SORTIE DE NOTRE NOUVEAU LIVRE sur l’alimentation méditerranéenne

Janvier 2015 : nous publions un nouveau livre aux Éditions Terre Vivante (une maison d’édition pionnière dans la catégorie « livres écolos pratiques« ) avec le titre :

LE NOUVEAU RÉGIME MÉDITERRANÉEN   Pour protéger sa santé et la planète

Livre : Le nouveau régime méditerranéen

Ce ne fut pas facile ; car nous avons essayé de concilier plusieurs approches : celle consistant à expliquer qu’il est essentiel pour protéger sa santé d’adopter un « modèle alimentaire » et celle expliquant que les aliments proposés aujourd’hui à la majorité des consommateurs sont de pauvre qualité nutritionnelle et trop souvent « contaminés »…

En d’autres termes, il ne suffit plus de manger « méditerranéen » et il ne suffit pas de manger « bio »… Il faut les deux !

Et on peut faire encore mieux. C’est-à-dire plus que « bio » plus « méditerranéen » ; car dans ce contexte, 1 + 1 fait plus que 2 !

Sur une bonne base scientifique !

Ainsi donc, en plus de décrire le modèle alimentaire méditerranéen traditionnel, nous avons essayé (par l’analyse des groupes alimentaires, chapitre après chapitre) de montrer comment on pouvait adapter le modèle aux consommateurs et conditions d’existence modernes.

Ce faisant, nous espérons répondre à deux exigences : satisfaire les petits budgets et satisfaire nos légitimes questions environnementales !

Dit plus simplement, en protégeant notre santé, nous contribuons à protéger la planète !

Inutile de dire que nous attendons des réactions ; elles sont toutes les bienvenues, y compris les plus hostiles.

Nous pensons en effet que la crise sociétale que nous traversons [et les derniers évènements "Charlie" n'en sont probablement que les prémisses ; ou de petites escarmouches avant la grande bataille qui se prépare] requiert quelques réponses préliminaires et anticipations. Nos lecteurs constaterons qu’avant même les « évènements Charlie », nous parlions d’une nécessaire Révolution.

Ce dont je parle ici (escarmouches) n’a rien à voir avec les espèces de minables « guerre de religion » qui ne sont que des prétextes pour retarder les moments de verdict.

Et quand je parle de Révolution ce n’est pas de celle du type « Grand soir » évidemment ; mais « autre chose » que nous allons devoir inventer, pour sortir de l’ornière où nous sommes ; et tous ensemble ! Mais ça ne se fera pas tout seul, désolé, va falloir bouger ; et donc secouer (un peu) quelques gougeas et nantis qui se satisfont du statu quo.

Debout, jeunesses, sauvez-nous !

TOP SECRET – NAVY Message : l’huile d’olive en crise !

On ne le dit pas ; ou on ne l’entend pas, peu importe !

Ne pas répéter ! C’est un message secret réservé aux habitués de ce blog, urgent de s’approvisionner en huile d’olive avant que les prix n’explosent…

Les oliveraies méditerranéennes subissent une grave crise, notamment en Italie, en France et en Espagne : les arbres sont attaqués par une bactérie ici, par des champignons là ; et ailleurs encore les fruits succombent à cause de vilaines mouches qui pondent dans les fruits !

La Grèce et la Tunisie semblent épargnées pour le moment.

Ce n’est pas une plaisanterie ; c’est aisément vérifiable via Internet ; quoique personne n’en parle…

La question est la suivante : comment expliquer ce phénomène ? Cette concordance tragique dans 3 pays méditerranéens ?

L’huile d’olive française représente peu sur le marché, certes, par comparaison avec l’espagnole et l’italienne ; mais ce n’est pas ça qui importe.

Trois attaques, dans 3 pays différents, par 3 « parasites » apparemment différents !

Est-ce le hasard ?

On pourrait le croire tant que nous n’avons pas de mécanismes biologiques homogènes et cohérents pour expliquer le tout.

Un fait important : la production d’huile d’olive, du fait de la forte demande [mea culpa, nous n'y somme pas pour rien, tant nous avons vanté cette huile et le modèle nutritionnel qui va avec...] et le modèle agricole traditionnel a dû s’adapter.

Les mêmes oliveraies produisent plus qu’auparavant, et ce n’est pas du bio !

Inutile donc de se plaindre des écologistes qui auraient favorisé ces épidémies ou ces invasions. Au contraire, c’est probablement la surproduction (sur des terres peu adéquates) et donc l’abus d’intrants variés, y compris de pesticides, qui pourraient être en cause en sélectionnant des parasites dont l’arbre ne sait pas se défendre !

On peut aussi penser que le changement climatique joue un rôle, subrepticement mais sûrement !

Ainsi, comme nous l’expliquons dans notre livre, le mode de production de nos aliments et les questions environnementales sont étroitement liés.

Ici à propos de l’huile d’olive. Plus de 20 pages écrites serrées à propos des produits de la mer dans notre dernier livre récemment paru.

Il ne suffit pas de protéger notre santé, il faut aussi protéger notre environnement, les deux problématiques sont étroitement liées !

Faut-il l’envelopper ?

DIABETE ET HEREDITE, DIABETE ET CONJOINTS

Certains sont résistants à l’idée que notre « mode de vie » soit (en termes de santé à long terme) un paramètre prépondérant.

Pour le diabète, par exemple [le dit Type 2, dit aussi de la maturité ; et qui est le plus fréquent], on tend à penser qu’il nous tombe dessus un peu (beaucoup) par hasard ou, alternativement, qu’il nous viendra inéluctablement du fait de sa fréquence dans notre lignée, comme si c’était « inscrit ».

J’ai beaucoup écrit qu’il n’y avait aucun argument scientifique solide (au moins jusqu’à maintenant) pour défendre ces deux thèses ; probabilité qu’elles soient erronées (indéfendables) très élevée mais l’antithèse est difficile à documenter, surtout à propos de l’hérédité puisqu’on a l’impression que des familles sont atteintes et donc « prédisposées ».

Concernant l’effet du hasard, laissons de côté, cela peut jouer certes (on ne peut exclure) mais l’ampleur de l’épidémie mondiale et l’importance des facteurs multiples et des interactions (en dehors du facteur héréditaire) est telle qu’on ne peut que conclure qu’il (le facteur hasard) ne peut qu’être négligeable.

Concernant le facteur génétique [ou facteur familial], outre l’absence de gène ou de trait génétique clairement identifié et l’importance bien démontrée des facteurs du mode de vie (nutrition et exercice physique, pour faire simple), une étude amusante vient d’apporter une information importante : les conjoints des diabétiques [dans nos sociétés, les conjoints sont rarement consanguins...] ont un risque significatif de devenir eux-mêmes diabétiques.

C’est là : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-12.pdf

Désolé, c’est en anglais… Faut s’habituer ; ou pas, car dans 10 ans, ce sera en chinois ! Mieux vaut apprendre le chinois que de se mettre à l’anglais…

La méthodologie utilisée par nos collègues canadiens (+25% d’augmentation du risque chez les conjoints) sous-estime probablement l’ampleur de l’association et ne démontre pas de causalité, certes…

Mais ça nous indique que quand on veut adopter une stratégie préventive, ça doit se faire en couple (hétéro ou homo peu importe, les docteurs s’en foutent) si on a la chance (ou la malchance) de vivre en couple.

Le proverbe le disait : « qui s’assemble, se ressemble » !

C’est comme pour le tabac, si un des deux continue de fumer, celui qui s’abstient ne gagne pas grand chose…

Ça ne veut pas dire que la génétique ne joue aucun rôle, nous expliquons ces choses dans nos livres, mais c’est presque négligeable.

A propos du diabète, les généticiens eux-mêmes reconnaissent que l’hérédité explique moins de 10% du risque de devenir diabétique. C’est là pour les curieux et aussi pour les sceptiques : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3057517/pdf/nihms-248743.pdf

Bref, pour rester en santé, adoptez en urgence le mode de vie (et de se nourrir) du gentil Dr de Lorgeril ; ça pourrait vous sauver la vie !

Sur ce, nous vous disons « à bientôt » et il faudra avoir notre nouveau livre en main pour pouvoir alimenter la discussion à propos de la façon de se nourrir.

Nouveau message de l’Amirauté : « ce navire qui fend les flots… »

Nous aussi nous sommes des CHARLIEs ; les visiteurs de ce Blog le savent bien ; et ce n’est pas d’hier…

Le plus grand risque face à la barbarie que l’on rencontre et contre laquelle on veut lutter, c’est de devenir soi-même un barbare…

Résistons sans peur !

N’ayons pas peur, tel ce navire qui fend les flots, avec Cécilia qui tient la barre :

Une fois qu’on a compris… tout va bien !

UMBRA MAI FU « Si douce l’ombre de ce platane »

Que vient faire « l’ombre d’un platane » [c'est le thème de cette musique-là "UMBRA MAI FU" : https://www.youtube.com/watch?v=Inl7-Fl77lA ; profitez bien...] dans un blog consacré essentiellement à la science de la médecine préventive ?

Rien apparemment.

Pourtant si, quoique chacun puisse avoir sa vision de la médecine préventive, car il nous apparait de façon de plus en plus pressante que nous ne pouvons pas adopter un mode de vie protecteur si nos conditions d’existence ne sont pas en adéquation avec, c’est-à-dire « protectrices ».

Autrement dit, quel que soit la bonne volonté de chacun d’entre nous [ou son niveau de conscience critique comme disaient certains politiciens des temps anciens], si le milieu dans lequel nous vivons est insalubre, ou violemment contaminé, nous ne pouvons pas nous protéger.

Exemple 1 : si l’exercice physique que je pratique de façon hygiénique pour entretenir mon système cardiovasculaire, mes poumons et mes muscles se fait dans une atmosphère de particules de gasoil, j’aggrave mon cas…

Exemple 2 : si je me nourris, selon les conseils du Dr de Lorgeril, avec des aliments riches en mercure, cadmium et phosphine, je m’empoisonne consciencieusement plutôt que je me protège.

Chacun peut multiplier les exemples apparemment paradoxaux.

Autrement dit, faute d’une vision environnementale de l’existence, nous allons droit à l’échec.

Bon Dieu !

Est-ce possible ?

Question 1 : Avons-nous quelques données scientifiques pour soutenir cette vision cauchemardesque de notre situation humanitaire ?

Question 2 : que pouvons nous faire ?

D’abord rester placide et serein ; par exemple en ré-écoutant « Umbra mai fu » ; c’est là : https://www.youtube.com/watch?v=Inl7-Fl77lA

Ensuite en participant à la réflexion engagée dans notre prochain livre [sortie mi-janvier 2015] ; car c’est là son sujet principal : apporter des documents solides puis faire des propositions concrètes et enfin susciter des réactions …

Nous comptons sur vous !

Bonne année 2015 ! Et prenons de l’énergie de Haendel-Jarousski…

CADEAU DE NOEL DE LA PART DE L’AMIRAUTE

Anecdote : lors d’un récent interview pour une chaîne de TV française où j’expliquais les turpitudes des sciences médicales contemporaines, nous avons été interrompus par un spectateur (présent par inadvertance) qui s’étonnât que je puisse dire de telles choses avec le sourire…

Ma seule (et mauvaise) réponse fut de lui dire que j’essayais de rester dans la « pensée positive » plutôt que d’aller me faire harakiri devant quelques palais républicains…

D’autres le firent, mais j’agis non par devoir mais car j’aime la vie…

Je veux m’excuser.

D’autre part, si certains, par mauvais hasard ou peut-être comme pensionné de la gendarmerie, n’avaient pas apprécié l’air des brigadiers du précédent billet, voici pour se rattraper de quoi satisfaire tout le monde pour les fêtes, ceux qui aiment les beaux airs comme ceux qui aiment les belles femmes chantant en duo…

A partir de là (pas de sexisme), l’Amirauté ouvre un concours : qui pourvoira ce blog avec un duo de « beaux hommes » chantant un bel air ?

Chacun a une idée de ce que sera la récompense de la gagnante !

Ce billet aura pour « mots-clés » : « prévention » et « vie sexuelle » ; écoutez-les chanter et vous comprendrez pourquoi…

CHOLESTEROL ET STATINES : DELIQUESCENCE DES ELITES

Le spectacle de nos élites expertes en cholestérol et statines en cet automne 2014 – très bruyantes aux USA, très discrètes chez nous – vaut la peine d’être un peu commenté, histoire de se distraire entre deux pastis, à moins que vous ne soyez plus whisky ces jours-ci par temps gris…

C’est à propos d’une étude [dite IMPROVE-IT] dont les résultats sont beaucoup commentés dans les médias professionnels ; mais peu dans ceux destinés au grand public. Tant mieux ; mieux vaut rien dire que débiter des c…

Préambule : fin 2013, des amis des statines, soutenus par les grandes Agences du médicament américaines (je simplifie) annoncent que désormais ce qu’il importe ce n’est pas de diminuer le cholestérol, mais de se prendre sa statine, peu importe laquelle mais à bonnes doses ; j’ai déjà raconté ça dans des billets précédents, faciles à trouver.

Peu importe le cholestérol de départ (élevé ou non) et le cholestérol sous traitement, vous devez prendre votre statine !

Et ils ajoutent que les données scientifiques justifiant d’avoir des cibles de cholestérol à atteindre n’étaient pas solides ; bon !

Ils se basent pour décider des doses de statines sur un calcul du risque cardiovasculaire ; plus le risque calculé est élevé et plus… Bon !

Les amis du cholestérol-le-plus-bas possible, fort mécontents qu’on expédie de façon si cavalière 50 années de leur dogmatisme, réagissent : les scores utilisés pour calculer le risque de pathologie cardiovasculaire ne reposent sur aucune base scientifique solide.

Bien peu de science respectable dans les deux camps, à les entendre les uns et les autres ; et donc, comme diraient les commères de Shakespeare, beaucoup de bruit pour rien ; sauf que des dizaines de millions de pauvres gens se voient prescrire des médicaments toxiques sans aucune garantie (scientifique) qu’ils en tirent un quelconque bénéfice ; et tout ça avec la complicité de bureaucrates de toute obédience dont la principale caractéristique semble le partage d’une totale incompréhension de ce que devrait être un peu de science médicale ; ne serait-ce que pour respecter une éthique médicale basique [avant tout ne pas nuire !] ou simplement le code de santé publique. Bon !

D’où notre titre à propos de “déliquescence” et des “élites” car il n’y a pas une voix [mais peut-être suis-je dur d'oreille ?] pour leur dire de la jouer un ton plus bas, pour dire les choses très poliment.

Ce ne pourrait être qu’un ridicule duel opposant des analphabètes à des illettrés si ça ne cachait une toute autre question : est-ce prendre une statine qui est l’important ou est-ce abaisser son cholestérol le plus bas possible (notion de cible) ? Comme la statine abaisse le cholestérol, on pourrait penser que cette question est secondaire.

L’est-elle vraiment ?

Elle ne l’est évidemment pas si vous souhaitez commercialiser dans les plus brefs délais des nouveaux traitements anticholestérol qui ne sont pas des statines !

Si vous êtes un ami des statines, tout nouveau médicament susceptible de remplacer (ou compléter) les statines doit faire la preuve de son efficacité clinique (moins d’infarctus, d’AVC et surtout de décès cardiaque) par rapport aux statines. Cela nécessite des études supplémentaires, donc du temps et de l’argent. Nul besoin de faire un dessin : si vous avez un nouveau traitement anticholestérol à commercialiser, vous n’êtes pas dans le camp des amis des statines.

Par contre, si vous êtes un des amis du cholestérol-le-plus-bas possible, il suffit de démontrer que votre nouveau traitement lui-aussi diminue le cholestérol et vous pouvez espérer faire prévaloir cette simple propriété biologique pour obtenir sa mise sur le marché sans avoir à démontrer qu’il diminue le risque cardiovasculaire ; donc une importante économie de temps : environ 10 ans ; avec en perspective des profits avoisinant au minimum 10 milliards d’Euros par an.

Et tout ça même si de nombreux traitements (ou régimes) anticholestérol n’ont jamais fait la preuve d’une efficacité clinique, et ce malgré des études habilement biaisées pour essayer de le faire croire.

On comprend immédiatement que les enjeux commerciaux sont  considérables si de nouveaux traitements anticholestérol sont disponibles ; ce qui est le cas avec des nouvelles molécules injectables ; voir le site http://www.pcsk9forum.org/.

On comprend ainsi que les initiatives (fin 2013) des amis des statines sont bien embarrassantes pour le nouveau business pcsk9.

Et nous voilà avec l’étude IMPROVE-IT qui, selon certains experts amis du cholestérol-le-plus-bas possible, renvoie violemment le balancier de l’autre côté : il suffit, selon IMPROVE-IT, de baisser le cholestérol encore plus ou le plus bas possible avec des nouvelles molécules pour obtenir la mise sur le marché sans avoir à prouver que c’est mieux qu’une statine.

IMPROVE-IT compare les effets cliniques d’une statine avec ceux d’une statine+ézétimibe qui permet une diminution supplémentaire du cholestérol par rapport à la statine seule.

C’est une énorme étude (18,000 patients après un infarctus) qui a fait beaucoup parlé d’elle avant d’être publiée car les investigateurs ont retardé la publication des résultats ; ce qui nous rappelle de bien mauvais souvenirs (l’étude ENHANCE pour ceux qui ont lu nos livres ou nos articles sur ce Blog). Comme l’ézétimibe n’a jamais montré d’effet clinique bénéfique malgré un effet significatif sur le cholestérol, beaucoup (surtout les amis des statines) disaient que ce retard s’expliquait à nouveau (c’est-à-dire comme dans ENHANCE) par un manque d’efficacité clinique qu’on ne pourrait « avouer » que le plus tard possible ; le passage en générique est proche… Faut gagner du temps…

Nous n’allons pas rentrer dans les détails car nous ne disposons que de résultats fragmentaires de l’étude via les médias et surtout parce que toutes ces histoires sont franchement lassantes et sans aucun rapport avec une bonne médecine scientifique qui consiste, faut-il le rappeler, à poser une hypothèse a priori [concept fondamental et généralement incompris de nos élites déliquescentes] puis à mettre en place un essai clinique permettant de la tester en respectant scrupuleusement les règles bien connues de l’essai clinique [règles généralement mal connues de nos élites déliquescentes].

À propos d’IMPROVE-IT, on ne peut que constater que les investigateurs et leur sponsor ne sont pas vraiment dans la clarté : ils prétendent avoir démontré qu’une diminution supplémentaire du cholestérol avec l’ézétimibe entraîne des bénéfices cliniques ; mais l’étude a été prolongée plusieurs fois pour atteindre une durée inédite de 7 années (durée très inhabituelle puisque, en général, ce type d’étude ne doit pas dépasser 5 ans pour de solides raisons épidémiologiques qu’on peut résumer par la fameuse “régression à la moyenne”), ponctuée d’analyses intermédiaires multiples (et non justifiées puisqu’à l’arrivée ils crient qu’ils n’ont décelé aucun signal de toxicité) ayant nécessité de désaveugler l’étude très tôt au cours de l’essai (biais majeur dans tout essai clinique) et finalement aucune différence sur le nombre de décès [le seul critère recevable pour se défendre contre des maladies fatales] survenus pendant l’étude comme si les patients mourraient de toute façon tout en étant selon les investigateurs (partiellement) guéris … Mourir guéris est une perspective enthousiasmante, chacun le comprend.

On connaissait le biais dû à l’arrêt prématuré de l’essai, on aura maintenant le biais dû à l’arrêt retardé de l’essai : « Hello, Joe, dès que c’est significatif, tu nous dis et on arrête les frais… »

Et voilà IMPROVE-IT qui tombe vraiment très (trop) bien pour les adorateurs – très intéressés, on se presse au portillon pour faire partie des experts rémunérés, voir le pcsk9forum cité ci-dessus – des nouveaux anticholestérol injectables car ce devrait permettre d’économiser 10 années d’attente fébrile d’une démonstration (assez illusoire) que ces nouveaux médicaments sont supérieurs aux statines. Les bureaucrates d’ici et d’ailleurs, probablement très influencés par les politiciens-défenseurs de leurs industries nationales respectives, sont tout prêts de leur faire ce joli cadeau, les contribuables paieront, comme d’hab….

L’heure est à la résistance ! Indignons-nous, disait un vieux monsieur très sympa…

Faute d’un rapport détaillé de l’étude – et car il est important dans ce monde de brigands de rester prudent, et comme dit l’autre (Offenbach pour les intimes), « les brigadiers arrivent toujours trop tard » – on ne peut rien dire de plus pour le moment.

On pourrait toutefois s’inspirer de la chanson du brigadier mais c’est à réserver aux puristes et moins de 70 ans : http://www.deezer.com/track/77627083

Le prochain épisode pourrait s’avérer assez drôle car, d’un côté, certains amis des statines vont probablement retourner prestement leur veste et aller baver au portillon avec les amis du cholestérol-le-plus-bas possible tandis que d’autres amis des statines pourraient vouloir grossièrement, comme disait Napoléon la veille des grandes batailles, “camper sur leurs positions” (qui restent à notre avis encore assez fortes) et exiger quelques garanties supplémentaires concernant la validité de l’essai, et par exemple demander à avoir accès aux données cliniques brutes de l’essai pour en examiner la teneur, ce serait une première, ne nous faisons pas d’illusion !

Ce serait pourtant la seule façon de vérifier, ce qu’ils ne veulent pas, comme si il y avait quelque chose à cacher…

MERCI A TOUTES ET A TOUS

Voilà c’est fait !

Notre éditeur a pris sa décision ; après avoir pris en compte tous les avis et commentaires obtenus via ce Blog et bien d’autres sources …

Le titre n’a pas été modifié de façon significative, contrairement à nos souhaits d’auteurs ; mais à dire vrai, nous ne sommes pas vraiment compétents en la matière et des considérations commerciales [l'annonce très anticipée du livre sur Internet] sont importantes.

De nos jours, un livre est un travail d’auteurs certes, mais aussi une entreprise très sociale ; on est loin des feuilletons de Balzac ; beaucoup d’intervenants dans la conception et la fabrication de l’objet ; puis dans sa distribution et commercialisation. Il n’est pas absurde de dire que même pour le titre, le libraire de Trifouillés-les-Oies a son mot à dire, via le circuit de distribution : « Pensez-vous qu’un livre traitant de … puisse intéresser vos clients? »

Bon, on aura fait de notre mieux (nous autres et vous tous – encore merci !) comme le colibri de Pierre Rabhi …

On aura au moins compris deux choses grâce aux visiteurs de ce Blog :

1) tout le monde comprend assez bien où on veut en venir, même sans connaître le contenu du livre ;

2) certains pourraient être surpris de son contenu réel ; et il peut sembler urgent que nous fassions comprendre explicitement notre message de scientifiques non-écologistes professionnels

Bref, nous nous réjouissons à l’avance des réactions de nos lecteurs, positives ou négatives, voire violentes [en principe, si nous avons bien travaillé, nous devrions avoir des deux, voire des trois ...] ; et nous sommes prêts à défendre nos positions ; mais aussi à en changer si des arguments solides nous sont présentés.

Il est évident que le problème soulevé suscite beaucoup d’agitation, et même des violences puisque nous comptons déjà quelques victimes innocentes …

Urgent d’en débattre avant de s’entretuer !

Ce ne serait pas la première tentative de suicide de nos sociétés, comme les récentes célébrations de 14-18 et 39-45 nous l’ont rappelé !

Mais, foi (pas foie, quoique …) de flibustier aviné, nous ne laisserons pas les « autres » y aller de leur discours sordide sans entonner notre petit refrain et donner la parole à tous ceux qui, ayant posé leurs verres et la bouteille, sauront exprimer quelque chose de compréhensible !

Tous aux chaloupes, la mer monte !

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