Monsanto-Bayer et son Roundup face à des juges

Une des formules préférées des délinquants en col blanc est de dire face à des médias “soudainement” agressifs (pour des raisons que seul le spectacle médiatique explique et que je ne comprends toujours pas…) que je fais confiance à la Justice de mon pays
Choupinette ! C’est beau comme un cachalot ivre échoué sur une plage désertique
Mais parfois, toujours trop tard pour les victimes, c’est vrai et la Justice passe…
Toujours trop tard !
Depuis au moins 10 ans, dans des conférences et dans mes livres, je montre les données scientifiques concernant la question “Roundup/Glyphosate et cancers” car il me semblait que le doute était suffisamment fort pour qu’on applique enfin le Principe de Précaution !
Encore récemment en France et en Europe, des ministres remarquablement cravatés et  incompétents se disputaient pour savoir s’il fallait enfin (et immédiatement) stopper la diffusion dans la nature et dans les assiettes de nos bébés de ce produit toxique.
Je m’étonnais aussi qu’un industriel allemand (Bayer) dépense tant pour s’approprier Monsanto et son Roundup. Bon !
Et Zorro est arrivé ! La Justice américaine, je veux dire, et en plein délire trumpetisant
C’est beau comme un cachalot ivre…
Monsanto1
Trop tard pour cette victime-là… Et pour les millions d’autres…
Mais ici je veux rendre hommage à cet américain qui, dit-il, défend une cause qui le dépasse ; un peu comme le colibri de qui vous savez…
Monsanto2

Les juges parlent d’écocide ! Bon !
C’est beau comme un cachalot ivre…
Monsanto3

J’ai rajouté le document ci-dessus pour montrer que la criminalité industrielle est un beau métier et que sur le temps long, quel que soit la peine infligée, les industriels ont beaucoup à gagner…
Depuis la guerre du Vietnam… Ça laisse du temps pour faire son petit marché
Ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que dans l’anonymat des cols blancs et la criminalité industrielle, on se passe le mistigri aussi vite que la scarlatine : le manager de Monsanto sera demain chez BigPharma (par exemple chez Bayer) à moins qu’il ne préfère se recycler chez Air France (qui cherche désespérément un sauveur miraculeux) ou dans l’industrie des vaccins qui a le vent en poupe… mais peut-être pas pour longtemps !
Tout ça pour dire quoi ?
Message simple : Monsanto, le Vioxx, les diesels de Volkswagen, les statines, les vaccins : c’est tout du pareil au même ; mais ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine, disait la chanson…

Statines, Zona et immunité

Plusieurs études, notamment en Asie (Corée) et Europe (Royaume-Uni)  rapportent une association positive et significative entre la prise de statines et la survenue de Zona (herpes zoster en anglais).
En voilà une publiée dans PlosOne en Juin 2018 :statins zona 1
 
Et une autre étude de 2015 concernant l’Asie :statins zona 2
 
Les curieux peuvent en trouver d’autres.
Bref, les statines augmentent le risque d’avoir le Zona et, vu le nombre de personnes qui consomment des statines, même une faible augmentation du risque peut avoir une influence sur la santé publique ; et enfin, vu l’inutilité des statines pour la prévention cardiovasculaire…
D’autant plus que les séniors sont la cible préférée des prescripteurs de statines et que ce sont aussi les séniors les principales victimes du Zona.
Le Zona est une maladie de la peau (avec une éruption) rarement sévère mais susceptible d’être douloureuse et surtout de laisser parfois persister des douleurs (type névritiques) chroniques invalidantes chez des personnes âgées notamment.
Le très rare Zona ophtalmique (ou herpes zoster ophthalmicus, en anglais médical) est une urgence médicale.
Je ne vais pas faire un cours de médecine mais mettre l’accent sur plusieurs choses qui peuvent intéresser (et faire réagir) les visiteurs de ce blog :
1) le Zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle comme si, après avoir longtemps dormi, il se réveillait lorsque son hôte (chacun de nous, si on a été victime d’une varicelle sauvage dans l’enfance) voit ses défenses immunitaires décliner avec l’âge ;
2) les vaccinés dans l’enfance (très rares en France) peuvent avoir le Zona ;
3) ne pas confondre les herpès virus (une grande famille) et le virus varicello-zonateux qui est un herpès  parmi d’autres ;
4) plus longtemps on est sous statine et plus le risque de Zona augmente ;
5) quand on stoppe le traitement, le risque de Zona semble diminuer ;
6) les observations 4) et 5) suggèrent fortement une relation de causalité entre la prise de statines et la survenue d’un Zona ;
7) comme le Zona est une réactivation d’un virus dormant, ces données suggèrent que les statines peuvent être immunosuppressives ;
8) dans mon dernier livre sur les médicaments anticholestérol (quelle horreur !) j’avais déjà donné quelques exemples de maladies infectieuses favorisées par les statines, notamment l’hépatite virale C ;
9) une réaction logique face à ces observations assez solides (sur le Zona comme sur les statines) est qu’il serait urgent de reconsidérer les millions de prescriptions de statines ;
10) la réaction logique des experts du Zona liés à l’industrie ne doit étonner personne : dépêchez-vous de vacciner vos séniors sous statines contre le zona
11) … avec le tout nouveau vaccin recombinant de GSK qui est déjà commercialisé aux USA et au Canada ! Son nom ? Shingrix !
12) mais ne vous réjouissez pas trop vite, il ne sera disponible en France qu’en 2020 selon une source généralement bien informée, MesVaccins.net (ci-dessous) :

vaccins zona

13) ce retard à l’allumage est sans doute providentiel pour les citoyens français : les citoyens d’autres nationalités en font l’essai avant eux ; au cas où…
14) la composition de ce nouveau vaccin antiviral est intéressante : bien qu’il ne contienne pas de virus vivant (plus ou moins intact par rapport au sauvage), l’adjuvant n’est pas de l’aluminium ;
15) mais sa composition est suspecte à plusieurs points de vue ; outre des substances lipidiques étranges, ma principale préoccupation concerne la présence de Polysorbate 80 (en quantités inconnues)… dont j’analyse les effets dans un de mes prochains livres sur les vaccins (ci-dessous la composition officielle) :

vaccin zona2

15) restent quelques questiosn : avons-nous une évidence ferme (indépendante de l’industriel) que ce vaccin est efficace ? Quels sont les effets adverses ? Les immédiats ? Les retardés ?
16) vu la présence d’adjuvants, notamment du Polysorbate 80, les effets adverses sont-ils inéluctables ?
17) et si les essais cliniques ont été bien conduits (ce qu’il faut vérifier) et que ce vaccin est efficace cliniquement, combien de temps l’est-il ?
Conclusion : y a t-il des séniors volontaires pour essayer le Shingrix ?

Le "bon" cholestérol HDL : De profundis !

Il semblerait que les plus hautes Autorités commencent à se faire à l’idée que la notion de “bon” cholestérol doit être abandonnée.
Les visiteurs réguliers de ce Blog et mes fidèles lecteurs (articles scientifiques et livres) ne seront pas étonnés : je l’avais écrit dès mon premier livre en 2005 quand l’affaire du Vioxx m’avait enfin ouvert les yeux sur le cholestérol, le bon, le mauvais et le reste.
A l’époque, étant moi-même un très récent converti [quoique depuis les années 1980s j’ai fréquenté des milieux obscurs peuplés de personnes (à l’époque déjà assez âgées et très expérimentées par rapport à moi qui était encore selon eux un “jeune couillon”… à 55 ans…) que l’épopée du cholestérol faisait bien rire], je ne manifestais mon scepticisme qu’avec prudence.
Psychorigide j’étais déjà ; on ne se refait pas !
Tout ça pour dire que, ces jours-ci, a été publiée la confession du HDL. Évidemment, c’est discret et ce ne sont pas des prestigieux professeurs qui s’expriment, mais quelques porte-paroles auto-désignés qui traduisent les pensées profondes de nos éminences académiques. Celles-là se sont enterrées dans les funérariums les plus proches de leurs domiciles.
Ayons pitié, mes frères, de ces “autorités” car ceux qui ont beaucoup pêché seront beaucoup pardonnés.
Faut dire qu’ils ont, au cours de longues carrières, pêché du gros comme disait Hemingway juste avant de se suicider… BigPharma est généreux avec ses fidèles !
Dévoilons les grandes lignes de la “confession du HDL” mais sans entrer dans les détails puisque ça n’a plus aucun intérêt. C’est publié sur un des sites les plus fréquentés par la cardiologie internationale et très chouchouté (financé) par BigPharma.
C’est donc l’oraison funèbre de leur Dieu lui-même qui est prononcée là :

HDL 1

Le titre dit tout, inutile de traduire, je pense :

HDL 2

Prions pour eux, mes frères, en ce beau dimanche d’été…
Ainsi meurent les vieux chevaux fourbus” disait un de mes ancêtres de retour de Croisade !

Pour les diabétiques aussi, le pronostic dépend beaucoup du mode de vie

Dans un article publié le 26 Juin 2018 dans le JOURNAL OF THE AMERICAN COLLEGE OF CARDIOLOGY, des épidémiologistes américains (Université Harvard) rapportent les résultats d’une grande étude visant à évaluer les relations entre mode de vie et mortalité cardiovasculaire spécifiquement chez les diabétiques.
lifestyle & diabetes 1

C’est une très belle étude :  plus de 11500 diabétiques (type 2) suivis pendant plus de 13 ans. Il y a eu 2311 accidents cardiovasculaires (infarctus et AVC) et 858 décès de cause cardiaque.
Je passe les détails et j’insiste sur l’évaluation du mode de vie. Quatre facteurs de mode de vie (lifestyle en anglais) étaient soigneusement quantifiés :
1- les habitudes alimentaires : plus on est proche du modèle méditerranéen et mieux c’est, en simplifiant…
2- le tabac : moins on fume et mieux c’est, en simplifiant…
3- l’activité physique : plus on en a et mieux c’est, en simplifiant…
4- la consommation d’alcool : si elle est modérée, c’est OK…
Ils ont construit un score (de zéro à 4) avec les zéros ayant le plus mauvais score de mode de vie : régime alimentaire médiocre + tabac + sédentarité + trop d’alcool (ou pas du tout). Puis ils ont analysé les associations entre le score de mode de vie et les accidents ou la mortalité cardiovasculaires.
Je représente leurs résultats sous forme de graphique, c’est plus joli et plus parlant à mon avis.
lifestyle 2
Je pense que tout le monde comprend “incidence” et “mortality” ; “CVD” veut dire “cardiovascular disease” ou maladie cardiovasculaire.
Le groupe zéro facteur protecteur (low-risk lifestyle factors, en horizontal) sert de groupe de référence avec un HR (Hazard Ratio en anglais) de 1 en vertical.
Plus on a des facteurs protecteurs et plus le HR diminue que ce soit pour l’incidence ou pour la mortalité. La relation est presque linéaire : le 0.32 pour plus de 3 facteurs  protecteurs dans le cadran mortalité à droite signifie que le risque de décès de cause cardiaque est réduit de 70%.
Si vous êtes diabétique [et aussi si vous ne l’êtes pas] et que les choses ne sont pas assez claires, je vous recommande la lecture urgente de notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC” ; ça pourrait vous sauver la vie… même pendant les vacances !
Faut-il préciser qu’aucun médicament ne peut produire le dixième de cet effet protecteur !
Toute affaire cessante, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

AUTISME, IMMUNITE ET VACCINS

 
Des travaux remarquables, quoiqu’il s’agisse d’épidémiologie d’observation [mais peut-on faire mieux en recherche clinique sur ce sujet ?], viennent récemment conforter ceux qui défendent la théorie que certains cas d’autisme [ou ASD pour Autism Spectrum Disorder en anglais] sont des maladies du système immunitaire.
Comme la vaccination, quelque soit sa forme et son mode d’administration, est une agression du système immunitaire, nous voilà à nouveau sur la piste “les vaccins favorisent l’autisme”.
Je recommande les deux articles parus le 8 Juin 2018 dans le journal de la Société Américaine des Médecins (ou JAMA).
Le premier (ci-dessous) analyse les associations entre ASD et allergies de type varié, notamment les allergies alimentaires.
ASD & allergy 2
C’est une magnifique étude impliquant presque 200,000 enfants américains et les données médicales et biologiques ont été récoltées entre 1997 et 2016.
Sans l’ombre d’un doute, il existe des associations très significatives entre ASD et des allergies alimentaires, respiratoires et cutanées. Dit autrement, la probabilité qu’un enfant autiste soit aussi allergique est beaucoup plus élevée que parmi les enfants non autistes.
Qui dit allergie dit dysfonction du système immunitaire.
Comme nous sommes en épidémiologie d’observation, la causalité n’est pas démontrée et encore moins le sens de cette causalité : sont-ils plus souvent autistes parce qu’ils sont plus souvent allergiques ?
Cela dit, des modèles expérimentaux (à considérer avec beaucoup de prudence) ont montré que la dysfonction immunitaire pouvait provoquer des syndromes neurologiques ; et pas l’inverse.
Ce serait être de bien mauvaise foi que de prétendre que dans cette étude l’autisme ait provoqué des allergies…
Par contre, il y a peu de doute que les vaccinations soient à l’origine de maladies allergiques. Il est d’ailleurs recommandé aux vaccinateurs d’identifier toutes les formes d’allergie qui pourraient donner lieu à complication post-vaccinale. Mais, rien n’est fait pour clarifier cette question ; au contraire, tout est fait à tous les niveaux académiques pour essayer de “camoufler” ces complications des vaccins ou au moins les minimiser de telle sorte que les médecins ne soient pas alertés ou aient tendance à les négliger selon la formule désormais célèbre : “cet effet supposé du vaccin n’est pas dû au vaccin, ce n’est qu’une coïncidence !”
On résume : les vaccins provoquent des allergies et les allergies sont associées aux (probablement favorisent les) troubles autistiques.
Cette remarquable étude épidémiologique est accompagnée d’un non moins remarquable éditorial (ci-dessous) dont je recommande aussi la lecture attentive pour les raisonnements mais aussi pour la profonde humanité dont il témoigne.
immune & ASD 1
 
 
 
Avec beaucoup de prudence, l’auteur reconnait que désormais nous devons accepter que, au moins dans certains cas, les ASD sont des maladies du système immunitaire.
C’est une étape fondamentale sur la route qui mène inéluctablement à la vérification-validation de la théorie liant les vaccins aux ASD.
Ceux qui l’auront longtemps niée (par ignorance, bêtise ou simplement du fait de leurs liens avec l’industrie des vaccins) auront droit, comme disaient les doux soixante-huitards d’une époque révolue, aux poubelles de l’Histoire. Nous sommes historiens et nous avons bonne mémoire…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'académie de médecine, le cholestérol et les statines : une pitoyable aventure !

académie 1
 
 
 
 
académie 2
Pour d’obscures raisons, quelques académiciens ont cru nécessaire de célébrer les médicaments anticholestérol, notamment les statines.
Ça rappelle quelques autres pitoyables aventures !
Par exemple, celle-là : https://www.youtube.com/watch?v=4MPhCBiEUL0
Prenez le temps d’apprécier. Le début du texte est délicieux  : “Oh! la pitoyable aventure! L’un ne veut mettre ses efforts qu’à composer, pour mes beaux yeux, des vers baroques, et l’autre, plus grotesque encore, de l’horloge n’a pu sortir rien qu’à mi-corps, avec son ventre empêtré de breloques...”
Des breloques ? Jolie formule pour désigner des liens d’intérêt !
Que les académiciens publient ces sornettes ne fait que confirmer tout le bien que nous pensons des académies en général ; au moins jusqu’au jour où je serai moi-même intronisé… oups !
Le plus drôle évidemment n’est pas dans le contenu du texte de ces malheureux, mais dans leur déclaration de conflits d’intérêt (ci-dessous) :
Acad 3
La façon dont les choses sont présentées est amusante aussi quoique mal visible, désolé.
Par exemple, un Pr Plouin (avant-dernière ligne) : déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Traduction libre : “il ne connait rien au sujet mais il cosigne pour faire plaisir à ses amis industriels qui l’ont rémunéré pour d’autres propagandes que celle des statines”.
Sont vraiment très drôles ces académiciens. Un dîner en ville (ou un autre pince-fesse rive gauche) en leur compagnie doit valoir la peine ; pas la peine d’apporter de quoi sniffer pour se tordre de rire… Oups !
Je laisse à chacun le plaisir d’apprécier. Avec de tels CV (sachant qu’ils ne disent que le quart des réalités et que, vu leurs âges canoniques, ils ont beaucoup oublié…), nous avons là une pépinière de futurs ministres ou, à défaut, de PDG de l’INSERM.
Il n’y a aucun commentaire à faire sur le contenu même du texte qui traduit à la fois une grande et pitoyable acculturation et surtout un déficit de méthodologie scientifique. Même aux USA, ils n’osent plus ; un stagiaire donne l’alerte avant publication…
Cela dit, vu l’âge moyen d’un académicien, il y a peu de chance que l’un d’entre eux ait conduit le moindre essai clinique comme investigateur principal et sans qu’un ingénieur de l’industrie ait tenu la main tremblante du signataire.
Bonne bise ce matin, pas de cumulus en vue. Bon vent, matelots !
 
 
 
 
 
 
 
 

Réunion de travail de l'AIMSIB le 23 Juin 2018 à Paris

On m’a demandé de faire cette annonce.
Le nombre de places étant limité, il est préférable de s’inscrire rapidement.
AIMSIB meeting 2018
L’après-midi, c’est une réunion de travail visant à préparer le Congrès annuel d’Octobre à Toulouse.
Donc, pas de conférence plénière mais un atelier “ordonné” où chacun pourra s’exprimer à condition de s’inscrire au préalable.
 
 
 
 

VACCINS et Figaro : contamination, expertise, indépendance, autorités sanitaires et réseaux sociaux !

 
La question des vaccins [utilité, efficacité, innocuité en soi ; mais aussi obligation, règlementation, recommandation, information…] agite notre société de façon chronique ; notamment au niveau des médias qui ne cessent de jacasser comme des pies qui craindraient pour leurs nids.
Les arguments développés sont rarement pertinents. Prenons un exemple récent ci-dessous : selon le quotidien du matin Le Figaro, une prestigieuse revue médicale, les antivaccins seraient des méchants “contaminateurs” et les réseaux sociaux une arme de désinformation massive !
figaro vaccins
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pourquoi cette brillante rédactrice du Figaro, hautement “compétente” sur le sujet des vaccins (si on la juge sur ses terrifiantes écritures), se fait accusatrice plutôt qu’informatrice ?
Se contenter d’informer la ferait respectueuse de la déontologie de sa profession… Trop demander sans doute !
C’est étonnant car ce problème essentiellement médical et scientifique devrait faire l’objet d’un consensus ou au moins donner lieu à un débat  entre experts indépendants.
En effet, la chose la plus étonnante de ce débat qui n’a pas lieu, c’est l’absence.
Qui est absent ?
L’expertise indépendante tout d’abord.
En effet pour chaque vaccin et chaque maladie que chaque vaccin veut empêcher, nous avons des experts dans nos laboratoires de recherche et services hospitaliers. Pourquoi sont-ils absents ?
Nous avons des experts de la coqueluche au CNRS et à l’INSERM, des experts des méningocoques à l’Institut Pasteur, etcétéra. On ne les entend pas. Pourquoi ?
Pour une raison principale : un expert, par définition, n’est expert que d’un domaine particulier. Celui qui connait bien la rougeole et son virus n’est généralement pas aussi compétent en tuberculose et son bacille ou en diphtérie et sa bactérie.
Or ce qui domine actuellement c’est la confusion. Chacun (sauf les experts) parle de tout ; tout en ne connaissant rien ou pas grand chose sur chaque vaccin. Un vrai expert de la coqueluche s’exprimera sur la coqueluche et sa bactérie mais humblement s’abstiendra sur la tuberculose. Car l’expertise c’est justement de savoir les limites de sa propre expertise et donc de ses propres limites vis-à-vis de l’expertise des autres.
Il est assez amusant d’entendre des ministres successifs, des députés et des médias variés (y compris les docteurs rikiki de la télévision) donner leur avis sur chaque vaccin et chaque maladie comme s’ils étaient eux-mêmes les experts de tout à la fois.
Dans un tel brouhaha, un vrai expert est inéluctablement condamné au silence.
Autre chose peut l’inciter au silence : s’il est vraiment expert, il est hautement probable que des industriels aient fait appel à son expertise pour aider à développer de nouveaux produits commerciaux. Ce n’est pas anormal mais suscite quelques obligations éthiques et juridiques.
Dit autrement, nos vrais experts ont souvent des liens d’intérêt, possiblement conflictuels, et leur silence devient une contrainte car s’ils faisaient une recommandation ou un commentaire en faveur d’un produit commercialisé (éventuellement grâce à eux), ils seraient accusés d’une forme ou l’autre de corruption. Ce ne serait pas anormal.
Quelques vrais experts généralistes toutefois sont indemnes de ces douloureux dilemmes.
Par exemple, des vrais physiologistes expérimentés (ayant un certain vécu et du bon sens), des vrais infectiologues confrontés régulièrement à des cas cliniques divers et variés (et auteurs de quelques publications scientifiques) ou encore des épidémiologistes experts dans les méthodologies modernes de l’investigation scientifique et médicale.
La majorité de ces experts généralistes ne dit rien ou, quand certains osent s’exprimer courageusement (Pr Raoult, Pr Montagnier, par exemple), c’est pour dire leur opposition à la politique vaccinaliste actuelle.
Évidemment, les archéo-bureaucrates vaccinalistes travaillant pour les Ministères ou l’OMS depuis de décennies ont rarement l’indépendance et les compétences requises pour être qualifiés d‘expert indépendant. Ce sont pourtant les interlocuteurs préférés des médias.
On ne peut pas avoir milité toute sa carrière en faveur des vaccinations obligatoires et tout soudain se prévaloir d’une vision objective de ces questions. De même (autre exemple), les avis et opinions de ceux travaillant avec et pour la Fondation Bill et Melinda Gates – fondation qui a fait de la question des vaccins et de l’extinction de quelques maladies infectieuses la pierre angulaire de son marketing supposé désintéressé – ne sont pas les mieux placés pour délivrer des expertises indépendantes.
Il y a, et ce n’est pas surprenant, une autre remarquable absence.
Cette absence de la HAS est remarquable car elle n’est pas totale.
Dit autrement, sa présence est minimale ; le minimum syndical diraient certains mauvais esprits (dont je m’exclus) pour ne pas déplaire aux Ministres successifs mais sans pour autant sombrer dans un béat assentiment. Il faut ménager l’avenir.
HAS 1
Les missions de la HAS et surtout de sa Commission de la Transparence (ci-dessus) sont clairement indiquées par le Législateur et peu compatibles (on parle de méthodologie et d’épidémiologie) avec les obligations vaccinales actuelles.
On peut penser, en conséquence (car notre monde n’est pas fait que de méchants), que certains membres de la HAS et de sa Commission de la Transparence ont quelques difficultés scientifiques et éthiques avec la politique vaccinaliste actuelle ; sans pouvoir le dire explicitement. Probablement difficile de faire l’unanimité dans cette Commission…
D’où leur extraordinaire discrétion !
La suite de l’histoire – avec surtout l’organisation d’un débat équilibré entre experts indépendants – nous en dira plus… Suffit d’attendre que le fruit soit mûr…
 
 
 
 
 
 
 

Le dernier opus de l'AIMSIB à propos de conflits d'intérêt dans l'Administration de la Santé

 
Certains textes, venant de brillants auteurs, marquent parfois l’histoire des idées.
Un exemple au hasard, le texte de Desproges à propos des “voyages en ascenseur” :
https://www.youtube.com/watch?v=s69nBxtqi8E
Desproges
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cela dit, et dans la même veine comique et tragique, puis-je me permettre de recommander la lecture du dernier opus de l’AIMSIB ?
C’est là : https://aimsib.org/2018/05/17/du-rififi-au-plus-haut-niveau-de-ladministration-de-la-sante/
Bonne lecture !
 
 
 
 
 

L'obligation vaccinale en Mai 2018 : archaïque et non scientifique !

 
L’obligation vaccinale : maintenant et après
C’est le titre d’un article publié par un des porte-paroles plus ou moins officiels de l’Institution vaccinaliste (ci-dessous). Floret 0
 
 
 
 
 
 
 
Avec tout le respect dû à notre honorable collègue (ce qui n’interdit pas quelques grains de critiques entre “supposés” scientifiques), on constate aussi que le média utilisé (MesVaccins.net, ci-dessous) est lié (plus ou moins directement) à l’industrie des vaccins quoique ses dirigeants prétendent le contraire. Peu importe, c’est par la voix de notre confrère, le Grand Manitou institutionnel qui nous parle, écoutons et sachons lire entre les lignes. Sachons aussi constater cette extraordinaire inculture scientifique et médicale.
L’Histoire jugera l’Époque et ses Lois à l’aune de la désinformation propagée par ses Élites…
FLORET 1
 
 
 
 
 
Quoique bref, ce texte en dit beaucoup sur “maintenant” et laisse présager un “après” encore pire.
Tout ne peut être commenté en détails. Relevons quelques perles.
1- Le Pr Floret répète par exemple (ci-dessous avec d’autres mots) ce que d’autres ont déjà dit. La “science a démontré l’efficacité et l’innocuité des vaccins” avait écrit l’INSERM, sans être contredit par un seul des scientifiques qui en théorie peuplent ses labos. Si j’étais l’un d’eux, j’aurais un peu honte de faire partie d’une communauté qui “s’assoit sur ses convictions” ; cela témoigne d’une très mauvaise ambiance [qui a peur de quoi ?], voire d’une désespérante inculture de cette communauté.
Pas un seul courageux pour dire à son PDG (par ailleurs très proche de l’industrie des vaccins et de la Ministre obligationniste) qu’il est en désaccord ? Au moins un petit peu ?
Le Pr Floret nous dit aussi qu’il est triste qu’il faille en venir à des mesures coercitives dignes de l’époque Soviétique pour protéger la santé des enfants français (ci-dessous).Floret 2
 
 
 

C’est évidemment une triste plaisanterie qui devrait seulement faire rire jaune, en particulier les vrais scientifiques qui savent en principe comment la médecine moderne évalue l’efficacité et l’innocuité des produits de santé. Tout cela témoigne, si on fait abstraction des sourds et muets de l’INSERM, d’une tragique incompréhension des sciences médicales modernes et c’est moins drôle car c’est ce type d’idéologie surannée qui inspire le Législateur de notre époque désespérante.

Vite ! De la Science avant des obligations vaccinales !

2- Une autre “perle” concerne l’immunité de groupe. Selon notre académicien (ci-dessous), l’obligation vaccinale se justifie par l’immunité de groupe qu’elle procure. Floret 4

Comme il le souligne lui-même, l’obligation ne devrait donc s’appliquer qu’aux vaccins qui procurent cette immunité de groupe. Comment dès lors justifier les obligations concernant les vaccins contre le Tétanos et la Diphtérie et aussi l’Antipolio injectable ?

En effet, aucun de ces vaccins ne procure une immunité de groupe.

Notre académicien échappe à cette cruelle contradiction en donnant une “explication” simple mais fumeuse [à moins qu’il ne croit réellement à ce qu’il écrit et c’est encore plus grave…] inspirée de la résurgence de la diphtérie dans l’ex-Union Soviétique dans les années 1980s (et pas 1990s) ; ce sont les dernières lignes de la citation ci-dessus. On notera l’erreur de décennie. C’est éloquent !

Ainsi donc, pour justifier des obligations, on travestit la réalité de faits aisément vérifiables pourtant. En effet, la diphtérie est ré-apparue à une époque où le système de santé de ces pays fonctionnait encore assez bien et quand personne ne remettait en question les programmes de vaccination. Ce fut une grande surprise, vu la couverture vaccinale à l’époque, et on n’avait pas d’explication. Des campagnes de revaccination des adultes n’ont d’ailleurs pas empêché un seconde flambée de diphtérie dans les années 1990s cette fois-ci dans les mêmes pays confirmant le manque d’efficacité de la vaccination de masse, donc d’une couverture vaccinale dite optimale contre la diphtérie, et aussi finalement l’absence d’immunité de groupe conférée par ce vaccin. Il était difficile de prendre un plus mauvais exemple. Manquerait-on d’illustration suggestive pour justifier l’obligation vaccinale ?

Pourquoi cette “nouvelle” diphtérie ? Fut-elle importée d’Afghanistan par les soldats démobilisés après le fiasco militaire soviétique ? Je n’entre pas dans les détails de la biologie des corynebacteria diphtheriae et de l’épidémiologie de la diphtérie quoique, d’un point de vue scientifique, cet aspect de choses soit fondamental pour envisager le futur. Je résume : une couverture vaccinale optimale n’a pu empêcher la résurgence de la diphtérie dans l’ex-Union Soviétique dans les années 1980s. Pas d’immunité de groupe, Monsieur le Professeur !

On peut se demander si la persistance de foyers de rougeole en Roumanie (autre question critique) peut s’expliquer par les concepts d’immunité de groupe et de couverture vaccinale optimale. Même interrogation pour la France quoique le nombre de cas de rougeole et la sévérité soient bien moindre.

Vite ! De la Science avant des obligations vaccinales !

3- Une 3ème “perle” concerne le phénomène de déplacement des cas de rougeole dans les pays à forte vaccination (ci-dessous). Selon notre professeur, une couverture vaccinale insuffisante provoquerait l’apparition de cas de rougeole sévère chez les nourrissons de moins de un an et chez les adolescents et les jeunes adultes. Floret 5

Désolé, Professeur, ces nouvelles rougeoles, parfois inquiétantes, n’existaient pas avant la vaccination de masse. Les vaccins anti-rougeoleux seraient plutôt la cause des “nouvelles” rougeoles et pas l’inverse.  Le phénomène de déplacement est une conséquence sociétale nuisible de la vaccination de masse contre la rougeole.

La notion de vaccin altruiste doit être radicalement revue !

Vite ! De la Science avant des obligations vaccinales !

Ce n’est donc pas une vaccination insuffisante qui serait la vraie cause de ces nouvelles rougeoles inconnues autrefois. Le Professeur prétend qu’avec toujours plus de vaccination, on pourrait éradiquer la rougeole. Rien n’est moins sûr, comme le montre la survenue de nouvelles flambées de rougeole dans des zones à très forte couverture vaccinale, par exemple en Allemagne, en Scandinavie ou aux USA. D’autres facteurs jouent un rôle dans ces flambées et la vaccination ne peut les empêcher car certains sujets ne répondent pas au vaccin et d’autres voient leur immunité vaccinale s’évanouir avec le temps. Même une théorique couverture à 95% n’empêchera pas des nouvelles rougeoles chez les nourrissons et les jeunes adultes. On peut se demander si la situation qui prévalait avant la vaccination de masse n’était pas préférable. Mais comme on ne peut pas revenir en arrière, il est urgent de réfléchir intelligemment et démocratiquement plutôt que d’imposer des obligations.

Vite ! De la Science avant des obligations vaccinales !

4- Finalement, le Professeur avoue une autre forte préoccupation pour le proche futur et c’est très inquiétant (ci-dessous). Elle concerne les vaccins contre les papillomavirus qui seraient, selon lui, “en grande difficulté” ; sans qu’on comprenne de quelle difficulté il s’agit : du chiffre d’affaire des vaccins anti-papillomavirus peut-être ?

floret 3

Il craint donc que le statut de vaccin “recommandé” mais “non obligatoire” puisse dégrader encore plus le statut [le chiffre d’affaire ?] de ces vaccins…

Il nous annonce donc de nouvelles obligations.  Mais c’est probablement un acte manqué. Le Professeur n’est pas en train de nous dire que des plans secrets ont été élaborés pour nous obliger à d’autres  vaccins.

Si c’était le cas (on ne sait jamais), comment vont-ils s’y prendre pour nous faire “avaler” ça ?

Attention ! Le contentieux avec les 11 premières vaccinations n’est pas réglé…

A trop charger la barque…