leur prescription de statines malgré leur scepticisme quant à la culpabilité du cholestérol ; c’est de bonne guerre ! A la fin, ce que souhaite un médecin c’est faire du bien à ses patients, quel que soit le mécanisme à l’œuvre.

Il y a deux circonstances possibles où cette magistrale efficacité des statines sous forme d’effet placebo peut être vérifiée : soit les études d’observation (l’épidémiologie classique) où l’efficacité de la statine est analysée a posteriori par comparaison de patients ayant reçu une statine avec ceux n’ayant rien reçu (pas de placebo) ; soit les essais cliniques randomisés (tirage au sort) où via un protocole de double aveugle (placebo contre statine) on évalue les effets de la statine indépendamment de tout effet placebo, au moins  en théorie.

En toute logique, dans les études d’observation, l’effet placebo joue à plein (tel que décrit ci-dessus, et avec ses amplifications) et il ne devrait y avoir aucune ambiguïté : la statine DOIT absolument être efficace dans ce contexte, indépendamment de tout effet dû à la diminution du cholestérol, sous peine d’être accusée d’augmenter le risque de complication en abolissant les effets bénéfiques de l’effet placebo. Terrible dilemme !

C’est pour cette raison très scientifique que les études d’observation ne sont pas retenues par les Autorités (pourtant généralement très compliantes) comme argument scientifique suffisant pour commercialiser des médicaments.

Il est donc plus que curieux que des universitaires et autres pseudo-experts (y compris français) viennent encore régulièrement vanter les effets bénéfiques de statines sur la base de telles études très fragiles (euphémisme) …

Par exemple, récemment : http://heart.bmj.com.gate2.inist.fr/content/100/11/867.full.pdf+html

Tandis que d’autres élaborent de subtiles théories sur ces fragiles données.

Par exemple : http://heart.bmj.com.gate2.inist.fr/content/100/11/825.full.pdf+html

Fichtre ! Inculture, propagande ? Qui sait ?

Quant aux médias qui, à grands bruits, reprennent ces idioties … Tristesse et désolation !

Il n’en est pas de même évidemment des effets indésirables qui eux ne sont pas, a priori (et sauf si le médecin prescripteur joue super-habilement et cyniquement de son effet placebo personnel) diminués par l’effet placebo lié à la prescription.

On peut donc éventuellement bénéficier d’un effet placebo [probablement éphémère car les mécanismes puissants qui conduisent à l’infarctus ou à l’AVC sont toujours à l’œuvre et finiront par gagner] dû à la prescription de statine par un médecin convaincu et, en même temps, récolter tous les effets indésirables attendus, notamment les plus pernicieux car silencieux (diabète, cancers, déclin cognitif, pathologies oculaires …) dans la plus grande inconscience, au mépris des règles basiques de la médecine scientifique (et du code de déontologie) et pour un coût exorbitant pour l’Assurance-Maladie.

Et on échappera à tous les bénéfices gratuits que peut apporter l’adoption d’un mode de vie protecteur, longuement décrit dans nos livres.

Ce qui, toutefois, peut apparaitre particulièrement étrange est que certaines études d’observation ne retrouvent pas (ou vraiment très peu) d’effet protecteur des statines à court terme : comment, et par quoi, l’effet placebo attendu est-il aboli ? Toxicité ? Effet placebo trop faible ou trop transitoire ?

Mais les experts (sérieux) des statines ne s’appuient que sur les essais cliniques pour vanter les bénéfices indiscutables (selon eux) de la diminution du cholestérol (par les statines). En effet, les critiques ne peuvent pas évoquer un quelconque effet placebo dans les essais cliniques pour expliquer les bénéfices de la réduction du cholestérol.

Voire !

La majorité des essais cliniques sont rapidement (généralement après moins de 6 mois) désaveuglés par les investigateurs eux-mêmes [sous prétexte de vérifications variées, notamment la survenue d’effets indésirables sévères …] ou par les patients eux-mêmes (avec ou sans la complicité de leur médecin traitant) puisqu’il suffit d’une prise de sang et d’une mesure du cholestérol pour savoir si on reçoit la statine (et pas le placebo) ; sans parler des multiples effets indésirables qui eux-aussi dénoncent le médicament et … éventuellement réconfortent le patient : « ouf ! Je reçois le médicament protecteur et pas le placebo ! »

On peut s’attendre donc qu’une partie de l’efficacité proclamée des statines dans les premiers essais cliniques des années 1990s ait été due à un effet placebo non avoué. On pourrait alléguer sur cette base [si on est vraiment très naïf] que les industriels et les investigateurs de l’époque se sont trompés eux-mêmes et étaient, dans le fond, possiblement honnêtes … Ceux qui vivent les yeux ouverts [ou qui ont lu nos livres ou nos articles scientifique] savent que ce n’était pas le cas.

Question brûlante maintenant.

Comment expliquer, en présence d’un effet placebo probable et puissant chez un nombre probablement important de patients recevant la statine au cours des essais les plus récents (avec la conviction que les statines sont efficaces sur la base des essais précédents), que certains essais soient totalement (ou relativement) négatifs, par exemple tous les essais testant le Crestor* ?

Par quel phénomène inédit l’effet placebo est-il aboli dans presque tous les essais publiés depuis 2006-2007 ?

Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine

C’est le titre anglais de notre livre « Cholestérol, mensonges et propagande » traduit désormais en anglais …

C’est une version enrichie évidemment [par rapport à nos versions françaises] puisque chaque semaine nous apporte de nouveaux « points de vue » intéressants.

Nous l’avons aussi débarrassée de toutes les références à nos petites et étroites problématiques franchouillardes, sachant que nous sommes sur ces sujets « au ban » des sciences de la vie de niveau international …

Nous essayons donc, légionnaires, de sauver l’honneur du drapeau … quoique nous soyons plutôt « pirates des caraïbes » et certainement pas des croisés en route pour Jérusalem comme le furent nos sacripants d’ancêtres …

Bref, si vous avez des amis qui préfèrent lire en anglais, dites-leur qu’ils trouveront le livre sur Amazone pour moins de 20€, pas cher vraiment quand ça peut sauver sa vie !

A propos des statines, le ton monte de l’autre côté de l’océan … et de la Manche !

 

Première remarque : chez nous, on dort à propos des statines, pendant que sans doute [Halte à la médiocrité de la théorie du complot !] certains « enregistrent » subrepticement, dès fois que ça puisse servir …

Deuxième remarque : oui ça bouge vraiment chez nos amis US, mais pour bien s’en rendre compte, il faut lire l’anglais et je n’ai pas le temps de traduire.

Chacun peut se faire une première idée en voyant ça : http://statin-diabetes-lawsuit.com/

Où l’on conseille de se réunir pour « poursuivre » devant les Tribunaux les vendeurs de statines qui n’auraient pas averti les consommateurs du risque de diabète provoqué par les statines …

Effectivement, ils l’ont caché ce risque … Et ce n’est que par inadvertance qu’ils ont laissé « fuiter » en 2012 l’existence de cette terrible complication que nous décrivions dès notre premier livre en 2006 ; bon je ne répète pas ici ce que j’ai déjà décrit dans mes livres …

Nos amis US sont encore très naïfs [ce texte est probablement écrit par un avocat], ils persistent à penser que le cholestérol se laisse coincer dans la paroi des artères, et que les statines peuvent l’empêcher … Ils ont encore des progrès à faire mais ils ont reniflé le lézard, laissons leur un peu de temps …

Ils vont bientôt comprendre que les statines augmentent aussi le risque de cancers !

Chez nos amis british, ça bouge aussi. Ceux qui lisent l’anglais trouveront une bonne information sur l’évolution des esprits ici :  http://healthinsightuk.org/2014/03/04/sos-sanity-over-statins-sssssh-side-effects-pharmas-fingers-and-a-cunning-plan/

La partie la plus intéressante concerne sans doute le paragraphe disant que finalement, au point où on en est, l’industrie a intérêt à dénoncer les effets nocifs des statines !

Pourquoi ?

Parce que de nouveaux médicaments (injectables) arrivent sur le marché et comme ils n’ont aucune chance d’être mieux que les statines puisque les uns comme les autres ne servent à rien sinon à abaisser le cholestérol, ils vont baser leur marketing [ils ont déjà commencé] non pas sur l’efficacité préventive [qu'ils ne pourront jamais démontrer contre une statine] mais sur l’absence d’effets nocifs … ce qui est impossible !

Ça va être dur, mais c’est leur seule chance ; quitte ou double !

Si ça ne marche pas avec les consommateurs et les médecins sur le moyen terme, ils peuvent essayer d’illusionner leurs actionnaires : tant que les actionnaires y croient, le cours de l’action à Wallstreet se maintient ; ce n’est évidemment pas aussi profitable que des ventes astronomiques, mais c’est mieux que rien … en attendant Godot … car la crise de BigPharma et telle aujourd’hui que seul un Godot …

Et tout ça est vrai pour les compagnies US comme pour ceux de chez nous, vite un miracle !

 

 

 

Inquiétante hausse du niveau critique …

Ce n’est pas souvent que nous pouvons transmettre des bonnes nouvelles …

Surtout dans les périodes d’intense propagande – probablement parce que les fêtes de fin d’année approchant, il faut « traduire » ses espérances en ventes réelles – où l’industrie et ses affidés jettent toutes leurs forces dans la bataille …

On a l’impression étrange d’être dépassé par tant d’acharnement désuet et tant de vulgarité déjectés par les élites de la nation et des institutions (ou des instituts qui mendient pour vaincre le cancer en mettant au point, disent-ils, des vaccins contre le cancer …) qui furent la gloire de la nation …

Pas du tout !

C’est à ce moment-là, curieusement [leçon pour la jeunesse ...] que le niveau critique s’élève de façon perceptible et que d’aucuns (bien silencieux jusque là) tout soudain profèrent des … énormités ! Un exemple ?

La Société Américaine du Cœur (AHA pour les intimes) vient de promulguer [désolé, il n'y a pas d'autres mots pour traduire une telle arrogance] de nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Et il y a de grands changements par rapport à avant !

Des grands changements qui laissent perplexes certaines de nos sommités nationales …

Comment justifier ces changements ?

Les experts de l’AHA lâchent (pas d’autres mots, désolé, comme un pet donc, ce n’est pas un lapsus) qu’ils n’ont pas pu trouver de données scientifiques solides pour justifier l’avant !

Ah bon ! On vous le disait bien pourtant !

Et maintenant, avec l’après, ont-ils des justifications scientifiques solides ?

Pas d’avantage, susurrent-ils !

Ah bon !

Oui, disent-ils, mais nous nous sommes mis d’accord entre nous pour publier ces nouvelles recommandations …

Et ensuite, vous consultez l’interminable liste de conflits d’intérêt des rédacteurs de ces nouvelles recommandations qui, si on les écoutait, multiplieraient par deux le nombre de prescriptions de statines, au minimum …

Beaucoup de voix s’élèvent aux USA pour dire combien ils trouvent tout ça « shocking » …

Brutale élévation du niveau critique !

Et en France, les mêmes imbéciles que d’habitude admirent cette volte-face américaine, pourtant bien cruelle pour leur égo …

Il est minuit docteur Danchin …

Il est minuit docteur Danchin, il se fait tard.

Il est temps d’éteindre les feux. Ce n’est pas une heure pour jouer du pipeau …

La brousse bruisse de bruits menaçants.

Les barbares sont à nos portes …

A cause d’eux, il y aurait des milliers de morts et les soins intensifs de cardiologie seraient envahis par des milliers de victimes de crise cardiaque.

Mais  vous veillez encore, vous  résistez. Avec vous, la science, la vraie, va venir au secours des populations menacées.

Merci de nous gratifier ainsi de vos travaux de très haute qualité et qui resteront dans les mémoires et les annales des siècles et des siècles.

Nous avons notamment apprécié les savants calculs, les « modélisations » et autres « extra-postulations » qui vous ont permis d’aboutir à vos judicieuses conclusions sans qu’aucun doute ne puisse venir les ternir.

Sûrement vous avez été chaudement félicité par vos confrères universitaires, et par le comité de lecture et les éditeurs de la prestigieuse revue qui a accueilli le rapport de cette investigation « hors norme » !

Il est  regrettable qu’aucune grande revue de cardiologie internationale n’ait accepté de publier votre travail, ce qui montre une fois de plus qu’une véritable machination souterraine œuvre à détruire les fondements même de notre civilisation … et peut-être aussi (mais c’est un point secondaire) ceux de l’industrie du médicament.

Cette dernière va bénéficier, avec vos travaux de recherche, d’un soutien considérable pour sauver ses marchés déclinants et surtout ses profits ; de façon qu’elle puisse enfin avoir les moyens des recherches innovantes que les états et les populations attendent d’elle.

Votre travail, n’en doutez point, honore toute la communauté scientifique française et démontre encore une fois que les positions calamiteuses de nos universités dans les classements internationaux sont injustes.

Ce travail de recherche vous permettra d’enfin pouvoir postuler aux titres que vous méritez, l’Académie et, pourquoi pas, un Prix Nobel de Médecine qui viendrait couronner l’ensemble de votre œuvre ; à moins que quelques jaloux viennent perturber votre marche triomphale vers la célébrité.

Mais la qualité de votre dernier opus leur clouera le bec !

Encore merci, Docteur Danchin, et du fond du cœur : grâce à votre dernier travail, chacun peut mesurer l’acuité intellectuelle des « confrères et scientifiques » regroupés dans le camp de ceux qui, avec vous, défendent les médicaments modernes, et évaluer aussi l’extraordinaire qualité scientifique des travaux de recherche qui leur permettent de mener ce dur combat !

Bravo, vous êtes un vrai exemple pour la jeunesse que vous instruisez ; et même (n’ayons pas peur des mots) un phœnix pour notre corporation (médicale) qui grâce à vous dispose maintenant de documents intangibles pour guider sa pratique.

STATINES ET DIABETE : des centaines de milliers de nouveaux cas par an en France !

Alors que les experts stipendiés et les médias dits « spécialisés », c’est-à-dire bien souvent spécialisés en propagande mensongère, continuent sans désemparer de défendre les miracles des statines dans la prévention cardiovasculaire, une nouvelle étude conduite par des épidémiologistes canadiens tout-à-fait « innocents » nous annoncent une fois de plus que les statines augmentent le risque de diabète …

Pour ceux qui ont les yeux ouverts, ça n’a rien d’étonnant, on le sait déjà !

Ce qui est intéressant là, c’est l’ampleur de la population étudiée, et leur façon de faire …

Disons-le tout net, ils voient effectivement, et comptent, les nouveaux diabètes ; mais leur évaluation ne peut être qu’une sous-évaluation grossière, je n’entre pas dans les détails …

Mais si on reste sur leurs chiffres [30 à 35 nouveaux diabètes par an pour 1000 personnes traitées] et que l’on transpose à la population française et au nombre de personnes traitées, on se retrouve avec plus de 200,000 nouveaux diabètes par an … à cause des statines !

Énorme !

Mais la vraie réalité, c’est que c’est probablement au moins le double : autour de 450,000 ! Peut-être 500,000 ! Par an !

Nous avons une épidémie de nouveaux diabètes en France actuellement, on se demande pourquoi, les autorités sanitaires se lamentent ; et les experts et autres autorités accusent alternativement l’abus d’écran et d’Internet ou la consommation de sodas …

Peut-être ! Mais ça n’est pas prouvé !

Pour les statines, c’est parfaitement prouvé !

Et on continue, ici et là, experts et médias, journaux et TV, de répéter ce mensonge torpide que les statines protègent les diabétiques ; et qu’en conséquence, tous ces nouveaux diabètes, c’est pas bien grave. Mensonges ! Ou incompétence tragique !

Non seulement les statines ne diminuent pas le risque cardiovasculaire des diabétiques, mais les diabétiques voient leur risque de cancers, de déclin cognitif et démence, de pathologies oculaires et rénales, et d’autres petits malheurs augmenter de façon très significative ; certains cancers multipliés par 3 !

Honteux et criminel !

A ma connaissance, et contrairement aux USA, aucune agence du médicament ou Haute Autorité n’ encore alerté les médecins français de cette grave complication des statines !

Dites moi si je me trompe ou si ça m’a échappé ! Merci !